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 Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)

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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Lun 23 Avr - 18:40

    Submergé par le désir, l'angoisse, le dégout. Il était écœuré. Il s’écœurait lui-même. Ce genre de choses, il n'avait pas à les faire. Ce genre de choses, on les lui faisait. C'était répugnant. Il n'avait pas à s'abaisser à faire quelque chose d'aussi dévalorisant. Il n'avait jamais eu à le faire. Pourquoi là, maintenant ? Pourquoi lui ? Pourquoi son petit corps si fragile le faisait frémir, lui murmurait de lui faire toutes ces choses qu'il n'avait pas l'habitude de faire ? Pourquoi cette vulnérabilité si soudaine alors que c'est sa force, de corps et d'esprit, qui forgeait son caractère ? Jérémy venait de le briser. Oh, quel retournement de situation ! Il n'avait pas voulu ça, ne l'avait même pas espéré. Un petit garçon qui venait de l'anéantir rien qu'en battant des cils. Ses yeux bleus... Il aurait dû les lui crever la veille. C'était sûrement comme cela qu'il l'avait ensorcelé. C'était Jérémy le démon. Un démon au visage d'ange. Un petit démon encore pur. Immaculé. Qu'il finirait pas souiller. C'était ça. C'était ça. La réponse était juste sous ses yeux. Pour retrouver ses esprits, il devait le détruire. Il avait bien réussi à le faire plier la veille, pourquoi pas ce soir ? Lui écarter les cuisses, le prendre, l'entendre chialer et supplier pour qu'Adonis arrête. Cela semblait si simple. Pourtant, il restait à genoux. Les mains sur les cuisses de l'adolescent. Ses lèvres, sa langue, toute sa bouche s'activant pour lui donner un maximum de plaisir. Oh, qu'il était faible. Tellement faible entre les mains du garçon.

    Adonis n'entendait plus rien. Il n'y avait plus aucun bruit. Juste le souffle saccadé de Jérémy, ses petits gémissements crispés qu'il essayait tant bien que mal à ravaler. La pièce ne disposait que de peu de meubles. Tout résonnait. Ses petits gémissements sonnaient en plusieurs petits échos. C'était mignon. Adorable. Même si ses yeux se fermaient progressivement, il pouvait sentir les muscles du garçon se contracter, le sentir se cambrer. Ses mains remontèrent sur le bassin de Jérémy, sentant son torse se soulever rapidement. Oh, qu'il aurait pu passer des heures à pleurer sur ce corps d'enfant qui ressentait pour la première fois les plaisirs de la chair. Et lorsque son prénom retentit dans la pièce, il ne put retenir un gémissement étouffé. Ses paupières se plissèrent davantage alors qu'il combattait son envie de redevenir le monstre qu'il était hier. Il n'attendait que ça, que Jérémy continue de souffler son prénom, de le murmurer, de le gémir ou de le crier. Que son prénom soit déformé par la voix enraillée du garçon.

    Ses mains, ses doigts, continuaient de se balader sur le torse de Jérémy lorsque ce dernier le fit se redresser. Tous deux semblaient dans un état second. Un état dans lequel ils n'avaient visiblement pas l'habitude d'être. L'espace d'un instant, il croisa son regard. Cela ne dura pas longtemps : tous deux, rouge jusqu'aux oreilles, ils n'osaient soutenir le regard de l'un ou de l'autre. Adonis fut le premier à détourner le regard. C'était trop dur de le fixer. Et ses yeux... Ses yeux, putain, il aurait dû les lui crever. Sa peau brûlante contre la sienne, ses mains dans son cou et ses baisers. Adonis balança la tête en arrière, le serrant fort contre lui, répondant plus timidement à son baiser. Il n'arrivait toujours pas à réaliser ce qu'il était en train de lui faire quelques secondes auparavant. Jérémy en profita pour glisser ses mains sous son t-shirt. Il frissonna. Un frisson qui lui parcourut plus le bassin que le dos. Un frisson d'excitation intense qu'il savoura délicieusement. Ses mains moites, chaudes, traçant des courbes et des arabesques sur son torse. Chaque toucher lui arrachait un long soupir. Chaque fois qu'il retirait ses doigts lui arrachait un grommellement. Avant même qu'il n'ait pu souffler, son t-shirt lui fut retiré. Avant même qu'il n'ait pu réaliser ce qu'il se passait, Jérémy continuait avec ses doigts, ses lèvres.

    Le Pacificateur le sentait hésitant. Le garçon se la jouait entreprenant, mais il était toujours un enfant. Un enfant qui avait peur pour la suite des évènements. Comme pour le coller davantage contre lui, Adonis lui donna une légère claque sur les fesses, juste assez pour le faire sursauter et le rapprocher de son corps. Il lui caressa cette même fesse du bout des doigts alors qu'il plaquait ses lèvres dans son cou, lui murmurant Ô combien il était beau, Ô combien il l'excitait, Ô combien il voulait le posséder. Des mots doux que l'on sort à un amant que l'on aime. Des mots doux que l'on prononce sans réellement s'en rendre compte. Son cerveau n'était pas à même de réfléchir, juste... Juste d'agir. Il empoigna les mains de Jérémy, le forçant à les glisser à l'intérieur de son pantalon. Adonis soupira. Ce contact... Il se mordit la lèvre, réprimant un gémissement de plaisir. Un plaisir qu'il aurait dû cacher. Pourquoi, pourquoi cela lui faisait tant de bien ? Combien de mains s'étaient posées sur son sexe ? Combien de mains avaient su le satisfaire ? Combien de mains l'avait fait jouir ? Tant de mains, tant de gestes, tant de personnes. Mais cela n'était en rien pareil aux gestes maladroits de ce garçon. Il finit tout de même par le lâcher, retirant lui-même son pantalon et ses sous-vêtements d'un geste rapide, impatient, alors que ses lèvres se posèrent sur l'oreille de Jérémy. Leurs souffles chauds se mêlaient tandis qu'une nouvelle fois, il allongea le garçon sur le matelas. Oh, tellement impatient. Adonis déposa tout un tas de petits baisers sur le torse de l'adolescent, traçant avec sa langue chaque muscle qui se dessinait, chaque os saillant, jusqu'à descendre une nouvelle fois sur son sexe. Violemment, il lui agrippa les cuisses pour le surélever légèrement, juste assez pour pouvoir se redresser, pour mieux se positionner sur lui. Il n'était plus question de maitre ou d'esclave. Il n'était question que de plaisir. De plaisir au pur sens du terme. Pour le moment, il ne voulait pas le blesser. Lui faire du mal. L'animal s'en était allé. Il ne restait que l'homme qui voulait faire du bien au petit garçon, lui faire ressentir ce que c'était que le plaisir. Cette sensation qui nous envahit, nous pénètre jusqu'à atteindre son paroxysme. Adonis voulait l'entendre crier, mais pas de douleur. Il ne voulait plus de pleurs.

    Doucement, il passa sa langue sur sa cuisse, le surélevant encore un peu, pour y déposer un peu de salive. Non, plus de pleurs. Plus de douleur. Pas ce soir. Ce soir, il voulait le prendre tendrement, y aller lentement. Tout lui faire ressentir. Tout. Sa main finit par glisser jusqu'à son cou alors qu'il se cambra légèrement pour le pénétrer.
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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Lun 23 Avr - 20:56

Je me sentais si bien entre ses mains. Je me sentais exister. Jamais, au grand jamais, je n'avais ressentis de telles choses. Son corps entier répondait au moindre de mes mouvements, à mon moindre gémissement. Je ne savais absolument pas comment réagir. Sur moi, je le sentais frémir quand je le caressais de façon maladroite. Je ne savais pas quoi faire. C'était la première fois. MA première fois. Celle que je n'oublierais jamais. Celle qui allait me hanter à chaque fois que je le referais. Celle qui laisserait sa marque indélébile en moi. Mais je me foutais bien de tout cela pour le moment. Mon pouvoir sur lui grandissait de seconde en seconde.

Il ne cherchait plus à me faire de mal. Il me faisait même du bien. Dans cette salle aux échos incessants, j'entendais ma voix se répercuter sur chaque mur pour se répéter un nombre de fois indéfini. Même mes murmures se voyaient clonés. Mais tout autant que ces derniers s'intensifiaient sous l'action du pacificateur, je sentais qu'il se livrait à moi de plus en plus. J'avais l'impression que seul mon bien être comptait. Même quand je l'attirais à moi, il continua d'être tendre. Et les mots qu'il me livra, tels des murmures, me confirmèrent son amour pour moi. J'étais vraiment aux anges. Jamais je n'aurais imaginé que quiconque puisse un jour m'aimer. Moi qui était violent et rebelle.

Il se déshabilla cependant rapidement. Il était fougueux. Je voyais son regard. Entendais son souffle saccadé. Il était à moi. Rien qu'à moi. Comme s'il voulait réparer le mal qu'il m'avait fait. Mais il ne m'avait pas fait de mal. Au contraire. Il m'avait fait devenir ce que je devais être. Le garçon docile et obéissant que j'aurais toujours dû devenir. Il avait fait taire en moi cet esprit de violence et de rébellion. Je lui appartenait. Je suis son jouet. Son seul et unique. Celui dont il pourrait toujours se servir. Je voulais être à lui, rien qu'à lui. Pour toujours.

Son corps se plaqua alors contre le mien. Sa bouche, sa langue, vinrent dessiner chaque recoins de mon torse. Je gémissais de nouveau sous cette tendresse. Il m'excitait de plus en plus. Et une fois encore, mon sexe fut prisonnier de ses lèvres quelques instants. Instants dont il profita pour mieux se positionner sur moi. Je détournais le regard n'osant pas le regarder. Mais une nouvelle fois mes sentiments me trahirent et je ne pus m'empêcher de plonger dans ses yeux et de me redresser pour lui déposer un baisé sur les cheveux. Sa langue quand à elle parcourait ma cuisse. C'était si bon d'être entre ses mains. Il savait quoi faire. Un nouvelle fois je gémissais me couchant sur le dos en posant mes mains sur mon visage.

J'étais en nage. Je ne pouvais même plus retenir mon souffle saccadé, mes gémissements ou quoi que ce soit d'autre. Sa main caressa mon torse une nouvelle fois avant de tendrement m'agripper le cou. Puis une douleur me traversa. Je criais. J'avais l'impression que quelque chose se déchirais. Des larmes montèrent à mes yeux. Cette douleur s'intensifia à mesure qu'il entrait en moi. Puis après quelques minutes elle se calma. Ma respiration reprit un rythme normal. Enfin aussi normal que quelqu'un d’essoufflé. Mes larmes cessèrent de couler. Et alors, sous le rythme qu'il m'imposait par ses mouvements, je reprenais plaisir à être avec lui. Mon corps répondit de nouveau à l'appel intense de ces sensations alors que je me remettais à susurrer son prénom.
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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Lun 23 Avr - 22:31

    Son souffle s'accélérait, son torse se soulevait rapidement. Il aurait voulu se mordre les lèvres jusqu'au sang pour ne pas laisser échapper le moindre son. Il en avait connu, des sensations. Il avait connu toutes sortes d'émotions différentes. Comme lorsqu'il jubilait après avoir torturé quelqu'un ou lorsqu'il entendait sa matraque râper le long du portail de l'usine de textiles, ce qui le faisait frémir à l'idée que le portail se transforme en tête humaine qu'il pourrait décemment fracasser. Il avait aussi ressentit cette peine énorme qui lui avait broyé l'estomac lorsqu'on avait annoncé que les Hunger Games étaient terminés pour lui ou ce déchirement lorsque Silk lui annonçait qu'elle partait dans un autre District ou au Capitol pour l'une de ses tournées. Il avait aussi connu cette joie immense lorsqu'on lui annonçât qu'il avait réussi son diplôme et qu'il était enfin Pacificateur ou lorsqu'il se laissait aller avec l'une de ses conquêtes. Adonis les avait toutes connues, ces émotions. Tous ces sentiments qui faisaient de lui un être humain, malgré le fait qu'il détestait ça. Ces émotions, ces sensations, avaient toutes au moins une fois traversé son corps. Mais c'était la première fois qu'il ressentait ça. Ça. Cette chose qui lui retournait les tripes, cette chose qui lui faisait tourner la tête, cette chose qui faisait battre son cœur pour la première fois, cette chose qui lui donnait à la fois envie de pleurer et de rire, cette chose qu'il n'aurait jamais voulu perdre et ce pour rien au monde. C'était donc cette chose que l'on appelait "amour" ? C'était réellement cela alors ? Oui, il était prêt à se remettre à chialer contre Jérémy. Dieu, que la vie est cruelle. Que l'amour est cruel.

    Obnubilé par ses propres pensées, ses propres actions, il sursauta lorsque Jérémy hurla. Il avait pourtant été gentil. Doux. Le plus doux des amants. Il avait tout préparé. Il avait fait en sorte d'y aller doucement, lentement. Cela ne lui ressemblait pas, et pourtant, il l'avait fait. Il avait fait en sorte de lécher sa peau avant de la pénétrer. Il avait fait en sorte que chacun de ses sens soient en éveil pour profiter. Il avait fait en sorte que chaque baiser lui procure plaisir et bien-être. Ce cri qui déchira la pièce... Adonis avait envie de hurler lui aussi. Qu'avait-il fait de mal ? Il avait tout fait bien. Lui, le pauvre, le méchant Adonis. Il avait plié. Et été gentil avec le petit Jérémy. Il voulait lui hurler dessus en lui disant qu'il n'y était pour rien. Que c'était sa faute à lui. Rien que sa faute si son corps se contractait, ne pouvait apprécier et se détendre. Il aurait voulu le secouer. Sa mâchoire se crispa alors que ses va et vient s'intensifièrent. Sa main sur la cuisse de Jérémy finit par se détendre lorsqu'il vit les larmes du garçon couler. Son esprit lui crachait d'arrêter, de tout stopper parce que ça faisait mal à l'adolescent. Mais son corps était aussi ardent que le feu, voulait continuer et ne s'arrêter que lorsque son corps l'aurait décidé. Il sentait de multiples gouttes de sueur dégouliner le long de son dos, de ses tempes, de sa nuque, de son front, de son torse. Il n'avait pas envie de s'arrêter là non. Il devait juste oublier, Ô combien son amant souffrait.

    Et puis, au bout d'un moment, les gémissements de douleur se remplacèrent par des gémissements de plaisir. Les larmes par les soupirs. Et quand ses soupirs s'atténuèrent pour qu'enfin il articule son prénom, Adonis sut alors qu'il était finit. Il serait perdu à tout jamais. Dans les yeux du garçon. Pour toujours. Comment un gamin pouvait-il lui faire ça, lui faire ressentir tout ça ? Son bassin s'activait, intensifiant chacun de ses mouvements. Il s'allongea sur le corps de Jérémy, posa ses lèvres tout contre son oreille pour lui murmurer :

    " - Bouge... Bouge ton bassin à l'inverse du mien... ".

    Son corps continuait ses va et vient incessants. Il voulait lui montrer tout ce que cela faisait, tout ce qu'il pouvait ressentir, il voulait lui montrer ce que cela faisait lorsque quelqu'un pouvait se fondre en lui. Ses dents mordillèrent son oreille alors qu'il avait tellement de mal à respirer convenablement.
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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Jeu 26 Avr - 19:24

Cette nuit représentait pour moi tout ce que j'étais. Elle aurait dû être faite avec la personne qui serait pour moi la seule et unique que j'aimerais. Pourtant c'est à l'homme qui avait fait de moi son esclave à qui je m'offrais. C'est à Adonis à qui j'avais décidé de donner ma virginité. Et lui s'occupait vraiment bien de moi. Je ressentais un ensemble de sensation étrange. De la douleur. Du plaisir. Je ne pouvais pas me décider à partir. En moi il était et je voulais qu'il y reste. D'abord cela me fis mal. Mais après j'éprouvais du plaisir.

Mon corps entier répondais à l'ensemble de ses vas et viens incessants. Je me cambrais, gémissais, caressais son corps. Chaque goutte de sueur du corps du pacificateur s’écrasait sur le mien. J'adorais cela. Ça me rafraichissais. Enfin disons que ces petites boules aqueuses étaient bien froides à comparé de mon corps bouillant. Le sien aussi était vraiment chaud. Mais j'aimais ce contact. J'avais l'impression de ne plus être l'enfant suppliant d'hier. Mais bien l'enfant que lui avait choisit.

Je contractais mes abdominaux et me redressais doucement afin de ne pas le gêner. Je ne voulais pas non plus que l'ensemble de ses sensations me quitte. Alors je faisais très attention. Puis une fois redressait, je me plaquais contre lui. Mes lèvres se lièrent aux siennes. Je laissais ma langue pénétrer sa bouche. Je fermais les yeux et passais mes mains le long de son corps. Je perdais ces dernières dans ses cheveux. Puis enfin je me décidais à me recoucher et à plonger mes yeux dans les siens.

Je ne voulais faire qu'un avec lui. Et pour cela il me fallait pénétrer son âme. Entrer en lui de manière différente à la sienne. Ses yeux noirs étaient si beaux. Je cherchais tous les sentiments positifs qu'il pouvait caché. Puis il s'allongea sur moi et me murmura de bouger à l'inverse de son corps. Je lui obéissais. Je sentais les draps se plisser sous mes mouvements maladroits.

C'était vraiment intense et j'aimais cela. Je l'embrassais de nouveau sentant mon sexe se frotter contre son ventre. Ça me faisais tant de bien que je ne pouvais pas retenir mes gémissements et de l'appeler. Mais aussi une nouvelle chose inconnue pour moi se produit. Au sommet de mes gémissements, je sentis mon sexe émettre un liquide. Je me cachais le visage de mes mains tellement honteux. Je savais bien ce que cela pouvait être mais je ne pensais pas que je pouvais le faire. Jamais ça ne m'étais arrivé.

Malgré tout, je continuais à bouger comme il me l'avait demandé. Je sentais toujours du plaisir. Je le regardais rouge comme une pivoine et l'embrassais de nouveau. C'est alors que je ne pus retenir mes mots :

"Je vous aime."
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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Ven 27 Avr - 21:44

    Il avait du mal à respirer. Son esprit était embué. Son corps bougeait machinalement, ses lèvres se frottaient lentement contre l'oreille de Jérémy. Il n'avait plus le contrôle de son corps ou de son esprit. Il détestait perdre le contrôle. Il détestait tellement ça... Cela le rendait vulnérable. Tellement humain. Oh, cette faiblesse qu'il aurait voulu faire disparaitre. L'annihiler de tout son être. Mais c'était impossible. Il venait de plonger tête baisser dans quelque chose qu'il ne comprenait pas et qui l'engloutissait peu à peu. Comment reprendre pied ? Il se doutait qu'il n'y arriverait certainement jamais. C'était vraisemblablement trop tard. Trop tard. Et ses lèvres qui tapissaient le cou, l'oreille et la joue de Jérémy de baisers. Des baisers mouillés, insistants, sensuels. Des baisers qu'il ne voulait pas oublier. Des baisers qu'il voulait encrer à jamais sur la peau de Jérémy. Des baisers pour sentir à jamais ce qu'il était en train de ressentir. Ce petit corps, vibrer tout contre le sien. Intense émotion. Les caresses se multipliaient, les baisers augmentaient progressivement. Tout ça... Toutes ces choses qu'il faisait et ressentait lui brûlaient l'estomac, grattaient ses entrailles, lui retournaient les tripes. Il n'en pouvait plus. Il voulait fondre. Disparaitre de la surface de la terre. N'être qu'un simple souvenir. Ou ne plus être rien du tout. Loin de tout.

    Le contact contre son torse était bien trop douloureux. Cette proximité le rendait malade. Il en avait presque envie de vomir. Mais c'était un mal-être qui lui faisait tellement de bien... Sa salive se faisait rare alors qu'il sentait la bile remonter dans sa gorge, de même que plusieurs vagues de plaisir lui traversait le corps. Le bien n'allait pas s'en le mal. Et inversement. Il le savait mieux que personne. Du moins, son propre corps fonctionnait de cette façon. D'habitude, le mal était infligé à l'autre, jamais à lui. Lui, se contentait seulement de satisfaire ce corps qui ne cessait d'en redemander, sans se soucier de ce que les autres pouvaient espérer ressentir. Mais là, oui, il se sentait partir, il savait que ses organes ne supporteraient pas ce trop plein d'émotions plus longtemps. Et Jérémy, Ô Jérémy, qui se collait contre lui. Leur chaleur, leur sueur se mélangeant doucement, lentement. Adonis gardait ses mains sur les cuisses du garçon, restant calme, les yeux mi-clos, alors que l'adolescent plaquait ses lèvres contre les siennes, le forçant à ouvrir la bouche, glissant sa langue, jouant avec la sienne. Jérémy avait violé son âme. Ce gamin de quinze ans avaient passé ses doigts à travers son corps, touchant son corps, l'empoignant, jouant longuement avec pour finalement le lui arracher brutalement et le dévorer. Oui... Qu'il finisse par le dévorer tout entier. Ils ne feraient plus qu'un. Pour l'éternité. Oh, Jérémy, si jamais tu devais me tuer, me promettrais-tu de me manger ? Hein ? Me promettrais-tu de me faire cuire à feu doux, de voir ma chair fondre dans cette immense casserole, de me déguster les yeux fermés, de me savourer sans cesser de me pleurer ? Me mangerais-tu pour que nous ne formions au final qu'un seul être. Un être de chair et de sang. A l'extérieur, à l'intérieur, oh oui, à l'intérieur de ton estomac. Dis-le moi... Dis-moi que tu me mangerais pour que je ne sois qu'à toi, rien qu'à toi...

    Sa langue, ses mains... Tout contre lui, en lui... Ce contact qu'il haïssait, qu'il chérissait tant... Une nouvelle fois, il rompit ce lien, se rallongeant tout doucement, suivant les conseils d'Adonis. Des conseils qu'il savait parfaitement exécuter, malgré ses maladresses d'enfant. Des mouvements qui le faisaient se cambrer. Qui le faisaient gémir. Sa voix, sa toute petite voix que l'on avait du mal à entendre. Alors que celle d'Adonis grondait dans la pièce. Des grommellements rauques. Sa voix si basse effaçait celle si aigüe de Jérémy. Pourtant, leurs soupirs se liaient si facilement, résonnant comme une même chanson. Une chanson dont ils avaient l'impression de connaitre le refrain par cœur. Un refrain qui continuait à les faire frémir jusqu'à en jouir. Adonis caressait le torse de l'adolescent, balançant sa tête en arrière. Il ne pourrait plus tenir. C'était trop bon, tellement fort. Il ne réussirait pas à se retenir plus longtemps. Son corps ne cessait de s'échauffer, ses sens ne cessaient de s'éveiller, intensifiant ses actions. Ses mains tremblantes attrapèrent Jérémy, le rapprochant davantage de lui, lui offrant un baiser passionné alors qu'il le sentait éjaculer. Un léger sourire traversa son visage en voyant le garçon recouvrir le sien, honteux. Si le gamin aurait pu se cacher, il l'aurait fait. Il se serait certainement enfouit sous terre pour que personne ne puisse plus jamais le voir. Un nouveau baiser, il voulait le rassurer. Lui faire comprendre que c'était normal, que c'était ça, avoir du plaisir, le ressentir.

    Et les mots de Jérémy retentirent dans la pièce. Un murmure. Un simple murmure. Ses lèvres, sa langue avaient articulé cette... Cette chose. Ce mot. Pourquoi ? Ce mot. Ce mot qu'il détestait. Oh, qui ne servait strictement à rien. Qui n'avait pas de sens. Qui ne pouvait exister. Pas dans son monde, pas dans cette chambre ou dans cette situation. Le lui dire... Juste avec les yeux, avec son corps. Le langage corporel était tellement plus intense, tellement plus réel que des mots. Les sons, on finissaient par les oublier. Alors que le toucher... Tout s'encrer en nous, finalement. Il n'y avait plus que le corps. Les traces d'une caresse disparue. Les mots... Ils n'étaient que des mots, après tout. Ils disparaissaient ou changeaient progressivement. Les mots. S'il pouvait les bannir. Ne serait-ce que pour ce soir. Qu'il n'y ait plus que ses doigts, que ses lèvres, ses yeux ou son sexe. Pas de mots. Pas de mots. Il ne put répondre.

    Adonis écarquilla les yeux. Il déglutit. Une vague de frustration lui parcourut le corps alors qu'il repoussa d'une main tremblante, hésitante, Jérémy. Il se retira, rampant à genoux hors de son lit, manquant de glisser et finit par s'assoir sur le sol. Il ne pouvait le quitter des yeux. Sa bouche était grande ouverte. Il aurait dû se taire. Continuer et se taire. Il n'aurait pas dû le dire. Juste le lui montrer. Et cette bile qui ne cessait ses aller-retours dans sa trachée. Il cligna plusieurs fois des yeux et ne pu se retenir. Une main devant sa bouche, il se pencha en avant pour tout vomir.
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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Mar 8 Mai - 18:08

La réaction d'Adonis à mes mots ne se fit pas attendre. Il me repoussa et sortit du lit avant de vomir. Était-ce moi qui venait de déclencher une telle réaction ? De simples mots avaient donc une telle puissance. J'étais si surpris par la réaction de mon maître que je ne bougeais pas immédiatement. Je restais immobilisé. Je ne pouvais me résoudre à m'approcher de lui alors qu'il venait de me rejeter. Mais était-ce vraiment ma faute ? Ou bien peut-être était-il malade déjà avant. Quand il était venu m'accueillir en début de soirée il m'avait semblé fatigué. Peut-être n'aurais-je pas du le forcer à rentrer dans mon jeu.

L'usage de mon corps me revint. Je me précipitais alors vers Adonis et lui plaçais la couverture tout autour de lui en faisant attention de ne pas la faire tremper dans les rejets de mon maître. Puis, toujours en silence, je l'aidais à s'allonger sur le lit. Je le regardais un instant avant d'aller dans la cuisine et de prendre un pichet et un verre d'eau, ainsi que de quoi essuyer le sol. Puis je retournais à la chambre. Je m'avançais doucement vers lui au cas où il se soit endormi.

Je regardais alors son visage et voyais que non. Je lui servais un verre d'eau et alors qu'il le buvait, je m'affairais à tous nettoyer. Je ne voulais pas que cette chambre, dont je me rappellerais toute ma vie, soit sale. Je nettoyais donc l'ensemble de la zone envahie par les vomissements d'Adonis. Puis j'allais jeter cela dehors. J'en profitais pour prendre mes affaires qui trainaient dehors.

Enfin je revenais dans la chambre et posais mes affaires sur une commode prêt de la porte. Puis je rejoignais le lit et mon maître. Je le massais tendrement afin de faire passer ce mauvais moment. Je ne savais pas s'il voulait reprendre. Mais il y avait une chose que je voulais absolument qu'il ai. Je voulais lui offrir le plaisir que lui m'avait donné. Alors tendrement, maladroitement, je descendais vers son membre. Je le caressais doucement avant de le prendre en bouche et de commencer exactement ce qu'il m'avait fait en début de soirée. Sauf que je m résignais à aller jusqu'au bout. Jusqu'à ce que son fluide procréateur asperge mon corps comme le mien avait fait au sien.
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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Mar 8 Mai - 21:51

    Les mots. Les mots semblaient toujours de trop lorsque le soleil laissait place à la lune. L'astre préférait rester muet, il préférait offrir la paix de l'âme, le repos plutôt que de lui donner matière à réfléchir, matière à penser ou à souffrir. Les mots faisaient bien plus mal que les actes. La lune aurait dû être clémente avec lui. La lune aurait dû lui être favorable. La lune aurait dû le bercer, l'apaiser jusqu'à ce que le soleil ne revienne pointer le bout de son nez et l’asséner de coups. Au lieu de ça, elle l'avait trahi, lui envoyant un démon avec l'apparence d'un enfant pour l'achever. Tout ce qu'il venait de vomir, c'était comme si Jérémy venait de le frapper, de le frapper tellement fort au ventre qu'il ne pouvait s'empêcher de tout recracher. Son ventre et ses abdominaux continuaient de se contracter alors qu'il essayait de reprendre son souffle. Cette sensation était horrible... Toutes ces sensations étaient horribles. Il était passé d'un état à l'autre si rapidement que son corps et même son esprit ne s'en remettaient pas. Le plaisir, cet état de bonheur éphémère qui avait fait naitre en lui de nouvelles choses, des choses qu'il avait partagé avec l'adolescent. Des baisers, des caresses bien plus chaleureux que n'importe quelles nuits avec une femme. Et puis, la douleur. Les mots l'avaient transpercé en plein cœur, lui tiraillant les entrailles, le laissant chancelant et ébêté. Et la seule chose qu'il avait pu répondre, la seule chose qu'il avait été capable de faire c'était de régurgiter. De tout recracher. Pour évacuer. Évacuer toute cette douceur qui ne lui était pas propre, cette chose dont il n'avait pas l'habitude. A quatre pattes sur le sol de sa chambre, les bras tremblants, il fixait tout ce qu'il avait vomi. Il n'avait même pas la force de se relever. Ce que la lune avait pu être cruelle ! Ce que les mots pouvaient faire mal !

    Adonis ne se relèverait pas. Il n'en avait plus l'envie, plus la force. A quoi bon ? On venait de l'assassiner. Ce n'était pas pour lui. Pas ces mots. Pas ces gestes. N'aurait-il pas pu lui offrir un regard ? Juste ses yeux bleus... Juste ça. Pourquoi ces mots, pourquoi ce soir ? Le Pacificateur était en train de payer pour ses actes. Il avait torturé le garçon la veille, c'était à son tour d'être torturé. Quoi de plus horrible que les mots pour vous faire tourner la tête ? Sous ses airs d'ange, sous ses airs d'adolescent, d'enfant qui ne savait pas comme s'y prendre, il avait su trouver la faille. Il avait su utiliser ce qui tuerait le Pacificateur tôt ou tard. Et il n'y avait rien à ajouter. Rien du tout. Il restait crispé. Non, il n'y avait plus rien à faire ou à ajouter. Les mots avaient fait leur travail. Il venait d'être défait.

    La couverture sur son corps le fit frissonner. Il cligna des yeux sans pour autant bouger. Il restait figé, comme fixé au sol. Une statue de pierre. Il ne voulait pas... Il n'en avait pas besoin... De ses mains... De ses doigts... Il n'en voulait pas. Qu'il arrête. Qu'il arrête avec sa gentillesse, son attention... Qu'il arrête. Adonis se sentait mourir, lentement mais sûrement. Ce petit garçon, ce petit être qui n'avait rien à lui apprendre, rien à lui donner... Lorsqu'il le souleva pour le déposer sur le lit, le Pacificateur ne put s'empêcher de plisser les yeux, comme si la douleur, cette proximité, était de trop. Et ça continuait à le poignarder, à le tirailler, à l'achever... Sa tête aurait voulu se poser sur l'épaule de Jérémy, chercher du réconfort. C'était maintenant qu'il avait besoin de ses mots. Des mots rassurants, pour le calmer. Mais s'abandonner dans ses bras reviendrait à renoncer et se laisser aller à des mots qu'il ne pourrait supporter. Et qui continueraient à le tuer. Lorsque sa tête se posa sur l'oreiller, il en ramena un autre contre son ventre, repoussa la couverture aussi fermement qu'il l'avait fait avec le garçon. Éloigner tout ce qui pouvait ramener à Jérémy Scott. Les draps, les caresses, les baisers, les mots. Son corps se mourrait de le sentir près de lui et pourtant, Ô et pourtant, il en redemandait...

    Il ferma les yeux. Il ne voulait pas le voir. L'entendre s'activer à côté lui donnait encore la nausée. Il aurait voulu le renvoyer. Mais il savait qu'une fois qu'il passerait le pas de la porte d'entrée, ce serait pire. Il se mettrait sûrement à hurler, à pleurer. Peut-être qu'il vomirait de nouveau, se vidant totalement jusqu'à ce que son être n'en puisse plus. Adonis sentait le regard de Jérémy sur lui. Cette bienveillance... Ce qu'il pouvait regretter de ne pas l'avoir tué plus tôt.

    Le garçon le redressa, lui mettant en main un verre d'eau. Adonis regarda le verre d'eau comme s'il s'agissait du poison qui allait s'infiltrer dans son organisme pour le tuer lentement, douloureusement. Il serra les dents. Il ne voulait rien. Rien qui ne vienne de lui. La main de Jérémy resta cependant sur le verre jusqu'à ce qu'Adonis finisse par le boire. Un enfant. Il n'était plus qu'un enfant perdu dans le courant de la vie. Un courant qui l'emportait loin, quelque part, dans un endroit qu'il ne connaissait pas. Cette destination inconnue lui faisait peur. Tellement peur qu'une fois l'eau bue, il lâcha le verre pour se recoucher, les yeux plissés, combattant les larmes qui voulaient sortir plus que jamais. Les minutes passèrent, des minutes qui en paraissaient des heures. Il avait cru, l'espace d'un moment, que le garçon était parti. Le laissant de nouveau seul. Ses yeux s'ouvrirent brusquement et il se redressa, haletant, transpirant, une main tendue devant lui. La solitude... Elle était bien plus déchirante que les mots. Que sa voix... Jérémy était pourtant bien là, assit, à côté de lui et il commença à le masser. Ses doigts, malaxant sa peau... Le souffle court, il se contenta de le regarder droit dans les yeux, la bouche grande ouverte, complètement dépassé.

    C'était terminé. Il n'y avait plus rien à faire. Il était devenu marionnette. Un pantin, un jouet entre les mains d'un enfant. Et ses yeux bleus qui le contemplaient...

    Ce n'était qu'un enfant, après tout. Il ne pouvait le blâmer. Il ne pouvait le blâmer pour ses mots ou ses gestes. Il ne pouvait le blâmer pour sa maladresse, sa naïveté ou son innocence. Les enfants étaient fais pour être cruels. Mais ce n'était pas voulu. Ce n'était pas prémédité. Ils ne voulaient pas blesser. Ils voulaient faire les choses bien, ils voulaient aider. Mais ils ne pouvaient comprendre. Ils ne comprendraient certainement jamais. Jusqu'à ce que finalement, ça leurs arrive. Jusqu'à ce que tout leurs arrive en plein dans la gueule. Jusqu'à ce qu'ils soient totalement pris au dépourvu. Ils comprendraient alors. C'était les adultes, les responsables. Adonis était responsable de ses actes et de ceux de Jérémy. C'était sa faute. Pas au petit garçon qui le regardait désormais avec inquiétude et admiration. Une main tremblante s'éleva et se déposa sur la joue de l'adolescent. Il voulait juste... Le tenir. Pour mieux le regarder. Pour mieux le garder près de lui. La douleur voulait s'en aller, la peine devrait laisser place à un peu de bonheur, de plaisir. Elle devait.

    Jérémy se baissa, couvrant le corps du Pacificateur de baisers jusqu'à descendre jusqu'à son sexe. Ce plaisir-là, il n'en avait pas envie. Il n'en avait pas besoin. Pas maintenant. Il agrippa les draps alors qu'il regardait le garçon avec incompréhension. Les mots l'avaient transpercé et il en voulait encore. Des mots. Des mots qui pouvaient le rassurer, lui donner le courage d'avancer.

    " - A... Arrête... ".

    Sa main se posa sur le haut du crâne de l'adolescent, le repoussant doucement sans plus de conviction. Il ferma les yeux, pinça les lèvres. Ce n'était pas ce qu'il voulait. Où était passé le prédateur ? Où était passée la bête ? Où était passé le monstre des histoires que les parents racontaient à leurs enfants avant de s'endormir ? Où était passé le Pacificateur emplit de convictions et d'hardiesse ? Il était parti. Loin. C'était le petit garçon qui l'avait chassé. Avec ses yeux. Avec sa voix. Avec son corps. Sa main alors se perdit dans les cheveux de Jérémy, les lui caressant doucement, tendrement. Il n'avait pas la force de le repousser réellement. Il n'avait pas la force de le repousser une énième fois. Il le voulait contre lui, tout contre lui. Et la vague de plaisir qui l'envahissait finissait par le dissuader complètement. Adonis se laissa faire, profitant de ce moment pour se décontracter. Sa tête se pencha en arrière, il se cambra légèrement, soupirant parfois. Son souffle accélérait progressivement tandis que des gouttes de sueur perlaient sur son front, glissant sur ses tempes, s'écoulant le long de ses joues. Cette frustration de l'âme qu'il avait accumulé, ce trou béant dans son cœur, ces sentiments refoulés, c'est comme si les lèvres de Jérémy l'exorcisaient, lui apportant des réponses à des questions longtemps restées en suspens. Il ne put retenir un gémissement alors qu'il se laissait aller sur Jérémy. Et cette nausée qui revenait le hanter. Ces hauts le cœur qu'il avait du mal à réprimer. D'une main plus assurée, il repoussa Jérémy tandis qu'il reprenait doucement son souffle, le bas de son corps ne répondant plus correctement à son cerveau. Il ramena ses jambes contre lui et tourna le dos au garçon. C'était ridicule d'avoir honte, de se sentir gêné par le regard d'un enfant. Adonis avait l'impression d'être la vierge effarouchée qui venait de se faire dépuceler. Sa tête se posa contre le mur, serrant ses jambes fortement contre son torse. Il devait le chasser. Maintenant. Ou il n'aurait pas la force de le faire, après. Mais s'il le quittait... Dieu, cette solitude ! Et il voulait ses mots ! Il les voulait, bien plus que son corps. Ses lèvres s'ouvrirent et un murmure en sortit :

    " - Dis-le moi... Dis-moi encore que tu m'aimes... Dis-le moi... ".

    J'en ai besoin. J'en ai besoin comme l'air que tu respires. Car je ne sais pas ce que c'est. Par pitié, dis-le moi. Dis-le moi avec tes yeux, dis-le moi avec ton corps, dis-le moi de vive voix. Promet-moi que le soleil se lèvera. Promet-moi que demain, rien ne changera. Promet-moi l'amour. Promet-moi que jamais tu ne me quitteras. Promet-moi la découverte d'autres sentiments. Dis-le moi, que je ne suis pas juste un tas d'os et de chair. Dis-le moi que, moi aussi, je peux enfin commencer à vivre et ressentir. Dis-le moi... Dis-le moi ou achève-moi.
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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Ven 11 Mai - 10:50

Je faisais tout mon possible pour lui offrir le plaisir qui avait été le mien quelques minutes plus tôt. Alors quand il tenta de me repousser en m demandant d'arrêter, je continuais. Il se cambra alors et j'entendais parfois son soupir. Cela me rassura. Au moins je lui faisais du bien. En même temps que j'accélérais mes mouvement sur son sexe, je caressais son torse, son bassin, le creux de ses reins avec mes mains. J'étais heureux de pouvoir lui montrer mon obéissance et mon dévouement. Alors je faisais attention à ne pas être trop maladroit.

Après quelques minutes, Adonis me repoussa avec assurance. Je défaisais alors mon étreinte et le voyait se recroqueviller comme si lui aussi avait honte. Mais il arriva à me demander de répéter ce que je lui avait dit un peu plus tôt. D'abord j'hésitais. Je ne voulais pas qu'il me rejette de nouveau. Quelques minutes plus tôt, il avait vomi alors que je venais de lui dire ces mots. Et inutile de dire que j'en avait été un peu vexé.

Je savais qu'il était mon maître et que je me devait de lui obéir. D'autant plus que temps que je lui obéirais il protégerait ma famille. Alors je m'approchais doucement de lui. J'avançais nu, a quatre pattes sur le lit. Je passais alors ma main le long de ses jambes avant de remonter le long de son corps. J'appuyais sur ses genoux et le forçais à baisser ses jambes. J'allais donc m'asseoir sur ses cuisses et collais mon corps au sien.

Je posais ma tête sur son torse et regardais sa tête. Je me plongeais dans ses yeux noirs et posais des baisés sur ses pectoraux en lui susurrant :

"Je t'aime."

Mais j'y croyais de moins en moins. J'avais vu sa réaction et je savais que jamais il ne m'aimerait. Que je serais son pantin. Mais je continuais mon jeu d'acteur et ne laissais rien paraître. Je continuais mes embrassades alors que je caressais son torse. J'entendais son cœur battre avec ma tête posais sur ses pectoraux. Je lui souriais.
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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Dim 13 Mai - 23:32

    Les mots l'avaient hypnotisé. Les mots l'avaient rendu fou. Un fou de plus dans ce monde d'aliénés. Désormais, le monstre voulait se prosterner face au petit garçon. Il voulait tout lui donner. Tout ce dont il était capable d'offrir. Il ne connaissait pas l'amour et il voulait le découvrir. Dans ses bras, à lui. Dans chacune de ses caresses, dans chacun de ses gestes. Dans ses yeux, dans ses mots. Il voulait tout découvrir avec lui. Tout découvrir de lui. Sa tête se décolla lentement du mur alors que le garçon s'avança vers lui, rampant presque sur les draps, nu, à quatre pattes. Un petit animal, une petite proie, s'avançant lentement vers son prédateur. Mais qui était le prédateur désormais ? Cela faisait bien longtemps que le prédateur n'était plus. Cela faisait bien longtemps qu'il s'était noyé dans ses yeux. Il le regarda venir à lui, ses yeux plongés dans les siens. Il était magnifique. Il était tellement proche qu'il aurait pu lever la main pour la poser sur sa joue, l'attirer davantage vers lui et l'embrasser. Déposer ses lèvres sur les siennes, lui donner le baiser qu'il méritait. Adonis n'était plus rien. Plus rien du tout. Sauf lorsqu'il regardait Jérémy. Ses yeux... Ils reflétaient son visage, ils reflétaient ce que Jérémy pensait, disait. Et là, il pouvait exister. Devenir quelqu'un. Le monde ne semblait plus si petit, si horrible lorsqu'il était là, lorsqu'il se plongeait dans son regard. Jérémy baissa les jambes d'Adonis pour s'assoir sur lui. Son corps contre le sien ne cesserait donc jamais de le faire frémir ? Il ne le quittait pas des yeux. Il ne le quitterait plus jamais des yeux. Ses baisers l'apaisaient, il ferma les yeux, l'espace d'un instant alors que Jérémy murmura de nouveau qu'il l'aimait. Il l'avait tutoyé cette fois. Il lui avait dit avec toute la passion possible et imaginable qu'il pouvait y avoir dans une voix. Ses yeux se plissèrent davantage alors qu'il profitait du moment présent.

    Que pouvait-il espérer de plus désormais ? Il n'y avait plus que ses mots, son souffle contre son torse qui comptaient. Plus que ses yeux bleus et ses doigts contre sa peau. Son cœur ne pouvait battre plus vite. L'une de ses mains s'éleva et se posa entre ses omoplates, le serrant fort contre lui. Ses yeux fermés laissèrent tout de même passer les larmes qu'il ne pouvait plus retenir. C'en était trop. Pour lui, pour son corps et son esprit. C'en était trop. Que quelqu'un le foudroie. Qu'on l'abatte sur le champ. Ô, il n'y survivrait pas ! Si Jérémy n'avait fait que jouer le rôle qu'Adonis lui avait donné, alors, le garçon aurait pu l'achever. Lui briser le coup. L'étouffer avec l'un des oreillers. Le frapper jusqu'à ce qu'il finisse par succomber. Il aurait pu. Il aurait dû. Il posa son menton sur le haut de la tête de l'adolescent, laissant ses larmes s'écouler encore et encore. Lui qui pensait que son corps n'était plus capable de verser ne serait-ce qu'une larme. Le Pacificateur se blottissait contre le petit garçon, le serrant contre lui, comme si cela était encore possible. Il avait peur. Peur qu'il s'en aille. Peur que tout lui échappe à nouveau...

    Des larmes contre des mots. Les mots avaient toujours étaient le plus puissant des pouvoirs que l'Homme pouvait posséder, et ce, depuis la nuit des temps. Des mots que l'adolescent semblaient désormais maitriser. Comment cela pouvait être possible ? Un garçon si jeune, si fragile, être capable de contrôler l'esprit d'un homme plus fort que lui... Il venait de lui voler son cœur. Et il n'y avait pas moyen pour la bête de retourner en arrière. Essuyer ses larmes et aller de l'avant. Il n'y avait plus que cela à faire. Il se détacha doucement de Jérémy et, d'un revers de main, essuya les larmes sur son visage. Il regarda intensément le garçon. Son cœur battait à tout rompre. C'était la première fois qu'on lui disait ça. Que ces mots avaient été employés pour lui et uniquement pour lui. Tendrement, il lui sourit, alors que sa main se posa sur la joue de l'enfant, la lui caressant avec douceur.

    Adonis poussa Jérémy, juste assez pour pouvoir se lever. Il se pencha sur lui, déposant un baiser sur son front. Il essuya une dernière larme qui avait été réticente. Un peu gêné, il désigna vaguement le lit :

    " - Tu... Tu n'as qu'à faire comme chez toi, hein. Je pense que tu ne devrais pas trop tarder à partir aussi... J'ai pas envie qu'on ait des soucis parce qu'on t'a vu sortir de chez moi au petit matin... ".

    Adonis se racla la gorge, évitant son regard, trop décontenancé pour pouvoir l’observer :

    " - Euh... Hmmm... Sinon, tu fais comme tu veux. Je vais me doucher, tu fais comme tu veux. Tu as de quoi boire ou manger dans le frigo sinon... ".

    Sans attendre une seconde de plus, il tourna les talons et s'éclipsa dans la salle de bain. Un moyen d'éviter ses yeux, d'éviter ses mots. L'eau saurait le calmer et le purifier de tout ça. Reprendre ses esprits, lentement, doucement, redevenir cet autre qu'il s'était forgé durant toutes ces années. Non, il était brisé. Sa carapace venait de voler en éclats. Il n'avait plus de défense, plus d'armes pour pouvoir se battre contre ses propres sentiments. Adonis referma la porte derrière lui et resta un moment dos contre le bois, le souffle court. Ses membres avaient eu du mal à se détacher de Jérémy. Il était pourtant encore dans la chambre. Il était pourtant encore là. Que se passerait-il si Jérémy partait ? Que se passerait-il s'il mourrait ? S'en remettrait-il ? N'était-ce finalement qu'un tour que son corps et ses sens lui jouaient ? Était-ce de l'amour ou le pouvoir ? Il ne voulait pas y penser, il en voulait plus. L'eau, juste l'eau sur son corps, occultant tout le reste. Juste l'eau glacée contre sa peau bien trop chaude. Tous ses muscles étaient encore contractés. Il n'arrivait pas du tout à se détendre. Comment se détendre après un tel choc émotionnel ? En un rien de temps, comme ça, paf, il lui avait fait chanter l'Ave Maria, quelques temps plus tard, c'était au tour de Jérémy de le lui faire chanter. Chanter... Tout finalement se rapporter à la voix et aux mots. Ses mots. Adonis secoua la tête. Ne pouvait-il pas enlever Jérémy de son esprit, ne serait-qu'un instant ? Était-ce trop en demander ? Il n'avait plus matière à réfléchir. Il se rua sous la douche et tourna le robinet d'eau froide. L'eau glacée s'écoula sur ses cheveux puis sur ses épaules. Il frissonna et ne put retenir un gémissement rauque. Il dut se tenir à la paroi de la douche pour s'empêcher de filer. Qu'il y reste, sous l'eau gelée. Qu'il soit transformé en glaçon. Qu'il fonde. Qu'il revienne à l'état d'eau, à un état naturel, à un état où il n'aurait pas à penser, à s'exprimer, à ressentir ou à aimer. Ses yeux se fermèrent alors que l'eau ne lui semblait plus si froide. Son corps se détendait, doucement. Adonis ne redeviendrait jamais le bourreau. Qui serait-il, demain ? Il n'était plus celui qui caressait les cheveux des petites filles du District 8. Il n'était plus celui qui prenait plaisir à voir les petits garçons souffrir sous la torture. Et les mots, toujours les mots... Peut-être les mots pourraient le ramener à ce qu'il avait toujours été. Il finit par se dandiner sous la douche en chantonnant :

    " - Pedobear est gentil, Pedobear et doux, mais confie-toi à lui et il t'élargira l'trou... ".

    Un soupir las s'échappa de ses lèvres. Cette petite comptine qu'il avait longtemps chanté avec des camarades lors de son entrainement chez les Pacificateurs lui montrait juste une chose : c'était bien lui qui s'était fait enculer dans cette histoire.
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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Jeu 17 Mai - 21:42

A mes mots, Adonis laissa apparaître les larmes qu'il retenait depuis bien longtemps déjà. Je le regardais en souriant et posais ma tête contre son torse l'enlaçant tendrement. Je restais ainsi pendant quelques temps. c'est alors qu'il s'écarta de moi doucement. Avec une douceur inouïe que je ne soupçonnais même pas. Je le regardais alors que sa main passait sur ma joue. Je la prenait doucement dans la mienne. Il se leva et me posa un baisé sur le front. Je souriais de nouveau.

J'étais aux anges. Moi qui pensais passer la pire soirée de ma vie. Et bien je venais de perdre ma virginité avec un homme qui semblait vraiment m'aimer. Je le laissais partir et le suivait alors qu'il m'expliquais que je pouvais faire comme chez moi. Je le laissais alors partir dans la salle de douche. Je me dirigeais vers le frigo et me servais un jus d'orange et mangeais un morceau de gâteau. Je réfléchissais à ce qu'il venait de me dire. Mais en même temps, je ne voulais pas partir. Je réfléchissais alors à comment le convaincre de me laisser rester avec lui.

Je restais ainsi cinq minutes avant de me décider à aller le rejoindre dans la salle d'eau. Je poussais la porte et entrais. Je me dirigeais alors sous la douche et enlaçais mon maître. Il fût surpris et je me retenais de rigolais :

"Veuillez m'excuser je ne voulais pas vous faire peur."

Je baissais les yeux en attrapant le gel douche et en mettais un peu dans mes mains et l'appliquais sur son corps ainsi que sur le mien. Puis je laissais l'eau tomber sur mon corps et sur celui d'Adonis. Puis quand ce dernier arrêta l'eau, je sortais et prenais une serviette, laquelle je passais autour de son corps et commençais à le frotter pour le sécher. J'en profitais, alors qu'il me regardais et que des gouttes arpentaient mon corps, pour lui demander :

"Puis-je rester s'il vous plait ? Je ne souhaites pas partir. Et je ferrais très attention demain en partant. Je sortirais avant l'aube promis."


Je me plaçais sur la pointe des pieds et déposais un baisé sur ses lèvres espérant une réponse positive.
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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Dim 20 Mai - 2:59

    L'eau continuait de couler. Tête baissée, il laissait l'eau froide imprégner son corps. Il ne tremblait plus. Il n'avait plus de raison de trembler. Il était détendu. Ses muscles se relâchaient alors qu'il soupirait longuement. Puis ses bras, tout autour de lui. Adonis plissa les yeux. Il le savait. Il le savait pertinemment que Jérémy aurait finit par le rejoindre. Ne pas se crisper de nouveau, continuer à rester détendu. Continuer à apprécier chaque moment donné. Il ferma les yeux. Ce petit corps contre le sien. Ne cesserait-il donc jamais de le faire frémir ? Son menton se colla contre son torse alors qu'il serrait les mains de l'adolescent entre les siennes. Il ne voulait pas se retourner. Il avait trop honte. Il avait eu beau essuyer ses larmes, l'eau avait eu beau purifier son visage, Adonis avait encore l'impression qu'il allait éclater de nouveau en sanglot. Cette honte ne le quitterait pas. Sûrement jamais. Elle resterait là, accrochée à lui comme une sangsue. Il venait de tout perdre, surtout sa crédibilité, et ça, auprès d'un garçon de quinze ans. Il était dévasté. Anéanti. Mais en même temps... Ce sentiment intense qui ne cessait de croître en lui, ce sentiment qu'il ne pensait jamais obtenir. Ce sentiment auquel il n'avait jamais songé durant plus de trente ans de vie. Comment un enfant était-il capable de dégager ça, de faire ressentir tout ça ? Et pourquoi, Seigneur, pourquoi ses questions restaient-elles sans réponses ? L'espace d'un instant, il entrelaça ses doigts avec ceux de Jérémy. Ce contact. Ce sentiment d'être lié, il en avait besoin plus que tout. Ce sentiment qui le faisait vibrer. Il y avait goûté et personne, non personne, ne serait capable de le lui enlever. Personne. Jamais.

    Un énième frisson le parcourut. Cette fois, ce n'était pas le corps de Jérémy mais l'eau glacée qui continuait de couler. D'un geste rapide, il tourna le robinet d'eau chaude. C'était déjà plus agréable. Sa main se reposa directement sur celle de Jérémy alors qu'il balançait la tête en arrière pour pouvoir l'observer. Ses cheveux mouillés qui retombaient sur ses yeux bleus le rajeunissaient encore plus. Il faisait plus jeune tout d'un coup. Un petit enfant, de moins de douze ans, sous la douche, avec le grand méchant loup. Adonis lui sourit, levant une main pour écarter quelques mèches de ses yeux. Il voulait voir ses yeux. Ses yeux qui l'obsédaient tant.

    " - Pas grave. Tu ne m'as pas fait peur, t'inquiète. ".

    Encore ce sourire enfantin sur ses lèvres. Que demander de plus ? Il n'avait besoin que de ça. De ses sourires et de son regard. C'est tout. Juste ça. Le garçon se baissa, attrapant l'un des gels douche sur le rebord. Peu de personne avait la possibilité de s'acheter ce genre de produits, provenant directement du Capitol. La plupart des habitants des Districts avaient du savon qu'ils réussissaient à fabriquer eux-mêmes ou qu'ils achetaient sur le marché. Les habitants des Districts étaient trop occupés à se tuer à la tâche plutôt que de prendre soin de leur corps. Les huiles essentiels, les parfums, les shampooings... C'était bien trop cher et futile. Il valait mieux dépenser son argent dans de la nourriture plutôt que dans des produits d'entretien corporel ou capillaire. Un sourire se dessina sur le visage du Pacificateur lorsque le garçon le lava. Ses doigts, sur son corps, arpentant sa peau avec douceur, frottant longuement... Adonis se retourna pour lui faire face, lui laissant plus de possibilité pour le laver. Il se laissa faire. Il n'avait qu'à l'observer. Il n'avait qu'à regarder ce petit garçon. Il aurait pu passer des heures sous l'eau chaude à le regarder s'activer ainsi. Mais l'eau continuait de couler, rinçant la peau, évacuant le savon. A contre-coeur, il se tourna pour refermer le robinet.

    Jérémy se hâta de sortir de la douche pour prendre une serviette et enrouler Adonis dedans. Une nouvelle fois, Adonis ne put s'empêcher de rougir et il dut détourner le regard lorsque le garçon commença à le frictionner pour le sécher. Ses muscles se contractèrent de nouveau alors qu'il déglutit, respirant profondément pour ne pas céder à ses pulsions. Après une grande inspiration, il tourna la tête de façon à regarder Jérémy droit dans les yeux. Une simple demande, presque une supplique. Ses yeux bleus pétillaient de malice et d'envie, pourtant, il feignait l'innocence. Les enfants étaient bien pire que les adultes. Ils savaient user de leur charme pour usurper les adultes. Puis, l'adolescent se hissa sur la pointe des pieds et déposa un baiser du bout des lèvres sur celles d'Adonis. Il ferma les yeux. Le Pacificateur passa sa langue sur ses lèvres pour s'imprégner du baiser. Avec ça, il était hors de question de le laisser partir aussi facilement. Le garçon avait dû tout planifier...

    Adonis rouvrit les yeux et retira des mains de Jérémy la serviette pour sécher le petit garçon. Doucement, il lui sécha brièvement les cheveux. Les petites gouttes qui s'écoulaient de ses cheveux châtains le firent sourire. C'était tellement adorable, il ressemblait à un petit chat mouillé. Avec le bout de la serviette, il lui essuya ensuite le visage. Oui, un tout petit animal qui aurait glissé dans l'eau et que l'on aurait récupéré puis séché avec douceur et amour. Il se mit à lui sécher le torse, le dos, les bras puis s'accroupit pour lui sécher les jambes. Il se releva avec beaucoup de mal et posa la serviette sur le rebord du lavabo. Adonis lui attrapa le menton avant de se coller contre lui :

    " - Je ne sais pas si tu mérites réellement de rester... Tu n'as pas été un gentil petit garçon... ".

    Son visage s'approcha du sien, ses lèvres vinrent toucher les siennes sans pour autant l'embrasser, comme s'il voulait simplement jouer. Il frotte sa joue contre celle de Jérémy avant de venir se nicher au creux de son cou, lui murmurant :

    " - Mais je pense que tu as toute la nuit pour te rattraper... ".

    Le Pacificateur lui donna une petite claque sur les fesses avant de lui faire signe de le suivre dans la chambre, lui offrant aussi un clin d’œil aguicheur et un sourire ravageur. Oublier les sentiments. Juste pour quelques secondes. Il savait bien, pourtant, que ses sentiments finiraient par le rattraper, le hanter pour le broyer. Il finirait sûrement par éclater encore en sanglot contre le corps nu de Jérémy. Et alors ? Tant pis. Du moment qu'il pouvait encore l'embrasser. Encore et encore jusqu'à ce qu'ils n'en puissent plus. Finalement, Adonis attrapa la main de Jérémy et l'attira contre lui avant de le plaquer contre le mur. Oui, peu importait ce qu'il se passerait demain ou dans une heure, du moment qu'il pouvait l'embrasser. Il se pencha sur lui et déposa ses lèvres contre les siennes.
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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Mer 23 Mai - 21:00

Après cette douche fort revigorante, je séchais Adonis sans omettre le moindre endroit. Puis se fut son tour de me sécher. Je le laissais faire sans broncher. Mais après m'avoir séché les jambes, je remarquais qu'il avait du mal à se relever. Sa journée de travail avait du être terriblement harassante. Je le regardais inquiet quand il se serra contre moi. Je l'enlaçais tendrement. Puis le pacificateur commença à jouer avec moi.

Ses lèvres frôlant les miennes, sans pour autant m'offrir les baisés que j'aimais tant. Je tentais d'en obtenir un mais cela fût impossible. En plus il ne semblait pas vouloir que je reste chez lui ce soir. Je n'avais pas été assez sage. Je baissais les yeux. Je me demandais ce que j'avais mal fait. Ou avais-je foiré ? Avais-je dit ou fait un truc qui lui avait déplu ? Peut-être lui dire je t'aime. Mais pourtant il m'avait demandé lui même de le lui redire.

Je le regardais avec des yeux de chien battu. Je cherchais vraiment à le satisfaire. Mais j'avais échoué. Je me retournais pour partir quand il rajouta que j'avais la nuit pour me rattraper. Un claque sur les fesses me fit sursauter. J'avançais vers la chambre quand il me fit un signe de la tête. Je souriais en me retournant vers lui et avançais vers la chambre. Son sourire me fît sourire encore plus. Il était vraiment beau avec ce dernier sur le visage.

Quand il me plaqua contre le mur, je l'embrassais fougueusement. Il voulait que je me rattrape et bien j'allais le faire. Lui aussi m'embrassa. Je tournais sur moi même et le tirais contre moi alors que je sentais déjà le vide dans mon dos. Nous étions déjà dans la chambre. Je le tenais toujours contre moi. Je ne cessais de l'embrasser. Dès que le baisé été rompu, j'y retournais. J'étais comme en manque.

Je me laissais tomber sur le lit, tendant mes bras au dessus de ma tête. Je lui laissais arpenter mon corps à son bon vouloir. Je n'avais envie que d'une chose. C'est d'être le jouer qu'il voulait que je sois. Je l'accepter sans broncher. Du moment que ma famille était sauve. Mais je me rappelais aussi qu'il avait eu du mal à se relever. Alors je le retournais et me positionnais sur lui commençant à le masser aussi bien que je le pouvais. J’espérais seulement lui faire du bien.

Après cela, je revenais à ma position initiale et m'abandonnais totalement à ses désirs les plus fous. Après quoi, je m'endormais contre lui, posant ma tête contre son torse. Le matin, comme je le lui avait promis, je m'éclipsais comme une ombre et retournais chez moi sans me faire repérer que ce soit par ses collègues, lui ou encore ma mère.

RP TERMINÉ
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Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)

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