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 Life's a bitch but you already know that. Warning : Adulte. [Swain&Silk]

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MessageSujet: Re: Life's a bitch but you already know that. Warning : Adulte. [Swain&Silk]   Lun 17 Sep - 0:30





Je ne suis pour elle qu’un inconnu sans nom.
Un funambule à l’aveugle qui a perdu la raison au croisement de ses contradictions. J’attends un signe, un prétexte, un déséquilibre pour pencher vers un côté ou l’autre de la faille qu’elle a ouverte en moi. Je ne peux plus fuir les grands chemins comme je l’ai fait jusque-là. Il ne s’agit plus de survivre, il ne s’agit plus de jouer à celui qui aura les meilleures réponses. Il n’y en a pas de bonne. Il y a trop à perdre ; sûrement trop à gagner. Il n’y en a pas de mauvaise. Pourtant je ne peux choisir. Je ne peux faire un acte qui amènera forcément des conséquences. On n’a pas toujours ce que l’on souhaite non, ça je ne le sais que trop bien Preston. Et si je me sais impulsif je ne peux pas pour autant céder à l’ultime règle de l’envie égoïste que tu crois m’enseigner. Je l’ai fait cette fois-là, j’ai été trop joueur et curieux. Trop con. Je me suis écarté de ma vocation principale pour quelques heures volées en pensant que c’était la meilleure chose à faire à ce moment-là. Que ça n’allait rien changer de négatif, que ça n’aurait aucun impact. J’ai cédé, désiré, touché. Elle a cédé, désiré, touché. Ça semblait facile, instinctif. Ça l’était. Je pensais parler enfin une partie de ce langage relationnel qui m’est inconnu. Je croyais faire comme il fallait. Je faisais tout comme il fallait. Maladroit que j’étais j’essayais d’entretenir le brasier, réprimer la brutalité incontrôlée de mes gestes. J’ai alimenté son feu. Jusqu’à ce que je me rende compte qu’il était déjà éteint. Je n’ai jamais compris la raison de ces larmes. La soudaine retombée de sa résolution. Sa fuite en arrière alors que nous avions décidé de partir en avant. Je croyais faire comme il fallait. J’ai dû me fourvoyer. J’étais vraiment trop con de croire que j’étais capable d’autre chose, d’adapter mon instinct de survie en instinct de plaisir. Mais j’ai compris ce jour-là. Il n’y a aucun choix anodin. Pour ne pas regretter, il suffit de ne rien vouloir.

Oui tout est tellement plus facile lorsque je suis la ligne tracée de mes convictions, la route bien pavée entre mon frère et la nécessité. Entre l’habitude et le devoir. Je me croyais plus fort, différent, parce que j’avais un but louable à mon existence. J’ai pris des détours pour contourner les murs qui se dressaient devant moi. Je les ai brisés pour atteindre ma finalité sans regarder ce qu’ils cachaient. Je cherche à comprendre ce monde sans vouloir en faire partit, sans jamais y avoir pris part. Un simple fantôme, à peine une ombre sans nom. Jamais d’implication, jamais de choix drastique à conséquences. Un ange gardien ne réfléchis pas, la protection est son seul vouloir. Il n’y avait rien de compliqué. Jusqu’à ce que je la rencontre. Des ronciers imprévus sur mon chemin, un élément que je pensais encore contourner comme si de rien n’était. Mais elle a planté le doute et le désir dans chaque parcelle de ma chair, Preston.

Il y a beaucoup que j’ignore. Surtout sur ce que je pense d’elle alors qu’elle me met face à un nouveau croisement. Pourquoi l’admettre maintenant dans mon espace vital alors que je l’ai repoussée tant de fois ? Je ne me comprends plus. Elle, la pitoyable fille que je n’ai pu m’empêcher de fréquenter. La fille du district huit à qui je pensais apprendre tant de choses. La pauvre vainqueur qui n’a aucun but et plus personne. Alors pourquoi suis-je là contre son corps à trembler d’une rage que je n’ai encore jamais ressentie ? Ce n’est même pas l’harmonie de son visage et de ses formes que je détaille pour la première fois qui en est la cause principale. Je la veux. Je veux pour la première fois si fort que j’en perds mon souffle. Je frémis du moindre contact de ses mains sur mon visage. Je ne me contrôle plus. Je ne fais que déborder d’instincts. C’est une traque qui se joue entre nous. Comme lorsque je coince un gibier dans le viseur de mon arbalète. Mais c’est moi l’animal, et elle a déjà pressé la détente. Elle m’a rendu enragé de la vouloir. J’ai perdu le contrôle, ma vie bien tracée n’est plus là pour me contenir. Je suis en terrain inconnu, impulsif et imprévisible. Je ne peux plus éviter la décision. C’est vivre ou mourir. Céder ou fuir. Nous avons tous les deux perdus le contrôle. Tout cela va nous mener beaucoup trop loin. J’ai peur de voir où. Je vais le regretter. Tout arrêter, prendre cette décision-là. Mais comment faire si ma culpabilité disparait au fur et à mesure qu’elle colle son bassin au mien ?

Il suffirait de ne pas penser aux conséquences. Essayer encore de fermer les yeux. Ne plus avoir peur. Après tout Preston m’est autant étrangère que je le suis pour elle. Il serait si simple de rester à jamais de parfaits inconnus quoi qu’il se passe, peu importe le choix. Ce n’est qu’un jeu après tout. Mais je la veux. Moi qui n’ai jamais rien voulu d’autre que survivre. Et l’importance qu’a pris cette décision en moi m’effraie. L’importance que ses moindres gestes sont en train de prendre sur ma capacité à réfléchir, me terrorise. Est-ce que toi aussi, tu peux fermer les yeux Preston et faire si facilement tout ce que tu désires sans réfléchir aux conséquences ? J’ai l’impression que tu n’as plus rien à perdre. Je me sens désavantagé. Si je tombe, tombe avec moi.

Je ne prends même pas la peine de repousser ma veste qui encercle à nouveau mes épaules. A quoi bon, quoi que je fasse je resterais Swain Hawkins. Il n’y a aucun moyen qu’un double prenne le revers à ma place. Et pour rien au monde je ne laisserais à un jumeau l’appréciation de la chaleur qui émane de son corps. Elle m’empêche de réfléchir. Je relève mon visage vers le sien, juste le temps de reprendre mon souffle. J’ai plongé dans les bras du roncier et elle m’encercle et m’écorche. Si je veux continuer, je dois faire un choix.

« C’est toi que je veux Preston. »

Mes mains agrippent les siennes et les plaquent de nouveau au sol au-dessus de sa tête sans même que j’y pense. J’aimerai lutter encore contre mon envie, empêcher mon dégoût pour ma violence et ma faiblesse de me tirailler. Le simple fait d’avoir prononcé ces mots a brisé ce qu’il restait de ma retenue. Je suis malade, écœuré de moi-même. Je suis malade d’elle, elle m’écœure. Si bien que mon corps appuie sur le sien et mes lèvres se collent de nouveau brutalement aux siennes. Je m’écarte bien vite de sa bouche, glissant lentement sur sa gorge. Je ne suis qu’un prédateur, un chasseur qui a trouvé une proie. Je me love dans son cou, remontant sur une de ses tempes avant de laisser échapper un souffle saccadé. J’ai honte de réagir comme un animal. Mais après tout peut-être que c’est ce que je suis. Sans culture, sans tenue, sans éducation, sans sentiments. Les animaux ressentent. Pour avoir senti leur vie échapper entre mes doigts, pour avoir honoré leur mort en enterrant leurs restes, je sais qu’ils ressentent. Non, je ne suis même pas un animal, je suis bien pire.

Je peine à reprendre un semblant de contrôle, hasardant à plonger mon regard dans le sien. Je ne la vois même pas, mes paupières se sont presque closes. Mes lèvres viennent se mouvoir à nouveau plus doucement contre sa bouche en essayant maladroitement plus d’intensité dans leur contact. Je lâche ses poignets dans un bref sursaut en constatant que je les tenais fermement depuis tout ce temps. Pardonne-moi Preston. Mais je ne peux plus me calmer. Mes doigts viennent caresser ses hanches et redessinent distraitement son tatouage. Cet unique contact m’arrache un autre tremblement. Il y a quelques minutes j’aurais pu prétexter mes nuits dehors à chercher de la nourriture pour mon frère. Maintenant, je ne peux plus me mentir. C’est elle qui m’a rendu ainsi. Je n’aurais jamais fait tout cela si elle ne m’avait pas mis hors de moi. Si je n’avais pas perdu le contrôle. Pourtant, c’est si agréable.

Mes doigts s’aventurent sous son t-shirt, ma main faisant glisser doucement le tissu. Mon pouce se cale sous l’armature de son sous-vêtement, le remontant en même temps jusqu’en haut. Je n’ose plus la regarder. La vision de sa poitrine nue qui frémit au froid vient de m’asséner le coup fatal. Une de mes mains agrippe avec force l’un de ses seins alors que je violente son sternum de mes lèvres, glissant jusque son ventre pour les faire courir sur l’ange. J’ai abandonné la maitrise de ma respiration. J’émets des sons rauques, j’halète, je m’enivre de chaque parcelle de sa peau. J’ai honte. Je veux que mon comportement cesse, tuer le monstre. Enchaîne ma frénésie. Je ne peux plus le faire, s’il te plait, fuit.

Mes doigts glissent brusquement de sa poitrine et je remonte contre son corps. Mes avant-bras prennent appuie sur le sol. Son regard me brûle. Je suis figé comme un arbre mort. Je ne suis pour elle qu’un inconnu sans nom. Pour moi elle n’est que Silk Preston, bien que je ne l’appelle que Preston. Si je tombe, tu tombes avec moi. Non nous ne sommes pas des inconnus. Et nous subirons les conséquences de nos actes, ensemble.

« Swain… Mon nom c’est Swain. »

Retiens-le, c’est le nom de l’étranger que j’étais avant que tu ne me fasses perdre la raison. Je n’ai pas fait de choix. Il s’est imposé de lui-même. J’ai l’impression de refaire la même erreur qu’autrefois.

Mais qu’importe, je connais déjà les conséquences.
Et je sais où ce chemin-là va s’arrêter.
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MessageSujet: Re: Life's a bitch but you already know that. Warning : Adulte. [Swain&Silk]   Mar 18 Sep - 2:12

Il en faut peu pour attirer mon attention. Quelque chose dans le sourire ou dans la démarche de quelqu’un qui attire mon œil. Je sais me contenter de petites choses. Je sais trouver quelque chose pour me plaire chez presque tout le monde. Ça n’est pas une science compliquée. Il suffit de chercher un petit peu. Je n’ai même pas eu besoin de le faire avec Hawkins. Je le voulais depuis le début. Ça a commencé avec son air farouche et sa manière de détourner le regard pour éviter de poser ses yeux sur mon corps la première fois que nous nous sommes rencontrés. Parfois, des gens entrent dans nos vies et chamboulent le cours de celle-ci rien que par leur présence. Par leurs gestes, leurs mots, leurs attentions. Certaines personnes disent que les choses arrivent pour une raison. Qu’il y a une leçon à tirer de chaque situation. Quelle est la leçon de celle-ci ? J’ai voulu Hawkins depuis le début, je l’ai désiré si ardemment lorsqu’il repoussait mes avances, je l’ai haïe pour le faire en le désirant plus encore. Il était comme une épine dans mon esprit, une démangeaison dérangeante dans ma chair. J’ai connu des hommes depuis Hawkins. C’est peut-être un euphémisme. J’ai connu beaucoup d’hommes depuis que je fréquente Hawkins. Des baumes éphémères pour la brulure qu’aucun ne semble pouvoir apaiser. Je n’ai pas pensé à Hawkins lorsque j’étais avec eux, il n’était qu’un parmi tant d’autres lorsque j’étais seule. Je pensais à ses lèvres, ses mains, sa voix. Je pensais aux gestes que j’aurais aimé qu’il fasse, aux mots que j’aurais aimé l’entendre prononcer. Je l’ai désiré comme on désire quelque chose d’inaccessible, quelque chose de presque interdit comme ses fantaisies qui laisse les joues rougissantes et une sensation presque coupable. Je l’ai observé, j’ai essayé de le comprendre, essayer de le provoquer. J’ai parfois réussi, souvent échouée. J’ai voulu tester sa résistance, avec mes gestes, avec mes mots, mes attitudes sans jamais penser qu’il me céderait. J’ai revécu nos rencontres en pensées, mordu mes draps en imaginant ce qui aurait pût se passer. J’ai voulu Hawkins depuis le début sans vraiment savoir pourquoi, sans vraiment comprendre comment.

Et maintenant qu’il me veut à son tour, la sensation est si désarmante que je ne sais plus comment penser, plus comment réagir. Tout est différent, si différent de la manière dont j’ai imaginé que les choses pouvaient se passer. J’ai toujours imaginé que je serais en contrôle, je me voyais dans cet état entre l’abandon et la lucidité. Je ne pensais pas être celle qui se retrouvait à la merci de mes sensations. Le jouet entre les mains d’Hawkins. Et je veux qu’il joue. J’ai toujours été un pantin, pour la première fois je suis heureuse de l’être. Il n’est certainement pas le plus habile des amants, pas l’expérimenté ou même le plus doux. Mais la violence avec laquelle il se décide finalement à prendre, prendre et ne rien laisser me fond me mordre la lèvre jusqu’à sentir goût familier du métal dans ma bouche. Ça n’est pas la brutalité qui me plait, ça n’est pas ses doigts qui s’enfoncent dans ma chair ou la sensation d’être totalement impuissante, c’est l’abandon dont il fait preuve, l’idée même d’en être la cause. Que ses pensées soient concentrées sur moi comme les miennes sont concentrées sur lui. Ma bouche cherche la sienne à l’aveugle. Je voudrais encercler son corps pour le garder plus près, je veux le toucher, toucher comme s’il m’appartenait. Et c’est peut-être vrai au fond. Pour quelques heures, je suis sienne et il est mien. Mais ses mains retiennent toujours les miennes et je ne n’esquisse aucun geste pour les libérer de son emprise. Je peux sentir son souffle contre ma peau, la sensation fantôme de sa bouche. Je me noie dans sa chaleur, mon corps cherchant instinctivement le contact avec le siens. Ses lèvres retrouvent le chemin des miennes, plus douces, plus en contrôle. Je souris contre ses lèvres avant de le perdre aussitôt au profit d’un soupir lorsque ses mains descendent vers mon bas ventre. C’est la plus douce des tortures, la plus cruelle. Le sentir prendre son temps, sentir le plaisir monter doucement au rythme de sa bouche sur mon cou. Il n’y a plus d’hésitations dans ses gestes, juste la destruction méthodique du peu de contrôle que je pouvais encore posséder. J’halète, je m’essouffle. Mon corps entier vibre sous les assauts de sa bouche, je frissonne. Je me sens fiévreuse, je me sens me consumer de l’intérieur. Mes jambes tremblent, mes mains tremblent contre mes cuisses. Je veux le toucher, je veux passer mes mains sur son corps, je veux le découvrir à mon tour. La sensation de l’air froid sur ma peau me coupe le souffle quelques secondes, juste avant d’être remplacée par la chaleur de sa main contre ma poitrine. Mes soupirs font échos aux siens, mes gémissements sont tout aussi incontrôlables. J’ai la sensation de n’être plus qu’un corps sans âme, l’impression de n’être plus que sensation, à sa merci. Je passe presque instinctivement ma main dans ses cheveux. J’ai peur être laisser échapper son nom dans mes soupirs, une fois ou des centaines qu’importe. Il parcourt mon ventre de ses baisers, électrifiant chaque parcelle de ma peau, court-circuitant mon système nerveux à un rythme douloureusement agréable, presque trop agréable pour que je puisse en supporter une seconde de plus.

Je n’ai pas à le faire. Son corps remonte brutalement contre le mien. As-tu changé d’avis encore une fois Hawkins ? Je ne comprends, pourquoi joues-tu ce jeu ? Je suis sur le point de l’embrasser à nouveau pour l’empêcher de parler, l’empêcher de fuir encore une fois. Mais ses mots se figent dans mon geste.

« Swain. »

Je teste son nom du bout de la langue Swain. C’est juste un prénom, mais je peux comprendre ce que cela représente pour lui. Ce que cela lui coûte. Je décide qu’à partir de cet instant il sera Swain, plus d’Hawkins. Juste Swain. Swain, son prénom résonne dans mon crâne. Il devient la seule chose à laquelle je peux penser, la seule chose sur laquelle le peux me concentrer.

« Bonjour Swain, moi c’est Silk. »

Je l’embrasse une nouvelle fois, me relevant en l’entrainant avec moi. Je repousse doucement ses épaules pour m’assoir à califourchon sur lui. Je me débarrasse de mon t-shirt puis de mon soutien-gorge rapidement. Je me colle rapidement à lui pour éviter de frissonner. Mes doigts trouvent le premier bouton de sa chemise que je déboutonne rapidement avant de la faire glisser sur ses épaules, le laissant en débardeur. Je l’embrasse à nouveau rapidement avant de dévier sur sa joue et la courbe de sa mâchoire. Ma main trace une ligne sur son cou avant de descendre se poser sur sa cuisse et de remonter doucement le long de celle-ci. Ma bouche laisse une trace humide sur sa clavicule, je mords légèrement la peau pour le faire rougir doucement. Entre nos deux corps, je commence à déboutonner sa braguette. Je retrouve le chemin de sa bouche, comme pour attraper son souffle. Je plante mon regard dans le sien tandis que ma main s’aventure dans son pantalon en le caressant contre l’étoffe. Je murmure son prénom contre son oreille, Swain, cela semble être la seule chose que j’arrive à dire. Ma main se glisse finalement dans son caleçon, j’aspire son souffle contre mes lèvres. J’aime sa manière de perdre le contrôle, la manière dont se dilate ses pupilles et son souffle s’accélère. Je veux le voir encore. Mes doigts encerclent sa chair et commence un vas et vient, doucement, lentement comme la torture qu’il m’a infligé un peu plus tôt. J’observe son visage, ses yeux, sa bouche, je veux le voir en morceaux, je veux l’entendre murmurer mon nom.

Sans vraiment me rendre compte de mon geste, je pose ma main libre contre son cœur.
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MessageSujet: Re: Life's a bitch but you already know that. Warning : Adulte. [Swain&Silk]   Mer 19 Sep - 0:07





Corps contre corps et cœur contre raison.
Le mensonge a son propre battement. Une tonalité, un léger frémissement révélateur. Il se respire et se lit entre les lignes. Il y en a plusieurs sortes et pour plusieurs raisons. Pourtant la belle excuse, quels qu’ils soient ils travestiront toujours la réalité. Vérité des faits, vérité des intentions. Il est si facile de mentir pour soutenir une cause qu’on croit valoir la peine. Si facile d’échafauder une porte pour se sortir d’un mauvais pas. Niez-vous avoir enfreint les règles de laisser-passer entre les districts ? Oui. Avez-vous perpétré des actes de braconnage ? Non. Hawkins, vous n’en avez pas profité pour faire des détours durant votre service j’espère ? Non. Grand frère, est-ce que tu m’aimes ? …Oui. Mentir pour survivre. Mentir pour obtenir. Mentir pour protéger. Mentir à soi-même. Mentir parce qu’on ne connait pas la réponse ou le sens. Sans même s’en rendre compte. Il est si aisé de produire un mensonge. Si dur de l’assumer. Tromper la crédulité. Mais surtout trahir la confiance. Et tout ça pour quoi ? Cœur contre raison. Culpabilité, nervosité, honte. Dans certains cas mentir pour ne pas avoir à choisir. La voilà ma vraie franchise. Je ne suis qu’un lâche incapable d’assumer autre chose que survivre.

Mais où commence-il, ce mensonge ? Où sont les limites entre ce que j’ai provoqué sciemment et le revers de fortune ? On tape sur les doigts des enfants qui mentent. Ma mère m’enfermait dehors quand je lui disais voir mon père me sourire dans mon reflet après sa mort. Je me suis tapé sur les doigts pour avoir mentis tant de fois. Je ne suis pas quelqu’un de bien. J’ai fait de mauvaises choses pour survivre. Des choix critiquables. J’ai travestit le vrai en offrant du faux. J’ai joué contrebande de la santé des gens pour améliorer la mienne. J’ai détruit la vie d’un certain nombre juste pour maintenir mon existence branlante. J’ai mentis à Preston en lui disant que je ne lui céderais jamais. J’ai mentis en lui cédant. Je ne sais pas choisir. Je me suis tellement fourvoyé que je ne sais plus discerner mes propres envies de mes mécanismes de lâche. Où est le vrai du faux ? Swain. Mon nom qu’elle murmure. Swain, ce nom que j’ai choisis de lui révéler. Elle est là la seule certitude. Un nom n’est pas rien, il définit ce que l’on est. Pour Castiel je suis Swain grand-frère. Pour ma mère j’étais Omael. Pour les autres, Hawkins. Pour elle, j’étais Hawkins. Dorénavant je suis Swain. Il y a peu de gens qui peuvent se vanter de m’appeler ainsi. Créer de la distance, toujours, ne jamais offrir le pouvoir de ce savoir. Le droit de me sommer selon son bon vouloir. Maintenant elle sait. Si tu ne sais pas, tu n’es rien pour moi. Elle m’a donné officiellement son prénom elle aussi. Et toi Preston, qu’est-ce que je suis pour toi ?

Je n’ai même pas la réponse à ma propre question la concernant. Surtout maintenant qu’elle s’entête à verbaliser chaque lettre comme si je lui avais fait un compliment. Qu’elle s’évertue à réduire petit à petit le champ de vision de ma fuite à gémir doucement sous mes doigts. Cette proximité d’ordinaire si incongrue est devenue tout ce que je recherche. Comment les choses ont-elles pu changer ainsi ? C’est trop gros. Trop gros pour être vrai. Est-ce que j’ai mentis là aussi ? Le corps ne peut pas mentir. Peau contre peau mon souffle saccadé est naturel. Mes gestes sont vrais. Je ne pense pas être capable de feinter à ce point. Je veux la toucher encore et encore. Mais pour combien de temps ? Je connais l’issue de cette partie.

Je n’ai pas mentis. Je la désire plus que tout à cet instant.

Ses lèvres, à nouveau. J’ai peur de cette sensation qui m’embrase à chaque fois qu’elle colle sa bouche à la mienne. Peur de ne plus pouvoir m’en passer. Elle m’a transmis un virus en gardant la cure avec elle. Mes yeux sont esclaves de ses gestes, apprécient de voir sa peau libérée de son vêtement. J’en tremble. Je voudrais détourner le regard, quitte à ce qu’il rampe sur le sol humide pour fuir l’intensité du sien. Mais je ne peux pas. Comme un enfant impressionné par l’autorité des adultes je me laisse faire en ouvrant grand les yeux. Ses doigts déboutonnent rapidement ma chemise qui glisse de mes épaules. Stop. Pas ça. Ce n’est pas la pudeur. Ce n’est pas le froid. Je ne veux pas qu’elle voit ce que je peine déjà à observer moi-même.

Mais je n’ai pas le temps de reculer au prétexte de mon complexe qu’elle m’embrasse encore, reproduisant un écho de mes actes sur son cou. J’aimerai sourire de constater là un brin de revanche mais mes lèvres sont trop occupées à s’entrouvrir pour trahir sa réussite. Elle trace une route électrique à laquelle ma peau répond instantanément. Un bref sursaut et mes doigts enserrent l’herbe avec force. Je ne m’attendais pas à sentir le contact de ses dents. Pas plus que la sensation de sa main caressant ma cuisse. La tête me tourne de plus en plus, elle me vole mon souffle à travers ses baisers, forçant ma gorge à extérioriser par des grognements presque inaudibles. Je n’arrive plus à penser. Ma main se pose sur sa cuisse presque par réflexe lorsque je sens ses doigts s’attaquer à mon pantalon. Je ne peux pas mentir, surtout pas avec son attention à cet endroit. Je profite de ses lèvres pour masquer ma gêne, me raccrochant à ce baiser comme à un radeau. Elle me noie, j’avale trop de son désir à chaque chose qu’elle entreprend. Je coule dans le propre gouffre du mien. Je m’étouffe avec ma propre vie, je crache mes dernières réserves d’air. Son regard me cherche mais je suis déjà sous la surface. Ses doigts me provoquent mais je suis déjà en bonne voie pour craquer. Elle m’appelle en murmurant. Mais ce n’est pas pour me sauver de ces méandres troubles.

Elle appuie ma tête sous l’eau.

Mes doigts s’enfoncent violemment dans sa chair et se relâchent presque aussitôt. Mes dents se sont refermées sur sa lèvre inférieure sous l’effet de son introspection. L’herbe est malmenée par mes doigts. Mes yeux ne voient de son visage qu’une brève ligne floue. Je n’entends plus que le bruit de ma propre tension, ma bouche frissonne, crispée elle saccade des mots inexistants dans le vent. Ma tête est partie en arrière. Je sens le derrière de mon crane détrempé par la terre qui aspire tout mon corps. La gravité me semble pesante et légère à la fois. Et son centre instable ploie sous l’action de ses doigts.

Je suis à découvert. Elle a détruit la moindre de mes barrière. Je me redresse légèrement sur mes coudes, les avant-bras encore étriqués par ma chemise. Toute ma conscience s’est tournée vers sa chaleur. Elle attend, elle ne sourit pas mais je peux en distinguer un sur son visage. L’une de ses mains s’est posée contre mon cœur.

J’ai mentis. Je désire tout autant fuir.

Son poignet fermement maintenu en l’air entre mes doigts, j’ai écarté sa main brusquement. Je le tordrais presque malgré moi. Mon regard s’est assombrit. J’halète toujours autant mais un autre sentiment est venu court-circuiter le plaisir. Du dégout. Je le savais. Je m’y attendais. Dans ce genre de situation c’était inévitable. Je n’en veux pas à Preston car elle ne peut pas savoir. Je n’en veux pas non plus à la cause de ce malaise. Mais je ne peux pas supporter de contact à cet endroit. Je n’oublie jamais qu’elle est là. Qu’elle fend mon torse sur mon cœur comme si elle barrait la route aux sentiments. On dit qu’ils viennent de là. C’est peut-être pour ça qu’ils sont si défaillants chez moi. C’est une marque laide. Laide mais pourtant venue d’un sacrifice honorable. Je ne veux pas qu’elle voit. Pas qu’elle touche ce qu’elle sait déjà. Je ne veux pas qu’elle sente les battements traitres. Alors elle comprendrait, elle saurait, je n’ai jamais cessé de chercher à la fuir.

Que je suis incapable de vivre pour moi.

D’ordinaire ce simple acte aurait suffi à tout arrêter. Mais le dégout est rongé par la douce torpeur qu’elle entretient. Je suis à sa merci. Je veux qu’elle soit à la mienne encore. Je tire sur son poignet pour la faire basculer maladroitement à mes côtés, me tournant vers elle. Sa main à appuyé intensément contre ma chair avant de glisser de mon pantalon. J’échappe une plainte rauque et me replie légèrement sur moi-même contre son corps. J’esquisse un geste mais la manche de ma chemise en bataille le bloque. Bien content d’avoir toujours mon t-shirt, je me redresse quelques instants pour m’en débarrasser définitivement avant de retourner blottir ma tête contre son ventre. Le front contre son nombril, la joue contre l’herbe, j’entreprends de défaire à mon tour le bouton de son pantalon. Je me relève sur un coude pour retourner plaquer mes lèvres contre les siennes. Ma main se joue de sa poitrine. Sa poitrine elle, se joue de ma capacité à me contrôler. Elle réagit au moindre contact, la moindre pression. Mon bassin collé contre ses hanches est parcouru de légers frissons. Mon visage s’embrume dans un début de fièvre. Il fait dix degrés mais j’ai l’impression de suer comme en plein été. Un hiver dans un four. Je n’en peux plus.

« Preston… »

La poussant sur le dos, je tire brusquement sur son jean pour le faire glisser suffisamment. J’embrasse la jonction d’une de ses hanches, frôlant sa cuisse de mes lèvres avant de remonter chercher les siennes. Ce n’est pas un mensonge, je te veux vraiment Preston. J’étends son bras contre le sol et mes doigts viennent se mêler aux siens, mon autre main s’immisçant entre ses jambes. Je ne jouerais pas de la même manière qu’elle. Je ne bloquerais pas son souffle contre ma bouche. Je veux l’entendre gémir. Mes lèvres fredonnent ma respiration syncopée au creux de son oreille. La frôler, la faire languir, doucement, lentement. Je suis en train de me détruire à petit feu autant que je m’évertue à la détruire. Puis mes doigts s’aventurent glissent et se meuvent, l’un d’eux s’éloigne, s’approchant au plus près comme de la flamme d’une bougie. Cette bougie c’est Preston. Elle brûle mes phalanges, les encercles de sa chaleur. Je comprime nos respirations en les scellant de nos lèvres, initiant timidement une deuxième brûlure en continuant mon mouvement intrusif. Mon corps remonte sur le sien, mes doigts lâchant leur emprise sur son bras pour retourner caresser sa poitrine. Je change de position pour plus de confort, retournant la violenter au creux de ma main. Je prends appuie de mon avant-bras, balayant nerveusement l’herbe, concentré sur son visage et mes doigts. Je ne réalise pas tout de suite. Cette brûlure-ci, est bien réelle. Quelque chose est en train de brûler ma paume. Surprit je retire vivement ma main, stoppant sa jumelle. Une braise vagabonde m’a laissé une marque, ma peau rougie me picote doucement. Mon regard reprend enfin conscience du monde alentours. Le feu s’est éteint. Les carcasses des lapins gisent, empalés à ses côtés, proie de la vermine. Cette nourriture comme presque gaspillée. Durement gagnée. Des couteaux plantés dans la terre comme si on avait rendu les armes. Mentir pour protéger. Mentir pour survivre. Et tant de raisons presque pardonnables.

Quel mensonge je vais devoir inventer à mon frère, pour excuser mon absence ?
Quel mensonge pansera son estomac vide. Quel mensonge cachera mon trouble. Quel mensonge cachera l’odeur de Preston sur mon corps. Quel mensonge pour oublier, que pour la première fois j’ai voulu quelque chose égoïstement. Quel mensonge pour oublier ces sombres pensées qui me font réaliser.

Je ne vis pas pour moi. Je ne survis pas pour moi. Mais pour mon frère.

Un dégoût profond s’initie en moi. Je suis méprisable. Je suis monstrueux. Je ne peux pas mentir. Je ne peux pas me mentir à moi-même. J’ai soulevé le voile.

Il y a quelques minutes, j’en avais plus rien à foutre de Castiel. Il y a quelques minutes, j’aurais préféré être seul au monde.

Je déglutis douloureusement. La chute est rude. La punition est rude. Mon désir lutte contre le choc. La frustration me guette à mesure que je reste immobile et que je fuis son regard, les bras inertes le long du corps. Je plaque une main contre mon visage un bref instant pour reprendre mes esprits. Il faut que je mente. Mes lèvres tremblent, mais ma voix tient le coup.

« Je ne peux pas. »

Mes yeux se plonge dans les siens en essayant de ne pas ciller. Je suis mal à l’aise de mon bassin contre elle. Je ne lui laisse pas le temps de demander. Un mensonge, vite.

« Je dois rentrer. »

Mon regard ne peut plus tenir et fuit sur les arbres.

« Je n’ai plus envie de toi Silk. »

J’ai honte. Honte d’être à découvert. A découvert par elle. Par n'importe qui. Honte de ne pas être capable de produire un mensonge plus crédible. Je dois la blesser. Je ne dois plus la voir. Elle provoque trop de choses dangereuses en moi. Je veux son corps beaucoup trop fort pour que ça ne soit pas sans conséquences. Elle connait mon nom. J’ai prononcé le sien pour la faire souffrir. Je dois partir.
Lentement. Douloureusement. Je glisse sur le côté, cherchant presque à tâtons ma chemise et ma veste. Je voudrais disparaitre. Qu’il pleuve. N’être jamais venu. Tomber dans la rivière. Que les choses ne m’aient jamais donné le goût de l’envie. Le virus est en moi. Ainsi que la culpabilité. Culpabilité envers mon frère. Culpabilité envers Preston. J’ose un regard vers elle. Je n’aurais pas dû. Je me mords les lèvres. Je m’approche de nouveau d’elle, l’entourant de ma lourde veste, ne supportant pas de la voir frissonner. Je prends délicatement son visage entre mes mains.

J’aimerai prononcer des mots. Des excuses. Bredouiller quelque chose, n’importe quoi. Mais mes lèvres s’entrouvrent à peine, inertes. Mon excitation me tiraille toujours. La frustration sera ma punition. La culpabilité de lui infligé aussi, mon fardeau. Je ne veux pas qu’elle croit que ce n’était qu’un jeu. Mais il vaudrait mieux qu’elle le croit. Comme ça, elle ne voudra plus jamais me voir.

« On.. on a match nul pour cette fois, hein Preston. »

Je détourne le regard. Mes mots ont tremblés. Mon pouce ne peut pas se retenir de caresser sa joue. Mes lèvres retrouvent les siennes une dernière fois. Ce simple contact me donne envie d’hurler. Comment vais-je vivre, avec quel mensonge vais-je réussir à me persuader moi aussi, que ce n’était qu’un jeu ? Je ne connais rien des sentiments. Il n’y en a pas entre nous. Ce n’est qu’un jeu. Mais comment me persuader maintenant qu’elle a chamboulé ma vie de toutes ces choses inconnues ?

Je me détache d’elle, me relevant avec peine pour enfiler ma chemise et la reboutonner nerveusement. Je lui adresse un sourire crispé, planté là, incapable d’agir.

Je dois partir. Devoir.
Mais je ne veux pas partir. Vouloir.

Corps contre corps et raison sur cœur. Échec et mat.

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MessageSujet: Re: Life's a bitch but you already know that. Warning : Adulte. [Swain&Silk]   Dim 23 Sep - 0:59





La pluie s’est arrêtée de tomber depuis longtemps. L’air est saturé par l’odeur de la terre mouillée, du feu de bois qui termine de se consumer doucement. Peut-être qu’il y a encore des braises sous la cendre, peut-être que rien ne s’éteins jamais totalement. Peut-être qu’un jour, il arrêtera de fuir. Qu’un jour il se présentera à ma porte et qu’il aura trouvé la paix. Au fond, je sais que ça n’arrivera pas. Les gens comme Hawkins n’arrêtent jamais de courir. Ils courent et courent jusqu’au jour où ils n’ont plus la force de le faire. Il ne reviendra pas. Pas après ce qu’il vient de se passer. Parfois, le feu s’éteint simplement et rien ne peut plus le rallumer. Celui dans les yeux d’Hawkins ne brûle plus, pas plus qu’il ne brûle dans les miens. Consumée par la vie ou par l’absence de celle-ci. Le monstre qui poursuit Hawkins, celui qui le pousse à fuir. C’est peut-être celui-là. Sa vie qu’il refuse de vivre. Celle que j’ai renoncé à poursuivre il y a longtemps. Nous ne sommes pas si différents au fond. C’était peut-être çà qui m’a attirée chez lui. Un cas désespéré sait en reconnaitre un autre lorsqu’il en voit un. Me trouver une raison de vivre, je ne le ferais pas. Ça n’a plus d’importance à présent. Je ne me retourne pas, la rivière s’éloigne. Swain également. Je suppose que nous nous sommes fait nos adieux. C’est toujours comme çà que se finissent les occasions manquées.

Sa main a arrêté la mienne dans son élan. Mes intentions sur cette partie de son corps étaient anodines, rien qu’un point d’appui. Suspendue dans son geste, mon poignet fermement maintenu par sa poigne, je contemple ses doigts abimés contre ma peau trop pâle. Ma main dans son pantalon a arrêté son mouvement. Je sonde son visage pour comprendre, cherchant une explication à son comportement soudain dans ses traits, comme si le mystère d’Hawkins pouvait se résoudre sous l’ourlée de ses lèvres. Tiens-tu tellement à ton cœur Swain, que l’idée même que j’y touche te révulse ? Je peux comprendre, j’ai longtemps caché le mien au point d’oublier qu’il battait dans ma poitrine. Pourtant, il est bien vivant à cet instant, le traitre sous mes côtes, me rappelant à se présence. Me rappelant que quoi que je fasse, il n’y a plus de marche arrière possible, je suis déjà perdue. Et Hawkins est celui à blâmer pour la situation. Pourtant, je ne le blâme pas une seule seconde. Pas une seconde, je n’ai pensé, à regretter ce qui est en train de se passer. Les regrets sont plus douloureux que les remords.

Je me laisse entrainer sur le sol sans protestations, comme une poupée docile. Je suis docile, ce sont ses mains et ses lèvres qui m’ont apprivoisée. Je murmure son nom encore, comme pour l’ancrer sur ma langue, souffle de ses quelques lettres entre mes lèvres. Encore et encore, juste pour entendre ma propre voix susurrer son prénom. Je refuse de fermer les yeux, je refuse de perdre ne serait-ce que quelques secondes du spectacle qu’il fournit. Il n’y a rien de plus satisfaisant que de le voir se décomposer peu à peu, délicieusement perdre pied. Je veux le toucher, me fondre avec lui jusqu’à ce que rien d’autre n’existe. L’idée de me séparer de sa chaleur m’est insupportable. J’ai besoin. De respirer l’air qui s’échappe de ses lèvres, goûté à sa peau, de tendre l’oreille pour écouter ses soupirs erratiques. Ma main trouve ses cheveux une nouvelle fois, pour les ébouriffé un peu plus. La légère barbe rugueuse sur ses joues caresse mon ventre, agressant délicieusement mon épiderme. Son souffle chaud et humide sur ma peau me fait frissonner un peu plus. Je veux. Je veux plus que ce qu’il me donne. Je veux qu’ils les entendent, qu’il se rende compte de l’effet qu’il produit sur moi. Je ne fais pas semblant, je n’en ai pas besoin. Chacun des râles, tous mes soupirs, le moindre gémissement est réel, exacerbés par l’anticipation de ce que j’ai voulu depuis si longtemps.

Je peux sentir chaque battement de mon cœur, du sang qui bout dans mes veines, je ne suis consciente que de son corps et de ce qu’il faut subir au mien. Je savoure chaque instant de la langueur qu’il a imposé, chacun de ces gestes qui me soutirent des gémissements incontrôlables. Il se complait dans la douce torture, dans la lenteur agonisante avec laquelle il déboutonne mon pantalon. Sa bouche retrouve la mienne presque naturellement, mes lèvres jouent avec les siennes, blessant doucement avec mes dents ce que ma langue vient apaiser. Ma respiration est difficile, presque douloureuse. Ma poitrine se soulève au rythme de ses caresses, au rythme de ses mains qui se font de plus en plus pressantes. Ma chair le réclame, mon corps entier veut se fondre dans le sien, ne faire plus qu’un avec sa chaleur.

Il se sépare de moi, m’arrachant un claquement de langue contrarié qui se transforme rapidement en sourire lorsqu’il fait glisser mon pantalon le long de mes jambes. Sa main se joint à la mienne, ses doigts se glissant entre les miens, je serre ses doigts comme pour m’ancrer à quelque chose, m’ancrer à lui pour ne pas partir trop loin. Ses doigts glissent entre mes cuisses, je frissonne d’anticipation. Mon corps se cambre doucement au rythme de son intrusion. Je serre sa main un peu plus fort. Mon dos est parcouru de frissons qui remontent paresseusement le long de ma colonne vertébrale, qui me tire des soupirs rapidement étouffés par sa bouche brûlante. Je gémis contre ses lèvres, mes ongles s’enfoncent doucement dans son dos. Ma tête a basculé en arrière, arquant mon corps encore un peu plus contre le sien, accentuant son mouvement délicieusement invasif. Les soubresauts de mon cœur font échos à ceux de mon corps. La délicieuse chaleur qu’il provoque en moi me fait perdre la tête, le plaisir se construisant doucement, augmentant graduellement au rythme de la bataille qui se joue entre mes cuisses. Je suis un champ de guerre. Je suis un combat perdu. Ma volonté a déserté, il ne reste rien d’autre que les sensations qui se propage partout dans mon corps. La chaleur dans le bas de mon ventre, les mouvements incontrôlables de mon bassin qui en demande plus, toujours plus. J’ai besoin d’Hawkins, son corps sur le mien, nos membres entremêlés et ses baisers tremblants. Je niche mon visage au creux de son cou embrassant chaque parcelle de sa peau à cet endroit, m’enivrant de son odeur, étouffant mes gémissements contre sa clavicule saillante. Je laisse échapper son prénom une nouvelle fois, un râle plaintif, comme une incantation, comme une provocation. Swain.

J’ouvre difficilement les yeux lorsqu’il suspend ses gestes, lorsque douloureusement je sens son corps s’écarter du mien. La panique s’empare de moins, instinctivement je cherche le contact, caressant le creux de ses reins. J’approche mon corps du sien, je m’accroche aux derniers instants. Tu ne vas pas me faire ça encore une fois, pas maintenant Hawkins. Pas après ce qui vient de se passer. Mais il n’a pas besoin d’ouvrir la bouche, je pense que j’ai déjà compris. Il n’y a plus rien de l’homme qui m’embrassait encore il y a quelques secondes. Plus rien de son assurance, plus rien de sa candeur. Je veux qu’il revienne. Mais ses yeux plongés dans les miens me confirment ce que je sais déjà. C’est fini. Il n’y a plus rien à espérer, plus rien à vouloir.

La chaleur qui avait envahi mon corps commence à me quitter. C’est la première fois qu’il prononce mon prénom. Il ment, je sais qu’il me ment. Je n’aurais qu’à me lever et lui prouver qu’il ment. Lui prouver qu’il me veut encore, lui prouver qu’il doit me vouloir encore. Pourtant, je reste tétanisée, clouée sur place par ses mots. Je m’assois doucement. Mes genoux se rapprochant de ma poitrine. J’ai froid. Je ferme les yeux, pose mon front contre mes rotules et compte jusqu’à 5. J’espère qu’il sera parti lorsque je les ouvrirais. Je ne veux pas affronter son regard.

J’ai honte. Honte de me trouver là à moitié nue, honte de m’être montrée aussi stupide. Cinq. Je sens sa veste se poser sur mes épaules. Pourquoi fait ça Hawkins ? Pourquoi ? Pourquoi ? C’est la seule chose à laquelle je peux penser. Je veux le repousser, je voudrais interdire à mon corps d’être aussi satisfait de la chaleur de ses mains contre mon visage. Je veux serrer les lèvres, que ses baisers ne me touchent pas. C’est peine perdue. Peine perdue parce que mon corps s’est habitué aux siens, que mes lèvres brûlent encore de la sensation fantôme des siennes. Et pourtant, je sens l’amertume qui se diffuse doucement dans mes veines. Le poison du ressentiment qui s’ajoute à la bile dans le fond de ma gorge.

Match nul.

Je repousse sa veste sur le sol avec colère et remonte mon pantalon d’un geste vif. Me relevant rapidement en lui tournant le dos, je ramasse mes affaires sur le sol. J’entreprends de m’habiller sans un regard pour lui. Son sourire est encore ancré contre ma rétine. Je voudrais lui casser les dents pour ne plus jamais avoir à le voir sourire de cette manière.

Match nul.

Parce que tout çà n’était qu’un jeu pas vrai ? Parce que je n’ai pas le droit d’être en colère. Parce que si je n’avais pas envie de pleurer d’avoir été aussi stupide, je pense, que je me mettrais a hurlé. Lui hurler qu’il n’était rien. Rien qu’un coup comme un autre. Je voudrais le frapper, battre son torse avec mes poings. Lui dire qu’il n’a pas le droit, pas le droit de me laisser comme çà. Que même si notre jeu n’avait pas de règles, tout ça n’en faisait pas partie. Pas quand ma peau réclame encore la sienne et que mon cœur bât si fort dans ma poitrine que j’ai l’impression que je vais crever. Pas quand le regard dans ses yeux me donne plus envie de le consoler plutôt que de le blâmer. Lui dire que tout va bien se passer et que les choses finiront par s’arranger.

Je ne vais pas hurler. Je ne vais pas pleurer. Ce n’était qu’un jeu. Si c’est ce que tu veux croire, alors je veux y croire aussi. Je passe une main tremblante dans mes cheveux, extrayant une brindille qui s’y était logée. Je la casse entre mes doigts. Match nul tu as raison. Le sourire qui étire mes lèvres est presque douloureux tant l’idée même de le plaquer sur mon visage me donne envie de vomir. J’attrape sa veste sur le sol et la pose en boule contre mon ventre. Je me retourne vers lui.

« Bien joué Hawkins. »

Je lui tends la veste. Ma voix tremble légèrement, je ne saurais dire exactement si cela est dût à la colère ou à autre chose. Je l’observe de bas en haut. Ses vêtements sont maculés de boue et d’herbe. Ses cheveux sont toujours aussi désordonnés. Je m’approche juste assez pour les aplatir avec la paume de la main.

« Je devrais rentrer aussi. J’ai des… trucs de mentors à faire. »

En vérité, je veux rentrer, prendre une douche pour effacer son odeur, boire assez pour oublier son visage. Me convaincre que ce n’était qu’un jeu. Je sais que j’arriverais à m’en convaincre un jour. Je suis capable de me convaincre de tout. Dans quelques semaines, je me serais convaincue que je jouais tout autant que lui. Dans quelques mois, j’aurais oublié la sensation de son corps contre le mien. Dans quelques années, j’aurais oublié son prénom.

« À la prochaine Swain. »

Je lui souris avant de m’éloigner, sincèrement cette fois. Je sais qu’il n’y aura pas de prochaine fois.




Dernière édition par Silk Preston le Mar 16 Avr - 5:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Life's a bitch but you already know that. Warning : Adulte. [Swain&Silk]   Mar 25 Sep - 1:07




Cap ou pas cap de partir sans te retourner ?
A trop jouer on perd l’innocence. A trop parier en pensant se cacher derrière des jeux d’enfants on en oublie qu’ils sont avant tout des jeux d’adultes. Que les épées de bois sont devenues bien réelles, que la peur du noir a cédé sa place à la crainte du néant. Nous avons vraiment fait match nul si tant est que j’y crois encore. Il n’y a aucune parité dans l’issue que j’ai choisie. Il n’y a eu aucuns pourparlers, aucune menace. L’instant s’est simplement brisé comme on échappe un miroir sur le sol par mégarde. Lequel de ses fragment dit la vérité ? Quel reflet vais-je accepter de regarder droit dans les yeux ? Lequel me juge avec raison ? J’ai faillis à ce que je suis. Non. A ce que je devais être. Et j’ai causé des dommages collatéraux. Personne n’a gagné. Mais il n’y a pas de match-nul. Les éclats se sont fichés dans mes épaules comme un poids de plus à supporter. La culpabilité me pèse comme un mort en me rappelant à chaque tiraillement que la pénitence sera longue. Pourquoi est-il si douloureux de faire un choix ? Si nous n’avons rien perdu, si aucun de nous deux n’a gagné alors pourquoi ai-je autant de mal à mettre fin à cette sensation qui me torture encore le corps et l’esprit ? L’ange gardien a brûlé ses ailes et a chuté. Pourtant j’ai aimé chaque minute interdite avec elle. Le goût de ses lèvres, la sensation de sa peau sous mes doigts et le son de ses gémissements à mes oreilles. Pourtant je me hais d’avoir apprécié. Pourtant je hais chaque seconde en sa présence. Je me suis envolé de nouveau pour fuir la mégarde de m’être approché d’elle. Une erreur finit toujours par se rattraper, ses conséquences oubliées. Des ricochets sur l’eau. Tout ça c’est que des foutus ricochets sur l’eau. Ça ne m’atteint pas. Ça ne devrait pas m’atteindre. J’en ai rien à foutre d’elle. Elle n’est qu’une lubie. Je suis bien trop con. A toujours vouloir me mêler avec ces gens pareils à des morts vivants. Je devrais le savoir pourtant. Tout ce que je ne fais pas pour Castiel finit mal. Je ne suis pas doué pour ça. Oui elle a raison. Je devrais faire ce que je veux et briser mes règles. Mais de vouloir à pouvoir il y a un gouffre. Et j’ai touché son fond. Des ricochets sur l’eau, mais ils produisent trop de vagues. Il n’y a pas de match-nul. Je n’y ai jamais cru. Il n’y a pas de match nul et nous le savons tous les deux. Tu le sais Preston ? Pour chaque miroir brisé, on prend sept ans de malheur.

Je manque d’air. Ma respiration me fait défaut. Mais ce n’est plus pour les mêmes raisons que celles qui nous allongeaient encore au sol il y a quelques minutes. Sa silhouette qui m’attirait tellement de ses courbes s’est fourbue et me repousse. Ses gestes qui me faisaient perdre la tête sont devenus secs. Le sourire sur son visage ressemble à une grimace qu’un enfant peu doué aurait essayé de dessiner. Je ressens sa colère mais je ne la comprends pas. Elle est sûrement aussi frustrée que je le suis. Mais pourquoi cela a-t-il autant d’importance pour elle ? Tu triches Preston. Tu ne m’as pas dit pourquoi tu me voulais. Pourquoi tu avais tellement envie que nous en arrivions là. Et maintenant que nous avons franchis un pas que je regrette, pourquoi le regrettes-tu aussi ? Tu devrais te réjouir, jubiler de ma honte et de ma fuite face à tes assauts. Te moquer, m’insulter. Que nous retournions au sarcasme qui nous allait si bien. Je préférerais qu’elle me frappe. Qu’elle crie. Qu’elle rit. N’importe quoi qui ferait disparaitre le sentiment sérieux qui pèse dans l’atmosphère. Elle ment aussi bien que moi. Pourtant je ne suis pas sûr. Je suis perdu. J’ai mal. Mal de ses mots qui ne font qu’imiter les miens. La colère me gagne moi aussi. Je ne comprends pas pourquoi cela m’atteint. Quand les choses sont-elles devenues aussi sérieuses ? Tout cela n’était qu’un jeu. Pourtant j’en ai parlé comme d’un mensonge pour mieux fuir. Quand nous sommes nous perdus dans notre propre mutinerie ? J’ai envie de tordre sa main qui lisse mes cheveux. Lui renvoyer au visage ma veste qu’elle cale entre mes bras. La secouer pour qu’elle m’explique enfin toutes ces choses qui déferlent sur mes épaules. Savoir. Je ne veux plus savoir. Il est tellement plus facile d’attendre et de faire le mort.

Je n’ai même pas réalisé qu’elle est partie. Aucun son n’est sorti de ma bouche entrouverte. Je n’ai même pas pu observer son dos s’éloigner. Cap ou pas cap de partir sans te retourner. Cap. Je n’ai pas bougé. Mon pantalon est toujours ouvert, ma chemise à un bouton de décalage. Je suis aussi sale que si je venais de sortir d’une tombe. Ou plutôt a-t-elle creusé un trou avant de m’y jeter. Mais je me sens encore plus pervertit par l’odeur de son corps qui ne quitte plus mon cerveau. Je cligne des yeux plusieurs fois. J’ai presque l’impression d’avoir rêvé tout ce dérapage. Du moins j’aimerai que tout cela n’ai jamais eu lieu. Mais les preuves sont là, partout autour de moi. En moi. Brusquement la voix me revient enfin. Je laisse échapper un hurlement de rage, envoyant ma veste dans le décor en donnant un violent coup de pied dans le reste de braises.

« Va te faire foutre Preston ! »

Une main vient se plaquer contre mon visage. Va te faire foutre Preston. Toi et ce langage que je ne comprends pas. Va te faire foutre Preston toi et ton jeu sans règles. Va te faire foutre Preston toi et le goût de ta peau. Tu t’es bien foutue de ma gueule. Va te faire foutre.

« Va te faire foutre Silk… »

Mon cri s’est ténu. Ma main a glissé sur mon visage en tirant avec une certaine brutalité sur ma peau. Un léger rire échappe de mes lèvres entre mes doigts. La nervosité me guette. Il faut que je me reprenne. Dès que j’aurais endossé cette veste je serais de nouveau Swain, Swain grand-frère. Hawkins, Hawkins le mec du district cinq. Il faut que je vive avec. Il faut que je vive avec cette erreur. Oui Preston je ne sais pas vivre selon mes envies. Je n’ai jamais vécu autrement qu’en essayant de survivre et de protéger mon frère. Je ne sais pas vivre autrement. Je n’en suis pas capable. Je suis mes propres chaînes, tu m’en as fait prendre conscience. Merci Preston. Et grâce à toi survivre avec ce moi-même captif dans la prison de mes devoirs, est devenu un lourd fardeau.

Un sourire amer traverse mon visage alors que je fais quelques pas pour me pencher et ramasser ma veste. Mes mains tremblent encore de colère. Je referme ma poigne sur le tissu comme pour assurer ma conviction. Je la passe bien vite, ajustant mon col et refermant mon pantalon. Mes phalanges s’écrasent soudainement contre le tronc d’arbre au pied duquel je me trouve. Je fixe l’écorce, immobile. Ma peau s’écorche contre sa surface à mesure que je repense rapidement à tout ce qui s’est passé en ce lieu. Je laisse tout ça ici. Je n’en veux pas. Je laisse ça derrière. Son regard. Ses seins. Ses mots. Mes envies. Ce jeu. Il n’y aura pas de prochaine fois. Je décolle mon poing du tronc, passant distraitement le pouce sur la légère plaie avant d’ouvrir ma paume. La brûlure qui m’a ramené à la réalité. La marque
nette qu’elle a laissée me servira de mise en garde pour quelques mois puis elle disparaitra.

Ce n’est pas grave, il n’y aura pas de prochaine fois.

J’essuie d’un revers de manche mon front d’où perlait encore une légère sueur. Machinalement je ramasse mes affaires, glissant le couteau dans ma poche et la flasque dans la veste. Des mouches se sont attaquées à l’une des carcasses de viande, la laissant dangereusement comestible. Je pince les lèvres.

Ce n’est pas grave, il en reste toujours un pour mon frère

Un soupire m’échappe alors que je glisse le lapin dépecé dans l’une des sacoches de ma moto. Ce qu’indique mon compteur d’essence était prévisible et je me serais passé d’un peu de marche à pied en poussant cet engin de malheur. J’ai peur que vu la longueur du trajet la solitude et l’ennuie soient la porte à la réflexion. Je ne veux plus penser, juste partir. Les clés dans le contact elle démarre en trombe. Elle aussi veut partir au plus vite. Elle aussi veut rentrer et n’a jamais demandé ce détour. Les roues éclaboussent de boue. La pluie recommence à tomber.

Cap ou pas cap de partir sans te retourner ?

Dans mon rétroviseur je vois encore le bout du chemin entre les arbres. Au bord de la rivière, j’ai cru voir quelqu’un laissé derrière.

Il est plus facile de continuer à faire le mort.

La vie est une salope. Et nous le savions déjà.

THE END

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