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 J1 => Run for your life bitch ! Castiel&Fenugreek

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MessageSujet: J1 => Run for your life bitch ! Castiel&Fenugreek    Dim 15 Juil - 0:17




Je déteste la neige. Encore plus que les choux de Bruxelles et cette espèce de doudoune immonde que je suis obligé de porter. Des années à peaufiner mon style et quand mon heure de gloire est enfin arrivée, me voilà affublé d’une doudoune informe certainement fourrée en poil humain vu l’odeur. Et pas des poils de jambes si vous voyez ce que je veux dire. Et puis la neige, ça fond, et la neige c’est quoi à la base hein ? La neige à la base c’est de L’EAU. Et l’eau, ça mouille, et ça colle et c’est dégueulasse et je veux rentrer chez moi. Et puis l’autre abruti a réussit à se faire exploser et je suis certain que j’ai reçu une molaire dans les cheveux. C’est dommage, j’aimais bien sa coupe.

Quand j’ai entendu le signal, j’ai sauté de mon socle pour courir vers la corne. C’est une stratégie que j’ai élaborée en accord avec moi-même. Je me suis dit « Mon petit Fenu, prends donc les choses en main. Quitte à mourir, meurs avec l’honneur dû à ton rang de beau gosse ». Donc, je cours vers la corne. Dans la neige, je n’avais jamais remarqué à quel point c’était blanc, la neige. Du blanc partout, PARTOUT. Enfin sauf autour du socle du district 1, là c’est plutôt jour de premières menstruations dans la culotte blanche d’une vierge. Je comprends enfin pourquoi le mentor du district 9 avait une obsession pour les tampons.

Je baisse rapidement les yeux vers mes pieds, histoire de voir où je cours. Je suis assez doué en course, à force de me faire poursuivre par des gens jaloux de mon physique au district 6. Je suis sur de la glace. Une épaisse couche de glace, et je peux voir des ombres sous mes pieds. Non finalement je préfère regarder mon objectif, la corne. J’y suis presque. Je me permets un coup d’œil aux alentours. Nous ne sommes pas beaucoup à l’avoir tentée. Elle est pourtant si belle, la corne, brillante de milles feux sur son plateau immaculé. Je pense que c’est le froid qui commence à me griller les connexions nerveuses. Ou alors c’est cette lumière chelou dans le ciel qui me fait des choses bizarres. J’ai l’impression de courir depuis des heures, alors qu’au fond ça fait moins d’une petite minute. C’est fou ce que mon cerveau peut débiter en si peu de temps.

J’arrive enfin devant l’entrée accueillante et chaleureuse de la corne, peut-être est-ce une métaphore, je ne sais pas. Je ne veux pas une arme, je veux de quoi survivre. Je vois les carrières se ruer sur les armes, j’attrape rapidement un sac et une couverture avant de commencer à courir le plus loin possible en direction de la forêt. Je vois les carrières me regarder avec un air sanguinaire comme pour me dire « j’vais te bouffer le cul, je vais te bouffer la kike ». Je cours en leurs hurlants « ADIOS LES MOCHETES ! » Et c’est là que je le vois.



Qu’elle est cette étrange sensation dans mon ventre, quel est ce sentiment que je ne peux décrire ? Il est si beau, emmitouflé comme une saucisse dans sa doudoune si saillante. J’ai l’impression que le temps passe au ralentit, qui contrôle joyeusement le bouton de la destinée ? J’ai la bouche sèche… et ça n’a rien à voir avec le fait qu’il fasse -30 °. Je veux chanter, danser et me rouler dans la poudreuse comme un petit renard des neiges en joie. Ma vie a enfin un sens. Et ce sens porte une arbalète. Je me laisse envouter par ses yeux bleus comme deux stylos bic… Au rythme de la symphonie de mon cœur, je rêve d’écrire nos noms en urinant côte à-côte dans la neige. Je suis amoureux. Mais sérieusement qu’est-ce qu’il fout à faire joujou avec sa grosse arme dans la neige à quelques pas des tributs ? Il est con ou quoi ? Il est de mon devoir de le sauver, pour que nous puissions vivre notre amour à l’abri des arbres. Je lui hurle en passant à sa hauteur :

« COURS BITCH ! MAIS COURS ABRUTIT ! »

J’espère qu’il me pardonnera les mots de l’amour.

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MessageSujet: Re: J1 => Run for your life bitch ! Castiel&Fenugreek    Ven 20 Juil - 16:02

FENUSTIEL
- Parce que Roméo et Juliette, c'est too mainstream. -


Mon cœur est une minuterie. Mon corps se consume de l’attente comme une bougie. Mais je garde à l’esprit, que ma flamme vacillera. Et pourtant j’en tremble d’impatience, je brûle d’allumer la mèche. Ça y est. C’est l’instant que j’attendais.

Est-ce qu’il monte où qu’il descend ce tube en fait ? Cette question me préoccupe particulièrement. J’aimerais me retourner pour chercher la moindre indication sur les parois de verre mais l’énorme veste que ce connard de styliste m’a refilé contraint le mouvement de ma tête. Emmitouflé jusqu’aux oreilles j’ai l’impression d’être un édredon ambulant. C’est sûr qu’avec l’épaisseur qui m’écrasait la carcasse, je risquais pas d’être taillé en entrecôte dès le premier coup de couteau. Enfin, c’est pas comme si j’étais dodu. Celui qui cherchera à me couper la couenne se heurtera à l’emballage et devra surtout bouffer du plastique. Un peu comme un paquet de chips : que du vent. « Cinq. » Je me demande si cette voix est synthétique ou s’il y a vraiment des gens payés pour faire des comptes à rebours. Dans tous les cas, cette personne semble aimer prendre son temps. Tout comme cet ascenseur d’ailleurs. Bordel, mais est-ce qu’il monte ou il descend ?

« Un. »

« WOUHOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU ! »


Je m’élançais du socle en courant, hurlant à plein poumons la joie de ma liberté retrouvée à peine le pied posé à terre. Bordel, ça faisait un bien fou. Filer à toute allure, en ligne droite, tous muscles en émoi. Etait-ce la vitesse qui rendait l’air ainsi ou bien était-il vraiment si froid ? Qu’est-ce que je devais faire déjà ? Ah oui, aller chercher de quoi survivre elle avait dit la madame aux jolis nibards. Tiens, la voilà d’ailleurs la corne. On dirait plutôt une énorme baleine métallique échouée. Putain, j’arrive pas à réaliser. Je suis aux Hunger Games. Reprends-toi Cas, reprends-toi, « t’es pas une tapette bordel » comme dirait Swain. Est-ce qu’il me regarde à cet instant précis ? Est-ce qu’il est fier de moi ? J’ai un léger pincement au cœur à cette pensée, bien vite balayé par la vitesse sifflant à mes oreilles. Enfin un peu d’adrénaline ! Je regarde droit devant moi, fixé sur mon objectif se rapprochant à vive allure. D’autres tributs me passent devant, faisant des embardées précipitées, le bras vif sur un sac ou une arme comme des merles sur un cerisier. Y’en a bien un qui va se casser la gueule !

A mon tour je ralentis violemment. Prendre de quoi survivre. Oui mais quoi ? Y’a plus de choix ici que dans le pantalon de mon frère et le mien réunis ! J’aurais bien pris une grosse lame mais j’ai peur de la faire tomber en courant. Y’a tellement de choses dont l’usage m’est inconnu, comme cette espèce de lance aux dimensions impressionnantes. Merde. Merde ! Pris par l’urgence j’écarte les bras au hasard, attrapant les deux premières choses qui me tombent sous les mains avant de déguerpir sans demander mon reste.

Rien ne pourra m’arrêter ! Ou presque.
Je dérape à quelques mètres de la corne, perdant l’équilibre sans trop comprendre ce qui m’arrive. Mon visage s’écrase lamentablement sur le sol, amorti par une matière blanche et molle. Je reste tétanisé quelques instants sans comprendre, abasourdi par la constatation que je venais de faire. C’est…

« C’est de la neige… C’EST DE LA NEIGE ! »

J’en prends des pleines poignées, la lançant en l’air comme si c’était des confettis. Je n’en avais jamais vu avant. A vrai dire, j’avais toujours cru que c’était une légende que mon frère avait inventé pour se moquer de moi. J’avais toujours pensé, que je n’en verrais jamais. Jamais avant de mourir. Je me roule sur le sol, m’amusant à enfoncer mes doigts pour la faire craquer. J’en aurais presque mangé. Je roule sur le côté, heurtant ma tête à quelque chose de dur en réprimant un grognement. J’avais touché le gros lot, j’aurais remercié le destin si j’y croyais. Une arbalète, c’était bien l’une des seules choses dont je saurais à peu près me servir. Peut-être même que j’aurais dû écouter mon frère les rares fois où il s’acharnait à m’expliquer comment chasser. Je cherche dans la neige, essayant de retrouver le briquet que j’étais persuadé d’avoir subtilisé. Je mets la main dessus entre deux tas de neige, imaginant en riant que j’avais attrapé un attirail digne de mon ainé. Je glisse la sangle de l’arbalète par-dessus mon épaule et le briquet dans ma poche, m’apprêtant à me relever quand soudain, je le vis.

Un ange passe. Est-ce que le blizzard a figé le temps ? Est-ce que la neige m’a gelé le cerveau ? Un tribut est apparu dans mon champ de vision et semble courir au ralentit. Mes yeux se perdent dans les siens et cela me semble une éternité. Comme si cette vision était pour moi une révélation. Cette scène si blanche s’éclaire tout à coup d’une explosion de rouge qui l’éclabousse, accélérant subitement le temps. Il me hurle quelque chose mais je ne relève pas, je viens de me souvenir d’où je suis. De ce que je risque. Et tout ce pourpre qui tâche maintenant la neige fait vibrer en moi le danger. L’adrénaline que je cherchais, la voilà.
Je me redresse d’un bond, évitant un assaut du tribut meurtrier. Je n’ai pas le temps de réfléchir que je me lance à la poursuite de celui dont j’avais croisé le regard. Mes doigts fermement serrés sur la sangle de mon arme, je cours sans m’arrêter pour essayer de le rattraper.

« Hey ! Mais attend moi putain ! ATTENDS-MOI ! »

J’ignore pourquoi je le suis, mais quelque chose au fond de moi me dit de le faire. J’y vois un signe. Il était différent, il m’avait dit de fuir. Il m’avait sauvé. Et puis décidément non, ça serait con de rester à la corne et d’être transformé dès le début en carpaccio. Je commence à peine à m’amuser !

« Attends-moi ! J'cours pas aussi vite que toi bordel ! »

Le fugitif ne ralentit pas, traçant son chemin dans la neige. De loin il ressemble à un animal sauvage, faisant des bonds pour éviter de se prendre les pieds dans sa propre précipitation.

« ATTENDS-MOI BITCH OU JE TE TIRE UNE FLECHE DANS LE GENOU ! »

J’avais hurlé spontanément, excédé. Par chance il semble s’être enfin stoppé. Merde, si ça se trouve, c’était un piège. Il se retourne lentement, mettant ma garde en éveil. Maladroitement je dégaine mon arbalète, essayant de me souvenir des gestes de mon frère pour l’armer. Voyant qu’il ne réagit pas je stoppe mon action, avançant de quelques pas en tendant la main en signe de paix.

« Euh, merci de m’avoir dit de fuir. Moi c’est Castiel, j’viens du cinq. Et toi, t’es là pour saigner pour quel district ? »

Ami ou ennemi ? S’il fait un pas de travers, il s’prendra une flèche dans le genou. Et ça fait mal !


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MessageSujet: Re: J1 => Run for your life bitch ! Castiel&Fenugreek    Mar 31 Juil - 20:59

Je me retourne et constate avec plaisir qu’il me suit. J’adapte donc ma démarche pour mettre en valeur mes muscles postérieurs. Ca fait partie de ma technique de séduction, j’ai piqué l’idée dans Capitol magasine.

« Adoptez une démarche sautillante, cela prouvera à l’être convoité que vous êtes quelqu’un de jovial tout en lui permettant d’admirer vos fesses de déesses. »

Pas de jugements, ils ont des conseils merveilleux sur l’entretien des cheveux.
Toujours est-il qu’il me suit en proférant des insanités. J’aurais dû me douter qu’il appartenait à la une classe inférieure. Nous serrons donc les Joméo et Ruliette de l’arène … Ou quelque chose comme çà. Si on survit bien entendu. Ce dont je doute s’il continue à râler comme cette fille à qui j’ai coupé les cheveux en primaire parce qu’ils étaient trop moches pour continuer à m’agresser la vue. Je m’arrête sous la menace. Je n’essayais pas de le semer. Mais je tiens à protéger son corps des carrières qui pourraient tenter de l’endommager. C’est vrai quoi, je suis sûre que sous la doudoune se cache un homme, un vrai. Par contre, qu’est-ce qu’il peut-être mal poli. C’est vrai quoi, je viens de lui sauver la vie au péril de la mienne (et dieu seul sait à quel point ma vie est précieuse aux yeux du monde) et il me menace de me planter une flèche dans le genou ? Duh, j’en ai besoin de mes genoux. Ca fait partie il me semble des parties du corps les plus utiles. Et qui voudrait faire du mal à mes pauvres genoux à la cambrure parfaite (je sais j’ai mesuré) ? Ça n’est pas bien grave au fond, il a beau être mal poli, il en reste tout à fait physiquement intelligent. Et il a la voix rocailleuse, comme s’il avait mangé du gravier au petit déjeuner. Moi j’ai juste mangé des corn-flakes. Je me retourne lentement, tentant de faire virevolter mes cheveux avec grâce et légèreté. Peut-être que ça va l’éblouir.

Castiel du district 5 ? J’essaye vaguement de me souvenir de lui en interview, je regrette un peu d’avoir passé mon temps à essayer de compter les tatouages de Richard plutôt que d’écouter. District 5, district 5 ? Ça serait pas le taré dont tout le monde parlait ? Celui qui aime vivre dangereusement ? But I can be a tiger too. Il est peut-être dangereux, mais le cœur a ses raisons que la raison ignore. Et son petit sourire de bébé phoque me fait craquer. Et il est drôlement sexy avec son arbalète. Il fait chaud tout à coup dans cette arène ou c’est moi ? Je me racle la gorge et prends la voix la plus sensuelle

« Je m’appelle … »

Fenugreek ? Oui je sais que c’est mon nom. Mais soudainement il me semble un peu ridicule. Marcel ? Thierry ? Richard ? Non pas Richard ? Adonis ? Non, mais qui s’appelle encore Adonis de nos jours ? Jade ? Pierron ? Jean-Etienne-Gerard de la bistouquette ?

« Tu peux m’appeler Fenu. Je viens du district 6. Et je viens en paix. »

Stupide, stupide. Whatdafuck, Fenu. Essaye de dire quelque chose d’intelligent.

« Il fait frisquet non ? »

Oh merveilleux Fenugreek Kevin Bryan Forgrass troisième du nom, tu viens de te rendre ridicule devant ce qui sera peut-être ton seul et unique amour. Ta seule et unique chance de tremper ton biscuit dans l’antre de l’amour, faire prendre l’air à ton anguille pour lui faire découvrir les fonds marins. Dis quelque chose de sexy. DIS QUELQUE CHOSE DE SEXY.

« Enfin, je veux dire, on serait mieux tout nus sur une plage pas vraie ? héhéhé »


Je viens de me passer la main dans les cheveux en riant comme un cachalot en rut là ou je rêve ? L’amour me rend vraiment stupide.

" On ferait mieux d’avancer avant que les carrières ne nous prennent en chasse pour nous transformer en brochette et nous manger au repas du soir. Pas que je pense que ça soit très hygiénique… pas que je pense souvent à transformer des gens en brochette non plus hein… Bon on avance ? Enfin si tu veux faire un bout de chemin avec moi ? »

J’essaye de lui envoyer mon sourire le plus charmeur, mais je crois que le froid commence à paralyser mes zygomatiques. Bon, qui ne tente rien n’a rien.

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MessageSujet: Re: J1 => Run for your life bitch ! Castiel&Fenugreek    Dim 26 Aoû - 21:24



Est-ce que je crois au destin ?
Si je m’arrête quelques secondes pour y réfléchir, la réponse est clairement oui. Après tout, j’ai réchappé au bain de sang de la corne, j’ai survécu à la foudre alors que j’étais à deux doigts de me transformer en chili con carne. Enfin surtout con carne. Les haricots ? Ils sont tous là en train de coincer les rouages de la chance depuis que cette gourde de providence m’a renversé le sachet sur la tronche. Y’a toujours un hic, une peau de banane en plein sur le chemin et sur laquelle je glisse volontiers comme si j’étais qu’une pauvre blonde. Pourtant j’en ai toujours réchappé, ça doit être la bonne étoile assignée à mon cas qui fait du zèle pour ne pas se retrouver à la signalisation des demeurés. C’est qu’elle va en avoir du travail maintenant que j’ai les pieds dans l’arène. Et comment ignorer le destin, surtout qu’une fois de plus j’ai eus la preuve que quelqu’un veille sur moi ? Un jour où je pérégrinais dans mon district à la recherche d’une connerie à faire rager Swain, j’ai rencontré une femme. Je vous voir venir tout de suite avec vos sérénades, c’était une vieille p.... C’était une vieille femme qui prétendait tout savoir de mon futur. Au début j’ai cru à un pacificateur pédophile déguisé en grand-mère, surtout quand elle m’a dit de m’approcher plus près. Mais ce qu’elle m’a révélé ce jour-là en échange de quelques framboises, je ne l’oublierai jamais. « Ton étoile compagne, te sauvera la vie. » Je n’avais jamais entendu parlé des âmes sœurs et vu le peu de cas que faisait mon frère des autres êtres humains, pas étonnant. Au début j’ai pensé que c’était de lui dont parlait la vieille bique, ou de Thybalt le guérisseur. Mais ça c’était vraiment sale comme pensée et après tout, elle parlait au futur.

Une voix me tire de ma rêverie. C’est fou ce que je peux être distrait, j’aurais peut-être dû manger quelque chose avant de rentrer dans ce foutu tube en verre. Y’a ces pâtisseries du Capitole qui vous collent la mâchoire par le sucre tellement elles fondent en bouche. Je gage qu’à défaut de remplir l’estomac, elles ont le don de faire taire les plus bavards. J’aimerai vraiment en avoir une présentement sous la main pour l’offrir à mon sauveur, bien décidé à me noyer dans un flot de paroles. Je retiens rapidement son nom. A vrai dire, c’est tout ce que j’ai retenu. Mon cerveau est resté bloqué sur cette simple information. Fenu. Peut-être que c’est l’abréviation de François Etienne Norman Ulrick. Soit ses parents avaient autant d’inspiration qu’une moule sur un rocher du district 4. Et pourtant, ce nom à la sonorité si étrange sonne délicatement à mes oreilles. C’est le nom de celui qui m’a empêché d’être la proie des carrières. De celui qui m’a sauvé la vie. Peut-être que c’est lui alors, mon âme sœur. Je le dévisage de haut en bas. Putain j’espère que cette vieille bique était sénile.

Pourtant je dois bien reconnaitre qu’il ne ressemble à aucun tribut que j’ai croisé jusque-là. Il a son originalité à lui tout seul. Hey I just met you, and this is crazy. Pourquoi est-ce qu’il me parle d’être nu sur une plage ? Ça pourrait être certainement plus agréable que de la glace. Surtout seuls au monde, un coktail du Capitole en main et les embruns de l’océan sur… But I’m not here for a sex weekend. D’ailleurs je n’aurais jamais cru qu’il venait des districts, pas avec cette masse capillaire si soignée. C’est la neige qui tient tout ça si bien en place ? Ou bien est-ce autre chose ? Il a passé sa main dans ses cheveux en riant. Si c’est comme j’imagine, c’est vraiment pas hygiénique. Pour le coup, ma main retombe d’elle-même. Faire un bout de chemin avec lui ? Pourquoi pas. Deux pacifiques valent mieux qu’un. Mais si c’était un piège ? C’est vrai qu’une telle beauté de cheveux relève de la sorcellerie, il serait un vrai Judas que j’en mettrais ma main à couper. Qu’est-ce que disait Swain déjà ? « L’œil de l’écureuil Cas. L’œil de l’écureuil. » A moins qu’il s’agissait d’un tigre ? Ah oui, the eye of the tigerrrr. S’il pense me trahir, je saurais le contrer. En attendant, je n’ai aucune raison de ne pas lui faire confiance. Surtout avec ce sourire de baleine à bosses. Mais il reste un dernier détail qui me gêne.

Doucement je m’approche de lui, calant virilement mon arbalète contre mon épaule. Mon bras se tend en avant vers son visage à quelques centimètres. Le temps semble suspendu par la stupeur, ma bouche s’entrouvre dans un rictus concentré. Yeux dans les yeux je prends une profonde inspiration, saisissant fébrilement l’une de ses mèches et…

« T’as… t’as une molaire dans les cheveux. »

Le petit morceau d’émail entre les doigts, je ne peux m’empêcher de rire avant de la lancer par-dessus mon épaule. J’espère que ça porte chance. Non mais c’est vrai. Comment je peux me concentrer sur la survie avec ce morceau de cadavre fiché dans la coiffure de mon coéquipier d’infortune ? Mon frère dit souvent que je mens comme un arracheur de dents et que j’aurais dû en faire mon métier. C’est complétement con ! A Panem avec la faim, les dents, elles tombent toutes seules. Mais comment diable cette molaire cariée a-t-elle pu se retrouver dans la splendide chevelure de Fenu ? Mystère.

« Faire un bout de chemin avec toi ? Avec joie ! »

Je lui donne une tape joviale dans le dos, faisant volte-face vers l’horizon en le pointant d’un de mes carreaux.

« Ce chemin que nous traçons ! »

Je fais un moulinet avant de me retourner de nouveau vers lui. J’hausse les sourcils en faisant la moue. Décidément, c’est pas si terrible que ça les Hunger Games.

« J’ai la dalle, pas toi ? Faudrait qu’on chasse pour se trouver à manger. Mais c’est un peu le désert de glace ici. T’as réussis à choper quelque chose d’utile à la corne toi ? Tu veux bien qu’on s’entraide même sur ça hein dis ? »

Je ne reculerais devant rien pour survivre, j’ai l’œil de l’écureuil. On s’fera un trou dans lequel on entassera de quoi subir un siège. L’hiver aura qu’à passer, à nous deux on tiendra le coup. Parce que j’ai trouvé mon étoile compagne à la mèche rebelle. And I'm not even sorry.

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