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✤ MISES À JOUR une nouvelle règle a été instaurée. merci de prendre connaissance de celle-ci ainsi que les autres nouveautés !
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 76HG — J1 — bain de sang (commun)

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MessageSujet: 76HG — J1 — bain de sang (commun)   Ven 13 Juil - 18:05


76ème Hunger Games
" bain de sang "

Les tributs quittent leurs stylistes pour rejoindre leurs emplacements. Ils sont élevés pendant quelques secondes, et se retrouvent enfin dans l'arène. Le décompte commence. Il reste soixante secondes aux indécis pour savoir s'ils iront ou non à la Corne, et aux autres de repérer leur objectif, que ce soit la fuite ou l'obtention d'un objet.

Cinq. Quatre. Trois. Deux. Un...



Dans ce sujet commun, vous mettrez en scène l'attente de votre personnage, et sa réaction à la fin du décompte. Ensuite, vous pourrez commencer les rps obligatoires, ou bien en faire entre temps mais il est plus que conseillé de faire les rps obligatoires en suite direct de ce rp commun. Bonne chance à tous I love you


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MessageSujet: Re: 76HG — J1 — bain de sang (commun)   Ven 13 Juil - 21:20

Le styliste du Douze me regardait avec un drôle d'air. Il semblait vexé, et je le comprenais. Je n'avais pas été très sympathique avec lui lors de l'interview, affirmant devant tout le Capitole qu'il n'avait pas de talent. Ca aurait pû me toucher, et j'aurais pû être désolée si seulement je ne m'apprêtais pas à entrer dans l'arène pour y mourir. Il ne m'adressa même pas la parole, se contentant de me tendre mes vêtements. Vêtements qui m'inquiétaient. Une grosse doudoune grise avec une capuche, un pantalon épais, des bottes en cuirs, des gants, une écharpe et des lunettes. Il ne fallait pas être le plus intelligent du monde pour comprendre que cette année, on allait avoir froid. Emmitouflé dans ma tenue qui commençait déjà me faire transpirer, je ne dis pas un mot. Je sursautais quand une voix sortit de nul part pour nous avertir qu'il ne restait que 20 secondes pour que je rentre dans cette capsule en face de moi. J'hésitais. J'avais peur. J'avais envie de faire demi-tour, de fuir. Mais j'avais plus de chances de vivre en faisant les jeux. C'est le pas tremblant que je rentrais dans la capsule, qui se referma une fois mes deux pieds à l'intérieur. Je lâchais un cri de stupeur quand cette dernière commença à s'élever, dévoilant aussi l'horizon. L'arène. De la glace. Du blanc. Du blanc voilé par une nuit à perte de vue. « 60 … 59 … 58 » Je tressaillis, et manqua de trébucher et tomber hors de ma plate-forme, ce qui m’aurait explosé sur le champ. Légèrement paniquée, je tentais de garder mon calme en fermant les yeux et en respirant à vitesse régulière, mais rien n'y faisait. Le compte à rebours était plus fort que le flux de mes pensées, et m'empêchait de me détendre. Paniquée, je tournais la tête pour observer les autres tributs. Je me trouvais entre le tribut du 1, celui qui avait obtenu 2, et le tribut du 4, qui avait obtenu 8 (et qui plus est, voulait ma peau). « 45 … 44 … 43 » La basse température de l'arène m'avait bien refroidi, me rendant même heureuse de porter ces affreux vêtements qui, maintenant que j'y pensais, n'allaient pas être pratique pour se battre ou même pour bouger. Ils avaient fait fort cette année, c'était de l'inédit qu'ils nous offraient là. Comme quoi, même après 76 ans ils avaient toujours de la ressource.

« 15 … 14 … 13 » Les secondes passaient, et mon cœur s'emballait. Il battait si vite que je pouvais même pas compter les battements. Ma respiration accélérée, je regardais les alentours, fixant ensuite la corne d'abondance, qui abritait de jolis objets qui pourraient être utiles. C'était là que la question se posait, à 15 secondes du bain de sang. Y aller ? Ne pas y aller ? Rester en retrait était sans doutes plus sûr, mais s'en aller sans rien pour se protéger était tout aussi stupide, voir plus. Alors, je n'allais pas y aller, mais allais surtout me concentrer sur les petits sacs à dos loin de la corne. Certes, on serait loin des épées et compagnie, mais c'était déjà ça de pris. « 10 … 9 … 8 » A 10 secondes du début, je cherchais Iugo, Katell et Mael du regard, pour savoir comment ils se sentaient. Katell était à 4 tributs après moi, tandis que Iugo était bien loin, pas très loin de Mael. Je lâchais un juron discret. De là où nous étions, nous ne pourrons nous rejoindre sans prendre de risques. Mais pas le temps d'y penser, les secondes passaient vite, très vite, trop vite. « 6 … 5 … 4 … 3 … 2 … 1 … 0 » Les 76 eme Hunger Games venaient juste de débuter. Paniquée, je sauta de ma plate-forme et me mit à courir. Je me plaisais à croire que je savais ce que je faisais, mais ce n'était absolument pas le cas. J'avais simplement sauté, et m'étais mise à courir dans un sens hasardeux, sans savoir où ce dernier m’emmènerait.
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MessageSujet: Re: 76HG — J1 — bain de sang (commun)   Ven 13 Juil - 21:34

Je sentais mon coeur battre dans tout mon être. Mon sang était propulsé a travers mes artères à un rythme constant. Mon pouls était a peine plus rapide qu’à la normale; et ce malgré le fait qu’au bout de ce tube dans lequel j’entrais se trouvait l’arène. Les Hunger Games allaient enfin commencer. Plus que jamais, j’étais prête. La mort ne me faisait pas peur, et j’allais me faire un plaisir de jouer avec elle; Nous étions amies, après tout. Nous avions appris à nous connaitre, et à nous apprécier à notre juste valeur. J’aimais ce que je pouvais faire d’elle, soit une puissante alliée, et j’aimais ce qu’elle avait fait de moi : une être fort, prêt à tout, contrairement a d’autres. J’imaginais bien les autres tributs, dans un endroit identique à celui où je me trouvais trembler à l’idée de mourir le premier jour; ou au contraire, être pétrifiés en pensant a ce qu’ils allaient découvrir : L’arène allait être bien différente de celle de l’année précédente, on pouvait le deviner juste à notre habillement. Nous allions être au frais. Je restai calme quand, soudainement, l’air extérieur se mit à enter dans mon tube. Il était plus que frais, il était froid, très froid. Mes joues furent les premières à ressentir le choc. C’était comme si on les piquait a l’aide d’une aiguille très fine, à répétition. Vite, je remontai mon écharpe pour les couvrir.

Et mon ascension fut terminée.

Autour de moi, tout était de glace, même l’air. Sec et dur. A mes côtés, je pouvais apercevoir quelques tributs, mais pas tous. La nuit était déjà tombée sur l’arène. Au centre, je pouvais voir une grande masse, ouverte. La corne d’abondance. De si loin et dans une tel obscurité, je n’arrivais pas à voir son contenu. Peut-être y avait-il un lance-pierre? Mes yeux cherchèrent le sol à la recherche de pierre pendant que le décompte débutait. rien a lancer. Je reposai mon regard sur la corne, mon but. J’allais avoir le temps d’étudier l’arène et les tributs plus tard, ma priorité allait être de mettre la main sur une arme, peu importe laquelle. « 40. » Peut-être allait-il y avoir des lunettes de vision nocturnes, pareilles à celles utilisées dans le onze, dans cette corne. Je me souvenais en avoir vu dans les éditions précédentes des jeux. Elles seraient un atout la nuit, particulièrement si elles étaient toutes aussi sombres. « 30. » Chez moi, mon frère et mon père devaient avoir les yeux rivés sur l’écran, se demandant si ma bonne note à l’entrainement était réellement une bonne chose. Io allait probablement essayer de blaguer, en disant que l’arène me représentait bien, que j’y étais a ma place. En effet, cette arène était presque aussi froide que moi. Elle avait aussi l’air paisible et calme, mais tous étions conscient qu’elle avait ses secrets. « 20. » Lux lui devait fuir les écrans, ne ressentant pas le besoin de regarder. Il savait, tout comme moi, que j’étais capable de gagner, qu’il n’avait même pas à s’inquiéter pour moi. J’aurais fait la même chose à sa place. « Dix. » Plus que dix secondes, je sentais l’ambiance s’alourdir, tout autour de moi. « Neuf. » Le jour J était enfin arrivé. J’étais dans l’arène, prête à faire couler le sang. « Huit. » Tout Panem devait avoir le regard fixé sur nous. Les habitants du capitole devaient être excités comme jamais. « Sept » mes mentors devaient être impressionnés par mes prédictions. Oui, l’arène était beaucoup moins impressionnante. « Six » J’étais prête. Plus que jamais. Plus que tous les autres tributs. Ces jeux étaient les miens. « Cinq. Quatre. Trois. Deux. Un » Mes pieds quittèrent la plaque sur laquelle j’étais posée. Le cœur battant, j’avançais vers la corne, ne me préoccupant pas du reste.

Après des mois d’attente, de préparation, j’étais enfin dans l’arène. J’allais enfin avoir ce que je voulais. Une vie merveilleuse, ou une mort rapide.
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MessageSujet: Re: 76HG — J1 — bain de sang (commun)   Ven 13 Juil - 22:53



Nous déjeunons en silence. J'essaie d'avaler le plus que je peux, mais malgré mon habituel appétit d'ogre, rien n'arrive à franchir mes lèvres. Et pourtant, le sirop d'érable du district 9 dont je suis tombée amoureuse qui couvre ce jambon a l'air tellement délicieux. Or, ma gorge, mon estomac sont trop noués pour que quoi que ce soit ne passe. J'attrape la flûte de verre contenant un liquide chaud et épais, nommé chocolat, une autre découverte coup de coeur de mon séjour, mais sentir l'odeur riche me donne la nausée. Mon coeur bat si fort que je sens qu'il va me lâcher. Je n'arrive pas à m'enlever ce truc de ma tête. Putain, dans quelques heures, je serai peut-être morte.

Aloysius a le regard vide. Le mien est fixé vers l'infini, et ma jambe bouge toute seule. Je n'ai qu'à peine dormi, pour faire changement. Je me suis regardée dans le miroir, ce matin, et mes cernes sont encore plus prononcés, surtout que désormais, ils ne sont plus camouflés par le maquillage qui tentait désespérément de me donner des couleurs humaines.

Je contemple la petite assemblée autour de notre table baignée dans la lumière du tôt matin. Je me dis avec tristesse que c'est la dernière fois que nous sommes tous rassemblés ensemble. Peu importe le résultat final, l'équipe sera incomplète. Je serre les dents, comme à chaque fois que je tente de contenir une émotion. J'ai envie de pleurer. Mais je ne veux pas donner de satisfaction à mes adversaires.

Nous nous levons alors pour quitter pour de bon ce petit appartement. Peut-être qu'un jour j'y reviendrai. Peut-être. Peut-être qu'Aloysius aussi. Mais il ne sera plus jamais pareil. C'est bizarre. On dirait que depuis cette semaine passée au Capitole, j'ai vécu toute une vie dans le Centre d'Entraînement. J'y ai vécu. Le dernier endroit avant l'épreuve de ma vie. Et peut-être de ma mort.

Nous nous séparons dans le corridor. C'est ici que se dissous notre petit groupe. Je crois que Jubilee va pleurer. Meeka le fait, sans retenue. Ils nous serrent tous dans les bras, nous glissent des mots d'encouragement. Cette année, le District Quatre aura un vainqueur. Oui. Je me jette dans les bras de mon cousin, et le serre comme jamais. Je ne veux pas le quitter. Je ne veux pas partir sans lui. Une fois arrivés là-bas... Comment pourrai-je m'assurer de sa protection? Je lutte contre les larmes qui tendent tant à couler. Mes yeux sont embués, je ne vois plus rien. Pitié. Non pitié. J'ai si peur de le perdre. Si peur. Si peur pour sa vie, pour la mienne. Je me love dans son cou. Je ne veux plus le quitter. Pitié, bordel! Ramenez-nous chez nous. Je pense amèrement que j'aurais préféré un Aloysius brisé que pas d'Aloysius du tout. Je n'aurais peut-être pas dû me porter volontaire. Oh... qu'ai-je fais. Et puis je me souviens que le sort a décidé de me voler mon cousin lui-même. Que de toute façon, nous étions condamnés. Je me souviens de ces journées à contempler la forêt. À nager dans la mer. À chasser. Ils me semblent si loin. Si loin et si fragiles. Ramenez-nous à la maison...

Quelqu'un nous sépare, je ne sais pas qui, et nous ne résistons pas. Je tremble. Je le regarde droit dans ses yeux céruléens. Je sais que c'est probablement la dernière fois que je le vois. Qu'à la toute fin, au moins l'un de nous deux sera mort. Et ça me déchire l'âme même. « Au revoir » je souffle d'une voix tremblante. J'essuie une larme qui s'échappe de mon oeil, puis me dirige vers la piste de décollage du hovercraft qui me rendra jusqu'à l'Arène, sans me retourner.




Je suis dans l'Abattoir, comme on l'appelle dans les districts. Meeka est avec moi. Je tremble. J'ai l'air ailleurs. Mais bon sang que je tremble. Et pourtant, malgré mon énergie habituelle, je suis aussi statique qu'une pierre. Mes dents claquent sans que je puisse les retenir. Lorsque mon styliste me passe mon briquet, je l'échappe trois fois avant de l'agripper assez fort pour qu'il reste dans ma main le temps de le fourrer dans ma poche. Ce pantalon est horriblement chaud. Un coup tordu des Juges pour nous épuiser plus rapidement? Je manque faire un arrêt cardiaque quand Meeka arrive avec un épais manteau gris, à la capuche rembourrée de fourrure. Bon sang. Mais qu'est-ce qu'il y a dans l'Arène? Pitié, une forêt. Je vous en prie, une forêt. J'ai cependant peur de la température avec toutes ces précautions.

- Il y a des lunettes protectrices dans la poche droite, me dit mon styliste d'une voix étonnamment neutre et triste.

Je revêt le survêtement. Je sens la présence des lunettes, effectivement. J'ai un pincement au coeur. Cet homme si particulier mais si gentil me voit probablement pour la toute dernière fois. Nous échangeons une accolade maladroite, puis nous regardons pendant un moment.

- Tu me fais penser à Blanche-Neige, souffle-t-il.

- Et toi à un épouvantail, je plaisante maladroitement. Tu devrais penser à dormir plus souvent.

Une énorme boule naît dans ma gorge, et mes yeux s'embuent. J'ne suis même pas capable de quitter quelqu'un sans faire une de mes blagues pourries. Meeka essuie une petite larme qui se met à rouler sur ma joue gauche, la lèvre inférieure tremblante. J'ai tellement peur.

- Lancement dans vingt secondes.

Je sursaute violemment et fixe la plaque de lancement comme si elle allait me bouffer. Je tremble tellement que j'ai l'impression qu'un séisme secoue la terre. Ou qu'un ouragan déchire le souterrain. J'ai déjà vu un ouragan. Dévastateur.

Meeka me retient par les épaules, craignant probablement de me voir tomber par-terre. Je le craint aussi. Il me fixe droit dans les yeux, l'air soudainement dur et ferme. Sa poigne est de fer sur mes épaules frêles.

- Tu gagneras. Tu es une survivante. Tu reviendras. Je te le promets.

Je lui souris tant bien que mal malgré ma peur. La voix robotique annonce alors qu'il reste dix secondes avant le lancement. Je m'y place après m'être arrachée à mon styliste, à qui j'envoie un regard qui en dit long. Merci, Meeka. Merci pour tout. Pour cette tenue fabuleuse. Pour ton soutien. Pour ta bonne humeur. Merci.

Les portes de verre se referme. La plaque de métal se soulève. Je rentre dans un long tunnel sombre et bleuté. Je me demande... Malgré mes frissons, je me tiens ferme sur le morceau de métal. Je dois survivre. Je dois survivre. Je survivrai. Je retiens ma respiration. Les endroit exigus me rendent nerveuse. Soudain, le sol s'ouvre au-dessus de moi, et je ne vois rien pendant un moment, dans l'obscurité qui règne. Un froid mordant semble m'arracher les joues dans le vent.

Et puis je vois. C'est d'une beauté incroyable. La première chose que je vois, c'est le ciel, constellé de nuages mais assez dégagé pour que je puisse le détailler. Un feu semble brûler dans les nues, d'un vert chatoyant. Il ondoie avec beauté. J'en ai entendu parler dans les contes. Une aurore. C'est magnifique. Et les étoiles, oh si merveilleuses. Je remarque qu'elles sont plus colorées, plus éclatantes que nature, plus visibles. Sûrement une illusion des Juges. Et puis, la neige. Au Marais, étant tout au Nord du Quatre, nous avons la chance d'en avoir l'hiver, malgré le climat plutôt chaud, grâce à l'humidité du climat. Mais celle-ci me semble... féerique. Je me surprends à retirer mon gant pour toucher aux minuscules et tendres flocons qui tombent sur le monde. Je suis émue. Émue de mourir en ce lieu.

Le décompte commence. Je suis brusquement ramenée à la réalité. J'analyse le contenu de la Corne. Beaucoup d'accessoires de survie destinés au climat froid comme celui-ci. Plus loin, les armes. Des couteaux, beaucoup de couteaux... Quelques poignards. Des épées. Une lance. Et puis... deux arcs. Deux splendides arcs. Pour moi. Il y en a un pour moi. Il me le faut. Je songe aux paroles de Zoé, à la sagesse. Fuir de cet endroit qui deviendra bientôt un tombeau. Je guette autour. Un lac semi-gelé entoure la Corne d'Abondance. Au loin, ce qui ressemble à un désert mais d'un blanc immaculé. Des montagnes. D'autres montagnes... couvertes de forêt. Oui, il me faut y foncer. Je survivrai.

5... 4... 3... 2... 1...

Je place mes pieds dans la bonne direction. Celle de l'arc.
Que les 76èmes Hunger Games commencent. Qu'ils commencent pour de vrai, cette fois.


Dernière édition par Sagitta S. Chase le Dim 15 Juil - 6:16, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: 76HG — J1 — bain de sang (commun)   Ven 13 Juil - 23:10



Au moment où on est venus me chercher dans mes appartements, j'ai fait semblant d'être malade. J'ai dit que je pouvais pas y aller, qu'il faudrait qu'on trouve quelqu'un pour me remplacer, mais visiblement, mon mentor se fichait pas mal de tout ça. Je me suis mis à pleurer toutes les larmes de mon corps, tandis qu'on m'emmenait loin du confort douillet de ma chambre. J'ai vraiment essayé de les convaincre de ne pas me faire entrer dans cette arène. Je vous jure. Mais finalement, ça n'a servi à rien. On m'a forcé à enfiler des vêtements moches, et j'étais dans un tel état que je crois que j'ai enfilé mon t-shirt à l'envers. Maintenant j'ai l'étiquette qui me gratte le cou, c'est insupportable. J'aurai bien essayé de changer de sens, mais il y avait du monde autour de moi, et je ne voulais pas qu'ils me voient torse-nu. Je suis quelqu'un de pudique, vous savez. Bref, on m'a emmené dans un endroit sombre, pour me remettre un blouson, et des chaussures, et tout un équipement dont je devrai me servir une fois dans l'arène. J'enfile le tout de manière assez fébrile. Je zippe la fermeture éclair jusqu'en haut, lâchant un couinement en coinçant un bout de peau dedans. Mon styliste vient à mon secours et m'aide en soupirant. Je vois bien que je l'agace. Il avait qu'à pas me faire venir, je lui avais bien dit que j'étais malade, mais comme d'habitude, on ne m'a pas écouté. Je soupire.

On me dit d'aller dans un espèce de tube en verre. Vu la taille que je fais avec mon blouson, j'ai peur de rester coincé dedans. Je regarde mon styliste qui me fait signe d'entrer dedans. Je manque de trébucher quand je monte sur le socle. Heureusement, j'ai assez de réflexe pour me rattraper aux parois en verre. Je ne sais pas ce qu'il m'attend là-haut, mais je suis terrifié. Une nouvelle fois, je sens une montée de larmes me brouiller les yeux. Le styliste me regarde avec un grand sourire, les deux pouces levés, en signe d'encouragement. Je lui rends son geste d'une main tremblante, tandis que la paroi se referme, m'emprisonnant dans ce tube. Je tape des mains, essayant de sortir. Je crie, je hurle, je pleure, je trépigne, mais personne ne semble m'entendre. Je crois même voir mon styliste rire. Je me mets à pleurer, tandis que la plaque s'élève dans les airs. Un vent froid s'engouffre dans mon tube, me décoiffant par la même occasion. Je me mets à pleurer. Encore, toutes les larmes de mon corps. La plaque s'arrête, je suis pris de panique, en voyant l'endroit. Un lac gelé. Les autres tributs sont là également, et fixent la Corne. La fameuse corne. La voix off parle, mais je ne comprends pas exactement tout ce qu'il dit. Il commence un décompte. Soixante. Je ne sais pas ce que je dois faire. Sur les vidéos qu'on a regardées, certains foncent, d'autres fuient. Je suis censé faire quoi ? Cinquante. Mon dieu. Mon nez me gratte affreusement. Ce froid est si mordant que... Que... Quarante. Je... Je... Trente. « AAAAAAAAAAAAATCHOUM !!! » je lâche un éternuement tellement puissant que j'en perds l'équilibre. Je... Vingt. Je recule de quelques pas, et je me sens tomber. Dix.  Je fais des moulinets avec mes bras, histoire d'essayer de rester debout. Trois. Je me retrouve les fesses par terre, dans la neige. Deux. BOOOOUM. Plus rien. C'est terminé. C'est terminé. J'ai perdu. Ca a été plutôt rapide. Adieu, monde cruel.


En mémoire de Jibé, jeune chevelu incompris. Tes amis qui t'aiment.


Spoiler:
 

❝ Sleeping comes so naturally to me I could do it with my eyes closed! ❞






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MessageSujet: Re: 76HG — J1 — bain de sang (commun)   Ven 13 Juil - 23:17

Je ne peux penser à rien.

Rien. Littéralement rien.

Je ne mange pas. Je bois un peu d'eau. C'est tout ce que mon estomac peut contenir. Rien de solide. J'ai la tête vide, où raisonnent des mots au sens inexistant, des conseils qui ne font rien d'autre que s'entrechoquer. Des images de ma vie d'avant qui se superposent, des moments de joie pure qui n'ont plus le même goût. Égoïstement, je sais que je ne me soucie que de moi. Peut-être que dans une heure, je serais mort. Peut-être que je serais en train de saigner comme un porc. Peut-être que je serais déjà sur le chemin du retour, dans une boîte. Ou peut-être que j'aurais les mains sales. Mais que je serais en vie. D'un seul coup, le vide dans ma tête se comble, et je commence à respirer un peu trop fort.

Jinstance arrive à cet instant, et je n'arrive à rien à part lui faire un sourire triste. Je déglutis. Elle me regarde avec amour. Avec affection. Comme Sagitta l'aurait fait. Elle me regarde comme si j'étais son propre enfant, mais elle a comprit que je suis trop mal pour parler. Qu'aucun son ne peut quitter ma bouche. Jinstance m'aide à m'habiller, tenant même à me faire enfiler mes sous-vêtements. Ma tenue pèse une tonne, lourde, chaude, désagréable. Je ne me sens vraiment pas bien. Elle me fait m'asseoir et me tient la main. Je ne peux pas m'empêcher de penser à Sagitta. A May. A Eryk. A mon frère. A ma soeur. A papa. A maman. Au district Quatre. A la plage. A ma maison. A mon port. A mes amis. A des choses que je ne reverrais peut-être jamais. A des choses qui vont m'oublier, si je ne reviens pas. Je croise le regard de Jinstance. Elle me sourit, et passe sa main sur mon visage, comme maman l'aurait fait. Je manque de pleurer, mais elle presse son index contre mes lèvres. « Peu importe ce qu'il va arriver, ne pleure pas. Montre toi sous ton meilleur jour. » Je hoche la tête doucement. Jinstance dépose un baiser sur mon front.

Puis, c'est le moment. J'entre dans le tube, tournant le dos à Jinstance pour ne pas lui montrer les larmes qui menacent de couler sur mes joues. La plaque de métal se soulève, lentement. Je ferme les yeux, pour les rouvrir lorsqu'un froid polaire me mord les joues et manque de me faire tomber de ma plaque.

L'arène est un désert polaire.

J'écarquille les yeux, constatant que ma tenue lourde et épaisse n'était pas faite pour rien. La Corne d'Abondance me paraît si attractive... Oh oui, rien que si j'arrivais à attraper à un filet... J'aurais une chance de m'en sortir. Je cherche Sagitta du regard, et le sien n'est pas dans ma direction. Elle fixe la Corne et elle a bien raison. A ce stade, nous sommes des ennemis. Ennemis mortels, même. Je déglutis à nouveau, sentant mon ventre se nouer. Le décompte commence.

Et lorsque j'entends la voix du speaker dans mes oreilles, je m'élance, posant un pied sur la glace.

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MessageSujet: Re: 76HG — J1 — bain de sang (commun)   Ven 13 Juil - 23:22


j 1 - b a i n . d e . s a n g
❝ Un homme est d’accord pour souffrir du froid
s’il veut explorer le pôle Nord. ❞

« Il fera froid là haut ? » C’est fou le manque de perspicacité que l’on peut avoir lorsqu’on est sous tension. Ma styliste se contente de balancer sa tête de gauche à droite, l’air de dire désolé ma puce mais, je ne peux rien dire. Je hausse les épaules. Ce n’est pas grave, je comprends. Avec un peu de chance, mon anxiété ne sera pas aussi visible que la compassion dans les yeux. Elle fait de son mieux mais, un si peu de temps et contrairement à ce que l’on pourrait croire, on peut détecter les sentiments de quelqu’un d’un simple regard. Je soupire, exaspérée par ce silence et stressée à mort par la tenue qu’on m’impose. Pourquoi tant de couches, tant de précautions, d’accessoires ? Est-ce qu’il fera si froid que ça dans l’arène ? En silence, elle m’habille d’une doudoune grise et me coiffe rapidement les cheveux en une tresse, avant de m’enfoncer un bonnet sur la tête. Ses yeux sont brillants mais, elle se force à ne rien laisser paraitre. « Merci… » Elle me fixe aussitôt, les mains encore posées sur ma tête. « …pour tout. » « De rien. » Sa voix tremble, tout comme la mienne. Elle s’éloigne et, au même moment, je sursaute lorsqu’on nous annonce qu’il me reste quelques secondes. Ma styliste revient aussitôt, au pas de course. « Tiens ! Mets ça. » Ses mains tremblent en me remettant une pair de gangs épaisses puis, elle fini par une paire de lunettes qu’elle m’enfonce dans une des poches de la doudoune. Mourant de chaud sous ma tenue, j’enfile les gangs en vitesse en marchant.

La capsule qui me projettera dans l’arène me parait étouffante. J’y rentre comme dans un four et, au moment même où elle commence à monter, je pose mes mains sur la vitre, les yeux instinctivement fermés. 60, 59... Je veux avoir la surprise mais... un vent glacial vient illico me frigorifier le bout du nez. J’ouvre les yeux, morte de peur. « C’est quoi ce bord… ? » Je regarde autour de moi, cherchant à comprendre. Il fait froid et noir, beaucoup trop froid et… beaucoup trop noir. Je n’arrive pas très bien à voir ce qui nous entoure mais, je comprends assez vite que la neige et les blocs de glace ne seront pas mes amis dans l’arène. Je me surprends à admirer la fumée blanche qui sort de ma bouche. Elle a quelque chose de… rassurant. 39, 38… Mince, le décompte ! Je regarde à nouveau autour de moi, cherchant à percevoir qui se trouve à proximité. Frenchie ! Elle n’est pas toute proche mais, sa présence m’apaise déjà un minimum. Quoi que… Nous ne nous sommes même pas concertées, nous ne savons pas par où aller, où se rejoindre. Mon anxiété revient au galop, mon cœur s’emballe. 21, 20, 19… Je me reconcentre sur ma fumée blanche, qui deviendra certainement à venir une des seules preuves que je suis en vie. 12, 11… Je ferme les yeux, tentant d’ignorer le froid qui transperce le pauvre bonnet sur ma tête. J’ai froid, j’ai peur. Dans quelques secondes, 23 gamins seront prêts à tout pour sauver leurs peaux et prendre ce qui leur semble utile dans la corne d’abondance. Que faire ? Y aller, ne pas y aller ? Fuir, ne pas fuir ? Si j’arrive à survivre aux carrières, c’est que le père noël existe et qu’il ne vit pas très loin d’ici. 3, 2… B O U M ! Je regarde partout pour essayer de comprendre mais, tout se passe trop vite.

Je vois tout le monde courir autour de moi, j’entends des cris mais, moi, je reste plantée là. L’auréole sous nos têtes semble invisible aux yeux de certains mais, je n’arrive pas à détacher mon regard du ciel pendant plus de secondes. C’est beau, vraiment très beau mais, en attendant, je suis resté pétrifiée à l’idée de poser un pied par terre, de toucher de sol de l’arène. Se serait comme… officialiser le danger qu’elle représente. Ce boum, c'était déjà déjà ? Un mort ? Avant le début des jeux ? Vraiment ? Je reste droite comme un "i" , osant à peine bouger. Si l’on m’a assez répétée de ne pas sortir de la plate-forme avant le décompte, on ne m’a jamais dit qu’il fallait y sortir tout de suite après. Je suis morte de trouille. Je veux mourir, je me vivre, je veux disparaitre, repartir sous terre par là où je suis montée. Je veux retrouver ma styliste, revoir Iza mais… je ne peux pas. Un cri strident me pousse à réagir et, je saute sans chercher à comprendre de la plaque sous mes pieds. Il n’y a quasiment plus personne à mon niveau donc, je trouve le courage d’avancer un peu. Doucement. J’avance vers la corne, les voix s’élèvent, les cris s’amplifient. Une lance ! Je ne l’avais pas vu de suite mais, maintenant, je ne vois qu’elle. Mon cœur s’emballe à mesure que j’avance mais, mes pieds s’arrêtent à la vue du tableau devant moi. Finalement, je ferais peut-être mieux de rebrousser chemin…

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MessageSujet: Re: 76HG — J1 — bain de sang (commun)   Sam 14 Juil - 0:50



like there's nothing
to remember

La plateforme s'élève. Tout me semble trop précipité. J'ai l'impression qu'on vient seulement de me tirer au sort à la Moisson. Je revois encore les larmes d'Oxalide, si douce, si parfaite... Je l'ai quittée. Je les ai tous quittés. Le voyage sans retour qui m'a mené au Capitole s'est déroulé trop rapidement. Aussi rapidement que le défilé, que l'entraînement et que l'interview. Tant d'étapes que je pensais si importantes, et qui au final se sont révélées être les pièces manquantes du puzzle de mon funeste destin. De simples faits nécessaires. Qui n'importent à personne, mais me conduisent tout droit au trépas. Je peux au moins me vanter d'être resté moi-même jusqu'à la fin – l'épisode des papillons demeurera sans doute gravé dans toutes les mémoires. Mais je n'ai toutefois pas l'impression d'avoir mené une existence fort utile ou glorieuse. Je suis toujours cet énième pion du Capitole ; et face à la mort, on ne m'accorde aucun traitement de faveur. Je soupire. Pourquoi suis-je en train de songer à tout cela alors que je m'apprête à pénétrer dans l'arène des soixante-seizième Hunger Games ? Les autres tributs doivent actuellement être occupés à réviser la stratégie qu'ils ont élaborée, ou bien à se questionner sur l'environnement qui nous attend. L'accoutrement dont nous sommes affublés me laisse d'ailleurs sceptique. De quel genre de danger les Juges comptent-ils nous préserver ? Toutes ces couches de vêtements étanches sont-ils destinés à nous protéger de quelque substance radioactive ? D'un gaz ? Du froid ? Ou au contraire, d'une chaleur magmatique ? Toutes ces perspectives ne m'enchantent pas. J'aurais préféré qu'on nous offre un simple T-shirt et que je puisse être libre de mes mouvements. Ces tissus sont réellement gênants, et ne vont pas m'être très pratiques lors d'un combat. Mais après tout, c'est peut-être mieux que la mort.

Alors que mon ascension vers l'arène s'éternise et que je suis toujours plongé dans le noir, je tâte les parois du tube pour m'assurer que je progresse toujours vers le haut. La surface glaciale que rencontrent mes gants semble mouvante, ce qui répond à ma question. J'espère que ce ne sera plus très long, car je commence à m'impatienter. Après quelques secondes d'inertie, je suis enfin animé par une nouvelle sensation. Une vague de froid vient de tomber sur moi, violemment, sans que j'y sois préparé. L'air me picote, mais je n'en ai cure. Je lève le visage pour tenter d'apercevoir quelque chose, et des centaines de points lumineux apparaissent au bout du tube. Cependant, je n'arrive pas réellement à discerner où ce tuyau prend fin. Le ciel semble aussi noir que la matière dans laquelle est creusée le tube. Qu'est-ce que cela signifie ? A-t-on plongé l'arène dans la nuit ? Cette idée me semble idiote. Et pourtant, quand l'arène se présente à moi et que la plateforme s'arrête silencieusement, ça ne fait plus de doute : c'est bien une myriade d'étoile qui illumine les cieux nocturnes. Quelque chose d'autre, une sorte de vague de lumière verte et violette qui se meut lascivement dans les cieux, m’interpelle. Qu'est-ce ? Je n'en sais rien, mais ça ne me semble pas naturel. Cela crée une ambiance irréelle et magnifique. Quoiqu'il en soit, cela facilite mon analyse de l'environnement hostile qui m'entoure. Au sol, une étendue blanche s'étend à perte de vue. Cette vision, associée à la sensation de froid qui me paralyse, me fait comprendre que tout ce qui m'entoure est de la neige. Il n'en tombe pas régulièrement au district Onze, mais je sais à quoi ça ressemble. Et je n'aime pas cela. C'est réellement étrange de ne pas aimer quelque chose de si beau. Car le panorama qui s'offre à moi est fantastique, et dans d'autres circonstances, il m'aurait émerveillé.

Mes yeux se posent sur la corne d'abondance qui, loin devant moi, semble me tendre une multitude d'armes et d'ustensiles. J'aimerais m'en saisir, mais je ne le fais pas – le compte à rebours n'a même pas commencé. J'observe les alentours, et les vingt-trois autres tributs qui, à mon instar, lorgnent sur le décor dans lequel nous sommes plongés. Certains semblent confiants, mais d'autres ont l'air totalement perdus. A deux plateformes de moi, j'aperçois Sagitta dont le visage farouchement déterminé m'impressionne. Elle se concentre dans l'évaluation visuelle de la corne d'abondance. Elle va s'y précipiter dès qu'on y sera autorisés. Et je compte bien l'imiter. Je tente de repérer Viha, mais la voix qui retentit soudain stoppe le cours de mes pensées. C'est Claudius Templesmith qui annonce le début des soixante-seizième Jeux de la Faim – comme si nous ne nous en étions pas encore aperçus ! Sa voix, amplifiée par un mécanisme inconnu, se répercute contre la surface neigeuse qui nous entoure dans un écho effrayant. Enfin, le décompte commence à retentir.

Soixante. Mes yeux, irrités par le froid, commencent à me piquer. Je me saisis des lunettes que Delysia à glissées dans la poche de mon blouson et les pose sur mon nez. J'observe toujours les alentours, et parviens à deviner la silhouette de Viha, là-bas, de l'autre côté de la corne d'abondance. Elle ne semble pas très stressée, contrairement à certains tributs qui m'entourent. Cinquante. Je me mets à songer à tous les habitants de Panem qui nous observent actuellement à travers leur écran télévisé. Oxalide me regarde-t-elle ? Alexiane a-t-elle peur pour moi ? Phoenix émet-il son habituel rire cynique ? Delysia parvient-elle à sécher ses larmes ? Quarante. Je commence à m'impatienter. L'adrénaline court dans mes veines sans que je ne puisse la retenir. Je ferme doucement les paupières pour m'apaiser. Je voudrais que ces maudites secondes s'écoulent plus rapidement. Et c'est idiot, sachant qu'elles sont peut-être mes dernières. Trente. Je régule ma respiration. Lentement. Calmement. Vingt. J'ouvre les paupières et observe les cieux qui seront sans doute ceux qui berceront ma mort. C'est assez glauque, je trouve. Mais c'est le destin. Dix. Je fixe mon attention sur la corne d'abondance. Elle semble si près ! Huit. Mon pouls s'agite à nouveau. Six. Je peux sentir chaque battement de cœur pulser dans ma cage thoracique. Quatre. C'est assez étrange, que je ressente tout cela à la fois. Trois. Mince, c'est pour bientôt. Je dois me préparer. Je fléchis les genoux et me mords la lèvre. Je n'ai, une nouvelle fois, pas vu le temps passer. Deux. Une énorme explosion retentit alors, brisant le silence religieux qui nous entoure. Cela détourne mon attention de la corne d'abondance. Je mets quelques instants à comprendre qu'un tribut vient déjà de mourir. Qui est-ce ? C'est au loin, là-bas. Loin de Viha. Tout va bien. Je dois absolument me concentrer de nouveau. Je crois que je n'ai pas entendu le « Un » fatidique.

Un mouvement à la périphérie de mon champ de vision m'apprend que mes appréhensions n'étaient pas infondées. Le décompte est déjà terminé, et quelqu'un vient de commencer à courir. Je détends soudain mes muscles et me précipite vers la corne d'abondance. Sans réfléchir. Comme dans un rêve.
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MessageSujet: Re: 76HG — J1 — bain de sang (commun)   Sam 14 Juil - 12:48





Elle s'avança vers le tube telle un zombie. Le visage inexpressif, les lèvres asséchées, elle semblait déjà morte. L'angoisse palpitait dans ses veines comme jamais auparavant. Lors de la Moisson, elle avait connu la soudaine montée de panique, la terreur sans limite qui vous submerge et vous laisse méconnaissable. Dans le train, elle avait expérimenté le ballotement entre l'espoir et le désespoir, puis l'humiliation. Une fois au Capitole, les choses s'étaient calmées. Elle avait ainsi pu découvrir les joies de l'inspiration pure, cette extase nouvelle suscitée par sa simple présence au centre du monde. Le stress dans sa forme la plus simple, également. La crainte de décevoir. De ne pas correspondre aux attentes de son mentor. D'être rejetée. Puis s'était insinuée la peur, lentement, sournoisement, alors qu'elle était la plus vulnérable. Le Capitole l'accueillait à bras ouverts, elle rayonnait en son sein. Mais ça n'avait pas empêché la dure réalité des Jeux de ramper jusqu'à elle. L'échéance se rapprochait d'heure en heure. L'appréhension allait crescendo. Jusqu'à aujourd'hui. Jusqu'à cet instant précis où elle menaçait de déborder. Ou le stress, la crainte, la peur, l'angoisse, la terreur, la panique s'y mêlaient joyeusement, ne laissant aucune chance à la jeune fille qui courait vers sa mort.

La porte du tube se referma. Elle était seule. Aucune issue. Aucune sortie discrète vers laquelle elle aurait pu se faufiler. Non, rien de tout ça. Seulement cette plate-forme et la certitude qu'au bout, ce serait la fin. Elle ressentait déjà les prémices de sa mort. La température qui chute, les membres qui s'engourdissent. Il faisait de plus en plus froid. C'en devenait curieux. S'imaginer morte était une chose, mais aller inventer un nuage de vapeur en respirant, cela tenait davantage de la folie. Et elle n'était pas folle. Juste désespérée. Désemparée. Condamnée.

Gemma leva les yeux et aperçut la lumière au bout du tunnel. Quelle ironie... Plus les secondes passaient et moins elle avait foi en son hallucination. Il faisait réellement froid. Ce qui devait être prévisible au vu des vêtements qu'on lui avait fait enfiler. Qu'est-ce qui les attendait là-haut ? Le réponse lui fut offerte une fois parvenue à l'air libre. Le néant. Voilà où on les avait conduits. Au milieu d'une étendue blanche, sans fin, vaguement irrégulière. Un endroit approprié pour les dizaines de morts qui surviendraient.

Elle balaya le périmètre du regard et reconnut Lucas à sa gauche. Ne sachant trop quelle attitude adopter, elle tenta un faible sourire. Mais son visage semblait congelé, et les muscles qui le composaient, incapables de lui répondre. Aussi détacha-t-elle rapidement son regard pour fixer le paysage derrière lui. Si l'Arène semblait faite de neige et de glace, une zone au Nord-Ouest paraissait plus... attrayante. De là où elle se trouvait, Gemma apercevait des montagnes et des forêts.

Le compte à rebours commença. Son rythme cardiaque semblait calqué dessus. Ce qui l'attendait devenait de plus en plus réel à chaque seconde. Alors qu'elle avait repoussé ce moment au fin fond de sa mémoire pendant des jours, il se rapprochait inexorablement. Bien trop rapidement. Elle ne pouvait pas. Elle ne savait pas à quoi elle pensait en se murmurant cette phrase, mais elle ne pouvait pas. L'Arène, le combat, la mort. C'était impossible. Impossible. Les premiers tremblements apparurent tandis qu'on passait la barre des trente secondes. Les larmes aussi. Elle avait envie de s'effondrer, de laisser le chagrin la submerger. Toute cette arène, toute cette mise en scène macabre, ce n'était pas pour elle. Pour des gens quelconques ou qui s'opposent au Capitole, d'accord. Mais pas elle. Elle n'avait rien à faire là. Baissant prudemment les yeux, elle songea un instant taper du pied sur son socle pour demander à ce qu'on la redescende. Mais au moment exact où cette idée traversait son esprit, une explosion déchira le quasi-silence qui régnait en ces lieux. Gemma suspendit son geste, au cas où. Elle n'avait aucune envie de terminer comme ce pauvre garçon. Ou pauvre fille. Elle n'en savait rien, et s'en désintéressait complètement.

Plus que vingt secondes. Elle prit soudain conscience qu'il fallait qu'elle se décide. Malgré sa cruelle envie de s'affaler au sol, elle devait réfléchir. Se rendre à la Corne n'était même pas envisageable. S'enfuir le plus loin possible vers cette forêt au loin paraissait être la meilleure idée. Mais... Dans le froid, seule, elle ne tiendrait pas longtemps. Et tous ces objets étalés devant elle semblaient l'appeler. Gemma... Gemma... Ils pourraient surement lui sauver la vie. Seulement, pour ça, il faudrait déjà qu'elle le reste. En vie. Et vu ses talents à la course, moins elle resterait ici, plus elle aurait de chance de survivre.

Plus que dix secondes. Elle était déchirée. D'un côté sa terreur. De l'autre sa convoitise. Tant de richesses à portée de bras...
Cinq secondes. Hésiter, hésiter, toujours hésiter.
Une seconde.
Elle avait décidé.


Gemma ❖ You can't forget but you can move on
 


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MessageSujet: Re: 76HG — J1 — bain de sang (commun)   Sam 14 Juil - 20:09

J'crois que je panique. J'ai jamais été claustrophobe, pourtant. J'ai l'habitude de me cacher dans les petits recoins pour éviter de me faire casser la gueule par ceux que j'étais venu emmerder. Pourtant, encadrée par ce tube de plastique étroit, regardant le visage de ma styliste qui articulait quelques paroles inaudibles comme si on avait coupé le son, je crois n'avoir jamais été aussi incertaine. Je ne savais pas qui j'étais, ce que je faisais là, pourquoi moi. La seule chose que je savais, c'était qu'il fallait fuir. Mais c'était impossible. Parce que ces parois étaient là. Rigides. Froides. Une prison des âmes. Je sens la bile qui me monte dans la gorge quand l'ascenseur s'actionne et je ferme les yeux.

Ils sont là. Tous. Tout ceux que je vais devoir tuer. Tuer ou être tué. Devenir monstre ou devenir victime. Vivre ou mourir. Ce n'est pas un dilemme qu'il faut mettre entre mes mains. Ces mains. Je m'empêche de baisser la tête pour les regarder. 10. Peuvent-elles tuer, ces mains ? 9. Peuvent-elle faire couler le sang d'un autre sans pitié ? 8. Seront-elles capables d'arracher la gorge de tout ces adversaires ? 7. La réponse est là. 6. Elles en seront capable. Capable de poignarder par la haine, d'éventrer par la folie, de tuer pour la survie, de devenir dingue pour le plaisir. 5. Il n'y a qu'une seule personne ici à qui elles ne seront pas capable de donner la mort. 4. Skann. L'abruti du District 9. 3. J'évite de croiser son regard comme j'ai éviter de croiser son regard lors de la moisson. Pour ne pas fléchir. Pour être forte. Pour ne pas laisser la peur dévorer le peu de raison qu'il me reste. 2. C'est l'heure. C'est l'heure. L'heure de mourir ou de survivre. L'heure de faire un choix. 1. Je crois que le choix est fait.
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MessageSujet: Re: 76HG — J1 — bain de sang (commun)   Dim 15 Juil - 12:16





« we'll all try to survive but only one of us will win. »  


« Bonne chance. »

Lily flottait dans un monde qu’elle seule connaissait. La tête et les yeux vides, elle semblait perdue en elle-même, sans doute était-ce pour empêcher la peur de la prendre. C'était une sensation plutôt neutre, assez proche de l’inconscience. La même qu’à l’appel de son nom lors de la moisson. Oui. Ce jour là, son esprit s'était fermé de lui-même de la même manière, empêchant ainsi la panique de pointer le bout de son nez. Cet état n’allait pas perdurer jusqu’au sommet, mais il permettait à Lily Ann de conserver son calme. Dans le tube transparent qui la mènerait vers une mort très certaine, elle ne pensait à rien. Le regard perdu quelque part sur ses pieds, elle attendait que son corps reprenne le contrôle de lui-même. Le début du compte à rebours même n’y changea rien. Elle resta de glace. « 60… » La capsule commença sa courte ascension et se stabilisa dans l'arène. Lily n’eut pas besoin de lever les yeux pour comprendre ce que les organisateurs avaient élaborés cette année car le froid qui la mordit soudain le lui indiqua sans mal. Elle balaya le paysage du regard, très rapidement. Les tributs, le contenu de la corne, les environs. Elle n’avait pas beaucoup de temps pour se décider. « 50… » Elle fit son choix rapidement et reporta son attention sur les tributs. Des visages glacés par le froid, la peur, l’impatience… Le moindre indice n’était pas de refus après tout. Si cela pouvait lui permettre de survivre cinq minutes une fois qu’elle descendrait de son plot... « 40… » À cette pensée, Lily s’effraya elle-même. Elle n’avait pas aussi peur qu’elle l’avait cru. Non pas que l’envie lui prenne soudainement de courir vers la Corne. C'était différent. Simplement... elle ne tremblait pas. C'était plutôt une bonne chose quand on y réfléchissait. Mais cela donnait plutôt à Lily l'impression de manquer d'humanité. « 30… » Elle chercha Lucas du regard. Il se trouvait à cinq ou six plots de là. Elle ne savait pas vraiment quelle stratégie il allait adopter et s’inquiétait d’avantage pour lui que pour elle-même. La question était étrange mais elle se demandait qui d’eux deux survivrait le plus longtemps. Au fond, elle espérait qu’il n’irait pas se frotter inconsciemment aux carrières. Mourir à la Corne… Non. Elle préférait succomber froid plutôt que la gorge entaillée par un tribut assoiffé de sang. « 20… » Tout le monde était sur le qui-vive, prêt à bondir à ou hors de la Corne. Là était toute l’incertitude. Quelle direction allait prendre cette fille ? Ce garçon là allait t-il tenter la Corne ? Qui était en mesure de la poursuivre ? Qui ne serait plus de ce monde à la fin de la journée ? Dans les cinq prochaine minutes ? Qui était le futur gagnant ? En ces questions qui se mélangèrent sans sa tête, Lily vit venir la peur qu’elle n’avait pas ressentit jusqu’ici. « 10… » C’était bien ça. Sur la dernière ligne droite, le rythme cardiaque de Lily s’éleva soudainement. Tout ou presque allait se jouer là. Elle en prenait seulement conscience. Il fallait se ressaisir. Elle avait tenu jusque là. Elle ne DEVAIT pas céder maintenant. Surtout pas maintenant. « 3, 2, 1… »

Après une grande inspiration, Lily s’élança sans attendre, prête à sauver sa vie. Les Jeux venaient de commencer.



Dernière édition par Lily Ann Ayling le Lun 6 Aoû - 22:54, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: 76HG — J1 — bain de sang (commun)   Dim 15 Juil - 17:47

En me réveillant ce matin, j’eu la désagréable sensation d’une sueur froide dans le dos. Quand je repense à cette dernière nuit au Capitole-cette nuit remplis de cauchemar- je me dis que jamais je ne tiendrai la promesse que j’ai faite à Jewels. Je repense aussi aux évènements des trois derniers jours : ma dispute avec Titus, mon ennemi de toujours. Ce combat au corps à corps théoriquement interdit contre cette petite du District 7. Ma prestation exécrable devant les Juges en matière de lancer d’épieux. L’interview avec César et ma honte lors de l’annonce de mon score. Maintenant, il ne me reste plus qu’à entrer dans ce tube de verre. Silayan est la dernière personne que je vois. Elle me sourit, sourire que lui rends en le voulant confiants mais je sais que mes yeux trahisse mon anxiété. Les habits chaud qu’on nous a choisis cette année laisse à penser à un environnement froid, même glacial. Je tripote mes cheveux, qui n’ont pas changé de couleur depuis la parade. Ce rouge flamboyant. Peut-être me coûteras-il la vie dans l’arène. Serais-je trop voyante ? Une voix grave me sort de ma torpeur, m’indiquant que le lancement ne va pas tarder. Le tube de verre monte Je lance une derniers sourire triste à Silayan. Je ne l’a remercierai jamais assez pour ce qu’elle a fait pour moi.


60…
Il fait nuit. Je reconnais tout de suite l’univers dans lequel nous sommes projeté : Nus sommes sur un lac semi-gelé, avec ces plaques de glace qui bougeottent selon les endroits. Je suis tout au Sud de la Corne, du côté de la banquise. Je sens une brise fraiche parcourir ma nuque et faisant voler mes cheveux par la même occasion.
50……
Je me demande si dans quelque instant je serais morte. Je tripote nerveusement le collier de Jewels que Silayan m’a remis presque aussitôt à mon arrivé dans la chambre de lancement. Voire la vue de ses paillettes me ramène à ma tenue du char lors du défilé et une sensation de bonheur s’empare de moi. Cependant, le bonheur et de courte durée quand je vois que je suis placé à droite de Viha, la fille du 11, celle qui a obtenu un 10 à l’entrevue avec les Juges. Elle a doit être relativement forte alors.
40……..
Je repense aux paroles de Gladys lors de mes adieux. Qu’elle miserait sur moi. J’espère que ce sera toujours le cas, même malgré le misérable 6 que je me suis pris. Qu’elle idée d’aller vers les lances. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris à ce moment-là. Si j’avais utilisé les poignards, je suis sure que j’aurai eu au moins un 8.
30……..
J’examine attentivement la Corne. Je regarde ce qui serrait susceptible de m’aider. Je vois à quelque pas de moi un petit sac jaune. Un peu plus loin, une couverture de survie, surement très utile ici. Plus mon regard se rapproche de la Corne, plus je vois des choses utile : lunette de vision nocturne, arc, épée, poignard, couteaux. Je remercie ma vue pour ne pas avoir besoin de ses fichus lunettes, car avec en pleine nuit, c’est la chose sur laquelle tout le monde va se jeter.
20……
J’ai toujours le regard rivé sur la Corne d’Abondance. Avec un peu de chance, j’arriverais à courir suffisamment vite pour attraper quelques couteaux et poignards. Le froid mordant me glace déjà les veines. J’établis un schéma dans ma tête. La première chose que je vais prendre serra ce petit sac. Ensuite, je courrais chercher la couverture, puis, si j’ai de la chance, j’essaierais d’attraper quelques armes.
10…….
Je tourne la tête vers Titus, qui est assez loin de moi, et mon regard croise le sien. Il a le même regard que lorsqu’il venait me tabasser lorsqu’on était gosse. Je détourne la tête le plus vite.
9…..
Concentre-toi Glam, rien n’est perdue, tu peux y arriver.
8……….
Et si je tombais entres les griffes de la fille du 12, celle qui a eu 11 ? Que se passerait-il ?
7……
Tu es une carrière Glam. Même avec un 6, tu es plus dangereuse que n’importe qui d’autre.
6…….
Et Titus, si je n’arrivais pas à les rejoindre, lui et Blythe ? Et puis, qui est-ce qui me dit qu’il n’essayera pas de me tuer ?
5……
Glam tu n’es qu’une enfant stupide. Les carrières font toujours des alliances.
4…..
Pas avec le co-équipier de pacotille que j’ai.
5…

-ATCHOUM !
J’entends un éternuement. Je regarde dans la direction du bruit. Tiens, quand on parle du loup. L’autre tribut du 1 fait des moulinets avec ses bras pour garder l’équilibre. Je me retiens de rire. Le compte à rebours n’aura même pas terminé qu’il y aura déjà un mort. Puis je me rends compte que je serais la seule du District 1.
BOUM ! Jackson-Butch explose. Je me retiens sérieusement de rire. Nous ne sommes plus que 23.
4…3…2…..1….. 0….
Le cor retendit. Désormais, je vais devoir jouer avec la mort, comme 22 autres personnes. Mais si je veux rentrer chez moi, je vais devoir être la plus maligne
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MessageSujet: Re: 76HG — J1 — bain de sang (commun)   Lun 16 Juil - 14:42

Tout était calme, trop calme. Depuis mon réveil (enfin, depuis que je m'étais levée, parce que trouver le sommeil avant ce premier jour dans l'arène était une des tâches les plus rudes à affronter au Capitole). Dans l'ascenseur, j'avais vu une ultime fois sans doute Kieran. Il m'avait embrassé de ses grands bras et m'avait glissé quelques conseils de dernière minute. Je lui avais offert un sourire et une mine pleine d'émotions, une mine que je n’arborai sûrement plus bientôt. Cette nuit, j'avais imaginé tous les scénarios possibles, et même les plus improbables aussi ; comme si j'allais mettre en scène ma propre torture. Et c'est sans doute ce qu'il se passera dans quelques minutes à présent. Je rejoins mon styliste dans une pièce où nous nous retrouvons seuls. J'ai déjà oublié comment je me suis rendue jusqu'ici, probablement le stress. L'affront allait se produire. J'enfile les affaires qu'il me propose, sans rechigner, et c'en était de grosses. Des bien lourdes. Le genre d'habits qu'on revêtait au Trois lors des hivers glaciaux auxquels on était souvent confrontés. « L'arène ... il va faire froid ? » Rhétorique, mais essentielle. C'est comme si j'avais besoin qu'il me confirme ce à quoi je pensais. Il inclina la tête sur le côté, comme pour me dire que je n'avais qu'à deviner seule, que je n'avais qu'à voir par moi-même. Il plaça l'écharpe autour de mon cou, la noua adroitement et me prit dans ses bras. Je me demandai alors qui était le plus ému de nous deux à cet instant. « Reste le plus longtemps en vie, Blue. » Bien trop angoissée, je ne pus répondre. Seul un sourire coincé au possible s'afficha timidement sur mon visage.

Je me plaçai dans le tube alors qu'une voix nous demandait de le faire. Je lançai un dernier regard à ce styliste qui avait su me réconforter au dernier moment. Puis je montai.

Le changement de température fut brutal. La pièce où je me trouvais deux secondes plus tôt était visiblement chauffée, mais je ne m'en rendis compte qu'une fois à la surface. La luminosité était très faible, pour seul éclairage des phares sur la Corne. La Corne : tout le monde n'en avait que pour elle. Je regardai à gauche, à droite, pas de Félix. Je ne voyais que ces deux molosses du Dix et du Onze. J'avais intérêt à détaler et vite, voilà la seule chose dont j'étais certaine. Le compte à rebours se mit en route et je pouvais voir que je n'étais pas la seule à louper un battement de coeur à caque numéro prononcé. Je fixai ce que je pouvais bien attraper à la Crone avant de me raisonner : comment espérais-je survivre plus de deux secondes là-bas ? Tous ces Titus, Viha ou Ezea ne feraient qu'une bouchée de moi. 23. Le souffle court, je tente à nouveau de trouver mon co-tribut ... qui se trouvait presque en face de moi, en fait ; mais je ne trouvai pas le sourire qu'il avait pu m'adresser plus tôt dans la semaine. Nous étions ennemis maintenant ? S'il avait de m'égorger sur le champ, le ferait-il ? 17. Penserait-il que ce serait une opportunité d'accéder plus raidement à la victoire ? Je ne savais même plus quoi penser. Je savais juste que je ne tenais plus en place, je ne me sentais pas en sécurité ici et mon corps me le faisait bien comprendre. 12. J'avais des fourmis dans les jambes, mes mains ne cessaient de trembler et l'impression de recevoir des coups de marteaux sur les tempes ne faisait que s'accroître. 7. Ca arrivait, c'était là. J'avais le sentiment d'attendre que la Mort sonne à ma porte. 5. Je me préparai à sauter de cette plate-forme, à me mettre à courir comme un lapin, parce que c'était la seule chose que je savais bien faire. 3. On y était. Yellow, j'aurais aimé être avec toi. 2. HEIN ? QUOI ? BOOM ? Je n'arrivais pas à réaliser qu'un tribut venait d'exploser sous mes yeux. C'était Jackson. 1. Tout ce sang éparpillé sur la glace, ou encore sur les vêtements de ceux qui se trouvaient à côté de lui. 0. Je tremblais. Je n'arrivais plus à m'arrêter. Le son de départ avait retenti et les autres commencèrent à courir.

Sans savoir comment, je les suivis, tout en fixant les morceaux de Jackson encore reconnaissables. Je m'arrêtai et vomis ce que j'avais mangé ce matin. Merde, c'était pas le moment, je venais de perdre toute chance d'obtenir quelque chose ! Mais c'était là, encore. Puis je me remis à courir, apercevant ces tributs qui se battaient pour une hache ou deux, ces jeunes corps déjà étendus sur le sol. Je choisis de ne pas y aller, de passer à côté, et dene pas m'arrêter. J'entendis des flèches fuser, des cris, des beuglements. Je ne me retournai plus et ne fis que courir. J'avais peur de ce que je pourrais voir me courir après. J'attrapai deux objets dans la précipitation mais ne fis pas attention auxquels j'avais affaire, je les examinerai plus tard. Je ne voulais plus qu'une chose : fuir.
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MessageSujet: Re: 76HG — J1 — bain de sang (commun)   Mer 18 Juil - 18:17


Dès l'instant où j'avais posé les yeux sur les vêtements que m'avait tendu Wael j'avais compris que les jeux de cette année seraient sans précédents, et marqueraient les esprits ; J'imaginais déjà les carrières se frottant les mains en pensant à la gloire après laquelle ils courraient. A moins que notre accoutrement ne les prenne au dépourvu et ne leur fasse réaliser qu'ils ne partaient peut-être pas avec un avantage aussi considérable qu'ils le pensaient ... Tout le monde n'était pas taillé pour survivre au froid, et à en juger par l'épaisseur des vêtements que j'avais du enfiler, il serait polaire. Je n'étais moi-même pas des plus rassuré tandis que j'enfilais une épaisse doudoune et que Wael ajustait ma capuche, mais je tentais de me raisonner en me disant que mon district et le district neuf partaient peut-être avec un avantage certain : chez nous le froid était quelque chose auquel nous étions habitués, nos hivers étaient rudes et souvent longs ... peut-être pas aussi rudes que ce que nous nous apprêtions à vivre, mais c'était peut-être ce qui s'en rapprochait le plus. J'avais enfilé mes gants avec fébrilité, ni moi ni Wael ne prononcions un seul mot et sans en avoir conscience j'avais vu filer entre mes doigts mes derniers instants de 'liberté' « Il y a une paire de lunettes de protection dans cette poche là. » m'indiqua-t-il en posant la main sur le côté de droit de mon torse « Et ne retire pas tes gants, sauf si tu y es obligé ... Il est bien plus facile de se garder au chaud plutôt que de se réchauffer une fois qu'on a eut froid. » J'avais acquiescé d'un signe de tête ; Les dernières recommandations, c'était la fin qui approchait. Ravalant ma salive avec difficulté j'étais bien content que l'épaisseur de mes vêtements empêche de laisser voir que je tremblais ; Mon coeur quant à lui tambourinait dans ma poitrine et je sentais la chair de poule me parcourir tout le corps. « Tiens, n'oublie pas ça. » alors que je m'apprêtais enfin à enfiler mes gants Wael avait porté la main à sa poche et en avait ressortit un petit objet qu'il m'avait tendu : la chevalière de mon père. Fébrilement je l'avais saisi et l'avait passé à mon doigt, la regardant quelques instants d'un air songeur, puis j'avais remis mon gant par dessus et levé les yeux vers mon styliste « Merci ... » Pas simplement pour la chevalière, mais pour tout. Pour m'avoir montré que le Capitole comptait aussi quelques personnes qui avaient un bon fond, et pour avoir fait en sorte que ces trois derniers jours avant d'être jetés dans la fosse aux lions aient été un peu moins pénibles « Lancement dans vingt secondes. » La voix glaciale s'échappant de je ne savais pas où me fit sursauter, et m'adressant un signe de tête encourageant tandis que je me dirigeait vers le tube qui me conduirait à ma plateforme Wael avait simplement ajouté « Ne me remercie pas, contente toi simplement de donne ton maximum. Si le destin le veut alors on se reverra. » Le destin, encore lui ... il y croyait réellement alors. J'allais répondre quelque chose lorsque le tube se referma, et malgré moi j'avais posé les doigts sur la vitre instinctivement, me sentant pris au piège. Ne quittant pas Wael des yeux j'avais soutenu son regard jusqu'à ce que la plateforme ne m'emporte pour de bon et que je me retrouve dans le noir.

La lumière m'éblouit et clignant des yeux plusieurs fois j'avais réalisé que ce n'était pas le soleil mais la blancheur immaculée du paysage qui me faisait cet effet. Autour de nous tout n'était que neige et glace, rien de comparable à ce qu'aucune autre arène n'avait présenté jusque là j'en étais certain ; Je comprenais mieux pourquoi Wael m'avait dit de ne pas retirer mes gants sans y être forcé, celui qui ne se ferait pas égorger aurait tout autant de chances de finir congelé, et dans mon désespoir j'en vint à me demander si cela ne valait peut-être pas mieux cela dit que de voir son propre sang gicler sur la neige. « Soixante, cinquante-neuf, cinquante-huit, cinquante-sept ... » A droite je retrouvais Cybéline, sentant l'espace d'un instant une pointe de culpabilité due au fait qu'elle et moi n'avions aucunement prévu de nous aider et que le fait de venir du même endroit ne nous rendait pas plus proche que nous l'étions des autres tributs en lice. A ma gauche je crois reconnaître la fille du six ... à moins que ce soit celle du onze ? Avec notre accoutrement respectif le doute restait permis. « Trente-cinq, trente-quatre, trente-trois ... » Regardant à nouveau autour de moi, fasciné et hypnotisé par le paysage, je n'avais pas mis longtemps à comprendre qu'il n'y aurait pas de changement de programme de dernière minute, et que je ne me risquerais pas vers la Corne d'abondance. Elle avait quelque chose d'irréel dans ce paysage immaculé, et à ses pieds les armes les plus imposantes étaient aussi celles qui brillaient et nous aveuglaient le plus ... et à quoi bon, je n'étais pas capable d'utiliser une arme. Un sac à dos me serait peut-être utile cela dit, tout dépendait ce qu'il y avait à l'intérieur ... ou un canif ? N'importe quoi, nous n'étions pas au marché. « Vingt-deux, vingt-et-un, vingt ... » Mon regard s'était porté plus loin, bien plus loin : A l'horizon on apercevait la lisière d'une forêt, une rangée d'arbres peut-être suivie de beaucoup d'autres ... il était là mon objectif. C'était le seul endroit où je pouvais espérer prendre un peu d'avantage, c'était le seul endroit où j'aurais l'impression de me sentir chez moi ; Au district sept je passais ma vie dans la forêt, c'était ce qui me faisait travailler, c'était ce qui m'apaisait, c'était là que je me sentais réellement à ma place. Et je savais que ce genre de sentiment, même factice, pourrait m'être précieux par la suite. La forêt, voilà quel était mon objectif, voilà où j'irais une fois le compte à rebours arrivé à son terme. « Onze, dix, neuf, huit ... » Dernier regard à mes co-tributs, à mes futurs adversaires. Certains ont déjà enfilé leurs lunettes, d'autres ont la tête tellement enfoncée dans leur capuche qu'on ne les distingue presque plus. « Quatre, trois, deux ... » BOUM ! Instinctivement ma tête se tourne vers la gauche et je découvre horrifié l’enchevêtrement de chair et de sang débordant du piédestal le plus au nord.

Qui ? Je n'ai pas le temps de me poser la question, tout défile soudainement à tout allure et alors que le décompte arrive enfin à ton terme « Un ... ZERO. » on entend raisonner le premier coup de canon et chacun s'élance à perdre haleine sur cette glace qui verrait couler le sang de beaucoup d'autres. « Ne me remercie pas, contente toi simplement de donne ton maximum. Si le destin le veut alors on se reverra. » Tandis que je m'élance sur la glace, les dernières paroles de Wael me reviennent en mémoire.



« i was in the wrong place at the wrong moment. »
SORENSEN ▬ one day, soon I'll hold you like the sun holds the moon, and we will hear those planes overhead, and we won't have to be scared, 'cause we won't have to be scared
(c) Myuu.BANG!


Dernière édition par M. Denahi Sorensen le Sam 25 Aoû - 14:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 76HG — J1 — bain de sang (commun)   Sam 21 Juil - 10:00



hesitation's the worst

bonjour, ceci est ma place, je posterai la réponse dans la journée What a Face What a Face
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MessageSujet: Re: 76HG — J1 — bain de sang (commun)   

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