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 I know that the world belongs to us, And it’s just the beginning || Adonis & Kieran

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MessageSujet: I know that the world belongs to us, And it’s just the beginning || Adonis & Kieran   Ven 4 Mai - 18:42

Kieran Ҩ Adonis


Vainqueurs des Hunger Games... Moi ! C'était à peine croyable que je m'en sois sortis vivant et pourtant, je me tenais là, debout au milieu de l'arène, de cadavres d'enfants à mes pieds, le mains tremblantes et le cœur sur le point de lâcher. J'étais bel et bien vivant et ne voulais pas y croire. C'était si dur de devoir se battre comme ça contre es gamins plus jeunes que moi. Personne n'avait jamais demandé à être ici, à part peut-être les Carrières mais nous autres, pauvres gens des autres districts, nous ne voulions pas être choisit. J'étais tout de même soulagé d'être choisis plutôt qu'un de mes amis ou qu'une de mes sœurs, cela aurait été terrible de devoir les voir se faire tuer dans cette arène.
J'ai eu la peur de ma vie durant les Jeux. Toujours sur le qui-vive à tenter d'échapper aux autres, aux gamins sur-entraînés qui n'aspiraient qu'à une chose, gagner. Par chance, certains se sont entre tuer, m'évitant ainsi de passer à la casserole de suite. Mais il me fallut malheureusement me battre contre d'autres, plus ou moins jeunes et ce fut un massacre. Je me souviens de cette petite... Amy. Elle ne sortira jamais de ma tête. Depuis que je lui ai planté ce couteau dans la poitrine, je me sens différent. Elle n'était pas très vieille et je l'ai assassiné comme ça, sans une once de doute. Il le fallait. Après cette petite, il y en eut deux autres, dont un de mon âge mais bien plus carré que moi. Je ne sais même pas si c'est réellement moi qui l'ai tué ou bien si autre chose l'a foudroyé, je n'ai plus grand chose en tête depuis cette nuit là... J'ai gagné oui, mais le prix à payer et terrifiant et jamais je ne voudrais revivre ça... J'ai pu éviter à ma famille de trop souffrir, mais bien qu'étant vivant, je redoute le moment où je serais de nouveau avec eux... Mon père sera fier, je le sais. Être Maire est déjà une grande chose dans notre coin, mais avoir un fils assez fort pour sortir vainqueur des Jeux, il allait sûrement être élut aux prochaines élections ! Je savais d'avance que ma mère pleurerait tout son saoule de m'avoir retrouvé. J'ignorais en revanche les réactions de mes sœurs. J'étais une sorte de héros pour Moira, je savais qu'elle était très admirative et qu'elle faisait tout comme Lorelei ou moi, rien que pour paraître plus grande, avoir une connexion avec nous. Elle serait sans doute heureuse de me voir. Quant à mon autre sœur, mon double, ma moitié, je craignais qu'elle ne soit plus affecté que les autres. On dit souvent qu'il existe un lien psychique entre jumeaux et qu'ils parviennent à ressentir ce que l'autre ressent, même à des milliers de kilomètres. Je ne souhaite aucunement que Lorelei soit hanté par les mêmes épreuves que moi, je ferais tout pur que ça n'arrive pas, pour que ma famille reste unie. Ça oui, je me le jurait. Je le jurais tout autant que je me jurais d'être là pour Roseann et de tout faire pour lui avouer ce que je ressentais.

Mais toutes ces pensées avaient encore le temps de germer, de pousser comme les arbres, car nous avions encore bien du temps avant d'atteindre le District 3. Prêt à rentrer chez moi en héros, je suivis la troupe qui m'emmenait vers ce train que j'avais prit quelques semaines plus tôt pour venir ici, terrorisé à l'idée d'entrer ans l'arène. J'y remontait, non moins soulagé, pour retrouver ce et ceux que j'avais toujours connu. J'essayais de me convaincre que tout irait mieux une fois à la maison, mais une part de moi doutait de cela... Tout était calme ans le wagon, j'avais quitter l'euphorie qui régnait de l'autre côté de la porte. Mon mentor était fier de lui, de son entraînement. Il est vrai que grâce à lui j'avais pu bénéficier de certains traitements même si peu de gens croyaient en moi. Je leur avait prouvé le contraire et la fierté nous envahissait bien malgré le choc et la mort. On dirait que tout ceci ne les touchent pas, qu'ils s'en fiche ! Le gouvernement à une drôle de façon de maintenir la paix dans le pays, mais cela marche et on ne peut rien dire, spécialement quand on est à ma place et que le Capitole s'ouvre à vous.

Seul dans ce wagon, je réfléchissais, je pensais, et revoyait les scènes de l'arène. Je remarquais à peine le personnage vêtus de blanc qui se tenait près de la porte, tellement absorbé par mon esprit. L'homme ne semblait pas excessivement vieux pour un Pacificateur. L'on m'avait toujours apprit la politesse depuis tout gosse, je me devais donc e le saluer, même si je n'avais pas vraiment grand chose à lui dire. « Salut. » lâchai-je sans plus d'émotions dans la voix. « Vous êtes un Pacificateur... » Je n'avais vraiment aucune idée de ce que je pouvais lui dire, mais je savais que ce corps d'armée du Capitole était important et que ses membres étaient de drôles de personnages un peu tordus et dangereux. Ils aimaient les Jeux et contrôler que tous les regardent. Peut-être me donnerait-il son impression. « Vous faites ça depuis longtemps ? ... Vous pensez quoi de ce qui sortent vivant des Jeux ? Je me doute qu'ils semblent plus fort que moi... »


Dernière édition par Kieran A. Whitaker le Lun 21 Mai - 18:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I know that the world belongs to us, And it’s just the beginning || Adonis & Kieran   Dim 6 Mai - 0:45

      7 years ago


    Le jeune Pacificateur serrait son casque entre ses mains. Ses yeux étaient rivés sur le grand écran du District 2. Ses mains moites glissées peu à peu sur le casque immaculé mais à chaque fois, lorsqu'il sentait qu'il lâchait prise, il finissait toujours par le rattraper. Et le serrer de nouveau. Tout contre lui. Son souffle se coupait à chaque fois que le canon retentissait, à chaque fois qu'une vie s'éteignait. Il enviait ceux qui restaient en jeu. Il enviait les participants. Il enviait les gagnants. Ses yeux ne clignaient pas. Ça lui piquait, mais qu'est-ce qu'il s'en foutait. Il restait là, figé, à regarder le temps s'écouler, leurs temps à eux, à ces jeunes qui allaient bientôt crever pour en laisser un seul gagner. Adonis déglutit. Le petit chouchou cette année était un garçon de seize ans, un garçon frêle du District 3. Il les détestait, ces grosses têtes qui se prenaient pour des brutes. D'habitude, ils se faisaient tuer durant le bain de sang. Ils ne faisaient jamais long feu. Mais ce garçon-là avait su être plus rapide, plus ingénieux. Et plus fort. Malgré son corps affaibli, son corps bien trop mince et fragile. Une nouvelle fois, il déglutit. Il avait vraiment trop chaud dans son uniforme. Cet uniforme qu'il portait fièrement dans son District natal. Il attendait l'annonce pour savoir quand est-ce qu'il partirait, quand est-ce qu'il irait servir ailleurs. Le District 2 n'avait pas besoin d'être recadré. Il n'y avait pas de rebelles dans le District 2. Les hommes étaient droits, corrects, ici. Dans les autres Districts, il fallait être ferme, strict et montrer que seul le Capitol avait les pleins pouvoirs. C'était son devoir, en tant que Pacificateur que de faire respecter les règles et de faire régner la Loi. Il attendait la fameuse annonce avec impatience. Mais ce qu'il attendait avec plus d'impatience, c'était l'annonce du vainqueur. Même s'il restait figé, à l'intérieur, il ne tenait pas en place. Il avait envie de sauter, de hurler et même de pleurer tant l'opportunité qu'on lui offrait valait tout l'or du monde : lorsque le gagnant serait annoncé, Adonis Nightsprings monterait dans le train du vainqueur pour l'escorter du Capitol jusqu'à son District d'origine. Certes, il n'aurait pas le droit de sortir du wagon pour voir son glorieux Capitol ou ne serait-ce que pour apercevoir le District du gagnant, mais c'était beau. Trop beau pour être vrai. Bon, il n'était pas le seul à avoir été choisi. Il y avait cinq autres diplômés qui seraient à ses côtés pour cette opération. Mais sur toutes les jeunes recrues, il avait été retenu.

    Son cœur manqua un battement lorsque le chouchou de la 69ème Édition des Hunger Games acheva son dernier adversaire. Sa lèvre inférieure trembla légèrement alors que certains de ses camarades criaient à côté de lui. Certains pour applaudir le gagnant. D'autres pour le huer tant c'était injuste qu'un autre District que le 2 remporte les Jeux. Adonis, lui, était partagé. Ce fut une belle bataille. Ce fut réellement magnifique. Il s'était bien défendu, bien battu. Mais tout comme ces camarades, il trouvait cela assez injuste qu'un autre que le District 2 l'emporte. Ils étaient tellement plus forts, surentrainés comparés aux autres qui semblaient mourir de faim, de soif et de peur dans l'arène. Nous sommes des bêtes, pensa Adonis. Des animaux. Nous avons été dressés pour. Il cligna plusieurs fois des yeux alors qu'il ne pouvait quitter du regard le garçon du District 3 qui semblait tout aussi choqué que les téléspectateurs qu'il ait remporté.

    Et tout s'accéléra. L'un des Pacificateurs qui devait escorter avec lui le gagnant le secoua pour le ramener à la réalité. Il n'entendait rien, il ne comprenait rien, pourtant, il voyait bien les lèvres de ce Pacificateur bouger, ce même Pacificateur qui semblait lui expliquer quelque chose qui lui échappait. Adonis se contenta de hocher la tête comme pour acquiescer et le suivit. Il se contenta d'exécuter les ordres. Des ordres qui lui échappaient réellement. Sans plus attendre, il remit son casque, les mains tremblantes. Ses pas s'accélérèrent alors qu'un petit groupe de Pacificateurs se forma pour monter dans le train prévu pour ramener l'heureux gagnant des Hunger Games. Une fois dans le train, il fallait attendre. Attendre que l'hovercraft ramène le garçon jusqu'au Capitol. Attendre qu'il soit préparé pour les derniers interviews et la remise des prix. Attendre. Attendre encore et encore jusqu'à ce que les habitants du Capitol en aient finit des fêtes et des effusions de joie. Il fallait attendre. Et les Pacificateurs se faisaient patients, droits comme des piqués, les bras le longs du corps, le regard dans le vide, attendant. Attendant...

    Les yeux d'Adonis commencèrent à se fermer lorsqu'un brouhaha qui venait de l'extérieur le fit sursauter. La peur sait éloigner le sommeil. Son cœur tambourinait contre sa poitrine mais il n'osait tourner la tête pour regarder alentour ce qu'il se passait. Son regard se posa sur l'un de ses camarades qui se trouvait en face de lui. Un garçon légèrement plus vieux que lui qui écarquilla les yeux, montrant du menton la porte du wagon, comme pour lui désigner qu'il était temps. Adonis remua légèrement les épaules pour faire craquer son dos. Oui, il était temps. Il était temps de faire ce pourquoi il était là. Les passagers montèrent. C'était la première fois qu'il rencontrait un gagnant d'un tout autre District. C'était excitant. C'était humiliant. Il soupira longuement avant de se reprendre, de redevenir le géant de glace qu'il devait être durant le voyage. Les Pacificateurs, peu à peu, se raréfièrent dans le wagon qu'on lui avait attribué. Chacun devait prendre un poste. Et il se sentit stupide d'un coup, à se retrouver là, seul. Seul... Pas pour si longtemps.

    Le gagnant s'avança vers lui. Adonis se crispa, sans pour autant effacer de son visage ce stoïcisme. Un gagnant. Un garçon d'un peu moins de dix ans de moins que lui. Un garçon du District 3. Un garçon qui n'avait sûrement pas fait exprès de gagner, qui avait juste eu peur et qui avait tout fait pour survivre. Et ce même garçon le salua. Ses yeux s'écarquillèrent alors qu'il faisait tout pour rester de marbre face à l'adolescent. Et dire qu'il aurait tout donné pour être à sa place, quelques années plus tôt... Qu'il aurait tout donné pour mettre les pieds dans l'arène, pour revenir couvert de gloire, que le Capitol l'acclame... Il aurait tout donné. Jusqu'à sa propre vie. Le gamin continuait à lui parler. Bien sur qu'il était Pacificateur... Il ne serait pas vêtu de blanc, armé jusqu'aux dents et droit comme un piqué dans ce train sinon... Et les questions continuaient de fuser. Il ne savait pas s'il avait le droit de répondre. Pourtant, les réponses lui brûlaient les lèvres. S'il n'avait pas été le vainqueur des Hunger Games, sûrement l'aurait-il envoyé chier. Mais c'était un battant, malgré son District d'origine. C'était un gagnant. Adonis continua de garder son regard fixe, sans cligner des yeux, comme lorsqu'il regardait les Jeux.

    " - Oui, je suis Pacificateur, Monsieur. Je suis sorti diplômé il y a un peu plus de trois ans. ".

    Personne n'était venu le voir pour la remise des diplômes. Il avait eu beau regarder dans l'assemblée, scruter chaque personne présente, il n'y avait vu ni sa mère, ni son père. Karunta s'était donnée la mort quelques années plus tôt. Il n'avait pas d'amis, personne avec qui partager cet évènement qui le marquerait à vie. Sa main se crispa sur sa matraque alors qu'il prit une grande inspiration avant d'ajouter :

    " - Je pense que ceux qui sortent des Jeux méritent de vivre. Ce sont ceux qui se sont montrés les plus forts, les plus rusés, les plus doués. C'est la loi du plus fort. Ils méritent de vivre. Est si vous avez gagner... C'est que vous avez ces qualités. ".


    Les derniers mots, les dernières phrases eurent du mal à sortir. Pourtant, il le pensait. Il détestait le dire, mais c'était la pure vérité. Dans ce monde, il fallait être fort, capable d'encaisser la dure loi de la vie. Ceux qui ne pouvaient se tenir droit, les poings serrés, prêts à se battre, c'est qu'ils n'avaient pas l'étoffe des vainqueurs. Qu'ils ne méritaient pas de vivre. L'espace d'un instant, ses yeux croisèrent ceux du jeune gagnant. Il lui semblait avoir lu sur l'écran, brièvement, qu'il s'appelait Kieran. Il n'avait pas retenu son nom de famille. Tant pis. De toute façon, il aurait tout le temps de voir son nom affiché à la télé ou sur les lèvres de chaque citoyen de Panem. Il le regarda d'un air supérieur. Il le trouvait détestable d'avoir remporté. Mais d'un autre côté... Il l'enviait. Il avait presque envie de le féliciter... Presque...

    " - Vous vous êtes bien battu... Vous avez mérité votre place auprès des Vainqueurs des Hunger Games. ".
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MessageSujet: Re: I know that the world belongs to us, And it’s just the beginning || Adonis & Kieran   Jeu 24 Mai - 13:20

Qu'est-ce que gagner ? On ne mesure pas la chance que l'on a à moins que notre vie ne soit en jeu. Ce qui venait de se produire. On se dit qu'on à toute la vie devant soit et un jour, notre nom sort d'une boule et tout change. D'un coup nous ne sommes plus rien d'autre qu'une future statistique pour les archives du Capitole, un numéro de dossier. Je n'aimais pas trop l'idée de finir au cimetière de mon District, il était glauque déjà, mais en plus quitter ce monde sans avoir revu celle qui m'avait soutenu, ceux qui m'étaient cher, cet endroit que je connaissais par cœur... Je n'aurais pas pu accepter de mourir sans me battre. Et c'est ce que j'avais fait. Je m'étais battus plus durement quand j'avais réalisé tous les enjeux d'une victoire. J'avais gagné ma place au Capitole et j'espérais que les autres le verraient comme cela. Je n'avais malheureusement pas eu le choix de tuer des gamins plus jeunes que moi, plus frêle aussi. Ce n'était pas juste pour eux, pour leurs familles et je décidais dès lors de ma sortie de l'arène, que lorsque je me rendrais dans les Districts, notamment le 7, j'irais présenter mes condoléances aux parents. Javais surtout besoin de faire cela pour la petite Amy. Elle était très jeune et n'aurait jamais dût être inscrite à ce jeu cruel. Je ne pouvais rester sur ce remord car le vie ne devait pas se passer ainsi.

Toutes ces pensées m'empêchait de profiter de l'euphorie de ma victoire. J'étais heureux et fier d'être là, auprès des gens qui avaient plus ou moins cru en moi, auprès de Rose même si nous ne devions pas nous montrer trop proche. Deux gamins de si différents horizons qui sont amis est très mal vu par les gens du Capitole, même s'il s'agit d'un vainqueur. Leur monde est si différent, plein de paillettes et d'excentricité alors que nous autres, pauvres habitants des Districts, nous devions faire avec ce que nous possédions, pour la plupart pas grand chose. J'étais bien loti avec mon statut de fils de Maire, j'avais plusieurs avantages qui me permettait de faire un peu ce que je voulais dans le village. En y pensant, une lueur de bonheur envahit mon esprit alors que je montais dans le train. Enfin les revoir, ma famille et mes amis. Rien n'était plus merveilleux à la sortie d'une si périlleuse expérience et faisait presque oublier tout ce qui avait pu se dérouler dans l'arène. Le trajet en train allait être plus long que celui en hovercraft étant donné que le Capitole était très loin des Districts, certainement pour éviter que les rebelles ne puissent pas attaquer le Gouvernement. Il existait bien une alliance rebelle, cela se savait et même si le District 13 n'était plus sensé exister, j'étais persuadé qu'il subsistait quelques survivants de ce massacre qui avait eu lieu et que le Président Snow adorait nous rappeler pour que cela ne se reproduise jamais. Il avait les moyens pour raser un quartier de Panem comme s'il s'agissait de prendre une fourchette, c'était impressionnant.

Mon mentor était ravi et ne cessait de vanter mes exploits aux hôtes du train qui nous raccompagnait à la maison. Durant la première heure, ce fut amusant mais par la suite, lorsqu'il fallut que je relate les faits qui m'avaient permis de gagner sur les derniers moments, je ne me sentais pas à l'aise, nauséeux. Au bout d'un moment, j'eus la chance que la cabine m'oublie un peu, me permettant de sortir du wagon pour prendre un peu « l'air » si l'on puis dire. Un peu d solitude ne pouvait que me faire du bien. Le wagon où je me trouvais à présent était bien plus tranquille, pas un bruit, pas de chaleur étouffante et de fumée de cigares qui planait dans l'air. M'affalant presque sur un ds sièges, je poussais un énorme soupir en fermant les yeux, profitant de l’obscurité de mes paupières pour vider mon esprit de tout événement récent. Ce fut alors que j’entendis un bruissement léger qui m'indiquait qu'une personne était présente dans la cabine où je me trouvais. Priant pour qu'il ne s'agisse pas d'un type du Capitole, j'ouvris les yeux et aperçu en réalité un Pacificateur. C'est vrai que le train en était remplit pour assurer notre sécurité et qu'au moins un par wagon devait se trouver obligatoirement là. Ils ne me rassuraient pas tellement moi ! Ils fichaient la frousse à se comporter comme ds robots, exécutant les ordres sans chercher plus loin, sans comprendre pourquoi, juste le faire parce qu'on vous le demande. Au moins, ils étaient obéissants ! Mais vraiment peu sympathiques...
Je n'étais pas du genre à me démonter pour autant, devant qui que ce soit. Aussi, je pris sur moi de briser le silence qui régnait entre nous. Lui au moins ne dirait que le strict minimum, sans chercher à me raconter sa vie comme le faisait mon mentor à chaque gorgée de whisky qu'il ingurgitait. Ce serait peut-être intéressant d'en apprendre un peu plus sur son métier. Je fis la remarque qu'il était un Pacificateur et lui demandait depuis combien de temps il était à ce poste. Trois ans. Ce n'était pas excessif mais déjà il semblait que le jeune homme soit bien formater pour ce boulot. L'académie des Pacificateurs devait être un endroit vraiment sévère. Je me l'imaginais d'un blanc immaculé, comme leurs tenues, avec des robots leur enseignant de ne rien ressentir, de servir leur Président et de veiller au maintien de l'ordre sans plus de compassion que cela. Ce devait être affreux de perdre son identité au détriment de la collectivité. Je préférais ma place plutôt que la sienne.

Je n'osais plus rien dire au sujet de son métier pour l'instant, préférant avoir un avis autre. Prenant le culot d'adresser la parole à un gradé, je posais une questions sur ce qu'il avait pensé de ma prestation dans les Hunger Games de cette année. « C'est la loi du plus fort. » Là je ne pouvais pas le contredire ! Sa politesse le forçait à me dire qu'il me trouvait doué et rusé. La force n'était pas ma principale qualité, mais il est vrai que j'avais usé de beaucoup de stratagèmes pour ne pas me faire prendre, et surtout couru plus vite que je ne l'avais jamais fait encore. Ma vitesse m'avait sauvé dans des moments extrêmement dangereux. « Merci. » le remerciais-je pour ces compliments. À vrai dire, je me fichais bien de savoir si je m'étais bien battu et méritait de gagner ! Moi tout ce qui comptait , c'était ma vie. Je méritais peut-être ma place mais je savais que certain de l'arène étaient plus fort que moi et méritaient peut-être plus de gagner. Mais je méritais de vivre. J'avais encore tant de projets en tête, de choses à faire et de gens rencontrer ! J'avais certainement était celui qui avait le plus la rage de vivre et le fait que ce Pacificateur confirme que j'avais ma place parmi les gagnants des Jeux précédant me touchait énormément. Qu'on parle de ma tactique de jeu ou de ma force m'importait peu, je préférais me dire que j'avais fait tout ce que j'avais pu pour vivre et revoir ma famille un jour. Je n'avais pas était entraîné comme les Carrières mais j'en avait tué un malgré tout, ce qui prouvait qu'ils étaient soit moins fort qu'on le dit, soit qu'ils sont suicidaires et ne cherchent qu'à en finir avec la vie d'une manière qui ne soit pas déshonorante pour leurs familles.

« Je ne sais pas si je la mérite, mais en tout cas, je me suis battu pour survivre... » lâchais-je en baissant la tête. Je fixais mes mains pleines de cicatrices. Les ronces et pièges qui m'avaient touché avaient laissé des traces. J'étais couvert de bleu et de cicatrices, sans parler de ma blessure à l'épaule. Une mauvaise flèche. Je crois que j'en avais tellement dans la tête que je n'y pensais même plus. « Je ne me suis pas présenté. Vous me connaissez peut-être un peu mais j'y tiens. Kieran Whitaker, fils du Maire du district 3. » dis-je avec un signe de tête vers le jeune homme, l'invitant à en faire de même. Mon père m'avait toujours apprit à être courtois avec chacun des habitants de cette Terre. Je me devais donc de l'honorer maintenant que j'étais certain de rester en vie. De plus, cela me permettrait d'apprendre la provenance de ce jeune homme.

Une question me brûlait les lèvres tandis que je l'observait du coin de l'oeil. Devais-je la lui poser ? La politesse et l'ordre aurait voulu que non, mais comme nous étions seuls tous les deux et que nul ne semblait vouloir troubler cela, je ne voyais rien de mal à faire connaissance avec quelqu'un, qu'il soit ou non un représentant de l'ordre. « Vous aimez votre métier ? Enfin, comment on fait pour se dire un jour qu'on veut être Pacificateur ? Surtout que vous n'avez pas l'air bien vieux. S'en est presque admirable... » Oui, j'admirais ces gens qui défendait la justice. En l’occurrence, je n'étais pas d'accord avec cette justice et n'avait pas tellement envie de suivre une voix comme celle-ci, mais de voir que des gens arrivent à choisir cette voix plutôt qu'une autre forçait le respect. Il fallait avoir beaucoup de qualités et de force – physique et mentales - pour endosser ce costume et les responsabilités qui lui était propre.
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MessageSujet: Re: I know that the world belongs to us, And it’s just the beginning || Adonis & Kieran   Mar 26 Juin - 23:06

    Merci. Ce simple mot lui donnait l'envie d'éclater de rire. Un rire sarcastique. Un rire mauvais. Ce simple mot lui donnait la gerbe. Il n'avait pas à le remercier. Après tout, il avait gagné. C'était les règles du jeu. Même si parfois, le gagnant n'était pas celui ou celle qu'on attendait. Cette année-là, il y avait eu des Carrières imposants, sûrement bien plus fort qu'Adonis lui-même. Même les filles étaient effrayantes. Il y avait eu des tributs tellement entrainés, certains plus rusés que d'autres, plus rapides ou intelligents et c'était lui qui avait gagné. Il semblait si frêle à côté du jeune Pacificateur. Pourtant, ils devaient bien faire la même taille. Ils auraient pu être tous les deux dans l'arène. Ils auraient pu se croiser sur ce champ de bataille. Adonis aurait pu se faire tuer, ou peut-être Kieran aurait succombé cette fois. Adonis n'aurait eu aucune pitié, il aurait même rit à s'en péter le ventre en le voyant se vider de son sang. Et il le... Remerciait ? Non, il n'avait vraiment pas à le remercier. Pas dans ces conditions. Pas quand Adonis aurait tout donné pour être à sa place. Pas quand Adonis aurait pu le tuer s'ils avaient été tous les deux dans l'arène. Pas quand Adonis portait l'uniforme alors qu'il aurait pu être riche et en faire profiter toute sa descendance durant au moins un siècle. Entendre ce genre de conneries lui donnait envie de tout foutre en l'air, à commencer cette petite gueule qu'avait ce jeunot à peine sorti de l'enfance. Las, il secoua la tête avant de la baisser et de soupirer longuement. C'était une aubaine pour lui d'escorter un gagnant. Mais pas de cette sorte-là. Pas comme ça... Si seulement il avait eu la chance d'escorter le tribut du District 2. C'était lui qui aurait dû gagner. Et il savait aussi que ce garçon-là ne lui aurait pas dit toutes ces conneries. Il n'aurait déjà pas commencé par le remercier. Car c'était normal. Oui, c'était normal de dire à quelqu'un qu'il avait réussit à sauver sa vie. Qu'il était le seul Homme restant debout dans cette foutue arène. Simple politesse que de remercier ? C'était des conneries, ça aussi. Kieran aurait dû se tenir droit, la tête haute et dire que oui, il avait gagné, il le méritait et pas à se morfondre en se recroquevillant sur lui-même. Si seulement il savait... Si seulement il savait comme tous les petits garçons et toutes les petites filles l'enviaient en ce moment même...

    Tout le monde se battait pour survivre. C'était comme ça. C'était ça, la vie. Surtout la vie à Panem. Plus jeune, lorsqu'Adonis ne comprenait pas encore ce que représentait Panem, le Capitol ou encore ce régime qui dirigeait les Districts, il se prenait à imaginer ce que pouvait bien être Panem sans tout ça. Sans Panem découpait en douze District, sans cette particularité qu'avait chaque District, sans les Hunger Games, sans les Pacificateurs, sans cet ordre qui régnait et qui devait régner. Qu'est-ce que le monde serait ? Au début, il pensait à un endroit serein où les parents aimeraient leurs enfants sans les forcer à s'entrainer pour devenir des monstres, un monde où il n'y aurait plus de sang et de mort à la télévision, un monde où tout le monde aurait le droit de vivre. Mais en grandissant, il avait compris que c'était impossible. Il devait y avoir des parents qui éduquaient leurs enfants durement pour leurs montrer ce qu'était réellement la vie, que parfois on souffrait, bien plus à l'intérieur qu'à l'extérieur. Il devait y avoir du sang et des morts à la télévision pour faire régner l'ordre. Lorsque l'on aime son dirigeant, on peut très vite finir par le haïr et le trahir, alors qu'en s'imposant avec la peur et la crainte, personne n'osera se rebeller. Et dans ce monde-là, les rebelles mourraient. Ils devaient mourir pour que l'ordre continue de régner. Pour que d'autres personnes continuent de vivre. C'est pourquoi Adonis se battait : pour que certaines personnes aient le droit de vivre. Tout le monde se battait pour survivre et pas uniquement les gosses qui partaient aux Jeux. C'était ce que le Capitol voulait montrer. Et il le montrer particulièrement bien.

    Un signe de tête après une petite introduction et une présentation. Un gamin de bonne famille. Pendant les Jeux, et surtout durant l'annonce des tributs, les journalistes ne s'étaient pas privés de dire que Kieran Whitaker était le fils du maire du District 3. Encore une fois, pour montrer que tout le monde pouvait être choisi, tout le monde pouvait tomber, même les plus privilégiés. Lorsque le gamin se présenta, Adonis eut un léger sourire en coin. Effectivement, il savait précisément qui il était. Mais le fait que l'adolescent insiste dessus prouvait que ce dernier voulait savoir à qui il avait à faire. Courtoisie et politesse, hein ?

    " - Nightsprings. District 2.".

    Le strict minimum. Par pure courtoisie. Par pure amabilité. Par pure politesse. Lui aussi, il lui adressa un léger signe de tête. Adonis se tenait toujours droit, les yeux perdus sur l'horizon. Mais quand Kieran lui posa une énième question, il tourna la tête et posa ses yeux sur lui. Il était encore plus chétif que sur son écran de télévision. Il remua son nez comme le ferait un lapin en levant les yeux au ciel, faisant mine de réfléchir. Oui, il adorait son métier et non ce n'était pas admirable. C'était un devoir. En tant que citoyen de Panem, en tant que membre du District 2, c'était son devoir de rejoindre les rangs et d'aider ainsi le Capitol à maintenir cet ordre. Il passa son index sous son nez en reniflant bruyamment avant de répondre :

    " - Oui, j'aime ce que je fais. Je l'ai choisit. Je ne me suis pas levé un jour, comme ça en me disant que ce serait cool d'être Pacificateur. Je l'ai choisit comme le garçon qui va choisir d'être menuisier. C'est comme ça. Si je n'aimais pas ce que je fais, je doute que je me serais engagé, hmmm ?".

    Adonis haussa un sourcil, cherchant l'approbation du garçon dans son regard. Il faut dire que celui qui s'engage en tant que Pacificateur, et qui va faire ça pour le restant de sa vie, s'il n'aime pas son métier, il est plutôt dans la merde. Il passa une main dans ses cheveux après avoir enlevé son casque et de le garder contre lui. Sans quitter Kieran du regard, il se pencha sur lui avec un petit sourire narquois :

    " - Et vous, Monsieur Whitaker ? Qu'est-ce que vous allez faire du reste de votre vie ? Vous allez sûrement rentrer, couvrir votre District de somptueux présents, améliorer la vie des plus pauvres, retrouver votre famille et vos amis, les chérir plus que tout... Ou bien boire comme un trou, vous droguer ou payer toutes les petites pimbêches qui voudront bien vous vendre leurs corps ? Ce n'est que de la spéculation...".

    Adonis se redressa, retirant son sourire de ses lèvres :

    " - ... Bien sur.".

    Ce n'était que des suppositions, bien sur. Et à vrai dire, il s'en foutait royalement. Le jeune enfant prodige qui allait rentrer à la maison, aussi riche que tous les hauts dirigeants du Capitol réunis. Ça lui foutait vraiment la gerbe. Même s'il avait gagné. Même s'il le méritait.


HRP : J'ai pas d'excuses pour le retard >>. Merki choupette pour tes MPs ^^ ! <3
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MessageSujet: Re: I know that the world belongs to us, And it’s just the beginning || Adonis & Kieran   Mer 25 Juil - 12:39

Je n'avais rien d'un grand gagnant des Jeux, je n'étais ni fort ni viril ni fier d'être là, d'avoir été choisis. Moi j'étais juste un gosse apeuré qui avait eu de la chance de s'en sortir vivant et sans trop de mal. J'étais épuisé moralement, physiquement et mes blessures me faisaient de plus en plus mal à mesure que mes muscles se relâchaient. J’essayais de me détendre au maximum après les Jeux, histoire de ne pas craquer de suite. J'étais impatient de retrouver les miens. Tous mes proches et mes parents. Je n'osais imaginer l'état dans lequel ils étaient depuis mon départ. Ils devaient être mort d'inquiétude et soulagé de me voir rentrer en vie. Dieu comme j'avais envie de serrer dans mes bras chaque membre de famille à commencer par ma sœur jumelle à qui je n'avais cessé d'envoyer des ondes comme si ce que l'on racontait sur les jumeaux pouvaient marcher concrètement. Je m'étais rattaché à cette stupidité pour avoir une raison de capter la force de quelqu'un. J'avais celle de Roseann bien entendu, très bonne amie, mais ce n'était pas pareil.

Plus ce train avançait et plus je me sentais anxieux. De plus, ma conversation avec le Pacificateur me perturbait. Il était très droit et fier comme s'il était un garde royal. Il en était plus imposant que jamais. Plus que moi en tous les cas... Je n'avais rien de ce qu'il avait, ni confiance, ni muscles. Son attitude me paraissait un poil trop prétentieuse mais il était de leur devoir de paraître ainsi, alors je n'avais pas mon mot à dire. Même lorsqu'il se présenta à moi, il reste glacial, je n'avais pas l'habitude de ça. Dans notre District, les gens étaient un peu plus ouverts que ça et tout le monde se connaissait. Mais j'appréciais qu'il l'eut fait, cela montrait qu'en fin de compte, le Vainqueur avait de la valeur et qu'on lui devait le respect. Au moins, maintenant on me considérerait plus comme un homme que comme un gamin insolent.

Le pacificateur Nightsprings me parla de son travail. Il aimait cela et il valait mieux en effet ! Faire régner la terreur au sein des Districts employait le côté malsain des gens, il devait donc prendre son pied à faire cela. Il avait choisit de faire ce métier et il était passionné par ce qu'il voyait et faisait. Personnellement, je n'aurais pas eu la patience d'accompagner les gamins aux capitole pour ne revenir avec qu'un seul. Ça ne semblait pas l'atteindre lui, ce grand gaillard. « Oui, c'est certain, vous avez raison. » acquiesçais-je en réfléchissant.

Un silence lourd de sens s'en suivit avant que Nightsprings ne me pose une question des plus étranges... « Et vous, Monsieur Whitaker ? Qu'est-ce que vous allez faire du reste de votre vie ? Vous allez sûrement rentrer, couvrir votre District de somptueux présents, améliorer la vie des plus pauvres, retrouver votre famille et vos amis, les chérir plus que tout... Ou bien boire comme un trou, vous droguer ou payer toutes les petites pimbêches qui voudront bien vous vendre leurs corps ? » Si je m'attendais à ça !!! Je le fixais en relevant la tête alors qu'il me parlait de spéculations. Que devais-je répondre à cela ? Devais-je vraiment répondre au moins ? Fronçant les sourcils une seconde, plus pour savoir si je devais répondre que sur le choix qu'il me proposait. « Je n'ai aucunement l'intention de finir comme mon mentor si c'est ce que vous insinuez... Pour le moment, je veux juste rentrer retrouver mes parents et mes sœurs. Je viens d'échapper à la mort, je veux juste pouvoir profiter de ce qu'il me reste à vivre. Ça vous convient comme réponse ça ? »
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MessageSujet: Re: I know that the world belongs to us, And it’s just the beginning || Adonis & Kieran   Sam 28 Juil - 1:23

    Le vainqueur finit par acquiescer. Il avait raison. Bien sur qu'il avait raison ! Qui serait le fou capable de s'engager pour une telle responsabilité, un tel métier, s'il ne l'aimait pas ? S'engager en tant que Pacificateur n'était pas quelque chose d'anodin. C'était un symbole. Le symbole du Capitol, du tout Panem. C'était à la foi servir et défendre ce qu'il restait de la Terre d'avant. Défendre ses droits, ses convictions, défendre les gens. Servir une nation et sa population, les rendre meilleures. Beaucoup trop pensaient que les Pacificateurs étaient là uniquement pour servir les intérêts des plus forts, à jouer les soldats du Diable. S'ils savaient. S'ils savaient... Adonis ne pouvait le nier ; cette source de pouvoir que cet uniforme immaculé lui procurait était plus qu'un cadeau. C'était un don. Une possibilité de pouvoir faire plus, tellement plus. Il y avait ses propres intérêts en jeu, mais il y avait aussi celui des autres. Ces autres, cachés, quelque part, là où personne, hormis quelques privilégiés pouvaient accéder. Beaucoup trop pensaient que ces autres étaient à blâmer. Mais les habitants du Capitol sont eux aussi là pour être protégés. Beaucoup trop oublient que s'ils avaient été à leur place, ils en auraient fait autant. Il avait ce pouvoir entre les mains ; de montrer que tout le monde valait la peine d'être protégé. Que tout le monde n'était pas tout blanc ou tout noir dans cette histoire. Le jeune Pacificateur savait très bien que si ses parents avaient été capitoliens, ils auraient profité du spectacle aussi. Même son voisin qui fermait les volets à chaque fois qu'une patrouille arpentait le District 2. Même l'homme le plus rebelle aurait troqué ses armes pour s'assoir dans son fauteuil, fasse à la télévision. C'était comme ça. L'humanité avait toujours été comme ça. Blâmer les autres de ce que l'on aurait pu être ne changera jamais rien. Jamais. Bien sur que oui il avait raison. Qui serait le fou qui s'engagerait sans cette idée en tête ? Oh, lorsqu'il était avec les jeunes recrues, certains disaient qu'ils profiteraient de leur statut pour s'éclater et quand il était arrivé, lui, le gamin qui parlait du Capitol avec des étoiles dans les yeux, on s'était foutu de lui. Ce n'était pas grave. Il y croyait. Il croyait plus qu'il ne croyait en lui. Il leurs avait répondu alors qu'il pourrait joindre l'agréable à l'utile. Ils avaient encore plus ri. Mais ce n'était pas grave. Pas grave du tout.

    C'était sûrement fou d'y croire. Il y avait ceux qui prié des Dieux perdus depuis longtemps, d'autres qui s'en remettaient au Sort. Lui, il s'en remettait au Capitol. Un jour, il serait un Pacificateur reconnu. Il accéderait à ce rang que seuls ont les privilégiés. Ce serait ça, sa récompense pour sa loyauté. Un bon petit chien à la botte de l'armée. Mais personne n'était à même de comprendre ce qui l'animait. Personne, pas même le Vainqueur qui venait de tuer pour survivre. Il avait gagné le droit de vivre. Ils étaient tous là à l'acclamer, Adonis le premier à incliner la tête en signe de respect, alors que pourtant, ses mains étaient sales. Et lui ? Personne ne le blâmerait ? Parce qu'il était un enfant qui avait été jeté dans l'horreur et la cruauté ? Non... Personne ne blâmerait celui qui s'en est sorti. Le Capitol aussi s'en était sorti. Et on lui crachait dessus. Retourné à sa position initiale, droit comme un piquet, le regard perdu dans le vide, le jeune Whitaker se mit à sa hauteur, ses yeux rivés dans les siens. Ce qu'ils étaient noirs... C'était donc ça ? On voit le reflet de l'âme dans les yeux d'une personne... Et les siens... Étaient noirs... Si froids qu'Adonis plissa les yeux en se perdant dans cette noirceur. Peut-être que dans quelques années, les siens aussi seraient aussi noirs que cela. Adonis n'avait encore tué personne. C'était donc comme ça que notre regard devenait ? Après avoir ôté la vie ? Et ses sourcils froncés en faisaient presque disparaitre le blanc de ses yeux. Une tête d'ange avec un regard de démon. Le jeune Pacificateur plissa le nez en souriant. Pour quelqu'un qui venait d’échapper à la mort, il était étrangement calme. Trop, peut-être. Sa langue passa sur ses lèvres, se délectant des mots aussi pitoyables que prévisibles qu'il était en train de vomir. C'était tellement pathétique... " Je veux passer le reste de ma vie avec ceux que j'aime... ". Dans les Jeux, il y avait des années où des frères et sœurs se retrouvaient dans l'arène, ensemble. Cela n'empêchait pas qu'à un moment, ils finissaient par s'entretuer. L'amour n'était pas une valeur sûre et elle n'en serait jamais une. Le trahison, par contre... Il secoua la tête en pinçant les lèvres, se retenant de rire. Les mains bien en vue, comme pour lui montrer qu'il n'aurait pas dû aller aussi loin, il s'excusa brièvement :

    " - Je n'aurais pas dû... C'était déplacé. ".

    Déplacé mais tellement tentant. Une part de lui s'était attendue à ce genre de réponse digne du fifils à son papa. Le maire serait heureux de revoir son fils chéri. Tout comme le District 3. Ils ont perdu une fille et ont gagné un Vainqueur. Il y aura une grande fête dans tout le District durant des jours, sûrement. Pendant que les autres pleureront leurs enfants. Y pensait-il, seulement ? Avait-il aimé le goût du sang ? Avait-il aimé cette sensation de chaleur, ce liquide si précieux couler le long de ses doigts ? Sentait-il son cœur battre à tout rompre lorsqu'il voyait l'âme s'éteindre dans les yeux de ses victimes ? Il tourna la tête vers Whitaker, se collant contre la paroi derrière lui.

    " - Il n'y a que nous, gagnant du District 3. Les murs n'ont pas d'oreilles, ici. Alors dis-moi : qu'est-ce que ça fait de tuer ? ".

    Est-ce que ça t'a excité ? Je suis sûr que oui. Et que tu n'hésiterais pas à recommencer.
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MessageSujet: Re: I know that the world belongs to us, And it’s just the beginning || Adonis & Kieran   Lun 30 Déc - 16:12


*I know that the world belongs to us, And it’s just the beginning*

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Je me trouvais seul dans le train avec ce Pacificateur, il me faisait froid dans le dos avec son attitude et sa tenue. Je me demande comment ils font pour vivre avec le poids de leurs méfaits sur la conscience. On sait tous à quoi ils servent, ils entretiennent la terreur dans les Districts, veillant à ce que l'on ne se rebelle pas, pas comme le District 13 qui a périt sous les coups de ces hommes, décimé par la colère du Capitol. Comment peut-on admettre de tuer autant de gens sans rien ressentir, sans se demander si c'est vraiment juste que le Capitol gagne à tous les coups. Je n'ai rien contre le Capitol, je leur ai survécu, mais je ne trouve pas forcément toujours bon ce qu'ils font. Je n'ai pas gagné grâce à eux. C'est grâce à ma capacité à courir et me cacher. Oui, je me suis caché, comme un froussard parce que je ne voulais pas tuer. Je ne suis pas et ne serais jamais un tueur, je ne pourrais pas me regarder en face ! J'ai vu mon amie du Dixtrict 3 se faire assassiner sauvagement par un carrière, c'est immonde le plaisir que ces gosses prennent à tuer ! Comment se peut-il que l'on ai envie d'être volontaire à ce point ? Ils sont élevés pour ça ! Pour tuer et se faire tuer ! On en voit souvent qui parviennent à gagner. Je ne sais même plus comment j'ai pu survivre entre leurs mains ! Un coup de chance monstrueux !!
J'ai été sauvé par une jeune fille que j'ai été obligé de tuer. La seule personne que j'ai tué fut une personne qui m'avait rendu service. J'ignore si elle voulait réellement me sauver ou non, mais je l'ai prit comme ça et je m'en veux d'avoir été obligé de riposter et de l’abattre comme un chien, non, pire qu'un chien ! Il n'y a rien de pire que ces Jeux...

Le type en blanc me parle depuis un moment déjà, je n'ai pas aimé la façon qu'il a de me comparé à mon mentor. Certes, ce type est un ivrogne qui ne m'a pas donner de très grands conseils, mais il ne faut pas mettre tous les gagnants dans le même panier ! Lui est un vieux gars qui a gagné bien avant ma naissance, il a à moitié perdu la tête et il boit comme un puits sans fond. Je ne serais jamais comme ça ! L'odeur, cette puanteur que j'ai du subir dans le train à l'allée à cause de lui, je ne pourrais jamais l'enlever ! Et dire que je vais maintenant vivre tout près de lui... Non, jamais je ne me mettrais à boire parce que je suis passé dans les Jeux ! C'est incroyable ce que l'on peut vivre, on ne sait pas ce que ça fait tant que l'on y est pas aller, alors ce Pacificateur peut bien penser ce qu'il veut, je lui prouverais que je ne suis pas un idiot qui a envie de se détruire ! Je me suis battu pour rester en vie, contre les éléments plus que les gens, mais j'ai tout fait pour revoir les yeux de Roseann. Je ne peux l'avouer face à quelqu'un du Capitol, mais je le pense. Ma nervosité à l'idée de mourir sans lui avoir dit que je l'aimais m'avait quelque peu quitté maintenant, mais mon calme résultait surtout du choc que je venais de subir. Mon épaule me faisait souffrir, ais j'étais encore sous le choc de ma victoire inouïe que je ne sentais rien. Je n'étais pas un tueur qui se pose, fier de lui, d'avoir gagné. Non, moi, je suis juste sous le choc de la nouvelle, incapable de savoir quoi faire. Mais je sais qu'une fois de retour au Trois, ça ne sera pas pareil. Dès que je reverrais ma sœur jumelle, je m’effondrerais dans ses bras. Elle a toujours été le plus forte d caractère de nous deux, elle sait me réconforter, je voudrais passer mes premiers moments au District avec elle, rien qu'elle. Je ne craquerais pas avant, je m'y refuse tout simplement. Il y aura des caméras partout pour mon retour, il ne serait pas bon de craquer. Vais-je tenir le coup en voyant leurs visages embués ? Nous verrons bien.

Oui, c'était déplacé ce que venait de demander cet Adonis. Je me détournais de lui pour aller me rasseoir, me servant un verre d'eau, lui montrant bien que c'était de l'eau d’ailleurs et pas du whisky, souriant intérieurement en buvant une longue gorgée. Non, je ne boirais pas d'alcool pour lui faire plaisir. J'aurais bien aimé que l'on se recroise de temps en temps après la tournée de la victoire, histoire de voir l'évolution et qui a le plus mal tourné. Ce serait amusant.
Il me demande alors quelque chose qui me désarme. Ce que ça fait de tuer ? Est-il sérieux en me posant cette question ? Que puis-je répondre à cela ? Je le regarde, les yeux grands ouverts, surpris d'une telle question. « Sérieusement ? » lâchais-je alors. C'était sortit tout seul, comme pour voir s'il se foutait de moi. Il avait suivit mes jeux et devait me prendre pour un minable. Je ne savais pas comment lui répondre. « Ce que ça fait de tuer... Franchement, je n'saurais pas quoi répondre à ça. Je ne voulais pas tuer en entrant dans l'arène. Regardez moi, j'ai vraiment pas le physique d'un tueur ! » Je baissais les yeux sur mon verre et revoyais la scène de la mort de cette pauvre gosse ! Je ne sais même pas son âge, sûrement le même que le miens à vu d’œil, quoiqu'il en soit, je revoyais son visage et je sais qu'il me hanterais pour le restant de mes jours. « J'avoue que j'ai été soulagé quand elle est morte... Parce que c'était elle ou moi et que je ne pouvais pas mourir.  Ça m'attriste qu'elle soit morte, sincèrement je ne voudrais jamais recommencer, mais je suis soulagé, ça vous va ? » ajoutais-je en relevant les yeux vers le Pacificateur. Je ne suis pas un tueur, mais je ne peux nier le bien que ça m'a fait de savoir que j'étais en vie, le dernier en vie et que j'allais pouvoir rentrer chez moi. « Vous avez déjà tué, vous ? » fis-je alors, curieux de connaître la réponse.



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MessageSujet: Re: I know that the world belongs to us, And it’s just the beginning || Adonis & Kieran   Lun 6 Jan - 0:00

    Son sourire s'étira. Adonis était jeune, impétueux, déjà bien cruel avec la langue bien pendue. Il n'y avait pas à se retenir, pas avec les habitants de ce genre de Districts, pas avec ce Vainqueur qui ne méritait pas vraiment son titre. Ciel, ce qu'il aurait donné pour aller dans l'arène. Ce qu'il aurait donné pour remporter ce précieux trophée et ces précieuses récompenses. Il aurait été un véritable héros, digne de ces ancêtres, digne de son District. Il jalousait amèrement les garçons comme Whitaker pour la simple et bonne raison qu'ils n'avaient rien à foutre dans une arène. Sincèrement, il fallait le voir ; il n'avait pas l'allure d'un guerrier. Il aurait dû rester chez lui, ce pauvre petit, à travailler comme l'esclave qu'il devait être pour le Capitol. S'il n'était pas dans le train, Adonis aurait craché par terre. C'était écœurant. Il n'aurait pas dû remporter. La place de Vainqueur aurait dû appartenir au District 2, pas au 3. Non. Pas au 3. Pas à lui. Son dos se décolla légèrement de la paroi pour se redresser un peu. Une chance tout de même qu'il n'y ait pas de caméras dans ce train. Si ses supérieurs voyaient comment il parle au nouveau Vainqueur, son dossier était fichu, sa carrière toute entière était fichue. Il suivit du regard le gagnant jusqu'à se poster devant lui, le dos droit, les mains jointes dans son dos. Une fois Whitaker assis, c'est fou comme il faisait encore plus petit. Petit et si insignifiant. Le nez d'Adonis se retroussa dans une grimace. Le gamin avait une façon assez spéciale de se servir à boire, surtout pour se servir un verre d'eau. Que pensait-il prouvé en ne buvant rien d'autre ? Qu'il était différent ? Qu'il saurait faire la part des choses ? N'importe quoi. C'était que des conneries, ça. Adonis lui donnait quelques mois. Il lui donnait, à vrai dire, jusqu'à la tournée des Vainqueurs. Une fois les caméras éteintes, adieu les beaux sourires, les salues héroïques d'un geste de la main et les faux semblants. Whitaker reviendrait alors dans la réalité. Sa réalité.

    Une fois sortie de sa petite bulle qui lui éclatera en pleine gueule, Whitaker se rendra compte qu'il n'est rien. Rien de plus que ce qu'il était avant. Cela lui ferait certainement mal. Adonis se mordit la lèvre inférieure ; dommage qu'il ne sera pas là pour assister à la décadence du nouveau gagnant du District 3. Ne t'inquiète pas Whitaker, un jour ou l'autre, tu troqueras ta précieuse eau contre un bon whisky. Tu auras les moyens. Tu te donneras les moyens. La chute n'en sera que plus belle. Son sourire ne quittait pas ses lèvres alors qu'il continuait à le regarder de haut. Il avait beau être un gagnant, il ne restait pas moins face à un Pacificateur. L'autorité. La Loi. Adonis aurait voulu poser son index sur le front du gamin pour bien le lui faire rentrer dans le crâne. Mais il fallait s'abstenir. Ce n'était pas bien pour son dossier. Il devait rester immaculé. Son sourire s'intensifia à voir le visage du gagnant. Le voir se décomposer lentement à la question le fit jubiler intérieurement. Il dût même retenir un rire pour ne pas paraître hystérique. Il se racla la gorge pour reprendre contenance :

    «  - Oui, sérieusement. ».


    Il ne pouvait être plus sérieux. Il voulait savoir ce que cela faisait. Il voulait ressentir par la force de ces mots ce que cela pouvait faire que d'exécuter quelqu'un dans l'arène. Que pouvait bien ressentir la personne face à vous, lorsqu'elle voit enfin la mort venir ? Quelles peuvent-être ses dernières pensées ? Quelle expression peut se lire sur son visage à ce moment même ? Adonis s'humidifia les lèvres, pendu à celles de son interlocuteur. Pour une fois qu'il serait réellement attentif aux dires du garçon. Il n'était qu'un minable mais sa réponse valait certainement le détour.

    Sa tête se pencha sur le côté alors que son nez se retroussa à nouveau dans une expression de dégout. Ce qu'il pouvait être pleurnichard. Stupide. C'était pathétique et grotesque. Adonis soupira fortement, montrant à quel point ce genre de réponse ne le satisfaisait pas du tout. Il n'avait certes pas le physique d'un tueur, mais il avait encore moins sa psychologie. Ou ne serait-ce qu'une once d'instinct de survie. L'animal qui était en lui n'était qu'un petit peureux prêt à se cacher dans les jupons de sa mère à éviter le monde de peur de souffrir. Quelle petite merde. Puis ses yeux s'illuminèrent un instant en le regardant alors qu'il releva le menton sans le quitter des yeux. Enfin une réponse potable. Enfin quelque chose de sensée dans les Jeux de cette année. Son regard croisa alors le sien et Adonis lui sourit de son air satisfait avant de reprendre :

    «  - Soulagé, hein ? Soulagé de la voir crever et de rester en vie ? ».


    C'était ça, la vérité. La loi du plus fort. Ceux qui meurent, qui perdent et celui qui vit, qui rafle la mise. Un ricanement s'échappa de ses lèvres, un ricanement incontrôlable. Il fit craquer les vertèbres de son cou :

    «  - Ouais, c'était vous ou elle, pas vrai ? Elle vous avait épargné et vous l'avez tué comme un animal. Vous vous êtes nourri de son sang pour remporter les Jeux. C'était un soulagement ? Non, c'était normal. C'était un réflexe animal, bestial. C'était votre récompense pour avoir survécu jusque-là. ».

    Adonis ne disait en rien ce genre de choses pour lui montrer qu'il méritait sa place. Non. Il disait ça pour lui prouver qu'il n'oubliera jamais ce qu'il a ressenti en tuant. Qu'il vivrait à jamais avec le sang de cette pauvre gamine sur les mains. Il n'y avait pas que ses mains qui seraient sales à jamais. Sa conscience en prendrait un coup. Sa conscience ne s'en remettrait jamais d'avoir ôté la vie alors qu'on avait épargné la sienne. Soulagé, oui. Hanté aussi. Verrait-il la gamine lorsqu'il rendra son dernier souffle ? Faites qu'il puisse se glisser près de Whitaker pour qu'il puisse le lui murmurer.

    «  - Moi ? Si j'ai déjà tué ? ».

    Le sourire ne le quittait pas, non. La question le fit réfléchir. Il porta son pouce à ses lèvres, le regard perdu dans le vague. Étrange ; il n'y avait jamais songé. Tuer ne faisait pas parti des priorités des Pacificateurs. Il fallait rendre la Justice, quel quelle soit. Si tuer était nécessaire, alors ainsi soit-il.

    «  - Non, pas encore. ».

    Le jeune Pacificateur se mordit le pouce, pensif. Non, pas encore, effectivement. Le temps viendrait où il aurait certainement besoin d'agir de la sorte. Il ne se mentait pas, tuer ne lui déplairait sûrement pas.

    «  - Peut-être qu'un jour, au nom de Panem, je le ferais. Un peu comme vous, au final. ».

    Ses yeux croisèrent à nouveau ceux de Kieran Whitaker.

    «  - Mais je pense que vous serez rapidement au courant si cela arrivait. ».


    Tout ce que le jeune Pacificateur espérait de faire, c'était le faire trembler. Qu'il tremble dans son tout nouveau lit d'or de petit Vainqueur. Qu'il tremble en pensant à son passé. Qu'il tremble en pensant que Panem pouvait tout lui retirer.
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