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 ( J2 ) NEVER GO BACK ➺ IUGO&EZEA

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MessageSujet: ( J2 ) NEVER GO BACK ➺ IUGO&EZEA   Lun 23 Juil - 23:07


( NEVER GO BACK ➺ EVANESCENCE )


tearing us apart until it's all
gone, the only world i've ever
known sleeps beneath the
waves. but i remember.
J'avais abandonné le campement depuis une dizaine de minutes quand j'entendis les premiers cris. Ils étaient faibles et résonnèrent tout d'abord comme de simples murmures, si bien que je crus à une chimère. Après tout, les heures de marche que j'avais dû endurer avaient fatigué mon corps, et je n'étais plus tout à fait alerte. Mais à peine une seconde plus tard, un cri plus audible se fit entendre. Je me décidai à avancer ; et plus je progressai dans la montagne, plus les hurlements s'intensifièrent, déchirant le silence avec violence et résonnant avec une intensité exacerbée dans la nuit noire. Je fronçai les sourcils avec incertitude, une peur panique montant en moi au rythme des battements de mon cœur. C'étaient des hurlements humains, à n'en pas douter. Une voix féminine, même. La jeune femme était-elle en train de se faire attaquer par une mutation génétique ? Par un autre tribut ? Je ne devais pas progresser vers elle - je n'avais pas encore atteint ce stade de masochisme. Pourtant, plus les secondes passaient, et plus les cris se faisaient terrifiants. Je tremblais imperceptiblement sous mon blouson, mon poing fermement crispé sur la hampe du poignard que j'avais emporté avec moi. Au bout d'un temps, j'en oubliai totalement ma mission première qui était de trouver du bois. Je me désintéressais des arbrisseaux pour me concentrer sur la sinistre voix dont l'écho se faisait de plus en plus pressant. Je tentais de repérer le moindre mouvement trahissant de l'agitation. Et plus j'avançais, plus je m'interrogeais : et si ces hurlements étaient émis par l'une de mes alliées ? Après tout, Sagitta et Viha ne m'avaient pas indiqué le périmètre de leur territoire de chasse...

J'hésitai. Et puis, finalement, la tentation devint trop forte.

Je devais en avoir le cœur net. Car si c'était la tribut du Quatre ou du Onze qui était en train de se faire charcuter, je ne pouvais demeurer planté ici à attendre que le silence se réinstallât sur la montagne. Alors plutôt que de fuir les cris, je me mis à les quêter. Bientôt, les hurlements allèrent crescendo, indiquant le chemin. L'étau de mes doigts sur le poignard se resserra cependant que je marchais de plus en plus rapidement, mon pouls s'emballant. Cette situation devenait insoutenable. Et si, arrivé là-bas, je devais me battre pour sauver l'une de mes alliées, je le ferais. Après tout, j'avais eu un Huit à l'entraînement, non ? Cette pensée me fit doucement ricaner. Dans l'arène, tous les classements disparaissaient. Ne restaient plus que notre sang froid et notre détermination.

Avant que j'aie le temps de réaliser ce qui m'arrivait, je débouchai dans une sorte de cathédrale de glace. Le spectacle était divin : des centaines de pointes givrées jaillissaient de la roche pour se suspendre comme par magie au dessus de moi. Une sculpture finement ouvragée dont la majesté était indéniable. Et, là, au bas de cette cascade resplendissante... Un corps sanguinolent. Une masse de chair informe que déchiquetaient avec frénésie des dizaines de félins. C'était cette chose qui émettait les hurlements que j'entendais depuis tout à l'heure. Et cette chose n'était ni Sagitta, ni Viha. Mais je devais la sauver. Cependant, les félins se repaissaient de la jeune fille et m'empêchaient d'accéder à son corps. Si seulement j'avais eu l'arc de Viha...

Soudain, les félins - qui ressemblaient davantage à de gros chats blancs carnivores - se tournèrent vers moi. Leurs pupilles scintillaient sous l'éclat des étoiles, fixées sur ma carotide palpitante. S'ils décidaient de m'attaquer, je n'allais avoir aucune chance de m'en sortir. Cette idée se fit une place dans mon esprit, me tirant une suée froide désagréable. En un instant de réflexion, je choisis de déguerpir. Je le devais. Mais avant que j'aie l'opportunité de réagir, les félins se dispersèrent en courant, s'échappant sur les côtés de la cathédrale de glace. Je ne compris pas. Pourquoi donc les Juges avaient choisi d'épargner ma vie aujourd'hui ? Ce n'était pas normal. Toute cette mise-en-scène devait avoir une logique. Une logique perverse qui aurait sans doute dû m'inquiéter. A la place, je m'approchai du corps lacéré qui gisait sur la glace. Maintenant, je la reconnaissais. C'était la fille du district Trois. Elle était toujours en vie, et émettait des plaintes pitoyables qui me fendaient le cœur. Son regard était le même que celui de la fille du Cinq que j'avais achevée hier. Et elle allait subir le même sort.

Mais soudain, le piège se referma sur moi.


Dernière édition par Ezea Skeibury le Mer 25 Juil - 12:13, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: ( J2 ) NEVER GO BACK ➺ IUGO&EZEA   Mar 24 Juil - 11:33




DON'T THINK I'LL LET THAT HAPPEN AGAIN
ft. Ezea

Frenchie et Katell avaient quitté le campement il y a quelques minutes. Je me retrouve donc seul, assis au pied de mon arbre, la tête sur mes genoux. Cela fait un moment maintenant que je suis dans cette position, et je continue à me balancer lentement d'avant en arrière. Peut-être que cela pourra me permettre d'oublier que je suis un meurtrier. Je ferai n'importe quoi pour oublier. Mais le fantôme de la petite tribut est toujours là en face de moi, à me regarder avec ses yeux vides. Elle flotte au-dessus du sol, avec son air accusateur et j'ai juste envie de m'arracher la peau à grands coups d'ongles pour la faire sortir de mon corps. Mais je sais qu'elle me hantera jusqu'à la fin, même dépecé.

J'entends des cris. Mais c'est devenu une habitude maintenant. C'est elle, c'est elle qui crie. Sauf que cette fois, ces hurlements me semble beaucoup plus réels. Je n'ai pas l'impression qu'ils sont dans ma tête. Je me redresse brusquement et prend mon visage entre mes mains. Je gémis bruyamment avant de crier « ARREEEETE ! LAISSE-MOI TRANQUILLE, VAS-T'EN ! ». Mais les cris ne cessent pas. Je me lève, saisi mon couteau et décide d'aller à la rencontre du fantôme de ma petite victime. Mes jambes ont du mal à supporter l'effort étant donné que je n'ai pas bougé depuis au moins cinq heures. Mes habits sont toujours imbibés du sang de la petite blonde et ça me mets hors de moi. Du coup je jette mon blouson à terre. Tant pis si j'ai froid. Puis je m'enfonce dans les bois en direction des cris.

Je cherche pendant un moment, regardant sans cesse de tous les côtés pour être sûr que le fantôme n'allait pas me prendre par surprise. Elle veut ma peau, mais j'aurai son âme avant. Je serre tellement fort le couteau que mes doigts deviennent lentement violet, mais je ne le remarque que très peu. Ces cris encore ces cris... une nouvelle fois je plaque ma tête entre mes mains, et sans le faire exprès m'entaille le visage. « ARRG, MAIS TA GUEULE ! » ce n'est pas la douleur qui me fait crier, mais cette voix dans ma tête qui se moque de moi, celle qui me dit que c'est bien fait, et qui rit. Si je m'écoutais, là tout de suite, je me planterais ce putain de poignard dans ta tête pour faire cesser tout ça. Mais je dois retrouver ce fantôme. Je dois retrouver ce satané fantôme, parce que même si je meurs elle continuera à me hanter.

J'avance rapidement, le plus vite possible du moins, car chaque nouveau hurlement me rend encore plus dingue que le précédent. Maintenant je tremble. Je ne sais pas si c'est de la rage ou parce que j'ai laissé mon blouson au camp mais je tremble. « MAIS QU'EST-CE-QUE TU VEUX DE MOI BORDEL ? REPONDS MOI ! ». Je ne comprends pas pourquoi elle crie. J'ai tout fait pour l'aider, pourquoi ne me laisse t-elle pas tranquille ?

Bientôt, j'arrive à la source de mon mal, une immense cascade gelée. L'endroit est magnifique, certes, mais la scène qui se déroule sous mes yeux est insupportable. La petite tribut est là de nouveau, en train de se faire déchiqueter par une horde d'Onces. Il y a du sang partout, des morceaux de chair qui volent et pourtant, elle est encore en vie. J'ai envie de vomir, j'ai l'impression que l'horreur que j'ai vécu hier se reproduit. Est-ce un tour de passe-passe des Juges ? Je ne comprends pas. Mais je n'ai pas vraiment le temps de m'approcher pour observer la scène de plus près. Très vite les mutations s'échappe et je peux remarquer qu'une autre personne est présente sur les lieux du crime. Les gémissements de la tribut déchiquetée bercent mes pensée qui fusent à deux-cent à l'heure. Ce garçon. Ce blond là. Si c'est lui qui m'a forcé à abandonner ma petite tribut. Si c'est lui qui arrivait et qui m'a obligé à la butter avant d'être sûr qu'elle ne pourrait survivre. Je resserre ma main sur mon poignard. Hors de question qu'il lui vienne en aide, c'est à moi de le faire, cette fois je vais la sauver. C'est plus fort que moi. « C'EST DE TA FAUTE SALAUD ! C'EST DE TA FAUTE SI ELLE EST MORTE ! ». J'ai envie de l'égorger comme un porc, de le saigner, de le crever et de le laisser en repas aux mutations. Je veux qu'il meurt pour ce qu'il lui a fait. Je veux qu'il souffre putain ouais, je veux qu'il souffre. « POURQUOI TU ES ARRIVE ? J'AURAIS PU LA SAUVER JE TE DIS, J'AURAIS PU...! ». Je marque une pause. Ma respiration se fait de plus en plus forte, et je grogne presque comme une bête. Ce garçon, c'est à cause de lui qu'elle ne vit plus. Ce garçon, c'est de mes mains qu'il va quitter ce monde, j'en fais le sermont.




Spoiler:
 


Dernière édition par Iugo A. Fray le Mar 24 Juil - 20:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ( J2 ) NEVER GO BACK ➺ IUGO&EZEA   Mar 24 Juil - 20:11


( NEVER GO BACK ➺ EVANESCENCE )


show me the way i don't
belong here... alone.
Je m'apprêtais à m'accroupir au chevet de la mourante quand une voix masculine éclata derrière moi. « C'EST DE TA FAUTE SALAUD ! C'EST DE TA FAUTE SI ELLE EST MORTE ! » Je fis volte face, brandissant presque mon poignard devant moi. Dans la clarté surréaliste de la cathédrale de glace, je découvris un garçon au teint blafard et à l'allure hystérique. C'était le tribut du Douze, l'allié de Frenchie. Il paraissait beaucoup plus effrayant dans l'arène que lors de l'entraînement. Toute lueur d'humanité avait quitté son regard ; ne restait plus que l'instinct primaire et animal. Je ne pipai mot, interloqué, cependant que j'hésitais à reculer. Maintenant, je comprenais pourquoi les juges avaient fait fuir les félins. Ils m'avaient destiné un combat bien plus spectaculaire et intéressant pour le spectateur. J'étais persuadé qu'à cet instant, toutes les caméras étaient braquées sur moi et ma mine déconfite. Je devais agir, mais tout ce que je trouvais à faire était me questionner. Les juges pensaient-ils réellement que j'allais tuer ce garçon de sang-froid ? Me croyaient-ils aussi limité ? Non, ils n'étaient pas des benêts. Ils devaient bien avoir une idée derrière la tête. Je repensai alors aux propos de mon assaillant... Il m'accusait d'avoir tué une fille. Qui ? La tribut du Trois qui pourrissait dans ses viscères ? Ce garçon avait pourtant dû remarquer que c'étaient les félins au pelage immaculé qui l'avaient dévorée !

Il me dardait toujours avec acrimonie, et me hurla une nouvelle fois dessus. « POURQUOI TU ES ARRIVE ? J'AURAIS PU LA SAUVER JE TE DIS, J'AURAIS PU... ! » Et plus il parlait, plus il s'approchait de moi. Je remarquai le poignard identique au mien qui se balançait au bout de ses doigts. Il était armé et dangereux. Ses paroles dénuées de sens me prouvaient qu'il devait être atteint d'une sorte de folie que je n'allais pas parvenir à calmer. Je devais pourtant tenter si je voulais éviter d'avoir sur la conscience un assassinat surnuméraire. Je l'interrogeai d'une voix neutre mais autoritaire : « Mais qu'est-ce qui te prend bordel ? Qu'est-ce que... » Le tribut du Douze fit un nouveau pas vers moi, et je me retrouvai sans le vouloir acculé contre la cascade gelée. La neige qui tombait depuis ce matin s'abattait désormais en gros flocons cotonneux. Les plaintes de la fille du district Trois se faisaient plus timides, mais je n'osais pas détourner mon regard du tribut hystérique qui me fixait avec rage. Une flamme sordide animait ses pupilles vindicatives. « Arrête ça, lui dis-je en tentant de garder mon calme. J'ai pas envie de te tuer. Stoppe-toi, Douze, » Je pointai mon poignard vers lui et tentai de prendre d'un air menaçant. Il progressait toujours vers moi, agressif, et je commençais à douter de ma maîtrise de la situation. « Si tu fais encore un pas, je t'assure que... »


Dernière édition par Ezea Skeibury le Mer 25 Juil - 12:14, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: ( J2 ) NEVER GO BACK ➺ IUGO&EZEA   Mar 24 Juil - 21:29




ANGER, LOYALTY, PRIDE. THESE FEELINGS MAKE YOU POWERFUL.
ft. Ezea

J'ai l'impression que le temps s'est stoppé et qu'il n'y a plus que lui et moi. Chaque seconde qui passe semble durer une éternité. Je m'entends lui crier des choses, comme si je n'étais pas dans mon corps. Comme si je gravitais autour de la scène, en regardant mon esprit prendre le contrôle. je m'entends crier, mais plus rien n'a d'importance. Je ne réfléchis plus. Je ne veux plus le faire. Tout ce dont j'ai envie, c'est de lui faire payer. Je raffermie ma prise sur mon arme, sans jamais quitter le blond du regard. S'il pense pouvoir m'arrêter il a tord. Plus rien ne peut m'arrêter maintenant. Je sais ce que je veux, et je l'obtiendrai. A vrai dire, je m'imagine déjà entrain de l'égorger. Je me vois passer lentement ma lame sous son cou et apprécier la couleur rouge qui en ressort. Je me vois lui exploser sa poitrine à coup de poignard, jusqu'à ce qu'il y es plus de trous que de chair. Je veux qu'il s'étouffe avec son propre sang. Je veux lui fendre le crâne en deux et mélanger son cruor à celui de la petite qui est encore sur mes vêtements. C'est ça que je veux.

Je ne veux pas savoir si il a peur ou non, et d'ailleurs j'entends à peine ce qu'il me dit. « Mais qu'est-ce qui te prend bordel ? Qu'est-ce que... Arrête ça, j'ai pas envie de te tuer. Stoppe-toi, Douze » Je le vois tenter de m'effrayer en brandissant son petit couteau mais il ne sait pas que je m'en fiche. Je n'en ai rien à faire qu'il veuille me tuer ou non, rien à battre qu'il sorte cette arme. « Si tu fais encore un pas, je t'assure que... » ça par contre, je l'ai bien entendu. Je souris à mon rival, mais ce n'est pas pour tenter une approche de sympathie. Je veux lui faire comprendre, que même s'il décide de m'attaquer, je ne battrais pas en retrait. « Je vais te crever, je vais la venger. Je vais te crever. » Je ris. Quelque part à gauche de moi, au dessus du sol, je vois la petite tribut. Elle m'a promis que je ne serai plus jamais tranquille. Mais si je le tue lui, si je le fais pour elle, pour la venger, elle me laissera. Je crois qu'elle me laissera. Je crois qu'elle m'aide en ce moment, à être plus fort.

Je continue à m'avancer vers lui. Pour chaque pas qu'il fait en arrière, j'en fais deux en avant. Je ne sais pas pourquoi mais toutes mes peurs m'ont quitté. C'est peut-être la détermination qui fait ça. Je n'ai plus peur de mon arme. Je n'ai plus peur de tuer. Je l'ai déjà fais. Je l'ai déjà fais pour elle. Et c'est pour elle que je recommence.
J'accélère le pas et me retrouve bientôt entrain de courir en direction du garçon. Je saisi dans ma poche mon second couteau et écarte légèrement les bras du long de mon corps. Les lames en avant, je fonce sur lui. Arrivé à quelques mètres je lance le couteau qui se trouvait dans ma main gauche. Je suis plus habile de cette main. Malheureusement je le rate et mon arme s'enfonce un peu plus loin dans la neige. Mais ma rage n'est pas atteinte. Elle ne fait qu'augmenter au contraire. J'arrive enfin près de lui, et balance mon couteau vers son estomac.





Dernière édition par Iugo A. Fray le Mer 25 Juil - 10:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ( J2 ) NEVER GO BACK ➺ IUGO&EZEA   Mar 24 Juil - 22:15


( NEVER GO BACK ➺ EVANESCENCE )


i can still see your face
where it's burned into my mind
Il me fixait toujours de ses prunelles farouchement déterminées, semblables à celles que les félins avaient dirigées vers moi quelques secondes auparavant. Je n'avais jamais été confronté à pareille situation, et cela me déstabilisait. Je ne savais comment réagir. Étais-je censé attaquer ce tribut à la folie palpable ? Ç'aurait été lâche ; il n'était même plus lui-même. Je ne pouvais me résoudre à me battre contre ce garçon dont l'esprit était contrôlé par le Capitole. C'est ce que les Juges attendaient de moi, et je n'allais pas le leur donner. Je n'étais pas leur pion. Mon adversaire, en revanche, semblait profondément atteint par la cruauté du Capitole. Une énième victime de ces monstres. Sa voix gutturale faisait écho à ses yeux caves. « Je vais te crever, je vais la venger. Je vais te crever. » Ses mots n'avaient aucun sens. Il délirait totalement. Il éclata d'un rire froid et sans relief qui m'effraya. Je savais qu'il pensait ce qu'il avait dit - il n'y avait eu aucune once d'hésitation dans sa voix. Et quand je le vis sortir un deuxième couteau de sa poche, je déglutis avec difficulté. Ma salive était aussi glaciale que la neige ; aussi glaciale que mes pensées. Il s'apprêtait à m'attaquer. Je le pressentais. Il allait falloir que je combatte contre ce pauvre tribut, malgré tout ce que je m'étais promis en entrant dans l'arène. Il était l'une des victimes de ces Jeux, et à l'instar de la fillette du Cinq, je devais l'achever pour garder une conscience intacte.

Il s'avança à nouveau et, soudain, lança l'un de ses poignards vers moi. Je le déviai sans aucun problème et me rassérénai à l'idée que nous nous retrouvions désormais à armes égales. Je n'allais sans doute avoir aucun mal à le maîtriser... Du moins je l'espérais. Il avait toujours son petit sourire carnassier aux lèvres, qui s'effaça bientôt pour laisser place à un rictus de haine pure. Je me parai à l'affrontement, fébrile. A nouveau, cette fâcheuse impression de rêve s'empara de moi, accentuée par la pluie de neige illusoire. C'était totalement idiot et puéril. De plus, cela amoindrissait ma concentration sur l'évènement ; une concentration qui était pourtant nécessaire à ma survie.

Enfin, après une nouvelle foulée vers son trépas, le tribut du Douze se jeta sur moi. Il tenta d'atteindre mon estomac, mais je déviai la trajectoire de son arme à l'aide de mon propre poignard. J'agrippai mon adversaire aux épaules et le repoussai, hésitant sur ma capacité à l'abattre de sang-froid. Le garçon glissa sur la neige et m'entraîna dans sa chute, si bien que nous nous retrouvâmes au sol, pressés l'un contre l'autre, nos souffles se mêlant dans une étreinte morbide. J'avais désormais le contrôle sur lui et, sans attendre, je brandis mon poignard au dessus de son cœur. Ç'allait être simple. Beaucoup trop simple. Une mort rapide et insignifiante pour ce tribut. Et alors que je m'apprêtais à abattre mon poing, un souvenir m'arrêta. C'était comme une pensée parasite et troublante ; une réminiscence brumeuse qui s'inscrit en lettres parcheminées dans mon esprit. Souviens-toi de qui tu es. Les mots qu'avait inscrits Alexiane à l'envers de la photo de mes parents.

J'étais Ezea, le garçon du district Onze qui avait toujours été fier de son indépendance d'esprit. Le garçon qui s'était promis de ne jamais tuer pour satisfaire le Capitole. Cependant, je devais tout de même occire ce garçon dont le pouls battait sous moi, car il en allait de ma survie. Mais c'était déjà trop tard. J'avais hésité ; une seconde de trop. Une seconde fatale.

Le tribut du Douze parvint à se retrouver au dessus de moi, et avant que j'aie le temps de réagir, il leva son couteau.


Dernière édition par Ezea Skeibury le Mer 25 Juil - 12:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ( J2 ) NEVER GO BACK ➺ IUGO&EZEA   Mer 25 Juil - 10:23




ANGER, LOYALTY, PRIDE. THESE FEELINGS MAKE YOU POWERFUL.
ft. Ezea

Je suis dans un état second. Je le sais et surtout, je le sens. Je n'ai plus que cette idée en tête, le faire souffrir avant de l'achever. De gros flocons tombent maintenant, et même malgré le fait que je n'ai pas pris mon blouson en partant du camp de fortune que nous avons monté avec les filles, je n'ai pas froid. Pire, je transpire.
Le garçon semble soulagé de voir mon poignard filé à côté de lui sans même l'effleurer. Je grogne. Il ne parle plus, et j'ai l'impression qu'il a même cessé de respirer. Il est concentré, probablement plus que moi. Mais je n'ai plus besoin de concentration au stade où j'en suis. La rage est plus pratique que tout le reste pour parvenir à ses fins. La rage nous rend puissant. Et associée à la loyauté, à la fierté, elle nous rend indestructible. Je me sens indestructible. Et je le suis.

Alors que je tends mon bras pour tenter de perforer son ventre, mon adversaire dévie sans mal mon coup. Son poignard frappe contre le miens et le son résonne dans ma tête, encore et encore. Je sens que notre combat est au centre de toutes les attentions aujourd'hui. Ils vont voir que je ne suis plus faible. Et que je ne laisserai pas ce traitre vivre alors qu'elle est morte.
Sans que je ne puisse faire quoi que ça soit, le tribut me saisit par les épaules. Je suis surpris, malgré sa carrure je ne m'attendais pas à ce qu'il ait tant de force. Il faut dire qu'à l'inverse, moi je n'en ai pas beaucoup. Il me pousse de toutes ses forces vers l'arrière, histoire de m'éloigner de lui. Etonné de la puissance qu'il met dans ce geste, je glisse sur la neige fraiche et tombe au sol. Je pense que je me fracture le bras droit en tombant parce que la douleur devient insupportable. Je remarque que je suis resté aggripé à lui, et que par conséquent, il se retrouve à terre aussi. Je hurle. De colère. Je n'ai plus de mots, mais j'ai encore ma détermination. Il m'écrase de tout son poids et sa bouche est pressée contre mon oreille. Sentir son souffle contre moi me rend fou. Je le repousse de toutes mes forces. Malheureusement mon geste se retourne contre moi, car le garçon y gagne l'opportunité de brandir son couteau. Je suis mal. Très mal. Je suis au sol, avec un bras cassé, et ce mec au-dessus de mon corps, près à me planter. Les choses ne vont pas du tout en ma faveur. Je ferme les yeux. J'attends le coup. J'attends la douleur. Mais rien ne vient.

Son hésitation n'a duré qu'une demi-seconde, peut-être moins. Mais en tout cas assez pour que je puisse reprendre le dessus. Je le pousse plus violemment cette fois. Et sur le côté. Puis je récupère mon arme, tombée à côté de nous, avant de me jeter sur lui. Il est foutu. IL EST FOUTU. Je suis exité à l'idée d'être maintenant en position de force. C'est terminé pour lui. Il a perdu. « Tu as perdu » lui dis-je par peur qu'il n'ait pas remarqué.
Je veux voir l'espoir qui s'efface lentement de ses pupilles. Je veux qu'il se rende compte lentement qu'il vit ses derniers instants dans ce monde. Je veux qu'il comprenne, qu'il va souffrir, avant de s'en aller. Je ne peux m'empêcher de sourire. « TU VOIS ? TU VOIS PETITE ? JE TE VENGE. IL EST POUR TOI CELUI LA ! » Je sais qu'elle m'entend, parce que je la vois me sourire, là, haut dessus du sol. Je veux qu'elle parte. Qu'elle me laisse en paix. Je lui offre cette âme à la place de la mienne. Je lui offre sa vengeance, sur un plateau d'argent.

Je baisse de nouveau les yeux sur ma future victime. Ma prise est ferme, il n'a aucune chance d'échapper à ce qui suit. Je lève avec fierté mon couteau au-dessus de son corps. Ma respiration s'accélère. Je n'ai plus peur. J'abats le couteau, et lui perfore l'abdomen.
Du sang jaillit immédiatement de la plaie, m'explosant au visage. La chaleur qu'il me procure me fait frissonner. Je l'ai fais, je l'ai vengé. Il va crever maintenant ! Je l'ai troué ! Un mince filet de sang jaillit de sa bouche. Il respire toujours, il est encore vivant, mais c'était mon but. Je retourne le couteau dans la plaie déjà béante qui barre son abdomen. Je crois qu'il crie, mais je ne l'écoute pas. Je ne sais plus ce que je fais. Je me sens juste bien.

Je vois sa main saisir la mienne. Doucement mais avec force, il retire l'arme de son corps. Il est coriace. C'est à peine si je fais attention à ses gestes. Grave erreur. Monumentale même. Parce que du coup, je ne me rends pas compte qu'il lui reste assez de force pour me faire valdinguer sur le côté. Mon visage heurte la neige froide, qui atténue l'effet du sang chaud que je viens de recevoir. Je ne comprends pas ce qu'il se passe. Merde.



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MessageSujet: Re: ( J2 ) NEVER GO BACK ➺ IUGO&EZEA   Mer 25 Juil - 11:59


( LOST IN PARADISE ➺ EVANESCENCE )


and i've been denying this
feeling of hopelessness in me.
Les secondes ne s'écoulaient pas plus lentement qu'à l'accoutumée. Je crois que j'aurais apprécié que ce fût le cas ; après tout, c'était ce qu'on racontait parfois dans les livres. Mais non, les flocons continuaient de s'écraser sur nous à fréquence régulière, et la respiration de mon assaillant demeurait pressante. Alors c'était ça, leur fameux plan ? Me confronter à un tribut fou que je n'allais pas oser tuer ? Ces monstres connaissaient mes faiblesses. Ils en avaient joué. J'aurais pourtant dû m'en douter ; cette scène m'avait paru bien trop théâtrale pour être fortuite. Et à l'idée qu'ils avaient réussi à me faire courber l'échine, j'enrageais. J'aurais voulu leur donner tort, leur prouver qu'ils n'avaient pas encore pris le contrôle sur moi ! Je m'étais pourtant comporté comme ils l'attendaient. J'étais un de leurs pions, à l'instar de ce garçon hystérique qui me fixait comme on eût regardé un butin satisfaisant. « Tu as perdu », me siffla-t-il au creux de l'oreille d'une voix doucereuse. J'aurais aimé lui affirmer qu'il avait tort, mais ç'aurait été inutile. Il avait raison. Je le savais. J'allais mourir, et je ne savais pas à quoi penser. Mon pouls s'emballait à l'idée que je vivais là mes dernières secondes. J'aurais sans doute dû songer à quelque chose de joyeux, au district Onze, à des moments de ma vie qui faisaient que mon existence n'avait pas été vaine... Je restais cependant focalisé sur les Hunger Games qui, nonobstant toutes mes promesses, avaient eu raison de moi. Je m'étais cru plus intelligent qu'eux, et j'en payais le prix cher. Certes! mon coup de force lors de l'interview avait assuré ma mort dans ces Jeux. J'aurais cependant aimé que mon annihilation soit plus glorieuse, et qu'ils ne parviennent pas à me manipuler avec tant de succès. « TU VOIS ? TU VOIS PETITE ? JE TE VENGE. IL EST POUR TOI CELUI LA ! » J'entendais le tribut du Douze hurler, mais je ne l'écoutais pas. C'est comme si sa voix enragée venait d'un autre univers. J'étais simplement concentré sur l'idée de mon trépas - j'essayais de m'y faire, mais c'était difficile, et les battements de mon cœur trahissaient ma crainte de l'inconnu. Je me dis alors que, à la réflexion, j'aurais bien aimé revoir le soleil une dernière fois.

Le nom du monde devint souffrance. Un poignard enfoncé loin dans mon abdomen, comme une invitation aux délices de la douleur. Je ressentis la lame qui perforait ma peau et s'enfonçait loin dans ma chair, puis qui remuait mes viscères, et alors, j'eus envie de vomir, mais je n'y parvins pas. Je ne pus retenir un cri de pur désespoir. Mon regard était fixé loin au dessus de moi, mais il s'embua de larmes de rage et troubla mon observation de la cascade gelée. Je ne parvins plus à me concentrer. Seul le poignard qui me torturait semblait trouver un sombre écho à mes pensées. C'était sans doute la dernière chose que je ressentais, et ça m'effrayait. Je ne pouvais mourir dans une telle douleur ! C'était insupportable. Chaque parcelle de ma peau semblait s'embraser, mais quand je jetai un coup d'œil à mes mains, je les découvris aussi blanche que la neige. J'étais devenu livide. Du sang commençait à s'écouler le long de mon ventre et sur mon menton. Cette blessure allait-elle m'être fatale ? Oui. Sans aucun doute. Le garçon du Douze venait de mettre fin à ma vie. Il me lança un dernier regard goguenard, et dans un relent de rage intense, j'ôtai le poignard de mon estomac et me relevai en saisissant mon ennemi au col de son blouson. J'envoyai la lame qui avait volé ma jeunesse choir au sol, et sans réfléchir, je plaquai mon ennemi avec violence contre la paroi la plus rigide de la cathédrale gelée. Lorsqu'il heurta la glace, le crâne du jeune garçon émit un bruit d'os brisés répugnant. « Je suis... désolé... » lui crachai-je littéralement au visage. A la vue des giclées d'hémoglobine rouge sombre qui s'étaient échappées de mes lèvres, je tremblai encore plus. Pourtant, je n'aurais pas dû. Chaque battement de cœur faisait circuler mon sang - du sang qui s'écoulait au rythme de ma vie et qui faisait vermillonner la plaie béante de mon abdomen. Je saisis le crâne de mon meurtrier et, sans pouvoir m'en empêcher, l'envoyai à nouveau cogner contre la glace, pour lui assurer une souffrance minime. Une nouvelle fois, cet horrible bruit d'os explosés... Et puis, enfin, le jeune homme s'échoua au sol dans un craquement sinistre. Je lui jetai un dernier regard, cependant que j'étais saisi d'un vertige. Je ne savais pas si ses yeux ouverts me voyaient, mais moi, je tentais de lui adresser toute ma compassion. Je ne connaissais pas ce jeune homme. Je ne savais même pas comment il s'appelait. Pourtant, son visage serait pour l'éternité lié au mien. Il venait de s'attribuer l'un des rôles principaux de mon existence. Il était devenu le chef d'orchestre du plus funeste des tableaux de ma vie ; cette grande symphonie qu'on nomme la mort.


Dernière édition par Ezea Skeibury le Mer 25 Juil - 22:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ( J2 ) NEVER GO BACK ➺ IUGO&EZEA   Mer 25 Juil - 13:40




ANGER, LOYALTY, PRIDE. THESE FEELINGS MAKE YOU POWERFUL.
ft. Ezea

Les yeux du tribut adverse s'écarquillent. Je comprends que la douleur est plus qu'insupportable. On ne s'attend jamais à pouvoir souffrir comme ça. On minimise toujours les effets que les choses peuvent avoir sur nous. On ne veut pas y penser je crois. Chaque parcelle de sa peau avait pâli, réponse logique du corps à la situation. Son sang commence à faire rougir la neige en dessous de son corps. Je ne suis toujours pas habitué à la vision du sang et les mêmes nausées que lors du premier jour me reprennent. Mais cette fois, je parviens à me contenir. Hors de question que je lui laisse entrevoir une faiblesse.

La puissance que me procure le coup de couteau que j'asseigne à mon adversaire est jouissive. Pourtant elle ne dure qu'un très court instant. Sans que je n'ai le temps de comprendre ce qu'il se passe, la situation est inversée. Alors que je me voyais déjà en train de l'observer mourir lentement, tout semble se compliquer.
Le garçon du onze me saisi par le col et me fait décoller de son corps. Il profite de ma position pour envoyer aussi loin que possible mon arme, puis me balance avec force contre la paroi glacée de la cascade.
Mon crâne craque dans un bruit sourd. Immédiatement une douleur incontrôlable me saisi. Je hurle. J'ai l'impression que je vais m'évanouir mais la douleur me tient éveillé. Impossible de l'ignorer. Mon corps ne répond plus. Il se met à trembler. Je m'entends geindre doucement. Je sens que mon état de transe me quitte lentement. Je recouvre mes esprits. Je me réveille. Je... où suis-je ? Pourquoi ai-je mal ? Je ne peux porter ma main sur mon crâne mais je sens un filet de sang parcourir mon dos. La douleur croie chaque seconde un peu plus. J'ouvre la bouche pour crier à nouveau. J'ai peur. J'ai peur. Aide moi. Voilà ce que je voudrais pouvoir dire à ce garçon qui se tient devant moi. Qui est-il ? Aide moi. Mais rien ne sort de ma bouche. Je crache du sang. Aide moi. Je ne veux pas mourir ici. Pas comme ça. Je ne veux pas mourir tout court d'ailleurs. Je pense à Frenchie et Katell. Je n'aurais jamais du quitter le camp ce matin. Elles m'auraient protégé. J'aurai pu vivre, avec elles, au moins encore quelques jours. Quelques minutes. Quelques instants. Je ne demande pas plus. Juste quelques instants. Pour leur dire merci. Leur dire que je les aime, même si on ne se connait pas. Juste quelques instants, aide moi pour ces quelques instants.

J'aurais voulu perdre connaissance. J'aurai même préféré mourir que de le voir foncer pour prendre ma tête entre ses mains. M'a t-il compris ? Putain, va t-il m'aider ? Je ne mets qu'un instant à comprendre qu'il n'y a aucune chance que ce garçon ne m'aide. Avec les dernières forces qu'il lui reste, il projette ma tête une nouvelle fois contre la glace. Tout se déroule au ralentit. J'entends de loin ma tête se fracasser contre la paroi, mais je ne cris pas. Je n'ai plus la force. Je n'ai plus rien. Je sens me corps se dérober sous la puissance du choc. Je m'effrondre sur le sol, sans un bruit.
Ma tête est collée contre la neige. Maintenant j'ai froid. Je regrette de ne pas avoir pris mon blouson au final. Je vois mon assassin me regarder, mais je ne comprends pas le message qu'il tente de me faire passer. Je ne comprends pas grand chose à vrai dire. J'ai du mal à me remémorer les évènements de ces dernières vingt-quatre heures. Je crois que ces jeux m'ont rendu fou. Le tribut du onze me tourne le dos, et s'enfonce dans la forêt, en laissant derrière lui de longues traces rouge. J'espère que ça va aller pour lui. Je ne lui en veux pas. J'ai mérité ce qu'il m'est arrivé. J'espère qu'il pourra vivre ces quelques instants que je réclame avant de partir.



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MessageSujet: Re: ( J2 ) NEVER GO BACK ➺ IUGO&EZEA   Mer 25 Juil - 20:21


( BREATHE ME ➺ SIA )


i am small and needy,
please warm me up
Il ne réalisa pas qu'il vivait là les derniers instants de sa maigre vie. Que son destin était déjà scellé, nonobstant les pensées confuses qui animaient encore son esprit. Il ne réalisa pas que l'horrible douleur qui tétanisait son ventre était davantage qu'une simple blessure, et qu'elle n'allait pas se tarir avant son dernier soupir. Le trépas est une idée trop affreuse et inadmissible pour l'être humain. On ne peut se résoudre à mourir : on ne sait même pas ce que c'est, la mort. Alors il ne réalisa pas ce qui lui arrivait. Tandis que les secondes s'écoulaient, il observait l'œuvre sanglante qui croupissait à ses pieds, son corps habituellement solide agité de tremblements incontrôlables. Le garçon du Douze était là, à le darder d'un air absent, peut-être mort, peut-être pas. A vrai dire, Ezea n'en savait rien. Mais il savait qu'il avait fait ce qui était bien pour ce tribut. Vivre en tant que pantin était sans doute la pire chose qu'on pût espérer. Il avait abrégé les souffrances de sa victime mais, malgré tout, il ressentait une légère mélancolie à l'idée d'avoir décidé du sort de ce pauvre innocent. Tant pis, le destin en avait décidé ainsi – ou du moins, les Juges. Ezea se détacha à regret des pupilles étrangement dilatées de sa victime. Il releva le visage lentement, l'environnement alentour tanguant dans son champ de vision de manière invraisemblable. La cascade gelée semblait s'être effondrée, tandis que son propre sang semblait noyer la neige et que, là-haut, loin dans le ciel, les astres semblaient exécuter une danse macabre qu'il ne comprit pas.

Il ne savait pas ce qu'il était censé faire. Le silence s'était de nouveau emparé de la cathédrale de glace, rythmé quelquefois par le murmure de la brise glaciale et les plaintes incessantes de la tribut du Trois. A un moment, Ezea se tourna vers cette elle, mais la silhouette de cette créature esseulée lui sembla gésir à une distance trop importante. Pour la première fois de sa vie, il décida de se comporter en être lâche : il n'allait pas achever cette pauvre fille. Il n'en avait pas la force. Il devait économiser ses gestes et ses mouvements, car il pressentait que sa fin était proche. La blessure infligée par le tribut du Douze était profonde et n'allait pas lui permettre de survivre très longtemps encore. Déjà devant ses yeux dansaient les lueurs noires présages du terme de sa vie.

Il s'aperçut soudain qu'il n'aimerait pas mourir ici. Il n'avait jamais connu de pareilles températures au district Onze, et cet endroit lui semblait trop hostile et trop étranger. Il voulait retrouver un semblant de sa vie passée, et il savait qu'il n'y avait qu'une personne dans l'arène qui pouvait lui assurer cette fin espérée. Viha, son amie d'enfance qui était partie à la chasse avec Sagitta. Il fit alors un pas vers ce qui lui semblait être la route qu'il avait empruntée en venant ici, bien qu'il n'en fût pas certain. Il dut plaquer ses mains contre son abdomen ensanglanté pour éviter de défaillir, mais il demeura stoïque. Il avait toujours été stoïque. Il ne pouvait se permettre de ployer dans la dernière ligne droite. Il fit un nouveau pas, puis deux, et tenta de calmer son pouls affolé. Derrière lui, deux vies gâchées attendaient patiemment qu'on leur accordât le repos. Deux vies qu'il aurait aimé sauver – un vœu qui s'était avéré vain. Car leur ennemi commun était trop fort, et Ezea s'en voulait de s'en apercevoir seulement maintenant. Il avait pourtant passé sa vie à vouloir le combattre. Il avait été trop naïf.

Et cependant que la neige recouvrait la scène d'un voile de ténèbres froides, Ezea se concentra dans son ultime quête ; celle de la quiétude éternelle.




petit papotage entre zombies :
 
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MessageSujet: Re: ( J2 ) NEVER GO BACK ➺ IUGO&EZEA   Mer 25 Juil - 22:52

IMPORTANT : A LIRE AVEC LA MUSIQUE PRÉSENTE SOUS LE GIF !





« I GOT NOBODY ON MY SIDE AND SURELY THAT AIN'T RIGHT » IUGO'S DEATH.
ft. Ezea

Je ne parvient plus à garder les yeux ouverts. Je ne sais pas si mon assassin s'est effondré, s'il va le faire, ou s'il va parvenir à vivre. Tout s'arrête autour de moi. Je n'entend plus rien. Mon souffle est saccadé, j'ai du mal à respirer. Ma poitrine se soulève lentement. Je veux profiter de chacune de mes respirations, car je sais qu'elle pourrait être la dernière. Je ne veux pas trop les presser de peur de les gaspiller. Si je dois vivre mes ultimes instants ici, seul, alors je tenterai de ne pas les gâcher. La neige froide sur mon visage anesthésie un peu ma douleur. A vrai dire, je crois que c'est plutôt le fait que mes nerfs et mon cerveaux commencent à se débrancher doucement. Mais j'ai envie de penser que c'est la neige, alors je me permet ce dernier caprice. Je n'arrive même pas à savoir dans quelle position je suis allongé. Je crois que mon crâne est fendu parce qu'un liquide chaud coule avec lenteur dans mon dos. Peut-être que je rêve. Que j'ai juste l'impression d'avoir chaud. Puis froid. Puis chaud à nouveau. Je ne sais pas. Je ne sais pas comment ça fait de mourir. Je n'ai pas l'impression que ça fasse mal. Je ne sens plus rien.

Mes pensées s'évadent vers mon district. Mon district douze. Ma maison. La foret verte qui le borde me manque un peu. Mais très vite mon esprit file vers eux. Vers ces personnes que je ne reverrais jamais. Siam. Siam ma sœur. Ma vie. Siam putain. J'ai faillit. Je n'ai pas réussi à venir de sauver. Où es-tu Siam ? Le visage de ma petite sœur remplie ma tête. Je la revois sourire. J'entends sa voix m'appeler. Je sais qu'elle est vivante. Quelque part elle m'attend. Mais je ne pourrais jamais venir. Je ne pourrais pas te sauver. Où que tu sois, tu ne peux plus compter sur moi maintenant. J'ai échoué. Je suis désolé.
Lyokha. Mon pote. Mon frère. J'espère que tu n'es pas devant ta télévision en cet instant. Ça ne me plairait pas que tu me vois dans cet état. Merci mon ami. Merci pour tout. Merci de m'avoir supporté. De m'avoir aidé. Tu es le meilleur ami que tout le monde voudrait avoir. J'espère qu'un jour, tu finira par réaliser tes rêves. Tu deviendra un grand rebelle, j'ai confiance en toi. Je sais que tu fera de ta vie, quelque chose de grand, quelque chose de bien, comme toi.
Je pense à tous les gens qui m'ont épaulé. A tous ceux qui m'ont soutenu depuis le début de ces jeux. Frenchie. Ma petite Frenchie, je crois en toi, tu peux gagner ces jeux. Malgré tout ce que tu penses, tu es douée et ta détermination est sans faille. Je crois en toi, tu peux aller au bout. Je suis désolé de t'abandonner ici. Je suis plus faible que toi, comme c'était à prévoir. Ne m'en veux pas mais je crois que je ne pourrais plus te protéger maintenant. J'aurai voulu rester pour te soutenir, mais je crois que c'est la fin. Ramène la victoire à notre district ma Frenchie. Fait le pour moi. Je t'en pris.
Katell. J'ai confiance en elle. Je ne la connait pas beaucoup, mais si elle réconforte Frenchie c'est tout ce qui compte. J'aimerai pouvoir la remercier pour ce qu'elle a fait pour nous deux. Jude et Georg. Mes mentors. Sans eux je ne serai pas grand chose. J'aurai du prendre plus de temps pour leur dire au revoir.
J'aurai du prendre plus de temps pour chacun d'entre eux. Mes amis. Merci. Merci pour tout. Merci d'avoir été là. Je pars avec vos visages en tête, et ça fait du bien. Grace à vous, je pars en paix.

Je suffoque maintenant. La fin est proche. Mes yeux fermés, je tente de retenir le plus longtemps possible mon dernier souffle de vie. Mais il s'en va. Comme les autres. Il les suit sans ménage. Il ne sait pas, ce dernier soupire, qu'en partant, je pars avec lui.





Blue & Ezea
R.I.P


Merci à vous tous pour Iugo
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( J2 ) NEVER GO BACK ➺ IUGO&EZEA

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