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 finley&catalina ◮ ❝FINDING OUT THE TRUTH❞

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MessageSujet: finley&catalina ◮ ❝FINDING OUT THE TRUTH❞   Jeu 28 Juin - 22:24


Les journées au treize se suivaient, et sans que je n'ai plus besoin de réfléchir mes gestes étaient devenus presque automatiques. Comme avant, comme quand j'étais chez moi, que je prenais ma vie, mon quotidien pour acquis. Lorsque chaque action était effectuée comme si elle était routinière. Lorsque je ne prenais pas le temps de profiter de ce que j'avais. Sauf que maintenant je savais que rien n'était acquis, le capitole s'était chargé de nous le rappeler. Et pourtant j'étais retombée dans cette espèce de routine, de laquelle il est du de se sortir. Vivre oui, mais en effectuant chaque tâche comme une machine, comme si au fond plus rien n'avait n'importance, plus rien n'avait de valeur. Et a mes yeux c'était pratiquement le cas, les seuls moments qui avaient de la saveur à mes yeux, les seuls qui voulaient dire quelque chose c'était les moment en compagnie de Kath, ou les plus rare que je passais dans la petite chambre, presque une cellule, de Skyler.

Une part de nous était morte dans les jeux, c'était le cas pour chacun d'entre nous. L'innocence, la bonté pour certain, et moi j'avais cette autre part, cette part qui s'appelais Finley et qui me faisait toujours souffrir lorsque j'y repensais, presque un an après à présent. Dix moi. Dix moi que nous étions sortis de ces foutu jeux. Et pourtant... Je n'avais pas vu le temps passer, j'avais toujours parfois l'impression de me réveiller dans l'arène. Puis je réalisais que Kathleen était là, dans le petit lit à côté du mien, et ça allait mieux. Beaucoup mieux. Elle m'avait aidé, je lui devait ma guérison, je lui devais d'avoir réussit à avoir à nouveau l'air normale. Que j'avais retrouvé quelque chose pour occuper mes journées même, puisqu'elle m'avait comme ça une après midi conseillé de passer à la garderie. Et même si elle avait peur pour moi lorsque je rendais visite à Skyler, elle savait que j'en avais besoin. Parce que oui, il en avait besoin, et moi aussi.

Mais cette après midi, je n'avais rien à faire. Strictement rien. D'après mon tatouage sur l'avant bras j'étais censé être à la garderie, sauf qu'ils m'avaient dit qu'ils étaient assez nombreux et laissé mon après midi pour que je me repose. Je n'avais pas réellement besoin de me reposer. J'essayais à vrai dire plutôt de remplir mes journées. Je n'aimais pas me retrouver seule avec moi même, je n'appréciais pas réellement ma compagnie. Plus depuis les jeu.

J'étais entrée dans la salle d'entrainement, sans réellement savoir pourquoi. Kathleen s'entrainait depuis plusieurs semaines pour rejoindre les rangs du 13, c'était sa raison de continuer. Je le savais. La curiosité m'avait porté ici. La ressemblance avec les stand d'entrainement me frappa. Je restai choquée quelques secondes avait de m'approcher d'un recoin ou des couteaux étaient entreposés, à quelques mètre de cible. Je caressai le manche d'un couteau doucement. L'envie de m'en saisir était forte. Un couteau, j'avais tellement fait de mal avec un de ses semblables. Mais je devais, je savais que je devais le faire. Le carrière du 2, le type du 11, et même la fille du 5 dont j'avais appris qu'elle s'appelait Luna, je devais le faire, parce que c'était eux ou moi. Et c'était ironiquement également ma rencontre avec Alexiane qui m'avait apporté cette révélation. Elle avait tué Finley parce qu'elle le devait. Je les avais tué tous les trois parce que je le devais. C'était ainsi. Je n'étais pas un monstre. Mais pourtant l'envie de m'emparer du couteau et de le ficher au mileu de la cible était forte. Pourquoi ? Parce que je savais que j'en était capable, capable de ne pas manquer ce tir. Ma main se referma sur le couteau, le tirant vers moi. Je le retournai dans ma main pendant quelques secondes, l'observant, notant son poid, sa forme. Il n'était pas identique mais ressemblait à ceux de l'arène. Je pouvais le ficher dans la cible, même pas à dix mètres de moi. J'avais réussis des tirs plus compliqué. J'avais tellement envie. Je me plaçai face à la cible, me concentrai quelques seconde, avant de lever le couteau... Un bruit de porte. Je me retournai, baissant mon couteau.

Mon monde s'effondra. Toutes mes certitudes, ce que j'avais cru durant... Non, c'était impossible.

Le couteau me glissa des mains pour tomber sur le carrelage. Non, c'était impossible. Il me l'avait dit, pas de garçon, aucun garçon. Je devais halluciner, j'étais redevenue folle, ça avait mis le temps mais j'étais redevenue folle. Mais il avait l'air si réel. Il me regardait avec un regard que je ne lui connaissais pas, indéchiffrable, mais c'était lui. J'en était sure, je le sentais au plus profond de moi. Je fis quelques pas pour me rapprocher de lui. « Co... Comment ? » Une larme glissa le long de ma joue. Pas de la tritesse, non bien différente de toutes les larmes que j'avais pu verser depuis la mort de Finley, depuis ma sortie de l'arène. Une autre. Je cherchais mes mots, mon cœur battait à cent à l'heure, j'étais littéralement transportée. Non, c'était impossible. Je fis un pas de plus dans sa direction, et un autre, jusqu'à être arrivée à son niveau. J'hésitai quelques seconde. Puis ma main monta, très lentement. Se posa sur sa joue. Un autre larme coula le long de mon visage. « Finley... » Son prénom, depuis combien de temps n'avais-je pas eu l'occasion de prononcer son prénon, en face lui. Ma main s'attarda sur sa joue, depuis combien de temps n'avais-je pas eu l'occasion de toucher son visage. Je clignai des yeux, il était toujours là. Je ne cherchai même plus à comprendre pourquoi.

Il était là. Mon dieu il était là, en vie, avec moi...
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MessageSujet: Re: finley&catalina ◮ ❝FINDING OUT THE TRUTH❞   Dim 1 Juil - 13:31




Lucile Catalina Meery
&
Finley Judas Levy-Eynsford.


(c) fuckyeahspencer.tumblr.com
❝finding out the truth❞

Moi j'aurais voulu être un mélange de ce que tu aimes et de ce que tu détestes le plus au monde, tout en même temps, juste pour être certaine que tu te souviennes toujours de moi.



    Une sensation de liberté. Voilà ce que je ressentais depuis environ trois semaines. C’était une sensation que j’avais oubliée pendant un an et demi. Quand on est en cellule d’isolement parce qu’on est un danger pour les autres et surtout pour soi-même, on ne nous laisse pas nous promener comme on le voudrait. Peut-être était-ce un bien ? Je n’en savais rien. Tout ce que je savais, c’était que ça me faisait du bien de recouvrer cette sensation perdue. Vous me direz, dans mon cas, ce n’était qu’une sensation perdue parmi tant d’autres dans mon amnésie. Mais chaque sensation retrouvée était un pas en avant. Quoi qu’il en soit, je m’étais de suite engagé dans une formation d’infirmier, je ne saurais trop dire pourquoi, ça m’était venu comme ça, instinctivement. Et, depuis trois semaines, l’emploi du temps tatoué sur mon bras chaque matin ne me permettait pas de prendre une pause, de ‘visiter’ le district treize. Je ne quittais pas le centre de soins, mis à part le soir pour me rendre à ma chambre. J’aimais ce que je faisais, ou plutôt j’aimais cette sensation d’être utile, d’aider les autres, comme on m’avait aidé il y a un an maintenant. Je ressentais tout de même une peur. Après tout, si moi j’étais mort et m’étais retrouvé dans le district treize, alors c’était sans aucun doute arrivé à plein d’autres, et peut-être à des gens que je connaissais. Si j’avais tous mes souvenirs, cette perspective serait plutôt une joie, du moins pour les amis et peut-être pour la femme que j’aimais si femme il y avait, pour le reste… Seulement, je n’étais pas apte à me souvenir de ces personnes, de leur visage. Alors, dès que je rencontrais quelqu’un, je ressentais toujours une sorte de soulagement quand cette personne ne me connaissait pas d’avant. De l’époque où j’avais toute ma mémoire s’entend. Quoi qu’il en soit, depuis mon réveil, je suivais scrupuleusement l’emploi du temps indiqué sur mon bras, comme tous les jours d’ailleurs. « Finley, j’ai besoin que tu ailles au centre d’entraînements. Je t’y rejoins dans quelques minutes. » Le centre de soins, j’y étais comme patient il y a encore trois semaines, mais étant en cellule d’isolement, je ne le connaissais pas encore comme ma poche. Mais, en fait, je ne connaissais que lui. Le centre d'entraînements, je ne savais pas vraiment où il était dans le district. Je mis quelques minutes avant de savoir exactement où ce centre se trouvait. Mais, je finis tout de même par le trouver, et y entrer. Je ne savais même pas pourquoi j’y étais, je devais apparemment juste attendre que mon formateur vienne, comme il me l’avait dit. Je regardais la pièce, c’était la première fois que je m’y rendais. Soudain, un bruit sourd de quelque chose tombant sur le sol me fit instinctivement tourner la tête. C’était une jeune femme qui venait de faire tomber un couteau. Jusque-là, ce n’était pas vraiment curieux. Ce qui était curieux, en revanche, c’était la façon dont elle me fixait. J’étais perplexe. Il n’y avait qu’une seule raison pour qu’elle me regarde ainsi. Je rencontrais quelqu’un qui me connaissait il y a un an. Seulement, j’avais beau la regarder, je ne savais pas qui elle était. Il m’arrivait parfois d’avoir des flash, de voir des visages, mais j’étais incapable de dire si cette jeune femme faisait partie de ces flashs parfois. Quoi qu’il en soit, elle avait l’air bouleversé et je sentis mon cœur se serrer. Elle était belle, vraiment belle. Outre le fait qu’elle me fixait, je ne pouvais détacher mon regard d’elle. Je ne bougeais pas, ce fut elle qui fit quelques pas afin de se rapprocher de moi.

      « Co… Comment ? » Mon cœur se serra encore plus quand je vis une larme couler le long de sa joue. Je m’en voulais, je m’en voulais de ne pas me souvenir d’elle. De toute évidence, nous étions proches, sinon elle ne réagirait pas ainsi. Je m’en voulais de lui faire ça, même si d’une certaine façon, je ne la connaissais pas… Je ne la connaissais plus. Je n’osais pas imaginer sa réaction lorsqu’elle comprendrait que je ne me souvenais pas d’elle. J’étais incapable de répondre à sa question, tout simplement parce que je n’en comprenais pas vraiment le sens. De toute façon, elle posait sans doute cette question sans attendre de réponse. Si elle voulait dire comment est-ce possible que tu sois vivant ? Et bien, je ne pourrais même pas y répondre, car c’était aussi un mystère pour moi. On m’avait dit que j’avais été mort. Je ne disais rien, et elle, elle se rapprochait jusqu’à se retrouver à quelques centimètres de moi. Mon cœur se mit à battre, c’était comme si il voulait me dire quelque chose, comme si, lui, il se souvenait et voulait m’indiquer à quel point elle était importante pour moi. Et c’était peut-être pour ça que lorsqu’elle posa doucement sa main sur ma joue, je ne réagis pas, je la laissai simplement faire, silencieux. « Finley… ». Je ne savais pas quoi répondre, j’aurais aimé dire son prénom, mais voilà je ne le connaissais pas. Pas aujourd’hui, en tout cas. Doucement, je pris sa main, celle qu’elle avait posée sur ma joue, et la retira tout en la gardant dans la mienne assez inconsciemment je dois dire. Je n’avais pas envie qu’elle parte. Elle était une partie de mon passé, et je voulais retrouver cela. De plus, je ne savais pas trop comment réagir, elle était apparemment bouleversée de me voir, comme si nous étions bien plus que de simples connaissances. Au fond, j’étais convaincu que nous étions bien plus mais, finalement, je n’en savais rien. J’avais besoin qu’elle me le dise, qu’elle me le rappelle. Je finis par ouvrir la bouche afin de lui répondre. « Je… » J’étais hésitant. Comment pouvais-je lui annoncer que je ne savais absolument pas qui elle était ? J’inspirai un coup avant de me lancer. « Je suis désolé, mais je ne me souviens pas de toi… » Avant qu’elle ne pense que je ne me souvenais simplement pas d’elle, je continuais. « En fait, je ne me souviens de rien avant… avant il y a un an, à mon réveil ici. » J’avais failli dire avant ma mort mais le mot était rude et c’était tellement étrange de se dire qu’on était un revenant, qu’on avait été ‘sauvé’ de la mort.



Dernière édition par Finley J. Levy-Eynsford le Mar 7 Aoû - 15:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: finley&catalina ◮ ❝FINDING OUT THE TRUTH❞   Lun 16 Juil - 13:13

Un an. Un an que mon nom avait été tiré de cette malheureusement boule en verre, un an que j'étais partie pour le capitole et que j'y avais rencontré Finley. Que je l'avais aperçu dans cet espèce de costume lumineux lors du défilé, alors que j'étais affublée de fausse ailes. Qu'il était venu me parler à l'entrainement, et qu'à force de patience il avait réussit a faire de moi son allié dans l'arène. Presque un an, un an qu'il avait perdu la vie. Que je l'avais pleuré toutes les larmes de mon corps avant de mourir à mon tour de la lame de Zoé. Puis de me réveiller ici, et d'avoir cet espoir, espoir que si je m'étais réveillée alors il était peut être quelque part ici lui aussi. Puis l'atterrissage difficile, en constatant que ce n'était pas le cas, qu'il était bel et bien mort alors que moi j'avais survécu. J'en étais même venue à penser que j'aurais mieux fait de refuser de m'allier avec lui, peut être même que si j'avais refusé d'ouvrir les yeux sur ce qu'il me faisait ressentir j'aurais été capable de le voir comme un simple ennemi pendant ces quelques jours, j'aurais été capable de le tuer, et peut être qu'il ne m'aurait pas hanté pendant toutes ces nuits, ces nuits ou je revoyait à sa mort, ou je revoyais la mienne sans qu'il soit à mes côtés. Parce qu'il n'avait pas été là, il avait promis qu'il me protègerait et il n'avait même pas été là pour me tenir la main et me chuchoter que tout irait bien. Tous avaient eu quelqu'un, chachun d'entre eux, Kathleen, Finley et même la fille du 4, ils avaient eu quelqu'un pour leur tenir la main, un allié, un ami, quelqu'un qui ne leur voulait pas de mal, j'avais été là pour deux d'entre eux, mais qui avait été là pour moi ? Qui m'avait tenu la main à moi lorsque mon heure été venue. Personne, ils étaient tous morts. La seule personne qui était restée à côté de moi c'était la même personne qui m'avait ôté la vie, cette personne dont je ne voulais pas à mes côtés. Je crois même que j'aurais préféré avoir Alexiane à mes côté pour mourir. Parce qu'elle me connaissait, elle me connaissait mieux que la blonde du 4. Et je n'arrivais pas à croire qu'elle aurait eu la cruauté de m'abandonner à mon sort. J'aurais voulu avoir quelqu'un, quelqu'un d'autre que la fille qui venait d'enfoncer ma propre lame dans mon ventre.

J'aurais voulu qu'il soit là. Et à mon réveil aussi j'aurais voulu qu'il soit là. Pourquoi il n'avait pas été là ? Pourquoi alors qu'il était bel et bien vivant, qu'il était bel et bien là à présent ? Qu'est ce qui l'avait empêché d'être là, juste d'être là pour m'empêcher de m'enfoncer dans la folie. J'avais failli tuer Alexiane pour lui, pour le venger, puis j'avais demandé à cette dernière de m'ôter la vie. Et elle ne l'avait pas fait, mais tout ça je l'avais fait pour lui. Comment pouvait-il juste avoir été en vie pendant tout ce temps ? Toutes ces question je me les posais, pour tout ça je lui en voulais, pourtant lorsque ma main se posa sur ma joue elles furent balayées par la vague de sentiments qui monta en moi, me coupant la respiration, m'empêchant pratiquement d'émettre le moindre son si ce n'est son prénom. Il avait attrapé ma main dans la sienne avant de la retirer de sa joue assez rapidement, et sans lâché la main il avait pourtant coupé le contact que j'avais instauré. Pourquoi ? Pourquoi ?

    « Je… Je suis désolé, mais je ne me souviens pas de toi… » Et la le coup de poignard. Comment-était-ce possible ? Il ne pouvait pas simplement m'avoir oubliée, c'était impossible. Comment pouvait-il juste m'avoir oubliée ? C'était juste impossible, ça me prouvait ce que je pensais, j'hallucinais, j'étais encore dans un de ces cauchemar affreux qu'il m'arrivait parfois de faire. Ceux dans lesquels je revoyait la mort de Fin, ou encore cet affreuse vision que j'avais eu sur mon lit de mort dans laquelle Finley avait peur de moi, a cause du sang sur mes mains. « En fait, je ne me souviens de rien avant… avant il y a un an, à mon réveil ici. » Sous l'effet du choc j'avais lâché sa main et reculé de quelques pas, observant son visage. Aucun souvenir avant son réveil ici, il y a un an. Il était réveillé depuis un an, peut être même avant même que je sois à mon tour récupérée.

Depuis un an il vivait à quelques mètre de moi, dans les même souterrains, et personne n'avait cru bon de le dire. Qui était au courant ? Raven savait-il ? Savait-il quand il m'avait dit peu après mon réveil que Finley n'avait pas survécu ? Mes médecin savaient-il, est ce que tout le monde ici se foutait de moi ? Trahie, j'avais l'impression d'avoir été trahie, et pas seulement pas les gens du 13 que je n'avais fait qu'essayer de comprendre depuis mon arrivée ici, mais aussi par Finley, qui m'avait oubliée en même temps que tous ses souvenirs. Trahie et jalouse. Parce que moi je me souvenais de tout, tellement que c'en était douloureux. J'aurais tout donné pour oublié les jeux, pour oublier Finley même et tout ce que j'avais été, pour ne plus être hantée par tout ces souvenirs. Il m'avait oubliée. Finley m'avait oublié. Sans savoir pourquoi je me dis que si elle avait été là, Alexiane en mourrait de rire.

    « Tout ? Tu as tout oublié ? Tu as oublié les jeux ? Comment peut-on juste les oublier ? » J'avais envie de pleurer, de fondre en larme, mais tout ce que je sentais monter en moi c'était de la colère. Oui j'étais en colère contre lui, alors qu'il n'y était pour rien. « Tu n'as pas le droit d'avoir oublié les jeux ! Tu entends t'as pas le droitt ! Pas quand nous ça nous hante toutes les nuits ! » Nous. Kathleen, Zoé, Skyler, moi. Et toutes les autres personnes qui ont un jour connu les Hunger Games. « Tu n'as pas le droit de m'avoir oubliée... » La colère était retombée, et cette dernière phrase c'était plutôt une plainte. Non, il ne pouvait pas. Pas quand il était celui qui m'avait convaincu de lui donner une chance, et me rapprocher de lui et d'oublier que nous étions voués à la mort. Que nous ne pouvions pas survivre tous les deux. Et c'était le cas, Finley n'avait pas survécu. Ce n'était pas lui, qui était en face de moi, voilà ce que j'essayais de me dire. Il avait sa voix, il lui ressemblait, mais ça ne pouvait pas être lui. Finley ne m'aurait jamais oubliée.



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MessageSujet: Re: finley&catalina ◮ ❝FINDING OUT THE TRUTH❞   Jeu 9 Aoû - 21:38

    Cela faisait un peu plus d’un an que je n’avais rencontré personne qui semblait me connaître d’avant, c’est-à-dire avant les Jeux, ou pendant les Jeux… Avant ma mort en fait. Je devais l’avouer, c’était aussi beaucoup dû au fait que cela faisait à peine trois semaines que j’avais été autorisé à sortir de ma cellule d’isolement car, à présent, je n’étais plus « un danger pour moi-même et pour autrui ». Un danger, vous parlez d’un danger… J’étais déstabilisé, mais qui ne l’aurait pas été en se réveillant amnésique et après vous avoir dit que vous étiez mort ? C’était tellement fou comme histoire. Fou, ouais, je l’étais peut-être légèrement. Peut-être avaient-ils raison, j’étais un danger. Je ne le voyais pas comme ça, même si je n’étais pas doux comme un agneau. Seulement, je voulais simplement des réponses à mes questions. Finalement, tout ce qu’on m’avait expliqué, ce n’était que le fonctionnement de la vie à Panem, le fonctionnement du district Treize. Mais, sur moi, on ne m’avait rien dit de très précis… j’étais mort, tué par une certaine Alexiane. En résumé, c’était l’essentiel. J’étais le tribut du district Trois, et j’étais mort pendant les Jeux. Voilà à quoi se résumait ma vie. Et depuis mon autorisation à quitter ma cellule d’isolement, je n’avais trouvé personne pour m’éclairer plus sur la personne que j’étais. Personne ne semblait me connaître. En trois semaines, personne n’avait eu le regard qu’avait la jeune femme face à moi lorsqu’elle m’avait vu. Personne n’avait eu sa réaction. Ce que ses yeux disaient, c’était tellement intense, tellement fort, je ne savais pas trop quoi en penser. Je ne savais pas comment réagir. Elle avait l’air tellement perdu alors lui dire que je ne savais absolument pas qui elle était avait été un véritable calvaire pour moi. C’était comme si je lui détruisais tous les espoirs qui étaient passés devant ses yeux au moment même où elle m’avait reconnu, où elle s’était dit que j’étais bel et bien vivant contrairement à ce qu’on avait pu lui dire. J’avais dû prendre tout mon courage disponible pour lui avouer que je n’avais aucun souvenir. J’avais vu son regard changer immédiatement. Sa main avait lâché la mienne et elle s’était reculée, comme si, soudainement, je la dégoutais. Je sentis mon cœur se serrer. Je me sentais rejeter alors que je ne savais toujours pas ce qui nous reliait vraiment par le passé. Mais à la façon dont elle me regardait, d’un air qui disait qu’elle avait été trahie par un ami, voire même plus. Pouvais-je lui en vouloir ? J’attendais quand même sa réponse avec une certaine appréhension, une certaine peur. Celle-ci ne tarda pas.

      « Tout ? Tu as tout oublié ? Tu as oublié les jeux ? Comment peut-on juste les oublier ? » Je m’attendais à toute sorte de réaction de la part de la jeune femme. Oui, toute. Après tout, si nous nous connaissions, et que nous étions proches, elle avait le droit de m’en vouloir de ne pas m’en souvenir. Pourtant, je fus surpris de ses paroles. Elle ne parlait que des Jeux. J’en déduisis alors que ça avait été notre seul lien par le passé : les Jeux. Peut-être était-elle le tribut féminin de mon district, le Trois ? Puis je me souvins ce qu’on m’avait raconté. L’autre tribut de mon ancien district s’appelait Reena, et elle était plus jeune que moi alors que la jeune femme face à moi avait sans aucun doute mon âge. Aux paroles de cette dernière, je ne répondis rien. Je n’avais rien à répondre et je voyais bien qu’elle n’avait pas fini de faire monter sa colère. « Tu n'as pas le droit d'avoir oublié les jeux ! Tu entends t'as pas le droit ! Pas quand nous ça nous hante toutes les nuits ! » Si elle savait ce qui me hantait chaque nuit. Si elle savait tous les flashs, toutes les images qui m’arrivaient en tête mais dont je n’arrivais pourtant pas à me souvenir. Alors, oui, dans leurs têtes à eux, c’était clair, c’était limpide, ils se souvenaient de tout et le revivaient encore et encore. Mais moi… Moi je voyais des images, j’avais des ‘souvenirs’, enfin je crois du moins, de choses qui me semblaient appartenir à quelqu’un d’autre. La nuit, je faisais des cauchemars, cauchemars où je revoyais ma propre mort. Seulement, je ne savais pas si c’était comme dans mes cauchemars que la réalité s’était déroulée. Je n’en avais pas la moindre idée, et cette fille n’avait pas l’air de se rendre compte que c’était aussi dur pour moi que pour eux. « Tu n'as pas le droit de m'avoir oubliée... » A présent, ce n’était plus de la colère que je percevais dans sa voix, c’était… difficile à retranscrire. De la tristesse ? De l’incompréhension ? Moi-même je ne comprenais rien à ce qu’il se déroulait autour de moi depuis un an, il fallait que je réapprenne à vivre. J’étais comme un nouveau-né alors que j’avais dix-neuf ans. Elle avait apparemment fini de parler alors je décidai de prendre la parole à mon tour, de dire, moi aussi, ce que je pensais. « Pas le droit ? Je suis désolé mais je ne l’ai pas choisi ! » Malgré moi, j’avais haussé légèrement le ton. Malgré moi, je lui répondais de cette façon stricte, de cette façon sans équivoque. Une façon de parler qui me paraissait familière. Comme si j’essayais de me détacher de tout sentiment, comme si j’essayais d’anesthésier ce que je ressens, de passer sous silence les émotions qui me tiraillaient l’estomac depuis que cette jeune femme m’avait reconnu quelques secondes, voire minutes plus tôt. « Tu crois que c’est facile, hein ? J’ai aucune idée de qui je suis vraiment, j’ai aucune idée d’où je viens… Je sais pas qui tu es alors que j’aimerais tellement le savoir… J’aimerais tellement me souvenir de toi. » J’inspirai profondément. Oh oui, j’aimerais tellement savoir qui elle était. Tellement. Elle m’avait cet air familier, un visage connu, un visage que j’aimerais caresser de mes doigts, mais rien sur elle ne me revenait. Rien. Elle était si belle. « Quant aux Jeux, je m’en souviens pas non, mais toutes les nuits viennent les mêmes cauchemars. Les mêmes et je n’ai pas une foutue idée de si c’est la réalité ou simplement des cauchemars. Tu crois que c’est simple de faire des cauchemars sur sa propre mort sans savoir ce qui s’est réellement passé ? Tu crois que c’est facile de se réveiller et qu’on vous dise que vous étiez mort, que vous êtes un danger alors que vous ne vous souvenez même plus de votre prénom ? Je me souviens pas, ça fait un an, et j’arrive pas à me… »


    souvenir était le mot que je voulais prononcer. Seulement, celui-ci ne réussit pas à sortir. Je sentis une larme couler le long de ma joue. Il ne manquait plus que ça alors je l’essuyais rapidement d’un revers de main en détournant la tête pour ne plus la regarder. Je ne voulais plus voir sa déception, je ne voulais plus voir à quel point elle était en colère que je ne me souvienne pas. Je ne savais pas vraiment si c’était une larme de tristesse, de colère, ou encore d’indignation. Tout comme je ne savais pas trop ce que mes paroles signifiaient, enfin signifieraient pour la jeune femme. J’avais été submergé par ce flot de paroles, submergé et je n’avais pu m’arrêter qu’après ce petit discours sans importance. Je voulais paraître lointain, mais mes émotions m’avaient trahi. J’avais été trahi par cette foutue larme. Une seule et unique larme. Qui n’était suivie d’aucune autre. J’avais l’impression qu’elle s’était simplement laissé couler pour montrer à cette fille que j’étais toujours humain même si je ne me souvenais de rien, même si je ne me souvenais pas des Jeux… pas d’elle. J’avais beau chercher, fouiller, essayer de raviver ma mémoire, rien de précis ne me revenait sur elle. Même pas son prénom. La seule chose que je savais chez elle était que depuis que j’étais ici, il n’y avait qu’une seule femme qui m’avait fait agir ainsi, qui avait fait mon cœur battre bien plus fort : elle. Et ça ne pouvait pas ne rien signifier, n’est-ce pas ? J’avais tellement envie que ça signifie quelque chose que j’en venais à me demander si je n’étais tout simplement pas paranoïaque.

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MessageSujet: Re: finley&catalina ◮ ❝FINDING OUT THE TRUTH❞   

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