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 PEPIBALT ➺ Même les punaises et les guignols ont un coeur.

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MessageSujet: PEPIBALT ➺ Même les punaises et les guignols ont un coeur.   Mer 8 Aoû - 2:12

Pepper-Swann & Thybalt
I'M FALLING APART, I'M BARELY BREATHING Ҩ the broken clock is a comfort, it helps me sleep tonight. maybe it can stop tomorrow from stealing all my time. I am here still waiting though i still have my doubts, I am damaged at best, like you've already figured out ... I'm falling apart, I'm barely breathing, with a broken heart that's still beating. In the pain, there is healing, in your name I find meaning so I'm holdin' on, I'm holdin' on, I'm holdin' on ... I'm barely holdin' on to you

gifs ©️ midnightsorrow & fandomgifs • codage ©️ yumita • broken, by lifehouse


Voilà plus d’une heure que Thybalt était assis, ou plutôt affalé sur le sol de son salon, le dos posé contre le bas de son canapé et l’air aussi pensif que fatigué. Vivre seul dans cette baraque bien trop grande pour lui lui pesait parfois, et si d’un point de vie sentimental l’idée qu’il devrait sous peu quitter cet endroit chargé de ses souvenirs d’enfance lui brisait le cœur, d’un point de vue pratique les avantages seraient équivalents aux inconvénients. Ou pas, mais c’était ce qu’il essayait de se dire pour se faciliter la tâche. Frottant ses mains l’une contre l’autre avec fébrilité il avait la sensation que l’odeur d’alcool à brûler qui s’y était incrustée ne disparaitrait jamais, cette odeur qui s’incrustait inévitablement dès que l’on passait quelques heures dans ou aux abords des centrales électriques du district. Aujourd’hui était un de ces jours où rien ne sortant de l’ordinaire ne s’était produit, un de ces jours que Thybalt détestait parce qu’ils lui faisaient se souvenir d’à quel point sa vie actuelle l’ennuyait au plus haut point. Pas même de visite chez Heidi pour illuminer sa journée cette fois-ci, ni même de petit bobo à soigner chez autrui pour occuper son esprit. Alors au lieu de cela il avait rangé, lui dont la manie de tout remettre à plus tard dans ce domaine dépassait l’entendement avait rangé la maison pièce par pièce, en évitant soigneusement seulement la chambre de son père, dans laquelle il n’avait presque pas remis les pieds depuis la mort de ce dernier, laissant la poussière et une certaine odeur de renfermé s’y installer. Mais arrivé au salon il s’était subitement arrêté, comme si le poids de la solitude que respirait la maison lui était retombé dessus d’un coup … étrange sensation, et peu agréable.
Pourtant ce coup de blues passager lui aurait semblé préférable à une visite impromptue, et malgré lui il avait senti son poil se hérisser dès le moment où il avait entendu frapper à la porte. Il faisait nuit depuis une bonne heure déjà et il n’attendait personne, aussi ne pouvait-il s’empêcher de se méfier quant à l’identité de la personne qui se trouvait sur le pas de la porte ; Il ne s’agissait assurément pas d’une bonne nouvelle, ni d’une visite plaisante. Une urgence médicale ce n’était jamais une bonne chose, l’arrivée imprévue d’un rebelle ou pire d’un soldat du treize n’était pas une bonne chose non plus … et s’il s’agissait d’un pacificateur ? Déglutissant avec difficulté il avait quitté la pièce et pris la direction de la porte d’entrée tout en priant pour que cette dernière possibilité ne soit pas la bonne. Depuis sa mésaventure avec Phoenix quelques semaines plus tôt Thybalt vivait dans la crainte qu’un jour ou l’autre cela ne lui retombe dessus et que d’avoir estropié un pacificateur, même involontairement et même en légitime défense ne lui retombe dessus, ne finisse par lui coûter cher. Il essayait de se raisonner mais depuis ce jour là il n’avait plus été capable de simplement marcher dans la rue sans vérifier à intervalles réguliers derrière lui, ou de ne pas sursauter si une voix masculine l’interpellait au loin. Il se demandait comment tout cela n’avait pas encore pu lui retomber dessus, il était certain que cela finirait par arriver et que ce jour là la douleur désormais récurrente dans son épaule droite serait le dernier de ses soucis. Lorsqu’il était enfant Thybalt n’avait jamais été terrorisé par les pacificateurs du district, pas autant que pouvaient l’être la plupart de ses camarades de classe tout du moins, mais c’était sans aucun doute dû au fait que son beau parleur de père adoptif avait toujours réussi à se faire bien voir et à passer entre les mailles du filet, ancien gagnant beau parleur et négociateur hors pair. Pas besoin de chercher midi à quatorze heures pour comprendre que cette capacité de son père à garder ses ennemis dans sa poche était ce qui avait permis à Thybalt d’avoir la paix après la mort de ce dernier, et de continuer à vivre dans cette maison sur laquelle il n’avait plus aucun droit … mais tout cela ne durerait pas éternellement, il n’était pas dupe, encore plus maintenant qu’il avait mutilé un pacificateur, même si ce dernier n’était pas du cinq. Il devrait s’en aller, bientôt, il le savait, mais il était partagé entre le fait de s’en aller avant qu’on ne lui pose des problèmes et le fait de rester ici jusqu’à la dernière seconde où cela lui serait possible.

Un nouveau coup frappé contre la porte alors qu’il s’apprêtait à poser la main sur la poignée le fit sursauter à nouveau, et hésiter quelques secondes. Machinalement il avait posé les yeux sur ce qui se trouvait à portée de main, n’importe quoi qui puisse éventuellement l’aider à se défendre si … si quoi ? Secouant la tête d’un air excédé il tenta de se raisonner, et finalement ouvrit la porte pour tomber nez à nez avec … une présence qui loin de l’enchanter le fatiguait déjà à l’avance. Forçant le trait de la déception et l’exaspération il avait lancé dans un ricanement moqueur

    « Mademoiselle la donneuse de leçon, quelle merveilleuse surprise ! » Croisant les bras de façon un peu théâtrale, chose dont il avait la spécialité, il gratifia la jeune femme d’un sourire narquois avant de se pousser sur le côté pour lui laisser la place de rentrer « Fais comme chez toi j’t’en prie. » Il avait beau faire nuit ils n’étaient pas à l’abris que quelqu’un passe par là, et Thybalt préférait éviter que l’on remarque la présence d’une intruse chez lui … ce n’était pas pour autant qu’il faisait des efforts d’amabilité, mais enfin il ne fallait pas trop lui en demander non plus. « Quel bon vent t’amène ? Je pensais pas revoir tes jolies fesses avant … un certain temps. » Refermant la porte une fois Pepper à l’intérieur, il avait à nouveau croisé les bras et lui faisait face, l’exaspération de ses gestes jurant avec l’air moqueur qu’affichait son visage. Pepper l’exaspérait, et il exaspérait la jeune femme au moins autant … c’était sans doute la seule chose qu’ils avaient en commun d’ailleurs.

Pepper-Swann Heavensbee, puisque c’était ainsi qu’elle se nommait, était aux yeux du jeune homme tout ce qu’il y avait de plus insupportable. Légèrement –ou pas si légèrement que ça– autoritaire et sûre d’elle, la demoiselle l’insupportait de par son entêtement à jouer les potiches auprès du Capitole tout en se considérant à la fois comme une rebelle efficace et engagée. Le genre à reprocher à Thybalt de ne pas assez s’impliquer, de ne pas assez faire d’efforts, et d’être la raison pour laquelle le district cinq était si peu impliqué dans la rébellion … oui, c’était à peu près les propos qu’elle lui avait tenu la dernière fois qu’ils s’étaient croisés, lorsqu’elle s’était rendue compte de l’étendu de la mauvaise volonté du jeune homme à s’impliquer dans la révolte autant que le faisait son père avant lui. Un rebelle sans motivation ne pouvait pas faire un bon rebelle, et même si au fond de lui Thybalt le savait le fait d’entendre la jeune femme le lui reprocher à haute voix l’avait on ne peut plus vexé. Alors pourquoi était-elle là cette fois-ci ? Si ce n’était que pour cracher à nouveau son venin d’agent-double de pacotille elle allait être bien reçue, et surtout serait vite repartie.
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MessageSujet: Re: PEPIBALT ➺ Même les punaises et les guignols ont un coeur.   Mar 14 Aoû - 14:28

Plus que jamais, Coin, ce district, leurs souterrains, leurs missions à la con m’exaspéraient. J’avais besoin d’air. Vite. Je ne pouvais pas rester une minute de plus dans cette chambre trop blanche, trop petite, trop vide à mon goût. Mes pensées n’étaient occupées que par une seule personne. Lui. Et rien ne pouvait me distraire de mes idées noires. Habituellement, dès que la pression devenait trop grande ou que mon humeur descendait en flèche, je me rendais à la salle de sport dans le but de me défouler face à un sac de boxe. J’avais bien essayé, mais rien n’y faisait, mes soucis ne semblaient pas vouloir disparaitre. Pire, les images d’une possible torture qu’il avait pu subir me venaient en tête. Que lui était-il arrivé ? Qu’était-il arrivé à Landon ? J’en pouvais plus. J’avais besoin de réponses, vite. Et Coin ne daignait pas me confier la moindre mission, si ce n’est me pavaner au Capitole. Or, je n’avais pas la force pour supporter les images des Hunger Games qui passeraient en boucle si je m’y rendais. J’avais refusé une mission, chose que je n’avais jamais faite auparavant. En temps normal, un refus m’aurait valu une bonne engueulade, voire pire. Mais comme Marvel n’était pas en état de se rendre au Capitole – pour la énième fois, il était totalement saoul – j’avais échappé à une mise à mort ordonnée par Coin. Quittant la salle de sport, je traversais rapidement les couloirs ayant pour but de retrouver ma chambre – ou plutôt ma cellule – le plus vite possible, afin d’éviter d’envoyer mon poing dans la figure des rares personnes qui semblaient se douter que je n’étais pas dans mon état normal. Depuis quelques semaines, je n’étais plus considérée comme un bon élément du district treize, depuis que j’avais foiré le recrutement de Karel, un pacificateur du district deux. Ce dernier avait été retrouvé mort, tué par son supérieur, quelques semaines après notre rencontre, où il avait accepté de rejoindre notre cause. Bien évidemment, j’étais donc finie pour les autres. Puisque maintenant, Landon avait disparu. Et que, de toute évidence, je n’étais pas douée pour recruter des rebelles au sein des Pacificateurs. Cependant, Landon était plus qu’un simple potentiel soldat. Il était avant tout mon ami. On se connaissait depuis presque dix ans, et même si lui avait oublié mon existence, je n’avais pas oublié la sienne.

Puis j’eus le déclic.

Si Landon était un ami pour moi, pour les autres il n’était qu’un potentiel rebelle. Et donc, pour Coin aussi. Ni une ni deux, je rebroussais chemin, cherchant le bureau de la Présidente du treize. Bien qu’ayant refusé la première mission qu’elle avait souhaité me confier, je pouvais me rattraper en prenant moi-même les initiatives. J’avais expliqué mon idée à ses bras-droits, consistant en une mission de recherche au district cinq. Après avoir bataillé de longues minutes, il avait accepté d’en parler à Madame Canard. Qui elle-même avait accepté ma requête, probablement pour éviter que je casse le nez à chaque personne que je croisais dans ses souterrains. J’avais ainsi pu me mettre en route, sachant d’avance chez qui j’allais me rendre. Les rebelles du district cinq n’avaient aucunes nouvelles de Landon, ainsi j’étais obligée de me rendre chez le moins rebelle d’entre eux, qui, malheureusement, était aussi le chef de notre cause dans le cinq. Thybalt Homens, un type qui réussissait à m’exaspéré rien qu’en pensant à lui. Ce type était tout ce que je détestais en tant que rebelle. Je prenais ma cause très à cœur, quitte à me mettre, le plus souvent, des situations délicates. Or, lui… et bien… il ne faisait rien. Ou alors, il était très discret. Je n’ai jamais pu comprendre comme un type comme lui avait pris la tête des rebelles dans le district cinq. Bien que son père était très motivé pour notre cause, son fils ne l’était pas. Alors pourquoi ? Chaque fois que j’avais la malchance de le côtoyer, il m’exaspérait au plus haut point. Parce que malgré mes remarques – et je n’étais pas la seule à penser cela – il ne bougeait pas le petit doigt. C’était donc un véritable supplice que de devoir me rendre chez lui pour le questionner, bien qu’ainsi j’aie l’occasion de sortir des souterrains et de prendre l’air. Mais voilà, c’était Thybalt. Et rien que l’évocation de son prénom me rendait folle. Cette soirée s’annonçait des plus difficiles pour moi.

Heureusement, sa bicoque était facile à trouver, étant dans le village des vainqueurs. Devant la porte de Thybalt, j'hésitais quelques instants. Il était clair que c'était stupide de venir ici, mais étais-ce une erreur ? Nos rapports n'étaient pas en meilleurs termes, il pouvait très bien me claquer la porte au nez, et refuser d'entendre ce que j'avais à dire. Et puis, il pouvait très bien être absent, et mettre une lumière pour simuler une présence. Je n'allais pas camper derrière sa porte. Respirait un grand coup, je frappais à la porte, et j'attendais. Longtemps. J'avais eu raison, soit il était absent, soit il avait guetté par la fenêtre et s'était aperçu de ma fenêtre, refusant de m'ouvrir. Malgré tout, je frappais une nouvelle fois. Il était là, j'en étais sûr. Qu'est-ce qu'il avait à faire d'autre, après tout ? Ce n'était pas vraiment le type occupé à courir à droite et à gauche pour la Rébellion. Cependant, je n'eus pas besoin de frapper une troisième fois puisque la porte s'ouvrit, Thybalt apparu, et il n'était clairement pas enchanté de cette rencontre. Au moins, nous étions deux. « Mademoiselle la donneuse de leçon, quelle merveilleuse surprise ! » J'eus une subite envie de lui éclater la tête contre le mur, mais c'était probablement plus dû à ma mauvaise humeur qu'à l'agacement qu'il me procurait. « Monsieur le rabat-joie, qu'est-ce que je suis heureuse de te revoir ! » m'exlamais-je, d'une voix faussement enjouée. Ce n'était pas parce que j'avais besoin de son aide que j'allais subir ces petites moqueries sans rien dire. « Fais comme chez toi, j't'en prie. » J'étais surprise qu'il m'invite à rentrer chez lui. J'avais imaginé qu'il me demanderait ce que je fichais ici, et que je devrais batailler pour qu'il m'autorise à entrer. Mais soit, c'était une ... bonne surprise, en quelque sorte. Une fois entrée, je jetais un coup d'oeil à la décoration. Je n'étais pas impressionnée par la taille ou le luxe de la maison, étant donné que je possédais le même exemplaire au district six. La décoration était de bon goût, ce qui voulait dire que ce n'était pas Thybalt qui s'en était occupé. « Quel bon vent t'amène ? Je pensais pas revoir tes jolies fesses avant ... un certain temps. » Plus jamais, voulait-il plutôt dire. « Sache que ce n'est pas un plaisir pour moi de venir ici, mais tu es la seule personne qui puisse m'aider. » Même si c'était la vérité, cela m'énervait de lui l'avouer et de le flatter de cette manière. J'avais l'impression de venir le supplier. « J'ai un ami qui a disparu, il est pacificateur au district cinq, et je pense que tu peux m'aider à le retrouver. » Je ne me lançais pas dans plus d'explications, préférant attendre sa réaction. C'aurait été dommage que j'use ma salive s'il venait à me foutre à la porte.



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MessageSujet: Re: PEPIBALT ➺ Même les punaises et les guignols ont un coeur.   Dim 26 Aoû - 14:58

Thybalt n'était que très difficilement agacé, à vrai dire il était lui-même du genre agaçant pour la plupart des gens qui le côtoyait et de ce fait il avait sans doute du mal à trouver pire que lui en la matière ... Il n'était pas méprisable, au district cinq en tout cas il restait relativement apprécié bien que sa désinvolture l'empêche parfois d'être vraiment pris au sérieux, mais même ceux qui réussissaient à le trouver attendrissant ne pouvaient pas lui enlever qu'il avait un côté agaçant. Il ne savait pas s'arrêter, que ce soit dans la plaisanterie, la provocation ou le cynisme il était incapable de rester raisonnable, et outre ses décisions et sa manière de gérer la chose sa façon d'être à elle seule suffisait parfois à le faire passer pour un gugus incapable d'assurer son statut chez les rebelles. Et c'était ni plus ni moins ce dont Heavensbee était persuadée, qu'il n'était qu'un incapable rigolo responsable de ce que la rébellion ne pouvait pas compter sur l'aide du cinquième district ... Beaucoup étaient amusés par Thybalt, certains étaient agacés, mais Pepper elle, Thybalt avait toujours eut la sensation qu'elle n'avait rien d'autre à lui offrir que son mépris, et parce qu'il détestait par dessus tout d'être méprisé il avait réellement un souci avec elle. Elle était à la fois une ancienne gagnante et une membre active de la rébellion, mais pourtant elle n'aurait pas pu être plus différente du père adoptif du jeune homme qui lui aussi pourtant possédaient ses deux caractéristiques ... Il fallait la voir se pavaner au Capitole comme si elle s'y sentait parfaitement à son aise, comme si tout ce qui se déroulait autour d'elle lorsqu'elle apparaissait sur un écran de télévision là-bas était totalement normal, comme si le fait d'entraîner un ou deux tributs chaque année pouvait suffire à la rendre sympathique à ses yeux ... Et quels tributs. Thybalt s'était déjà maintes et maintes fois posé la question, puisqu'elles étaient du même district Pepper connaissait-elle la gamine qui avait tué Luna l'an dernier ? Peut-être lui avait-elle donné quelques conseils, peut-être même ces conseils lui avaient-ils servis au moment où dans un accès de rage cette gosse avait empalé Luna contre un arbre, comme ça, pour une stupide lame de métal. Est-ce que Pepper avait participé indirectement au destin de Luna ? Oui, Thybalt s'était souvent posé cette question, et qu'on se le dise ce n'était pas pour l'aider à apprécier la jeune femme, bien au contraire. Et puis elle avait déjà mis les pieds au treize, il était même persuadé qu'elle y passait plus de temps que chez elle, alors elle devait forcément savoir ... si sa propre tribut avait survécu, si les autres avaient survécu. Si Luna avait survécu. Maintes fois déjà il avait pensé poser cette question, mais une partie de lui l'en empêchait parce qu'elle était trop terrorisée par la réponse, quelle qu'elle puisse être ... Il n'était pas certain de vouloir l'entendre. Il n'était pas certain de vouloir qu'Heidi l'entende non plus.

Mais à vrai dire tout cela n'aurait plus vraiment du se poser puisqu'il semblait pour Thybalt établi qu'il ne reverrait pas la jeune femme de sitôt ... Non, leur dernière conversation -altercation serait un terme sans doute plus approprié- remontait à un petit moment, combien de temps il ne savait plus précisément, et son contenu laissait à penser qu'elle n'était pas prête de remettre les pieds au cinq. Chose qui, lorsqu'il avait refermé la porte derrière elle la dernière fois n'avait provoqué chez lui qu'un haussement d'épaules, après tout elle ne serait ni la première ni la dernière à partir avec la certitude que le district cinq était un district de ploucs et que ses habitants étaient tous des rustres ... Mais à cette dernière chose il devait bien avouer qu'il avait un peu aidé. Heureuse d'être à nouveau ici elle le semblait en tout cas autant que lui l'était de la découvrir sur le pas de sa porte.

    « Monsieur le rabat-joie, qu'est-ce que je suis heureuse de te revoir ! » Roulant des yeux avec exaspération, un trait que l'un et l'autre semblaient avoir en commun lorsqu'ils se trouvaient à proximité, il n'avait pas vraiment tardé à l'inviter à entrer, plus parce qu'il n'avait pas envie qu'on la remarque que parce qu'il se sentait soudain l'envie de lui offrir l'hospitalité. D'autant plus qu'elle ne devait pas être venue ici pour un simple brin de causette, et souhaitant se débarrasser de cette plaie vite fait bien fait il n'avait pas mis plus de quelques secondes avant de mettre les pieds dans le plat et de lui demander, en gros, ce qu'elle foutait là. « Sache que ce n'est pas un plaisir pour moi de venir ici, mais tu es la seule personne qui puisse m'aider. » Tandis qu'un rictus amusé apparaissait sur son visage de manière presque instantanée, son regard lui ne laissait aucun doute possible sur le fait qu'elle venait ni plus ni moins de piquer au vif sa curiosité. « Plaisir totalement non-partagé rassure toi. » Puis, reprenant un ton un peu plus sérieux, sérieux pour lui j'entends, il avait croisé les bras et avait demandé avec un savant mélange d'impatience et de méfiance « Je sais pas si mes talents de ... de quoi déjà, de clown stupide et borné, c'est ça ? Bref, je ne sais pas si tout cela te sera d'une grande aide, mais soit, qu'est-ce que je peux faire pour toi ? »

Il en rajoutait des tonnes, comme à son habitude, et même s'il se doutait que la raison de la venue de la jeune femme devait être un minimum sérieuse il ne pouvait pas s'empêcher de prendre la chose avec une pointe de moquerie ... A vrai dire, il trouvait que le fait qu'elle n'ait pas trouvé d'autre solution que celle de venir le voir lui assez drôle. A condition d'avoir un minimum d'humour cela va sans dire, et en fin de compte même cela Thybalt se demandait parfois si la jeune femme n'en manquait pas. Un peu au moins. Pepper avait gagné une édition des jeux qui remontait à dix ans, onze tout au plus, et pour cette raison son passage dans l'arène ou bien sa victoire il ne s'en souvenait pas vraiment ; Débarrassé de l'épée de Damoclès que la moisson représentait pour lui et ses petits copains de classe il n'avait ensuite plus vraiment prêté la moindre attention aux jeux, se contentant d'un maigre soulagement lorsque chaque année les noms tirés au cinq ne lui évoquaient rien de particulier ... jusqu'à l'an dernier. Jusqu'à Luna, toujours. Pour avoir vécu toute sa vie d'aussi loin qu'il s'en souvienne dans un village de vainqueur et sous le même toit que l'un d'eux il savait ; Il savait que les vainqueurs n'étaient pas des monstres -sauf exception, ce cannibale d'il ne savait plus quel district il y a quelques années lui filait encore la chair de poule rien que d'y penser- et que bien souvent ils vivaient avec un traumatisme indélébile de leur expérience. C'était sans doute le cas de Pepper également, il n'était pas sans l'ignorer, mais souvent la façon qu'elle avait de le critiquer lui et ses idées le lui faisait oublier. Et puis, elle passait tellement de temps à se montrer au Capitole comme si elle s'y sentait comme un poisson dans l'eau, comment osait-elle lui faire des leçons de morale à lui ? Bref, non vraiment le fait qu'elle ait soudainement besoin de lui l'intriguait et le remplissait d'amusement à la fois, il avait hâte qu'elle lui en dise enfin un peu plus ...

    « J'ai un ami qui a disparu, il est pacificateur au district cinq, et je pense que tu peux m'aider à le retrouver. » Thybalt avait eut un léger temps de réaction, cherchant à savoir si elle était sérieuse ou bien si elle essayait simplement de le tester ... Non, c'était stupide, elle appréciait les pacificateurs au moins aussi peu que lui. Elle était sérieuse alors ? Malgré lui le jeune homme ne put s'empêcher une réflexion moqueuse « Un ami, chez les pacificateurs ? Dire qu'on me reproche d'avoir des fréquentations douteuses. » Et par douteuses, dans le cas de Thybalt, il s'agissait surtout de types un peu bizarres au marché noir, ou de choses de ce genre là ... Mais lui n'était pas ami avec des représentants du Capitole. Et s'il les évitait aujourd'hui comme la peste suite à sa récente mésaventure avec l'un deux il ne les avait jamais porté dans son coeur de toute façon. « Tu m'en diras tant. Et, il a un nom et un prénom, ton ami ? »

La fixant avec une certaine méfiance il ne semblait pas totalement contre l'idée de lui donner le renseignement qu'elle souhaitait, s'il en avait les moyens, mais cela dit il n'avait pas l'intention de le faire sans qu'en contrepartie elle ne soit un peu plus loquace sur ce qu'elle voulait à ce fameux ami ... Ou plutôt non, il voulait surtout savoir ce qu'une rebelle comme elle pouvait bien avoir à foutre avec un pacificateur. Dire qu'elle l'avait accusé d'être un rebelle de pacotille, c'était vraiment le monde à l'envers, cette fille ne manquait décidément pas de toupet.



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MessageSujet: Re: PEPIBALT ➺ Même les punaises et les guignols ont un coeur.   Ven 14 Sep - 19:28

Tandis que je restais plantée derrière la porte, espérant que monsieur ait l'obligeance de m'ouvrir, la petite voix dans ma tête me répétait à quel point c'était une mauvaise idée d'être venue jusqu'ici. Et elle n'avait pas totalement tort. S'il y a bien quelqu'un qui était en mesure de refuser de m'aider quel que soit ma demande, c'était bien Thybalt. Problème, c'était également la seule personne capable de m'aider, en l'occurrence. Mes contacts avec le district treize étaient quasi inexistants. Je connaissais bien une ou deux personnes dont l'idéologie allait dans mon sens, mais pas suffisamment pour leur demander un service. Aussi étonnant que cela puisse paraitre, je connaissais mieux Thybalt, bien que je sois loin de le porter dans mon coeur. Avec un peu de chance, je parviendrais à faire le poing dans ma poche, et à la convaincre de mes donner les informations qui me manquaient pour retrouver Landon, oubliant par la même occasion qu'après cela, je lui serais redevable. Cette pensée me tira une grimace. S'il y a bien une personne envers laquelle je ne voulais pas être redevable, c'était bien lui. Il faut savoir faire des sacrifices dans la vie, et la conversation qui allait suivre en était la preuve. J’essayais de positiver, de me dire que ce n’était pas si terrible que ça. À choisir entre une séance de torture intensive et une rencontre avec Thybalt, je préférais la deuxième option. Comme quoi, il y avait toujours pire. Je m’impatientais derrière cette porte, raison pour laquelle je frappais une nouvelle fois. Et Homens daigna enfin se pointer. Ce n’était pas très tôt. Il semblait tout aussi ravi que moi de cette rencontre. Je m’étais jurée lors de la précédente de ne jamais remettre les pieds ici, sauf pour y déposer une fleur sur son cercueil – je suis détestable, mais pas inhumaine. Nous avions besoin d’un chef dans le cinq, et Thybalt s’était logiquement imposé à ce poste par son statut de fils de. À vrai dire, c’était la seule raison pour laquelle j’essayais de me montrer – parfois – sympathique envers lui, même si c’était très difficile. Il était un chef, et le terme respect s’imposait à son égard. Du moins, pour les autres. Ces autres rebelles, d’ailleurs, qui n’était pas beaucoup mieux que lui. Même en me forçant, j’étais incapable de citer le nom de quelqu’un m’ayant marqué. Définitivement, le district cinq n’était qu’un fardeau dans cette Rébellion. Sa condition n’était pas déplorable, c’était probablement la raison pour laquelle peu d’être eux bougeait le petit doigt. Bon sang, je détestais ce district. Il était clair qu’aucun de ces citoyens ne mériterait une médaille si l’on venait à vaincre le gouvernement actuel, Thybalt le premier. Ce n’était pas si compliqué de rassembler une troupe, avec un peu de volonté et un bon discours.

Je reportais mon attention sur le jeune homme, soupirant au passage. Cela ne servait à rien de m’énerver sur l’avancée du cinq concernant la Rébellion, je n’étais pas venue pour cela. J’aurai bien d’autres occasions de faire des reproches à Thybalt. Il était le chef - quel terme inapproprié pour lui - il n'avait qu'à assumer l'inactivité des autres, tant pis pour lui. De toute manière, vu son caractère, il fallait bien que quelqu'un le remettre à sa place de temps à autre. Heureusement que j'étais là pour cela. J'acceptais son invitation à entrer, bien qu'en réalité il n'ait guère le choix, ma présence étant suspecte à cette heure-ci. C'était lui qui se ferait interroger si cette dernière était sujette à des questions, dommage pour lui. Nos rencontres consistaient toujours en la même routine. Quelques banalités d'usages, balancées de façon désagréable, puis quelques piques bien senties pour déstabiliser l'autre et finalement, une dispute qui s'engage. Nous n'étions pas faits pour communiquer, c'était flagrant. Quoi qu'il en soit, je ne cachais pas que ma présence ici n'était pas un plaisir. « Plaisir totalement non-partagé rassure toi. » Suivant comment on voyait les choses, ça pouvait nous faire un point commun. C'est un début. Je le fusillais du regard comme je savais si bien le faire pour seule réponse. L'ironie de l'accueil désormais passée, j'envisageais d'aborder le vif du sujet, avant qu'il ne m'interrompe. « Je sais pas si mes talents de ... de quoi déjà, de clown stupide et borné, c'est ça ? Bref, je ne sais pas si tout cela te sera d'une grande aide, mais soit, qu'est-ce que je peux faire pour toi ? » Je roulais des yeux, avant de me diriger vers son salon, cherchant du regard une quelconque remontant pouvant m'aider à supporter les minutes qui allaient suivre. Les piques de Thybalt, mon agacement profond pour lui et, surtout, les souvenirs de Landon me revenaient en mémoire. « Je peux ? » demandai-je, tout en me servant un verre de whisky. Et tant pis s'il n'était pas content.

Buvant une gorgée d’alcool, je repensais aux paroles du jeune homme. L’avantage, c’est que s’il parvenait à se souvenir de mes propos lors de notre dernière rencontre, c’est qu’il avait bonne mémoire. Et, avec un peu de chance, l’identité de Landon lui dirait vaguement quelque chose, suffisamment pour qu’il m’aide. Je ne m’aidais pas à ce qu’ils soient amis, mais au moins qu’il ait déjà entendu parler de lui. Les Pacificateurs sont toujours sources de conversations, cela me semblait donc impossible qu’il ignore l’identité de mon ami. Et dans ce cas-là, je serais bien embêtée. Je devrais me tourner vers quelqu’un d’autre pour obtenir l’aide que je désirais. Peut-être même que je devrais opter pour cette solution si Thybalt venait à me rembarrer. Le souci, c’était que je n’avais aucune idée de vers qui me tourner, mise à part lui. Je devrais probablement me rendre directement chez les Pacificateurs et les travailler à coup d’un ou deux sourires et de compliments sur leur physique. C’est insupportable, mais c’est une technique qui a fait ses preuves. Tant que je n’ai pas à vendre mon corps pour obtenir des informations, comme certaines personnes le font, je m’estimais heureuse. Je ne savais pas comment abordé le vif du sujet sans qu’il fasse un de ses petits commentaires qui le caractérisaient si bien. Je devais déjà l’avoir rendu euphorique en déclarant qu’il était le seul à pouvoir m’aider, je ne voulais pas encore lui offrir l’occasion de se prêter à ses petites mesquineries. Finalement, j’avais opté pour une simple phrase, regroupant tout ce qu’il devait savoir pour décider si oui ou non, il acceptait de m’aider. Je portais à nouveau le verre à mes lèvres, faisant glisser l’alcool brulant dans ma gorge, prête à m’en aller s’il l’avait décidée. Cela ne servait à rien de lutter avec lui ce soir. S’il avait décidé de me laisser avec mes questions, il le ferait avec plaisir.

Le silence qui s’ensuivit ne manqua pas de me d’appuyer mes craintes, à savoir qu’il refuserait probablement de m’aider. Je finis le verre d’une traite, prête à disparaitre. Je n’avais pas de temps à perdre. Landon était peut-être dans les mains des pires bourreaux de Panem, et chaque seconde que j’aurai pu passer à supplier Thybalt le rapprocherait d’une mort lente et douloureuse. Ainsi, j'avançais de quelques pas, prête à le gratifier d'un commentaire désagréable avant de claquer la porte, quand il reprit la parole. « Un ami, chez les pacificateurs ? Dire qu'on me reproche d'avoir des fréquentations douteuses. » Je soupirais. Si c'était pour se permettre de ce genre de réflexion, il aurait tout aussi mieux fait de la fermer. Il ne connaissait pas le lien qui m'unissait avec Landon. Je l'avais connu avant qu'il ne devienne Pacificateur, avant que ces derniers lui effacent la mémoire pour le forger à leur image. « C'est compliqué. » dis-je simplement, d'un ton sec. C'était une mauvaise idée. Une putain de mauvaise idée, j'étais assurée qu'il le crie sur tous les toits. Une rebelle amie avec un Pacificateur, j'avais conscience que ça n'avait aucun sens. Mais c'était plus que ça. J'avais une soudaine envie de lui envoyer mon poing dans la figure. Il reprit cependant la parole, et ma curiosité m'empêcha d'aller au bout de mon envie. « Tu m'en diras tant. Et, il a un nom et un prénom, ton ami ? » Je le regardais en fronçant les sourcils. Thybalt venait-il bien de me demander l'identité de Landon ? Cela voulait-il dire qu'il était prêt à m'aider ? Ou songeait-il à me tendre un piège tordu ? J'hésitais quelques instants, légèrement abasourdie. Ce n'était qu'un nom et un prénom, après tout. Je n'avais rien à perdre. « Landon Hessfield. » lâchais-je finalement. Cependant, j'étais toujours aussi méfiante. C'était stupide, puisque j'étais venue ici dans le but qu'il m'aide, et maintenant qu'il semblait prendre cette voie, je ne lui accordais pas ma confiance. « Et c'est là que tu me dis que tu en as jamais entendu parler et que je peux déguerpir ? » continuai-je, fidèle à moi-même lorsque j'étais face à ce type.



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MessageSujet: Re: PEPIBALT ➺ Même les punaises et les guignols ont un coeur.   Sam 29 Sep - 21:33

Parfois Thybalt se posait la question. Parfois il se demandait si c'était simplement son opinion quelque peu déviante sur les bienfaits de la rébellion ou bien si il y avait d'autres raisons au fait que certains membres de la révolte le méprisaient … Pour les plus vieux d'entre eux il n'y avait pas à chercher très loin, sans doute estimaient-ils simplement qu'en terme de convictions et de charisme Thybalt n'arrivait pas à la cheville de son père adoptif, et là-dessus il ne pouvait que s'incliner et leur donner raison … Mais les autres ? Ils faisaient les fiers en se cachant derrière ce qu'ils appelaient leurs idéaux, mais Thybalt lui était persuadé qu'au fond d'eux rie n'avait autant d'importance que le fait de sauver leur propre peau et celles de leurs proches. Parce que l'être humain était ainsi fait, avec son instinct d’auto-préservation, avec ses désirs pas toujours louables, mais légitimes … Thybalt favorisait ouvertement son district, et lui accordait bien plus d'importance que les autres districts dans lesquels il n'avait jamais mis les pieds. Il avait simplement l'honnêteté de le dire tout haut, et de ne pas se cacher derrière de grands airs de type altruiste et pour qui l'idéal de liberté passait avant l'instinct de survie. Elle se croyait sans doute maligne, la Heavensbee, à lui faire la morale avec ses grands airs de rebelle brushingée alors qu'elle-même allait agiter ses fesses sous les projecteurs du Capitole de manière aussi régulière qu'indescante. Elle pouvait bien dire qu'il s'agissait d'un rôle, de jouer la comédie et que c'était pour la bonne cause, cela n'empêchait pas de faire d'elle une hypocrite de compétition, et pour cette simple raison Thybalt ne supportait ni n'acceptait qu'elle se permette de lui faire la leçon. Qu'elle balaye déjà devant sa porte avant de se mêler de ce que foutaient les autres, voilà la conclusion à laquelle il était arrivé la dernière fois qu'elle avait mis les pieds ici et que dieu merci elle en était repartie assez rapidement pour qu'il contienne ses envies de lui sauter à la gorge pour la faire taire.

Et pourtant la voilà aujourd'hui qui revenait frapper à sa porte, la bouche en cœur et le sourire acide compris dans le forfait punaise de compétition, s'invitant pratiquement chez lui pour il ne savait quelle obscure raison, se servait dans SA réserve de Whisky comme si elle était chez elle et le gratifiant même d'un « Je peux ? » innocent que le jeune homme interprétait plutôt comme un « Je peux me foutre ouvertement de ta figure ? » bien placé. Heureusement pour elle, il n'était tout de même pas assez cynique pour penser au fait que si les vingt-trois autres tributs de sa « promo » avaient été un peu plus dégourdis et n'étaient pas morts, tous plus ou moins bêtement suivant les cas, il ne devrait pas la supporter elle et son sens de la répartie tristes à faire peur. Non, il n'était pas assez cynique et méchant pour cela, et se contentait simplement d'éviter de laisser transparaître de manière trop invasive sa frustration en se répétant mentalement « même les punaises ont un cœur, et une famille. » tandis qu'il la regardait avaler son Whisky comme s'il s'agissait de l'eau de pluie du coin. Du Whisky même, elle ne savait même pas déguster cela comme il faut ? Roulant des yeux d'un air exaspéré il avait pourtant fini par se servir un verre lui aussi, acceptant avec un peu trop de soulagement la chaleur de l'alcool descendant dans sa gorge.

    « C'est compliqué. » avait-elle finalement répondu non sans laisser paraître son exaspération face à une réflexion que Thybalt trouvait pourtant lui tout à fait légitime … Et qu'on se le dise, sa réponse ne suffisait pas à satisfaire sa curiosité, au contraire même. Pourtant il n'avait pas insisté, pas pour l'instant du moins, et se contentant d'une pique un peu moqueuse pour la forme il avait simplement demandé plus de détails concernant l'identité de ce mystérieusement pacificateur. Ami pacificateur, rien que l’appellation prêtait à rire. Lorsqu'elle avait répondu « Landon Hessfield. » pourtant il n'avait plus fait la moindre réflexion … au point qu'elle ne s'imagine tout simplement qu'il ne pouvait pas, ou ne voulait pas l'aider. « Et c'est là que tu me dis que tu n'en as jamais entendu parler et que je peux déguerpir ? » Reposant son verre devant lui, l'air dubitatif, il l'avait finalement arrêtée d'un signe de la main tandis qu'elle s'apprêtait visiblement à écourter sa visite de courtoisie « Si seulement. » avait-il répondu tant dans le sens qu'elle n'allait pas pouvoir débarrasser le plancher plus tôt que parce que cela n'apportait pas forcément à bonne nouvelle. Car si, il en avait déjà entendu parler, pas qu'ils aient vraiment copiné ensemble mais Thybalt devait bien admettre qu'il lui en devait une. Et qu'on se le dise une dette envers un pacificateur c'était toujours un peu douloureux à digérer. « C'est lui qui me couvrait jusqu'à présent pour la maison, je sais pas ce que mon père et lui avaient manigancé mais … » Mais ce qui était certain c'était que cet accord avait fini par prendre fin et qu'il ne s'agissait sans doute que d'une question de semaines, peut-être même de jours, avant qu'on ne vienne lui dire de débarrasser le plancher. « Bref, je vois qui c'est, mais je savais pas qu'il trafiquait avec les rebelles … faut croire que les rumeurs étaient fondées. »

A nouveau il avait marqué une pause, scrutant la réaction de la jeune femme et cherchant à savoir si oui ou non il était raisonnable qu'il aille plus loin dans ses explications. Les rumeurs c'étaient celles qui se murmuraient la nuit tombée au bar clandestin du vieux Byron, c'était les murmures des plus téméraires lorsque les pacificateurs paradaient en ville l'air plus assurés qu'auparavant, comme s'ils avaient le goût du travail bien fait ou du devoir fraîchement accompli … C'était les suppositions quant à la disparition soudaine de ce pacificateur qu'on disait moins injuste et moins cruel que les autres, chose assez rare pour être soulignée, et remarquée. Parce que le problème était bien là, Hessfield avait disparu, officiellement puisque personne ne savait ce qu'il était devenu on en déduisait qu'il avait été affecté à un autre district que le cinq, parce qu'après tout avec la révolte qui grondait les risques étaient surtout ailleurs en ce moment … Mais officieusement il se disait bien d'autres choses, officieusement on avait vite fait d'associer l'absence de cruauté de pacificateur à une hésitation sur ses penchants idéologiques, et dans le contexte actuel qui sait ce que cela pouvait engendrer. De là à croire sur parole la viande saoule du coin qui assurait à qui voulait bien l'écouter qu'il avait vu le pacificateur se faire régler son compte dans une des zones interdites au public de la centrale électrique principale … il n'y avait qu'un pas. Et ça, il était censé lui en faire part aussi ? Il hésitait … mais devant son air interrogateur, et parce que même s'il trouvait cela discutable il ne doutait pas que pour venir le voir LUI elle devait vraiment tenir à ce type et le considérer comme un ami, il avait fini par lâcher le morceau.

    « Ça fait plusieurs semaines que personne l'a pas vu. Officiellement il a été affecté à un autre district, mais … » Nouvelle pause, comme s'il cherchait une manière pas trop brusque de lui faire comprendre qu'elle ne reverrait pas son pacificateur de sitôt … Il n'aimait pas Pepper, c'était peu que de le dire, mais il n'était pas un monstre non plus cela dit. « Y'avait des rumeurs à son sujet, sur son dévouement au Capitole, tout ça … » Et ça elle le savait sans doute déjà, elle n'avait pas besoin qu'il lui répète, tout ça parce qu'il tournait autour du pot. « Les gens disent que la répression auraient pu avoir peur de ce qu'il ferait alors ils … s'en sont occupés. » Ils avaient éliminé le problème en d'autres termes, mais ce n'était pas le genre de choses qu'il se sentait de dire à haute voix. Resserrant sa main autour de son verre maintenant à moitié vide, ses yeux quittant finalement ceux de la jeune femme pour fixer un point quelque part sur le sol « On dit qu'il a été exécuté comme traître. Je savais juste pas que c'était vrai. » Et traître ici bien sûr n'avait pas un sens péjoratif, car être un traître au Capitole c'était plutôt louable aux yeux de ceux qui appartenaient de près ou de loin à la rébellion. Jusqu'à présent Thybalt doutait de la véracité des rumeurs concernant la fin possible du pacificateur, tout simplement parce qu'il ne le pensait pas affilié aux rebelles de quelque manière que ce soit … Mais si c'était en fait le cas, alors les rumeurs étaient sans aucun doute véridiques. « Je suis désolé. » avait-il finalement murmuré.

Je suis désolé. Ce n'était pas le genre de phrase que Thybalt s'attendait à prononcer à l'attention de Heavensbee un jour … et pourtant, ces trois mots étaient sincères. Parce que quiconque avait déjà perdu quelqu'un à cause du Capitole et de sa dictature était à même de comprendre … Aujourd'hui c'était Hessfield, hier c'était Luna, dix ans plutôt encore c'était Andy. Il y a dix ans ou bien aujourd'hui, les choses n'avaient pas véritablement changées en fin de compte …



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MessageSujet: Re: PEPIBALT ➺ Même les punaises et les guignols ont un coeur.   Sam 6 Oct - 23:32

Même si j'étais venue ici dans le but d'obtenir des réponses, je n'espérais pas grand-chose de Thybalt. Tel que je le connaissais, il n'allait probablement pas m'offrir grand-chose si ce n'est des piques à chacune de ses phrases. Mais j'avais beau avoir retourné la situation dans tous les sens, je ne voyais que lui pour m'aider. Même si je lui reprochais sans-cesse de ne pas être assez impliqué dans la Rébellion - ce qui n'était que la vérité après tout - c'était bien à lui que je devais m'adresser. Déjà, je devais absolument me rendre au district cinq puisque c'était ici que Landon était assigné en temps normal. Je n'avais pas d'autres réelles connaissances mise à part Thybalt. De plus, son père était un ancien gagnant, raison de plus pour venir lui parler à lui. En tant que fils de gagnant, même si son père était décédé, il se devait de connaître de choses. Surtout que son père était actif dans la Rébellion. Ceci dit, le comportement de Thybalt était comme à son habitude, exaspérant. Il méritait vraiment que quelqu'un lui donne deux baffes, histoire de lui remettre les idées en place. Je crois qu'il ne réalisait pas vraiment l'ampleur de la chose. J'étais en mesure de détruire son petit statut de chef rebelle à coup de bonnes paroles une fois de retour au treize s'il venait à trop m'exaspérer ou à se montre trop peu compréhensif. Alors certes, c'était un comportement des plus immatures, mais parfois il faut en arriver là. Il y avait une grande différence entre Thybalt et moi. Il s'agissait de la crédibilité. Lui ne l'avait pas, alors que moi si. Un claquement de doigt, et monsieur perdait son précieux statut. Que, je devais l'admettre, me rendait jalouse. Et m’agaçait. Un type de son envergure ne mérite clairement pas d’être désigné chef. C’est un poste à responsabilités, ce qu’il semblait totalement oublier. Il ne servait à rien, et pourtant il avait un poste important. Comme si une prostituée pouvait devenir présidente ! Quant à moi, et cela ne lui avait sûrement pas échappé, j’aimais diriger. Souvent pour le plus grand malheur des autres, mais qu’importe. Le district six était un peu en retard pour cela. Il y avait quelques rebelles, mais personne d’assez qualifié pour commander les opérations. Faut dire que ça faisait un peu flipper, ce genre de responsabilités. Si une mission foirait, le nom du grand manitou était souvent bien vite balancé, et couick le bonhomme. Heureusement que Thybalt n’avait aucunement besoin de craindre de se retrouver dans une telle situation. Pour cela, il faudrait qu’il fasse quelque chose, hein, ce qui était loin d’arriver. D’ailleurs, il ne semblait pas daigner vouloir me répondre, raison pour laquelle j’étais prête à écourter ma visite. Ceci dit, il me retint à l’aide d’un signe de main. Minute, j’étais pas son chien. Heureusement qu’à ce moment précis, il comptait plus que quiconque pour moi – dans la mesure où il pouvait possiblement servir à quelque chose. « Si seulement. » répondit-il finalement. Oh, si seulement ? Mais je t’en prie boucles d’or, arrête-toi là et laisse-moi avec ma curiosité. Exaspérant. Ceci dit, j’étais consciente qu’il fallait mieux que je me la ferme si je voulais qu’il continue son petit monologue. Ce qu’il ne tarda pas à faire. « C'est lui qui me couvrait jusqu'à présent pour la maison, je sais pas ce que mon père et lui avaient manigancé mais … » Il le connaissait donc. C’était pas grand-chose, mais c’était déjà ça. Sauf que j’en attendais un peu plus, à vrai dire. « Bref, je vois qui c'est, mais je savais pas qu'il trafiquait avec les rebelles … faut croire que les rumeurs étaient fondées. » Et il semblait décider à enfoncer le clou puisqu’il marqua un nouveau silence.

Les rumeurs étaient fondées, selon lui. Et les rumeurs étaient trop peu souvent synonyme de bonnes choses. Cela dégénérait rapidement, et pouvait même causer la perte de la personne concernée. En l’occurrence, Landon. Si ces rumeurs étaient arrivées jusqu’aux oreilles de Thybalt, jusqu’à qui elles étaient arrivées ? Ce n’était pas une bonne nouvelle. Surtout qu’en réalité, Landon ne trafiquait nullement avec les rebelles. Il en avait été lui-même un, avant son amnésie et son lavage de cerveau orchestré par le Capitole. Thybalt n’avait pas fini son discours, raison pour laquelle je me contentais de garder le silence. C’était préférable, plutôt que de dire quelque chose que je viendrais à regretter, et qui agacerait le jeune homme, qui refuserait ensuite de continuer. Autant faire le poing dans sa poche. « Ça fait plusieurs semaines que personne l'a pas vu. Officiellement il a été affecté à un autre district, mais ... » C'était un supplice. Un véritable supplice difficile à endurer. Thybalt cherchait ses mots pour je ne sais quelle raison, mais j'aurai préféré qu'il abrège. Qu'il ne marque pas tous ces silences. Il était évident qu'il s'apprêtait à m'annoncer une nouvelle peu réjouissante, et c'était une torture que d'attendre qu'il le dise. Car je savais très bien ce qu'il allait dire. C'était évident. Ses gestes, sa voix, sa façon d'être, tout avait subitement changé. Comme s'il cherchait un moyen d'être délicat. Je savais ce qu'il allait m'annoncer, mais j'essayais de ne pas y penser. Parce que je ne voulais pas l'entendre. Parce que je ne pouvais pas l'entendre. « Y'avait des rumeurs à son sujet, sur son dévouement au Capitole, tout ça ... » Il me l'avait déjà fait comprendre quelques instants plus tôt. Il recommençait. À éviter de déclarer la nouvelle, à me laisser de derniers espoirs. Il jouait avec mes nerfs et je détestais cela. « Les gens disent que la répression auraient pu avoir peur de ce qu'il ferait alors ils ... s'en sont occupés. » Thybalt détourna le regard, préférant fixer le sol plutôt que mes prunelles. Je ne pouvais pas lui en vouloir. C'était toujours difficile d'annoncer ce genre de choses. Surtout que je l'avais plus ou moins forcé. « On dit qu'il a été exécuté comme traître. Je savais juste pas que c'était vrai. » Il l'avait dit. « Je suis désolé. » J'avais l'impression que toute l'énergie de mon corps venant d'être aspirée. Je ressentais comme des picotements sur tous les corps. Je tremblais légèrement, je n'avais plus la moindre force. Mon verre me glissa des mains et vint s'écraser contre le sol, se brisant en mille morceaux. Je manquais de trébucher, et ma fierté m'en retient. Je m'appuyais tout de même contre le premier membre à ma portée.

Landon avait été exécuté. Il était … il était mort. Tué par ses collègues ou son supérieur, tué. Par ma faute. Thybalt ne venait que de me confirmer ce dont je doutais depuis la disparition de mon ami. J’avais espéré de tout mon cœur que personne ne découvre le passé de Landon. Lorsqu’il était un gamin du district quatre, un peu trop attaché à la Rébellion. Je n’aurai jamais dû lui reparler de ça. Jamais. Cela ne l’aurait pas mené à sa perte. Si je n’avais pas été aussi égoïste, si je n’avais pas pensé à cette foutue Rébellion, il n’aurait jamais laissé sa vie. Il serait resté, pour lui comme pour tous les autres, ce type un peu perdu, amnésique, et rallié à la cause du Capitole suite à un lavage de cerveau soigneusement élaboré. Et cela aurait été mieux pour tout le monde. Mais non, il avait fallu que je m’accroche à lui. Que j’essaie de retrouver le garçon que j’avais connu sous prétexte que je n’appréciais pas ce qu’il était devenu. Pure égoïste. Et maintenant il était mort. Comme Karel. Comme mes parents. Comme Pearl. Comme River. Comme tous ceux qui m’approchait. À croire, qu’au final, j’aurai dû crever de ces foutus Jeux. River aurait été un bien meilleur gagnant que moi. Si seulement cet imbécile n’avait pas testé mon instinct de survie. Si j’avais laissé la vie dans cette arène, la famille Heavensbee compterait encore trois de ses membres vivants, contre un seul à l’heure actuelle. Le Capitole n’aurait pas douté de ma loyauté, et mes parents ainsi que Pearl auraient été épargnés. J’aurai rejoint un beau cimetière au lieu de la cause des Rebelles. Je n’aurai pas tenté d’attirer Karel ainsi que Landon dans notre cause. Ils n’en seraient pas morts. Ils seraient restés des Pacificateurs perdus, peu violents, mais qui ne causait pas de réels problèmes. Et qui seraient en vie à l’heure actuelle. La mort de Landon remettait tout en cause. Et m’ouvrait les yeux. Je craignais sérieusement. Dans tous les domaines. Les relations sociales – il n’y avait qu’à voir l’exemple de Thybalt -, mon travail – qui coutait la vie à des innocents -, et ma loyauté envers le Capitole, qui était sérieusement mise à l’épreuve. Il m’aura fallu tout de même cinq ans avant que je lâche prise. Avant que je foire totalement. Bordel. J'étais totalement dépassée par les événements. Et la mort de Landon n'allait pas m'aider à me ressaisir et assurer durant les prochaines semaines. J'étais foutue. Le district treize n'avait pas besoin de soldats incompétents. Landon... je n'arrêtais pas d'y penser. Et d'imaginer son calvaire. Combien de temps l'avaient-ils torturés dans le but qu'il révèle des informations sur sa soi-disant appartenance aux rebelles ? Car même si je lui avais parlé de son passé, il n'avait pas rejoint la cause. La dernière fois que nous nous étions vus, sur la falaise du quatre, il m'avait hurlé dessus avant de disparaitre en suppliant que je le laisse tranquille. Ce que j'avais fait. Mais probablement que les paroles que je lui avais adressées, son passé auquel je l'avais confronté alors qu'il l'avait oublié avait eu raison de son comportement. Peut-être avait-il laissé paraitre des signes, peut-être s'était-il renfermé sur lui-même, se questionnait ... Je n'en savais rien. Et lui non plus. Il ne savait rien, je ne lui avais pas explicitement parlé du district treize. En réalité, je n'en avais pas parlé du tout. Il n'était au courant de rien, et il avait pourtant été tué. Juste parce que je l'avais fait douté. Putain. C'en était trop. Je sentais mes yeux se mouiller, mais il était hors de question que je me montre aussi faible sous les yeux de Thybalt. Hors de question qu'il me voit ainsi. Comme lui quelques instants auparavant, je reportais mon attention sur le sol, y apercevant le verre précédemment brisé par mes soins. « Dé-désolée pour ça. » dis-je, la voix chevrotante, tout en me baissant pour commencer à y ramasser les bouts de verre sur le sol, m'autorisant même à laisser échapper quelques larmes alors qu'il ne pouvait pas voir mon visage. J'étais à bout. Je sentais que je n'arriverais pas à tenir. J'étais totalement perdue dans mes pensées, avec les images de Landon torturé, l'explosion qui a tué mes proches, moi brisant le crâne de River. Le Capitole savait comment tirer les ficelles. Appuyer là où ça fait mal. Détruire des vies d'un claquement de doigt. J'essuyais mes yeux de ma main inoccupée par les briques de verres, avant de me relever et de regarder autour de moi, pour finalement poser mon regard sur Thybalt. « Tu as des noms ? » Réflexe stupide. Trop curieuse. Trop impulsive. « Non, oublie ça. » Pour deux raisons. Premièrement, Thybalt n'était pas un informateur. Il n'avait entendu que des rumeurs, et il était stupide de penser qu'il avait des noms à me donner. Il ne savait probablement rien. Et même s'il savait quelque chose, valait mieux que je ne le sache pas. On arrive à la deuxième raison. Si j'obtenais des noms, je savais pertinemment que j'irais tête baissée venger la mémoire de Landon. Et me faire tuer n'était pas vraiment dans mes plans. Autant éviter. Mieux valait rester dans l'ignorance totale. « Je ferais mieux d'y aller. » Avant que je ne craque devant lui. J'étais tentée de déguerpir ainsi, sans lui adresser le moindre mot comme je l'aurais fait en temps normal, mais je devais reconnaitre que cela ne se faisait pas. Il avait le mérite de m'avoir donnée des réponses. « Me-merci... pour tout. » Il aurait mérité plus qu'un simple merci, mais je n'étais pas douée pour cela. « Je te suis redevable. » précisai-je. Au cas où une fois il aurait besoin d'un service. Cela ne me ferait probablement pas plaisir sur le coup, mais je le lui devais. J'esquissai un sourire, faible mais présent, avant de me diriger vers la sortie, ouvrant la porte et commençant à disparaitre sans plus de cérémonies.



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MessageSujet: Re: PEPIBALT ➺ Même les punaises et les guignols ont un coeur.   Mer 31 Oct - 2:32

Thybalt se souvenait encore de la première fois qu’il avait entendu son père annoncer ce genre de nouvelle à quelqu’un, le genre de nouvelle que l’on ne souhaitait jamais entendre et que l’on ne souhaitait pas plus avoir à apprendre à quelqu’un un jour … c’était quelques semaines après qu’il ne soit officiellement devenu l’apprenti de son père, une fois sa scolarité terminée. Au cinq on se blessait facilement lorsque l’on travaillait à la centrale, on se prenait un coup de jus qui pouvait être fatal, on tombait d’un escalier ou d’une rampe d’accès, on se brûlait parfois gravement en maniant des substances inflammables … C’était ce que l’on appelait les morts « stupides » mais elles avaient exactement les mêmes conséquences qu’une mort valeureuse, ou qu’une mort violente, et par le métier que père et fils exerçaient côtoyer la faucheuse était devenue une sale habitude … Au point d’un jour d’hiver, la dame ne finisse par repartir en emmenant Magnus avec elle, laissant à Thybalt l’obligation de continuer tout seul. Et depuis il avait eut de la « chance » si l’on pouvait appeler ça ainsi ; Depuis il n’avait jamais eut à faire face à quelqu’un et à lui annoncer une telle nouvelle. Jusqu’à aujourd’hui. Et il était désolé, Pepper était sans conteste l’une des femmes les plus insupportables et les plus bêcheuses qu’il pensait connaitre, il avait été bien content de s’en débarrasser la dernière fois et d’espérer que plus jamais elle ne prendrait la peine de revenir lui casser les pieds, mais pourtant il était sincèrement désolé pour elle. Il regrettait presque ses médisances quant au lien qui pouvait unir une rebelle et un pacificateur, après tout il ne savait pas de quoi il parlait c’est vrai, et puis il ne connaissait pas personnellement Landon, tout juste savait-il que des pacificateurs du district il était certainement celui qui avait le moins mauvais fond.
Le bruit de verre brisé sur le sol le fit sursauter, mais pour autant ni elle ni lui n’avaient bougé les premiers temps, lui parce qu’il ne savait plus trop quoi dire et elle parce qu’elle semblait … sonnée ? Oui, c’était sans doute cela. Il ne savait pas vraiment ce qui pouvait se passer dans sa tête et à vrai dire il ne connaissait que les mauvais côtés de son caractère – puisqu’il se demandait toujours s’il y en avait de bons, et cela à chaque fois qu’il la voyait – et de ce fait il se sentait aussi en droit de craindre sa réaction. Finalement, au bout de plusieurs secondes d’un silence quasi-total, la jeune femme avait baissé les yeux vers le sol et prononcé un « Dé-désolée pour ça. » avant de se baisser complètement pour ramasser les débris de verre. Sans rire dire Thybalt avait fait un pas dans sa direction, et sans un mot toujours il s’était mis à sa hauteur récupéré les morceaux de verre dans un torchon avant qu’elle ou lui ne se coupent bêtement. Tandis qu’elle se frottait les yeux, assez furtivement pour espérer que lui ne s’en rende pas compte mais pas assez pour que ce ne soit effectivement le cas. En temps normal Thybalt ne l’aurait pas loupé, il aurait même été bien trop heureux d’avoir une occasion pareille de la tacler pour passer à côté, mais il ne s’en sentait pas le cœur et le silence qui s’installait à nouveau le persuadait que ce n’était sans doute pas la chose à faire … Il était parfois intenable c’est vrai, mais il n’était pas non plus stupide, ou insensible.

    « Tu as des noms ? » Sa question était tombée de manière abrupte, et à vrai dire il avait fallut quelques secondes de réaction à Thybalt pour comprendre de quoi elle voulait parler, à tel point qu’il laissa échapper un « Quoi ? » interloqué. Cette fille n’était vraiment pas croyable, elle ne comprenait donc vraiment rien ? Reprenant son air acide habituel elle avait finalement bafouillé « Non, oublie ça. » Trop tard. Il avait très bien compris où elle voulait en venir et très vite il commençait à se souvenir de ce qui lui paraissait tellement insupportable chez cette fille : elle ne voulait pas simplement avoir réponse à tout, elle voulait s’occuper de tout, comme si elle essayait de prouver qu’elle avait de meilleurs convictions, ou de meilleurs raisons au fait de participer à la révolte. « Je ferais mieux d’y aller. » avait-elle finalement ajoutée, visiblement à nouveau pressée de s’en aller pour aller on ne savait où … trouver des réponses, un responsable, un moyen de se venger ? Il ne savait pas de quoi sa relation avec le pacificateur était faite et de ce fait il ne savait pas non plus jusqu’où elle était prête à aller pour le venger. « Me-merci … pour tout. » Arquant légèrement un sourcil, le jeune homme fut presque tenté de lui demander si elle se fichait de lui ; Il n’avait jamais entendu le moindre merci sortir de la bouche de cette fille, et c’était maintenant qu’il venait de lui apprendre la mort de quelqu’un qui visiblement comptait pour elle qu’elle se décidait à faire preuve d’amabilité … y’avait vraiment un truc monté de travers chez cette fille. « Je te suis redevable. » C’était la phrase de trop, celle qui arracha une grimace à Thybalt qui sortit enfin de son silence tandis qu’elle tournait les talons et se dirigeait – se ruait serait plus juste – vers la porte. « Et puis quoi encore. » Visiblement interloquée, la jeune femme s’était retournée vers lui en le regardant comme s’il venait de sortir une énormité. Croisant les bras, Thybalt s’était expliqué « Ça veut dire quoi, que si un jour t’as une mort à m’annoncer tu tâcheras de pas être trop brusque ? Je sais pas comment ça fonctionne d’où tu viens, mais moi je fais pas les choses en espérant un truc en retour. »

Certes, c’était dit sans vraiment prendre de gants, mais c’était là un raisonnement qui avait tendance à insupporter Thybalt. Il n’avait pas besoin que Pepper se sente redevable, il n’en avait même pas envie, à vrai dire il espérait toujours autant qu’en passant cette porte elle ne revienne plus jamais … il se disait même que si c’était pour ce pacificateur qu’elle venait au cinq maintenant qu’il n’était plus dans le coin il allait enfin avoir la paix, et voilà qu’elle venait le bassiner avec des principes à la noix. Tout n’était pas toujours question de compensation tout comme tout n’était pas toujours question de vengeance, et si Thybalt ne croyait en aucun des deux il semblait visiblement que Pepper elle croyait à la fois en l’un et en l’autre … y’avait donc vraiment rien du tout sur lequel ils puissent se mettre d’accord, c’était à peine croyable. D’ailleurs il en avait assez entendu, ses airs de « je suis bien plus intelligente que toi, j’ai pas besoin de tes conseils » commençaient à lui taper sur le système et il était grand temps qu’elle comprenne que se prendre pour la rebelle en chef, penser à régler ses comptes toute seule et donner des ordres – c’était bien la première fois qu’elle comptait repartir de cette maison sans avoir fait la moindre remarquer s’apparentant à un ordre dissimulé – finirait un jour par la desservir et que dans son entêtement elle risquait d’entrainer d’autres gens avec elle … qui sait ce qu’avant fait ce type pour que son propre camp en vienne à s’en débarrasser, qui sait ce qu’elle lui avait dit ou lui avait demandé.

    « Franchement tu comptes faire quoi une fois dehors ? » C’était plutôt une question rhétorique, à vrai dire il n’avait même pas attendu sa réponse pour enchainer « Tu te crois de taille à aller te mesurer à ceux qui lui ont fait ça peut-être ? Tu te penses assez maligne pour venir à bout toute seule de ce qui pollue et gangrène ce district depuis plus de dix ans ? Si t’as envie de te faire tuer tu t’y prends très bien … » Il n’essayait pas vraiment d’être méchant, à vrai dire ce n’était même pas un adjectif que l’on pouvait de toute manière attribuer au jeune homme, il avait sans doute des tas de défauts, certains plus agaçants que d’autre, mais il restait en définitive quelqu’un de profondément gentil et devait bien admettre qu’hormis dans le cas où il en irait de sa survie il serait bien incapable de faire du mal à une mouche. « D’autres ont essayé avant toi, ils ont tous une place au cimetière du district maintenant, et certains étaient bien plus malins que toi et moi réunis. Pourquoi tu penses que personne se bouge ici, pourquoi tu crois que quand je ne lève pas le petit doigt personne ne le fait à ma place … » Thybalt n’était pas un leader c’est vrai, il n’avait rien d’un chef et ne devait sa place qu’au fait que son père était à la tête d’une rébellion déjà tellement essoufflée que Thybalt en avait accepté la suite bien plus pour la forme qu’autre chose. Le cinq n’avait plus connu de véritable rebelle, de ceux dont les convictions et le désir de liberté réussissaient à vous apparaitre rien qu’en les regardant ou en les écoutant parler, depuis plus de dix ans désormais … Andy était le dernier, et il était celui dont on se souvenait aussi parce que sa mère avait été brutale, et mise en scène de telle manière que tous les habitants assez vieux pour s’en rappeler se souviendraient de son exécution. « Alors laisse tomber, d’accord ? Je sais bien que t’en as carrément rien à foutre de mes conseils et de mon avis, mais si une seule fois dans ta vie tu dois écouter ce que j’ai dit alors c’est là. Laisse tomber. » Retourne dans ton district, te pavaner au Capitole, faire une cure de lumière artificielle au treize, mais laisse tomber le cinq et la vengeance qui pourrait t’y tenter ; Voilà ce qu’il aurait voulu rajouter s’il avait été plus doué avec les mots. « Je sais pas ce que vous préparez ailleurs, et je tiens pas spécialement à le savoir je t’avoue, mais je suis certain que ça a plus d’importance que de venger la mort d’un type qui de toute façon ne reviendra pas. »

C’était un peu rude c’est vrai, Thybalt n’avait pas mâché ses mots, mais s’il y avait bien un truc qu’il avait retenu du treize et de la façon de fonctionner de ses militaires c’était qu’à choisir entre un homme et une cause ils avaient appris à voir grand, et à accepter le fait que les sacrifices ne pouvaient pas être empêchés à tous les coups. Hessfield était un dommage collatéral en définitive, même si Thybalt détestait plus que tout penser de cette façon, et il était certain qu’en d’autres circonstances Pepper était le genre de fille à savoir que les dommages collatéraux étaient parfois inévitables et que la cause restait la priorité … du moins c’était l’impression qu’elle avait toujours donné à Thybalt, et si en temps normal cela donnait au jeune homme l’impression que la jeune femme était hautement insensible il espérait maintenant qu’elle était concernée qu’elle ne perde pas tout cela de vue. Parce que des rebelles comme elle il en fallait, il ne l’avouerait sans doute jamais à voix haute mais il en fallait, des gens qui avaient une flamme que lui n’avaient pas, et qui rêvaient à un « après Snow » et qui ne se contentaient pas de veiller à ce que tout aille bien dans leur zone de confort. Il en fallait et Pepper était l’une d’eux.



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MessageSujet: Re: PEPIBALT ➺ Même les punaises et les guignols ont un coeur.   Dim 25 Nov - 19:54

Le verre avait glissé entre mes mains sans prévenir, sans même que je réalise. J’étais à bout de force, sous le choc d’apprendre la mort de mon ami. C’était tellement bizarre de l’apprendre de la bouche de Thybalt, personne que je méprisais le plus au monde. J’étais comme vidée de toute énergie. Je m’excusais bêtement d’avoir cassé un verre. À vrai dire, c’était la dernière de mes préoccupations. Ceci dit, c’était une bonne excuse pour lâcher prise quelques instants, en me baissant, à l’abri de son regard. Pour peu de temps cependant, puisqu’il ramassa les débris à l’aide d’un torchon. Je me relevais sans un mot, une fois que les quelques larmes qui s’étaient échappées de mes yeux eurent cessé de couler. Et voilà que je le questionnais. Des noms. Stupide question. Comme s’il en avait, comme s’il avait assez de contacts pour en avoir. Ridicule. Son « Quoi ? » était suffisamment convaincant. Il ne savait rien, et comment pouvait-il savoir qui avait fait ça ? À moins d’être médium, il n’était pas en mesure de me donner la réponse à cette question. Sortir d’ici. Au plus vite. C’était la seule chose à laquelle je pensais. Sortir de cette foutue maison, de ce foutu district. Partir le plus loin possible, sans me retourner, sans jamais revenir. Espérer que tout ceci ne soit qu’un mauvais cauchemar. Venir à la rencontre de Thybalt était déjà un mauvais départ, apprendre la mort de Landon avait fait basculer ceci-ci dans une horreur dont j’aimerais me réveiller. J’avais besoin d’air. Et de digérer la mort de mon ami. Chose que je ne pouvais pas faire dans la maison de Thybalt, et surtout pas face à lui. Je passerais définitivement pour une faible auprès de lui. Son estime de moi n’étant déjà pas bien grande voir quasi inexistante, je n’avais pas besoin de faire baisser encore celle-ci. J’écourtais la conversation du mieux que je pouvais, prononçant même un mot que je n’aurais jamais imaginé prononcé en la présence de Thybalt, ou à son encontre. Merci. Je devais reconnaitre que je lui étais reconnaissante, et il devait le savoir. Quoi qu’il en soit, une fois ces politesses passées, je me dirigeais vers la porte, pressée de quitter cet endroit. « Et puis quoi encore. » Je me retournais, surprise. Quoi ? Je ne comprenais pas réellement ce qu'il voulait dire par là. Raison pour laquelle je restais quelques instants dans la pièce avant de déguerpir, attendant qu'il m'éclaire. Ensuite, le schéma classique reprendrait son droit. Je lui ferais un commentaire, et quitterait les lieux. Mais pour l'instant, j'étais curieuse, suspendue aux lèvres du jeune homme pour obtenir plus de détails, tout en fronçant les sourcils. Pour une fois que je faisais preuve de politesse envers lui, il trouvait quelque chose à redire. Il était détestable, à cet instant plus que jamais. « Ça veut dire quoi, que si un jour t'as une mort à m'annoncer tu tâcheras de pas être trop brusque ? Je sais pas comment ça fonctionne d'où tu viens, mais moi je fais pas les choses en espérant un truc en retour. » Je soupirais bruyamment tout en levant les yeux au ciel. Une baffe. J'avais juste envie de lui mettre une baffe et de partir d'ici, ignorant cette rencontre ou cette conversation. « ça voulait simplement dire que si un jour t'a besoin d'infos sur quelque chose ou quelqu'un je t'aiderais. » Je croisais à mon tour les bras, exaspérée. « Mais tu sais quoi ? Va te faire foutre. » C'était brusque, c'était violent, ce n'était pas un langage que j'utilisais souvent. Mais là, j'étais à bout, anéantie par les révélations du jeune homme et son manque de considération pour les efforts dont je faisais preuve. J'avais craqué, et qu'importe ce qu'il pensait. « On appelle ça le minimum de politesse. M'enfin, tu connais pas ce terme, alors bon. » Je savais pertinemment qu'il répliquerait, qu'il n'allait pas rester ainsi les bras croisés, mais j'en avais strictement rien à faire. Si quelques instants auparavant je n'avais aucune envie de me disputer avec lui, ce désir grandissait à mesure que Thybalt ouvrait la bouche pour sortir un ramassis de conneries dont lui seul avait le secret.

Je le toisais, prête à ce qu’il lance une nouvelle offensive. Cette rencontre me persuadait définitivement que plus jamais je ne remettrais les pieds ici, qu’importe la raison. Même si Thybalt était la seule personne qui pourrait me soigner si j’étais gravement blessée, je préférerais encore me laisser crever que de revenir dans ce district et cette maison moisie. Il était impossible de discuter avec lui. Je faisais face à un mur. C’était impossible d’avoir une conversation calme. Tôt ou tard, il faisait d’une conversation une dispute. Il avait un certain don pour cela, don je me serais bien passée. Je n’avais nullement pensé à mal en lui disant que je lui étais redevable. C’était le cas. Et je n’aimais pas avoir des dettes de ce genre. Même s’il m’insupportait, même si je rêvais de lui briser le nez, je ne pouvais pas oublier qu’il m’avait aidée, mieux que personne. Et cela m’horripilait, raison pour laquelle j’avais spontanément proposé de lui rendre un service un jour ou l’autre. Pas forcément lorsqu’il s’agirait d’annoncer une mort, mais lorsqu’il aurait besoin d’informations, ou même d’autres choses. Je ne voulais pas avoir une dette envers lui. Je m’étais appuyée contre la porte, toujours les bras croisés, attendant de voir ce que Thybalt allait bien pouvoir dire cette fois-ci. « Franchement tu comptes faire quoi une fois dehors ? » J’haussais un sourcil. Comme si ça le regardait. Et comme s’il en avait quelque chose à faire. Je m’apprêtais à l’envoyer se faire voir une seconde fois, mais il me prit de court. « Tu te crois de taille à aller te mesurer à ceux qui lui ont fait ça peut-être ? Tu te penses assez maligne pour venir à bout toute seule de ce qui pollue et gangrène ce district depuis plus de dix ans ? Si t’as envie de te faire tuer tu t’y prends très bien … » Je roulais des yeux une nouvelle fois. Bordel, pour qui se prenait-il ? Comment pouvait-il se permettre de me donner ce genre de conseils alors qu’il était probablement la personne la moins bien placée pour dire ce genre de choses. « Qu’est-ce que ça peut te faire ? Qu’est-ce que ça peut te faire que j’aille me faire tuer ? » dis-je, agacée. Jusqu’à preuve du contraire, j’étais en mesure de prendre mes propres décisions, et si j’ai envie d’aller me faire tuer, bien, que j’y aille. J’étais pas stupide, j’étais consciente que je n’avais aucune chance face aux Pacificateurs qui ont ôté la vie de Landon, mais peut-être que ça m’était égal. Il n’avait pas pensé à ça. Que possiblement, j’en avais marre de me battre pour une cause que des types comme lui pensait perdue et qui n’hésitait pas à le faire savoir. Que possiblement, j’avais aussi envie d’avoir une vie normale et relax comme lui. C'était la meilleure. Ces conseils, il pouvait se le garder. Il sonnait faux et hypocrite. « D'autres ont essayé avant toi, ils ont tous une place au cimetière du district maintenant, et certains étaient bien plus malins que toi et moi réunis. Pourquoi tu penses que personne se bouge ici, pourquoi tu crois que quand je ne lève pas le petit doigt personne ne le fait à ma place ... » Foutaises, toujours des foutaises. Le district cinq était épargné par les Pacificateurs, ce n'était rien comparé à ceux du onze ou du douze. Si un district pouvait se rebeller en étant quasiment sûrs de vaincre les Pacificateurs, c'était bien le cinq. Encore fallait-il que son chef le veuille, ce qui n'était pas le cas. « Alors laisse tomber, d'accord ? Je sais bien que t'en as carrément rien à foutre de mes conseils et de mon avis, mais si une seule fois dans ta vie tu dois écouter ce que j'ai dit alors c'est là. Laisse tomber. » Il n'était pas si stupide puisqu'il réalisait bien que, effectivement, je n'en avais rien à faire de ces conseils ou de son avis. J'étais la première à tendre l'oreille quand les conseils étaient utiles, ce qui n'avait jamais été le cas venant de Thybalt. « T'a raison, j'en ai rien à faire de tes conseils... » balançais-je, furieuse. « Je sais pas ce que vous préparez ailleurs, et je tiens pas spécialement à le savoir je t'avoue, mais je suis certain que ça a plus d'importance que de venger la mort d'un type qui de toute façon ne reviendra pas. » C'était dur à entendre. Mais ce n'avait rien d'étonnant venant de lui. Il ne mâchait pas ses mots, et d'une certaine façon c'était le seul point commun que nous avions. Même si j'avais envie de lui en coller une, de l'insulter, de lui pourrir la vie, ces paroles n'étaient pas totalement dénuées de sens. Plus les minutes passaient, plus je devais admettre qu'il n'avait pas totalement tort. C'était ma fierté qui avait parlé, celle qui ne voulait pas donner raison à Thybalt. J'avais beau être fatiguée de ces combats, de cette Rébellion, du double-jeu auquel je me prête, il fallait que je me reprenne. Que j'arrête d'agir par impulsivité. Landon était mort. C'était un fait, mais est-ce que cela valait vraiment la peine que je me foute en l'air ? Que j'abandonne ce pour quoi je me suis battue durant dix longues années ? Que je laisse le Capitole gagner et continuer le massacre ? Si tous les rebelles pensaient comme moi dès que quelque chose les atteignait, plus personne ne se battrait pour la cause. Et ... les paroles de Thybalt m'avaient ébranlée. J'allais me faire tuer si j'agissais ainsi. Et mourir pour une simple vengeance n'en valait pas la peine. Si je devais mourir, ce serait en faisait tomber le gouvernement actuel. « ... même si ça me tue, je dois admettre que ... t'a raison. » Je soupirais bruyamment. Je ne savais pas réellement comment me comporter. Il m'agaçait autant qu'il avait raison. Il m'énervait autant qu'il avait du bon sens. « J'aurai jamais pensé dire ça. » lâchai-je, avec un léger rire, dû au stress, à la panique et à l'énervement qui m'avait envahi quelques instants plus tôt. « Maintenant je vais franchir cette porte et ne plus jamais revenir dans ta vie. » dis-je, comme pour l'assurer que c'était la dernière fois qu'il me voyait. Nul doute que ça lui ferait le plus grand bien de l'apprendre. Et à vrai dire, ça ne me déplaisait pas non plus de ne jamais revenir. Au moins, c'était un point sur lequel nous étions d'accord.



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MessageSujet: Re: PEPIBALT ➺ Même les punaises et les guignols ont un coeur.   Sam 1 Déc - 23:13

Ce n'était peut-être pas qu'une question de convictions, ou d'implication dans la révolte … peut-être que si Pepper et lui ne s'entendaient pas c'était simplement parce que leurs caractères étaient fait ainsi, pour qu'ils ne sachent pas communiquer autrement que comme ils avaient l'habitude de le faire : dans les critiques et les piques plus ou moins acides. Thybalt n'avait pas un caractère qui faisait l'unanimité et il était surtout chanceux qu'on ne le prenne au pire des cas que pour un gentil perturbateur, un agitateur ou un clown … et en plus de ça il était persuadé que Pepper avait un caractère tel qu'elle n'avait pas que des amis non plus ; Il ne savait pas trop quel genre de privilèges son statut de gagnante lui conférait et si les plus intéressés tournaient autour d'elle comme des mouches autour d'une vache, mais il restait certain qu'elle avait la réputation d'avoir un sale caractère où qu'elle aille. Et puis elle avait ce côté cheftaine qui en plus de ne pas plaire à Thybalt ne devait pas lui attirer beaucoup de sympathie où qu'elle aille … Les rebelles avaient tendance à avoir entre eux un égo surdimensionné et à se croire toujours plus malin et plus important que leur voisin ; Pepper se croyait supérieure à Thybalt et plus intelligente que lui, cela ne faisait aucun doute, et même si ce dernier ne pensait pas le contraire plus vrai il trouvait bien sûr cela vexant. Vexant que ses choix, des choix qu'il avait fait en y ayant réfléchi, lui soient reprochés comme s'il s'agissait simplement de faiblesse ou d'un manque de convictions, d'égoïsme ou simplement d'ignorance. A en juger par le temps qu'elle passait à droite et à gauche Pepper ne devait pas passer beaucoup de temps chez elle, et dans le village des vainqueurs du six sa maison devait prendre un peu la poussière … Alors comment pouvait-elle comprendre, elle qui passait plus de temps ailleurs que dans son propre district, comment pouvait-elle comprendre les inquiétudes de Thybalt par rapport à l'implication des siens dans un conflit qui aujourd'hui encore n'avait que trop peu de chances de mener à un véritable changement ? Était-ce être faible que de tout faire pour que le cinq soit épargné en cas de représailles ? Ils avaient déjà la chance de produire quelque chose dont le Capitole ne pouvait absolument pas se passer, alors pourquoi jouer avec le feu ? Pepper ne comprenait rien, et Thybalt savait qu'il aurait perdre son temps à essayer de lui expliquer la subtilité de la chose elle ne comprendrait pas mieux, parce qu'elle ne voyait pas plus loin que ses convictions à elle. Bref, elle lui tapait sur le système, et la pointe de compassion qu'il avait pu ressentir en la voyant si perdue suite à la nouvelle de la mort de ce pacificateur avait bien vite été reléguée au second plan lorsqu'elle avait grommeler cette histoire de dette envers lui ; Cette fille ne perdait vraiment pas le Nord, même au plus bas elle trouvait le moyen de ramener les choses à elle.

    « Ça voulait simplement dire que si un jour t'as besoin d'infos sur quelque chose ou quelqu'un je t'aiderai. » Sans pouvoir s'en empêcher Thybalt avait levé les yeux au ciel, exaspéré par le mode de fonctionnement de cette fille. Il ne savait pas que les informations entre rebelles se monnayaient, pas étonnant que la communication passe parfois si mal, si ils raisonnaient tous comme elle. « Mais tu sais quoi ? Va te faire foutre. » Charmante, comme toujours. Croisant les bras d'un air excédé Thybalt l'avait toisée des pieds à la tête, essayant de se rappeler qu'elle venait d'apprendre la mort de ce qui supposément était un ami, et que ce n'était pas forcément le moment d'en rajouter une couche … Mais elle rendait la chose difficile. Très difficile. « Heureusement le rebelle inutile que je suis n'auras sans doute jamais besoin de venir te demander des infos, alors soit tranquille, ta dette ne sera pas trop lourde à porter. » Et puis qu'on se le dise de la même manière que la jeune femme était venue ici sans avoir d'autre choix, il était certain qu'à moins d'y être forcé s'il avait besoin de quoi que ce soit ce ne serait pas vers Pepper qu'il se tournerait. Et d'ailleurs il y avait bien une question, une question qui le taraudait depuis des mois et qui ne pouvait être posée qu'à un rebelle habitué à se rendre au district treize … Mais pas Pepper, non. Tout le monde plutôt que Pepper. « On appelle ça le minimum de politesse. M'enfin, tu connais pas ce terme, alors bon. » Malgré lui il avait laissé échapper un léger rire, plus cynique que sincère entendons-nous bien. On parlait de sa mauvaise foi à lui, mais honnêtement elle pouvait largement lui faire de la concurrence. « Ça me touche, venant de quelqu'un qui ne fait que se plaindre et me traiter de tout et n'importe quoi quand elle est sous mon toit. » Affichant un air moqueur, il avait la quasi-certitude que de toute façon il ne la reverrait pas de sitôt après ça, et que par conséquent le souci serait réglé.

Qu'on se le dise ce n'était donc pas uniquement par bonté de cœur que Thybalt avait décidé de la mettre en garde, quand bien même il savait aussi que le simple fait que ces mots là sortent de sa bouche pousserait Pepper à n'en avoir tout bonnement rien à faire. Mais la vérité c'était que si Pepper cherchait à se venger ou faisait la moindre vague au sein du district on chercherait rapidement à savoir ce qu'une habitante d'un district aussi lointain faisait ici, parce que son statut de gagnante ne suffirait pas à l'expliquer, et alors on chercherait des complices ; Ceux qui l'auraient hébergé, ceux qui lui auraient donné des informations de nature à la conduire aux dits pacificateurs … Et il n'était pas question que lui ou n'importe qui d'autre ne paye pour la désinvolture de cette fille. Il faisait bon vivre au district cinq, ce n'était pas le un ou le deux et les jeux ne leur enlevaient pas moins d'enfants chaque année, mais malgré tout il faisait bon vivre ; Bien plus que dans les districts où la misère profonde touchait plus des trois-quarts de la population. Et pour cette raison la plupart des habitants Thybalt y compris se tenaient plus ou moins tranquille, parce qu'ils savaient qu'en échange, les pacificateurs n'étaient pas sans cesse sur leur dos non plus. Andy en avait fait les frais c'est vrai, et ce type là, Landon visiblement lui aussi … Mais c'était peu comparé à d'autres districts, et ça même les habitants non attachés à la rébellion en avaient parfaitement conscience. Alors il n'était pas question que cette mijaurée de Pepper ne vienne tout gâcher juste parce qu'elle ne savait pas garder la tête froide … Certes, c'était facile à dire quand on était pas vraiment concerné, mais qu'importe. Et puis elle n'était pas assez stupide pour se jeter comme ça dans la gueule du loup, même si cela faisait un peu mal à Thybalt de devoir l'admettre.

    « Qu'est-ce que ça peut te faire ? Qu'est-ce que ça peut te faire que j'aille me faire tuer ? » avait-elle finalement vociféré avec agacement. Roulant des yeux Thybalt avait secoué la tête d'un air excédé ; C'était tout ce qu'elle trouvait à répondre ? Et puis d'ailleurs … Qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire, c'est vrai. Si on était venu frapper à sa porte pour lui annoncer la mort de Pepper il n'aurait pas sauté de joie bien sûr, mais pour autant il n'aurait pas non plus pleuré à chaudes larmes. « J'en sais rien écoute, ça doit être mon côté bon samaritain. » Soupirant à son tour d'un air excédé il avait tout de même ajouté « Et puis si tu penses qu'il suffit d'un caractère de cochon pour que je souhaite la mort de quelqu'un, on est pas des sauvages au cinq. » Quoi que c'était quelque chose qu'il avait déjà entendu plusieurs fois de la bouche de visiteurs venus d'ailleurs, qu'au cinq ils étaient des rustres et vivaient encore comme des cow-boys, dans le mauvais sens du terme. A y repenser Thybalt se surprit à lever à nouveau les yeux au ciel. Tout comme la fierté de la jeune femme qui la poussait à ignorer même un conseil qui avait lieu d'être. « T'as raison, j'en ai rien à faire de tes conseils … » Il s'était contenté de hausser les épaules, après tout il n'allait pas non plus la supplier de faire attention … A vrai dire il était plus ou moins persuadé que ce qu'il venait de dire la ferait réfléchir, même si elle ne l'admettrait jamais. Ou peut-être que si … «  … même si ça me tue, je dois admettre que … t'as raison. » Soupir quasi-théâtral de la jeune femme, cache ton dégoût surtout. Mais Thybalt n'allait pas faire le difficile, qu'elle admette à voix haute qu'il avait raison relevant déjà du miracle … d'ailleurs, il était resté une seconde bouche bée, avant de se reprendre. « A la bonne heure ! » Un peu moqueur, c'est vrai, mais après tout elle ne l'avait pas non plus volé. D'ailleurs cette simple réponse semblait avoir un peu agacé la jeune femme qui s'était contentée de répondre « J'aurai jamais pensé dire ça. » Ça il s'en serait douté bizarrement. D'un air désinvolte il avait haussé les épaules de nouveau, finalement elle avait peut-être un peu plus de jugeote qu'elle ne le laissait paraître quand elle mettait les pieds ici. « Ouais, je suis plein de surprises que veux-tu. J'irai me coucher en ayant fait ma bonne action du jour. » Décroisant finalement les bras il l'avait scrutée, attendant de voir si elle avait une autre réplique cinglante à balancer pour en rajouter une couche, ou si elle en avait assez pour ce soir. Finalement elle avait décidé qu'il était simplement temps de partir. « Maintenant je vais franchir cette porte et ne plus jamais revenir dans ta vie. » Bon débarras, aurait-il crié avec exagération en temps normal. Mais pas cette fois-ci. Cette fois-ci il s'était finalement contenté d'acquiescer d'un signe de tête. Pourtant tandis qu'elle avait posé à nouveau sa main sur la poignée de la porte et fait un pas pour s'en aller, il n'avait pas pu laisser échapper ce qui lui brûlait les lèvres « Attends … ! »

Quelques instants plus tôt il avait juré que s'il avait quelque chose à demander jamais, ô grand jamais il ne s'adresserait à Pepper pour avoir ses réponses. Tout le monde sauf elle. Pourtant à cet instant il avait l'impression que c'était la chose à faire, parce que si elle se sentait une dette envers lui elle se sentirait aussi obligée de lui répondre de manière franche … et cette franchise il n'était pas aussi certain de l'avoir avec une autre personne fréquentant les souterrains du treize. Et il avait besoin d'une réponse à cette question, parce que ne pas savoir était une véritable torture, plus encore que le fait d'apprendre une mauvaise nouvelle en ayant une réponse négative ; La mauvaise nouvelle on pouvait – peut-être – finir par s'en remettre, mais l'attente en revanche on ne s'en débarrassait jamais complètement, et s'en débarrasser en étant fixé c'était quelque chose que le jeune homme voulait depuis longtemps. Depuis plus d'un an maintenant. Et un an c'était affreusement long quand on y pensait. Aussi alors que Pepper s'était retournée vers lui d'un air interrogateur il avait hésité quelques instants, sa bouche formant des syllabes qui ne franchissaient pas la barrière de ses lèvres, avant d'enfin réussir à articuler une phrase.

    « Peut-être que tu peux me donner un renseignement en fait … » Il se sentait stupide, il était même persuadé que c'était lui cette fois-ci qui allait se prendre une ou deux vannes dans la figure … Mais qu'avait-il à perdre de toute façon, si elle ne revenait jamais après autant qu'elle se montre un peu utile avant. « J'ai une question à propos du treize … en quelques sortes. » Ouais, en quelques sortes, particulièrement parce qu'il ne savait pas trop l'opinion que la jeune femme avait du treize et qu'il ne voulait pas faire une bourde de nature à totalement la persuader de ne pas l'aider … on ne savait jamais.



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MessageSujet: Re: PEPIBALT ➺ Même les punaises et les guignols ont un coeur.   Dim 3 Fév - 18:53

Je ne savais pas exactement ce qu’il se passait dans l’esprit de Thybalt, mais une chose était certaine, il était sacrément dérangé. C’était le premier à se plaindre de mon manque d’amabilité lorsque nos chemins se croisaient, et quand j’essayais de faire des efforts, il ne se gênait pas pour réduire ceux-ci à néant. C’était horrible de penser de cette façon, mais s’il avait été un de mes adversaires dans l’arène, une attitude pareille lui aurait valu un couteau dans le cœur. Quoi qu’il en soit, il m’avait à nouveau agacée. Et plus qu’il ne l’avait jamais fait. Je n’aurai pas pensé cela possible, comme quoi, il est plein de – mauvaises – surprises. Je ne connaissais rien de sa famille, je savais juste qu’il avait été recueilli par Magnus il y a des années de cela, mais je remettais sérieusement en doute les méthodes d’éducations du vieux gagnant – paix à son âme. D’ailleurs, c’était presque comique la façon dont le père et le fils étaient différents. Ou du moins, à mes yeux. Même si je n’avais jamais été une proche de Homens Senior, il me semblait bien plus sympathique que son abruti de fils, et surtout bien plus impliqué dans la Rébellion que ce dernier ne le serait jamais. Quoi qu’il en soit, je ne connaissais pas la manière dont on l’avait éduquée, mais nous n’avions clairement pas les mêmes valeurs. Je n’appréciais réellement pas son petit commentaire quand je lui avais signalé être redevable. C’était par pure politesse que j’avais dit cela, même si je n’étais pas certaine de ‘’rembourser’’ ma dette. Mais c’étant dans mon caractère de ne pas vouloir être redevable. Mes parents m’avaient éduqué de cette façon. Quand on te donne quand tu es dans le besoin, tu donneras à ton tour qu’ils me disaient. Les Jeux m’avaient encouragée sur cette voie, aussi étonnant que cela puisse paraitre. Quand vous vous faites des alliés et que ceux-ci vous sauvent les fesses une fois, vous vous sentez redevables si vous avez grandi de cette façon. Et dans l’arène, une dette doit être absolument effacée si vous vous retrouvez confronter au tribut qui vous a sauvé la vie lors d’un combat décisif. Cela peut paraitre fou pour la plupart des gens, voir même pour certains concurrents, qui n’auraient jamais aidé un tribut qui leur aurait sauvé la vie auparavant, mais j’avais cru en la bonté humaine des tributs. Pour la plupart, on n’oublie pas notre véritable personnalité juste en étant propulsé dans l’arène. C’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles j’ai gagné. En évitant de me mettre tout le monde à dos, en m’assurant quelques alliées en faisant un geste pour eux, j’ai pu arriver au bout de l’arène et de ces pièges.

Mais cela, Thybalt ne pouvait pas le comprendre. Et il ne le pourrait jamais, sans doute. Dans tous les cas, même si je n'aimais pas l'idée d'être redevable envers Thybalt, et que j'avais principalement dit cela par politesse, je m'y serais exécutée s'il avait eu quelque chose à me demander. En l'occurrence, cela ne semblait pas être le cas. Suite à notre échange, à sa remarque plutôt agressive - du moins je l'avais prise comme telle - je n'avais pas pu m'empêcher de lâcher un ''va te faire foutre'' bien peu aimable, mais qui m'avait soulagé. Peut-être étais-je à bout, peut-être que la nouvelle de la mort de Landon me faisait craquer après coup, peut-être que tout simplement que j'avais eu envie d'adresser le fond de ma pensée à Thybalt depuis longtemps sans jamais céder, et que je voyais là l'occasion parfaite pour lui faire comprendre ce que je ressentais face à ces répliques acides. Cela lui ferait du bien d'entendre réellement le fond de ma pensée. Et peut-être même que ça le ferait redescendre sur terre, il en avait bien besoin. « Heureusement le rebelle inutile que je suis n'auras sans doute jamais besoin de venir te demander des infos, alors soit tranquille, ta dette ne sera pas trop lourde à porter. » Pour une fois, Thybalt disait quelque chose d'intelligent. Il admettait enfin qu'il était un rebelle inutile. Chose que j'avais admise depuis longtemps, comme beaucoup de monde. On ne pouvait pas compter sur le district cinq, et une bonne partie du district treize le savait. Quoi qu'il en soit, là n'était pas le sujet. Désormais, sa dette, si un jour - par miracle - il en aurait eu une, il pouvait bien se la mettre quelque part. J'aurai bien voulu lui répondre, mais je savais pertinemment que je dirais quelque chose qui jetait à nouveau de l'huile sur le feu. Et je n'avais qu'une envie, déguerpir d'ici car le jeune homme me tapait sur le système. J'aurai très bien pu tourner les talons pendant qu'il me parlait, le laissant planter tout seul, mais je ne pouvais simplement pas. Parce que ce n'est pas dans mes habitudes de fuir dès que quelque chose m'agace ou me laisse sans voix. Je préfère affronter, quitte à ce que mes nerfs en prennent un coup. Ma fierté m'empêchait de conclure notre échange par la fuite. Car je savais très bien que si j'en venais à cela, Thybalt ne manquerait pas de me le rappeler si par malheur nos chemins venaient à se recroiser un jour. « Ça me touche, venant de quelqu'un qui ne fait que se plaindre et me traiter de tout et n'importe quoi quand elle est sous mon toit. » « Peut-être que ce quelqu'un n'aurait pas à agir de cette façon si l'habitant recevait mieux ses invités. » répondis-je rapidement. Bien évidemment, Thybalt n'avait pas la moindre envie de me recevoir comme un invité, mais plus comme un intrus, et cela je le savais bien. Quoi qu'il en soit, il était mal placé pour me faire la leçon. De toute évidence, je n'avais fait qu'exprimer à voix haute ce qu'il devait tout aussi bien penser à mon encontre.

La vengeance. Idée stupide, j'en avais parfaitement conscience, mais ôh combien logique après une annonce pareille. Parce que pour l'instant, je n'étais pas pleinement capable de réfléchir, encore moins de prendre des décisions censées. De toute manière, même si dans la précipitation de l'annonce de la mort de mon ami j'avais demandé des noms, cela n'était pas dit que je mette ma vengeance à exécution. Si Thybalt avait su quelque chose, qu'il aurait balancé le moindre nom, j'aurai mis probablement des jours avant de retrouver l'assassin de mon ami, même si celui-ci est un Pacificateur et donc, que la recherche était limitée. Et pendant ce court laps de temps, la raison me serait peut-être revenue. Parce qu'au final, j'avais d'autres choses à faire que de foncer tête baissée sur le coup de la colère. D'autres projets qui mûrissaient dans mon esprit depuis longtemps, et que je ne pouvais tout simplement pas oublier d'un claquement de doigts. Et même si Thybalt m'avait finalement suffisamment secouée pour que je réalise petit-à-petit que l'idée était saugrenue, il ne pouvait pas me faire croire que mon sort l'inquiétait. Il ne fallait pas qu'on se mente, il ne serait pas l'une des personnes à venir poser une fleur sur ma tombe, peut-être serait-il même celui qui lancerait un ''bon débarras'' au détour d'une conversation sur ma mort. Il n'en avait rien à faire, et il ne pouvait pas me faire croire le contraire. « J'en sais rien écoute, ça doit être mon côté bon samaritain. » Oh vrai, c'est un guérisseur. Pas le genre de type à souhaiter la mort des autres. Plutôt le genre à crier sur tous les toits à quel point la vie humaine est sacrée. « Et puis si tu penses qu'il suffit d'un caractère de cochon pour que je souhaite la mort de quelqu'un, on est pas des sauvages au cinq. » Je le savais bien, merci. Je n'avais à priori rien contre les citoyens du district cinq, ils m'avaient l'air de charmantes personnes, j'avais quelques contacts que j'appréciais. J'en avais après leur chef, inutile au possible. Et désagréable, insupportable, chiant et j'en passe les meilleures. Et puis, de toute façon, je n'avais jamais dit à voix haute qu'il était capable de souhaiter la mort de quelqu'un. J'avais juste parlé du fait que cela lui était certainement égal que je me fasse tuer. « Ne me fait pas dire ce que je n'ai pas dit. » Il pouvait penser tout ce qu'il voulait de moi, mais pas inventer des choses pareilles. Thybalt était insupportable, il ne viendrait pas à me regretter, mais je ne le connaissais pas suffisamment pour affirmer qu'il souhaiterait ma disparition. Quoi qu'il en soit, j'avais tout de même admis que même si j'en avais rien à faire de ces conseils - à vrai dire il aurait bien été la dernière personne que j'aurai écouté dans d'autres situations - il avait raison. Ça ne me faisait pas plaisir de le dire, mais il avait raison. « A la bonne heure ! » Insupportable. Vraiment. Même quand je faisais un effort dans sa direction, que je lui donnais raison – et dieu sait que ça faisait mal à ma fierté – il trouvait quand même l’occasion de m’agacer. Tout être normal aurait simplement eu un sourire de vainqueur, mais pas Thybalt, non. Lui, il préférait le soupir bien moqueur, bien agaçant. Tant mieux si ça pouvait l’aider à se sentir victorieux de notre rencontre. Mais, bien évidemment, ne pouvait pas rester les bras croisés face à ce maigre soupir qui suffisait à m’agacer, je ne manquais pas de lever les yeux au ciel pour bien lui faire comprendre ce que je ressentais face à ces paroles. « Ouais, je suis plein de surprises que veux-tu. J'irai me coucher en ayant fait ma bonne action du jour. » Tant mieux pour lui. Au moins l’un de nous deux allait passer une nuit tranquille après cette rencontre. En parlant de nuit, celle-ci était pleinement tombée, il était grand temps de s’en aller. Il devait désormais être très tard, et je risquais de ne pas passer inaperçue en sortant d’ici. Et puis, j’avais besoin d’air. Et je ne voulais plus voir Thybalt. Bref, je n’avais strictement plus rien à faire ici. Comme je lui avais si bien dit, j’allais sortir d’ici, et donc sortir de sa vie. Car plus rien ne me pousserait à revenir ici, bien même si Thybalt venait à être mon dernier espoir pour je ne sais quoi. Je trouverais ailleurs, évitant soigneusement le district cinq. Bon débarras, Thybalt, et à jamais. « Au revoir. » dis-je simplement, par pure politesse avant de quitter la pièce.

Du moins, c'est ce que je comptais faire. Je m'apprêtais à ouvrir la porte, main sur la poignée quand je sursautais. « Attends ... ! » Je me retournais brusquement, comme si j'avais peur d'être victime d'une hallucination. Avais-je rêvé ou ... ou venait-il vraiment de tenter de me retenir ? Qu'est-ce qu'il se passait ? Avait-il une dernière pique soigneusement étudiée à m'envoyer en plein visage avant qu'il ne soit trop tard ? Nous avions suffisamment donné ce côté-ci, il me semblait. Je croisais les bras, attendant qu'il développe. Je m'apprêtais d'ailleurs à râler sur le temps qu'il prenait pour former des phrases. Cela n'était pas si compliqué, pourtant. Quelques mots les uns après les autres, et cela donnait une phrase, magique n'est-ce pas ? Ceci dit, je ne prononçais pas la moindre parole. À vrai dire, le silence qui s'ensuivit m'avait convaincue de ne rien dire. Thybalt, pourtant le premier à être désagréable, était silencieux. Et cela m'intriguait au plus haut point. S'il était ainsi, c'était qu'il avait quelque chose à dire, et pas forcément agréable, comme il me l'avait prouvé quelques dizaines de minutes plus tôt. Je pris donc mon mal en patience. Du moins, j'essayais. « Oui ? » avais-je finalement dit, afin de le pousser à s'exprimer. « Peut-être que tu peux me donner un renseignement en fait ... » C'était la meilleure ! Lui qui avait tant insisté sur le fait que jamais il n'accepterait la moindre chose venait de moi, que je n'aurai en aucun cas la possibilité d'effacer ma dette, venait de faire marche arrière. Restait à savoir pourquoi désormais. Qu'est-ce qui l'avait fait brusquement changer d'avis ? Cela devait plutôt être important puisqu'il s'adressait à moi. Nul doute que vu la leçon de morale qu'il m'avait faite précédemment, il n'y avait personne d'autres qui pouvaient l'aider, et qu'il était bien obligé de mettre sa fierté de côté. « J'ai une question à propos du treize ... en quelques sortes. » La surprise devait probablement se lire sur mon visage. Thybalt Homens, avoir une question à propos du district treize ? Lui, rebelle que de nom s'interrogeait sur le district treize ? Sérieusement ? Voulait-il savoir ce que l'on y mangeait ? Si son cousin perdu de vue y était ? Si nous étions mieux lotis qu'au district cinq ? Quelle question pouvait-il bien avoir, lui qui semblait si peu intéressé à la cause des rebelles, et donc, indirectement, au district treize. « Je t'écoute. » dis-je finalement, tandis que de multitudes de questions possibles tournaient dans mon esprit.



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MessageSujet: Re: PEPIBALT ➺ Même les punaises et les guignols ont un coeur.   Ven 15 Fév - 0:56

Il fallait être un peu honnête, il est vrai que Thybalt ne faisait pas beaucoup d’efforts concernant la façon dont il accueillait les rebelles de districts voisins ou éloignés ; Parfois, lorsqu’il avait affaire aux moins antipathiques il parvenait à se montrer agréable et donner l’impression que malgré son inactivité pour la cause il avait au moins le mérite de faire preuve de la même gentillesse et de la même hospitalité que son défunt père avant lui. Mais avec ceux qu’il ne sentait pas, qu’il n’aimait pas, ou avec ces « imbéciles du district treize » il avouait sans mal ne pas vouloir faire le moindre effort et s’être taillé une réputation d’emmerdeur en parfait décalage avec ce à quoi Homens senior avait pu les habituer. Il y avait de ces rebelles qui agaçaient eux aussi Thybalt au plus haut point, eux le traitaient d’emmerdeur mais lui leur reprochait de se prendre trop au sérieux et de se conduire comme s’ils étaient les sauveurs de l’humanité et se croyaient indispensables. Aux yeux du médecin, Pepper-Swann était de ceux là, et ne se lassait jamais de donner des leçons et de prouver qu’elle était plus maligne que tout le monde ... En fait, ce que Thybalt lui reprochait avant tout c’était de ne pas voir plus loin que le bout de son nez, et de considérer les convictions autres que les siennes forcément moins louables. Pour elle la façon d’envisager les choses de Thybalt était méprisable, et relevait de la simple couardise de sa part ... Mais était-ce simplement de l’égoïsme ou de la peur que de faire un choix délibéré, que de peser le pour et le contre et de décider que mieux valait protéger son district de l’envahisseur plutôt que de le précipiter dans une révolte où les pertes humaines risquaient d’être bien plus importantes ? Il y avait quelque chose qui ne pouvait être nié : Panem avait trop besoin de son électricité pour se risquer à trop mécontenter le district cinq ; Panem avait besoin d’eux, et Thybalt estimaient qu’ils auraient tort de ne pas en profiter. La misère du onze ou du douze était triste, mais ce n’était pas en se mettant eux aussi en danger qu’ils y changeraient quelque chose au fond ... Allez, peut-être que c’était égoïste au fond, oui. Mais il n’y avait pas trente-six façons de survivre dans l’époque où ils vivaient, et sans un minimum d’égoïsme on ne survivait malheureusement pas longtemps là où les autres ne faisaient pas de quartier et n’avaient pas de scrupules.
Mais tout cela, aucune chance que Thybalt ne parvienne un jour à le faire comprendre à Pepper. Et le pire, c’éait qu’il ne remettait même pas en cause ses convictions à elle, qu’il trouvait même louables ... Et il ne lui avouerait jamais, mais Panem avait sans aucun doute besoin de personnes déterminées comme elle, la seule différence était que lui ne s’en sentait pas les épaules nécessaires. Cependant, on pouvait servir une cause louable sans pour autant se prendre pour le Messie, et c’était un peu ce que Thybalt reprochait à la jeune femme, cette façon qu’elle avait de le regarder de haut et de le dénigrer uniquement parce qu’il ne partageait pas sa vision des choses ... Chacun résistait à sa façon, chacun se lançait dans la rébellion pour des motifs qui lui étaient propres ... Mais leurs motifs à eux deux ne seraient sans doute jamais les mêmes, ne seraient peut-être même jamais compatibles. Raison pour laquelle ils ne s’entendraient jamais non plus, sans doute ... Quant à réussirun jour à se supporter, il n’y avait pas d’impossible mais cela ne semblait pas être à l’ordore du jour, ni des jours suivants, en tout cas.

    « Peut-être que ce quelqu’un n’aurait pas à agir de cette façon si l’habitant recevait mieux ses invités. » Une fois encore le jeune médecin n’avait pu faire autrement que de lever les yeux au ciel devant ce qu’il prenait comme de la mauvaise foi pure et dure. Une mauvaise foi qui plus est peut-être volontaire, et c’était bien cela le plus agaçant. « Techniquement je t’ai pas vraiment invitée. Tout comme je ne t’ai pas vraiment offert mon Whisky, d’ailleurs. Mais j’espère qu’il était à ton goût. » Si l’on oubliait le fait qu’elle en avait renversé la moitié sur le tapis en lâchant son verre, mais ça en revanche il ne jugea pas utile de le préciser ; Il aimait l’asticoter, mais n’irait pas jusqu’à remuer le couteau dans la plaie. Il avait fini par comprendre qu’on ne pouvait pas rire et se moquer de tout.

Dire qu’il avait hâte de la voir débarrasser le plancher était un euphémisme, mais pourtant il se serait senti presque coupable de la laisser s’en aller ainsi, des idées de revanche plein la tête, sans avoir rien fait pour tenter de l’en dissuader. Il n’avait pas vraiment l’espoir qu’elle l’écoute, ni la prétention qu’elle le prenne même au sérieux, mais pourtant il se sentait le devoir de dire quelque chose, parce que son instinct lui disait le faire, et peut-être aussi c’est vrai, pour soulager sa conscience. Si elle décidait quand même d’aller se faire tuer par la suite cela deviendrait son problème, mais Thybalt lui ne pourrait pas regretter de n’avoir pas fait et dit tout ce qu’il pouvait dire pour la persuader que ce n’était pas le moment de faire une connerie. Parce que cela retomberait sur le dos du district cinq, bien entendu, mais pas seulement ... Sans aller jusqu’à dire qu’il se souciait sincèrement de ce qui pouvait arriver à la jeune femme, il n’en était pas non plus au point de souhaiter qu’il lui arrive quelque chose. Elle ne méritait pas cela, malgré son côté franchement horripilant. D’ailleurs, Pepper elle-même devait en avoir conscience à en juger par son « Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit. » Bon, il se doutait qu’il devait y avoir un autre sous-entendu acide là-dessous, mais si tel était le cas il ne l’avait pas relevé et n’avait pas l’intention de cogiter plus longtemps à ce sujet. De toute manière, il n’avait pas envie de la voir s’attarder ici, alors si fermer sa bouche était le seul et unique moyen de la voir partir plus vite il était prêt à faire un effort, et à retenir ses tendances à toujours trop l’ouvrir encore quelques secondes. Son « Au revoir. » lui sembla même sonner comme une délivrance, l’assurance que bientôt sa soirée redeviendrait aussi ennuyeuse mais bien moins agaçante qu’elle ne l’était actuellement. Elle avait la main sur la poignée, elle allait s’en aller, enfin, et pourtant ... et pourtant, sans trop savoir ce qui lui prenait il se sentit obligé de la retenir.

Elle semblait aussi surprise que lui, bien sûr, et à vrai dire il se serait foutu des baffes pour avoir ainsi cédé à ce qu’il s’était promis de ne jamais s’abaisser à faire. Des rebelles il en passait d’autres, il aurait pu poser sa question à n’importe lequel mais non, il venait de prendre cette décision stupide et incompréhensible de lui demander à elle. Mais peut-être n’était-ce pas aussi idiot qu’il en avait l’impression sur le coup ... Après tout, qui était mieux placée que Pepper pour lui répondre sans se perdre en détails et compassion inutiles ? Qui mieux qu’elle n’aurait rien à gagner à ne pas lui dire la vérité et à le laisser se débrouiller avec ensuite.

    « Oui ? » avait-elle seulement répondu en se retournant vers lui, ses gestes et le ton de sa voix indiquant clairement que sa patience était pratiquement arrivée à ses limites et qu’il aurait intérêt à en venir directement au but s’il voulait quelque chose. Et ce q’il voulait c’était un renseignement, un simple petit renseignement qu’elle pouvait, il l’espérait, avoir en sa possession. « Je t’écoute. » Il avait eut peur, l’espace d’un instant, qu’elle refuse ... Puis il en était arrivé à la conclusion que la jeune femme avait peut-être des tonnes de défauts, mais qu’elle devait au moins tenir parole. Comme quoi, même avec les cas les plus désespérés tout espoir n’était pas perdu. « Attends. » avait-il répondu tout en sachant qu’il avait intérêt à ne pas la faire mariner trop longtemps. Faisant quelques pas il s’était rapproché d’elle, mais s’était finalement dirigé vers la commode près de l’entrée et en avait ouvert un des tiroirs, d’où il avait sortit une photographie, cornée et usée d’avoir trop été sortie, contemplée, rangée, ressortie, rangée à nouveaux. « Le treize a foutu un sacré boxon avec ses rumeurs de tributs sauvés, mais maintenant qu’on sait que c’est vrai ... » Et même cela Thybalt l’avait nié un long moment, n’y voyant là qu’une ruse du treize pour attirer l’attention sur eux, pour avoir le soutien des districts quand ils ne l’auraient pas eut autrement. « Alors je me disais, comme tu y vas parfois, peut-être que t’en sais un peu plus sur ceux qui ... » disant cela il avait tendu la photographie vers la rebelle sans vraiment la regarder dans les yeux. Dessus Luna souriait, comme si rien ne pouvait l’atteindre, là où le sourire d’Heidi déjà semblait manquer d’une étincelle que la mort de son mari lui avait retiré à jamais. « Sa mère passe du désespoir à l’euphorie en permanence depuis que le treize a balancé ces histoires ... et ne pas savoir, l’espoir, y’a rien de pire. Alors si tu sais quelque chose ... » Il n’avait pas terminé sa phrase, elle comprendrait. Luna était-elle vivante, c’était une question qui lui aussi le bouffait à petit feu depuis qu’il avait compris que les chances que ce soit le cas étaient réelles. Et puis, c’était tellement douloureux de voir Heidi reprendre espoir, se raccrocher à ce petit bout d’idée, sans savoir si ses espoirs étaient faux ou non. « Un oui ou un non suffira. » avait-il finalement rajouté, comme pour lui faire comprendre qu’il n’avait pas besoin qu’elle en fasse des tonnes, ou qu’elle fasse un quelconque commentaire.

Avant que Luna y soit envoyé Thybalt faisait partie de ces rares privilégiés qui n’avaient jamais vu aucun de leur proches ou amis perdre la vie dans l’arène des jeux de la faim. Avant d’y voir mourir sa filleule il ne savait pas réellement l’effet que pouvait faire le fait de voir du sang couler à travers l’écran, d’entendre des cris vous transpercer sans pour autant vous paraitre réels, d’écouter Claudius Templesmith faire des commentaires morbides sur un tribut qui n’était pas seulement un nom parmi d’autres. Il s’en souvenait encore ; Lorsque Luna était morte il était assis à la table de la cuisine, lorsqu’il l’avait vu courir il s’était levé, comme poussé par un mauvais pressentiment, et finalement lorsque son cri d’agonie avait envahi la pièce il avait les doigts posé sur l’écran de la télévision ... et jamais, de toute sa vie, il ne s’était senti aussi impuissant. Luna était là, de l’autre côté de l’écran, elle était en train de mourir et il n’y avait personne pour lui tenir la main, personne pour la serrer dans ses bras, personne pour lui dire que tout irait bien ... personne.



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MessageSujet: Re: PEPIBALT ➺ Même les punaises et les guignols ont un coeur.   Dim 10 Mar - 17:58

Thybalt et moi n'étions clairement pas faits pour nous entendre. Nos caractères respectifs et nos divergences d'opinion me le prouvaient depuis longtemps, mais cette rencontre également. Il fallait tout de même avouer qu'il fallait être sacrément dérangés pour en venir à se disputer, s'envoyer des piques, se moquer gentiment l'un de l'autre alors que cette conversation avait commencé sur un sujet pourtant peu drôle, à savoir la mort de quelqu'un. Et aussitôt après que Thybalt m'ait annoncé celle de Landon, nous avions commencé nos ... chamailleries, même si le mot n'était pas le plus adéquat. Preuve que nous pourrions probablement jamais cela. Il n'y avait rien à faire, c'était bien plus fort que nous. Et même si je n'appréciais pas Thybalt, je n'étais pas au point de le détester. Et d'une certaine façon, il fallait bien un emmerdeur parmi nos connaissances. Thybalt était le mien. Et puis mine de rien, c'était pas désagréable d'être constamment agacée par quelqu'un, cela permettait de se défouler contre cette personne. Tant pis pour Thybalt d'ailleurs, mais il devait certainement faire de même. Du moins, j'en avais l'impression. Notre petit échange d'amabilités semblait toucher à sa fin, ce que je ne regretterais pas. C'était amusant deux minutes. Comme on ne changeait pas les habitudes, il leva les yeux au ciel suite à ma dernière réplique. Qui n'était pas totalement fausse. D'une certaine façon, je l'aidais. Je ne faisais que lui conseiller de mieux accueillir ses invités. Une petite pique qui ne manqua pas de le faire réagir. « Techniquement je t'ai pas vraiment invitée. Tout comme je ne t'ai pas vraiment offert mon Whisky, d'ailleurs. Mais j'espère qu'il était à ton goût. » Pas faux. Mais du moment qu'il ouvre sa porte, il m'invite à entrer. CQFD. Bon ... en réalité il n'avait pas tort. Il marquait même un point. Mais je n'avouerais jamais qu'il avait raison. Question de fierté. « J'ai connu mieux. » dis-je en référence au whisky. En fait, je m'en fichais pas mal, ça restait de l'alcool, et je n'étais pas spécialement une spécialiste, mais qu'importe, tout était bon pour agacer Thybalt, même si, ici, ça restait plutôt gentil. Et c'est sur cette ultime pique que je comptais m'en aller. De toute manière, c'était lassant, et je n'avais aucune envie de passer la nuit à me disputer avec lui. J'avais eu ce que je voulais, je l'avais remercié pour cela, plus rien ne me retenait ici. J'étais donc prête à quitter cet endroit, avec hâte je devais reconnaitre. Gratifiant Thybalt d'un simple au revoir - et bien oui, il faut tenter de rester polie - je m'apprêtais à enfin quitter ce trou à rat. C'était son compter sur Thybalt qui me retint. Manque de chance pour lui, ma patience semblait avoir atteint ses limites et je le rappelais rapidement à l'ordre. Attendre, oui, mais pas des heures.

Finalement, il avait craché le morceau, déclarant qu'il avait une question à me poser. Bien. Qu'il l'a pose alors. Une nouvelle fois, un silence s'ensuit, m'obligeant à lui préciser que je l'écoutais, juste au cas où il attendrait pour rien. « Attends. » répéta-t-il. Quoi qu'il ait à me demander, cela semblait plutôt sérieux, à en croire le moment qu'il mettait pour articuler quelques phrases. Comme s'il devait se préparer avant. Cela semblait sérieux, raison pour laquelle je ne fis plus le moindre commentaire pour l'inciter à cracher le morceau, comme j'avais pu le faire auparavant. Et puis, je pouvais me mettre à sa place. Il avait été la dernière personne que j'avais pensé consulter concernant la disparition de Landon, et j'étais sûrement la dernière à qu'il demanderait le moindre service. Autant lui laisser le temps d'accepter ce qu'il s'apprêtait à faire, c'est-à-dire demander quelque chose à quelqu'un qu'on n'apprécie pas. « Le treize a foutu un sacré boxon avec ses rumeurs de tributs sauvés, mais maintenant qu'on sait que c'est vrai ... » Le treize fout toujours un sacré boxon. Quoi que Coin décide de faire, elle fait mal les choses. Mais bien évidemment, valait mieux pas le dire si on tenait à nos petits conforts au sein du treize. Parce que nul doute que je finirais renvoyée dans ma belle petite maison au district six si je l'ouvrais trop, autant dire que ce n'était pas dans mes plans. « Alors je me disais, comme tu y vas parfois, peut-être que t'en sais un peu plus sur ceux qui ... » Prenant la photographie qu'il venait de me tendre, je la contemplais quelques longues secondes. Je reconnaissais la fille sur la photo. Je ne savais pas son prénom, ni même son âge. Je ne savais absolument rien sur elle si ce n'est que Catalina l'avait tuée. Mon tribut avait tué cette jeune fille. Et si en temps normal cela ne m'aurait fait ni chaud ni froid en raison des circonstances, là c'était différent. Parce qu'il ne fallait pas être médium pour deviner où voulait en venir Thybalt. « Sa mère passe du désespoir à l'euphorie en permanence depuis que le treize a balancé ces histoires ... et ne pas savoir, l'espoir, y'a rien de pire. Alors si tu sais quelque chose ... » Encore l'un des défauts du treize. Faire un coup d'éclat pareil, et finalement ne pas assumer les conséquences. Si le but d'une telle annonce était de montrer qu'il était toujours là, prêt à vaincre le Capitole, il n'avait pas pensé aux conséquences. Aux familles qui souffraient, qui se questionnaient, comme cette femme. Pire encore, certains auraient pu avoir l'idée saugrenue de rejoindre le treize dans le but d'avoir des réponses. Et nul ne doute que dans un tel cas, les morts en chemin n'auraient pas été rares. « Un oui ou un non suffira. » Peut-être que pour lui oui, mais pas pour moi. Ça ne suffira pas. Peut-être qu'il s'imaginait que j'étais totalement insensible, mais je me voyais mal lui répondre simplement ''non, elle est morte, au revoir''. Ça ne faisait pas. Pas même face à Thybalt. Il avait fait de son mieux quand il avait fallu m'annoncer la mort de Landon, et je ne pouvais pas me permettre d'être insensible pour annoncer une telle nouvelle. Pas seulement parce que lui avait pesé ses mots, mais aussi par respect. Ça ne se fait tout simplement pas. Encore fallait-il trouver un moyen d'annoncer la mort, ou plutôt le non-sauvetage, de cette jeune fille. « Je ... » ''Je me suis pas vraiment occupée des tributs sauvés'' manquais-je de dire. Mais, finalement, ça, il n'avait pas besoin de le savoir. Parce qu'ainsi, il aurait une raison de ne pas me croire, de garder en tête l'idée que la jeune fille ait survécu, et que je ne puisse pas l'aider étant donné que je ne m'occupais pas d'eux. Et il ne pouvait pas garder espoir. Cela faisait trop longtemps que ça durait, pour lui et pour la mère de la demoiselle. Je ne m'occupais pas des tributs, mais après les Jeux, le treize avait annoncé les noms des sauvés. Sauf que je ne m'en souvenais pas. Ceci dit, je les avais croisés à plusieurs reprises. Au détour d'un couloir, lors d'un repas à la cafétéria, ou d'une réunion. Si la plupart avait été vite oublié, pas cette jeune fille. Parce que ma tribut, Catalina, s'était chargée de lui donner la mort. Et qu'en général, je ne peux pas oublier le visage de ceux que mes tributs ont tué. « Je crois pas qu'elle ... » Comment annoncer cela ? Je pouvais me mettre à sa place désormais. Je pouvais comprendre ce qu'il avait dû ressentir quelques dizaines de minutes auparavant, quand j'avais débarqué chez lui et qu'il avait dû m'annoncer la mort de Landon. Même face à quelqu'un qu'on n'apprécie pas, c'est difficile à dire. Parce qu'une mort, qu'elle touche quelqu'un qu'on apprécie ou non, reste une mort, et qu'il n'y a rien de pire à annoncer. Qui plus est, je n'aidais pas Thybalt avec mes propos. Je ne pouvais pas simplement croire. Je devais en être sûre, lui apporter une réponse qui était définitive, et qui ne laissait pas de portes ouvertes à des probabilités. Cela faisait maintenant plus d’un an que les tributs avaient été sauvés. Si cette jeune fille avait été parmi eux, je l’aurais croisée. Ne serait-ce qu’une seule fois. Et ce visage, je ne pouvais pas l’oublier, car Catalina l’avait tuée. Alors, après un an, les chances qu’elle fasse partie des tributs sauvés étaient inexistantes. Elle était morte dans cette arène. Il n’y avait pas d’autres solutions possibles. « Je suis sûre qu’elle n’en fais pas partie. » Contrairement à ce que ma phrase pouvait laisser penser, je n’étais pas sèche ou insensible. Mais à quoi bon tourner autour du pot ? À quoi bon utiliser des métaphores ? Thybalt était certainement capable d’entendre la vérité, quitte à ce que ça ne soit pas délicat. Je n’étais pas douée pour annoncer ce genre de choses, mais au moins il avait une réponse. Une vraie réponse.

Un silence s’ensuivit, lui permettant d’entendre la nouvelle, et peut-être de réaliser le poids de mes paroles. « Je suis désolée. » Je l’étais sincèrement. Il pouvait décider d’y croire ou non, mais c’était sincère. Perdre un être cher n’était déjà pas facile en soi, mais perdre cet être dans les Jeux était encore pire. De toute évidence, même s’il souhaitait apporter des réponses à la mère de la jeune fille, il était évident qu’il l’a connaissait. Sinon il ne garderait pas une photo d'elle dans ces tiroirs. Et s'il l'a connaissait, cela voulait dire qu'il avait été affecté par sa mort d'une façon ou d'une autre. Il avait assisté à celle-ci en direct, ce qui avait dû être une véritable torture. Et même si je ne portais pas Thybalt dans mon coeur, j'étais désolée. Parce que ce genre de choses, on ne le souhaite pas même à notre pire ennemi. Je n'étais pas désolée que pour la mort de la jeune fille, mais également parce que Catalina avait survécu. Il ne le saurait pas et je ne comptais pas lui dire. Mais la meurtrière de cette fille qu'il connaissait n'était autre que la tribut que j'avais entraînée, que j'avais poussé à tuer pour sa survie. Qui, elle, avait survécu. Sans raison. Juste parce que c'était ainsi. Cette histoire de tributs sauvés était injuste. Pour les familles, tout d'abord. Comme il l'avait si bien dit, il n'y a rien de pire que d'espérer sans savoir. Ces familles espéraient, et n'auraient probablement aucune réponse parce que les tributs ne sortiraient probablement jamais des souterrains. Parce qu'on pourrait les reconnaître, qu'on pourrait attenter à leur vie. Pour eux, aussi, c'était injuste. On les ramenait à la vie, mais ce n'était pas pour leur en offrir une meilleure. Enfermé comme des rats, traumatisés par les Jeux, entraînés à se battre alors qu'ils viennent déjà de le faire pendant des jours entiers... Quant aux tributs qui étaient vraiment morts, c'était injuste pour eux. Qu'on se batte pour d'autres qu'eux, alors qu'ils auraient certainement voulus vivre. Quoi qu'il en soit, je n'adhérais pas à ce sauvetage. Mais là n'était pas la question. Catalina avait survécu, cette fille était morte, et on ne pouvait rien y faire. « Je suis sincèrement désolée. » répétais-je. Car pour lui, cela n'allait pas s'arrêter là. Il devrait ensuite l'annoncer à la mère de la jeune fille. Qui à en croire la photo qu'il m'avait montrée, semblait déjà usée par les épreuves de la vie. La perte d'un enfant étant la pire, elle n'arriverait probablement jamais à s'en relever. Et Thybalt allait devoir lui annoncer la triste vérité. Elle allait obtenir sa réponse, mais ce n'était certainement pas mieux ainsi. Quoi qu'il en soit, je n'avais plus rien à faire ici. Je l'avais aidé du mieux que je pouvais, et je ne voyais pas quoi ajouter d'autre. Il devait sûrement avoir besoin de se retrouver seul, encaisser la nouvelle, prévoir une façon de le dire à la mère de cette fille. Et pour cela, il n'avait clairement pas besoin de moi. « Bon ... Bon courage. » dis-je finalement, jetant un coup d'oeil à la photo, sous-entendant le moment de l'annonce. Peut-être qu'il le prendrait mal venant de ma part, répliquant qu'il n'avait pas besoin de mes encouragements, mais qu'importe. Encore une fois, j'étais sincère, et libre à lui de le croire ou non. Sur ces dernières paroles, je détournais les talons, quittais la maison en prenant soin de refermer la porte derrière moi. Prenant soin de ne pas me faire remarquer pour ne pas apporter d'ennui à Thybalt. Je ne le portais pas dans mon coeur, mais je n'avais pas non plus envie qu'il se retrouve en mauvaise posture par ma faute. Une visite au milieu de la nuit n'a jamais rien de bon. Je lançais un dernier regard en direction de la maison, me demandant comme il réagissait à la nouvelle, avant de disparaitre pour de bon.



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MessageSujet: Re: PEPIBALT ➺ Même les punaises et les guignols ont un coeur.   Ven 15 Mar - 1:06

C'était de la mauvaise foi pure et simple, le genre qui agaçait Thybalt avant tout parce qu'il en faisait régulièrement preuve lui aussi. Le genre qui lui rappelait que si Pepper l'agaçait autant c'était parce qu'elle avait ce même don pour le ping-pong verbale, cette même tendance à surenchérir que lui, raison majeure sans doute au fait qu'ils ne pourraient sans doute jamais se parler autrement que de cette façon. Qui se ressemble s'assemble, vous parlez d'un proverbe, c'était de la foutaise selon Thybalt, la vérité c'était que plus quelqu'un vous ressemblait plus il avait tendance à vous agacer, comme s'il n'y avait pas assez de place pour deux personnalités similaires dans la même pièce. Mais enfin il ne lui en voulait pas au fond, et sans jusqu'à dire qu'elle lui manquait lorsqu'il ne la voyait pas pendant un certain temps, il devait bien admettre qu'avec le recul repenser à leurs prises de bec lui donnait bien plus envie de rire un bon coup qu'autre chose … Enfin, cela il se l'avouait à lui-même, mais il ne fallait pas rêver, jamais ô grand jamais la jeune femme ne l'entendrait admettre une telle chose. De toute manière à bien y réfléchir ce n'était jamais de la pure méchanceté qu'ils avaient l'un envers l'autre, et justement s'il la trouvait parfois – souvent – profondément agaçante il ne la trouvait pas méchante. Mais enfin agaçante suffisait amplement à ce qu'il ait hâte de la voir déguerpir, car s'il réussissait à lui trouver un potentiel humoristique ce n'était qu'avec beaucoup de recul, et pour l'instant son « J'ai connu mieux. » lui donnait à nouveau simplement envie de l'étriper. La prochaine fois qu'elle venait il saurait le lui rappeler ; Quoi que s'il pouvait ne pas y avoir de prochaine fois il n'était pas certain d'en être attristé. Cela lui ferait plus de whisky, et de toute manière lorsqu'il aurait troqué cette grande maison pour une autre plus à sa taille en dehors du village des vainqueurs il n'était pas certain que la jeune femme désire toujours venir lui chercher des poux. Après tout elle était une gagnante, et elle continuait de se pavaner au Capitole, alors elle devait s'être habituée au luxe, non ?

Du coup il ne savait pas trop ce qui lui avait pris, quelle mouche l'avait piqué pour qu'il se sente tout à coup presque obligé de lui poser cette question qui lui brûlait les lèvres depuis des semaines en réalité mais sans qu'il n'ose se l'avouer … Il n'était pas comme Heidi, il ne s'était pas raccroché désespérément à cette idée que Luna n'était pas morte mais bien vivante et cachée dans les souterrain d'un district que la majorité des habitants de Panem croyaient encore disparu il y a un an. Luna était morte, il état devant sa télévision lorsqu'elle avait poussé ce cri de douleur qui lui avait glacé le sang, lorsque cette fille d'il ne savait plus quel district lui avait planté son poignard en plein coeur pour abréger ses souffrances, ou simplement pour la faire taire. Mais malgré lui il avait toujours eut dans un coin de sa tête ce Et si ?, cette fameuse question qui suffisait à vous bousiller la meilleure des résolutions. Il voulait se persuader que cette question qu'il s'apprêtait à poser à Pepper c'était uniquement pour Heidi, c'est d'ailleurs ainsi qu'il se décida à présenter la chose à la jeune femme, mais au fond c'était un peu pour lui aussi, parce que lui aussi voulait enfin vivre sur une certitude, et non plus sur des suppositions.

    « Je … » Il avait du mal à rester impassible, avalant sa salive avec difficulté, mais de son côté Pepper semblait ne pas réussir à trouver les mots, comme si elle redoutait de dire ce qu'elle avait à dire. Le rebelle était perplexe, cela voulait-il dire qu'elle ne savait pas ? Ou bien … S'apprêtait-elle à lui annoncer ce qu'il redoutait malgré tout, malgré le fait qu'il se soit déjà fait une raison ? « Je crois pas qu'elle … » A nouveau elle avait laissé sa phrase en suspend, rendant pour Thybalt l'attente presque insupportable. Il se foutait de ce qu'elle croyait, il voulait du concret, croire il pouvait le faire tout seul. Entrouvrant la bouche comme pour protester il ne parvint pourtant pas à sortir le moindre son, et se contenta de secouer légèrement la tête à la négative. Et puis, finalement, le couperet était tombé. « Je suis sûre qu'elle n'en fait pas partie. » Ce n'était qu'une phrase, ce n'était même pas vraiment une surprise, mais pourtant c'était tout un monde qui s'écroulait. Luna, sa filleule, était morte, plus aucun espoir du contraire. L'espoir faisait mal, mais perdre l'espoir ne faisait pas moins mal. « Je suis désolée. » avait finalement ajouté Pepper, ne sachant visiblement pas comment réagir face au silence que lui avait adressé le jeune homme en guise de réponse. Et ce silence Thybalt l'avait fait durer encore quelques instants supplémentaires, le temps sans doute de digérer, ou du moins d'assimiler la nouvelle qui venait de lui tomber dessus. Luna était morte, il l'avait toujours su, mais désormais il en avait la certitude, et il avait l'impression que cela changeait tout, ou presque. « Je suppose que maintenant, on est quitte, pas vrai ? » avait-il articulé d'une voix résignée. Une mort contre une autre, Landon contre Luna, un partout la balle au centre. « Merci. »

Il n'était pas le genre à se répandre en paroles inutiles, pas quand il s'agissait de Pepper, mais ce merci était sans doute tout aussi sincère que le désolé qu'elle venait de lui adresser. Il ne savait simplement pas trop pourquoi il la remerciait en priorité, pour avoir répondu à sa question ou bien pour en être désolée. Peut-être un peu des deux, au fond elle était comme lui, ils avaient beau s'agacer mutuellement c'était le genre de nouvelles qu'ils auraient sans doute préféré ne jamais avoir à annoncer à l'autre. Il se demandait ce qu'allait faire Pepper une fois sortie d'ici, si parce qu'ils avaient les même défauts ils auraient la même façon de gérer la nouvelle qui venait de leur tomber dessus et d'y réagir … Quoi qu'il ne savait même pas comment lui-même allait gérer la chose. Il avait hâte qu'elle s'en aille, il voulait être seul, et plus uniquement parce qu'elle lui tapait sur le système mais parce qu'il avait besoin de faire le point, de réfléchir … de se faire à l'idée. Il pensait déjà ce qu'il allait devoir faire face à Heidi, à ce qu'il allait dire, à comment il allait le dire … allait-il seulement réussir à lui dire ? Il devait, il ne pouvait pas la laisser comme ça, il ne pourrait de toute façon pas continuer à la regarder en face en gardant pour lui une telle information, pas quand Heidi n'avait plus que sa fille et le district treize à la bouche.

    « Je suis sincèrement désolée. » avait-elle finalement répété, comme si cette fois-ci c'était elle qui le pensait incapable de la croire. Elle était désolée, comme lui l'avait été en lui apprenant le triste destin de Landon quelques minutes plus tôt ; Ils étaient désolés, cela leur faisait une belle jambe. « Je te crois. » Il avait relevé les yeux vers elle, serrant dans sa main la photo qu'elle lui avait rendu, mais sans oser poser à nouveau les yeux dessus, comme si d'un coup regarder le visage souriant de Luna lui paraissait trop difficile. « Et moi aussi, encore une fois. » Il n'avait pas prévu cette réponse, mais après tout pourquoi pas, un peu de sincérité parfois … Qui sait s'il reverrait Pepper dans un avenir proche de toute façon. Jetant un coup d'oeil furtif à la photographie elle avait ajouté un « Bon … bon courage. » hésitant, sans qu'il ne soit totalement sûr de ce à quoi elle faisait référence. Dans moins d'un mois le cauchemar recommencerait, nouvelle moisson, nouveaux tributs, nouveaux morts … Dieu sait comment Heidi réagirait. « Ouais … on en aura tous besoin, je crois. » Voix neutre, en apparence, regard dirigé vers le sol malgré de brefs oeillades vers la jeune femme.

Finalement il avait rangé la photo au fond de la poche de son jean, comme pour la cacher, comme pour en oublier l'existence. Il ne savait pas quoi dire de plus, il était simplement temps qu'elle s'en aille ; Ils n'étaient pas amis, ils n'allaient pas pleurer mutuellement sur l'épaule de l'autre, ils s'étaient juste rendus mutuellement service en partageant des informations. Néanmoins il lui était reconnaissait pour sa sincérité, et contrairement à d'habitude il avait bien l'intention de la laisser quitter la maison sans lui asséner une dernière réplique cinglante, moqueuse ou acide. Et contre toute attente il avait même terminé par un « Y'a des rondes toutes les deux heures entre l'hôtel de ville et la gare, méfie-toi. », une façon de lui dire de faire attention et de surveiller ses arrières, sans pour autant donner foncièrement l'impression de s'inquiéter. Elle n'avait d'ailleurs rien répondu, pas qu'il attende une quelconque réponse, et après un bref signe de tête indiquant qu'elle avait capté l'information qu'elle avait ouvert la porte et était ressortie, sans un mot de plus, laissant Thybalt seul avec la boule de tristesse lui serrant la gorge. Faisant quelques pas vers la porte d'entrée il avait posé la main sur la poignée, et tourné la clef dans la serrure pour refermer, d'un geste sec, comme pour signifier qu'il n'ouvrait plus à personne, pas ce soir. Lâchant un soupir de lassitude il s'était laissé glisser le long de la porte, avec l'impression que toute la fatigue accumulée ces derniers jours lui retombait dessus d'un seul coup. Il n'avait même pas de larmes à verser, simplement un profond sentiment d'injustice et de tristesse à avaler, mais à Panem qui n'avait pas déjà goûté à ce mélange douloureux.

fin du sujet.



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