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 II,1. la moisson du district quatre

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MAITRE DU JEU
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MessageSujet: II,1. la moisson du district quatre   Ven 11 Mai - 22:25


La moisson
“ district 4 ”


(c) peacekeepers
« La Moisson approche. La tension dans les districts est à son comble, et chacun fait de son mieux pour paraître détaché. Parmi les plus jeunes, il y a ceux qui sont terrifiés à l'idée d'entendre leur nom appelé, et il y a ceux qui trépignent d'impatience de pouvoir participer à ces Jeux. Les habitants sont invités à rejoindre l'hôtel de ville de leur district. Les préparatifs sont déjà terminés, et l'endroit grouille de Pacificateurs, prêts à intervenir au moindre débordement. D'un côté, les adultes, ceux qui ne sont plus éligibles se rassemblent, anxieux à l'idée de voir leurs enfants partir. De l'autre, il y a les potentiels tributs. Au centre de la grand place, une estrade se tient, prête à accueillir l'hôtesse Jubilee I. Sheridan pour sa première année. Sont déjà présents, le maire Tuomas Hopkins (inventé), ainsi que les mentors Serena C. Hopper et Skyler L. Rhodes. »

Vous pouvez déjà poster après ce message, des rp courts de préférence. Tous les habitants des districts sont invités à participer. La suite arrivera demain, avec l'annonce des tributs féminins. Soyez patients, et puisse le sort vous être favorable.


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MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district quatre   Sam 12 Mai - 1:04



chapter I : until lambs become lions

J'aide mon père à arnacher nos bagages sur la caravane, menée par un sympathique étalon nommé Cacahuète que nous avons loué à une gagnante des Jeux, Amelya Columni, il y a quelques jours. Une tache blanche sur son coeur illumine sa robe de jais, et pour une raison obscure, il m'aime bien. Toute autre personne que sa maîtresse d'origine et mon humble personne qui le touche se voit condamné à se faire mordre. Malgré la nature sombre du voyage que nous allons entreprendre, un soleil radieux illumine le ciel d'été, et la température est chaude et agréable. J'aurais voulu me convaincre que tout ira pour le mieux, mais en vérité, je suis terriblement nerveuse. Je n'arrive pas à installer les caisses de la bonne façon, j'oublie maintes fois d'importantes fournitures et j'ai failli laisser mon gibier de surplus amassé en vu de notre expédition à la bouchère, qui soit dit en passant ne m'apprécie pas beaucoup. Je crois qu'elle ne me pardonne pas d'avoir plus de clients qu'elle.

La Moisson se ressent partout. Les gens vont complètement déserter le petit hameau qui compose le Marais (nom ironique étant donné qu'il serait plus propice aux bayous que nous traverseront, au lieu des forêts qui entourent cette partie du district). Tous se rendront à la capitale du district, nom prestigieux pour cet endroit qui, bien que majestueux dans son lit d'or à l'orée du désert, est si révulsant. C'est un ramassis de gosses de riches, de maisons pimpantes et de jeunes s'entraînant depuis des années à massacrer de façon la plus cruelle possible des enfants. En gros, même si le nom officiel est à consonance lyrique, cet endroit est habité par une bande de salopards élitistes qui profitent de notre pauvreté.

Un silence bizarre accompagne les derniers préparatifs. Je cours aller chercher ma tenue. C'est la même robe légère que je portais lors de la Tournée du Vainqueur, assez courte, vaporeuse, suffisamment fraîche pour m'éviter de suffoquer sous la pression. Déjà, mon souffle est court et saccadé, et je sens mon pouls fébrile s'évertuer à sortir de ma poitrine. Je retrouve la pièce de tissu rouge sang dans la chambre de mon père. Je n'ai pas osé y toucher ni la ranger ailleurs. C'est l'une des seules choses qui me reste de Maman. Ça et les bijoux étranges qu'elle confectionnait pour le plaisir et qui parsèment toujours la petite bicoque qui est mon chez moi. J'ai un pincement au coeur en la fourrant dans ma besace. Tant de morts...

Je remarque tout de suite que quelque chose cloche lorsque je m'avance vers la porte d'entrée. Mes gestes sont saccadés, mes dents crispées. Je sais... Je sais pourquoi. Jessie a vécu la même chose l'an dernier. Et il n'est jamais revenu de son voyage. Jamais. Cependant, aucune larme ne coulera. J'ai bâti une muraille de pierre autour de mon coeur, un masque de fer qui bloque la tristesse qui tenterait de s'échapper par mes yeux ambrés. Il est terminé, le temps de se lamenter. Ce n'est pas comme ça qu'on survit.

Soudain, je me fige. J'allais oublier une chose d'une importance capitale. Si jamais, si jamais je ne revenais pas... Il me faut un objet qui me rappellera toujours mes origines, qui je suis. Quelque chose qui m'empêchera de devenir un monstre. Un objet qui contient toute l'histoire de ma famille, tout l'histoire de ma vie. Je pense immédiatement aux bijoux de ma mère. Sans regarder, j'en prends un sur la table de cuisine, le fourre dans ma besace et je file vers l'extérieur.

Les Williams nous ont rejoint. Leur caravane s'est beaucoup appauvrie, n'ayant plus beaucoup à apporter. Cependant, la nôtre est pire, ayant seulement de quoi vivre pour deux semaines. Le voyage durera trois jours. Nous logerons chez mes cousins les de Beauregard, chez la famille d'Aloysius, qui est parti quelques mois auparavant. Il me manque. La chasse est beaucoup plus ardue sans ses pièges précieux. Sans un mot, j'embarque dans la calèche, où mon chat Patate m'attends, et nous entamons notre expédition vers les terres dorées du Sud-Ouest. Je lance un dernier regard à ma maison, avec la douloureuse expression que je ne la reverrai pas de sitôt.

Le voyage se déroule sans encombres. De nombreuses familles se déplacent, et nous sommes escortés par des Pacificateurs. Je repère au loin un certain Joao, qui couvre mes chasses en échange de gibier gratuit. Au moins, mes activités illégales sont protégées. Mais derrière ce doux regard bleuté et ces cheveux blonds cendrés, une lueur serpentine brille et menace de me trahir n'importe quand. Je ne lui fais pas confiance, mais je lui fais plus confiance qu'à n'importe quel autre Pacificateur. Afin d'animer un peu la route maussade, lorsque je ne prends pas les rênes, je gratte ma guitare et fredonne quelques chansons de ma voix douce et juste. Au bout d'un moment, elles me font penser à une marche funèbre, et j'abandonne assez rapidement l'idée. À la place, je caresse mon chat et observe mon potentiel emblème de district.

C'est une broche représentant une lune faite d'un métal argenté, superposée d'une copie légèrement plus petite de pierre noire et miroitante. Les contours sont soulignés par une multitude de petits cristaux, que la mère de Zoé identifie par après comme étant des diamants, ce qui lui donne l'air d'un ciel nocturne. Je me sens tout à coup intimement liée à cet objet, que j'épingle à ma chemise aussitôt.

Lorsque nous arrivons enfin à la capitale, le matin vient à peine de se lever. Je sais qu'Aloysius sera déjà réveillé, n'ayant sûrement pas pu dormir, à l'instar de moi-même. Le trac m'a prise violemment hier soir, alors que je comparais la pleine Lune au croissant qui formait ma broche. Je n'ai pas fermé l'oeil, ce qui a renforcé les cernes foncés qui soulignent mes yeux et contrastent avec ma peau cadavérique.

Comme prévu, Aloysius nous attendais, et nous souhaitont bonne chance aux Williams, même s'ils n'ont plus grand chose à craindre. Je remarque avec surprise que tous les de Beauregard sont éveillés et aussi nerveux que moi-même. En fait, aucune Moisson ne m'a autant effrayée, pas même celle de l'an dernier. Quelque chose cloche, me dis-je alors qu'un corbeau obscurcit la fenêtre. Quelque chose de pas bon du tout.
Ma cousine m'entraîne aussitôt dans une chambre où elle entreprend de brosser méticuleusement mes cheveux de nuit, de me laver de fond en comble et de me tresser une natte qui me tombe sur l'épaule droite. Je revêt ma robe alors que onze heures sonnent, et épingle prestement ma broche, et lorsque mon père me voit ainsi vêtue, il ne peut retenir quelques larmes, que j'ai beaucoup de difficulté à ravaler de mon côté. Je fais tellement penser à ma mère. Je suis son identique, ses yeux bleus en moins. Avant, on disait toujours que Jessie était la copie de Maman et que j'étais celle de Papa, mais aujourd'hui, on voit bien que c'est faux, du moins, en partie. Je serre mon paternel avec force dans mes bras frêles, et je ne peux m'empêcher de me demander combien de temps ils tiendraient contre un monstre du deuxième district entraîné à broyer des os depuis qu'il fait ses dents.

Nous dînons sans grand appétit, et à ma seconde bouchée je comprends que je ne mangerai pas plus, même si ce festin est un parfait antipode de ce que je mange d'ordinaire. Je file dans la chambre des invités qui m'accueillera après la Moisson, pour la semaine de vacances que je passerai ici par la suite, et fredonne et gratte ma guitare avec une concentration presque maniaque. J'ai besoin d'air. J'ai l'impression que je vais exploser, craquer sous la peur de voir mon nom pigé.

Midi trente sonne. Une fille dénommée May est à la porte. Je ne l'aime pas beaucoup, même si elle vient du Marais, et ses cheveux dorés lui ont valu le surnom de Blondasse de ma part. Mais je la tolère, car c'est la toute première amoureuse de mon cousin depuis la mort de Bianca, et même si j'ai l'impression qu'elle me vole toute la complicité que j'ai avec lui, je sais qu'elle apporte un peu de soleil dans la vie noire d'Aloysius. Du coup, je me contente de l'appeler Blondasse uniquement en pensée.

Nous allons tous vers la grand-place, où une bande de salauds se mettent à parier sur lequel des enfants du Marais ou des Bayous pleurera en premier, et quelle carrière tentera sa chance cette année. Celles-ci sont en grande conversation dans leur coin, illustrant comment ils feraient mieux que Jack, Rhona, Zoé et Jessie, même s'ils ont été impressionnés de la performance de la fille du Marais. La note de Jessie à l'entraînement, un onze, les force à un peu de respect également. Peut-être auront-nous un peu de crédibilité cette fois.

La première chose que je remarque, c'est comment mes sandales grecques sont confortables. Les chaussures que j'avais l'an dernier ont été un martyr, et du coup, j'aurai une pression en moins. Cependant, alors que je m'installe au milieu des filles de seize ans, je suis prise d'une panique difficilement contrôlable. Je réussi toutefois à avoir l'air impassible, et quand je pose mon regard de feu sur le grand écran disposé derrière la scène le visage des potentiels tributs de cette année, je remarque que j'ai l'air d'une folle furieuse, prête à tuer tous ceux qui se mettraient sur son passage. Au moins je n'aurai pas l'air débile, si je monte sur cette scène. Non... Je m'interdis de penser ça. Tout ira bien. Je n'irai pas.

Pourtant, une désagréable impression m'envahit lorsque Jubilee Sheridan, la nouvelle hôtesse du District Quatre (la dernière se serait suicidée, à ce que j'entends murmurer autour de moi), s'installe sur son piédestral. À sa gauche sont assises les mentors de cette années, deux jeunes femmes à l'air meurtrier, ainsi que le Maire. Notre nouvelle hôtesse me donne la chair de poule lorsque je remarque un rubis incrusté sous son oeil lors d'un gros plan.

Treize heures. Elle nous donne l'intro habituel, décrivant comment les rebelles se sont fait écrasés lors des Jours Sombres, nous montre même la vidéo venue tout droit du Capitole (que je n'arrive pas à écouter tant je suis paniquée), et relate comment les Hunger Games ont été instaurés afin de permettre une rédemption ainsi qu'une camaraderie entre districts (ce qui a merveilleusement bien fonctionné, voyons! Tuer les enfants de nos voisins, quel bon moyen de se rapprocher!). Puis, elle termine en assurant que les rumeurs concernant le sauvetage des tributs de l'an dernier sont fausses, mais je dénote une certaine gêne à l'annonce, ce qui me laisse perplexe.
Puis, le moment que je redoute arrive.

Je remarque que je tremble comme une feuille lorsque qu'elle s'approche du globe de verre qui contient les noms de toutes les jeunes filles du District Quatre. Sur vingt-deux des petits bouts de papier perdus à l'intérieur est inscrit le nom de Sagitta Chase, de mon écriture ronde et fantaisiste. Puis je pense à Blondasse, tout aussi pauvre que moi. Quarante-sept inscriptions. Puis à Ayden, ma proche amie. Quinze inscriptions. Et à Dolce. Et à Alexis. Toutes ces filles courent le risque de mourir. Dans les garçons, mes deux cousins tentent la mort, également, même si leur nombre d'inscriptions est limité. Aloysius est riche, et Nick, mon cousin pro-carriérisme, n'a pas de réel besoin de tesserae, tout volontaire qu'il est.

Soudain, je remarque que la main de Jubilee est déjà profondément enfoncée dans le globe, fouillant parmi les noms. Ma respiration devient haletante, mes mains sont plus moites qu'elle ne l'ont jamais été, alors que je supplie; pas moi, pas moi, pas moi, je vous en prie. Faites que le sort me soit favorable.

Spoiler:
 


Dernière édition par Sagitta S. Chase le Mer 13 Juin - 6:23, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district quatre   Sam 12 Mai - 2:53

8 mai. La date que tout les districts de Panem redoutait. LA date qui comdamnait chaque années 23 adolescents à une mort certaine, et un autre à une vie riche, oui, mais à une vie remplit de cauchemar et de nuits d'insomnie. J'étais l'une de celles qui avaient survécue, mais honnêtement, je crois que le silence de la mort aurait été beaucoup mieux pour moi. Avec la départ de celui que j'aimais vers un autre district pour une question de travail, je devais m'occuper de l'élevage de chevaux , d'ailleurs quelques jours plus tout, une jeune adolescente était venue me louer un cheval, Cacahuète, un étalon noir avec une tâche blanche. Elle m'avait semblée mature pour sont âge . Il me semblait d'ailleurs déjà l'avoir vue quelques pars, mais où ? je n'arrivais pas à m'en souvenir ... Je ne lui avait rien demandé pour Cacahuète, elle ne semblait pas venir du quartier le plus riche du district. L'illumination dans son regard m'avait fait sourire , une chose rare chez moi aujourd'hui.

Ce matin, je m'étais éveillée en sursaut. Un autre cauchemar que les bras de Jayson n'avait pas été là pour calmer. Le soleil se levait à peine quand mes yeux c'étaient ouverts et je m'étais tournée sur le dos en soupirant bruyament, visiblement découragée. Dans une tentative veine pour me rendormir, mon cerveau était entrer en ébullition et plusieurs questions c'étaient misent à me hanter et m'avais forcée à ouvrir les yeux. Dehors, les gens s'activaient déjà préparant leurs enfant pour la moisson qui dans le District 4 était perçut comme des tributs " Carrières " Les plus riche d'entres eux s'entraînait, mais les plus pauvres comme Sagitta et moi autrefois devais se débrouiller par eux-mêmes ... Mon expériences à la chasse et à la pêche m'avait fournit un corps déjà adaptés au condition des Hungers Game et une expériences que peu de tributs avait aux lançé du couteaut et au tir à l'arc.

Mon calvaire en tant que mentor c'était achevé il y à quelques années lorsque finalement un de mes tributs avait gagné une éditions. J'avais été libérée de ma charge, mais cette année, quelques chose me faisait regretter de ne plus l'être. Si une fille comme Sagitta était prise, surtout si elle était pigée , j'aurais aimée pouvoir me porter volontaire en tant que Mentor. Évidement c'était impossible. Ce règlement n'existait que pour les tributs ...

Plonger sous la douche ne m'avait pas détendue comme je croyais que l'eau ferait. D'habitude, elle me calmait de mes tensions les plus dérangeantes, mais aujourd'hui il fallait croire que la moisson était trop puissante pour moi. Je n'avais donc pas fait plus de temps sou l'eau et m'était plutôt dépêcher de sortir et de m'habiller. Puisque je n'étais pas une membre, importante de la moisson aujourd'hui, je n'avais pas à porter de robe très élégante, mes habits de tout les jours suffirait. De toute façon ont ne ferait que mentionner mon nom et je n'aurais qu'à saluer les gens de la mains.

Je décidai de me rendre sur la plaçe publique à cheval. Je ne pue pas prendre Cloud, ma jument car elle venait de mettre bas. J'attrapai donc la selle et les rênes de Callissy mon autre jument, la plus sauvage des deux. Je prenais une chance avec elle, mais elle était relativement calme une fois en route. Je pris le temps de la brosser , enlevant la couche de poussière couvrant sa robe pie. ses crins étaient parsemés de petit coquillages . Dans mes propres cheveux, j'avais plaçé mon prorpe objet personel donné par Maeva ma mentore lors de mes jeux: La pince sertie de coquillage. J'avais attacher mes cheveux d'une façon à ce que l'on voyent bien les perçages qui ornait le haut de mon oreille droite.

Une fois Callissy attelée, j'étais montée en selle et l'avait guidée hors de l'écurie. Le chemin vers la plaçe plublique ne durait qu'une dizaine de minutes , si bien qu rapidement j'arrivai sur place. En me voyant à cheval, les pacificateurs me bloquèrent la route et me demandèrent de descendre de la bête " Madame veuillez descendre, les chevaux ne sont pas autoriser sur la scène .. " " Je ne monte pas sur la scène aujourd'hui " " Mais c'est une de vos obligations vous êtes ... " " Personne ne m'as dit que je devais absolument monter sur cette scène alors aujourd'hui , je ne monte pas !! " Mon ton de voix n'était pas des plus sympathiques, mais ce groupe de pacificateurs m'énervais au plus au point et aujourd'hui n'était pas le jour pour me faire monter sur mes grands chevaux. Les gardiens finirent par s'écarter et je talonnai les flans de Callissy qui se remit en marche en renâclant. Je la menai dans le passage entres les cordon de sécurité, promenant mon regard sur les potentiel tributs déjà présent. Mon regard croisa celui de Sagitta. Elle semblait nerveuse , trop nerveuse. Je ne sais pas si elle me remarqua, mais Callissy choisit se moment là pour se cabrer les deux sabots de devant en l'air , hennissant vivement. " Calme-toi pauvre innocente !! " D'un coup de rênes , je la fit rapidement redescendre sur le sol, mais sa avait suffit à attirer le regard de Sagitta. Je lui adressait un petit clin d'oeil avant de talonner Cally' à nouveau et d'aller me plaçer sur les côtés de la scène, non loin de la boule des filles .
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MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district quatre   Sam 12 Mai - 11:31


Je me réveilles en sursaut. Trempée de sueur. Il fait encore nuit je pense, et un silence terrible règne à l'intérieur de ma chambre. Aujourd'hui n'est pas un jour comme les autres. Aujourd'hui, c'est la moisson. Comme chaque année. Mon estomac se tord. Je dois l'avouer, je suis terrifiée. Dans quelques heures, le nom d'une fille sera tiré, puis celui d'un garçon. Quelqu'un que je connais. Car on connaît tout le monde ici. Je pense à Sagitta. Sûrement ma meilleure amie, ici. Je pense à toute ses tesserae, à tout ces papiers qui portent son nom. Je pense à tout ces gens, ces amis, qui ont presque mon âge et tout leurs chances pour participer aux Jeux. Je m'étais promis de ne pas m'attacher. Depuis des années c'est ce que je fais. J'évite. Mais c'est pas possible putain. Ca me tueras. Le pire dans tout ça, c'est que je n'ai presque pas peur pour moi. C'est pour les autres.

Je sors de mon lit, vêtue d'un vieux T-shirt de toile et d'un short brun et marche jusqu'à la chambre de Jeremiah. Du haut de ses dix-huit ans, il a encore une chance d'y aller. Bon sang. J'ai peur. Je le trouve assis contre le mur, les bras croisés contre le torse. Il me regarde, je le regarde. Je ne sais pas ce qu'il se passe, mais la seconde d'après il me serre contre lui. Un frisson parcourt mon corps et j'explose. Ses bras m'enlacent, si fort que j'ai du mal à respirer. Les larmes glissent le long de mes jours, mes yeux me brûlent. Je sens son souffle dans mon cou.

"Ca va aller, Ayden, ça va aller."

Sa voix grave me fend le cœur. Non, ça ne va pas aller. Pas aujourd'hui, je le sens. Quelque chose va arriver, quelque chose d'horrible, je le sais. Putain. Je pleure. Mon nez coule, mon visage est trempé, tout comme l'épaule nue du garçon. Le pauvre. Devoir me rassurer alors que ce jour lui fait aussi peur qu'à moi. Son demi-frère. Sa famille. Tout les souvenirs doivent lui revenir.

"Je suis désolée, Jérémiah, j'ai... j'ai peur, je..."

Il me fait taire et on s'allonge. Il ne me lâche pas, et remonte les draps jusqu'à mon menton.

Lorsque je me réveille à nouveau, je suis seule. Je me lève, me prépare comme si aujourd'hui n'était qu'un jour comme un autre. J'avale un déjeuné léger, rapide, et une rasade de café pour me donner du courage. Je ne vois ni ma mère, ni Jérémiah. Sûrement occupés à la rendre présentable. Allé, courage.
Vers midi et demie, je passe une robe beige, et tente tant bien que mal de peigner ma tignasse brune. Lorsque je sors de la maison, je respire profondément et me retiens à la barrière, pour ne pas tomber. Je marche lentement jusqu'à la grande place. Tout est déjà installé. Je vois la grande boule en verre. Je vois les petits papiers. C'est terrifiant. Je cherche dans la foule des visages familiés. Je me mêle à eux. J'ai besoin de me sentir entourée, j'ai besoin de tout ces gens pour tenir debout. C'est la première fois que je me retrouve dans cet état.

Soudain, l’hymne retentit. J'aimerai être avec Sagitta, mais je ne la trouve pas. Mo coeur menace d'éclater dans ma poitrine.
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MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district quatre   Sam 12 Mai - 14:30


Premier tirage
tribut féminin



(c) avalon
« La population du District Quatre est enfin rassemblée devant l'hôtel de justice, prête à entendre la Moisson. Et le moment que certains redoutent, et d'autres attendent avec impatience débute. L'hôtesse, Jubilee I. Sheridan, apparaît et salue la foule. Après quelques banalités d'usage, il laisse place aux écrans géants présentant avec passion et dévouement le Capitole. Cette ville qui épargne chaque année un tribut pour le couvrir de richesse, cette ville qui a sauvé douze districts d'une révolte. Alors que la projection prend fin, le symbole de Panem apparaît et l'hymne retentit. A peine est-il terminé que l'hôtesse déclame la phrase incontournable du début de la Moisson. “ Joyeux Hunger Games ! Et puisse le sort vous être favorable ! ” Et comme le veut la tradition, c'est le tribut féminin qui est choisi en premier. “ Commençons par les dames! ” L'hôtesse s'approche de la bulle de verre, et sort sa main avec un petit papier où se trouve le nom du tout premier tribut de cette nouvelle édition des jeux.

“ May Jeffery! ” »


Les personnages voulant se porter volontaire à la place de May (donc uniquement des filles) doivent poster avant samedi prochain pour se déclarer comme indiquer dans l'annonce générale. Postez à la suite tout comme précédemment.


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MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district quatre   Sam 12 Mai - 15:43

C'est le cœur battant à tout rompre et la respiration courte que Lian se réveilla. C'était aujourd'hui, le huit mai, la date qu'elle redoutait tant. Elle se redressa d'un coup dans son lit, avant de pousser un long soupir et de masser ses paupières avec ses doigts. Elle n'avait pas beaucoup dormi cette nuit. Malgré qu'elle ait été entraînée durant toute son enfance pour survivre lors de ces Jeux, elle appréhendait tout de même énormément cette journée. Que faire si c'était elle que l'on piochait ? Que faire si c'était elle qui allait partir ? Ce n'était pas tant de son côté que ça l'ennuyait. C'était plutôt pour sa famille qu'elle avait peur. Ses parents se faisaient vieux et ne seraient bientôt plus capable de travailler chaque jour au lac pour rapporter de quoi nourrir la famille. Aliya pourrait s'en sortir seule, elle en était certaine, mais pour nourrir trois personnes, si sa sœur ne l'aidait pas, comment se débrouillerait-elle ?

La matinée se passa très vite : la mère s'affaira à coiffer sa fille de façon à ce que ses longs cheveux bruns et raides ondulent, la revêtant ensuite d'une tenue plus élaborée que d'habitude. Tant de choses pour un événement de la sorte, songea la jeune Keegan. Elle ne comprenait pas vraiment pourquoi elle devait bien s'habiller alors que c'était peut être elle qu'on enverrait aux Jeux en ce jour. Elle n'avait néanmoins pas son mot à dire et se laissa coiffer docilement. C'est une vingtaine de minutes plus tard que les quatre marchèrent en direction de la place. Aucun mot ne fut échangé, la plus jeune restait même en retrait, silencieuse comme à son habitude, et une certaine tension pesa jusqu'à ce que les Keegan arrivent à la grande place. Là, toujours sans un mot, Lian leur lança un regard plein de désespoir. Elle voulait dire quelque chose mais sur le moment, rien ne lui venait. C'est ainsi qu'elle rejoignit son rang sans prononcer quoi que ce soit.

Sans prêter attention à qui que ce soit parmi les filles du district, l'attention de la jeune fille se focalisa immédiatement sur l'estrade. Les papiers avec les noms sont contenus dans des boules de verre. Cinq d'entre eux sont à son nom. Il y a une chance infime, n'est ce pas ? D'autres filles risquent beaucoup plus. Malgré cette pensée, Lian ne peut s'empêcher d'appréhender la suite. Elle jeta alors un coup d'oeil en direction de sa famille, son regard s'arrêta sur Aliya, et son cœur se serra, alors elle se tourna de nouveau face à l'estrade, et attendit, plus stressée que jamais. On n'entendait plus un bruit, si ce n'est celui des cœurs qui s'emballaient à mesure que le temps s'écoulait.

“ Commençons par les dames! ”

Inconsciemment, Lian avait cessé de respirer. L'attente était à son comble, on pouvait difficilement faire plus stressant. La jeune fille se contenta donc de fermer les yeux et de prier, prier lâchement pour que ça ne soit pas son nom qui soit tiré. Prier lâchement pour pouvoir vivre encore une année aux côtés de sa famille. De leur dire tout ce qu'elle n'avait pas eu le temps de leur dire. Elle dressa même mentalement une liste de ce qu'elle avait à leur faire savoir si jamais elle partait, la plupart de ces choses concernant Aliya.

“ May Jeffery! ”

Elle se sentait égoïste et déplacée, mais la brune ne put s'empêcher de pousser un long soupir de soulagement, un sourire s'afficha même sur ce visage qui avait perdu toute joie depuis quelques semaines. Ce n'était pas le nom Lian Keegan que l'on avait prononcé. Elle pourrait continuer de voir sa famille et ses proches. Pendant un an encore, elle pourrait être heureuse. Mais elle finit tout de même par penser que même si ce n'était pas elle le tribut féminin, c'était une autre fille qui partait loin de sa famille. Qui allait peut-être périr pendant les Jeux, ou revenir avec des séquelles plus mentales que physiques. Lian ne put que ressentir de la peine pour elle et pour ses proches, même si le nom lui était inconnu. Mais au lieu de se morfondre pour elle, elle repéra rapidement sa famille. Tout ce qu'elle avait envie de faire, c'était de courir pour les serrer dans ses bras, partager sa joie avec eux. Mais par respect pour les tributs et pour leurs familles, elle se retourna sans même sourire et concentra toute son attention sur le tribut, sur l'estrade.

Mais le cauchemar était fini.
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MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district quatre   Sam 12 Mai - 20:43

Je pouvais sentir mes propres mains trembler. Trembler comme si la fin était proche. Comme si quelque chose allait se produire, et que je le savais pertinemment. Debout dans la partie réservée aux jeunes hommes de dix-huit ans, je ne pouvais m'empêcher de fixer le bocal des garçons. Seuls sept petits papiers comportaient mon nom et mon prénom. Aloysius de Beauregard. Sept chances sur plus d'un millier. Comment, pourquoi pouvais-je penser que c'était à mon tour d'être tiré au sort ? C'était une pensée stupide, égoïste, motivée par uniquement un égocentrisme qui ne me correspondait. Je ne pensais qu'à moi, à cet instant, qu'à moi et à mes sept petits papiers, plutôt qu'à May. May, ma douce Bianca, qui m'était revenue. Plutôt à qu'à Sagitta. Sagitta, qui supportait la mort de son frère, qui supportait sa vie difficile sans jamais s'en plaindre, parce qu'elle savait faire la part des choses. Non, je n'arrivais pas à penser à autre chose qu'à moi, et à tout ce qui pourrait se passer dès que la cérémonie commencerait. Je regardais distraitement le film que l'on nous passa, identique à celui de l'année dernière, et à celui de l'année prochaine. Quelque chose d'intemporel dans ce monde où les tributs sont différents chaque an. L'hôte de notre district se mit alors à marcher vers le bocal des filles. Sept petits papiers. Elle plongea la main dedans, remuant pendant un instant les tickets. Sept petits papiers, pourquoi m'en serais-je inquiété ? Elle en ressortit un. Le déplia, avec une lenteur mauvaise. Et annonça un nom auquel je ne m'étais pas préparé. May.

Je sentis quelque chose en moi, quelque chose d'enfouit sous des années passées, revenir à ma mémoire. Sa première Moisson. Tout, tout me revint, chaque détail, son sourire, sa robe bleue, ses cheveux tressés, son sourire, les derniers mots qu'elle m'a dit, son interview avec Caesar, le début des Jeux, et enfin, sa mort. Comme un coup de massue sur ma tête. Par deux fois on m'arrachait la personne que j'aimais. Par deux fois on la sacrifiait, par deux fois devant mes yeux. Quelque chose de froid coula sur ma joue, et sans grand effort, je devinai que j'étais en train de pleurer. L'un de mes amis posa sa main sur mon bras, témoignant sa peine. Je baissai la tête, incapable de faire autre chose, assailli par des images que je n'aurais jamais voulu revoir et encore moins revivre. Comme si une claque énorme venait de me retourner la joue. Je ne voulais plus rien entendre, je voulais revenir à une époque pas si lointaine où je pouvais lui tenir la main et l'embrasser sans me dire que sa fin était proche. Une époque à présent aigre-douce. Des souvenirs qui allaient partir en fumée, ne restant plus que dans ma mémoire. Je continuais de pleurer silencieusement. La pression de la main de mon ami se fit plus lourde, comme si il savait. Comme si il comprenait. Mais il ne pouvait pas comprendre. Personne ne pouvait comprendre ce que c'était, de voir toutes les personnes que l'on aime disparaître les unes après les autres. Mon frère Terry, puis Eryk lorsqu'il émigra pour le Capitole. Puis Bianca. Puis encore une fois. C'était simple, clair, net, précis. Toutes les personnes qui me cotoyaient trop finissaient par partir, parce que j'étais incapable de les retenir.
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MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district quatre   Dim 13 Mai - 9:55

NB : Avant la Moisson, Dolce a été torturée par Hunter, le RP sera fait en flashback. Donc voilà, la Moisson, c'est une semaine plus tard, et personne ne sait ce qui est arrivé à Dolce. Ah et... J'ai fait plus de 1000 mots, je suis une délinquante. Désolée...

Stupide. Sale gosse stupide. Elle l'avait toujours été, l'avait d'ailleurs toujours su. Même si ça lui avait plu de se voiler la face. Dolce avait aussi toujours su qu'un jour elle paierait le prix de sa stupidité, de ses petits amusements irréfléchis et inconsidérés. Ça lui était tombé dessus, comme ça, sans qu'elle n'y ait vraiment été préparée. Peu importait. Une semaine était passée, elle avait évité les gens, n'avait vu personne. Ses parents lui avaient posé des questions, mais elle leur avait caché le plus gros, n'était rentrée qu'après quelques jours, et leur avait menti en mentionnant une chute et une bagarre sans intérêt. Elle était restée seule, n'avait pas fait grand chose, n'avait pas quitté le quatre. Et voilà que le fameux jour redouté par tout Panem était arrivé. La Moisson. Dolce l'avait complètement oubliée celle-là. Et si elle s'en souvint finalement, ce fut à cause de ses parents qui en parlèrent la veille au soir, à table. Elle leur était reconnaissante pour une chose : ils n'étaient pas les parents qui allaient exposer leur inquiétude, tenter de la rassurer, ou plomber l'ambiance en redoutant le fameux moment ou le destin de l'une des filles du district changerait. Ils s'inquiétaient, mais ne le montraient pas. Ils avaient l'habitude de la voir faire des choses insensées, prendre des risques. Peut-être qu'ils arrivaient mieux à gérer la pensée de la perdre un jour...
Dolce s'etait levée sans appréhension, avait déjeuné sans avoir l'impression de tout recracher, s'était habillée sans inquiétude, sans faiblir. C'était comme si ce jour n'était rien. Elle n'etait pas concernée, ne risquait même pas de voir une amie, ou un ami, partir aux Jeux et en revenir dans une boite, en petits morceaux. Elle s'en foutait totalement. Elle finissait de se vêtir, puis resta un instant figée en observant son reflet dans la glace. Elle effleura du bout de son index la petite croûte formée sur sa lèvre fendue, croûte qui côtoyait une minuscule cicatrice datant de l'année de ses 15 ans. Son corps semblait être un résumé complet et détaillé de toute sa vie. La pommette encore rougeâtre, qui tendait vers le bleu violacé, ses bras meurtris. Pendant un centième de seconde, elle pensa qu'elle pourrait peut-être partir aux Jeux, puis que quelqu'un qu'elle aime pourrait aussi s'y retrouver. Elle fut happée par une vague d'inquiétude, mêlée à de l'excitation. Elle pourrait aller aux Jeux, ce serait bien. C'est ce qu'elle avait préparé et mijoté toute l'année durant. Elle se rendait compte qu'après tout ce temps, elle n'avait toujours pas pris sa décision. C'était stupide.
Elle enfila une veste légère et descendit les escaliers, boitant le moins possible de sa jambe gauche, blessée. Elle retint un rire : elle était mal partie, dans le cas où elle se retrouvait tribut. Mais elle ne rit pas, car ses parents l'attendaient au rez-de-chaussée. « Ne fais rien de stupide » lui lança sa mère sur un ton amusé qui traduisait pourtant toute son inquiétude. Même si Dolce n'avait jamais mentionné le volontariat, sa mère la connaissait. « J'ai un talent particulier pour les trucs stupides » répondit-elle avec un sourire moqueur. Sa mère sourit, mais bien vite, son expression changea. Elle était inquiète, serra Dolce dans ses bras. « De toute façon, ton nom n'y est que sept fois. Y'a tellement peu de chances que ce soit toi. » Elle avait dit ça pour se rassurer elle-même, parce que étrangement, elle avait senti que Dolce n'était pas nerveuse, ce qui avait eu le don de la terrifier. Mais cette remarque avait eu un effet inattendu chez Dolce. Une boule s'était formée dans sa gorge, en pensant à toutes ces filles qui avaient leur nom en des dizaines d'exemplaires. Elle devait y aller, se porter volontaire, parce que rester et regarder une autre partir, c'était insoutenable. Et instantanément, elle pensa à ses parents, à leur inquiétude, à tous ceux qui en avaient quelque chose à faire d'elle. Quelle belle égoïste elle faisait... Et au final, Dolce partait pour le rassemblement sans savoir encore ce qu'elle y ferait.
Elle traînait légèrement sa jambe gauche derrière elle, et semblait s'être pris un train, mais personne ne poserait de questions. Elle avait une certaine réputation, de toute manière. La réputation d'une fille qui passait son temps à faire des choses plus stupides et insensées les unes que les autres. On lui jetterait quelques regards sous-entendant un "pas encore morte ?" ou variantes... Puis, ses amis se mettraient à sourire, sans s'inquiéter, parce qu'ils s'imagineraient que Dolce-Rocksane Anderson a encore fait une connerie. Elle s'était bien foulé une cheville il y a quelques mois, après une chute. Dolce arriva finalement là où tous se trouvaient déjà. Elle rejoignit les filles de son age, vers l'avant. Elle ne fit même pas attention aux autres filles, ne sentait pas la tension présente. Elle savait qu'il y avait dans la foule des autres Carrières, peut-être que l'une d'elle se porterait volontaire... Elle s'en foutait royalement. Qu'elle aille crever. Qu'elles aillent toutes crever. Dolce alluma une cigarette. Elle était détendue, n'appréhendait pas. Les filles autour d'elle semblaient figées, morte avant même d'avoir mis un pied dans cette foutue arène. Dolce eut envie de rire. Mais elle se retint. Qu'est-ce qu'elle foutait là, déjà ? Ah oui... La Moisson. Elle avait perdu combien de gens à cause de ces Jeux stupides ? Sa mère, des connaissances, Jessie Chase. D'autres sans doute qui n'étaient à présent plus que des ombres figées dans un passé lointain, oubliées, des fantômes. Et elle savait que celle qui partirait aujourd'hui serait condamnée à devenir l'un d'entre eux. Ces cadavres dont le visage s'effaçait peu à peu des esprits. Et qu'est-ce qu'elle ressentait, Dolce... ? Rien. Elle avait envie de rire, et de hurler. Et pourtant, elle détestait tout ça. Les Jeux, le Capitol. La pouffe faisait son speech, sur l'estrade, et Dolce n'écoutait même pas. Elle était perdue dans ses pensées, attendant bien gentiment que ce soit terminé pour qu'elle puisse rentrer chez elle et reprendre le cours de sa vie. Et à cette pensée, elle se dit à nouveau qu'il serait si facile de monter sur cette estrade, et de faire mu-muse dans une arène remplie d'adolescents psychopathes, d'y crever transpercée par une lance, en bouffant des baies et en courant dans la forêt. Elle retint un rire. Ce serait drôle. Elle avait envie de monter sur l'estrade. « May Jeffery ! » Qui ça ? Et voilà, Dolce n'avait pas fait attention, n'avait même pas entendu le nom. Peut-être que c'était le sien ! Elle sourit. Mais elle vit les gens bouger, une fille avançait, donc non, ce n'était pas elle. Elle était presque déçue. Elle avait du mal à voir qui était la fille, elle lui disait quelque chose mais... Elle était trop loin pour que Dolce puisse dire. Pfff, peu importait. Bientôt, elle ne serait plus rien de toute façon. Dolce sourit. Avant d'être frappée par la réalité de la situation. Réveille-toi Dolce, c'est ta dernière Moisson, ta dernière chance. Tu voulais être volontaire, non ? C'est pas ça que tu préparais depuis des mois ? Elle resta figée un instant, réfléchissant à toute allure. Il y avait le pour, qui venait lui chuchoter à l'oreille des mots destinés à la pervertir, à la pousser vers une mort certaine. Il y avait ces raisons qui la retenait de dire quoi que ce soit, parce que les Jeux, ce n'était pas pour elle. C'était trop formaté, trop légal, trop banal, trop Capitolien. Pas elle. C'était l'inverse de tout ce qu'elle représentait. Elle les haïssait, son dernier souhait était de servir de pion dans leur boucherie. Si elle voulait se foutre en l'air, elle n'avait pas besoin des Hunger Games, elle se débrouillait très bien toute seule. Laissez donc la place à une fille mignonne et gentille qui saura se faire aimer du public et qui sera suivie par les sponsors. Dolce rêvait de crever les yeux de Snow et de lui arracher la langue avant de l'achever en lui sortant les tripes par la gorge. Elle n'était pas là pour son petit amusement personnel. Elle n'allait pas se porter volontaire pour leur montrer leur pouvoir, parce que sur elle, ils n'en avaient aucun. Qu'ils aillent tous se faire foutre...
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MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district quatre   Dim 13 Mai - 10:19


Les yeux gris de cette femme me glaçais le sang. Pas qu'elle soit particulièrement effrayante mais elle avait un côté rude qui ne m'inspirait aucune confiance. Elle ne semblait avoir aucune émotion à mon encontre et n'avait pas lésiné sur les moyens pour confirmer le diagnostic. Je ne comprenais rien à ces gestes mais je n'en avais que faire face à la terreur qui secouait mon estomac. Cela faisait presque 6 mois que j'avais émigré vers la mer et le bonheur, Aloysius n'était plus ce simple but de richesse mais mon véritable grand amour et le poids de mon mensonge pesait chaque jour un peu plus sur mon être. Mais voilà qu'une nouvelle donne avait bouleversé mon quotidien déjà mouvementé. J'étais tombée malade, tout du moins c'est ce que j'avais pensé, des maux de tête, des nausées, des vertiges et surtout des accès d'appétits presque incontrôlables m'avaient prise sans aucune raison apparente. Je n'avais jamais été malade auparavant alors que je vivais dans une écœurante pauvreté avec des microbes par-dessus la tête et maintenant que j'avais pour moi un environnement sain je me prenais une belle maladie sur le coin de la figure. Sous les conseils de mon amour je m'étais rendue très tôt le matin chez la guérisseuse, elle était heureusement réveillée et c'est en tremblant que je lui avais expliqué mon problème. Elle avait écarquillé les yeux, comme si elle me prenait pour une fille trop stupide pour comprendre et elle m'avait demandé si j'étais toujours vierge. La question m'avait fait rougir, mais j'avais été forcée de l'avouer, je n'étais plus pure depuis quelques mois. Les souvenirs de cette première étreinte dans la passion me submergeait d'ailleurs d'une émotion douce et merveilleuse. Je n'avais jamais pensé aux conséquences, pour moi tout cela ne pouvait pas être un problème. Manifestement vu l'air de mon médecin ce n'était pas le cas.

- Tout cela est alors très clair jeune fille. Tu es enceinte, de 5 semaines apparemment et les nausées ne devraient plus tarder à disparaitre. Si jamais tu veux te séparer de cet enfant à naître reviens me voir. Ne tarde pas trop cependant. Sinon je te donnerais des conseils pour que ta grossesse se passe au mieux.

Je me figeais sans réellement comprendre le sens de ces paroles. Enceinte ?! Non impossible, je n'étais ni prête ni assez responsable pour élever un enfant. Cependant je ne pouvais me séparer de cette lueur de vie, surtout en raison du père, au plus profond de moi je le sentais je désirais ardemment cet enfant, ce petit Aloysius qui grandirait en mon sein et scellerait notre amour, si tant est bien entendu que la révélation de ma véritable identité ne le choque pas assez pour qu'il me quitte. J'étais néanmoins rassurée même face à cette éventualité car il me resterait toujours ce petit trésor qui s'était niché dans mon ventre. Sortant de la maison de cette femme je ne pu même pas mettre une main sur mon ventre, je ne réalisais pas encore totalement et il me faudrait certainement un petit peu de temps avant de prendre pleinement conscience de la chose. Doucement je rentrais à la faste demeure des Beauregard. La mère de mon amant se montait prévenante en tout instant même si je soupçonnais qu'elle ait déjà compris le lourd secret que je portais, elle connaissait certainement trop bien Bianca pour se prendre au jeu. Malgré tout elle était souriante, elle devait avoir compris que mon amour pour son fils était sincère même si je lui mentais. Ma première surprise fut de découvrir Sagitta dans le salon, cette cousine d'Aloysius ne me portait absolument pas dans son cœur, je pouvais le sentir dans chaque regard qu'elle me portait, de mon côté je n'avais rien contre elle et je comprenais même la jalousie qu'elle pouvait ressentir, je ne voulais pas me sentir coupable pour autant alors je l'ignorais avec superbe. Mon second choc fut de réaliser le jour que nous étions, le fameux jour de la moisson était arrivé et dans mon soucis de santé je n'avais même pas fait attention à l'heure ni même à la date. Une angoisse profonde monta dans mon ventre et je ne quittais plus Aloysius d'une semelle. Je n'avais pas le temps de lui annoncer la nouvelle et je tenais particulièrement à ce qu'il soit le premier au courant, ainsi je patienterais jusqu'à la fin de la moisson pour le lui dire en privé.

C'est main dans la main avec mon grand amour que je me dirigeais vers cette maudite grand place où Bianca avait déjà été moissonnée, à force de me prendre pour elle je ne pouvais m'empêcher de penser à toutes les sensations qu'elle avait dû ressentir, je ne pouvais cesser de trembler de peur, non pas pour moi mais surtout pour mon enfant à naître et son père. Oui maintenant que je me savais porteuse de vie je n'avais plus aucune envie de la quitter. Mais j'étais d'autant plus inquiète pour mon homme bien qu'il n'avait que très peu de chance d'être sélectionné. Nous fûmes forcé de nous séparer et je ne pouvais le quitter des yeux dans le côté masculin des possibles tributs. Je priais, moi qui n'avait jamais été très religieuse j’obscurcissais mon esprit avec des prières futiles sur un possible avenir heureux loin de ces jeux absolument atroces. Je ne jetais même pas un regard aux alentours et ne cherchais même pas Sagitta qui devait être aussi si ce n'est plus angoissée que moi. L'hôtesse décida finalement d'inaugurer la moisson et c'est à contre cœur que j'observais en silence ce film démodé. Enfin vint le moment fatidique, j'étais quasi et naïvement persuadée que vu mon état Dieu choisirait de m'épargner et je ne me faisais donc pas tellement de soucis. Grosse erreur car lorsque j'entendis prononcer distinctement mon nom je crus que j'allais m'effondrer dans l'horreur absolue de la situation. Je cherchais des yeux Aloysius sans même bouger, je restais figée par ce qui venait de me tomber dessus. Un liquide chaud tombait de mes joues sans que je le sente réellement plus absorbée par l'envie de me jeter dans les bras protecteur de mon amoureux, je ne voulais pas y aller. Les pacificateurs m'entourèrent et je dû sortir des rangs, la tête baissée je me sentais comme une condamnée à mort. Je m'avançais lentement encadrée de ces soldats avec tout la peine du monde sur mes épaules. Comment survivre ? Je n'avais aucune aptitude. Finalement cet enfant ne verra jamais la lumière du jour...
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MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district quatre   Dim 13 Mai - 11:05



until lambs become lions

Le sort n'est définitivement pas en ma faveur.
La voix perçante à l'accent agressant de Jubilee Sheridan me transperce comme un miller de couteaux, et je réprime un sursaut. Mon coeur semble sur le point d'arracher ma cage thoracique lorsque l'hôtesse annonce le nom du tribut féminin de la soixante-seizième édition des Hunger Games.

-May Jeffery!

Un soupir de soulagement franchit mes lèvres et allège mes épaules d'une bonne tonne de pression. Ce n'est pas moi. Ce n'est pas moi qui mourrai cette année. Ce pressentiment funeste qui m'a habitée en partant de chez moi n'était que chimère. Je vivrai encore. Même si ma vie n'est pas très colorée. Je continuerai certainement à chasser avec Aloysius. Tout ira bien. Il a si peu d'inscriptions que je ne m'inquiète même pas pour lui.

Je pose un regard triste sur la jeune fille qui avance à pas lents et confus vers la scène, encadrée de Pacificateurs hargneux. Elle doit avoir dix-huit ans, s'écartant de la toute première rangée. Un truc cloche. Oui, elle me dit quelque chose, avec ses longs cheveux blonds bouclés et son visage angélique. Ses yeux d'un bleu pur me rappellent... May. May. MAY!? Soudain, je suis prise d'une terreur innommable. Sur le coup, je n'avais pas fait attention au nom prononcé, trop heureuse de me savoir en sécurité. Mais maintenant, toute la teneur de la tragédie me frappe de plein fouet.

Je cherche Aloysius du regard, mais ma vue est brouillée. Malgré tout, je réussi à le repérer, et son visage, ravagé comme nos terres lors de l'ouragan d'il y a six ans, me déchire l'âme elle-même. Je suis soudainement prise d'un effroi sans nom à l'idée de le voir sombrer à nouveau dans le désespoir. Son deuxième amour. Son deuxième à aller aux Jeux, et à sûrement ne plus jamais revenir. Je suis prise de tremblements si violents qu'on croirait me voir en convulsions. Je ne sais que faire.

Puis je vois un subtil regard qu'ils échangent. May et mon cousin. Et ce subtil regard, torturé par les catastrophes, me décide. Je repense au peu que j'ai, au peu que j'aurai à jamais. Même ma maison menace de s'écrouler à n'importe quel moment. Mon père est absent, effacé, il est là mais en même temps ailleurs. Je peine à me nourrir. Tandis que May... Elle a tant devant elle. Au début, je ne l'aimais pas beaucoup. Mais je ne peux laisser une telle injustice arriver.

-N... Non! je hurle, à mi-chemin entre le balbutiement et la plainte désespérée. Non! Je me porte volontaire! J'irai là-bas à sa place.

Un silence se fait alors que je pèse la teneur des paroles que j'ai prononcé. Une sentence que je me suis donnée moi-même. Je me sais condamnée à mort. J'ai vu pendant 16, bientôt 17 ans les autres participants des Jeux. Des jeunes beaucoup mieux nourris, entraînés depuis toujours à se servir d'une arme seront mes adversaires. Des jeunes qui pèsent le quadruple de mon poids, qui font deux fois ma taille. Je me sens... Je me sens comme si j'avais gâché ma vie entière. Mais je tiens bon. Il est désormais trop tard pour reculer. Les mots ont été prononcés. La dernière action de Sagitta Skylar Chase. J'aurais pu avoir pire comme mort. Mourir afin d'épargner quelqu'un que j'aime me semble une cause admirable. Néanmoins, je sens tout de même un pincement atroce dans la poitrine. J'entends un homme crier; une main me retient, mais je la repousse sans même me retourner pour voir qui c'était. J'avance vers l'estrade. Un lourd nuage vient cacher le soleil, donnant une teinte sinistre à la scène. Je lutte désespérément pour empêcher mes larmes de couler, mais c'est terriblement difficile. C'aura été le masque le plus éprouvant à porter. Mais ce n'est pas mon premier.


Dernière édition par Sagitta S. Chase le Lun 14 Mai - 21:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district quatre   Dim 13 Mai - 11:12


J'entends ce nom. Ce n'est pas moi, ce n'est ni une amie, ni même une réelle connaissance. Je ne suis même pas sûre de la connaître, en fait. C'est comme un poids qu'on m’ôterait des épaules. Je me sens soulagée, tellement soulagée ! Plus qu'un tirage au sort et ce sera finit, pour cette fois. Plus qu'un. Je m'autorise un sourire, et prends mon visage entre mes mains. Quand je lève la tête, une jeune fille monte les marches. Blonde. Je ne fais attention à rien, plus maintenant. Je me sens trop bien pour ça. Ce soir je dormirais dans mon lit, comme mes plus proches amies. Enfin. Je reste légèrement inquiète vis à vis des autres districts.

Et soudain, j'entends sa voix. Elle. Sagitta. La personne la plus proche de moi, depuis toujours. Avant même qu'elle ait finit sa phrase, je sais ce qui va se passer. J'ouvre la bouche, tétanisée, mes mains tremblent et j'ai l'impression de faire une chute de plusieurs mètres. Je crois que je hurle, je me vois fendre la foule, et je sens un pacificateur me retenir. Je la cherche des yeux. Ma gorge se serre, mon visage me brûle. Pas elle. Impossible. Elle n'a pas le droit, elle ne peut pas. Je vous en supplie, dites moi qu'elle n'a pas ouvert la bouche, et que ce n'est que le manque de sommeil qui me fait délirer. Dites moi que tout ça c'est finit, et que nous sommes hors de danger. Dites moi que Sagitta ne va pas y aller, et laisser l'autre blonde réaliser ce pour quoi elle a été choisit. Je vous en prit.

"SAGITTA, NON !"

Ma voix se brise. Je m’agrippe au pacificateur, j'essaie de passer, mais il me retient. Sagitta. Qu'est ce que tu as encore fait bon sang ? Tu ne pouvais pas la laisser ? Sauver ta peau et rester ici ?
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MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district quatre   Dim 13 Mai - 11:41

Je marchais à pas lents vers la mort en me demandant quelle faute j'avais bien pu commettre pour mériter pareille fin. Mon mensonge était-il donc si horrible que ça ? Mais je ne fus pas abandonnée car contre toute attente Dieu décida que mon heure n'était pas venue. Une voix familière transperça le silence où aucun carrière n'avait protesté à mon grand malheur. Sagitta, je l'aurais reconnu malgré une cacophonie. Je n'arrivais même pas à saisir précisément ses propos, tout ce que je compris c'est que j'étais sauvée si j'acceptais sa candidature à ma place. Pourquoi ? Je ne comprenais pas sa décision ni même ce qui pouvait bien la motivée. J'aurais pu simplement dire oui et ne plus jamais m'en faire, c'était ma dernière moisson, plus jamais je n'aurais à redouter une fois l'an le terrible choix des moissons. Bianca n'avait jamais eu cette chance alors qu'est ce qui me l'avait octroyé. Je n'osais y croire, peut-être était-ce une perversion de mon esprit pour m'emmener loin d'une réalité trop ardue à supporter. Je n'en savais rien, je n'étais plus persuadée de rien et je ne savais même pas quel comportement adopté dans l'immense silence qui s'était propagé parmi les rangs. Mes pas s'étaient immobilisés ainsi que ceux des Pacificateurs qui en bons chiens de gardes ne me quittaient pas d'une semelle. Je restais indécise pour le plus grand énervement de l'hôtesse que cette manifestation ne devait certainement pas réjouir. Je n'en avais que faire de ses précieuses minutes, après tout il s'agissait à présent de faire un choix décisif qui changerait certainement à jamais la totalité de mon existence. Je ne connaissais pas tellement Sagitta mais suffisamment pour rendre la chose très difficile.

Pouvais-je la condamner à mort ? Sachant l'affection que lui portait Aloysius ? J'arrivais difficilement à me faire une raison. J'avais toujours été égoïste mais pour une fois je ne pouvais penser en priorité à ma personne. Malheureusement je n'étais plus toute seule dans ce corps et c'est avec un certain remord que je me devais de penser en priorité au sort de mon enfant. Sans réellement m'en rendre compte ma main passa sur mon ventre qui n'avait même pas commencé à gonfler pour révélé la présence de la petite vie. Je cherchais un signe de sa présence, un coup, un mouvement pour me rassurer et surtout pour me conforter dans mon choix. Je voulais le voir grandir, rire, jouer et parfois pleurer pour pouvoir le réconforter dans son chagrin. Je ne me voyais pas combattre dans l'horreur du sang et de la barbarie juste pour avoir le droit de respirer encore une fois. Je ne voulais pas la maudire, je ne souhaitais à personne ni même à mes pires ennemis le sort pour lequel je venais d'être désigné. Pleurant sans m'arrêter je réagis enfin, beaucoup trop vite pour mes gardes qui n'anticipèrent pas mes gestes. Je leur fis faux-bond et je me précipitais sans trop savoir pourquoi dans les bras de Sagitta, elle était de deux ans plus jeune, j'aurais dû me montrer forte, la protéger mais je ne pouvais que m'effondrer dans ses bras. Elle était ma sauveuse, sans elle ni moi ni mon enfant n'aurais survécu. Comment lui exprimer autrement mon affection que par un échange corporel qui était beaucoup plus expression que des mots crus et sans réel sens. Je ne savais comment la remercier alors sans prendre conscience des conséquences ou même de mes paroles je lui murmurais à l'oreille:

- Merci, merci infiniment. Je n'accepte pas pour moi, j'aurais été dans un autre état je ne t'aurais pas laissé te sacrifier. Cependant je suis enceinte de ton cousin, je l'aime tu sais et je veux que notre enfant vive. Merci... Je ne saurais jamais comment te remercier. Voudrais-tu être sa marraine ?

Je ne savais plus ce que je disais mais je m'en fichais, je ressentais une puissante affection et un attachement sans faille pour cette jeune femme qui malgré son air revêche et son manque d'amour envers ma personne n'avait pas hésité à me sauver d'une mort certaine et violente. Je me déshydratais sur son épaule tant par soulagement mais aussi pour la soutenir dans cette épreuve et dans la fatalité. Elle était finalement la première personne a être au courant de mon état, et si en tant normal j'aurais pu être déçue que le principal concerné n'ai pas eu l'exclusivité de la chose, je trouvais que c'était une récompense bien méritée et même assez peu conséquente pour son sacrifice. Je la relâchais de mon étreinte étouffante et distinctement, la voix brisée et à travers des larmes je criais mon assentiment.

- J'accepte son volontariat.
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MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district quatre   Dim 13 Mai - 13:11

- May Jeffery !!

Je sens la pression tomber d'un coup. Sagitta est épargnée, elle survivra une autre année .. Je réalise à ce moment-là, que je m'inquiétait non à cause de la moisson , mias pour l'avenir de cette jeûne femme . Je vois celle qui à été choisie s'avançer dans l'allée. Je la regarde en ne disant rien , je ne la connaît pas, mais Sagitta doit la connaître elle pour ce qu'elle fait ...


- -Je me porte volontaire! J'irai à sa place..!


Je sens que je m'écroule, et pourtant , même si je suis encore en selle , j'ai l'impression de tomber de plus centaines de mètres. Je connais à peine la jeune fille, mias je ne peut pas me permettre de la laisser y aller seule. Elle à besoin de quelqu'un d'autre que ses mentors pour l'appuyer , Alors quand mon corps pivote et que je descends de sur Callissy je sais que je ferais partie du voyage moi aussi . À défaut d'être mentor, je suis toujours invitée du Capitole et je ne peut pas ne pas y aller . Je regarde Sagitta qui se défait de l'emprise de son père. Sans savoir pourquoi je me fraiye un chemin à travers les Pacificateurs qui n'ont pas le courage de me repousser ne voyant l'air enragé que j'affiche. Sur la grande plaçe le silence c'est fait. Tout le monde surveille ce que je fais alors que Sagitta continue de s'avançer vers la scène. Soudain, Celle qui avait été désignée en premier s'avance et sans doute la remerçie avant de dire qu'elle accepte son volontariat. Rendu à ce point-là c'est presque lui dire bonne mort ... Sagitta reprends sa route .

Quand elle arrive à ma hauteur, je me retourne et la force à arrêter d'une main sur l'épaule . Elle me regarde avec un masque de défi et je plonge mon regard dans le sien . Aucune de nous ne dit rien , nous n'en trouvons pas l'utilitée. Je lui adresse un hochement de tête et la laisse continuer son chemin. Sauf que je la suis dans l'escalier menant sur la scène. Lorsque j'y pose le pied, deux pacificateurs me bloquent le chemin " Laisser-moi passer !! En tant qu'ancienne gagnante je suis invitée du Capitole et personne même pas vous ne peuvent m'en empêcher .. "

Les hommes se consultent un moment mais ne font pas mine de bouger. M'impatientant alors, je les forçent à s'écarter et vais me poster au fond de la scène derrière les deux gagnantes qui sont mentor. Je ne suis peut-être pas aussi influente qu'elles, mais mon expérience les aideras plus qu'autre chose.
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MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district quatre   Dim 13 Mai - 15:22


Le jour de la moisson était arrivé. Le cauchemar allait bientôt commencer. Elle devrait suivre un des tributs pour le faire vivre le plus longtemps possible. La jeune femme était resté la moitié de sa journée passive sur son canapé à essayer de retrouver son calme. Il le fallait. Elle finit par se lever pour s’habiller d’une robe à dos nu, avec des perles qui se servait de bretelle. Les moissons étaient vu par les gens de la capitole. Il valait mieux être assorti à son district et être attrayante pour les futurs sponsors déjà maintenant. Les préparations finirent assez rapidement. Serena était devenu à nouveau une perle rare de son district, comme elle l’avait fait avec ses jeux. Elle avait fini par fermer la porte de chez elle pour se diriger vers l’hotel de ville où plus tard aura lieu les moissons. Ses yeux avaient suivi les préparations. Elle s’était assise sur une des chaîse à l’arrivée de l’hôtesse de la capitole. Le mentor n’avait pas glissé un mot pour le moment. Cela ne servait à rien. Il valait mieux rester muet. Les gens finirent par arrivée sur le lieu du rendez-vous. Serena mémorisait chaque visages en espérant qu’aucun de leur nom ne soit choisi. Pourtant, c’était pas le but du jeu. La jeune femme regardait les réactions de ses collègues de temps en temps. Son intention fut capter par les paroles de l’hôtesse.

Joyeux Hunger Games ! Et puisse le sort vous être favorable ! Commençons par les dames!

La moisson avait commencé. Un fin sourire sur ses lèvres se dessinèrent. Il fallait donner une bonne impression. Serena ne voulait, de toute façon, pas tirer une tête de mort. Pourtant, ce sourire disparut au moment où elle vit une main rentrée dans le bocal pour aller piocher un nom. C’était à ce moment-là précis, que Serena ressentait toutes trois dernières années une sorte de malaise. Elle réalisait qu’elle se trouvait déjà sur la ballustrade. Le nom de la future tribut fut tirer.

May Jeffery

Ce fut une jolie fille aux cheveux blonds qui commençait de s’avancer. Les yeux de Serena crûrent se voir quelques années plus tôt, comme un miroir qui l'aurait rajeuni. Elle tourna légèrement la tête pour se concentrer. Elle ne devait pas tomber dans un mutisme ou encore donner une mauvaise impression. Une voix la coupa dans sa concentration et son calme pour voir qu’une autre fille se portait volontaire pour la remplacer. Une brune, assez jeune,… Son attention se porta pas sur sa prochaine tribut tout de suite, mais à la personne qui la suivait pour venir l'accompagner sur l'estrade, une ancienne gagnante. Les deux pacifiqueurs lui barra un moment la route. Ses arguments réussirent à les faire céder. Elle monta les escalier pour se retrouver sur la scène. Elle aller se placer derrière eux. Serena eut un hochement de tête pour la saluer. Elle respira un grand coup. Ce sera bientôt le tour des garçons. Pourtant, elle s’attardait sur cette jeune femme. Elle était bien curieuse de savoir pourquoi elle avait remplacé May. Le stress pouvait légèrement se sentir. Elle tournait son ancienne bague de fiançaille à son doigt. Le suspence était toujours à son comble.

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MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district quatre   Dim 13 Mai - 16:54

Le jour tant attendu était enfin arrivé et j'avais du mal à contenir mon excitation. Cela faisait un certain temps que j'étais dans le train. Je ne pensais pas que le District 4 était déjà aussi éloigné du Capitole. Ou alors c'était l'envie d'être déjà sur place qui rendait le voyage encore plus long. J'arrivai à la capitale en fin de matinée et il me restait juste assez de temps pour me préparer. Je pris soin de choisir une tenue plutôt sobre pour ne pas en faire trop non plus. J'enfilai alors une robe couleur corail, drapée avec un collier beige en tissu qui épousait parfaitement ma nuque. Je finis de lacer mes chaussures à talons noires lorsqu'un pacificateur frappa à ma porte pour me signaler qu'il était presque l'heure et que les habitants du District étaient tous présents. J'optai pour une coiffure sobre également mais volumineuse et je maquillais mes yeux d'un trait d'eye-liner qui leur donnait une dimension étourdissante. Voyant l'heure avancer, je m'observais une dernière fois dans une glace et, jugeant que le résultat était convenable, je sortis de ma loge pour rejoindre la population.

Les portes massives s'ouvrirent et je pouvais sentir cette énergie particulière qui émanait des jeunes gens rassemblés en rangs parfaits devant la scène. Je saluais d'un signe de tête les mentors présents et m'avançait jusqu'aux micros. L'introduction au Jeux se passa bien, j'étais émerveillée à chaque fois que je voyais cette vidéo, parfaitement réalisée. Une fois la formule de rigueur prononcée, je me dirigeai vers le premier bol en verre qui contenait les prénoms des jeunes filles pressenties pour honorer leur District. Ma main, légèrement tremblante se referma sur un bout de papier.

"May Jeffery." Dis-je d'une voix claire, tinté d'une curiosité avide.

Une jeune fille blonde, à peine majeure, s'avança entre les deux groupes de jeunes mais fut rapidement rejoint par une deuxième jeune fille, encore plus jeune, mais brune. Une volontaire. Mon cœur battait la chamade tellement j'avais hâte de leur vanter les avantages de leur condition. Puis, une troisième jeune femme s'avança. Je l'aurais reconnu entre mille. Amelya, la gagnante des derniers Jeux. Un large sourire étira mes lèvres brillantes tant la situation m'étonnait. Je pouvais voir des échanges de regards furtifs mais présent et je ne pouvais m'empêcher de m'imaginer toute une histoire entre ces personnes. Je le saurais tôt ou tard, c'est toujours bon de faire savoir les affinités entre les tributs, les sponsors aiment particulièrement cela. Les deux jeunes femmes brunes s'avancèrent vers la scène mais lorsque l'ancienne gagnante voulu monter sur la scène, des pacifistes l'arrêtèrent. Un simple raclement de gorge de ma part les firent réfléchirent ce qui suffit à Amelya pour se frayer un chemin. La jeune fille se posta non loin de moi, je passai un bras autour de ses épaules et l'entendit murmurer son prénom. Je me redressai et éclaircissais ma voix.

"Sagitta Chase!" Annonçai-je d'une voix enjouée.


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II,1. la moisson du district quatre

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