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 Perdue dans les couloirs peut-être ? - Kachard

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MessageSujet: Perdue dans les couloirs peut-être ? - Kachard   Dim 1 Juil - 0:42



L'entraînement doit être fini maintenant. Théoriquement les mentors n'ont pas le droit d'y assister mais vous vous arrangez toujours pour vous glisser dans la pièce et observer les tributs, c'est une tradition. À propos de tradition, j'aime beaucoup celle que vous avez avec Jaden de commenter e que vous avez cette année. Cette fois c'était particulièrement amusant. Fenugreek et sa mèche s'en sont pris plein la tronche. Méchant. Très agréable et jouissif ceci dit. N'arrête jamais, cela m'ôterait un plaisir infini. Ce serait comme enlever toutes les cerises sur une tarte aux cerises. Enfin... Nous sommes bien d'accord qu'une tarte aux cerises sans cerises ne présente aucun intérêt ? Comment ça pas pour les gens qui n'aiment pas les cerises ? Mais ils n'ont qu'à s'acheter des tartes à autre chose enfin ! Qu'est-ce que t'es chiant toi... Je te giflerais pour ton impertinence envers un aîné si j'avais un corps. Bah... Vivez quatre siècles, faites perdurer la mémoire commune, conseillez les gens pour sauver leur peau tiens... Voilà ce que vous récolterez en fin de compte ! Engagez-vous, rengagez-vous qu'il disait Jiminy Cricket ! Je vous jure... Ingrat. Dégage je veux plus te voir !

Oh, j'avais oublié que de toute façon si tu te barrais tu m'emmenais avec toi... Quel dommage. Un peu de tranquillité m'aurait fait du bien je l'avoue sans remords. C'est que la cohabitation vingt-quatre sur vingt-quatre ça finit par être lassant pour les deux partis. Tu t'éloignes dans un couloir vide, fumant tranquillement. Tu penses - véritable exploit - à ta famille. Théti, Lux, Tara, Calixte, ta mère, ton père, ta multitude de frères et sœurs... Tes pensées vadrouillent auprès d'eux. Comprendront-ils jamais que tu les aimes ? J'espère pour toi, sincèrement. Mais tu auras moins de temps pour leur dire si tu continues à fumer et à te détruire les poumons tu sais. Oui tu sais. C'est ça parle à mon cul ma tête est malade hein ? Ouais, écrase-moi cette cigarette espèce de dépravé. Et je ne dis pas que de la merde. Et je ne suis pas vieux-jeu. Et je t'emmerde à la fin abruti ! Non mais oh ! C'est ça, baisse la tête avec ce faux air contrit, je vais y croire. Quand cesseras-tu de faire le gamin enfin Richard ? Le zombie boy qui fait des plaisanteries morbides, quand le mettras-tu enfin au placard ? (et surtout je ne veux pas qu'il sorte du placard). Tu auras beaucoup de choses à dire à beaucoup de gens avant la fin. Et même après la fin, tu auras un certain nombre de faits à justifier devant l'Eternel. Oui, je sais que tu ne crois pas en Dieu. C'est pourtant con quand on s'appelle Abraham je trouve. 

Tu continues de vadrouiller dans le complexe sans guère trouver qui que ce soit. Il faut croire que les gens préfèrent rester tranquillement dans les appartements. Un mentor t'adresse un salut auquel tu ne réponds pas - question de réputation - mais à part ça... Pas grand chose à raconter. T'ennuyant, tu traînes les pieds avec lenteur. Avant d'entendre d'autres bruits de pas relativement légers. Au détour d'un couloir se trouve une jeune fille - tribut apparemment - aux longs cheveux presque blancs ondulés qui te tourne le dos. À écouter ses murmures excédés dans le vide, elle fulmine. Elle est peut-être perdue, qui sait ? Mais elle se retourne et tu la reconnais immédiatement : " Katell que fais-tu ici ? " La blondinette du dix t'es bien familière et tu te désoles de sa nomination à la Moisson.


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Dernière édition par Richard A. Huntsman le Dim 1 Juil - 11:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Perdue dans les couloirs peut-être ? - Kachard   Dim 1 Juil - 2:16



Richard ?! Elle ne sait pas si elle doit en rire ou en pleurer. « Ce que je fais ici ? T’es sérieux là ?! » Sur les nerfs, la jeune femme le frappe au torse sans vraiment réfléchir à son acte. « Tu veux quoi, la version longue ou la courte ? Et puis merde ! Je suis perdue… » Elle laisse un temps de suspension mais, repart au quart de tour aussitôt. Tournant sur elle-même, elle ne sait pas par où aller ni quoi faire de ses mains tremblantes. « J’ai été moissonnée ; j’ai à peine pu dire au revoir à ses frères ; mon meilleur ami s’est fait descendre devant mes yeux ; je ne sais pas si je peux compter sur mon co-tribut ; mon hôtesse me sort par les trous de nez ; je suis fatiguée ; j’ai mal partout à cause de ces fichus entrainements ; j’ai mal à la tête, au ventre, au cocard que m’a offert cet abruti de Titus ; j’en ai marre, marre de tout ! Le capitol m’énerve ; tous ces gens m’énervent ! » Elle lève enfin les yeux vers lui, comme si elle prenait tout à coup conscience de sa présence. « Puis… toi aussi, toi aussi tu m’énerves ! Je joue aux dominos voyons, voilà ce que je fais ! Cela ne se voit pas ?? » A bout de souffle, sa voix se casse à demi-mot. « J’étais partie pour m’entrainer un moment puis… » Elle essaye de retrouver une respiration normale mais, cela prend plus de temps qu’elle ne le voudrait. « …puis… je me suis perdue au moment de rentrer. Dis ? Tu ne vas pas leur dire hein ?? Tu ne leur diras pas que je suis sortie sans leur autorisation ? » Puis merde ! Qu’est-ce que cela pouvait faire ? Elle n’avait plus grand-chose à perdre de toutes manières… Un éclat de rire la surprend. C’est vrai quoi ? Pourquoi aurait-elle peur de se faire engueuler ? Ce ne sont pas les gens du capitol qui vont lui dicter ce qu’elle doit faire les derniers jours de sa vie, si ? Bref ! Elle explose, voilà ce qu’elle fait. Katell laisse éclater sa frustration à la gueule de la seule personne qu’elle connaissait vraiment avant d’être moissonnée. Malheureusement pour Richard, il est mal tombé au mauvais moment. « Quoi ? » Postée devant lui d’un air de défi, les bras croisés sur sa poitrine, elle ne comprend pas pourquoi il ne dit rien, pourquoi il la laisse parler sans l’interrompre. Elle profite pour admirer ses tatouages, elle ne l’avait jamais bien fait avant. Ils ont quelque chose d’effrayant et fascinant à la fois. Un peu comme elle l’adore et déteste à la fois…

Son ventre se met à gargouiller. « Il reste des tartes au citron meringuées chez vous ? » Depuis qu’elle est arrivée et, déjà dans le train, Katell saute sur toutes les tartes au citron qu’elle croise. Au point qu’il n’y en a plus une seule aux appartements du district dix. « J’ai faim… » Elle se tient le ventre comme si cela pouvait empêcher son ventre de gargouiller. Peine perdue. Perdant patience, elle tire sur la manche de Richard et le pousse à avancer. Peu importe leur direction, elle espère que cela les rapproche d’une grosse tarte au citron meringuée ou, mieux, d’une pièce entièrement recouverte de crème au citron. Sérieusement, elle craque. Elle n’en peu plus. Elle ne sait pas si c’est la chute sur la tête de tout à l’heure qui l’a un peu atteinte mais, depuis qu’elle s’est perdue, elle ne sait plus où donner de la tête. Non ! Au faite, elle ne sait plus où donner de la tête depuis qu’elle est arrivée au capitol ; à croire que leur folie est contagieuse… Pour la nourriture, le psychologue qu’elle a vu à son arrivée lui a dit que c’était pour combler le manque de son ami disparu, pour calmer la douleur de sa disparition, que cela l’aidait à passer cette épreuve difficile, bla bla bla. Elle avait fini de l’écouter au bout de 10 secondes après s’être assise sur le fauteuil. Elle avait l’impression qu’il était venu pour lui lobotomiser le cerveau, plus que pour l’aider à sortir du mutisme dans lequel elle s’était renfermée après la mort d’Icare. Il lui manque tellement…


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MessageSujet: Re: Perdue dans les couloirs peut-être ? - Kachard   Dim 1 Juil - 11:00



« Ce que je fais ici ? T’es sérieux là ?! » Richard ? Fuis. Fuis tant que tu le peux encore sinon tu vas avoir mal. Et j’ai pas envie de m’en prendre plein la tronche à nouveau, ça suffit là, te laisse pas faire... « Tu veux quoi, la version longue ou la courte ? Et puis merde ! Je suis perdue… » Arrête-la. Allez, empêche la machine de s’enrayer sinon elle va démarrer sur les chapeaux de roue avant de devenir intraitable - et insupportable. Je t’en supplie au nom de Jiminy Cricket, brise son élan... « J’ai été moissonnée ; j’ai à peine pu dire au revoir à ses frères ; mon meilleur ami s’est fait descendre devant mes yeux ; je ne sais pas si je peux compter sur mon co-tribut ; mon hôtesse me sort par les trous de nez ; je suis fatiguée ; j’ai mal partout à cause de ces fichus entrainements ; j’ai mal à la tête, au ventre, au coquard que m’a offert cet abruti de Titus ; j’en ai marre, marre de tout ! Le capitole m’énerve ; tous ces gens m’énervent ! » Je te l’avais dit. Je te l’avais dit, je t’avais prévenu qu’elle allait se laisser emporter par la colère. Maintenant elle joue la victime et elle t’accuse, t’es heureux ? Enfin bon, on peut dire qu’au moins elle a le sens du monologue cette petite. Autre chose ? « Puis… toi aussi, toi aussi tu m’énerves ! Je joue aux dominos voyons, voilà ce que je fais ! Cela ne se voit pas ?? » Ah oui, autre chose effectivement. Ceci dit c’est vrai que tu es parfait dans le rôle du méchant zombie qui traîne autour des tributs pour les bouffer. Très convaincant. Ensuite la gamine te demande de ne pas leur répéter qu’elle est sortie. Bah voyons, tu serais une balance en plus ? Elle a vingt-deux chances sur vingt-quatre (on enlève la vie de Fenugreek bien sûr) de mourir dans une semaine et toi tu irais la dénoncer comme un gamin dans la cour de récré ? ‘‘Président Snow y’a Katell qu’est sortie se son étaaaage !’’. Elle ne se doute vraiment de rien n’est-ce pas ? Ou du moins elle se doute de trop de choses je crois, c’est pour ça qu’elle est dans cet état.

« Quoi ? » Mais rien, t’as rien dit enfin pourquoi elle t’agresse ? C’est les hormones qui travaillent moi je dis, c’est peut-être la mauvaise semaine. Mais tu restes silencieux, tu la regardes du fond de tes orbites noires avec, il me semble, une once de compassion dans leur fond. Son ventre gargouille bruyamment et elle demande où sont les tartes au citron. Je rigole mais fort heureusement elle ne m’entend pas. Les tartes aux cerises c’est meilleur. Je le soutiens. Enfin tu prends la parole, d’une voix douce : « J’ai bien peur que Pepper-Swann et Gemma les aient toutes mangées. Mais tu peux en demander si tu veux, les muets viendront t’en apporter. » Tu n’éprouves plus aucun sentiment à l’évocation des muets. Que pourrais-tu penser de toute façon ? Ils ont joué, ils ont perdu, ils payent. « Oui, tu as été choisie. Vas-tu m’instaurer en grand responsable de ce hasard ? » Il manquerait plus que ça tiens... A l’entendre on dirait que c’est toi qui a tiré son nom, toi qui a appuyé sur la gâchette de l’arme qui a raccourci la vie d’Icare, toi qui l’a balancée par terre... En fait t’es une vraie plaie si je la crois. Ceci dit... Bien que n’ayant pas décidé de ces évènement... Tu es une plaie. Mais pas autant qu’elle à cet instant. On dirait qu’elle va tout casser, qu’elle serait capable de construire un château entier pour le seul plaisir de le mettre à bas par la suite. Si elle avait le temps de temps de construire un château, ce qui n’est pas le cas. « Comment va ton cheval ? Tu l’as appelé comment ? » Hein ? C’est quoi ce saut du coq à l’âne ? C’est un coup à ce qu’elle repète les plombs ça, c’est vraiment ce que tu veux ? Parce que moi pas du tout et je ne vais pas te laisser l’énerver et repartir pour cinq minutes d’engueulade. C’est tout bonnement hors de question, tu m’entends ? Niet.
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MessageSujet: Re: Perdue dans les couloirs peut-être ? - Kachard   Mar 3 Juil - 14:23



Les muets ? Elle les avait presque oubliés. « Non, je… je ne préfère pas leur demander. » A vrai dire, elle n’ose même pas lever son regard vers eux. « …tu as été choisie. Vas-tu m’instaurer en grand responsable de ce hasard ? » Elle hoche la tête. Non. Il n’est aucunement responsable et elle le sait. Elle avait juste besoin de crier un bon coup pour aller mieux et, manque de peau, c’est sur Richard que c’est tombé. Cela aurait pu être sur son hôtesse, son styliste, voir même son co-tribut mais… ces derniers temps, ils ne se voient pas beaucoup. Il s’entraine souvent de son côté et, elle ne fait rien pour que cela change. Ils ont beau parler d’alliance, son naturel solitaire et méfiant reviens toujours au galop. « Non… vous n’y êtes pour rien. Je… je le sais. » Elle saccade ses phrases sans le vouloir. « Je… Désolé. » S’éloignant un peu, elle lève les yeux vers lui. « Comment va ton cheval ? » Pardon ?! « Tu l’as appelé comment ? » Il se fou d’elle ou quoi ? Son cheval est la dernière chose dont elle a besoin de penser. Certes, il lui manque énormément mais, ce n’est pas sa priorité. De toutes manières, si elle ne revient pas, il finira en pâté ou labeur de champs. Si ce n’est pas déjà le cas… « Je ne sais pas. » Oui, Je ne sais pas était son nom, au cheval. Un peu étrange mais, c’était tout ce qu’avait trouvé Katell à répondre à son frère Elliot lorsque celui-ci lui demanda le prénom qu’elle allait lui donner. Je ne sais pas. Cette petite phrase avait frappé l’air comme une évidence et, son frère s’en était amusé à l’appeler comme ça. Depuis, personne n’avait pris le soin de l’appeler autrement et, elle non plus, elle n’avait pas cherché un autre prénom pour son nouveau compagnon. Cela lui allait si bien… « Il… il s’appelle Je ne sais pas et… il va bien. Enfin, je crois. » La dernière fois que Katell l’a vu, c’est le matin de la moisson. Elle était partie se balader un instant avec lui, histoire de l’habituer à son poids et sa carrure. Inconsciemment, elle ne voulait pas partir pour la moisson sans l’avoir monté au moins une fois. Comme quoi, l’instinct est parfois un devin exceptionnel. Depuis que Richard le lui avait offert, elle ne s’était pas trop rapprochée de l’animal, estimant qu’elle ne le méritait pas, qu’il n’était pas un cadeau digne de ce nom. Ce matin là, une petite voix lui avait crié de le faire, que c’était le moment ou jamais. « Vous aurez peut-être du le garder. Je n’ai pas beaucoup eu le temps d’en profiter donc, vous avez dépensé votre argent inutilement. » Elle ne se sent pas forcément coupable. De toutes manières, elle ne comprend toujours pas pourquoi cette homme a voulu l’aider en rachetant la faute de son fils. Surement une question d’honneur, elle ne sait pas. Non, je ne sais pas… « Et vous ? Comment va votre fils ? » Elle n’est plus étonnée par l’arrogance dans sa voix. Depuis qu’elle est arrivée, qu’elle a posé un pied en dehors du train, tout ce qu’elle dit, tout ce qu’elle fait est habité par une onde d’insolence. Elle ne le fait même pas exprès mais, c’est comme si elle voulait montrer à tous qu’elle n’accepte pas d’être là. Tu parles ?! Qui, de tous les tribus de cette année, a accepté d’être là avec elle ? Mise à part les carrières, surement personne mais, cela ne l’empêche pas de continuer à jouer les filles irrespectueuses et bornées. « Si jamais je meurs dans l’arène… vous lui direz bonjour de ma part. » L’arène. Peu importe les conversations, les sujets de discussion, tout fini toujours par revenir à l’arène...


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MessageSujet: Re: Perdue dans les couloirs peut-être ? - Kachard   Mar 3 Juil - 19:29



« Je ne sais pas. » Hein, quoi ? Elle ne sait même pas comment s'appelle son propre cheval ? Finalement elle n'est peut-être pas aussi saine d'esprit que je le pensais... Elle qui aime tant les chevaux, je trouve cela étrange. Mais bon au fond je n'ai jamais été sûre qu'elle n'était pas un peu bizarre... « Il… il s’appelle Je ne sais pas et… il va bien. Enfin, je crois. » WHAT ? Son cheval s'appelle Je ne sais pas ? C'est plus grave que je ne le pensais alors, bien plus grave... C'est comme si t'avais appelé ta gamine J'ai pas d'idée. Bon ceci dit vous l'avez appelée Théti alors je ne crois pas que tu aies vraiment quelque chose à dire sur ce point. Et ton fils adoptif s'appelle Lux... D'accord sur ce point là ce n'était pas ta faute mais tout de même. Vous devez tous les deux êtres dérangés, c'est la solution la plus probable. Je n'ai jamais douté de ta propre folie. Jamais. C'est bien la seule chose dont je puisse être sûre dans ce monde. au fond je n'ai jamais été sûre qu'elle n'était pas un peu bizarre... « C'est un nom original. » Et par original tu ne veux pas dire "c'est vraiment space comme nom mais je vais sortir la phrase de secours". Car oui entendons-le bien, quand quelqu'un dit que c'est intéressant, original ou marrant, ça veut dire que dans sa tête il vous a mis dans le tiroir "fou à lier", ce qui n'est pas la position la plus flatteuse qui soit il faut bien l'avouer. Tu aimes bien ce nom. Il dénote - contre toute attente vu sa signification originelle - d'une grande imagination de la part de Katell. Et les gens qui n'ont pas d'imagination t'ennuie. Tara pouvait passer des heures à élaborer des théories - toutes plus farfelues les unes que les autres - sur ce qui habitait dans l'espace ou sur la raison pour laquelle la moustache de son ancien voisin flippant était aussi fournie. Repenser à elle t'arrache une légère grimace. 

« Vous auriez peut-être dû le garder. Je n’ai pas beaucoup eu le temps d’en profiter donc, vous avez dépensé votre argent inutilement. » Ses raisonnements sont rationnels et celui-ci découle de la plus pure logique. Mais de l'argent, en tant que vainqueur, tu en as assez pour le jeter par la fenêtre ou t'en servir comme petit bois pour le feu s'il t'en prend l'envie. « Ce n'était pas inutile puisque je t'ai fait plaisir. Et puis j'avais une dette à rembourser. » Ouais, enfin techniquement c'était la dette de ce con de Lux qui ne peut pas s'empêcher de tirer sur tout ce qui bouge. Quel abruti celui-là... « Et vous ? Comment va votre fils ? » Ah bah quand on pense au loup tiens... Enfin chiot parce que loup... Mais la petite enflure va malheureusement très bien à ce que je sais. Dommage qu'il n'ait plus l'âge d'être sélectionné pour l'arène, j'aurais vraiment apprécié de le voir se faire écharper sur la nationale. Comment ça je dois arrêter de dire des saloperies sur ton fils ? « À ma connaissance il va bien. » Pourquoi est-ce qu'il ne peut pas aller mal ? Ce serait mieux quand même... Bon d'accord j'arrête mais il n'empêche que... Oui, oui, je me tais. « Si jamais je meurs dans l’arène… vous lui direz bonjour de ma part. » Elle a mal digéré la dernière fois où elle l'a vue elle, ce qui est compréhensible. Je dis qu'il devrait être dans l'arène à sa place, on serait libérés d'un poids et un ange resterait en vie. « Tu le lui diras toi-même avant de lui sauter à la gorge quand tu reviendras. » 

Tu soupires avec lassitude. Tu sembles persuadé que Katell gagnera mais au fond tu as peur qu'elle ne sorte jamais de cette maudite arène. Cette même arène qui a tué tant de choses dans ta vie et qui continue à en tuer chaque année, chaque jour quand tu y penses même. Une saloperie ces Jeux n'est-ce pas ? Ravie que l'on soit d'accord pour une fois. Tu regardes la blondinette qui te fait face en te disant que tu ne veux pas voir son visage s'afficher dans le ciel après un coup de canon retentissant. Ce serait un gâchis bien plus certain que ton soi-disant gâchis d'argent. Et puis si elle s'en sort aucun de ces deux faits ne pourra plus être considéré comme une perte. « J'ai entendu parler d'un... Incident lors de tes visites d'adieux, que s'est-il passé ? » Tu n'as pas réussi à en soutirer plus à l'hôtesse pressée et vexée qu'est toujours Reah en période de Jeux. Dommage, pour une fois qu'elle aurait pu raconter quelque chose d'intelligent...


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MessageSujet: Re: Perdue dans les couloirs peut-être ? - Kachard   Mar 3 Juil - 20:55



L’entendre dire qu’elle reviendra vivante des jeux lui arrache un sourire. Non seulement c’est gentil de sa part mais, valorisant aussi. Toutefois, quelque chose la frappe. Comment un mentor pouvait dire une telle chose à une tribut qui ne soit pas la sienne ? Peu importe. Plus elle savait du monde derrière elle, la supportant dans cette… épreuve, plus elle se sentait forte et motivée que jamais. « On verra bien… Je ne compte pas me laisser faire en tout cas. » Oh que non ! Elle va se battre et tuer tous ceux qui lui voudront du mal. Elle est là pour sauver sa peau, oui ou merde ? « J’ai entendu parler d’un… » Un… ? Les yeux brillants, elle attend la fin de sa phrase comme le messie. Avec ses préparateurs, elle n’a jamais réussi à avoir une conversation normale ; avec son mentor, elle ne parle que de stratégie ; avec son co-tribut, elle n’a eu qu’une conversation et, avouons-le, elle n’a pas été très constructive. Bref ! Elle a besoin d’air, de parler d’autre chose que cette fichue arène qui lui tend les bras. Cette rencontre avec Richard est une merveilleuse occasion de le faire. « …incident lors de tes visites d’adieux. » Sa respiration s’arrête, son cœur cesse de battre aussitôt. Icare… Elle qui voulait se changer les idées, c'est raté. « Que s’est-il passé ? » « Rien du tout. » Cela sort de sa bouche comme une fausse évidence, un vrai mensonge.

« Si tu oses raconter à qui que ce soit ce qui s’est passé dans cette pièce, je te promets que tu le regretteras. Pendant que tu te feras gentiment mettre en miettes dans l’arène, je tuerais de mes propres mains toutes les personnes qui te sont chères. Tu m’entends ? Tes parents, tes frères, ce fils de boucher que t’apprécies tant… ils finiront tous comme ton meilleur ami : morts six pieds sous terre. »

Voilà la véritable cause de son mutisme éphémère, celui qui n’a durée qu’un temps dans le train. Elle n’avait pas le droit d’en parler et, furieuse, n’avait pas trouvé d’autre moyen de se venger que de la fermer momentanément. Pas très efficace, cela dit. Ce n’est pas parce qu’elle a refusé d’en parler que les choses se sont arrangées. Plus rien ne serait comme avant de toutes manières, rien ne ramènerait son ami à la vie. Voilà la véritable cause de son retour. Elle a recommencé à parler lorsque une gifle en pleine figure lui a rappelé qu’elle devait se battre, se battre pour lui, pour les siens, pour tous ceux qui croient en elle. « Je… je n’ai pas le droit d’en parler. » Mais, elle en meurt d’envie. « Ils m’ont dit que cela devait rester secret, pour pas que les médias en fassent toute une histoire. » Et dieu sait que cela ferait parler plus d’un au Capitol, les gens tueraient pour savoir comment cela s’est passé, pourquoi elle n’a rien fait ou… pire ! Pourquoi n’était-elle pas morte aussi ? Mourir à la place d’un être cher est une belle façon de mourir mais, le problème, c’est que son ami est peut-être mort pour rien. Si jamais elle y reste, sa mort aura été veine. « Cela dit… » Elle hésite un instant avant de poursuivre d’une voix basse. « …je peux toujours vous le faire comprendre. » Un sourire triste, elle invite le grand gaillard à s’assoir à terre près d’elle, dos contre mur. C'est la première fois qu'elle fait allusion à la mort de son ami, si on ne tient pas compte des pleurs et des plaintes qu'elle a fait devant son mentor la première fois qu'elle l'a vue... « Tout se passa plus ou moins bien -enfin, vous me comprenez quoi- jusqu’à ce que… Icare ne vienne me faire ses adieux... » Elle laisse un blanc, histoire que Richard comprenne que l’incident s’est produit juste à ce moment là...


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MessageSujet: Re: Perdue dans les couloirs peut-être ? - Kachard   Mar 3 Juil - 22:24



« On verra bien… Je ne compte pas me laisser faire en tout cas. » Tu souris, heureux de la voie combative et prête à en découdre. C'est une attitude de vainqueur. Tu es en un sens rassuré car certains tributs abandonnent la lutte derechef et se lamentent sur leur mort à venir, creusant ainsi leur propre tombe. Tu acquiesces avant de l'interroger sur le dit incident. « Rien du tout. » De toute évidence elle ment. C'est même un mensonge éhonté et mal dissimulé. Reah est une langue de... attitrée et assumée mais pas au point de colporter ce genre de rumeurs en sachant qu'elles ne sont pas fondées. « Je… je n’ai pas le droit d’en parler. Ils m’ont dit que cela devait rester secret, pour pas que les médias en fassent toute une histoire. » C'était donc cela. De la part du Capitole cela ne t'étonne guère et tu hoches la tête en signe d'assentiment. Tu comprends ce par quoi elle est bâillonnée : une menace de mort sur tous ceux qu'elle aime. Ce ne serait pas la première, certainement pas la dernière. Parmi tant d'autres tu peux citer comme exemple ton ancienne élève, Pepper-Swann que le président à décidé de rendre orpheline sous prétexte qu'elle ne se montrait plus trop encline à apparaître à tous les vernissages où elle était conviée. Tu n'as jamais été toi-même menacé, sans doute car considéré comme trop farouche, insensible et absolument pas dangereux pour le gouvernement. 

« Cela dit …je peux toujours vous le faire comprendre. » D'un geste, elle t'invite à t'asseoir avec elle sur le carrelage froid et tu t'exécutes sans un bruit, attendant qu'elle te donne des indices sur les événements passés. Elle ne te fait guère languir : « Tout se passa plus ou moins bien -enfin, vous me comprenez quoi- jusqu’à ce que… Icare ne vienne me faire ses adieux... » Icare, Icare... Ce nom t'es familier, où est-ce que tu... Ah oui ! C'est bon tu t'en souviens maintenant ! « Je me souviens de lui, il était là quand je suis venu t'amener Je ne sais pas. Grand, plutôt musclé, cheveux bruns clairs, yeux bleus, un peu antipathique, c'est bien lui ? » Oui c'est bien lui. T'es physionomiste dis donc ! Tu transmettras mes félicitations à la mémoire, elle fait vraiment du bon boulot cette petite ! « Je suppose que c'était un de tes amis. » Très certainement. Tu imagines sans mal la scène, pas besoin de te faire un dessin. Katell, Icare, une discussion animée, un Pacificateur faisant irruption dans la pièce, une détonation, du sang. Tu fermes les yeux mais ces images passent en boucle sous tes paupières, accompagnées du visage dénaturé d'un pacificateur qui ricane. Tu secoue la tête pour chasser cette pensée malsaine. Regardant à présent Katell, tu parles d'un ton calme.

« Je peux très bien me représenter la scène. » Ne sachant trop quoi dire, tu poses une main rassurante sur son épaule frêle et lui demandes : « Comment tu le... Ressens ? »


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MessageSujet: Re: Perdue dans les couloirs peut-être ? - Kachard   Mer 4 Juil - 12:59



Il lui manque, c’est certain… « …grand, plutôt musclé, cheveux bruns clairs, yeux bleus, un peu antipathique, c’est bien lui ? » Une sourire niais sur les lèvres, Katell fait signe que oui avec la tête. C’est con à dire mais, elle n’avait jamais remarqué à quel point il était charmant son ami ; surement parce qu’ils se connaissaient depuis toujours et qu’elle voyait en lui un frère plus qu’un éventuel amant. Peu importe les rumeurs qu’on aura lancé à leur sujet dans le dix, ils n’étaient jamais tombés dans les bras l’un de l’autre et, cela avait été mieux ainsi. Heureusement, leurs frasques furent beaucoup plus amusantes et enrichissantes que n’importe quel baiser volé. Oui, il lui manque, c’est évident. « Je suppose que c’était un de tes amis. » « Le meilleur. » dit-elle les larmes aux yeux. « Il voulait m’aider et… j’ai refusé. Je ne lui ai jamais rien refusé de ma vie, je l’ai toujours suivi dans ses plans foireux mais, là… c’était beaucoup trop… dangereux. » Katell sèche discrètement une larme baladeuse. « Comme toujours, il n’en a fait qu’à sa tête et… ce pacificateur qui a débarqué de nulle part… » C’est trop dur, trop traumatisant pour être décrit. « Je peux très bien me représenter la scène. » Tant mieux… Quoi que. Peut-être, peut-être pas. Pour Katell, personne ne peut comprendre sa douleur, personne ne peut ressentir ce qu’elle ressent. « Comment tu le… ressens ? » Justement… elle bouillonne de l’intérieur, constamment. Incapable de répondre, elle hausse les épaules, acceptant au passage le contact avec l’ancien vainqueur.

Contrairement à ce qu’elle veut faire croire à tout le monde, elle n’est pas si forte. Comme tout le monde, elle a ses faiblesses et, ce pacificateur a su pointer là où ça fait mal. Katell savait qu’ils étaient cruels mais, jamais, oh non jamais, elle n’aurait cru qu’ils lui feraient ça avant les jeux. C’est horrible à dire mais, cela ne fera que la pousser à tuer sans scrupules. Elle voudra gagner, oui. Gagner pour se venger et faire souffrir celui et tous ceux qui jouent avec ses nerfs. En attendant, elle doit rester calme, faire semblant d’être rentrée dans le moule. « Comment vous l’avez vécu, votre édition des jeux ? » Elle change de conversation volontairement, ne voulant pas trop s’attarder sur le souvenir d’Icare. Cela la rend nostalgique, malheureuse… faible. « J’ai essayé de lancer Iza sur le sujet mais… il n’a pas été très bavard à ce propos. » C’est le moins que l’on puisse dire… « Est-ce que c’est dur de… tuer ? Je ne sais pas encore si je vais courir dans le tas ou me cacher en attendant que cela se passe… » Elle est consciente de faire une connerie, de parler à la mauvaise personne mais… dés qu’elle fait allusion aux jeux -surtout l’édition d’Iza- son mentor change de sujet, juste après que ses yeux aient fait le tour dans leur orbite. Katell n’ose même plus lui en parler par peur qu’il s’évanouisse sur ses genoux ou, qu’il pète une durite sans crier gare. Comme tout le monde, elle le sait dérangé et habité par de vieux démons. Ses anciens camarades d’arène le suivent partout et, elle n’en doute plus, elle l’a entendu discuter avec eux. Elle ne veut pas les réveiller donc, elle se contente de lui poser des questions simples et stratégiques. Un jour ou l’autre, elle devra cependant le mettre face contre mur. Il est son mentor, c’est son métier de l’aider ; pas celui de Richard…
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MessageSujet: Re: Perdue dans les couloirs peut-être ? - Kachard   Jeu 5 Juil - 11:09



Elle hausse les épaules sans répondre à ta question, certainement peu désireuse de s'attarder sur ce sujet morbide et désolant. Mais tout compte fait elle décide d'aller dans quelque chose d'encore plus morbide et désolant : « Comment vous l’avez vécu, votre édition des jeux ? » Tu retires ta main de son épaule, comme frappé par la foudre. Même tes propres enfants ne t'ont jamais posé cette question. Il est bien sûr arrivé que tes tributs te le demandent mais tu ne répondais qu'à certains. Sauf que là ce n'est pas pareil. Katell n'est même pas à ta charge, mais pourtant tu l'aimes bien et elle n'est pas mieux lotie que tes propres tributs - enfin si, plus que Fenugreek quand même. « J’ai essayé de lancer Iza sur le sujet mais… il n’a pas été très bavard à ce propos. »  Quoi ? Elle a demandé à Izaiah ? Mais elle veut tuer le pauvre garçon ou quoi ? Immédiatement tu lui dis : « Ne lui redemande jamais. Jamais. D'entre nous tous, Iza est celui qui a le plus mal vécu son édition et il ne s'en est jamais remis. Les fantômes de ses co-tributs viennent le tourmenter bien plus qu'ils ne tourmentent aucun d'entre nous. » Toi aussi des fois la silhouette menue de Rhea semble t'accompagner mais au contraire du mentor du dix, tu sais qu'elle n'existe pas. Il arrive à presque tous les anciens vainqueurs d'être tourmentés par les spectres de ses compagnons d'arène mais pas au point d'Iza. « Est-ce que c’est dur de… tuer ? Je ne sais pas encore si je vais courir dans le tas ou me cacher en attendant que cela se passe… » Tu soupires, tête dans les mains. Est-ce que c'est sur de tuer ? Tu as tué depuis cette carrière, et plus d'une fois. Mais est-ce que cette mort t'a fait du mal ? Non, je ne crois pas. C'était de la vengeance pure et simple. « Tuer c'est facile. Mais il faut assumer après. C'est beaucoup plus dur. Regarde Izaiah, il n'a jamais réussi à assumer lui. » Oh non, ça c'est clair qu'il n'a pas réussi. Moins que toi, moins que Pepper, moins que Jaden - ceci dit il n'a pas tué lui -, moins qu'Azrael ça c'est sûr... Tu tournes la tête vers le vide mais pour toi il t'y a quelqu'un ici. Un frêle ectoplasme te contemple et acquiesce doucement. Tu clignes des paupières mais pendant cette fraction de secondes Rhea a disparu. Alors tu regardes Katell droit dans les yeux et prends une décision. 

« Tu veux que je te parle de mon édition ? » Tu vas en parler ? Tu veux te filer le bourdon en plus ? Va, si tu veux rend-toi détestable. Fais-lui peur, monstre. « La fille choisie avec moi s'appelait Rhea. Elle avait douze ans mais elle n'a pas tremblé un seul instant. Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi brave qu'elle l'était. Toi même est plus faible. » Tu revois sa petite frimousse parsemée de taches de rousseur, sa cascade de cheveux couleur flamme. Dans le district certains la surnommaient la carotte. Tu revois ses yeux verts dans lesquels la peur n'avait pas réussi à imposer son ombre. Tu revois son sourire las. Elle avait accepté. « Notre arène était un désert parsemé de quelques rochers et grottes seulement. Il y avait une oasis mais aucun gibier. La chaleur était insoutenable. Les tributs mouraient comme des mouches. J'avais emmené Rhea se cacher dans une grotte et nous avions réussi à grignoter quelques herbes. » Il te semble sentir leur goût amer dans la bouche, ta salive te fait penser à la consistance pâteuse qu'elles prenaient lorsqu'on les mâchait. Tu déglutis difficilement, dégoûté. « Nous avons dû sortir et nous séparer. Bien plus que la moitié des tributs étaient morts. La soir même son visage est apparu dans le ciel parmi les morts. » Sur sa photo, elle souriait. Un sourire plein d'énergie malgré le sort inévitable qui l'attendait. « J'ai retrouvé la carrière qui l'avait tuée. Elle m'a poursuivi, je lui ai lancé un couteau entre les deux yeux. En l'absence d'autre subsistance sur cette terre désolée, j'ai dû faire cuire sa chair et m'efforcer d'oublier ce que j'étais en train de manger. J'ai fini par gagner. Point. Fin de l'histoire. » Le dévoreur d'enfants. Tu claques de la langue, exaspéré par tous ces mauvais souvenirs. Puis d'un ton dur qui te ressemble plus, tu lances à Katell : « Ne t'avise pas de m'en demander plus à ce propos, je t'en ai déjà dit bien plus que je ne devrais. » Tu as repris cet air dédaigneux que tu sers aux capitoliens et aux habitants de ton district. Ce n'est pas spécialement contre la pauvre blondinette mais surtout pour te mettre à l'abri. Rhea et la carrière sont tes faiblesses et tu ne peux pas te permettre d'être faible. Jamais.


Dernière édition par Richard A. Huntsman le Sam 21 Juil - 19:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Perdue dans les couloirs peut-être ? - Kachard   Ven 20 Juil - 16:08



« Tu veux que je te parle de mon édition ? » Je hausse les épaules, l’air de dire que c’est comme il veut mais, intérieurement… j’en meurs d’envie. Je veux savoir ce que cela fait ; de tuer, d’avoir la mort à ses trousses. « La fille choisie avec moi s’appelait Reah. » Reah... Je me répète ce prénom en silence plusieurs fois, comme pour m’en empeigner. Elle a dû le toucher, le marquer sincèrement pour qu’il m’en parle en premier plan. Est-ce que Maël aura une si grande importance pour moi si je m’en sors ? « Elle avait douze ans mais, elle n’a pas tremblé un seul instant. Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi brave qu’elle l’était. » Je souris maladroitement. Cela me fait drôlement penser à Icare et à ses folies dangereuses. Je l’ai rarement vu trembler, même mourant… mon sourire s’efface. « Toi-même est plus faible. » Comment ça, toi-même ? Je cligne plusieurs fois des yeux. Dois-je mal le prendre ou, est-ce un compliment ? Dans le doute, je secoue la tête et le fixe comme une enfant qui attend la suite de son histoire. « Notre arène était un désert parsemé de quelques rochers et grottes seulement. » J’essaye de m’imaginer l’endroit, les possibilités de s’y cacher. « Il y avait une oasis mais aucun gibier. La chaleur était insoutenable. Les tribus mouraient comme des mouches. » Cela a dû être horrible… Je fais pencher ma tête et, elle vient se poser malgré moi sur l’épaule de Richard. J’hésite une demi-seconde avant de la laisser comme ça. « J’avais emmené Reah se cacher dans une grotte et nous avions réussi à grignoter quelques herbes. » Je l’entends dire ça comme s’il s’agissait d’un repas grandiose, quelque chose de copieux mais, pas franchement gouteux. Des herbes. Et si cela ne tenait qu’à ça pour ne pas mourir de faim dans l’arène ? Enfin, faudrait déjà qu’il y en ait. Imaginons que les juges nous réservent une grande étendue d’eau, un océan sans terre ni végétation… Rien que d’y penser, j’ai faim. « Nous avons dû sortir et nous séparer. » Pourquoi ? « Bien plus que la moitié des tribus étaient morts. Le soir même, son visage est apparu dans le ciel parmi les morts. » Je savais qu’elle était morte, Richard ne serait pas à mes côtés sinon mais, cela me serre quand même le cœur de l’entendre dire. Je soupire, un petit poids sur le cœur. « J’ai retrouvé la carrière qui l’avait tuée. » Je relève ma tête, me détachant légèrement de lui au passage. Je veux voir son expression, avoir ce qu’il lui a fait et ce qu’il en a ressenti. De la fierté ? Du soulagement ? « Elle m’a poursuivi, je lui ai lancé un couteau entre les deux yeux. » Bizarre, je ne détecte rien dans ses yeux, comme s’il récitait une cantine pour enfants, un texte appris par cœur. Il a dû en rêver si souvent que cela ne lui fait plus rien d’en parler. « En l’absence d’autre subsistance sur cette terre désolée, j’ai dû faire cuire sa chair et m’efforcer d’oublier ce que j’étais en train de manger. » « Euh… » Oui, c’est bien de là qui lui vient sa réputation, pas la peine de lui demander. « J’ai fini par gagner. Point. » Je détache mes yeux de son visage, me redresse et colle mon dos contre le mur. « Fin de l’histoire. » Voilà, c’est tout. Déçue que ce soit déjà fini, je me dis que ce n’est pas plus mal. Richard m’a surement dit l’essentiel et, contrairement à ce que tout le monde dit, il vient de me prouver que s’allier n’entraine pas forcément la mort, ni l’immunité... Sa co-tribut est morte malgré tout et, lui, il s’en est sorti. Que faire dans ce cas ? Quel rôle vais-je jouer ? La morte ou, la gagnante de ma propre histoire ? « Ne t’avise pas de m’en demander plus à ce propos, j t’en ai déjà dit bien plus que je ne devrais. » J’atteste que j’ai compris d’un mouvement de tête mais, plein de questions me brûlent les lèvres. Est-ce que Reah le hante, jour et nuit comme les fantômes d’Iza ? Est-ce qu’il arrive à vivre sans y penser sans arrêt, à tous ces jeunes morts cette année là ? Pourquoi ? Comment ? Comment a-t-il fait pour tenir aussi longtemps sous un soleil de plomb ? Il y a-t-il des trucs, des secrets à savoir ? Je soupire à nouveau, fatiguée. « Je ne sais pas… » …dis-je dans un murmure. J’ai l’impression d’un peu mieux le comprendre et, son air dur et détaché d’à présent m’incite même à éprouver de la compassion pour lui. Je ne sais pas mais, c’est comme s’il venait d’ouvrir une porte, qu’il m’ait invité à entrer puis… tout à coup, il change d’avis et me la referme au nez. « Cela ne doit pas être simple… de s’en sortir quand autant de personnes sont… mortes. On doit surement culpabiliser d’être en vie, non ? » Je le dévisage rapidement, regrettant d’avoir encore posé une question. Je ne veux plus l’embêter, je n’ai pas envie de réveiller ses vieux démons. Je vois déjà assez bien par Izaiah ce que c’est de vivre dans le souvenir de sa propre édition. Je continue donc, ne voulant pas l’obliger à me répondre. « Reah devait être quelqu’un d’exceptionnel pour que t’acceptes de te lier à elle. En quelques sortes, c’était ton ange gardien… » C’est peut-être horrible à dire -parce qu’elle est morte- mais, mieux vaut voir les choses comme ainsi. Elle est morte pour qu’il puisse s’en sortir. « Puis, tu sais… ? Manger un cheval mort ou un humain mort… cela ne doit pas être très différent. » J’essaye de relativiser mais, je suis consciente que c’est assez dur, surtout devant un ancien gagnant des jeux qui en sait dix fois plus que moi à propos des jeux. « Enfin… je pense. » Je détourne mes yeux pour éviter son regard. Je me sens honteuse de lui parler de tout ça, je me sens honteuse de lui avoir demandé autant. « Merci… tu n’étais pas obligé de m’en parler. »
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MessageSujet: Re: Perdue dans les couloirs peut-être ? - Kachard   Sam 21 Juil - 20:23



« Je ne sais pas… » Elle ne sait pas ? Elle ne sait pas quoi au juste ? Il n’y a rien à savoir, elle ne peut pas ignorer ce qui n’existe pas non ? Cela me semble plutôt improbable. Elle a l’air gêné, penseur, qu’est-ce qu’elle est encore en train d’inventer ? Si au moins elle avait conjugué sa phrase au passé, elle aurait un quelconque sens à tes yeux autant qu’aux miens mais elle me laisse juste perplexe là. Elle ne sait pas... Elle ne sait pas combien d’oeufs pond un ornithorynque par an ? Elle ne sait pas comment on fait des macarons cassis-violette ? Il faudrait qu’elle soit un peu précise, pour le bien commun. Et surtout pour le tien... ainsi que pour ma santé mentale. « Cela ne doit pas être simple… de s’en sortir quand autant de personnes sont… mortes. On doit surement culpabiliser d’être en vie, non ? » Bonne question. Est-ce que tu te dis des fois que tu devrais être mort ? Hrm. Question rhétorique. Bien évidemment que oui. Souvent même. Mais quand tu regardes les gens auxquels tu tiens, quand tu regardes ta fille, quand tu regardes ton fils, tu te dis que non, tu préfères être vivant. Pourtant des fois tu te demandes ce qui se serait passé si Reah ou la carrière avaient gagné les jeux. Est-ce qu’elle auraient apporté du bonheur à plus de gens, est-ce que leur vie aurait été meilleure que la tienne ? Ta vie vaut-elle vraiment le coup d’être vécue par rapport à ce qui aurait pu se passer pour elles ? Tu te le demandes. Mais au fond ce genre de questions est le lot de presque tous les anciens gagnants. Qu’est-ce qu’on y peut ? « C’est la culpabilité du survivant. Elle nous hante tous. Ou presque. » Culpabilité du survivant. Quel terme plaisant et - bien évidemment - approprié. Tu l’aimes bien cette petite mais elle est chiante. Elle fait mal. Elle fait ressortir toutes les choses que tu ne dis jamais à personne de peur qu’on les utilise contre toi. Que tu gardes secrètes pas pure fierté. Espèce de mâle imbécile. Mais survivant. Enfin zombie. Enfin on s’en fout. « Rhea devait être quelqu’un d’exceptionnel pour que t’acceptes de te lier à elle. En quelques sortes, c’était ton ange gardien… » Aïe. Elle sait frapper où ça fait mal, hein ? Réveiller les fantômes enfouis plus ou moins loin de la surface. Pas très loin dans le cas de Rhea. Pas très loin parce que des fois, comme il y a quelques instants, elle semble resurgir des tréfonds emmêlés de ton esprit, reflet de ton subconscient. Reflet de ton subconscient et non de son âme défunte. Enfin il te semble. Il me semble aussi. J’ai vu la mort beaucoup de fois, j’ai senti sa main froide mais toujours elle glissait sur moi comme si je n’étais rien. Elle fait froid dans le dos la Camarde tu sais. Mais elle n’a jamais voulu m’emmener avec elle, elle n’a jamais accepté de me montrer où elle les guidait... Elle ne m’a jamais vraiment laissé le loisir de leur dire au revoir. Tu sais au fond tu as de la chance de voir ce résidu de vie, parce que moi il ne me reste rien d’eux, même les souvenirs s’effacent. Des fois je repense à eux et tu sais ce qui fait le plus mal ? Leur traits sont de plus en plus flous. Je les ai oubliés. « Peut-être. Mais j’aurais dû être son ange gardien, pas le contraire. Quoique je n’étais certainement pas assez innocent. » Probablement pas. En fait c’était peut-être pour ça que Reah semblait si droite, si innocente, si brave. Elle était comme le Christ sur la croix. Tu crois qu’elle a pleuré ? Tu ne l’as jamais vue pleurer. Au fond c’est mieux de garder d’elle une image heureuse, un rayon de soleil. « Des fois j’ai l’impression qu’elle est là, à côté de moi, et qu’elle cherche à me conseiller. Tu dois voir de quoi je parle. » Oui, avec son ami elle doit savoir. Même si ça ne fait pas longtemps qu’il a passé l’arme à gauche. Ces choses-là restent et reviennent vite à la charge. Si ça se trouve il lui parle aussi. Enfin pas vraiment bien évidemment, son subconscient doit le faire parler d’une façon dont il parlerait s’il était en vie. Mais tout de même, ça compte pour. Puis elle parle de la viande et tu ne dis rien. Ton mutisme veut tout dire je suppose. Que la viande d’homme ne soit pas pire que la viande de cheval, tu as bien essayé de t’en persuader oui. Mais ce qui t’avait fait le plus peur avant de manger, c’était de pouvoir y trouver un quelconque plaisir. Je crois que tu te serais suicidé. De honte, de rage. « Merci… tu n’étais pas obligé de m’en parler. » Non, tu n’étais pas obligé. Mais au fond t’es peut-être un peu masochiste. De ta part ça ne m’étonnerait pas. « Je sais. Mais je l’ai fait. Pour une raison sur laquelle je ne peux pas mettre le doigt, il semblerait que j’aimerais te voir gagner. » Pourquoi ? Aucune idée à vrai dire. C’est comme ça. C’est elle, ça aurait pu en être une autre. Peut-être parce que par sa bravoure et son innocence elle te rappelle Rhea par certains points. Ce doit être cela. Tu regardes la blondinette avec un air las. Dire que tu viens de dire à un tribut adverse que tu préfèrerais le voir sortir de l’arène, ceci ne pouvant se faire que par la mort de tes propres tributs. Tu devrais avoir honte et en un sens c’est le cas même si ça ne t’étouffe pas. « Ceci dit j’espère... Non en fait je sais que si tu les vaincs, tu seras un meilleur mentor que je ne le suis. Même si je ne pense pas faire d’erreur en te conseillant. Tu n’es pas le mauvais tribut Katell. Tu es justement celle que je dois aider. » Dans un geste maladroit, tu serres le poing contre ton coeur comme si tu essayais de te protéger d’un coup. « Je le sens tu vois. N’aie pas une trop mauvaise opinion de moi à cause de moi s’il te plaît. » Tu te lèves et la regardes, attendant certainement qu’elle dise quelque chose avant que tu ne disparaisses et qu’elle ne te voie pour - peut-être - la dernière fois.


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MessageSujet: Re: Perdue dans les couloirs peut-être ? - Kachard   Mer 25 Juil - 21:25



« …tu dois savoir de quoi je parle. » Oui, je sais. J’ai l’impression qu’Icare est sans arrêt avec moi, dans mes pensées, dans mon cœur, partout où je vais et, surtout, lorsque je suis seule. Ce soir par exemple, je n’arrêtais pas de penser à lui, à ses derniers mots, à sa dernière volonté. Me sauver, rien que ça. Pauvre fou va. Comment a-t-il pu croire que nous serions plus forts que le Capitol ? Si toute une révolution en marche a du mal à tirer son épingle du jeu, comment pourrions-nous fuir sans nous piquer les doigts ? Je soupire, lasse de ce sentiment de culpabilité, une sensation de lâcheté qui me hante depuis. Je l’ai laissé mourir sans rien faire. Je n’aurais pas pu faire grand-chose je sais mais, si la mort m’aurais laissé le choix, j’aurais proposé de mourir à sa place. Lui, mon meilleur ami depuis toujours s’est sacrifié pour moi et, en retour, je ne peux rien lui promettre qui en veuille la peine. Dire que je gagnerais les jeux pour lui serait idyllique mais, pas franchement réaliste. J’essayerai de gagner -c’est sur- mais, c'est pas sur que j’y arrive. Et, ma mère m'a toujours dit de ne pas faire des promesses fondées sur des suppositions… « Merci… tu n’étais pas obligé de m’en parler. » Je le sais parce que je ne parle pas beaucoup d’Icare non plus. Izaiah est le seul à qui j’en ai vraiment parlé pour l’instant et, j’ai ressenti comme un coup de poing en mentionnant nos derniers instants ensemble. Il me manque, vraiment. Ses plans débiles me manquent, sa voix, son sourire, sa manie à me bouder pour un rien. Il était unique en son genre et, plus j’y pense, plus je me dis que je n’ai pas assez profité quand il le fallait. « Je sais. Ais je l’ai fait. » Je n’aurais pas du le laisser entrer dans cette salle d’adieux. Oui, j’aurais du lui interdire de venir ce jour là, comme j’interdis à mes larmes de couler depuis. « Pour une raison sur laquelle je ne peux pas mettre le doigt, il semblerait que j’aimerais te voir gagner. » Je joints mes mains devant moi et les tourdille nerveusement. C’est fou mais, l’entendre dire ça me un peu la met la pression. De la bouche d’Iza, cela sonne plutôt bien, j’arrive même à feindre que j’y crois mais… avec Richard c’est différent. Au lieu de faire semblant d’y croire, je me contente de lui faire confiance. « Ceci dit j’espère… Non en fait je sais que si tu les vaincs, tu seras un meilleur mentor que je ne le suis. » Je souris tristement. Cela voudrait dire que je serais une survivante aussi, comme lui. Hantée par mes camarades d’arène, salie par du sang sur mes mains. « Même si je ne pense pas faire d’erreur en te conseillant. Tu n’es pas le mauvais tribut Katell. » Mes pupilles se dilatent malgré moi et, si je n’étais pas aussi coincée par moments, je lui aurais demandé un câlin. Seulement, je ne l’imagine pas aussi sentimental. Quelque part, nous ne sommes pas si différents, nous aimons garder une part de distance face aux évènements… « Tu es justement celle que je dois aider. » Quoi que. Tant pis, je les laisse faire. Je ne les retiens plus et les voilà qui descendent le long de ma joue. Les larmes, que je retenais tant bien que mal, ont fini par entendre ce qu’elles voulaient : que quelqu’un veille sur moi au capitol, en dehors de mon mentor. Lui, c’est son boulot de me tenir en vie. Richard, ce n’est pas le sien. Ses mots ne peuvent être que sincères et, cela me fait ravaler un sanglot. « Je le sens tu vois. » Je ne trouve rien à dire, comme je n’ai rien trouvé à faire lors de la mort d’Icare. Lâche, voilà ce que je suis. Je tourne mes yeux imbibés vers lui. « N’aie pas une trop mauvaise opinion de moi à cause de moi s’il te plait. » Je fronce le nez. Qu’est-ce qu’il raconte ?! « Je ne te faisais pas confiance, c’est vrai. » Il se lève mais, je n’ai pas envie qu’il parte maintenant. C’est surement la dernière fois que je le vois et, j’ai plein de choses à lui dire. Des choses que je n’ai jamais eu le courage de dire. « Je pensais qu’un type comme Lux ne pouvait prendre exemple que sur son père mais… je me trompais. » Je trouve le courage de me relever doucement, grimaçant sous l’effet des courbatures. « Lorsque je t’ai vu pour la première fois, j’ai cru que tu venais pour nous exposer vos valeurs et votre argent au visage mais… j’ai eu tord. T’as essayé de t’excuser pour quelque chose que tu n’a pas fais et, c’est une des raisons pour lesquelles je me suis méfiée. Je ne comprenais pas pourquoi quelqu’un comme toi, plein aux as et connu pour être un dur à cuire, voulait racheter son image face à des petits paysans du dix mais, je crois que je commence à comprendre. » J’avance d’un pas vers lui, hésitante. « Tu n’est pas un monstre, bien au contraire. Ce masque que tu portes constamment te va à merveille c’est vrai mais, t’as besoin de faire le bien autour de toi pour équilibrer les choses. Regarde un peu… » Je m’approche encore, posant une main sur son torse. C’est moi ou j’ai l’air d’une naine à côté de lui ? « …t’aurais pu faire comme si rien était, comme si Lux n’avait pas tué mon poulain ou… comme si tu t’en foutais royalement. A la place, ta nature compatissante t’a poussé à venir sonner à ma porte. Tu savais certainement que je n’allais pas me laisser faire aussi facilement mais, malgré mes refus d’accepter ton cadeau… tu me l’as offert quand même. » Un sourire se dessine sur mes lèvres, ma tête penche sur la droite. « Tu tenais à me prouver que tu ne le faisais pas pour les apparences, que tu le faisais pour moi et, quelque part... pour te prouver que tout n'est pas si sombre au fond de toi. »
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MessageSujet: Re: Perdue dans les couloirs peut-être ? - Kachard   Jeu 26 Juil - 11:35



« Je ne te faisais pas confiance, c’est vrai. » Où veut-elle en venir ? Les gens ne te font pas confiance de toute façon, à part les rebelles et encore, confiance est un bien grand mot. Les rebelles te supportent parce que tu peux les aider, c’est tout. Alors qu’elle te dise qu’elle ne te faisait pas confiance ne t’étonne pas, c’est l’habitude. Tu es las de cette habitude certes, mais tu te dis que c’est celle qui te protège le mieux. Survivre avec condescendance ou mourir comme un con bisounours. Au fond tu ne sais pas quelle option est la meilleure. Très certainement la première vu que tu n’as jamais réussi à jouer les bisounours. « Je pensais qu’un type comme Lux ne pouvait prendre exemple que sur son père mais… je me trompais. » Lux n’est pas ton fils. Mais tu ne dis rien. Après tout, tu as choisi de l’élever, aussi il est peut-être deux fois plus ton fils que si tu avais été son géniteur. Bizarrement, tu ne l’as jamais blâmé directement pour ses actes de violence. Tu auras beau dire ce que tu veux, il est trop tard pour le changer je suppose. Il a laissé la vengeance le guider depuis trop longtemps, il a goûté à la facilité du meurtre, pourquoi trimerait-il pour avoir une vie honnête maintenant ? Tu soupires. Rien n’est jamais facile au fond. « Lorsque je t’ai vu pour la première fois, j’ai cru que tu venais pour nous exposer vos valeurs et votre argent au visage mais… j’ai eu tort. » C’est vrai que ce n’est pas ton genre de frimer. Toi tu es juste indifférent, pas con. Ce n’est pas la même chose. Et puis à quoi bon se déplacer jusqu’au district dix pour étaler son argent sous les yeux des pauvres ? Des pauvres il y en a suffisamment au six, pas besoin d’aller les chercher au milieu des vaches, des moutons et des chevaux n’est-ce pas ? « T’as essayé de t’excuser pour quelque chose que tu n’a pas fait et, c’est une des raisons pour lesquelles je me suis méfiée. Je ne comprenais pas pourquoi quelqu’un comme toi, plein aux as et connu pour être un dur à cuire, voulait racheter son image face à des petits paysans du dix mais, je crois que je commence à comprendre. » Elle a mal interprété les choses. Tu ne voulais pas racheter ton image, ce n’est pas cela. Ce serait trop égoïste. « Tu te trompes. Je n’ai jamais voulu racheter mon image. Elle m’importe peu. Je voulais juste... Rétablir l’ordre des choses il me semble. » C’est ça. Equilibrer la balance de la vie. Ce n’est même pas vraiment de la justice, c’est une question de calcul. a chaque malheur doit correspondre un bonheur, c’est l’équation de la vie. Enfin je crois, je n’ai jamais été très bonne en mathématiques. Mais il me semble bien qu’il doit y avoir la même chose des deux côtés. Des deux côtés de quoi ? Oh ne pousse pas les choses trop loin, je vais m’enliser. C’est déjà suffisamment difficile comme ça. Elle s’est relevée et te regarde à présent dans les yeux. Un pas la rapproche de toi. Elle est toute petite. Il faut dire que tu es grand. « Tu n’est pas un monstre, bien au contraire. Ce masque que tu portes constamment te va à merveille c’est vrai mais, t’as besoin de faire le bien autour de toi pour équilibrer les choses. Regarde un peu… » Pas un monstre. Tu laisses couler ses mots dans tes oreilles et ton cerveau les analyse. Mais il bloque dessus. Un monstre. Si, tu en es un. Je suis sûre que même Théti le pense. Ta propre soeur t’appelle le monstre. On n’est un monstre que lorsque les autres pensent que l’on est un monstre, non ? C’est comme ça que tu as toujours vu les choses. On est ce que les gens pensent qu’on est. Même si on se fout de leur avis, ils nous façonnent. Il suffit de se ficher de ce que l’on est. Elle pose une main, une toute petite main sur ta poitrine. Elle tremble, tu le sens. Elle continue son discours, disant que tu avais une nature compatissante. « Tu tenais à me prouver que tu ne le faisais pas pour les apparences, que tu le faisais pour moi et, quelque part... pour te prouver que tout n'est pas si sombre au fond de toi. » Tu saisis ses doigts avec douceur et les enlève de ton T-Shirt. Tu n’aimes pas qu’on te touche, ça a toujours été comme ça avec presque tout le monde. Tu aimes beaucoup Katell mais elle ne fait pas exception à la règle. Tu la regardes dans les yeux. « Tu n’as jamais pensé que j’aurais pu faire ça pour moi tout simplement ? » Pour ta santé mentale. Pour ton sens ridicule et théâtral de justice que tu n’exprimes que rarement. Et pis tu ne vas pas te prendre pour un super héros non plus, c’est pas du tout ton genre. La plupart du temps tu agis en mode ‘‘chacun chez soi et les vaches sacrées seront bien gardées.’’ Tu n’en changes que rarement. Katell est tombée sur une des fois où tu as changé. Ca aurait pu être n’importe qui d’autre mais ça a été elle. « Nous sommes ce que les gens font de nous. Les gens me voient comme un monstre, parlent de moi comme un monstre, ils ont fait de moi un monstre. Je suis donc un monstre. » La vérité c’est que tu essaies de te convaincre qu’elle est folle, qu’elle ne raconte que des mensonges. Parce que tu as peur et que tu ne sais pas ce qu’il faut penser. Si des gens disent qu’on est un monstre et que d’autres disent qu’on est quelqu’un de bien, alors qui croire ? Et qu’est-on vraiment ? C’est si compliqué... C’est pour ça que tu ne te montres jamais. Comme ça tout le monde continue de dire que tu es une espèce d’abomination, d’erreur de la nature. Et tout va bien. Mais elle, elle vient foutre le bordel dans ton cerveau. Putain. Tu la regardes. Tu n’as rien à dire. Tu ne veux pas qu’elle change ton opinion de toi-même. Tu es le Croque-Mitaine, les mères menacent leurs enfants de t’appeler pour qu’ils mangent leur soupe, les gamins du six vérifient dans leur placard si tu n’y es pas avant d’aller se coucher. Et ça doit rester comme cela. Tu te penches et embrasses la tribut sur le front. « Puisse le sort t’être favorable Katell Zacharias. » Tu te retournes et t’en vas. C’est certainement la dernière chose que tu lui dis, même si tu espères le contraire.


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MessageSujet: Re: Perdue dans les couloirs peut-être ? - Kachard   Jeu 26 Juil - 20:29



« Tu n’as jamais pensé que j’aurais pu faire ça pour moi tout simplement. » J’écarquille les yeux. Où est-ce qu’il veut en venir ? S’il essaye de me faire souffrir, c’est mal barré. J’ai eu ma dose pour la semaine. « Si… mais je préfère changer d’avis tant qu’il est encore temps… croire qu’il y a au moins une personne ici qui n’est pas comme toutes les autres. » Il n’a pas l’air convaincu mais, peu m’importe. J’ai besoin d’un espoir, quitte à ce que l’on me gifle pour me rappeler qu’il est vain. Richard est la personne idéale pour le faire donc, je suis finalement bien tombée ce soir. « Nous sommes ce que les gens font de nous. » Je soupire bruyamment. Je ne suis pas d’accord avec lui, vraiment pas. « Les gens me voient comme un monstre, parlent de moi comme un monstre, ils ont fait de moi un monstre. Je suis donc un monstre. » Quelle mule ! Il me fait penser à Icare, à toujours faire qu’à sa tête, à ne pas écouter ce qu’on lui dit. Je pourrais m’acharner toute la nuit, lui dire ce que je ressens, ce dont j’ai besoin, il serait capable de se braquer jusqu’aux premières lueurs du jour et bien plus encore. A-t-il au moins entendu un mot de ce que je viens de lui dire ? Je baisse les yeux, déçue qu’il ne saisisse pas ce que je veux lui faire comprendre. « Tu n’es pas que ça, pas pour moi. Mais bon, on s’en fou… » J’ai besoin d’un ami, d’un confident. Je sais que c'est compliqué, que Richard n'est pas la meilleure personne pour ça mais, je n'y peux rien. Faut croire que je l'aime bien. Je ne fais confiance à personne au capitol et, pour parler à Iza, je prends soin de toujours prendre de gants. J’en ai marre de faire semblant, je sourire à plein temps. Richard n’est pas comme ça, lui. Il fait ce qui lui plait, ce dont il a envie. Sa carapace le protège et, j’aimerais qu’il me dise comment faire. Est-ce que je dois devenir un monstre moi-aussi pour qu’on me laisse tranquille, pour qu’il m’accepte ? Je sais que c’est trop lui en demander mais, j’ai besoin d’un espoir et, pour cette nuit, il est la lumière au bout de mon tunnel. J’ai beau marcher, me fatiguer à essayer de la rattraper, j’ai encore beaucoup à apprendre avant de le faire. Je n’y arriverais pas, pas ce soir. Je vais mourir après tout, à quoi bon s’épuiser à vouloir faire fondre un iceberg ? Avant de faire ami-ami avec un vainqueur -que je détestais il y a à peine quelques jours soit dit en passant-, essayons déjà de survivre à ces jeux. On verra après...

Je laisse tomber, ne cherche pas plus loin. Richard m’a déjà assez supporté pour ce soir, je n’ai pas le droit d’insister. Il m’a déjà beaucoup dit si on y réfléchit. « Puisse le sort t’être favorable Katell Zacharias. » Surprise, je frémis au contact de son baiser sur le front. C’est une chose dont je ne m’y attendais pas, j’en reste donc bouche-bée. Ne sachant plus quoi dire, ne voulant pas le retenir au risque d’être encore plus ennuyeuse, je le laisse s’en aller en silence. C’est surement la dernière image que j’ai de lui et, je n’ai pas envie de la gâcher d’avantage. Moi qui comptais sur lui pour retrouver mon chemin, ce n’est pas gagné finalement. Pourtant, je ne regrette rien. J’ai plus appris ce soir qu’en trois jours d’entrainement puis, je ne vais pas aller lui forcer la main, l’obliger à me raccompagner. Cela serait vraiment ridicule. Je dois m’en sortir toute seule, comme une grande. Je ferais comment dans l’arène, hein ? Je ne retrouve donc comme une conne, au milieu de ces couloirs qui s’en finissent pas et qui se ressemblent tous autant qu’ils sont. Je trouverais mon chemin dans peu de temps, peut-être. Ce n’est pas plus mal si je me perds à nouveau, cela me permettra de réfléchir à tout ça.


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MessageSujet: Re: Perdue dans les couloirs peut-être ? - Kachard   Jeu 26 Juil - 22:04

THE END

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Perdue dans les couloirs peut-être ? - Kachard

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