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 Are you ready boots ? Start walkin' ! [D8]

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MessageSujet: Are you ready boots ? Start walkin' ! [D8]   Jeu 14 Juin - 23:52




    Elle n'avait pas fermé l’œil de la nuit. Pourtant, ce n'était pas elle qui partait dans l'arène, ce n'était pas elle qui risquait de mourir sous le feu des projecteurs, ce n'était pas son sang qui coulerait. Cela ne l'empêcha pas d'être stressée. Les yeux grands ouverts, habitués à l'obscurité, elle avait passé la nuit à observer le plafond et à le scruter dans les moindres détails. Elle avait même pu remarquer quelques fissures par-ci par-là. Orube n'était pas du genre à se tourner et se retourner dans son lit le soir, même lorsqu'elle ne trouvait pas le sommeil. Son mari non plus, d'ailleurs. Elle savait qu'il ne dormait pas non plus. Il ne dormait jamais la veille des Jeux. Jamais. Pour elle, c'était sa première fois : la première fois qu'elle participait en tant que préparatrice pour les Jeux, la première fois qu'elle ne trouvait pas le sommeil la veille des Hunger Games. C'était une sensation étrange, presque dérangeante de ne plus pouvoir contrôler son corps ou ses pensées. Doucement, sans faire un bruit, elle pivota la tête en direction de Noah qui lui tournait le dos. Elle n'avait jamais rien attendu de lui. Pas depuis qu'ils étaient mariés, du moins. Mais ce soir-là, elle avait envie qu'il se tourne vers elle et qu'il la prenne dans ses bras, qu'il la rassure, qu'il lui murmure que ce serait le plus beau jour de sa vie et que ce n'était pas grave si elle n'était qu'une bonne à rien. Elle regarda de nouveau le plafond en fronçant les sourcils. Elle était réellement bonne à rien. Depuis la Moisson, depuis son passage chez Galatéa, elle avait gribouillé des idées de tenues. Déjà, elle ne savait pas dessiner. Ses gribouillis s’apparentaient plus à des dessins d'enfants de cinq ans plutôt qu'à ceux d'une adulte. Elle avait noté des idées. Puis les avait rayés. Elle n'avait rien à proposer comme tenues et elle serait ridiculisée. Épuisée, dépitée, elle se redressa lentement et posa un pied, puis le deuxième au sol avant de se lever doucement. Ne pas faire de bruit. Même si elle savait pertinemment qu'il ne dormait pas. Le silence était leur meilleure arme, tout comme le paraître et faire semblant. En réalité, ils étaient bien plus similaires qu'ils ne voulaient l'admettre.

    Sans faire un bruit, sur la pointe des pieds, elle se glissa sur son canapé, son calepin et un crayon en mains. Durant plusieurs minutes, elle s'amusa à dessiner tout un tas de petits cercles, de spirales et autres gribouillis ovales sur son petit cahier. Elle n'y était pas du tout. Le manque de sommeil n'aidait absolument pas à se concentrer. Orube n'arrivait pas à trouver une tenue correcte pour le défilé dans le char ou ne serait-ce que la tenue pour les interviews. Le District 8 était l'un des Districts passe-partout, malgré son aide précieuse pour le Capitol et son armée. Néanmoins, trouver un costume pour le District du textile et des encres, ce n'était pas le plus facile. Surtout avec les tributs qui allaient porter ses costumes. Elle soupira longuement avant de se lever du canapé et se dirigea vers sa penderie. C'était une sorte de grande chambre dans laquelle trônait toutes sortes de vêtements fantaisies, des robes de soirées ou des cocktails en passant par des tenues plus strictes comme pour les enterrements ou les grandes réunions. Dans cette énorme chambre remplie de soie, de satin et autres tissus, il y avait aussi ses bijoux, sa coiffeuse avec son maquillage, ses chaussures, ses accessoires, ses sacs ou encore tout un tas de goodies plus chers les uns que les autres. S'en inspirer, c'était sa seule solution. Ses doigts passèrent de robes en robes, de jupes en jupes, de pantalons en pantalons. Elle prenait grand soin d'examiner chaque étoffe. Elle n'avait rien d'une couturière, d'une styliste ou d'une dessinatrice, mais on ne pouvait pas lui enlever le fait qu'elle était une fashion-victim.

    Orube s'humidifia les lèvres lorsque ses doigts tombèrent sur un boa avec des plumes couleur écrue. C'était un accessoire pour une robe lors d'un gala de charité. Une robe inspirée d'une époque très lointaine. Elle avait assisté au défilé et même à la conférence donnée sur cette mode. Bien sur, elle n'avait rien retenu, hormis le fait que c'était très joli. Étrangement, elle voyait encore chaque détails des robes dans sa tête. Un sourire satisfait se dessina sur ses lèvres. Elle venait de trouver le thème pour son District.


    Oui, Orube n'avait pas dormi de la nuit. Elle n'avait pas réussi à fermer l’œil alors qu'elle avait essayé de tout mettre en œuvre pour préparer les couturières. Après tout, ce n'était pas si grave ; elle pourrait cacher ses cernes avec du maquillage. Le plus important, c'était de paraître au top face aux caméras et face à ses tributs. Ils avaient beau être chétifs et quelconques, ils devaient gagner. Parce qu'elle en avait la charge.

    Dans la salle de préparation, assise sur un sofa, les jambes croisées, les mains sur les accoudoirs, elle attendait la venue de ses petits protégés. Elle ne garantissait pas de les rendre inoubliables, elle n'en avait pas la prétention, elle laissait ce travail à des personnes beaucoup plus expérimentées qu'elle. Tout ce qu'elle voulait, c'était s'éclater et participer du mieux qu'elle pouvait aux Hunger Games. Et même s'ils n'étaient pas des adolescent exceptionnellement beaux, Orube pensait que tout le monde avait le droit à se sentir bien dans sa peau. Les portes de la grande salle s'ouvrèrent et elle accueillit ses tributs avec un large sourire alors qu'elle se levait en sautillant presque :

    «  - Bienvenue, mes petits tributs du District 8 ! Et puisse le sort vous être favorable ! ».

    Un long soupir avant de se laisser aller à les serrer dans ses bras. Ils étaient laids, mais ce n'est pas pour autant qu'il fallait les délaisser, non ?


HRP : Ne m'en voulez pas mes p'tits loups :cry: ! Je vous aime mes tributs et je crois en vous *-* !
PS Lily Ann : y a des gifs où Kaya et Billie se roulent des pelles *ç* *sort*.
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MessageSujet: Re: Are you ready boots ? Start walkin' ! [D8]   Sam 16 Juin - 20:01

Après l'arrivée en gare du train qui les avait menés au Capitole, Lucas et Lily n'eurent pas vraiment le loisir de voir du pays. En effet, ils furent immédiatement propulsés au centre de préparation après un bref salut à la foule venue assister au débarquement du bétail. Ainsi, l'émerveillement (ou, dans le cas de Lily, l'indignation) qu'aurait pu leur inspirer la ville s'éclipsa bien plus rapidement qu'il ne l'avaient envisagé. Quelle misère... Sur le chemin, Lily repensa aux quelques habitants dont elle avait croisé le regard plus tôt. Ils étaient tous plus ridicules les uns que les autres ! Comment faisaient t-ils pour ne pas le remarquer ? Elle n'enviait vraiment rien aux tendances farfelues du Capitole. Pourtant, l'étape qui l'attendait à la sortie lui ordonnerait très certainement de s'y plier bien docilement. Qu'allait t-on lui faire subir exactement ? Elle ne cessait de se poser la question. Même si le paraître lui importait peu, elle n'avait clairement pas envie de ressembler à un phénomène de foire ou à un pot de peinture pailleté, plumé et froufrouteux. Malgré tout, elle allait devoir supporter tout ce qui allait arriver. Mentir, ne rien dire, faire semblant de sourire... Tout comme elle l'avait fait à la gare, en mimant la joie d'avoir le privilège de vivre quelques instants dans la grandeur et la richesse. Seul un imbécile aurait convenu de sa sincérité. Par chance, le Capitole était rempli d'idiots. Leurrer son équipe de préparation s'annonçait facile mais particulièrement pénible. La suite imposait pourtant de supporter tout ceci avec le sourire. « S'entendre » avec son styliste, c'était assurer ses premiers sponsors. Elle ne voulait pas prendre le risque de finir en rouleau de papier toilette géant.

Après quelques minutes (ou secondes ?) durant lesquelles Lily manqua de s'assoupir en pensant à ce qui l'attendait au delà des portes du centre, celles-ci se refermèrent derrière elle. Lucas n'était déjà plus là, traîné dans la direction opposée par des muets qu'elle n'avait même pas vus venir. Près d'elle, il en subsistait trois, l'entourant comme une meute de chiens prête à bondir. Comme si elle avait eut l'intention de s'enfuir en plein centre du Capitole ! Il fallait être fou et suicidaire pour tenter de s'échapper à ce stade. Avait t-elle l'air de l'être ? En y songeant, Lily ne put retenir un soupir de désolation.

« Ah, elle est enfin là ! »
« Quel est son nom déjà ? Lilianne c'est ça ? »
« Elle a l'air d'être complétement perdue, la pauvre petite chose. »

Les voix aiguës qui percèrent le silence attirèrent instantanément le regard de Lily. À peine était t-elle arrivée à la porte de la salle qui lui avait été attribuée (son nom trônait sur un écriteau fuchsia) qu'on parlait déjà dans son dos. L'équipe de préparation l'attendait de pied ferme autour d'un bloc courbé qui lui faisait vaguement penser à une table d'opération. Lily ne distinguait pas encore très bien leurs visages puisqu'ils étaient disposés au fond de la pièce mais les couleurs fluorescentes de leurs chevelures lui donnaient déjà des migraines atroces. Rose, jaune, bleu... Les trois préparateurs ainsi alignés lui évoquèrent immédiatement ce que l'on appelait autrefois des surligneurs. Quel était leur nom, déjà ? Elle avait déjà entendu sa mère en parler lors d'une parade où elle avait fait la même comparaison. Ah oui. Elle y était. Stabilo. Une équipe de Stabilo.

Elle s'avança doucement, prenant soin d'arriver le plus dignement possible et non comme la « pauvre petite chose complètement perdue » qu'elle semblait inspirer à son équipe. Elle n'était pas perdue, mais bien déroutée par leur aspect risible. Mais bien sur, les trois capitoliens réunis étaient bien trop stupides pour en avoir l'idée même. Au fur et à mesure, leurs visages se précisèrent et Lily dut se retenir de rire aux éclats. Des tatouages multicolores, des teintures partielles de peau, des crânes gonflés ou ponctués d'implants et de piercings presque dégoûtants... Ils étaient de loin les habitants les plus monstrueux qu'elle avait croisé jusque là.

« Bonjour !! » S'écrièrent t-ils tous en coeur avant même que la jeune tribut n'ait prit le temps de s'arrêter devant eux.

Lily ne leur répondit que par un sourire forcé qui les convint plutôt facilement de ne pas entreprendre de conversation futile. Les seuls mots qui sortirent ensuite furent leurs indications : se déshabiller, lever un bras, puis l'autre... purement et simplement.

Nue comme un ver, Lily se laissa enduire de mille et unes crèmes aux odeurs si entêtantes que la tête lui tourna à plusieurs reprises ; c'était une infection ! Elle détestait ça. Et se laisser toucher par des êtres aussi ridicules la mettait encore plus mal à l'aise. Elle sentait les regards de ses préparateurs peser sur elle, contenant son exaspération du mieux qu'elle le pouvait. Qu'avaient t-ils à l'observer ainsi ? L'imaginaient t-ils avec un troisième oeil sur le front parce que c'était « à la mode » ? Elle ne voulait pas y penser.

« Aïe ! » Soudainement, la douleur d'une bande de cire qu'on arracha de sa jambe sans la prévenir lui arracha un cri de douleur. Qu'est ce que ça faisait mal ! Elle du pourtant endurer ceci sur la quasi totalité de son corps et se retint de sauter sur son équipe pour les étriper tous autant qu'ils étaient à plusieurs reprises. « Propre » et désormais dépourvue du moindre poil « disgracieux », elle se sentait bizarrement vulnérable... Elle n'était plus elle même ? Cela n'avait pas vraiment d'importance. Et puis le travail était presque fini à en juger par les paires d'yeux soucieux qui traînèrent longtemps sur elle comme pour déterminer une ultime tâche à accomplir.

« On ne peut vraiment pas lui teindre les cheveux ? Elle en a tellement. »
« Trop même. Si j'avais pu, je les lui aurais teints puis j'en aurais rasé une partie. »
« Oh oui oh oui ! Avec des motifs comme dans le magazine que j- »
« Hum-hum. »

Lily se râcla la gorge pour rappeler sa présence. Pendant que les membres de l'équipe rêvaient à leurs espérances capillaires, elle s'était levée, rhabillée puis avancée vers eux.

« Je refuse qu'on fasse quoi que ce soit à mes cheveux. Que vous en ayez l'autorisation ou non. » Déclara t-elle d'un ton ferme qu'elle s'était pourtant résolue à ne pas employer.

« Démêlons les au moins. » Se résigna le seul homme de l'équipe en attrapant les épaules de la jeune fille pour la forcer à se rassoir sur la table.

Lily fronça les sourcils, jugeant intérieurement que ses cheveux étaient déjà suffisamment brossés pour avoir droit à un second démêlage. Cependant, elle n'en n'eut pas le choix et laissa le préparateur dégainer peignes et... les ciseaux ? Dès lors qu'elle aperçu les lames, elle fit volte face et défia l'homme du regard, bien décidée à couper courts à ses idées saugrenues.

« N'essayez même pas de les couper. » Ordonna t-elle.

Avec le renfort de ses deux collègues, le préparateur força la jeune fille à revenir à sa place et vint s'imposer devant elle en faisant claquer son ciseau.

« On va juste t'enlever tes vilaines fourches. Ce n'est pas quelque chose qui est apprécié ici, chérie. Nous sommes au Capitole. » Expliqua t-il en retournant à sa besogne.

« Les cheveux de paille, quelle horreur ! » Ajouta l'une des préparatrices (celles aux cheveux jaunes) en conservant la pression qu'elle exerçait sur l'épaule de Lily pour s'assurer que le ciseau fasse son oeuvre sans encombre. En quelques minutes, les mèches cassées tombèrent au sol tels les derniers flocons d'un hiver qui avait trop duré.

« Maintenant tu es présentable ! » se réjouit le préparateur en rangeant son outillage.

Lily soupira en observant le sol. Ce n'était que le début de sa transformation. Quelles fanfreluches allait t-on encore lui imposer ?

« File voir Orube maintenant. Nous avons pris du retard et elle doit vous attendre, ton co-tribut et toi. » Constata la Capitolienne aux cheveux roses. « La pièce d'à côté, tu ne peux pas te tromper. »

Sans un « au revoir » ou un « merci », Lily sortit de la salle en toute hâte, attrapant au passage une serviette supplémentaire qu'elle attacha autour de son peignoir bien trop translucide à son goût. Elle marcha quelques instants et se retrouva face à la salle qu'on lui avait indiquée. Leur styliste était là... « Orube » si elle avait bien compris ses imbéciles de préparateurs. Elle n'avait jamais entendu parler d'elle et cela la rassurait et la paniquait à la fois. Qu'avait t-elle prévu pour elle ? Pour eux ? La réponse l'attendait derrière cette porte qu'elle passa de force puisqu'elle eut l'impression d'être précipitée à l'intérieur par deux mains qui se plaquèrent brièvement dans son dos.

En un éclair, elle se retrouva au côtés de Lucas, qu'elle soupçonna un instant d'être l'auteur de la précédente « farce » (elle lui lança d'ailleurs un regard accusateur dès lors qu'elle remarqua sa présence) ; mais surtout face à la fameuse Orube, qui s'empressa de se lever en leur ouvrant les bras et en les accueillant comme si ils venaient en visite de courtoisie. L'apparence de la styliste était loin de valoir celle des préparateurs, mais son attitude rattrapait largement le quota « Capitole » qui semblait enfouit en chaque habitant. Lily espéra qu'elle ne les rendrait pas trop ridicules, où cela parachèverait définitivement ce sentiment de dégoût qu'elle ressentait déjà à l'égard de la femme qui venait de se présenter à eux.

Néanmoins, elle se força à la saluer convenablement.

« Bonjour. Je suis Lily Ann Ayling. »

Bien sur qu'elle savait qui elle était, mais elle n'avait vraisemblablement pas mieux à dire. Lucas se montrerait sans aucun doute plus courtois et rattraperait sa maladresse.

Spoiler:
 


Dernière édition par Lily Ann Ayling le Mar 19 Juin - 18:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Are you ready boots ? Start walkin' ! [D8]   Dim 17 Juin - 0:34



La nuit avait été courte, remplie de cauchemars en tout genre et de fantômes du district 8. Sa cousine était venue le voir dans son sommeil pour lui dire qu'il était attendu au pays des morts, mais cela n'avait rien de rassurant, car elle n'avait plus rien d'humain dans ce rêve-ci. C'était une grande angoisse de Lucas : Que ferai l'arène de lui ? Dahlia et Silk en étaient revenues détruites. Mais d'autres complètement fous avaient perdus la raison. Il aurait peut-être mieux fallu mourir dans ce cas.. ?

Quoi qu'il en soit, au matin, Lucas s'était levé tout engourdi avec de larges cernes. Le matelas avait beau être confortable, il ne lui avait en rien permis de passer une nuit agréable. Le peu de trajet qui leur resta sembla durer pas moins d'un claquement de doigt, car comme Silk l'avait prédit, ils arrivèrent dans la matinée. Lucas n'avait pas eu l'occasion de reparler seul à seul avec Lily, et il ignorait comme elle réagirait face à ce premier contact avec les capitoliens. Lucas, de son côté, appréhendait beaucoup. Il lui avait semblé tellement évident qu'ils étaient dépourvus de morale et de conscience pour aimer les Jeux de la faim, qu'ils les avaient imaginés sanguinaires et sans pitié, excités lorsque le faible était battu, un genre de bête féroce et assoiffée de sang. C'est ainsi que les habitants du Capitole avaient pris forme dans ses rêves de la nuit.

Néanmoins, lorsque les portes du train s'ouvrirent pour les révéler à la foule, un éclat de couleurs en tout genre leur éblouit les yeux. Les tenues étaient si farfelues que Lucas ne savait où regarder. Les habitants semblaient excités, les appelant, les saluant, essayant parfois de les toucher. Scotché. Lucas avait tapé complètement à côté. Alors refoulant un instant sa peur, il laissa place à l'étonnement face à tant de nouveauté. Certaines personnes semblaient plus bizarroïdes que d'autres, avec des cheveux roses ou une peau d'or... L'esprit de Lucas planait complètement, et tendis qu'il se laissait guider aux côtés de Lily, il observait ce nouvel environnement avec une surprise amusée. Il était dans un autre monde. Poussé par la curiosité d'entrer en contact avec cette nouvelle population extraterrestre, il ne résista pas à adresser un "bonjour" à certains ou à tendre la main à d'autres. La réalité des Jeux de la faim ne pouvait pas être au milieu de cette foule colorée et presque accueillante si elle ne dégageait pas cette étrangeté qui inspirait tout de même la méfiance.

Mais les rêves de Lucas s'interrompirent aussitôt les portes du centre de préparation refermées sur eux. La réalité lui mit deux claques et il perdit aussitôt son sourire lorsque deux muets l'attrapèrent par les épaules pour faire dévier sa trajectoire dans une autre direction que celle de Lily. Avec horreur, Lucas comprit son erreur : il s'était laissé envoûté. La curiosité de l'inconnu l'avait détourné de la raison, et tant de nouveautés qui ne pouvaient qu'intriguer son petit esprit curieux avait eu raison de lui. Mais en voyant Lily disparaître dans une salle où il n'allait pas, il se jura que cela ne se reproduirait plus. Qui sait ce qui les attendait maintenant ?

Aussi, lorsqu'il fut livré à son équipe de préparation, son regard n'avait plus rien d’accueillant, et il se contenta de les fusiller tous un à un d'un regard noir dans le silence, avant que l'un d'eux ne se risque à l'inviter à s'approcher. Il avait de nombreuses tâches noires sur tout le corps et s'adressa timidement à lui :

- Bonjour Lucas. Nous sommes ton équipe de préparation. Nous allons nous occuper de toi avant de te laisser aux mains de la styliste du district 8. Déclara t-il d'une petite voix hésitante. Lucas lui jeta un air septique, l'endroit ressemblait à une salle d'opération, et il n'avait plus rien d’accueillant du tout pour le coup. Et puis, pouvait-il faire confiance à cette petite vache qui semblait peu sûre de ce qu'elle annonçait ? Aussi lui répondit-il seulement par un "MH." qui laissait deviner toute sa méfiance.

Puisqu'il ne semblait pas vraiment décidé à bouger, un autre intervint. Celui-ci était orange fluo, et portait une drôle de combinaison translucide. Les yeux de Lucas s'écarquillèrent devant ce nouvel être grand et mince qui s'avançait vers lui. La théorie d'un autre monde lui revint à l'esprit. Quoi qu'il en soit, l'E.T. translucide semblait plus impatient que la petite vache. Il attrapa Lucas par le bras et le tira en avant.

- "Allons allons jeune homme ! Ne perdons pas de temps, il y a du travail !" En croisant le regard de son nouvel interlocuteur, Lucas remarqua que ses yeux était complètement orange eux aussi. Pas de pupille, c'était de véritables yeux d'extraterrestre orange. Secoué par la surprise et terrassé par la terreur, Lucas détourna le regard, obéit en trébuchant et se laissa installer sur la fameuse table d'opération, sans un mot. Dès lors qu'il fut en place, la petite équipe s'affaira aussitôt.

- "Dongo-chou, mon petit toutou chéri, passe moi la bouteille veux-tu ?!" S'exclama l'extraterrestre. Aussitôt, la petite vache s'exécuta en glapissant un petit "Oui.", visiblement intimidé par l'autorité du orange fluo. Alors ce n'était pas une vache mais un petit dalmatien... Soit, c'était de toute façon plus mignon.

Puis une troisième personne, plus effacée jusqu'à présent, s'avança vers Lucas. C'était une jeune femme. A part sa coupe un peu extravagante, qui lui rappelait un peu celle de Médusa et ses cheveux-serpents, elle semblait à peu près normale. Lucas se rassura. Alors ils n'étaient pas tous des hybrides animaux ou des extraterrestres ici-bas ? Mais lorsque le visage de la jeune femme s'avança vers lui pour lui décocher un sourire satisfait, Lucas retint un cri. Il n'avait pas remarqué la petite corne qui trônait au milieu de son front et sa peau couverte de paillettes qui scintillèrent à la lumière. Allons bon. Une licorne humaine maintenant...

- "Nous allons avoir besoin que tu te déshabille pour travailler." Déclara t-elle d'une voix douce et d'un air charmeur. Néanmoins, cela ne suffit pas à obtenir l'approbation de Lucas qui protesta aussitôt en tentant de se relever. Mais aussitôt, le petit chien le retint, lui tendant d'un geste doux une mince chemise de nuit en tissu très léger.

- "Tu pourras mettre ça à la place." Déclara t-il en prenant un air qui se voulait gentil. Tous les regards étaient braqués sur lui, et sentant qu'il n'avait de toute façon pas le choix, Lucas s'exécuta d'un air bougon, grognant des insultes incompréhensibles pour son entourage. Il prit le plus de temps possible, prenant un malin plaisir à voir les trois individus attendre avec impatience qu'il ai fini, ils sautillaient presque sur place, c'était ridicule. Un sourire mauvais étira les lèvres de Lucas, mais il se le pardonna. Après tout, qu'était-ce comparé à ce qu'ils allaient lui faire subir ?

Et en effet, dès qu'il fut enfin prêt, les trois capitoliens se jetèrent presque sur lui, se mettant à parler tous en même temps, et bougeant à une allure folle, le tripotant partout dans tous les sens, jugeant et débattant des soins à lui procurer pour le "préparer". Lucas ferma les yeux pour tenter de fuir cette soudaine agression. Il fallait encaisser, il n'avait pas le choix. Il se concentra sur les consignes de Silk, et eu une petite pensée pour Lily, qui devait subir la même chose de son côté. Une série de nouvelles questions naquit dans son esprit : A quoi allait ressembler la fameuse Orube ? Qu'allait-il se passer ensuite ? Allait-il hériter d'une peau scintillante, d'oreilles de chien et de yeux verdoyants ? Il ne préférait sincèrement pas y penser, et était bien décidé à ne laisser personne toucher à ses yeux de toute façon...

Finalement, lorsqu'ils s'écartèrent enfin de Lucas, celui-ci hésita à rouvrir les yeux pendant un instant, et lorsqu'il se décida, il fit face au regard perçant de son équipe. Le orange fluo le toisait de haut en bas comme pour être sur de ne rien omettre, le petit dalmatien lui jetait un regard plutôt satisfait, et la licorne déclara finalement : "Pas trop mal... Ne mettons pas Orube en retard !" A ces mots, le fluo sursauta, comme ramené à lui.

- "Tu as raison Sparkle ! Allez petit bonhomme, il est tant de rejoindre la styliste responsable de votre district !" Déclara t-il d'une voix solennelle.

- "Soit gentil avec elle, c'est la première fois qu'elle participe aux Jeux de la faim ! Elle en a de la chance !" Glapit le petit dalmatien avec envie et admiration en entraînant le jeune homme qui hochait la tête à chaque nouvelle information.

Mais avant de franchir la porte, Lucas s'arrêta, refusa de faire un pas de plus. Il fit de nouveau face à son équipe de préparation, et demanda simplement d'un air inquiet :
- "Et Lily ?" Les trois individus se regardèrent d'un air confus avant que la fameuse licorne Sparkle ne lui réponde en souriant :

- "Tu la retrouvera avec Orube !" Lucas n'avait pas besoin d'en entendre plus. Il les salua d'un mouvement de tête en articulant un petit "Merci." qui leur arracha un sourire, bien que ce ne fut pas pour ce qu'il venait d'endurer, mais pour cette simple information que le jeune homme avait prit la peine de les remercier.

Après avoir refermé la porte derrière lui, il laissa un grand soupir lui échapper. Quels énergumènes c'étaient là ! Il en retrouva presque le sourire une fois l'épreuve terminée. Au fond, ils n'avaient pas été si méchants. Seuls les yeux du orange fluo continuaient de nourrir une angoisse étouffée au fond de l'esprit du jeune garçon. C'était le seul dont il n'avait pas entendu le nom d'ailleurs.

Mais peu importe, il ne trouva pas plus le temps de s'attarder ainsi dans le couloir car un duo de muet s'avança vers lui pour le presser un peu vers la prochaine salle. Sparkle n'avait pas mentit : Lily se tenait devant la porte, enroulée dans une serviette blanche. A cette vision, Luca sourit. Elle avait donc bien subit le même traitement, et il sentit un bref instant d'excitation à l'idée de lui raconter comment était son équipe de préparation, tout curieux de savoir comment était celle de Lily. Mais une nouvelle fois, pas le temps de se réjouir, car les muets les pressèrent à l'intérieur de la salle.

Lily lui jeta un regard accusateur. Lucas s'interrogea, peut-être parce qu'elle ne voulait pas qu'il la regarde ainsi habillée d'une simple serviette ? Ou bien parce qu'il l'avait abandonné dans une autre salle que lui ? Il était vrai qu'il s'était inquiété sur le coup, mais il y avait peu de chance pour qu'on leur fasse du mal avant le grand jour dans l'arène... Aussi lui répondit-il par un sourire qui se voulait désolé, cherchant le pardon pour cet abandon, et prenant soin de la regarder dans les yeux, au cas où sa tenue l’embrasserait - bien qu'il ne put retenir un petit rictus amusé à cette idée -.

Finalement, cet échange de regard prit fin lorsque la fameuse Orube fit son apparition. Elle affichait un large sourire et les rejoint en sautillant presque. A nouveau, Lucas eu un petit sourire en pensant à son équipe de préparation lorsqu'ils les avaient fait patienter avant de commencer. Mais la jeune femme semblait heureuse de les accueillir ici, leur souhaitant la bienvenue et... Encore cette stupide phrase. Lucas eu un petit sourire amusé en soupirant néanmoins d'un air exaspéré. Il était clair que le sort ne leur était pas favorable du tout pour le moment. Il nota qu'il devrait informer la jeune styliste de sa condition de probable porteur de poisse lorsqu'elle les attrapa pour leur donner un câlin de bienvenue à chacun.

Une nouvelle fois prit de court, Lucas sourit d'un air étonné. Décidément, les moeurs du Capitole appartenaient bel et bien à un autre monde. Celle qui allait les revêtir de leur habit de mort leur offrait un câlin... Ces gens là n'avaient donc bel et bien aucune morale... C'était tellement affligeant de le constater soit-même que Lucas avait du mal à y croire. A ce stade, il ne pouvait s'agir que d'une immense plaisanterie. Il comprit que quoi qu'il en soit, Lily ne trouvait pas ça drôle du tout, lorsque la jeune fille répondit plutôt froidement à la jeune femme, prenant simplement la peine de se présenter, bien qu'elle connaisse probablement déjà nos noms.

Néanmoins, la jeune femme les avait joyeusement accueillis. Lucas ne voulait pas la mettre mal à l'aise dès leur première rencontre, et puis cela n'était certainement pas bon de froisser leur styliste avant le défilé.

- "Merci." Répondit donc Lucas en lui accordant un sourire. Il était rassuré au fond qu'elle ai une apparence un peu plus "humaine" que ses confrères préparateurs. Cela lui donnait déjà plus l'envie de discuter avec elle dans les yeux, sans se croire dans un autre monde irréel. "Lucas Mandrake. On nous a beaucoup parlé de vous, dans la salle de préparation..." Déclara t-il en espérant qu'il rattraperait la mauvaise humeur de Lily. Il était décidément rendu bien gentil par ce nouvel univers, car en temps normal, un tel comportement envers ceux qui allait mourir pour les "divertir" aurait scandalisé le jeune garçon qui se serait probablement fait une joie de l'envoyer sur les roses.

Il constata alors avec horreur qu'il n'était déjà plus totalement lui-même, et tenta de se rassurer en se concentrant sur son objectif : Ne pas se faire d'ennemis. Suivre les consignes de Silk. Pour ses proches, pour Lily. Et à nouveau il terrassa sa peur et sa colère au fond de lui-même, se contentant de suivre les indications prochaines de leur nouvelle styliste.

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MessageSujet: Re: Are you ready boots ? Start walkin' ! [D8]   Dim 17 Juin - 18:00





    Une étreinte. Comme s'ils appartenaient au même District. Comme s'ils étaient de la même famille. Ce serait presque ça... Du moins, jusqu'au début des Jeux. Et jusqu'à la fin. Orube avait beau être niaise en tout point, il fallait tout de même leurs montrer qu'ils avaient une chance de gagner. Ils étaient sûrement des cas désespérés physiquement, du moins en beauté, mais peut-être avaient-ils du potentiel pour remporter les Hunger Games. Et quelle joie plus immense que celle de voir l'un ses propres tributs remporter ? Si cela arrivait, ce serait le plus beau jour de sa vie. Et peu importe ce qu'il lui arriverait après, elle pourrait mourir heureuse ! Orube desserra son étreinte et posa une main sur l'épaule de chacun, scrutant leur visage. En réalité, ils n'étaient pas si mal que ça ! Cela devait sûrement être grâce aux soins, aux huiles, aux crèmes et tout autres produits dont les avaient enduis les préparateurs. Au moins, ils avaient déjà un peu plus de charisme. Attendrie, elle pencha la tête sur le côté, un large sourire aux lèvres, soupirant de satisfaction et de soulagement. Ses mains retombèrent contre ses hanches et elle s'écarta, reculant d'un pas en arrière, pour mieux les observer. C'était la première fois qu'elle faisait ce genre de trucs, elle se sentait un petit peu perdue sur le coup. Ils étaient tous les trois ensemble sur ce coup ; perdus. La jeune femme se massa le menton et commença à tourner autour d'eux, essayant à la foi d'être certaine de ses idées et de ne pas passer pour une abrutie qui ne savait pas trop comment s'y prendre. Malheureusement pour elle, Orube était maladroite et, perdue dans ses pensées à réfléchir un minimum sur ce qu'elle pouvait bien faire d'eux, ses pieds se heurtèrent, s'emmêlèrent et elle se ramassa par terre. Le plus rapidement possible, elle se releva et passa une main dans ses cheveux qui furent légèrement décoiffés :

    «  - Ça va, mes chéris ! ».

    Ses mains tremblaient et son sourire exagéré lui faisait horriblement mal à la mâchoire. Il fallait qu'elle occupe ses mains... Elle observa tour à tour Lily Ann et Lucas avant de finalement mettre ses mains sur ses hanches, essayant de récupérer un minimum de dignité. Ce petit incident fut vite oublier pour la jeune styliste qui se dirigea vers le fauteuil où elle les avait attendus. Une petite pochette à dessins y était posée, une pochette bleu fluo tachetée de noir, refermée d'un élastique. Elle l'attrapa et l'ouvrit tout en se dirigeant vers eux. Orube se racla la gorge en les observant, un sourire plus détendu au coin des lèvres. Elle était plus que stressée mais, hors de question de gâcher le plus beau jour de sa vie. Sa vie allait prendre un nouveau tournant. Elle eut du mal à sortir les deux morceaux de papier mais finit tout de même par les attraper avant de les tendre,retournés, à ses deux tributs :

    «  - Mes couturières sont en train de confectionner vos tenues. Cela n'a rien d'exceptionnel, je dois l'admettre mais, il faut savoir donner dans la simplicité, non ?! ».

    Orube leurs offrit un clin d’œil rassurant et amicale avant de donner un coup de coude à Lucas :

    «  - La mode ici est très... Extravagante comme vous avez dû le constater ! On a toujours l'habitude du plus et du surplus ! Alors, je me suis dit qu'il fallait choquer par la simplicité ! ».

    La jeune styliste se masse le menton, le regard perdu dans le vague :

    «  - Hier, je n'ai pas pu dormir. Je n'ai pas cessé de penser à ce que je pourrais bien vous faire comme tenue. Certains y travaillent depuis des mois... Alors que je ne savais toujours pas quoi faire. Il faut dire que vous n'êtes pas le plus inspirant des Districts, n'est-il pas ?! ».

    L'habitante du Capitol s’esclaffa avant de s'arrêter net en voyant leur tête déconfite :

    «  - Enfin bref. Et puis, je me suis dit : "  Zut Orube ! C'est le District du textile, de l'encre et de la confection des uniformes pour nos braves combattants, tu dois forcément trouver quelque chose ! " et c'est comme ça que j'ai eu l'idée de ce que vous tenez dans les mains. ».

    D'un geste de la main, Orube leurs fit signe de retourner les papiers.

    «  - Bien sur, ce n'est pas moi qui ai dessiné ces croquis, je ne sais absolument pas dessiner ! ».


    Un autre petit rire, cette fois-ci plus étouffé, alors qu'elle montrait les détails de chaque accessoire du bout du doigt sur les papiers :

    «  - J'ai choisi le thème des années 1920. Oui, c'est très très loin. J'avais lu un magazine sur cet effet de mode d'il y a bien longtemps ! Grâce à cette époque-là, nous pourrons exploiter toute sorte de textiles comme le satin, la dentelle, le tulle ou encore le coton. On peut y voir des accessoires comme le boa à plumes, que ce soit pour toi, Lucas... ».


    Son index parfaitement manucuré se posa sur le nez de Lucas et fit de même ensuite pour Lily Ann :

    «  - Ou toi, Lily ! ».


    Orube se recoiffa légèrement avant d’enchaîner :

    «  - Mais il n'y avait pas que le côté textile que nous pouvions exploiter mais aussi l'encre avec la sérigraphie. Je me suis renseignée sur cette technique et je dois dire que c'est merveilleux ! Fantastique ! Je ne savais pas que c'était grâce à cette technique d'impression que nous pouvions avoir des motifs sur nos vêtements ! ».

    Tout en s'égarant, elle se mit à rire une énième fois avant de revenir au sujet :

    «  - Et comme les uniformes que vous fabriquez pour nos Pacificateurs chéris sont blancs, je me suis dit que nous pouvions jouer sur les écrus, le parme, les roses très pâles, le saumon avec quelques dégradés de couleurs ou des teintes différentes ! Évitons le blanc mes chéris, je n'ai pas envie de vous faire jouer les pauvres amants qui sont envoyés à l’abattoir ! Oh, et pourtant, si vous saviez comme j'aime les love story dans les Hunger Games ! ».

    Elle se mit à sautiller sur place en piaillant et en gloussant :

    «  - Je trouve ça tellement romantique ! Mais avouons-le ; vous n'êtes pas assez mignons pour jouer les amoureux transits et je suis sûre que vous ne vous connaissez même pas ! En plus, je me suis dit que faire votre entrée en tenue de mariés, c'était moyen et déjà vu. Fuuu. ».

    Orube leurs pinça les joues, tout sourire :

    «  - Je sais que vous n'avez pas le droit de refuser mes indications et mes tenues, mais... Que pensez-vous de mon idée ? ».



HRP : J'avais commencé pour Lily, enfin, plutôt pour Velvet parce que j'ai cru que c'était elle qui tomberait >>, du coup je referais pour Lily, mais j'avais pas commencé Lucas... Puisque je ne savais pas qui tomberait :/ ... Mais... n'ayant plus de scanner .... Bah je n'ai rien XD. J'ai l'idée de base dans ma tête ;_; ... Mais je vous fournis les images desquelles je me suis inspirée pour vous gribouiller quelque chose. Néanmoins, si l'idée ne vous plait pas du tout, je peux faire quelque chose d'autre, changer mon post et partir sur une autre idée :D ! Je pense pas comme Orube moi 8D et j'ai plein d'autres idées au pire 8D ! Voilà mes p'tits loups, bon courage pour vos exam' vous allez roxxer ♥ !

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MessageSujet: Re: Are you ready boots ? Start walkin' ! [D8]   Mar 26 Juin - 19:00

« Lucas Mandrake. On nous a beaucoup parlé de vous, dans la salle de préparation... »
Lily quitta Orube des yeux un court instant. Lucas semblait à l’aise. Il en fallait bien un dans le lot de toute manière. Un, oui. Car la styliste démontra sans tarder qu’elle n’était pas non plus comme un poisson dans l’eau ; et ce dans toute sa superbe puisqu’elle s’emmêla les pinceaux jusqu’à en tomber par terre. Plutôt que de la peiner, cela rassura plutôt Lily qui vit en Orube la pression que le Capitole s’infligeait à lui-même. Mais c’était loin d’être suffisant. Elle n’était là que pour récolter les honneurs d’un travail qu’elle n’avait même pas fait. Une styliste ne sachant ni coudre ni dessiner ? Cela paraissait inconcevable, plus particulièrement du point de vue une jeune femme du huit. Pour Lily, les pauvres petits stylistes inconnus du district huit valaient bien mieux que tout ces prétendus artistes assoiffés de gloire et dépourvus de talent.

Tandis qu’Orube se relevait, aussi confuse qu’elle était, Lily s’efforça de penser à autre chose. Après tout, l’élaboration des costumes n’importait que peu. C’était le résultat final qui ferait ou non son effet.

« Ça va, mes chéris ! »

Lily se crispa en écoutant Orube.« Chéris ? » Elle avait envie de vomir tant cela semblait ridicule. Vraiment. Mais la parenthèse des petits termes affectifs fut vite fermée puisque la styliste se dirigea d’emblée vers le fond de la salle. Quelques dossiers traînaient par-ci par-là. Sans doute contenaient t-ils les ébauches de leurs futurs costumes. Mais c’est sur une pochette bleue tachetée qu’Orube jeta son dévolu avant de confirmer rapidement l’idée que Lily s’était faite de son contenu. Les costumes, bien entendu. Après avoir farfouillé quelques instants dans les dizaines de feuilles griffonnées, la styliste mit la main sur deux croquis qu’elle tendit, recto vers le sol, à ses tributs une fois la pochette refermée. Suspens ? Elle se hasarda à fournir quelques explications ‘’primordiales’’ avant de leur laisser découvrir les fruits de "son" travail.

« La mode ici est très... Extravagante comme vous avez dû le constater ! On a toujours l'habitude du plus et du surplus ! Alors, je me suis dit qu'il fallait choquer par la simplicité ! » Expliqua t-elle après un clin d’œil et un coup de coude à Lucas. Lily ne fut qu’à moitié rassurée : la simplicité du Capitole était t-elle vraiment aussi « simple » qu’elle semblait le dire ? À en juger par la démesure que l’ont pouvait trouver à chaque coin de rue, ce n’était pas si sûr. La styliste continua son speech en riant : « Hier, je n'ai pas pu dormir. Je n'ai pas cessé de penser à ce que je pourrais bien vous faire comme tenue. Certains y travaillent depuis des mois... Alors que je ne savais toujours pas quoi faire. Il faut dire que vous n'êtes pas le plus inspirant des Districts, n'est-il pas ?! »

En l’écoutant, Lily ne sut dire si elle était désespérée ou complètement indignée. Elle n’avait pas vraiment tord, mais se rendait t-elle vraiment compte de ce qu’elle disait ? Un coup d’œil vers Lucas fit comprendre à la jeune fille que son avis sur la question était partagé. Les deux restaient perplexes.

« Enfin bref. Et puis, je me suis dit : "Zut Orube ! C'est le District du textile, de l'encre et de la confection des uniformes pour nos braves combattants, tu dois forcément trouver quelque chose !" et c'est comme ça que j'ai eu l'idée de ce que vous tenez dans les mains. » Continua Orube avant d’annoncer le moment fatidique : celui qui allait découvrir "son" œuvre.

La feuille en main, Lily hésita quelques secondes. Son cœur battait très vite, même pour une chose qui semblait aussi futile. Elle craignait ce qu’elle allait découvrir. Pourtant, lorsqu’elle eut le croquis de son costume sous les yeux, elle ne put retenir un long soupir de soulagement. C’était un peu clinquant, mais pas extravagant. Le genre vintage, comme ils disaient à la télé. Il y avait là une tenue assez simple tout droit venue des années 1920.

« Bien sur, ce n'est pas moi qui ai dessiné ces croquis, je ne sais absolument pas dessiner ! » Ajouta Orube tandis que Lily scrutait les moindres détails de son croquis. Elle se demandait comment rendrait ce costume sur elle, même si elle ne tarderait pas à en juger de manière physique. Orube, quand à elle, poursuivait ses explications :

« J'ai choisi le thème des années 1920. Oui, c'est très très loin. J'avais lu un magazine sur cet effet de mode d'il y a bien longtemps ! Grâce à cette époque-là, nous pourrons exploiter toute sorte de textiles comme le satin, la dentelle, le tulle ou encore le coton. On peut y voir des accessoires comme le boa à plumes, que ce soit pour toi, Lucas… ou pour toi Lily ! »

La styliste posa ses doigts sur le nez de Lucas, et dans la continuité de sa phrase, en fit de même pour Lily qui loucha sur son vernis à ongle tape-à-l’œil.

Elle s’affaira ensuite à expliquer la raison de son choix, soit les techniques d’impression des tissus et la sérigraphie. Lily ne pût s’empêcher d’intervenir. On parlait là de son univers. La plupart du temps, elle œuvrait sur les tissus du Capitole.

« J’ai sans doute travaillé sur les tissus de nos costumes alors. Je m'occupe à 90% des tissus de luxe que vous utilisez ici. »

Orube évoqua ensuite les uniformes des Pacificateurs et leur couleur blanche, exposant l’image des amants maudits qui avait été exploitée maintes et maintes fois auparavant. Pour la première fois, Lily s’entendit avec la styliste : ce n’était clairement pas une bonne idée. Bien qu’elle n’adhérait pas vraiment à l’idée "romantique" qu’elle s’en faisait.

« Non, c’est évident. Et puis nous serions ridicules... sans parler de notre potentiel de conviction qui frôlerait le 0... »

Et un pincement de joue plus tard, les tributs furent invités à donner leurs avis. Lily regarda Lucas avant de prendre la parole, sondant son esprit avant de s’exprimer, ce qu’elle fit sans tarder.

« Je trouve cette id-
- Orube ! Orube ! »

Lily se retourna rapidement. Le préparateur aux cheveux bleus fluos était entré en catastrophe.

« Ichabod Peeblebee est finalement arrivé à temps. » Expliqua t-il. « Il devrait être là d’une minute à l’autre.
- Ichabod Peeblebee ? S’interrogea Lily en faisant face au préparateur qui lui répondit avec un large sourire :
- Votre deuxième styliste ! Nous n’étions pas sûrs de sa venue mais il a pu se libérer.
- Oh. »

Lily regarda Orube, puis Lucas. Avec ce ‘’retournement’’ de situation, qu’allait t-il se passer ? Les stylistes allaient sans doute devoir s’accorder sur les costumes et se partager les tributs. Si c’était le cas, avec qui allait t-elle poursuivre ? Ces questions trouveraient bientôt des réponses, car des bruits de pas résonnaient déjà dans le couloir.
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MessageSujet: Re: Are you ready boots ? Start walkin' ! [D8]   Jeu 28 Juin - 11:27

Dieu sait qu'Ichabod apprécie le fait de préparer son tribut, de le montrer au public, ce qu'il a fait de lui. Mais Dieu sait aussi que ce jeune homme hait les Hunger Games. Certes, il ne hait point, il n'est juste pas d'accord avec les jeux, sur certains points. S'ils pouvaient ne pas exister, bonheur cela ferait. Mais après tout, cela ne le concerne pas vraiment, il est là pour habiller et rendre le présentable possible son tribut. Ichabod n'est pas là pour la pitié, il sait très bien que son tribut n'a pas besoin en plus de quelqu'un de ce genre. Alors, comme à son habitude, il se contente de faire son travail, en tout honneur. Il doit relever le niveau, que son nom soit propulsé à nouveau dans la lumière.

Occupé avec son défilé, qui avait une grande importance pour la ville, il avait du s'absenter quelques temps dans différents districts pour ressource d'inspiration. Son retard avait été excusé, autant pour lui certes. Le jeune homme était arrivé le matin même. Et c'était directement présenté à l'accueil qui avait été si heureux d'apprendre son retour. De plus, Ichabod n'avait pas manqué grand chose. Alors qu'on lui avait refilé une petite liste des différents tributs mais aussi des stylistes, le jeune homme avait découvert avec qui il avait été mis en binôme, si on pouvait dire cela de cette manière. Mademoiselle Harvey-Cain. Nom familier, il l'avait certainement déjà rencontré quelque part, bien sûr, elle n'était pas n'importe qui. Il se souvenait bien d'elle. Une simple rencontre.

Tribut du huit, Lily Ann Ayling et Lucas Mandrake. Le styliste découvrait le visage de ces deux personnes qui allait bientôt peut-être ne jamais revenir vivant sur cette terre. Repliant les papiers pour les insérés dans sa poche de costume noir encre, il suivit le préparateur fort sympathique qui parlait, parlait et parlait. Cet homme semblait exister par les Hunger Games, chose très peu étonnante, tout le Capitole l'était.

Dans la marche, Ichabod fut arrêter à une autre accueil près de la salle où se trouvaient les personnes avec qui il aillait passer pas mal de temps jusqu'à l'entrée en arène de deux d'entre eux. À nouveau, on le salua et il du signer certains papier, tandis que le préparateur qui l'avait emmené jusqu'ici se pressa d'aller les avertir de mon arriver. Quelques minutes après, Ichabod se remit en marche, son air si passif au visage qui faisait fondre certaines femmes tellement cela en devenait envoutant mais à la fois arrogant.

- Votre deuxième styliste ! Nous n’étions pas sûrs de sa venue mais il a pu se libérer. entendit-il alors que ses pas résonnaient dans le couloir. Il n'était plus à quelques mètres.
- Oh. entendit-il à nouveau d'une voix féminine par la porte ouverte plus loin.

Fourrant ses mains dans les poches de son pantalon de costume, il arriva finalement à la porte après quelques secondes. Dans l'encadrement de la porte, il jeta un regard aux personnes présentent. Tout d'abords sur la jeune fille tribut qui était plus prêt de lui, puis son regard passa au tribut garçon. Son regard ne passait aucune pitié, non, il découvrait simplement ses tributs. Puis, il releva le regard avec sa partenaire. Il esquissa un sourire en coin en la découvrant, il se souvenait d'elle à présent. Remerciant le préparateur, il s'avança dans la pièce vers Orude et lui tendit la main.

- Orude. Quel plaisir de te revoir. s'exclama t-il pour la première fois à son intention. Après cela, il se tourna vers les deux tributs et leur serra chacun leur tour la main, comme il le faisait d'habitude.
- Je me présent, Ichabod Peebleblee, mais appelez moi seulement Ichabod. dit-il en marquant une légère pause pour s'adresser aux trois personnes. Veuillez m'excuser, j'ai eu un léger contre temps alors que tout cela aller commencer. finit-il en regardant les tributs tour à tour.

Ichabod n'était pas du genre à trainer les choses, s'asseyant sur le gros accoudoir du fauteuil vide. - Alors. Vous en êtes où ? Qu'as-tu préparé ? demanda t-il en faveur d'Orude tandis qu'il regardait seulement du regard les papiers disposés.
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MessageSujet: Re: Are you ready boots ? Start walkin' ! [D8]   Lun 2 Juil - 16:51

A peine les présentations furent-elles faites qu'Orube se mit à les observer sous toutes les coutures, se frottant le menton, mettant les mains sur les hanches, tout en prenant certainement notes des derniers détails à régler pour leur défilé prochain. Lucas la regarda faire, conservant un petit air perplexe alors qu'elle leur tournait autour comme si elle étudiait une statue au musée. Néanmoins, il se força à ne pas s'inquiéter des agissements de la jeune femme. Après tout, Silk les avaient prévenus : Orube était du genre extravagante. Aussi se souvint-il de la définition donnée par leur mentor vis-à-vis de sa subtilité - comparable à celle d'une vache dans un couloir, dixit Silk - avec un petit sourire discret en ayant enfin l'occasion de le constater de ses propres yeux.

Il fut soudainement ramené de ses souvenirs par la chute de leur styliste qui s'étala tout à coup de tout son long. Cependant, Lucas eu à peine le temps d'avoir un petit recul de surprise en haussant les sourcils que la jeune femme était déjà à nouveau debout en train de leur assurer que tout allait bien. Lily sembla marquer une certaine surprise quand au nouveau surnom dont ils avaient hérités, mais la chose ne s'étala pas plus longtemps. Finalement, Orube leur décrocha un sourire un peu too much auquel Lucas répondit par un sourire un peu maladroit, ayant du mal à abandonner son air surpris et son regard perplexe malgré les prévenances de Silk. Elle avait sacrément bien fait de les prévenir qu'il ne fallait pas s'inquiéter de ça, car la situation leur aurait permit de se poser de sacrées questions. Après tout, ils étaient peut-être déjà observés par des caméras. Le Capitole attendait-il une réaction spécifique des deux tributs ? C'était sans doute cela. Lucas avait du mal à croire que la jeune femme qui leur faisait face agissait vraiment "normalement".

Cependant, il abandonna bien vite ses théories loufoques lorsque le second conseil de Silk lui revint en mémoire : son mari était juge. Peut-être s'agissait-il ici d'un indice ? Une chute ? Il y allait avoir beaucoup de racines ? Une forêt alors ? Ou une chute d'eau ? Il y allait y avoir de l'eau.. ?

Mais de nouveau, les réflexions du jeune garçon s'interrompirent lorsque la jeune femme en question - que Lucas scrutait désormais comme un indice du Da Vinci Code - leur remit un papier à chacun. IL s'agissait certainement du résultat final de leur tenue. Aussitôt, l'attention de Lucas se reporta à nouveau sur l'instant présent. D'après les dires de la jeune femme, ils auraient droit à quelque chose de simple. Ô soulagement ! Peut-être échapperaient-ils au moins au ridicule du défilé auquel certains de leur prédécesseurs avaient eut droit. Elle donna alors un coup de coude à Lucas en adoptant un comportement un peu plus détendu et amical, admettant que la mode au Capitole était plutôt du genre surprenante. Le jeune garçon se contenta d'hocher la tête pour confirmer en souriant. IL n'avait pas eu besoin qu'on le lui dise pour remarquer que les habitants du Capitole vivaient dans un monde à part. Si la simplicité pouvait les aider à marquer les esprits, alors c'était tant mieux pour eux, et le jeune trbut ne pouvait que s'en réjouir.

Finalement, Orube leur confia que la veille encore les deux jeunes n'avaient toujours pas de costumes alors que d'autres équipes y travaillaient depuis beaucoup plus longtemps pour d'autres districts. D'après elle, leur district n'était pas très inspirant. A cette remarque, Lucas haussa d'abord les épaules avant de prendre un air concentré, essayant de se mettre à sa place en réfléchissant à ce qui pourrait refléter le district du textile. Cependant, les usines et les colorants ne mettaient pas vraiment la beauté des choses en avant, et c'est tout ce qu'ils avaient eu l'occasion de connaître. Les beaux tissus, les coutures parfaites et les costumes magnifiques partaient immédiatement vers le Capitole une fois leur confection terminée. Aussi lUcas songea t-il un instant à Lacie, qui utilisait parfois Lucas - à son grand désespoir - pour faire ses modèles de costumes et il nota qu'il n'avait jamais prit la peine de lui demander d'où elle tenait son inspiration. Finalement, alors qu'il soupirait d'un air un peu désespéré, il reporta à nouveau son attention sur Orube qui s'esclaffa en trouvant cela visiblement drôle. Après un bref regard interloqué vers Lily, Lucas comprit qu'il s'agissait certainement d'un humour capitolien, et en croisant leur regard perplexe, la jeune femme cessa de rire, comprenant sans doute que la remarque n'avait pas grand chose de réjouissant pour eux.

Cependant, elle reprit rapidement la parole en s'agitant à nouveau, leur confirmant qu'elle avait finalement remué ses méninges pour avoir l'idée de costume dessinée sur le papier qu'elle leur avait remit. Et après leur avoir fait signe de mettre fin au suspens, Lucas retourna enfin la petite fiche pour découvrir le croquis. Toutefois, il n'était pas vraiment comme d'autres habitants du district, doués dès leur enfance pour la confection de costumes en tout genre. Il avait plutôt été d genre à s'attarder sur les grandes machines qui entouraient leur environnement. Aussi avait-il du mal à se représenter ce que cela donnerait sur lui. IL releva la tête vers Orube lorsqu'elle leur avoua qu'elle ne savait pas dessiner, et à cet aveu, Lucas haussa les sourcils. Comment était-elle devenue styliste dans ce cas ? Il se rappela un instant son grand ami Wael qui avait été comme un frère pour lui, avant qu'il ne parte pour le Capitole pour construire sa carrière de styliste. Il dessinait merveilleusement bien et inventait des choses fantastiques en un clin d'œil. Pourtant, il avait eu beaucoup de mal à décrocher son billet pour parvenir jusqu'ici. L'espace d'un instant, Lucas regretta que ce ne soit pas lui qui soit ici, mais cela aurait certainement rendu les choses plus difficiles, bien qu'il lui manqua. De ce fait, il était plutôt reconnaissant de la présence dOrube aujourd'hui.

Il abandonna donc cette idée pour se concentrer sur les explications qu'Orube leur donnait à présent en pointant les accessoires sur leur feuille. Ce serait donc les années 1920. Lucas acquiesça d'un air respectueux alors qu'elle énumérait tous les textiles qu'elle allait utiliser pour confectionner leur tenues. Encore une fois, Lucas n'avait qu'une vague idée de certains noms, et sentant un peu perdu dans toutes ces informations, il se trouva un peu forcé de faire confiance à la jeune styliste, bien qu'il reconnu quelques noms pour les avoir déjà entendu en travaillant à l'usine, la plupart du temps sur les machines défectueuses.

Ainsi Orube leur expliqua que, l'un comme l'autre, ils auraient droit à plusieurs accessoires, appuyant d'un doigt sur leur bout du nez en les désignant tour à tour. Surpris par le geste, Lucas redressa la tête d'un air alerté alors qu'il observait les dessins l'instant d'avant. Mais une nouvelle fois, Orube ne leur laissa pas le temps d'être surpris, continuant à débiter des informations. Encore une fois, Lucas nota que Silk ne s'était pas trompée : cette jeune styliste adooorait parler. Finalement, elle leur avoua également s'être renseignée sur les techniques d'impressions des motifs, et alors qu'Orube s'extasiait sur cette nouvelle découverte, Lucas eut un petit sourire au souvenir de la mésaventure qu'il avait vécu avec Lily pour finir dans le bac de teinture grise. Il se demanda vaguement si le tissu aux motifs improvisés suite à son utilisation en serpillère avait été envoyé au Capitole lui aussi, et un petit air moqueur illumina son regard en imaginant la réaction d'Orube si elle avait été mise au courant. Mais il s'interrompit dans son imagination lorsque Lily intervint finalement dans le discours de la jeune femme, alors qu'elle s'était contentée d'acquiescer tout comme lui depuis le début. Surpris, Lucas tourna donc la tête vers elle alors qu'elle expliquait qu'elle s'occupait justement des tissus de luxe. Une nouvelle fois, il se rappela cette fameuse soirée où il l'avait suivi, après qu'elle lui eut dérobé les clés qu'il avait si durement gagné, tout ça pour ranger ses si précieux tissus à l'autre bout de l'usine.

Finalement, Orube reprit la parole, parlant à nouveaux de termes techniques dont Lucas ignorait l'existence alors que Lily semblait désormais suivre avec attention. Enfin, elle leur annonça qu'ils n'auraient pas à jouer les amoureux condamnés, avouant tout de même qu'elle adorait ce genre d'histoire. Et à nouveau, ils eurent droit à une réaction surprenante, car elle se mit à sautiller sur place en émettant une série de bruits étranges. Lucas haussa les sourcils tout en restant méfiant face à cette nouvelle réaction. Que devaient-ils comprendre ? Etait-ce la vache dans le couloir ? Cette année, le thème attendu par le public était les amoureux perdus ? Ou le duo hystérique peut-être ? Mais l'instant d'après, la jeune femme leur confirma qu'ils n'étaient pas fait pour ce rôle, affirmant qu'ils ne se connaissaient probablement pas.

A ces mots, Lucas baissa tristement les yeux, songeant à nouveau aux mots de Silk "ne compter que sur soi-même et ne pas jouer les héros". Cependant, depuis le début, les intentions de Lucas avaient été tout autres. il était partit avec la ferme intention d(aider Lilyà sortir de là, mais cela impliquerait forcément qu'il y reste en retour. Il fronça alors les sourcils, chassant le souvenir du discours de leur mentor. Il ne pouvait décemment pas douter de sa confiance envers Lily. Seul le destin d'un danger imminent pourrait venir briser leur promesse. Et alors que le jeune garçon songeait activement à l'avenir, Lily avait à nouveau approuvé les projets d'Orube, et la jeune femme leur pinça brièvement la joue, ce qui ramena une nouvelle fois Lucas à la réalité, avant de leur demander leur avis, même s'ils ne pouvaient pas changer les choses en cas de désaccord.

A peine sortit de sa triste torpeur, Lucas jeta un regard à Lily qui sembla chercher une réponse en lui, alors qu'il ne lui donna qu'un regard interrogateur en retour, puis elle ouvrit la bouche pour répondre en première. Cependant, elle fut interrompue par un nouvel arrivant aux cheveux bleus fluos. A nouveau, les yeux de Lucas pétillèrent de curiosité. Décidément, le Capitole avait aussi son lot de surprise "amusantes". Mais l'homme annonça l'arrivée d'une personne dont le nom ne leur disait rien. Lily se permit donc de linterroger à ce sujet, et il leur dévoila qu'il s'agissait de eur second styliste. A peine eut-elle le temps d'eprimer sa surprise en jetant un regard à Orube, puis à Lucas, que le dit-styliste se fit entendre dans les couloirs. Lucas haussa simplement les épaules face à l'interrogation de Lily en reportant aussitôt son attention à la porte qui s'ouvrait.

Une seconde fois, il fus surpris : Pas de licorne ou de dalmatien cette fois encore. L'homme qui venait d'entrer semblait parfaitement normal. Il leur jeta un bref regard, auquel Lucas répondit par un air patient, attendant de prendre connaissance du bon déroulement des choses. Lorsqu'il se décida finalement à les rejoindre, il tendit rapidement la main à Orube en la saluant. Visiblement, ils se connaissaient déjà,. Puis il se présenta alors à eux, les autorisant d'office à l'appeler par son prénom et s'excusant pour son retard. A nouveau, il posa son regard sur eux, et Lucas se décida finalement à prendre la parole :

- "Je suis Lucas Mandrake. Nous venons à peine d'arriver également." Assura t-il alors en souriant brièvement. Et à peine les secondes présentations terminées, le nouvel arrivant pris place à leur côtés en les questionnant sur ce qu'il avait raté. "Elle nous demandait notre avis." Répondit simplement Lucas en agitant le petit papier qu'elle leur avait remis avant de le poser devant lui en se tournant vers l'intéressée. "Et je trouve ça très bien." Déclara t-il simplement en souriant, prenant un air qui se voulait convainquant. Cependant, il se rappela que la règle numéro était le plus et le surplus. Aussi, pour ne pas sembler insolent et désintéressé de la chose alors qu'elle avait eu la gentillesse de prendre la peine de leur demander leur avis, il prit soin d'ajouter : "L'idée de la simplicité est très originale. Et le thème des années 1920 permet l'utilisation de nombreux tissus différents. C'est plutôt astucieux. Et puis de toute façon, je fais confiance à vos talents de styliste, à tous les deux." Sa réponse lui parut ainsi plus correcte en le faisant croire un minimum impliqué - du moins était-ce l'effet qu'il espérait en tirer. - Il sourit alors à nouveau en prenant un air confiant et jeta un regard interrogateur à Lily qui, du fait de l'intervention précédente de l'homme bleu, n'avait pas encore eu l'occasion de donner son avis, avant de poser son regard sur Ichabod afin de noter ses réactions face aux croquis pour se faire une idée de ce qu'il en pensait. De plus, Lucas n'avait pas eu d'informations de Silk sur lui. Il ignorait donc à quoi s'attendre, bien qu'il ai l'air plutôt détendu à première vue, et gardait donc une lueur méfiante et curieuse à la fois dans le regard à son sujet.
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MessageSujet: Re: Are you ready boots ? Start walkin' ! [D8]   Mer 4 Juil - 18:07

    Wait for it. Les mains jointes contre sa poitrine, Orube les regardait avec un large sourire. Elle n'avait aucun mérite pour ce travail, elle le savait. Mais elle s'en foutait tout autant. Après tout, s'il n'y avait que les gens doués et riches qui faisaient les sales besognes, pourquoi aurait-on besoin des pauvres et des être insignifiants ? Ils seraient inutiles à la société. Les gens qui avaient travaillé sur ce projet devraient se montrer reconnaissant envers Orube. Elle leurs avait permis de créer quelque chose de magnifique et utile au grand Capitol. Quelque chose qui, même si ce n'était pas transcendant, resterait marquer à jamais dans l'histoire de Panem. Car les Jeux étaient désormais quelque chose d'historique, qui faisait partie intégrante du patrimoine de ce qu'il restait des êtres humains après toutes ces catastrophes. L'humain avait su grandir de ses erreurs, se hisser au sommet, comme il en avait autrefois l'habitude. Les Hunger Games étaient aussi là pour le rappeler et ainsi montrer la puissance de cette nation qui resta debout, fière, face à l'adversité. Et faire parti de tout cela, les misérables pouvaient en être fiers eux aussi. Mais tout de même ; certes elle n'avait pas conçu les maquettes, que ce soit l'élaboration des dessins ou même des costumes en eux-mêmes, mais elle avait tout de même eu l'idée et lors de la description de ce qui avait germé dans son cerveau la nuit dernière, Orube avait été plus que précise. Pratiquement intraitable sur chaque détail. Ce n'était pas le genre de femme autoritaire ou qui s'énervait facilement, néanmoins, elle avait cette idée et hors de question de la laisser s'envoler, pas même le plus minuscule détail. Et puis, elle s'était donnée pour objectif de rendre ses tributs plus élégants. Elle aurait été la risée de tout Panem si elle avait fait quelque chose de moyen. Vu la tête de ses tributs, si en plus elle se retrouvait à les faire parader dans des tenues affreuses, elle aurait eu qu'à se terrer sous terre pour le restant de ses jours. Orube se mordit la lèvre inférieure, scrutant tout ce qu'ils pouvaient laisser transparaitre.

    S'ils pouvaient être au moins un peu plus émus ou surpris ou... C'était quoi ça ? Des carpes ? Ses tributs étaient des carpes sans réelles émotions. Ce n'était pas du tout sérieux tout ça. Orube croisa les bras, visiblement déçue de leur réaction. Elle s'attendait à de grands sourires béats, des effusions de joie, des remerciements ou même quelques embrassades amicales. Elle ne s'attendait pas du tout à ça. C'était donc ça, les tributs des Hunger Games ? Des gamins déjà vidés de toutes émotions ? Des gosses incapables de se motiver pour leur survie ? Ce n'était pas du tout amusant. Orube fit la moue. Si seulement elle pouvait les secouer en leurs disant de se motiver pour gagner ! Ce n'était pas son travail, mais celui de Silk Preston. Les aurait-elle traumatisés, ramollis ou carrément abandonnés ? Non, ce n'était pas le style de Silk ! Silk était une battante, sinon, elle n'aurait jamais gagné les Hunger Games. Il ne fallait pas désespérer. Pas maintenant. Elle laissa ses bras retomber le long de son corps en soupirant de soulagement quand Lily Ann prit la parole. Enfin une qui s'intéressait un minimum à son travail. Orube applaudit. Son sourire était de nouveau là. C'était très intéressant de voir une jeune fille du District 8 qui aurait pu travailler elle-même sur les tissus qui l'habilleront lors du défilé. Lorsque Lily Ann souleva que l'hypothèse d'une amourette était ridicule, Orube ne put qu'acquiescer une seconde fois :

    " - Oui, vous ne seriez vraiment pas crédibles ! Vous n'allez absolument pas ensemble je trouve ! Et puis, Lily Ann, tu fais bien plus jeune, on dirait encore une toute petite fille !".

    Orube éclata de rire puis se retourna brusquement vers la porte d'entrée. L'un des préparateurs étaient rentrés en catastrophe dans la salle. Les mains sur les hanches, la tête penchée sur le côté et un sourcil relevé, la jeune styliste attendait une explication qui ne tarda pas à venir. Ichabod ? Il avait pu se libérer ? Il était de nouveau disponnible ? Orube se mit à rougir en souriant bêtement. Elle suivait toutes les actualités d'Ichabod Peeblebee dans le domaine de la mode depuis qu'il avait pu se hisser au sommet et il lui était arrivé de le croiser lors de quelques réceptions pour les Jeux. Malheureusement, elle n'avait jamais eu l'occasion de réellement lui adresser la parole. En apprenant qu'il avait dû se décommander pour l'un de ses défilés, elle avait été assez déçue, néanmoins, devait rester à la hauteur des attentes d'un tel styliste, aussi réputé soit-il. Sautillant presque sur place, elle se recoiffa brièvement en passant une main dans ses cheveux. Il ne fallait pas avoir l'air d'une parfaite groupie, tout de même. Il s'avança vers le petit groupe alors que le préparateur, lui, s'en allait. Ichabod tendit une main vers Orube. Elle s'emprassa de l'attraper et de la serrer avec délicatesse, soupirant comme une adolescente amoureuse :

    " - Je suis ravie de te revoir aussi, Ichabod ! Si tu savais comme je suis contente que tu aies pu te libérer ! C'est un véritable honneur de t'avoir parmi nous ! ".

    Orube joignit ses mains, regardant avec admiration l'homme qui venait d'entrer dans la pièce. Lucas se présenta le plus simplement du monde avant de commenter enfin les croquis pour le défilé. Ah ! Il trouvait ça bien, c'était au moins ça ! Orube s'empressa de passer son bras autour de Lucas avec un grand sourire :

    " - Je me doutais bien que la simplicité vous plairez à tous les deux ! Et surtout, l'utilisation de certains tissus ! Vous aurez l'occasion de porter ce sur quoi vous avez travaillé toute votre vie ! N'est-ce pas formidable ?!".


    La jeune femme lâcha doucement Lucas pour poser ses mains sur celles d'Ichabod :

    " - J'espère que cela te convient, Ichabod. Ne sachant pas où donner de la tête sans toi, j'ai pensé à cela, mais nous pouvons tout revoir si tu as d'autres idées ! J'espère que ton défilé s'est bien passé ! Nous donnerons le meilleur de nous-même pour que ces enfants ressemblent à quelque chose ! ".


    De nouveau, les mains sur les hanches, elle recula de quelques pas pour examiner Lily Ann et Lucas :

    " - Je pense que ça peut vraiment le faire mais, par pitié Lily Ann, je t'en supplie, souris un peu, ma grande ! On dirait que tu vas à un enterrement ! ".

    Brièvement, Orube se tourna vers Lucas et lui offrit un énorme sourire :

    " - Pour toi Lucas, c'est parfait ! Tu es d'un naturel ... ! Je pense que si tu te tenais un peu plus droit et que tu te donnais un peu plus de prestance, tu serais sublime avec ce costume, les accessoires et le maquillage ! Je pense que maintenant, il n'y a plus qu'à voir les indications du grand Ichabod Peeblebee !".
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MessageSujet: Re: Are you ready boots ? Start walkin' ! [D8]   Mar 10 Juil - 11:51

Lily assista à l’arrivée du fameux « Ichabod », puis aux retrouvailles des deux stylistes qui semblaient bien se connaître (En un sens, tout le monde semblait se connaître au Capitole. C’était une réflexion bien stupide). Plus que sur le second styliste, son attention se porta plutôt sur Orube, qu’elle supportait de moins en moins. Oh, ce n’était pas faute d’avoir été prévenue. Silk avait bien mentionné son extravagance dans le train. Mais Lily avait été très loin de se douter à quel point elle avait pu être juste. Ce qu’elle comprenait très bien par contre, c’était l’expression de Silk lorsqu’elle leur avait parlé de la styliste : une expression qui traduisait avec évidence que la mentor ne la portait pas vraiment dans son cœur. Lily semblait emprunter la même voie. N’avait t-elle aucune retenue ? Elle parlait si fort que sa tête menaçait d’exploser. Il fallait pourtant supporter tout ça. Et puis rien n’assurait que dénommé « Ichabod » n’était pas bien pire malgré le calme qu’il affichait jusqu’à maintenant.

Elle cessa d’y penser, se concentrant sur les costumes qui revinrent bien vite au centre de la conversation. Orube sembla se réjouir de l’effet produit, ajoutant joyeusement que les tributs auraient ainsi l’occasion de porter ce sur quoi ils avaient travaillés toute leur vie. Une idée si heureuse et enchanteresse que Lily se retint d’afficher son désespoir. Réfléchissait t-elle VRAIMENT avant de parler ?

Lâchant Lucas, la styliste se dirigea à nouveau vers son collègue, auprès duquel elle s’enquit de l’avis sur les costumes qu’elle avait "prodigieusement" élaboré. Elle lui demanda si cela lui convenait ou si ils devaient tout revoir, ce qui fit trembler Lily. Longuement, elle pria pour que cela lui plaisent afin qu’il ne leur fasse pas revêtir des tenues plus « dignes » du Capitole.

En suivant, Orube revint se placer face à Lucas et elle, les mains sur les hanches et l’air à l’analyse avant de prononcer des mots qui hérissèrent les poils de Lily :

« Je pense que ça peut vraiment le faire mais, par pitié Lily Ann, je t'en supplie, souris un peu, ma grande ! On dirait que tu vas à un enterrement ! »

C’était un peu trop d’un coup, et Lily, malgré les résolutions qu’elle avait prises à propos de sa styliste (contenance, gentillesse et tout le toutime), ne put se retenir de lui répondre le plus sèchement du monde :

« Mais c’est ce que je fais. Je me prépare pour mon propre enterrement. » Elle souffla deux ou trois fois, reprenant son calme. Ce n’était pas vraiment une attitude décente. Alors elle s’excusa, même si elle doutait qu’on la pardonne encore pour s’être emportée de cette manière : « Excusez-moi, je n’aurais pas du. »

Elle adressa aussi ses excuses à Lucas, mais d’un simple regard. Elle ne comptait pas tout gâcher. Lui faisait tant d’efforts depuis leur arrivée…

« Je saurais sourire quand cela sera nécessaire. » Prononça t-elle rapidement avant qu’Orube ne se dirige vers Lucas toute heureuse. Il en fallait bien un pour rattraper l’autre. Heureusement qu'il était là pour relever le niveau du district 8.
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MessageSujet: Re: Are you ready boots ? Start walkin' ! [D8]   Mar 17 Juil - 21:13


Le jeune homme venait tout juste de saluer ces camarades, s'il pouvait les appelés ainsi, qu'il demanda directement ce qu'avait prévu Orude. Il était déjà beaucoup en retard, il ne fallait pas perdre temps. De plus, il avait beaucoup de chose à faire... Ichabod se souvenait de son dernier et premier Hunger Games. Le rythme devait être soutenu. Installé sur l'accoudoir d'un grand fauteuil, plutôt prénommé "sofa", il écouta attentivement son tribut garçon... Lucas Mandrake. Oui, il revoyait son visage, son entrée sur l'estrade lors des Moissons le district huit. Bien qu'Ichobod ait été absent et occupé par son défilé, cela ne lui avait pas empêché de suivre l'émission. Bien qu'Ichabord n'était pas vraiment pour les Hunger Games.

Le jeune garçon déposa devant lui le papier des croquis qu'Orude leur avait proposé quelques instants avant qu'Ichabod arrive dans la pièce. D'une manière tranquille, le styliste baissa son visage vers les croquis, pour y découvrir les dessins de sa consœur. L'idée de reprendre les années 1920 était plutôt original, et c'est ce qu'il aimait. Il trouvait aussi très intéressant le fait d'utiliser de nombreux tissus différents. Orude l'impressionnait. Il ne connaissait que très peu la demoiselle, pour l'avoir croisé qu'à quelques défilés ou événement... Ichabod hocha la tête d'un air approbateur, alors qu'il continuait à étudier le dessin en silence. On aurait pu croire qu'Ichabod n'avait aucun avis par son air presque impassible, mais il était toujours comme ça. C'était plutôt difficile de cerner le styliste, surtout lorsqu'il s'agissait de son métier. La belle Orude s'avança vers lui, en lui prenant les mains. Il savait très bien que la demoiselle était plutôt excentrique, comme la plus part des personnes du Capitole. Cependant, elle en restait très sympathique. Elle s'enquit demander si son défilé c'était bien passé, et que si le styliste ne trouvait pas cela à son gout, ils pouvaient tout changer et refaire.

- Très bien merci... Orude, tout est parfait. Je suis surpris, les années 20 est un choix très judicieux. Et le fait d'utiliser nombreux tissus aussi. L'ambiance est assez sobre, pas de grosses folies. Les croquis sont à la fois très intéressant...
lui dit-il avec sourire, tandis qu'elle accusait la tribut fille de ne pas sourire assez.

Le styliste détourna son visage d'Orude pour celui de la tribut. Alors que cette dernière annonçait son enterrement. Il aurait pu se sentir offensé par elle, par ce qu'elle venait de dire sur nos jeux, mais pour autant son visage en resta impassible, à nouveau. Il ne pouvait pas savoir ce que cela faisait d'être à deux doigts de la mort, cependant, il comprenait la réponse de la demoiselle. C'est ainsi qu'elle s'excusa.

- Ne t'en fais pas, ne t'excuses pas. dit-il en gardant son visage vers elle. Il ne dit rien de plus. Tandis que son regard allait de Lucas à Lily. Il essayait de s'imaginer les deux jeunes adolescent dans leur costume mais aussi dans sa mémoire. Peut-être qu'il ne les reverrait plus jamais dans quelques jours.

A la remarque d'Orude à son sujet, Ichabod esquissa un sourire en coin.
- Je pense que le naturel va beaucoup jouer. Vous avez tout les deux quelques choses... qui fait cela. Un sourire et une bonne posture serait parfait, certes, vous êtes là pour plaire et attirer les regards. Ne l'oubliez pas. Orude, as-tu réfléchit à la petite chose qui ferait qu'ils soient uniques ? demanda t-il en reprenant les croquis.

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