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 La curiosité est un vilain défaut chère filleule [Fae]

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MessageSujet: La curiosité est un vilain défaut chère filleule [Fae]   Sam 14 Juil - 11:01

    Et voilà nous y étions... La soixante seizième édition des Hunger Games venait officiellement de débuter. Les Tributs avaient été jeté dans l'arène et leur sort ne m'intéressai aucunement. Le vainqueur aurait l'adoration du Capitole mais certainement pas le mien. Du moment qu'il ne faisait pas de vague il serait laissé tranquille sinon sa vie risquerait d'être bien difficile. Quant aux autres tributs, ceux qui perdront la vie, ils sombreront dans l'oubli peu à peu leur souvenir uniquement ravivé auprès de leurs proches qui pleureront leur perte.
    En tant que Juge, je voyais ces jeunes personnes uniquement comme des pions. Des pions que nous déplacions comme bon nous semblait dans l'unique but de garder les districts divisés et de prouver encore et encore la toute puissance du Capitole. Et je devais bien admettre que tirer les ficelles de ces immenses jeux était un sentiment de puissance des plus agréables. Une des rares choses qui me faisait vibrer, encore et encore.

    Hier le Capitole et tout Panem avait eut l'occasion de découvrir l'arène que nous leur avions préparé avec soin. Un véritable univers polaire. La survie, voilà le plus difficile et les éléments risquaient fort de devenir leur véritable ennemi. A vrai dire je m'inquiétais un peu. Certes nous avions choisi un terrain de jeu audacieux, néanmoins je craignais que le froid ne soit trop pénétrant et que les tributs tombent comme des mouches à cause du climat bien trop difficile à supporter. C'est que nous, les Juges, étions attendus au tournant. Le président Snow ne tolérerai pas d'erreurs de notre part et je savais très bien que des Jeux raté pouvaient signifier ma fin très proche.

    Néanmoins ce matin je n'avais pas à m'inquiéter de tout cela. Non je ne m'occupais pas des Hunger Games. Beaucoup pensait que pendant les Jeux, les Juges restaient tous ensemble enfermé dans une grande pièce avec leurs concepteurs à épier chaque faits et gestes afin de pouvoir proposer le meilleur spectacle possible. C'était certes vrai mais à quelques détails près. Nous étions malgré tout des êtres humains. Nous ne pouvions pas être enfermé de la sorte nuit et jour, 24h/24. Alors nous nous relayons. Chacun de nous avait un planning précis pour être certain de pouvoir couvrir l'ensemble des Jeux. Et ce matin ce n'était pas à moi de le faire. Pourtant, je n'avais pas pu m'empêcher d'allumer aussitôt l'écran géant présent dans le salon afin de voir ce qu'il pouvait bien se passer. Quelles nouveautés avaient eut lieu? Est ce qu'il y avait de nouveaux morts? Les autres Juges avaient-ils déjà du mettre en place certains obstacles pour pimenter le tout?

    Mes yeux se posèrent sur l'immense étendue gelée qui venait d'apparaître à l'écran. Apparemment un petit vent glacé soufflait, ce qui devait rendre le froid bien plus intense et pénétrant. Espérons pour les tributs que les stylistes avaient su leur faire des combinaisons suffisamment chaudes... Alors qu'un gros plan était en train de se faire sur un des carrières, ma fille fit irruption dans la pièce, tout sourire. Voilà bien la seule pouvant me faire oublier mon travail et me faire détacher les yeux des Jeux.

    Je serrai Luxuria dans mes bras, posant un doux baiser contre sa joue. Dire que le jour ou j'avais appris ma grossesse je ne voulais pas de cet enfant. Voilà dix ans qu'elle était ma raison de vivre pourtant. La seule à me rendre plus humaine, plus douce, plus aimante. Je crois bien avoir découvert ce qu'étais l'amour grâce à elle. Après tout il n'avait jamais été question d'amour entre mon mari et moi et la seule chose qui nous liait vraiment était Luxuria.


    " Tu n'as rien oublié?" Demandai je à ma fille alors que je ramenais une mèche de cheveux blonds derrière son oreille. Luxy secoua doucement la tête et je lui répondis par un de mes rares sourires. D'ordinaire, je n'étais guère une femme souriante, bien au contraire. " Alors passe une bonne journée." Je lui adressai un dernier baiser sur la joue avant de la laisser partir en compagnie du Muet à notre service depuis quelques années déjà. Je ne me souvenais même plus de son nom, les seules fois ou je parlais de lui je me contentais de le nommer " le Muet". De toute manière il était des plus transparent à mes yeux.

    Alors que je pensais être seule ce matin, ma fille étant parti à son cours de musique et mon mari travaillant auprès du président toute la journée, la sonnerie retentit. Je n'attendais personne mais étrangement j'avais déjà une petite idée sur l'identité de mon visiteur.


    " Fae." A peine la porte d'entrée ouverte que je tombais nez à nez avec la petite blonde qui était ma filleule. Il est vrai que nous entretenions que rapports pour le moins complexes. Je l'appréciai et la protégeais comme je le faisais naturellement avec les membres de ma famille. Mais je la trouvais si insouciante, si peu ambitieuse... Et comme ses parents n'avaient pas l'air près de lui faire comprendre qu'il était temps à penser à son avenir c'est moi qui le ferai... "Entre." J'ouvrai un peu plus la porte tout en me mettant de côté afin de lui permettre d'entrer dans l'immense bâtisse qui me servait de maison. " Tu sais que je n'aime pas les visites surprises." Fae devait sans doute être habitué à ce que je lui fasse quelques reproches à peine avait-elle mit les pieds ici. J'avais un petit côté moralisateur et autoritaire qui me poussait à en faire régulièrement alors qu'à contrario j'étais plutôt avare en compliment. "Inutile de te demander la raison de ta visite, je suppose." Effectivement je n'avais même pas réfléchis et l'avais aussitôt conduite dans le grand salon, là ou l'écran continuait d'afficher le déroulement des Hunger Games. Après tout depuis toujours, et plus encore depuis que j'étais Juge, ma filleule faisait tout son possible pour m'arracher des informations inédites.
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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut chère filleule [Fae]   Lun 16 Juil - 16:03


Les jeux ont commencé ce matin, ce soir c’était la fête. Chez qui, je n’en avais aucune idée. Un client de mon grand-père, un ami de mes parents, quelqu’un qui avait entendu parler de ma réputation de fêtarde, aucune idée. Tant qu’il y avait de la boisson, de la nourriture à profusion et des cocktails pour pouvoir manger encore, sans jamais prendre un kilo. Il y a d’un côté, les gens plus réservés, dans leurs longues robes et leurs complets, ceux qui discutent calmement et prennent un verre de vin. De l’autre il y a moi et les dévergondés. Ceux qui sautent, qui dansent, qui font la fête, même quand la musique n’est pas du genre qui bouge. Ceux qui en sont probablement à leur dixième verre de la soirée et qui se sont certainement envoyé une ou deux pilules depuis le début de la fête. Je suis tellement petite, on ne me remarque pas, sauf quand je saute ou quand je fais du bodysurfing. Ce soir, j’ai l’impression de sauter à deux mètres du sol, de bondir jusqu’au plafond. Probablement une illusion. Quand les gens commencent à partir, je sors de la mince foule restante, au bras du mec de ce soir. Grand, bruns, bronzé, les bras et le dos couverts de tatouages. Sexy. On sort de l’édifice, j’ai une bouteille à la main et il tient une cigarette. Roulée à la main, qui contient mon stock. Il l’allume, on se la passe, en tentant de marcher droit, ce qui s’avère impossible. Heureusement que je n’habite pas trop loin. On s’écrase part terre contre un mur, moi sirotant tranquillement ma bouteille. On était presqu’arrivés chez nous, mais j’avais l’impression qu’on marchait depuis deux heures et j’avais mal aux jambes. Je m’endors comme ça, enlacée avec ce gars dont je ne connais pas le nom et je renverse le fond de ma bouteille de vodka sur ma robe, tant pis.

Quand je me réveille, je suis encore étourdie, j’ai l’impression qu’il y a des vagues dans le ciel, qu’il bouge au gré des marées, mais je sais que c’est mon esprit. Je suis tout de même plus lucide. Je souris. Remarquant le mec couché à côté de moi, je me lève et retourne chez moi. Je dirais que le soleil est sur le point de se lever, mais au Capitole, on n’est jamais sûr. Il y a tellement de lumière qu’on ne sait plus si c’est le soleil où les lueurs de la civilisation. J’arrive chez moi, mes parents ont laissé les lumières du porche ouvertes, sachant que je ne serais pas rentrée quand ils iraient dormir. Je monte dans ma chambre et suis prise d’une irrépressible envie de vomir. Vite, la poubelle. Je ne me rends pas. Tant pis, je m’étends sur mon lit et m’endors dès que ma tête touche l’oreiller. Je rêve que je suis encore à la fête, je danse, je me mêle à la foule. Puis que mes parents viennent me chercher et me ramènent à la maison, devant tout le monde, La honte. Quel cauchemar.

BIIIIIIIIIIIIIP BIIIIIIIIIIIIIIIIP. Je me réveille en sursaut et grogne. « TA GUEULE! TA GUEULE! TA GUEULE! » Je hurle pour faire taire la sonnerie de ma porte. Mes parents veulent entrer dans ma chambre. Quelle superbe façon de se faire réveiller. J’ai l’impression que la sonnerie est aussi forte que si je me tenais à deux mètre d’un hovercraft en marche. Je soulève ma couette et la lumière du Soleil m’aveugle. Je n’ai pas pensé à appuyer sur le bouton pour fermer la toile ce matin quand je suis allée me coucher. Je renifle, ça ne sent vraiment pas bon. Répugnant, même. Je me rappelle vaguement avoir dégueulé sur le plancher. Mais pour l’instant, il faut que je fasse taire ce bruit assourdissant, ça me donne mal à la tête. Plus que je ne l’ai déjà. Je crie « ENTREZ! » et la sonnerie ferme sa gueule. Mes parents entrent, tous bien coiffés, bien habillés, ils ont l’air vraiment vraiment banals comparés à tous ces phénomènes de foire qu’on peut trouver au Capitole. L’horloge murale me dit : Il est midi moins quart. Pas si terrible, j’aurais pu me réveiller bien plus tard. « Alors Fae, on voulait te dire qu’on partait en vacances pour le District Un, quelques semaines probablement. On sait que tu n’auras aucun mal à t’occuper de toi tout seule, mais on a pris une Muette pour faire les corvées, étant donné que tu ne vas pas les faire, je me trompe? » me dit ma mère. Je suis un peu tannée qu’elle m’appelle par mon nom. Fae. Partout, on m’appelle Fuck et j’ai commencé à m’y habituer. Quand on nomme son enfant Fae Unity Chapman Knill, il faut bien vivre avec les conséquences.

« Non, non pas du tout, ça m’dérange pas, et on pourrait p’t-être la garder après vot’ Muette non? Bon voyage! » Bon débarras, je pense. Je vais être enfin seule dans cette maison. Je pourrai peut-être organiser une ou deux fêtes, vu que j’ai quelqu’un pour s’occuper de la maison après. Je pose une main sur mon front, brûlant. J’ai un de ces maux de tête! « Je crois qu’elle pourra commencer tout de suite et nettoyer, ce, cette saleté part terre. » Ils sortent. Je jubile intérieurement. J’enfile une robe, rapidement et sors de la maison. Je viens de penser, les jeux sont commencés, et j’ai vraiment hâte de savoir ce qui s’est passé depuis hier matin. Peut-être que je pourrai obtenir quelques détails croustillants sur les fléaux à venir dans l’arène. D’ailleurs, je n’arrive pas à croire qu’Asto a pu me cacher que ça allait être une vraie calotte glaciaire. Elle est incroyablement secrète ma marraine. Je ne comprends pas pourquoi elle ne veut rien me dire sur les Jeux. Je marche vers chez ma marraine, une bonne amie de ma mère. Je trouve sa fille totalement adorable, j’aimerais bien en faire ma compagne de fête, mais je sais que sa mère ne me laissera jamais la pervertir. J’ai toujours Acid et Alex. Quoique la dernière soit assez novice.

Je sonne, le bruit résonne dans ma boîte crânienne et mon mal de tête augmente. La porte s’ouvre. « Fae. » wow, chère marraine, j’aime ton enthousiasme. Elle aussi m’appelle Fae, FUCK, j’ai envie de crier, je m’appelle FUCK! Les pierres incrustées dans sa peau scintillent. C’est peut-être le genre d’opération que j’aimerais avoir plus tard, pas trop extravagant, juste assez. « Entre. » J’entre chez elle et remarque tout de suite l’écran qui diffuse les Hunger Games. Un combat entre deux tributs, que je ne reconnais pas, tout emmitouflés dans leur ensemble hivernal. J’avance de ma démarche sautillante, comme un lutin… ou une fée. Une Fae. J’offre un grand sourire à ma marraine, malgré la migraine qui me consume. « Tu sais que je n’aime pas les visites surprises. » Mon sourire s’élargit. Je réponds, insouciante « Moi aussi je suis ravie de te voir chère marraine! » Je suis habituée à ce genre de blabla. Je n’aime pas quand tu fais ci, quand tu fais ça. Ça ne me dérange plus. Je fais ce que je veux. Astoria me conduit dans le salon et je peux mieux voir les tributs que j’ai entr’aperçus. « Inutile de te demander la raison de ta visite, je suppose » Je lève les yeux au ciel. « Alors, alors, pas trop occupée par les Jeux? »


Dernière édition par Fae U. Chapman-Knill le Ven 20 Juil - 15:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut chère filleule [Fae]   Mer 18 Juil - 20:06

    C'est assez étrange ce que peuvent faire certains liens. Si Fae n'était pas ma filleule je ne lui accorderai pas la moindre attention. Je n'aime pas les gens de son genre normalement. Si je dois m'adresser à eux se sera toujours avec mépris ou désinterêt selon mon humeur du jour. Et autant le dire qu'il était hors de question que ma fille devienne ainsi en grandissant. Je veillerai particulièrement à ça et je sais que son père le ferait aussi. L'avantage d'avoir épousé un homme si semblable à moi.
    Mais voilà on vous met marraine de quelqu'un et aussitôt tout change. Ses parents ont pensé à moi parce mon père et ma mère étaient de bons amis à eux. Personnelement je n'avais pas plus d'affection pour eux mais j'ai pourtant accepté. Sans doute parce que je me sentais fière de constater que l'on avait pensé à moi pour assumer ce rôle. Et parce que je me disais qu'il lui faudrait bien quelqu'un comme moi pour relever un peu le niveau. Non pas que j'ai quelque chose de particulier contre les parents de Fae, c'est juste que j'ai du mal à les trouver interessant. Mais chut, c'est notre petit secret. Je suis passée professionnelle dans les sourires hypocrites de toute manière.

    Quoi qu'il en soit je suis bien forcée d'admettre que pour le moment tout mes beaux plans pour faire de Fae une grande capitolienne sont tombés à l'eau. Elle n'écoute rien et passe bien plus de temps dans les soirées qu'à réfléchir à son avenir. Et cela à tendance à me rendre folle. C'est que certains hauts dirigeants du Capitole savent qu'elle est ma filleule et je n'aime pas particulièrement être associée à elle lorsqu'elle se met à vomir sur le tapis hors de prix d'un des Capitoliens les plus riches. C'est mauvais pour ma réputation si vous voyez le genre...

    Pourtant à côté de ça je lui trouve toujours des excuses. Certes je lui dis facilement ce que je pense et me montre particulièrement exigeante à son égard. Mais mon discours change du tout au tout avec les autres. Venez me parler d'elle en mal et je la défendrai bec et ongle. Et bien évidement le premier qui lui ferait du mal aurait à faire à moi. C'est qu'on ne rigole pas avec les membres de ma famille. Voilà pourquoi je m'interesse tant à elle et pourquoi je veux qu'elle se reprenne en main. Elle trouve peut être ça drôle sur le moment mais je sais très bien qu'elle va s'en mordre les doigts plus tard.


    "Tu veux boire quelque chose?" Comme d'habitude ma pseudo politesse reprend le dessus alors que j'ignore sa réplique ironique. Je n'irais de toute façon pas dire que je suis contente de la voir, la présence des gens m'indiffèrent bien souvent lorsque cela sert mes interêts. Mais elle ne me dérange pas et je saurais m'accomoder de sa présence. En terme plus simple, cela se rapproche presque à un compliment et à une chose extrêmmeent rare de ma part. " Non alcolisé, bien sur." Je préfère préciser alors que je lui lance un regard d'avertissement. Je n'ai rien contre l'alcool, après tout j'en bois moi aussi. Mais je ne suis pas assez stupide pour ignorer qu'elle en a certainement bien assez bu la veille. Son regard est encore vitreux et elle n'a pas l'air au mieux de sa forme. Alors il est hors de question que je participe à cela.

    "Comme tu peux le constater, j'ai encore du temps pour moi." Effectivement, c'était peut être étrange mais là ou j'avais le moins de travail c'était bien une fois que les tributs étaient dans l'arène. Il fallait surtout surveiller, laisser les Jeux suivre leur cours et mettre son petit grain de sel quand l'avancement des Hunger Games n'étaient pas satisfaisant. Après tout les Jeux sont toujours un peu truqués pour avantager telle ou telle personne, ne me dîtes pas que vous étiez si naïf que vous pensiez le contraire? " Le plus dur est passé à vrai dire." Le plus difficile, trouver des idées d'arène, pour les années à venir même, en imaginer chaque détail, chaque subtilité et la peupler de pièges, de plantes, d'animaux... tous modifiés. Il fallait avoir les idées, être d'accord et que cela permette le plus beau spectacle possible bien évidement. "Je crois que le pire c'est les notes..." En effet, passer la journée à accueillir chaque tribut, à regarder ces capacités, à discuter afin de choisir le score qui lui serait attribuer, puis faire passer le suivant et rebelotte... tout ça pour les vingt quatre tributs. C'était long à en mourir.

    Pour le moment je m'étais contenté de répondre à sa question, parlant uniquement des Jeux sans dévoiler grand chose. Je n'étais pas particulièrement bavarde et je savais que Fae aurait des remarques ou des questions à me poser. Mais j'attendais qu'elle le fasse bien décidé à ne rien dire de particulier sans qu'elle me le demande. Et bien sur j'étais déjà prête à la faire parler aussi un peu d'elle, de ce qu'elle comptait faire, de ce qu'elle faisait actuellement. Bref de beaux sujets qui fachent. Mais pas maintenant, je n'étais pas encore pressée... Non au lieu de ça je préferai m'asseoir, piochant au passage une fois encore dans le panier à fruits mis à disposition.
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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut chère filleule [Fae]   Ven 20 Juil - 14:58


Je regarde la demeure de ma marraine en entrant chez elle. J’ai un peu de mal à observer, dérangée par la douleur lancinante dans ma tête. J’ai oublié de prendre des cachets pour la migraine en sortant aussi précipitamment de la maison. Mais les Hunger Games comptent plus qu’un vulgaire mal de tête que je tente d’ignorer. Autour de moi, presque rien n’a changé depuis ma dernière visite. Je n’arrive pas à croire qu’une maison abritant une enfant puisse être aussi propre. Quand j’étais enfant je mettais ma saleté partout et la maison ressemblait à une porcherie. Je dois d’ailleurs dire que c’est toujours le cas. Surtout ma chambre. Mon lit flotte comme une île au milieu d’un océan de saletés. Je serais curieuse de voir la chambre de Lux, la fille d’Astoria, curieuse de voir si elle a le droit d’être une enfant normale et de se laisser traîner. En avançant, mon regard bloque sur la télévision qui rediffuse des moments du bain de sang, les deux tributs s’entretuant tout à l’heure ayant disparu sans que je ne connaisse leur identité. « Tu veux boire quelque chose? » Je lui lance un regard plein d’espoir, elle a sûrement de l’aspirine ici, comme toute personne qui se respecte. J’attendais qu’elle propose, je n’étais quand même pas pour me jeter sur son réfrigérateur et prendre de l’eau et un verre pour étancher ma soif et faire taire les coups de marteau dans mon crâne.

Je suis habituée à ce genre de souffrance, cela m’arrive tous les deux jours, après une fête particulièrement arrosée, ce qui est toujours le cas. Mes parents m’avertissent toujours qu’il ne faut pas mélanger plusieurs sortes d’alcool et l’alcool avec la drogue, mais je fais à ma tête. J’enchaîne vodka avec bière avec gin avec cocktail au rhum, ce qui n’est effectivement pas une bonne idée. Mais je refuse d’admettre que mes parents ont raison, je suis bien trop orgueilleuse pour admettre que j’ai moi-même tort. Je ne sais pas boire, j’en suis consciente, je vais l’apprendre avec le temps. Il y a un début à tout, même si mon début à moi dure déjà depuis deux ans. Ma marraine croit bon d’ajouter « Non alcoolisé bien sûr » Mais qu’est-ce qui lui est passé par la tête? Elle croyait que je voulais continuer de boire le matin? Je jette un coup d’œil à l’horloge murale, en fait, on n’est plus le matin, il est midi trente, donc officiellement l’après-midi. Bref, je ne sais peut-être pas boire, mais je ne vais certainement pas continuer de picoler tout en souffrant des effets du lendemain de veille. « Je ne dirais pas non à un verre d’eau, avec deux trois comprimés pour la migraine… s’il-vous-plaît » que je réponds à Astoria. Je m’efforce d’être polie, je peux tenter d’avoir l’air d’une petite fille parfaite. Je lui souris gentiment, un sourire qui n’est pas faux du tout, étant une personne souriante et de bonne humeur naturellement. Sauf quand les gens me réveillent trop tôt et avec un tintamarre d’enfer.

« Comme tu peux le constater, j’ai encore du temps pour moi » J’ai vu ça chère marraine, sinon tu n’aurais pas répondu quand j’ai sonné à ta porte. Je dois avouer que je m’attendais à ce qu’elle soit absente, enfermée dans un bureau à contrôler les allées et venues de ces vingt-quatre (moins quelques morts) pions sur le plateau d’échecs. Ils croient qu’ils contrôlent ce qu’ils font, qu’ils vont où ils le veulent et qu’ils se battent contre ceux qu’ils veulent, mais tout est calculé. Chaque grain de sel mis en place pour faire dévier leur trajet est prévu par les grands. Les Capitoliens. Bon je n’ai rien à voir là-dedans et je viens du Capitole. Les Juges disons, les Juges ô combien puissants. J’aime sentir que j’ai du pouvoir, que je suis supérieure aux autres. Je suppose que ce n’est pas quelque chose à quoi je dois m’habituer. J’ai beau vivre au Capitole, je ne travaille pas et je ne fais pas partie de l’élite de l’élite. « Comment tu gères ta toute-puissance en tant que Juge? Ça ne doit pas être si mal, n’est-ce pas? » Je ricane. Je suppose que ma marraine n’aura pas l’humeur à la blague, elle doit penser aux Jeux, c’est évident. C’est son rôle en tant que Juge d’à la fois contrôler les Hunger Games et d’être obnubilée par ceux-ci. « Le plus dur est passé à vrai dire. » Qu’est-ce qu’elle trouve le plus dur? Le bain de sang de la Corne d’Abondance? De voir tous ces enfants mourir d’un coup pour aucune raison? Je ne savais pas ma marraine aussi sensible aux souffrances des autres. Quoique si elle met sa propre fille à la place de ces gamins, ça doit lui fendre le cœur. « Je crois que le pire, c’est les notes… » Ah, j’avais raison. Elle n’a pas assez de compassion pour se mettre à la place de ces enfants qui se sacrifient ou de ces parents qui voient leur fils ou leur fille mourir devant leur yeux sans pouvoir changer les choses.

Moi non plus d’ailleurs. Je trouve ce spectacle assez amusant et vraiment captivant. Quand on le regarde à travers un écran et que les Jeux ne nous touchent pas, on a du mal à se dire que ça arrive vraiment et pas très loin d’ici en plus. Quand ils se terminent et que, comme à chaque année, je vais visiter l’arène avec mes parents, (la seule activité familiale qu’on fait) cela me paraît plus réel. Mais la cruauté de la chose n’existe plus, car tous ces gens sont déjà morts et enterrés. Ma marraine s’assied et pris dans sa main un fruit que je ne vis pas avant de le porter à sa bouche. J’eus un soudain haut-le-cœur, dégoûtée à l’idée que quelqu’un puisse avoir envie de manger. Je revois ce que j’avais régurgité sur le plancher de ma chambre et plaque ma main contre ma bouche pour ne pas que cette scène d’horreur ne se reproduise. « Tu sais pourquoi je suis venue, non? » Je lui souris à nouveau.
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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut chère filleule [Fae]   Ven 20 Juil - 22:35

    Le regard chargé d'espoir que me lança ma filleule ne m'échappa pas. Quoique je mis quelques secondes quand même avant de déchiffrer le sentiment que laissait transparaître ses yeux. C'est qu'on me regardait rarement avec espoir. Et encore plus rarement lorsque je posais une question aussi banale. Mais i lest vrai que d'ordinaire mes invités n'avaient pas une gueule de bois abominable. Parce que oui même un aveugle se serait rendu compte qu'une fois encore, Fae avait été incapable de s'arrêter à temps. Je lui avais déjà adressé un long discours sur les méfaits de l'alcool il y a quelques temps. Je ne suis pas sure qu'elle en ait entendu grand chose. A vrai dire je pense qu'elle a décroché dès la deuxième ou troisième phrase. Mais elle avait quand même eu la décence de rester jusqu'au bout et je me disais donc que j'avais fais mon devoir de marraine.

    « Je ne dirais pas non à un verre d’eau, avec deux trois comprimés pour la migraine… s’il-vous-plaît » Voilà c'est bien ce que je pensais. Heureusement que nous avons tous les médicaments qu'il faut. J'ai tendance à être un peu stressée depuis la naissance de ma fille. Dès que Luxy a un rhume, une petite toux ou qu'elle éternue trop fort j'a itendance à la gaver de médicaments pour être sure qu'elle n'attrappe pas mal. Autant dire que désormais je pourrais carrément ouvrir une pharmacie chez moi. Bien sur je lance un regard appuyé à ma filleule, plus pour la forme qu'autre chose avant de lui tendre un verre d'eau et surtout son aspirine tant désiré. Je lui donne d'ailleurs la boîte entière, elle jugera elle même de la quantité dont elle a besoin.

    « Comment tu gères ta toute-puissance en tant que Juge? Ça ne doit pas être si mal, n’est-ce pas? » Et bien bravo ma filleule, ta réplique réussit à m'arracher un sourire. Pas un sourire de joie ou d'amusement mais un petit sourire en coin prouvant qu'elle avait tout à fait raison. Il s'agissait de ma deuxième année e ntant que Juge et bon sang qu'est ce que j'adorais ça. J'avais toujours aimé pouvoir suivre les Jeux d'assez près lors des éditions précédentes en tant que maquilleuse pour le district un, mais cela n'avait strictement rien à voir avec le travail de Juge. Non seulement de tout savoir en avant première, je jouissais d'une influence des plus délicieuse. " Pas si mal? Le mot est faible." Les habitants des districts devaient nous prendre pour des monstres nous les Juges. Nous mettions notre intelligence et notre imagination au service de jeux barbares. Nous passions des jours et des jours à confectionner des pièges mortels, des arènes macabres, à transformer génétiquement des animaux, àcréer des mutations tout ça dans le but de rendre le plus horrible possible la mort de gamins. Oui, dis comme ça nous étions des monstres. Mais je ne faisais pas ça pour le plaisir. Bien sur cela me plaisais mais le but était bien de mettre en avant le Capitole. Grâce aux Hunger Games, les rivalités entre districts étaient toujours plus forte que jamais. Et cette rivalité était primordiale. A côté nous leur montrions que le Capitole était tout puissant, que nous étions là chaque année pour aider le district vainqueur pour apporter la célébrité au tribut gagnant. La simple existence des Carrières prouvait que les Jeux favorisait la division des districts...

    " C'est toujours agréable d'avoir une certaine influence sur le destin de ces tributs sans même qu'ils ne s'en rendent vraiment compte... Mais ça demande du travail." Oui le travail et encore le travail. Je n'y peux rien si je ne vivais pratiquement que pour ça. Pour ça et pour ma fille. Et pour me détendre j'allais voir ailleurs étant donné qu'être fidèle à un seul homme m'étais tout simplement impossible. Voilà si vous vouliez un rapide résumé de ma vie c'était ça. Inutile de vous embêtez avec les détails vous n'arriveriez pas à suivre de toute façon donc contentez vous de cette version ultra simplifiée.

    " N'y pense même pas." Je lui jette un regard d'avertissement alors que je vois nettement son air écoeuré ainsi que sa main devant la bouche afi nde parer un éventuel haut le coeur. Que les choses soient claires mon Muet n'était pas encore rentré et il était donc hors de question qu'elle vomisse maintenant dans ma maison. Ou alors je me servais de ses cheveux comme serpillère, à voir, je n'y avais pas encore pensé sérieusement. Voilà pourquoi je jugeais bon de l'avertir afin qu'elle se reprenne au plus vite et de prier silencieusement pour que son aspirine fasse effet rapidement.

    « Tu sais pourquoi je suis venue, non? » Oh que oui je le sais. Ca avait toujours été comme ça. Mais depuis que je suis Juge c'est pire que tout. Mais cela m'amuse. J'aime l'interêt que porte ma filleule aux Jeux. J'en ai marre de ces Capitoliens qui s'appitoient sur les tributs, qui s'y attachent... Ils sont d'un niais à faire peur. Fae n'est pas comme ça au moins, sur ce point là elle me ressemble. Certains doivent se dire qu'en temps que mère je devrais ressentir de la compassion. Mais non. Pourquoi faire? Luxuria ne sera jamais une tribut tout simplement parce qu'elle vaut bien mieux que tout ces gamins. Je ne peux pas les comparer à elle tant ils sont différents. "Peut être parce que tu as finalement envie de travailler et que tu souhaites que je t'aide?" Bon d'accord elle était facile celle là. Mais je ne pouvais pas m'en empêcher. Ca faisait tellement longtemps que je ne l'avais pas embêté à ce sujet. Et puis qu'elle ne s'inquiète pas je lui parlerai des Jeux. Bien que je ne puisse rien vraiment lui apprendre de neuf, secret professionnel oblige.
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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut chère filleule [Fae]   Lun 23 Juil - 14:46


Ça ne m’arrive pas souvent et j’ai même du mal à me souvenir quand a été la dernière fois que j’ai eu honte. Mais j’ai honte de me montrer ainsi à ma marraine qui, je le sais, espérait bien plus de moi. Elle aurait voulu que je sois une capitolienne modèle avec un emploi, une famille et une chirurgie par-ci par-là, pas trop voyante. Comme elle en fait. Mais je ne suis pas la capitolienne modèle, je suis la dévergondée qui croit que la vie est faite pour s’amuser. On ne peut pas me changer, elle devra faire avec. À son regard je sais que j’ai raison, elle n’approuve pas ce que je fais de mes nuits. Je suppose qu’elle aussi pourrait s’amuser si elle prenait ce que je prends. Le truc c’est qu’il faut dire oui. Oui est la clé et cette femme c’est un non. Une Madame Non. Moi les gens qui disent toujours non, ça me répugne, mais elle est ma marraine et elle me tend des comprimés pour mon mal de tête alors je vais être gentille. Je prends quatre pilules dans une main, mon verre d’eau dans l’autre et je les avale d’un coup, calant d’un trait l’eau par après. Je sais que je n‘aurais pas dû prendre quatre comprimés, on en recommande deux, mais je sais que ce que font les médecins du capitole, ça ne va pas me faire du mal. « Comment tu gères ta toute-puissance en tant que juge? Ça ne doit pas être si mal n’est-ce pas? » Quand elle entendit ma question, je vis le regard d’Astoria s’allumer et un faible sourire éclaira son visage. Je sus que j’avais raison. Le vice caché de ma marraine devait être qu’elle avait soif de pouvoir, je la comprends, le pouvoir, quelle chose enivrante. Donc elle aimait cette position de pouvoir qu’est le fait d’être juge aux Hunger Games. Elle doit se sentir comme la deuxième maître du monde, après Coriolanus Snow bien sûr. « Pas si mal? Le mot est faible. » Elle n’aime pas être Juge, elle adore. Je pourrais peut-être exploiter cet amour pour pouvoir lui tirer quelques informations cachées sur les Jeux. Après réflexion, je crois qu’elle n’a jamais mis sa fille à la place des tributs, elle n’adorerait sûrement pas autant de voir des enfants mourir si elle l’avait fait. Soit elle n’y a jamais pensé ou soit elle se croit supérieure à tout le monde. N’importe quel capitolien ayant des enfants doit tôt ou tard se poser cette question, s’imaginer la mort atroce et publique de son enfant. Ce qui est une chose que je n’ai pas à faire, je peux donc continuer de regarder avidement les jeux sans arrière conscience.

« C'est toujours agréable d'avoir une certaine influence sur le destin de ces tributs sans même qu'ils ne s'en rendent vraiment compte... Mais ça demande du travail. » À cette lueur dans son regard, on aurait presque dit une psychopathe, mais connaissant bien la femme posée, intelligente, élégante derrière ce « masque » je peux dire que non, tout est parfaitement réfléchi. On a bien beau cacher qui on est vraiment, il faut toujours faire attention, car quelqu’un d’autre est peut-être en train de jouer la comédie. Je sens que mon mal de tête commence à s’estomper grâce aux cachets et je soupire de contentement. Étant moins obnubilée par ma migraine, je me concentre sur ce qui importe vraiment. La raison principale de ma présence ici. Les Jeux. « Tu sais pourquoi je suis venue, non? » Elle le sait. Si j’ai visité ma marraine plus souvent dans le dernier mois que toutes ces années réunies, c’est parce que je cherche à connaître des détails exclusifs sur les Hunger Games. Des détails qu’Astoria a, mais qu’elle ne veut pas partager avec moi. « Peut-être parce que tu as finalement envie de travailler et que tu souhaites que je t’aide? » J’ouvre de grands yeux étonnés. Je ne m’y attendais pas à celle-là. Pourtant je sais que ma marraine veut me remettre sur le droit chemin autant que je veux obtenir des détails sur les Jeux. Je croyais qu’elle allait me sortir l’éternel sermon sur le fait qu’elle ne peut pas me révéler ce qui se passera dans l’arène, mais j’avais tords. Je me demande ce que je peux bien répondre à cela, sans perdre la fausse politesse que j’ai adoptée en arrivant. Tu peux toujours rêver? Je pourrais éclater de rire, mais ça sonnerait faux. « Asto, je sais ce que je veux, je sais qui je suis et je veux qu’on me laisse être celle que je suis sans vouloir me changer, c’est comme ça la vie » Ça sonne un peu bizarrement, sortant de ma bouche, mais c’est vrai.

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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut chère filleule [Fae]   Mer 25 Juil - 20:15

    Je dois bien admettre que le fait de devenir Juge à changé quelques unes de mes habitudes. Tout d'abord j'ai pu ainsi grimper dans les échelons. Ma réputations ne dépends plus désormais des bons résultats du district un dans les Jeux mais du succès des Hunger Games eux même. Et étant donné que ces derniers sont toujours suivis avec avidité dans tout Panem me voilà bien tranquille. Je ne suis plus vu uniquement comme la femme d'un des conseillers du président mais comme un personnage influent du Capitole à part entière. Bien qu'il me reste encore du chemin à parcourir si je veux vraiment entrer dans les plus hautes sphères qui soient.

    A côté de cela le président est plus exigeant. Il attend de ses Juges un investissement total. Et il nous ait formellement interdit de révêler quoi que se soit au public, même aux personnes qui nous sont le plus proches. Autant dire que nous pouvions être sévèrement punis si jamais nous dérogions à la règle. Avant, j'ignorais pas mal de choses sur les Hunger Games mais je pouvais parler des Jeux librement. Faire des spéculations, des commentaires... Désormais il fallait que je fasse attention à ce que je dise pour ne pas trop parler. Heureusement que je savais être une tombe lorsqu'il le fallait.

    Fae était pourtant au courant de ce secret professionnel, mais cela ne l'empêchait pas d'essayer encore et encore de me faire parler. Alors j'essayais de parler d'autres choses, de changer de sujet. Ou de profiter carrément de ses visites pour aborder des sujets qui m'interessaient moi. C'est qu'auparavant je voyais peu ma filleule. Mais depuis l'année dernière, je la voyais assez fréquement surtout en période des Jeux. Le fait que ses parents soient plutôt absents n'arrengeant rien pour le moment. Enfin, personnelement je voyais là le moment idéal pour essayer d'avoir une sérieuse conversation avec elle.


    "Asto, je sais ce que je veux, je sais qui je suis et je veux qu’on me laisse être celle que je suis sans vouloir me changer, c’est comme ça la vie." De beaux discours d'adolescente c'était certain. Dommage que cela ne soit pas possible. Elle pouvait se voiler la face quelques temps encore et continuer de vivre au jour le jour mais elle se rendrait bien compte un jour ou l'autre que cela ne pouvait pas durer. " Je n'ai jamais prétendu vouloir te changer." Si elle avait été ma fille les choses ne se seraient pas passé comme ça. J'aurais serré la vis bien plus tôt et ne lui aurait pas permis toutes ces libertés. D'ailleurs j'étais assez sévère avec Luxuria, ce qui ne m'empêchait pas de l'aimer et d'être très présente pour elle. Je préferai cela aux parents absents qui laissaient tout passer à leurs enfants. Avec Fae c'était trop tard et il fallait faire avec...
    " Rien ne t'empêcherai de continuer de sortir, de t'amuser... Mais penses tu sincèrement que tu peux continuer ainsi, sans aucune perspective d'avenir?" Je savais que mon ton se faisait moralisateur. C'est que j'avais tellement de choses à lui dire que cela se voyait même que j'attendais jsute le moment pour tout lui déballer. Mais j'estimais que c'était de mon devoir de marraine. Il fallait bien que quelqu'un le fasse. " Tu es une fille intelligente, qui pourrais aller loin, je le sais." Continuai je alors que je mordais une fois encore dans le fruit que j'avais pris du panier il y a peu. " Et je trouve juste dommage que tu restes ainsi, aux crochets de tes parents. C'est un peu contradictoire avec ton désir d'indépendance."Je l'avouais, j'ignorais comment elle allait le prendre. Je sentais bien qu'elle tachait de rester polie avec moi. Sans doute parce que j'étais sa marraine. Je ne savais même pas si elle m'appréciais un minimum. Après tout elle venait toujours me voir par interêt. Mais ça ne me faisait pas de peine. J'essayais de m'occuper d'elle parce que j'avais tendance à être protectrice avec les miens, mais je ne demandais pas d'amour en retour. De toute façon ce n'était pas mon truc. Mais il est vrai que sur ce coup là j'ignorais si elle allait parvenir à rester toujours aussi calme et polie avec moi. D'autant plus que je savais très bien que si je l'assaillais de remarques, elle risquait fort de se sentir agresser.

    " Sinon, que veux tu savoir à propos des Jeux?" Je poussai un fin soupir alors que je me résignais à passer sur un sujet plus plaisant pour ma filleule. Je m'étais dis qu'il fallait peut être alterner entre le sujet que je voulais aborder moi et le sujet qu'elle voulait aborder elle. " Sans oublier bien sur qu'il y a encore quelques petits choses dont je n'ai pas le droit de parler." Je préferai préciser, on ne sait jamais. Fae devait connaître le refrain par coeur mais je préferais prévenir que guérir.
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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut chère filleule [Fae]   Ven 27 Juil - 16:37


Je suis un peu irritée par la remarque de ma marraine. J’aurais préféré qu’elle n’aborde pas le sujet du travail aujourd’hui. Elle comme moi sait que nos opinions diffèrent du tout au tout sur ce sujet. Je trouve Astoria trop exigeante à mon égard, je n’ai que seize ans après tout. J’ai toute la vie devant moi pour me trouver un travail, même si doute que je serai une procrastinatrice modèle et remettrai toujours au lendemain ma recherche d’emploi. Est-ce qu’on peut demander aux gens qui n’arrivent pas à se ramasser de devenir ordonnés en claquant des doigts. C’est impossible. C’est un peu ça pour moi sauf que la transition est plus longue qu’un claquement de doigts. Il faut me laisser du temps et je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas vivre du commerce hydroponique. Je pourrais me faire un jardin au lieu de garder tout ça dans ma chambre. Je ferais dans l’entreprenariat, gérerais mon entreprise. “fuck you I get high” Je me vois bien faire ça. « Je n’ai jamais prétendu vouloir te changer » J’ai envie de lui rire à la figure. Peut-être ne veut-elle pas e changer explicitement, mais ça se voit qu’elle aimerait bien que je sois l’adolescente parfaite qui prend son avenir à cœur et qui rêve de tel ou tel travail auquel je n’ai jamais pensé. D’ailleurs, si je voulais travailler, il faudrait que je recommence à aller à l’école. Ce que je ne ferai pas parce que les devoirs j’en ai vraiment marre et qu’on est tellement bien à pouvoir se réveiller à l’heure qu’on veut. Ce n’est de la faute à personne d’autre qu’à moi-même. Je suis indépendante, ou presque et mes parents n’ont rien à voir là-dedans. Il faut avouer que mon père n’est pas très présent dans ma vie, il travaille lui, il est au District Huit, pacificateur. Quant à ma mère, elle a toujours voulu être présente dans ma vie, c’est moi qui l’ai repoussé. «Rien ne t'empêcherai de continuer de sortir, de t'amuser... Mais penses-tu sincèrement que tu peux continuer ainsi, sans aucune perspective d'avenir? » Elle veut une réponse honnête de ma part? Oui. Je crois que je peux continuer comme ça. Let us die young or let us live forever. Comme je doute vraiment que je pourrai vivre pour l’éternité, il me reste l’option de mourir jeune. Mon mode de vie est parfaitement approprié donc. Je vais crever dans un coma éthylique ou de déshydratation à cause de l’ecstasy qui a foutu en l’air mon cerveau. Si je travaillais, je devrais me lever à sept heures du matin et quand je serais rendue à quatre-vingt ans, je me rappellerais une vie sans point fort, banale et inutile. Je ne veux pas de cette vie. Je n’arrive tout simplement pas à m’imaginer vivre de cette façon, c’est impossible. À cette seule pensée, mn cœur se retourne dans ma poitrine et j’ai envie de gerber.

«Tu es une fille intelligente, qui pourrait aller loin, je le sais » Je crois que ma marraine est en train de penser à quelqu’un d’autre que moi. Je ne suis pas intelligente. J’ai une certaine habileté avec les plantes, en effet, je suis habile de mes mains. Demandez-moi de vous rouler un joint, ça sera un des meilleurs que vous n’aurez jamais goûté. Mais faire des mathématiques, me rappeler tous les muscles du corps ou de vous dire ce qu’est une mitochondrie; Je ne vous suis plus. La fille d’Astoria, Luxuria, elle est intelligente, peut-être qu’elle s’imaginait parler à sa fille est non à moi. En aucun cas je ne pourrais aller loin, je suis tellement paresseuse. La seule personne qui pourrait réussir à me faire travailler, c’est mon grand-père du côté Chapman. Celui qui est chirurgien plasticien. C’est le seul métier que j’aie envisagé pratiquer. Je veux lui répondre qu’elle ne me connaît pas assez bien, que je ne suis pas cette fille, mais elle continue son sermon. «Et je trouve juste dommage que tu restes ainsi, aux crochets de tes parents. C'est un peu contradictoire avec ton désir d'indépendance » La seule raison pour laquelle je suis aux crochets de mes parents est que je n’ai pas encore assez d’argent pour m’acheter un appartement à mi. Je pourrais bien demander à ma mère, mais elle aurait bien trop de mal à laisser partir sa petite fille adorée, cela la briserait. Elle a déjà dû laisser partir son mari, elle a eu du mal. Si elle se retrouvait seule, je n’ose pas imaginer ce qui pourrait arriver.

« est-ce que tu connais beaucoup de jeunes filles de seize ans, qui habitent seule et qui travaillent à plein temps? Pas moi. »Je n’en connais aucune. Je n’ai aucune idée de ce que je veux faire, si je veux faire quelque chose. Médecin, mais je ne suis pas assez intelligente. Je pourrais devenir Juge pour les Hunger Games, vu avec quelle assiduité je les regarde, mais il n’y a pas de place pour beaucoup de juges et je doute que ma marraine ne me trouve digne d’un poste aussi prestigieux. « Sinon, que veux-tu savoir à propos des Jeux? » J’esquissai un sourire. C’était un sujet que j’appréciais vraiment. Tout savoir sur les arrières du décor, cela me ravissait. Mais j’avais envie de lui faire plaisir à ma marraine. J’étais venue ici, je m’étais incrustée dans son intimité et je n’étais même pas gentille avec elle. Je pourrais faire mine de m’intéresser à son travail, ça ne serait pas que mensonges, comme ça m’intéresse vraiment. «Sans oublier bien sur qu'il y a encore quelques petits choses dont je n'ai pas le droit de parler. » J’imagine, elle ne peut jamais rien me révéler, mais le fait qu’elle veule au moins se délier la langue un minimum me réjouit. « Je me demandais si vous aviez des plans pour Ezea & Titus? Étant donné que je me suis prise d’affection pour eux, ils sont tellement sexys, je peux pas m’empêcher de vouloir les voir gagner! » Je me demande encore si je dois lui parler de son poste. Je ne sais pas si je lui ferai plaisir ou non, si elle sera choquée. « Et puis, je me posais la question, qu’est-ce qu’il faut pour devenir Juge? »
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