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 Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)

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MessageSujet: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Dim 15 Avr - 21:14

J'avais sagement obéis à ce que Adonis m'avait ordonné de faire. J'avais soigné mes mains comme il faut. Cependant pour ne pas éveiller les soupçons chez ma mère, mon frère et ma sœur, j'avais pris soin de protéger mes mains de gants. J'en portais quand je travaillais. Alors ça passerais inaperçu. Et puis ils ont autre chose à faire que d'observer mes mains.

La seule chose qui m'avait semblé dure c'était d'expliquer à ma mère pourquoi je rentrais si tard hier soir. J'avais réuni les forces qui me restaient en passant le pas de la porte. Ma mère m'attendais sur une chaise assise en face de la porte. J'avais fourré mes mains dans mes poches et avais pris un air gêné en m'appuyant sur la porte une fois celle-ci refermée. Je lui avais alors expliqué que j'avais dû répondre à des questions.

Mon frère avait dit qu'il m'avait vu avec un pacificateur. Mais il ne savait pas ce qui c'était passé derrière cette porte. J'avais alors dit à maman que les pacificateurs voulaient que je leur explique pourquoi certains dans le districts disaient que j'avais des relations avec les rebelles. D'où aussi que j'avais été un poil secoué, ce qui explique que je me sente pas super bien. Heureusement elle était soulagé de me voir en un seul morceau donc elle se contenta d’acquiescer et d'aller se coucher.

Une fois dans ma chambre, je sortais des plantes médicinales que je cueilles dans la forêt. Je sortais mes mains de ma poche et commençais à appliquer les plantes. Puis j'entourais mes mains de bandages afin de diminuer les risques d'infection. Demain il faudrait que je récupère un désinfectant quelconque au marché. Il me faudrait donc aller chasser. Je passais ma main dans la poche arrière de mon pantalon. J'en sortais alors les couteaux de mon père. Je les regardais longuement. Des larmes coulaient silencieusement le long de mon visage et s'écrasaient soit sur les couteaux soit sur le sol. Je priais pour que mon père ne m'en veuille pas. Je n'avais pas eu le choix. C'était ça ou risquer de faire souffrir le reste de la famille.

Je dormais mal ce soir là. Je me remémorais tous ce qui s'était déroulé dans cette salle. Je revoyais les tortures, l'humiliation. Mais aussi le soulagement bref mais intense que j'avais ressentis à son contact quand il s'était montré tendre avec moi. Puis je ressassais aussi nos dernières secondes ensemble. Ce baisé plus intense que tous les autres qui nous lié. Sa main descendant le long de mon corps pour finir par remettre mes couteaux dans ma poche arrière. Je n'avais même plus honte. Je savais que je serais lié à lui à jamais. Mais je savais aussi qu'à la fin tous mon corps avait réagit à ses caresses. J'avais profité de ce dernier baisé autant que possible. Comme si je ne voulais pas le quitter. Et s'il ne m'avait pas jeté dehors, je pense que je serais resté. J'avais d'étrange sentiments à son égard.

L'aube se leva enfin. Je quittais ma chambre par la fenêtre. J'avais exactement une heure pour chasser assez et trouver mon médicament. Sinon et bien je savais ce que j'avais à faire. Je lui en demanderais un à lui. Autant profiter de mon rôle de marionnette. Je savais aussi que ce soir là allait marquer un tournant non négligeable dans ma vie. Je savais que si je devis venir après son service, si tard, ce n'étais pas pour faire que des abdominaux et des pompes. Mais ça ne me gênais plus. Ou du moins plus trop. Je savais que je lui appartenais. Et mes sentiments envers lui et ceux pour ma famille me poussaient inexorablement à lui obéir. Peut-être qu'un jour j'arriverais à entrer dans sa carapace et faire en sorte qu'il m'aime comme moi je l'aime.

Car oui en courant à travers la forêt, en ayant fais le vide un peu dans mes autres sentiments, en ayant fait taire tout le dégout que je m'inspirais, j'avais réussi à comprendre que quelque part je l'aimais. J'étais poussé vers lui. Je ne sais pas comment cela est possible mais je l'étais. J'attrapais quelques écureuils et des oiseaux. Je les amenaient au marché et trouvais mon bien. Je rentrais chez moi ni vu ni connu et refaisais mes bandages en désinfectant avant.

La journée se passa très bien. J'avais à peut près récupéré. Ma mère m'avais permit de me rendormir en voyant mes yeux entourés de cernes. Le travail de la journée ne nécessité pas mon aide. Je devais juste faire gaffe à mon frère et à ma sœur. Mais ils avaient cours. Alors je n'avais pas grand chose à faire. A vingt heure trente ce soir là, je feignais d'être fatigué et après avoir couché mes deux cadets, je partais dans ma chambre. Je fermais bien ma porte et mettais un leurre dans mon lit. La nuit allait tomber. On ne ferait pas la différence. Et puis avec le couvre feu ma mère ne se poseras pas de question si jamais elle viens voir dans ma chambre.

Je passe par le fenêtre et la cale avec un long morceau de bois pour faire croire qu'elle st bien fermée. A vingt heure cinquante cinq je suis devant chez lui et tape à la porte. Quand cette dernière s'ouvre je m'incline :

"Bonsoir Maître"
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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Dim 15 Avr - 22:32




    Il avait passé la soirée à se frapper la tête comme un abruti avec ses poings, tournant en rond dans la petite pièce qui lui servait de salon. Après avoir jeté le gamin de la salle interrogatoire, il avait claqué la porte et s'était assit sur la chaise, essoufflé, sa tête enfouit dans ses mains pour se ressaisir. Et réfléchir. Il venait de se produire quelque chose d'étrange. Jérémy Scott n'était pas le premier garçon qu'il avait torturé, ce n'était pas sa première victime et ce ne serait sûrement pas la dernière. Il n'était pas non plus le plus beau, même si ses grands yeux bleus implorants le fascinaient grandement, il n'avait pas été le plus fort... Il n'avait rien de bien plus particulier que les autres. Adonis secoua vivement la tête. Pas de doutes. Aucune réflexion. Rien. Il devait être un cœur de pierre, ne jamais rien ressentir que le désir de faire souffrir. Ses mains à plat sur la table, cette même table où le garçon s'était allongé plus tôt, il se releva, bien décidé à redevenir l'horrible Pacificateur qu'il avait toujours été. Il poussa la porte de la salle d’interrogatoire. La nuit commençait à tomber. Combien de temps était-il resté avec Jérémy dans cette pièce ? Combien de temps s'était-il écoulé après que le gamin soit parti ? Le froid le fit frissonner, c'est alors qu'il se rappela qu'il avait passé sa veste à l'adolescent pour l'empêcher de crier, enfournant la manche dans sa bouche. Il déglutit et se baissa pour ramasser la veste par terre, l'enfilant à contre cœur. Elle était tâchée de sang et se souvenait aussi qu'il y avait de la salive dessus. Il grimaça. Ajustant le col de sa veste, il attrapa son casque qu'il mit aussitôt puis se dirigea vers son sac pour le ramasser. Il devrait faire un rapport de ce qu'il s'était passé. Une nouvelle fois, il déglutit, mais sa salive restait coincée dans sa gorge. Il était bon à gerber une fois rentré.

    De la petite salle interrogatoire jusqu'à chez lui, il avait marché lentement, très lentement. La bouche grande ouverte, les yeux perdus dans le vague, il bouscula quelqu'un mais ne prit pas la peine de se retourner, continuant de marcher, de marcher jusqu'à rentrer chez lui. Oui, résolue à rentrer chez lui. Une fois que les lumières de l'usine semblèrent loin, une fois qu'il eut l'impression d'avoir quitté le centre, ses pas, progressivement, s'accélérèrent et il se mit à courir jusqu'à en perdre haleine. Arrivé en nage devant la porte de sa petite maison, il y posa son front. Il ne voulait pas reprendre son souffle. Il voulait que sa gorge continue de le brûler, il voulait continuer de suffoquer, il voulait se sentir partir. Ses yeux roulèrent en arrière, sa langue pâteuse cherchant en vain un peu de salive pour déglutir. Il sortit de la poche de son pantalon d'uniforme un petit trousseau de clef, en choisit une et l'inserra dans la serrure. D'un léger coup de pied, il poussa la porte qu'il referma aussitôt une fois rentré. Le Pacificateur se déshabilla, laissant ses vêtements tomber lourdement au sol. Il ne faisait plus attention à ce qu'il faisait, où il laissait ses affaires. Il était tellement fatigué... Sans se poser plus de question, il se laissa tomber sur son lit et s'endormit en serrant son oreiller dans son poing.

    Ce soir-là, il avait rêvé de Karunta. Une scène de leur enfance, lorsque la jeune fille aux cheveux d'ébène avait arraché la tête de son jouet préféré. Il s'était vengé. Durant la nuit, il lui avait coupée les cheveux aussi courts qu'un garçon. Leurs parents étaient devenus fous. Mais, moins de quelques heures après s'être battus comme des chiffonniers, ils étaient partis jouer dans le petit jardin. Oubliant la peluche, oubliant les cheveux. Adonis sursauta en se réveillant. Des larmes coulaient le long de ses joues sans qu'il ne sache réellement pourquoi. C'était à la fois un bon et un mauvais souvenir. Il n'y avait pas de quoi chialer. Mais les larmes ne s'arrêtaient pas de couler. Il s'asseya et ramena ses jambes contre son torse en se frappant la tête avec ses poings. Il n'y avait que la douleur qui était réelle. S'il arrivait à avoir vraiment très mal physiquement, il en oublierait sûrement celle qui lui rongeait les tripes. Il finit par se lever, incapable de pouvoir se rendormir.

    Il avait passé la soirée à se frapper la tête comme un abruti avec ses poings, tournant en rond dans la petite pièce qui lui servait de salon. Il n'avait pas réussi à retrouver le sommeil et c'est totalement déphasé qu'il attrapa un uniforme neuf, qu'il s'habilla pour partir au travail. Une journée longue. Sans grand intérêt. Dans l'usine, il avait passé le plus clair de son temps à somnoler contre un mur frais, la visière de son casque ajustée pour ne pas que l'on voit ses yeux. De temps à autre, il sentait des regards sur lui, sûrement les personnes de la veille qui étaient encore sous le choc. Et de temps à autre, il levait la tête pour voir Satina travailler. Comme d'habitude, le nez dans son travail. Comme d'habitude, il n'y avait rien d'autre qui comptait pour elle. Il se mordit la lèvre inférieure, se surprenant lui-même à chercher le garçon du regard.


    La nuit était tombée sur le District 8, son service était terminé. Il bénissait ceux qui s'étaient portés volontaires pour prendre ses tours de garde de nuit. Il n'aurait jamais pu tenir la cadence, à dormir la journée et parader dans les rues la nuit. Une fois rentré, il vit les affaires qu'il avait laissé en désordre la veille. Un long soupir s'échappa de ses lèvres et il mit un peu d'ordre dans sa petite maison. De toute façon, mettre de l'ordre chez lui ne serait pas difficile ; peu de meubles, peu d'ustensiles, peu de décorations ou d'accessoires. Le stricte minimum. De quoi faire chauffer un repas ou le conserver dans la cuisine – avec un service pour deux personnes – ou encore un canapé et une télévision pour le salon. Pas de tables, pas de chaises, pas de tapis, pas de photos. Rien. Sa maison, après tout, ne lui servait que de dortoir. Dans sa chambre ; un lit deux places, une table de nuit et une armoire avec du change. Il se dirigea vivement vers la salle de bain, retira ses vêtements qu'il prit soin de plier cette fois, et se glissa sous la douche. Il avait oublié de se doucher la vielle. Il en avait oublié ce que c'était bon que de sentir l'eau chaude couler sur son corps. Pas tout le monde n'avait la chance de posséder une douche avec l'eau courante et chaude en plus. C'était un luxe. Un autre luxe que les Pacificateurs avaient le privilège de posséder. On frappa à la porte. Il tourna la tête en fronçant les sourcils, une main posée contre le mur, l'eau coulant toujours. Merde... Il avait oublié le gamin, aussi. Il leva les yeux au ciel. Putain, quel con. Et il était tellement fatigué...

    Sa main posé dans l'encadrement de la porte, il lui ouvrit la porte. De l'eau ruisselait encore de ses cheveux, de ses épaules et de son torse. Il n'avait qu'une serviette accrochée autour de la taille qu'il tenait de sa main libre. Maitre ? Il haussa les épaules en grimaçant. S'il aimait l'appeler comme ça, après tout. Jérémy non plus ne semblait pas avoir beaucoup dormi la veille. Et peut-être pas pour les mêmes raisons. Son regard glissa sur l'enfant, plus spécialement sur ses mains. Des gants. Pas bête, le môme. D'un signe de tête, Adonis lui indiqua d'entrer, refermant la porte derrière lui. Il passa une main dans ses cheveux mouillés et se mit à bailler :

    " - Assis-toi sur le canapé, je vais finir de me préparer. On ira dans le jardin après. ".

    Tenant toujours la serviette, il referma la porte de la salle de bain une fois entré. Il posa sa tête contre la porte en soupirant. Il n'avait envie que d'une chose ; se jeter sur son lit pour dormir jusqu'au lendemain matin. Et même le petit cul de Jérémy n'arrivait pas à le secouer et le sortir de sa léthargie. Il secoua la tête, enfila un t-shirt blanc et un jogging noir. En sortant, il se dirigea vers la baie vitrée qui donnait vers le jardin. Une fois de plus, d'un signe de tête, il lui indiqua le jardin.

    " - On va voir ce dont tu es capable... ".

    Adonis poussa la baie vitrée et entra dans le jardin, assez grand pour pouvoir agréablement s'entrainer. Il alluma une lumière d'extérieur et commença à s'étirer.


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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Mar 17 Avr - 21:09

Je rougissais instantanément en voyant Adonis juste avec une serviette autour de la taille. Je détournais vivement le regard mais je voyais tout de même son mouvement de tête m'indiquant d'entrer. Je passais donc devant lui en m'inclinant. La pièce était assez grande mais avec juste les meubles les plus utiles. Rien ne sortait du cadre que je m'étais imaginé venant de lui. Une pièce sobre mais assez sombre. Je tournais la tête vers mon maître. Il se passa une main dans les cheveux en baillant. L'eau m'éclaboussa un peu alors que je me mordais la lèvre inférieure.

Il était vraiment beau. Musclé, séduisant, un corps puissant. Il avait dû s'entraîner de longues heures. A son ordre je m'asseyais sur le canapé. Il disparu dans la salle de bain. Je patientais quelques minutes puis l'apollon sortis de sa salle d'eau. Il se dirigea vers la baie vitrée et alluma à l'extérieure. Je me levais et le suivais à l’extérieure. Son jardin était bien caché. Au moins on ne nous verrait pas.

Le pacificateur commença alors à s'étirer. J'étais venu en courant mais je faisais le tour du jardin deux fois avant de me mettre à faire des abdominaux et des pompes. Je ne lâchais pas Adonis du regard. Il m'envoûtait de plus en plus. Et le voir là s'entraîner, je ressentais quelque chose d'étrange. Et puis comme il l'avait dit, il fallait que je lui montre ce dont je suis capable. Je voulais lui plaire. Il le fallait. Pour ma famille. Pour moi.

Je suis sur que grâce à son entraînement, je pouvais gagner. Je pouvais vaincre mes adversaires. Mais il fallait aussi que je lui prouve que j'avais été gentil. Que je lui avait obéit. J'en ressentais le besoin. Je voulais lui prouver ma reconnaissance et le fait que je lui appartenais. Donc après m'être échauffé en silence, j'enlevais mon tee-shirt et mes gants. Ôter le tee-shirt n'était peut-être pas nécessaire mais je savais aussi que ça lui plairait. Puis je retirais mes gants et m'approchais d'Adonis en lui montrant mes mains :

"Qu'en pensez vous maître ?"
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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Mar 17 Avr - 21:51

    Ce n'est pas comme s'il n'avait pas l'habitude des échauffements. Lorsqu'il était plus jeune, il ne prenait jamais le temps de bien s'échauffer avant un tour de piste ou même quelques simples exercices. Mais dès son entrée au camp d'entrainement, pour pouvoir intégrer les Jeux, il avait vite compris que cela lui serait indispensable. Il s'en rappellerait toute sa vie : le premier jour, il s'était moqué de ceux qui avaient fait leurs petits étirements. Le soir, après les cours de plus en plus difficiles, il s'était affalé sur son lit en grommelant, courbaturé. Il avait mit une bonne semaine avant de récupérer correctement. Dès lors, il s'était promis de ne plus refaire une connerie pareille. Il avait perdu une bonne semaine d'entrainement. Ce soir, c'est ce qu'il devrait apprendre à son nouveau petit disciple. Certes, une fois les pieds dans l'arène, Jérémy n'aurait pas le temps de s'échauffer, ses adversaires se feraient alors un plaisir de le tuer sans qu'il ait le temps de cligner des yeux. Mais au moins, avec un corps bien plus sain et de nouvelles techniques acquises, il se débrouillerait mieux. Il irait plus vite. Son corps se remettrait plus vite et il n'aurait pas à souffrir longtemps des courbatures. Adonis attrapa sa cheville droite et la leva derrière lui en fenêtre pour pouvoir tirer au maximum sur les muscles de ses cuisses. Droit comme un piquet, la jambe tirée, il grimaça. Cela faisait bien trop longtemps qu'il ne s'était pas entrainé. Il avait délaissé tout ça pour se consacrer à errer dans les rues du District 8 et arrêter les gamins qui se prenaient pour des rebelles. Son entrainement semblait bien loin désormais. Il relâcha sa cheville et fit le même exercice pour l'autre cheville.

    Adonis tenait fermement sa cheville sans regarder Jérémy. A quoi bon le regarder alors qu'il savait pertinemment ce qu'il faisait ? Quelques pas de course, des échauffements, des pompes... Et il le regardait. L'homme gonfla les joues en fronçant les sourcils. Ce n'était pas possible. Pas possible du tout. Cela le mettait hors de lui. Hors de lui parce que cela le gênait. Il lui en fallait beaucoup pour être réellement gêné. Mais là... Là, le regard de ce gamin sur lui, l'observant, le déshabillant littéralement du regard.. C'était à son tour de se sentir nu sous les yeux bleus de Jérémy. Il déglutit, manquant de perdre l'équilibre. Il relâcha sa cheville et souffla avant d’étirer ses bras, de tourner plusieurs fois son cou, se baisser jusqu'à toucher la pointe de ses pieds... Lorsqu'il se redressa, le garçon n'était plus qu'à quelques centimètres de lui, torse nu et paumes en avant. Et ce mot... Non, ce n'était décidément pas possible. Adonis serra les dents, fronça les sourcils et rougit. Il n'était pas le Pacificateur, ce soir. Il était juste un homme totalement désarmé face à un gamin. Un gamin qui battait des cils, torse nu devant lui. A moitié nu. Adonis bomba le torse et lui frappa les mains pour qu'il les baisse :

    " - Mais t'as finit ?! C'était juste pour déconner que je t'ai dit de m'appeler Maitre hein ! Enfin, c'était plutôt pour te faire chier mais ça a l'air de te faire bien plus plaisir ! "
    .

    De nouveau, il se focalisa sur les mains de l'adolescent et pointa son index sur son torse :

    " - Brave petit, tu as su te servir de ta cervelle cette fois ! Et rhabille-toi, à moins que tu ne sois là pour faire ta pute. Je suis là pour t'entrainer espèce de sale petit con. Si tu crois pouvoir m'acheter avec ton petit cul, tu te le mets bien profond ! ".

    Adonis plaqua une main sur le torse de Jérémy et le repoussa violemment avant de lui indiquer, de cette même main, de l'attaquer :

    " - Montre-moi ce que tu vaux, Scott. ".

    Sans prévenir et sans le ménager, il serra les poings et rapidement, se retourna pour lui décocher un coup de pied dans le thorax.Non, il ne se ferait pas acheter. Mais il en avait furieusement envie. La seule solution pour occulter le sexe, c'était de se battre avec fougue.
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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Mar 17 Avr - 23:18

A peine lui avais-je montré mes mains qu'il frappa dedans. Je ne montrais aucun signe de douleur et soutenais son regard. Il n'aimait pas que je l'appel maître et semblait horriblement gêné de mon attitude. Avais-je déstabilisé le tout puissant Adonis Nightsprings ? Lui que je voyais comme un homme sans émotions, sans faiblesses, semblait bien démuni d'un coup. Cela me dégouttais. Moi qui pensais lui faire plaisir il en était tout autre. Je me sentais honteux d'avoir pu croire qu'il était si fort.

Mais en même temps, cela me rendais encore plus colérique. Hier il faisait tant le sauvage, que j'aurais bien cru qu'il était un puissant prédateur. Mais là j'avais la nette impression que c'était moi. J'avais l'impression que j'avais prit le dessus. J'étais en cet instant plus fort que lui. J'attendais de voir sa réaction. Voir à quel point je l'avait touché. Et cette dernière ne se fît pas attendre. Il me repoussa violemment en m'ordonnant de me rhabiller. J'allais le faire quand sa main m'intima de l'attaquer.

Rapidement, il m'envoya un coup de pied au thorax. Mais j'étais prêt. Pas comme la veille. Je n'allais plus me laisser surprendre. Tous mes muscles tendus, j'esquivais et passais derrière lui tel un chat. Je tenais mes technique de combat des animaux et des quelques bagarres dans lesquelles j'avais trempé. Et je me souviens qu'un jour, alors que je chassais en forêt, j'avais vu un animal esquiver la charge d'un sanglier et se déplacer rapidement derrière lui. Ainsi, quand le sanglier c'était retourné, il était déjà trop tard. Le Lynx lui avait sauté à la gorge et lui avait planté ses crocs très profondément dans la chair.

Mais je n'agissais pas comme un simple animal. S'il y avait une chose que j'avais compris en me battant contre plus fort que moi dans le district, c'était qu'il valait mieux frapper juste que fort. Ainsi, une fois dans son dos, je fauchais son pied d'appui tout en l'attrapant par les épaules pour l'écraser violemment sur le sol.

Puis je me reculais, dans le but de me mettre à distance de tout fauchages, en lançant :

"Vous aurais-je déstabiliser maître ? Je sais que je vous attire inutile de le nier. Et je ne me vend pas. Je suis à vous. Vous me l'avais dit hier. Je vous appartient."

Je relevais alors mon short jusqu'à l'aine pour lui rappeler la marque.
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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Mar 17 Avr - 23:56

    Son souffle était rapide, ses narines dilatées, les poings serrés, il ne voyait pas. Il ne voyait plus. Comme si tout semblait flou, comme si plus rien existait et finissait par tomber dans l'oubli. Les ténèbres. Il ne restait que les ténèbres autour de lui. L'attrapant. L'engloutissant. Et même en se débattant;, il n'arrivait pas à s'en défaire. Ce n'était pas juste une lumière dont il avait besoin. Mais d'une aide. Une aide précieuse à laquelle se raccrocher pour ne pas continuer de glisser. Et ces ombres qui continuaient à grimper, gagnant du terrain sur sa chair, le rongeant, le grignotant tout doucement. C'était tout ce à quoi il aspirait. Aux ténèbres. Et les ténèbres l'adoraient pour ça. Jérémy avait beau appartenir à Adonis, Adonis, lui, appartenait à tout ce qu'il y avait de plus sombre. Et ce n'était pas un gamin qui le faisait rougir qui lui ferait changer d'avis. Souvent, sous les caresses de Silk, il avait cru à de l'amour. Il avait pensé, l'espace d'un instant, que c'était ça. Que c'était bien. Mais ce n'était pas ça. Cela s'y apparentait fortement sans en être. Il ne savait pas ce que c'était. Il ne savait pas à quoi cela ressemblait. Mais il savait une chose ; l'amour, ça faisait mal. Très mal. Trop même. Il n'avait pas envie d'y goûter. Il préférait goûter à la chair. La douleur du corps finissait toujours par s'estomper, alors que celui de l'esprit... Lui ne faisait jamais son deuil. Néanmoins, son corps ne pourrait pas se remettre de ça très vite.

    Trop perdu dans ses pensées, trop occupé à essayer d'occulter quelque chose qui n'avait pas lieu d'être, il en avait oublié Jérémy. Il en avait oublié que ce petit con était agile et rapide. Les yeux écarquillés, il lui fallut un moment avant de réaliser que son point d'appui avait disparu, que son menton avait heurté le sol et qu'il se retrouvait à plat ventre par terre. Heureusement pour lui, l'herbe amortit sa chute. Son coude encré dans le sol, il se hissa, tentant de se relever. Mais la seule chose qu'il put faire, c'est de tourner la tête en direction de l'adolescent pour le fusiller du regard. Il pouvait se prendre pour un caïd avec le Pacificateur, mais il ne ferait pas long feu dans l'arène s'il se moquait comme ça des autres tributs. C'était juste du tape-à-l'oeil. Ses dents étaient tellement serrées qu'il en fit grincer sa mâchoire. Ses sourcils étaient tellement froncés que des petits plis se dessinèrent sur son front. Partagé entre l'envie de le démolir, de le détruire, de lui enfoncer le crâne dans le sol et de le serrer, de l'enlacer, de l'embrasser, de... Son poing frappa le sol. Il ne supportait plus ses mots. Il ne supportait plus sa voix. Il voulait l'étrangler. Parfait... Il se tairait. Pour de bon et à tout jamais. Il le regarderait alors, étendu, mort, ses petits yeux bleus regardant dans le vide, les lèvres entre-ouvertes. Il serait mort. Et bon débarras.

    " - La... Ferme. ".

    Adonis n'était pas un homme de sentiments. Il n'était pas fait pour ça, pas conditionné pour ça. Ce n'était pas lui. C'était un automate, uniquement là pour servir l'intérêt du Capitol. Il aimait ça. Il aimait ne rien ressentir. Ô, Dieux, que ça faisait souffrir de ressentir. Lentement, se hissant sur ses avants-bras, ses muscles se contractant au possible pour l'y aider, il se redressa et se leva. Il tituba un instant, son pied ayant du mal à retrouver la terre ferme. Il le pointa du doigt et lui cracha :

    " - Arrête de m'appeler comme ça espèce de sale enfoiré ! ".

    Oui. C'était son œuvre. Et il était son maitre. Ce qu'il regrettait... Non, pas de regrets. Il ne regrettait rien, jamais. Ce n'était pas lui, ce n'était plus lui. Où était passé Adonis Tyr Nightsprings, le garçon qui s'entrainait des heures et des heures durant, se préparant aux Hunger Games ? Où était-il se garçon qui ne se souciait pas de l'amour de ses parents, de sa sœur ? Où était... ? Et sa sœur ? Il l'avait pleuré... Oh, tellement pleuré dans les bras de Silk. Il avait réalisé. Il avait réalisé qu'il ne devrait plus aimer. Ressentir, c'était pour les faibles. Il ne l'était pas. Il ne l'avait jamais été. Si. Il l'avait été. Trop de fois. Il ne voulait plus et pas devant lui. Pas devant ce petit insolent aux yeux couleur océan. Son torse se soulevait rapidement. Il n'arrivait pas à reprendre son souffle. Il n'avait rien fait, pourtant. Pas d'efforts. Rien. Mais cette marque. Ses initiales, gravées dans la chair de l'enfant. Il déglutit. Il se sentit vaciller. Adonis porta une main à son front brûlant. Et il était fatigué... Tellement fatigué... Qu'il aurait pu tout arrêter. Là. Maintenant. Vraiment tout. Il fit quelques pas en arrière. Oui, il était déstabilisé. Il se mit à hurler.

    " - Arrête... ARRÊTE ! ARRÊTE ! ".

    Se ressaisir. Maintenant. MAINTENANT. Ses pieds s'encrèrent dans le sol. Il détala en direction de Jérémy et le plaqua au sol sans lui laisser le temps de pouvoir esquiver. Adonis y avait mit tout son poids, toute sa vitesse. Contre Jérémy, il lui attrapa les poignets pour éviter qu'il ne se débatte, même s'il se doutait qu'aux vues de ses paroles, le garçon se contenterait d'observer le Pacificateur sans mot dire. Il le maintenait bien au sol, néanmoins. Ses yeux plantés dans les siens, son corps bouillonnait. De rage. D'envie. De tout.

    " - Je t'ai dit de la fermer. Alors quand je te le dis, tu t'exécutes. Tu m'obéis. ".

    Et pour mieux le faire taire, il plaqua ses lèvres contre les siennes.
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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Mer 18 Avr - 0:31

Il était clair que je l'avais déstabilisé. Mais pas un truc tout simple. Il me semblais que j'avais réussi à encrer mon étreinte au plus profond de lui. Ses sentiments semblaient partagés. Il m'ordonnait de la fermer alors que son poing heurtait le sol. Cela était en général signe d'une intense colère. Mais sous l'effet de celle-ci, il avait décidé de frapper le sol et non de se relever pour m'en mettre une que je ne pourrais pas esquiver. Alors je su instantanément ce qu'il pensait.

Normal vu que je suis comme lui sur ce plan là. Je refuse souvent de reconnaître les choses. Même quand elles me sautent à la gorge et que je ne peux plus les esquiver. J'agis souvent ainsi avec mon frère car je n'ose pas le taper. Cette action d'Adonis me fait donc dire qu'il est partagé entre l'envie de me frapper pour me détruire et celle de venir m'embrasser et me "prendre" comme il me l'a si bien dit hier.

Je restais cependant méfiant. Tout en lui ne pouvait être que ruse. Alors quand il se releva, je ne me souciais même pas qu'il titube et se sente mal. D'autant plus que se sont mes paroles qui l'ont blessé et non pas mes gestes. Sa constitution solide ne pouvait avoir été amoindrie par une telle action. Alors je me doutais que c'était plutôt ses sentiments que j'avais touché.

Même ses insultes ne purent cacher sa déstabilisation. Le "sale petit enfoiré" fut bien vite supplanté par les hurlement de mon maître. J'étais fortement surpris. Jamais je n'aurais pensé le toucher à ce point. Moi qui le voyait inflexible, je découvrais en fait que certaines choses pouvaient pénétrer sa carapace. Le mettre dans un état différent. Il avait beau être violent, il ne pouvait pas nier que je venais d'entrer en lui. Peut-être même que je le forçait à se ressasser des moments difficiles de sa vie.

C'est alors qu'il me fonça dessus sans me laisser la moindre chance d'esquiver. J'atterrissais sur le dos, mes mains prisonnière des siennes. Je sentais sur moi, un corps bouillonnant, frissonnant. Dans son regard il y avait de tout. De la rage, de la haine, une sorte de mélancolie et il me semblât voir une once d'amour et d'envie. A ses ordres je ne disais plus rien. Ses lèvres vinrent se plaquer sur les miennes alors que je détendais tous mes muscles afin de lui montrer que j'avais compris et que je ne ferais rien pour le contrarier.

Je le laisserais m'embrasser, me toucher, me déshabiller. Il pouvait faire ce qu'il voulait de moi. J'étais son jouet. Mais il me fallait désobéir pour une fois. Il fallait que je lui dise. Qu'il comprenne :

"Je.....Vous n'avez pas besoin de m'.....m'aimer. Je......suis votre jouet.....temps que vous tenez votre promesse. Je ferais ce que vous.....voulez. Et vous le savez."

Son poids sur moi me coupais le souffle. Si j'avais été dans l'arène, je me serais débattu mais là je m'abandonnais à lui. J'espérais qu'il avait au moins compris que je ne résistais pas à sa demande. Et que vu ma passe précédente, il savait que je me serais débattu dans cette situation. Je fermais les yeux en posant mes lèvres contre les siennes. Je restais aussi le plus longtemps possible contre son torse pour en happer chaque degré de chaleur. Pour moi qui avait peu connu mon père, j'avais l'impression de recevoir un câlin paternel. Soit un peu spécial. Mais j'aimais la chaleur que je sentais contre lui et lui lançais :

"Laissez-vous aller. Je ne dirais rien de toute façon. Qu'est ce qui a changé entre aujourd'hui et hier ? Moi ? Ou vous ?"

Je savais que je m'engageais sur une route glissante et dangereuse. Mais je voulais savoir une chose que seule sa réaction m'apporterait.

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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Mer 18 Avr - 17:10

    Un baiser. Un simple baiser. Pourquoi maintenant ? Adonis ne savait même plus pourquoi il l'embrassait. Ah si : pour le faire taire. Qu'il ne dise plus un mot, pas un seul. Que ce soit terminé. Les étreintes de la vielle semblaient bien loin. Les coups du garçon aussi. Il n'y avait plus de violence, presque plus de haine, juste l'envie d'appartenir et de posséder. L'adolescent se détendait et se laissait totalement faire. Où était le plaisir, désormais ? Le Pacificateur releva la tête, offrant un regard totalement étonné à Jérémy. Il s'était donc réellement et sincèrement plié à tous ses désirs ? Il ne restait plus rien du petit rebelle qui préférait lui cracher dessus plutôt que d'accepter les caresses embarrassantes. Il n'y avait plus que le petit garçon rougissant, presque entreprenant qui tendait les bras pour recevoir tout ce qu'Adonis pourrait lui donner. Subjugué, complètement sous le choc, il ne savait plus quoi faire. Ce n'était pas ça. Ce n'était plus son monde. Cela n'y ressemblait plus du tout. Il n'était pas sensé retirer son t-shirt en disant que tout était permis. Il n'était pas sensé apprécier ses gestes. Il n'était pas sensé l'aimer. Adonis n'était pas capable d'aimer. C'était inconcevable de pouvoir être aimé, aussi. Inconcevable car incompatible. Ses doigts entrelaçaient dans les siens se desserraient doucement, voulaient s'écarter et se retirer. Son corps restait tout de même paralysé par le regard du garçon. Jérémy était serein, trop peut-être. Il ouvrit une nouvelle fois la bouche. Mais par tous les Saints, qu'il se taise. Son idée de lui coudre les lèvres lui revenait soudain en tête. En serrant les poings, il resserra son emprise sur les doigts de Jérémy.

    " - Bien sur que non je n'ai pas besoin de t'aimer ! Je ne t'aime pas. Je ne t'apprécie même pas. Comme tu viens de si bien le souligner, tu n'es rien de plus qu'un petit jouet. Un petit jouet dans les mains d'un grand garçon. ".

    Adonis reprit contenance et lui sourit de cette manière qui lui était propre : un sourire tellement sadique, tellement étiré que l'on pouvait y voir ses canines. L'une de ses mains se détacha de celle de l'adolescent pour lui attraper le cou, lui exerçant une légère pression pour l'empêcher de respirer. Même si cela n'était pas nécessaire. Le poids qu'il exerçait sur lui était déjà amplement suffisant à le faire suffoquer. Et pour répondre à cet acte de violence, une nouvelle fois, il fit preuve d'une tolérance et d'une tendresse incroyable : Jérémy se redressa juste assez pour l'embrasser. C'était le premier baiser qu'il lui donnait, de lui-même. Alors que l'adolescent gardait ses yeux fermés, Adonis en restait presque bouche bée, les yeux grandement ouverts. Que répondre à ça ? Il n'y avait rien à faire, rien à dire. Et cette maladresse... Cette maladresse que seuls les enfants avaient. Cette timidité maladive malgré cette folle envie d'aller plus loin. Comment résister ? C'était tellement mignon, tellement adorable. Il aurait pu passer des heures comme cela, étendu sur lui, à répondre à ce baiser candide. Mais la surprise était encore trop omniprésente. Son cœur battait encore plus fort. Il cligna plusieurs fois des yeux.

    Le Pacificateur crut se revoir la veille, alors que le gamin passait ses bras autour de lui pour l'enlacer. La chaleur et l'humidité de ses lèvres s'estompaient, remplacées par celles de son corps. Il en frissonna. Ce gamin était fou. Fou à lier. Un vrai petit masochiste. Un imbécile qui pensait que son bourreau finirait par lui donner ce dont il avait besoin : de l'amour. L'amour, Adonis ne connaissait pas et ne voulait pas connaitre alors, à quoi cela servirait-il de s'abandonner et de se laisser aller alors qu'il n'y aura rien de plus que le corps ? Et il n'était même plus certain de vouloir se corps qui s'offrait à lui avec passion. Néanmoins, les phrases de l'adolescent étaient ambiguës. Et s'il ne faisait ça, au final, que pour sa famille ? C'était facile, de prétendre. Surtout l'amour. Il l'avait lui-même feint tellement de fois, avec tellement de personnes. Il feignait la gentillesse. Si lui y arrivait, tout le monde en était capable. Surtout un môme aux grands yeux bleus qui battait des cils comme une pucelle. Si ce n'était que ça. Il n'y avait pas de quoi se prendre la tête. Pas de quoi flipper, en fait. Pas de quoi paniquer. Plus calme, il s'était ressaisit. Ah, que c'était bon de retrouver sa personnalité. Son sourire s'élargit alors qu'il passa sa langue sur les lèvres du garçon, frottant langoureusement son bassin contre le sien :

    " - Bien sur que tu ne diras rien. Ce serait plus contraignant pour toi que pour moi. ".

    Il éclata de rire, rejetant la tête en arrière. Des gouttes de sueur perlaient sur ses tempes.

    " - Oh, tu sais mon cœur, rien a changé entre aujourd'hui et hier. Oh, si, peut-être une chose...".

    Le Pacificateur se pencha sur lui pour frôler ses lèvres de siennes. Il lui murmura dans un souffle :

    " - Nous sommes de très bons manipulateurs... ".

    Sa main, restée sur le cou de Jérémy, finit par glisser le long de son torse, traçant de son index les muscles et les os saillants du garçon, jusqu'à descendre sur son bassin. Non, il n'avait pas changé, il ne devait pas. Il était et serait, jusqu'à ce qu'il crève, un parfait enfoiré. Un connard. Un gros pervers qui profitait des gamins qui habitaient les quartiers défavorisés du District 8. Il désirait le corps de Jérémy, c'était indéniable. Mais pas comme ça. Pas avec cette chose que le garçon appelait " amour ". Et si c'était de l'amour qu'il voudrait, il lui en donnerait. Et l'amour, ça faisait tellement mal...

    " - Et toi, petit garçon... Tu as bien vite abandonné... Où est passée ta vivacité, ton envie de te battre et de te rebeller ? ".


    Ses doigts s'enfoncèrent dans la chair de l'adolescent, se faisaient plus pressants. Il ne le quitterait pas des yeux. Il lui montrerait que son petit manège ne marcherait pas avec lui. Pas avec quelqu'un comme Adonis, non, jamais. Sa course sur la peau de Jérémy continua, enfonça davantage ses doigts dans son ventre comme pour lui arracher les entrailles. Ses mots passèrent durement entre ses dents :

    " - Ta petite scène de marchera pas avec moi petit con. Si tu veux savoir, je suis très bon acteur aussi. Et je vais te dire une bonne chose : je ne veux plus jamais t'entendre parler d'attirance ou de quoi que ce soit qui s'y rapporte. Pour le moment, tu es mon disciple. Ne me fais pas perdre mon temps ou je te le ferais regretter. ".

    Ses ongles se retirèrent de la peau de Jérémy alors qu'il la descendit encore et la passa sous son short.

    " - A moins que tu ne joues pas et que tu aies réellement envie de te faire prendre. Que l'on te touche. C'est ça ? Du coup, je ne sais pas lequel de nous deux est le plus pervers : celui qui a passé sa vie à profiter des autres ou le gamin qui aime se faire tabasser et se faire toucher par un vieux ? ".
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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Mer 18 Avr - 19:23

Ses mots me blessèrent bien plus que ses actes. J'avais espéré, ne serait-ce qu'un instant, espéré qu'il serait pour moi la figure que j'attendais qu'il soit. Celle que je n'avait pas eu. Celle que j'ai toujours souhaitais avoir. Pour moi il devait devenir l'homme que j'aimerais. Celui que j'écouterais. Peut-être était-ce à cause de cette absence que j'étais devenu ce que je suis à l'heure actuelle.

Je voulais qu'il devienne mon père. L'homme que j'écouterais. Celui qui me changerais. Et cela avait commencé la veille, lors de mes longues heures de tortures, cet aspect s'était imposé à moi. C'était lui. Il avait réussi là où tous avaient échoué. Sous ses coups j'étais devenu un garçon sage et obéissant. Tellement obéissant que je le laissait me toucher, me caresser. Sa proximité ne me gênais plus. Au contraire, mon corps répondais à chacune de ses caresses.

Je le laissais me torturer. Il pouvait faire de moi ce qu'il voulait. Sa main sur mon cou ne me gênais pas. Qu'elle descende le long de mon corps et rentre ses doigts dans mes abdominaux, me permis de lui montrer ma musculature. Je contractais et le laissais s'amuser avec moi en lui répondant :

"Vous m'avez dit hier que je suis un jouet. Encore là vous le pensez. Et un jouet ne se rebelle pas contre son maître. Il ne se bat que si on lui ordonne. Alors voilà. J'obéis."

Sa main glissa alors dans mon short. Je me mordais la lèvre en rougissant mais ne bronchais pas un instant. J'avais été honnête. Temps qu'il protège ma famille, je suis à lui. Je suis là pour lui plaire. Je suis son jouet. Son objet. Il ordonne j'obéis. Il me caresse je suis sage et le laisse faire :

"Je ne vous ferez pas perdre votre temps. Je suis à vous. Et vous faites ce que vous voulez de moi."

Sa main dans mon dans mon short, je rougissais encore plus mais ne laissais rien paraître. Je me mordais la lèvre. Ma main libre passa dans son cou et je l'attirais prêt de moi. Je savais qu'en le déstabilisant de nouveau je lui ferais baisser sa garde. Je souriais et poussais son épaule avec ma main libre. Je roulais sur le coté et me positionnais sur lui en plaçant un couteau sous sa gorge. Cela ne dura qu'une seconde. Je jetais le couteau plus loin :

"Dans l'arène s'en était fini. Mais là c'est à vous de choisir."

Je faisais une pause avant de continuer :

"Vous êtes la seule figure d'autorité masculine que j'ai eu. Alors ne me rejetais pas par pitié. Je n'ai rien à vous offrir d'autre que moi. Je sais que c'est peu mais je ne vois pas quoi vous donner d'autre."

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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Mer 18 Avr - 22:12

    Le corps. Le toucher. C'est ça, qui était vrai. Réel. Cet entrainement tournait au cauchemar et heureusement qu'il y avait la chair de l'adolescent pour le rappeler à l'ordre. Pour lui rappeler qui il était réellement : un prédateur. Un homme qui ne se souciait que de lui et qui n'en avait rien à foutre des autres. Ce que ressentaient les autres lui était bien égal. Tant pis pour son humanité, cela faisait déjà bien longtemps qu'il l'avait abandonné sur le quai. Et sa peau qui frémissait, frissonnait à chaque fois qu'il y passait ses doigts. C'était une torture de ne pas pouvoir en profiter. Dieu seul sait combien il en avait envie, combien il en avait besoin. Mais l'entendre rabâcher des conneries lui donner la nausée. Le petit garçon séduisant devenait chiant. Blasé, il ne quittait pas Jérémy du regard. Tout le charme disparaissait. Envolé. Pourtant... Pourtant, lorsqu'il se mordillait la lèvre inférieure, rouge comme une tomate, il y avait de quoi succomber. Il y avait de quoi se laisser aller. Il avait envie de déposer tout un tas de baisers dans son cou, de le faire se cambrer, de l'entendre gémir son prénom jusqu'à ce qu'il finisse par l'implorer d'arrêter. Il l'avait bien dressé. S'il lui ordonnait d'agir de la sorte, Adonis était sûr et certain que le gamin agirait comme tel. Le Pacificateur avait parlé sur un coup de tête. Bien sur que son temps ne serait pas perdu ou gaspillé avec un tel petit objet entre les mains. Jérémy s'avèrerait rentable. Peu importe l'usage qu'il en ferait. Oh que non, ce ne sera pas du gaspillage.

    Ses doigts caressant sa chair, il sentit la main du garçon passer autour de son cou, l'attirant tout contre lui. Ils étaient tellement près l'un de l'autre qu'Adonis n'avait qu'à tendre les lèvres pour l'embrasser de nouveau. Mais Jérémy semblait bien d'humeur joueuse ce soir. Le laisser faire, après tout. Voir ce dont il était capable, dans n'importe quelle situation. Finalement, le garçon repoussa l'homme juste assez pour se retrouver sur lui. Adonis n'avait pas prévu ça. Mais ce retournement de situation n'était pas non plus désagréable. Du moins, jusqu'à ce que Jérémy lui mette le couteau sous la gorge. Le métal froid le fit frissonner alors qu'il n'avait d'yeux que pour la lame brillant à la lumière des néons. La lame brillait réellement. Des étincelles. Dans tous les sens. Son souffle était court. Et cette sensation de froid contre sa peau aussi. Jérémy jeta le petit couteau plus loin. Dans un souffle, Adonis leva les yeux vers Jérémy. Il déglutit. Oui, dans l'arène, il se serait fait avoir comme un bleu. Tout ça parce qu'un gamin ce jouait de lui.

    Adonis cligna plusieurs fois des yeux sans pour autant le lâcher du regard, alors qu'il écoutait avec une étrange attention les propos de l'adolescent. C'était drôle. Le pauvre petit garçon n'avait donc pas de papa. Ce n'était pas étonnant vue la petite crise d'adolescence qu'il avait offert au District 8 la veille. Imbécile. Soudain, Adonis eut envie de lui rire au nez. Lui, il avait eu un père. Il l'avait toujours, mais n'avait jamais été son père. Un géniteur, rien de plus. Un homme qui avait fécondé une femme et qui avait donné naissance à Adonis Tyr Nightsprings. Rien de plus. Ses seules figures masculines, paternelles, avaient été les Pacificateurs de son District, ses enseignants, les ouvriers qui partaient au travail, les pères des autres enfants. Tous les hommes du District 2 avaient en quelque sorte étaient ses pères. Il avait pioché dans tous ces hommes ce dont il avait eu besoin : la démarche, le faciès, la prestance, les mots. Il n'avait fait qu'observer. Il n'avait eu besoin de personne d'autre que lui et ses yeux pour devenir un homme accomplit. Ou presque. Mais il l'avait fait seul. Son premier réflexe aurait été de lui rire au nez pour sortir des absurdités pareilles puis il l'aurait repoussé et envoyé baladé. Mais le poids de Jérémy sur lui, lui fit finalement changer d'avis. Il était si mince. Pourtant musclé, on voyait tout de même ses côtes se dessiner sur son torse. Doucement, il posa sa main sur l'épaule de l'enfant et le fit se redresser, ainsi, il put déposer l'autre sur le ventre de Jérémy. Sa main frôlait à peine sa peau et remontait lentement jusqu'à ses côtes, les redessinant du bout des doigts. Il finit par lui agripper les hanches tout aussi doucement, comme si l'adolescent allait se briser sous ses doigts, et prit appui sur lui pour se redresser à son tour. Il plia une jambe pour mieux tenir contre Jérémy. Il ne le lâchait pas des yeux. Non, il n'avait pas besoin de qui que ce soit, il n'avait pas besoin de sentiments ou de ces mots que l'on dit avec " amour ". Il n'avait pas eu besoin d'un père pour devenir quelqu'un. Il n'avait eu besoin que de lui. Lui et lui seul. Tout son monde se chamboulait. Des choses nouvelles se bousculaient dans sa tête. Des questions, des doutes, des choses qu'il voudrait balayer d'un revers de main, mais, il était là. Sur lui. Face à lui. Ils étaient près, oui. Tellement près qu'il n'avait qu'à tendre les lèvres pour l'embrasser. Il n'avait qu'à se pencher. Oui, se pencher, tout doucement et effleurer ses lèvres. Les yeux fermés, il déposa ses lèvres contre les siennes. Tout son corps lui disait de le repousser, que quelque chose de mauvais allait se produire s'il continuait. Quelque chose de mauvais pour le Pacificateur. De néfaste. Quelque chose qui lui rongerait les os. Ce soir, il avait envie de jouer le rôle de sa vie. Le plus grand rôle qu'il ait jamais interprété : celui de l'homme qui avait des sentiments et qui se laissait totalement aller. Ses bras autour du cou de Jérémy, il l'attira davantage contre lui, lui offrant un baiser léger, plein d'espoir et de douceur. Ses doigts se perdirent dans les cheveux du garçon sans les tirer, juste à les caresser. Il le voulait près de lui. Mais ça faisait vraiment mal. Oui, il aurait pu rire à ses mots, il aurait pu l'envoyer chier. Mais bordel, ce qu'il avait envie de quelqu'un, juste contre lui, lui répétant qu'on l'aimait et qu'il comptait. Pour la première fois de sa vie, c'était lui qui s'était fait piéger.
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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Jeu 19 Avr - 20:50

Sur mon maître. J'étais sur mon maître. Et il ne me rejetait pas. Au contraire, il s'amusait avec mon corps. Et je le laissais faire. Je me laissais faire. Et aucune honte ne traversait mon esprit. Entre ses mains je me sentais vraiment bien. Il caressa mon torse, s'amusant à dessiner mon corps. Mais ce qui me surpris le plus s'était sa douceur. Hier, même quand je m'offrais à lui, il me faisais du mal. Il me rejetais, me frappais. Mais là, alors que j'étais sur lui, il me manipulait avec tendresse.

Puis ses lèvres vinrent frôler les miennes. Me donnant un baisé rapide mais délicat. Je portais alors mes doigts à mes lèvres. Je voulais le laisser graver. Je ne voulais pas l'oublier. Il m'offrait toute la tendresse dont il était capable. Mais aussi et cela m'étonna, il me laissa lui parler, il ne se moqua pas de moi. Il me laissa lui expliquer le fait que je n'avais pas de père. Je m'attendais alors à ce qu'il me dise qu'il n'en avait rien à foutre. Mais au contraire il m'attira sur lui et m'embrassa.

Je frissonnais sous ses caresses, je m'enfonçais dans son regard. Je me laissais envelopper par ses yeux noirs. Je me perdais dans son royaume d'ébène. Je me laissais bercer par la noirceur de son regard. Mais aujourd'hui, je le trouvais bien lumineux. Il semblait plus calme que hier. Pourtant je sentais qu'il appréciait aussi ce moment. Je lui souriais et ce coup-ci, c'est moi qui me penchais sur lui pour l'embrasser. J'y mettais toute la passion que je pouvais éprouver pour lui. Je voulais lui montrer ma gentillesse, le fait qu'il m'avait bien dressé. Lui aussi me donna de nouveau un baisé. Il m'attira à lui en me caressant les cheveux.

Je me laissais alors plaquer contre lui. Je posais ma tête contre son torse. Je passais mes mains dans les siennes. Puis je balançais tout mon poids sur le coté. Je roulais et le laissait se remettre sur moi. Je le regardais. Je voulais continuer à voyager dans son regard. Mais je sentais aussi mon corps réagir. Jamais cela ne m'était arrivé. Contre lui je ressentais pour la première fois de ma vie ce genre de sensation. Ses caresses et ses baisés aussi m'avait fait frissonner. Et bien sur je me doutais que tôt ou tard mon corps réagirait à ses étreintes.

Mais maintenant qu'il se tenait sur moi, je ressentais vraiment cela. Je ressentais ce muscle devenir actif pour la première fois de ma vie. Je pensais que cela se ferais avec une fille. Mais apparemment je m'étais trompé. Mon corps réagissais aussi au garçons. Ou alors était-ce simplement un stimulus de ce que je subissais. Je rougissais sur que lui aussi l'avait ressentit. Je détournais le regard :

"Navré Maître."
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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Jeu 19 Avr - 23:03

    Jamais il n'avait ressentit ça. Il avait l'impression de flotter, de se sentir partir, partir loin, dans un autre monde où Panem n'était plus qu'un vague souvenir. Plus de Panem, plus de Capitol. Plus d'entraves. Plus de District 8, plus d'uniforme. Le bruit des machines à coudre disparaissaient au loin, laissant place au bruit du vent. Tout semblait si loin désormais. Et Jérémy qui paraissait plus proche que jamais. Ses doigts se perdaient dans ses cheveux. Il n'y avait plus rien qui comptait ce soir. Plus rien que ce gamin entre ses doigts. Tout semblait illusoire comparé à Jérémy. Et cette maladresse, l'hésitation, ce corps qui réagissait, qui s'échauffait à chaque fois qu'il y passait sa main. C'était tout ce dont il avait besoin. Quelqu'un qui ne le fuyait pas, qui ne le fuirait plus. Quelqu'un qui voulait plus, bien plus. Quelqu'un qui lui offrirait tout sans jamais poser de questions et qui serait capable de tout donner. On parle souvent de ce petit fil invisible qui relierait une personne à une autre, ce petit fil que l'on appelait le Destin. Il n'y croyait pas. Toutes ces conneries, c'était bon pour les femmes ou les misérables. Ceux qui n'avaient plus rien à quoi se raccrocher. L'horrible vérité lui éclata à la gueule : il faisait parti de ces misérables. Il n'avait plus rien à quoi se raccrocher. Il le savait, au fond. Mais comment se l'avouer ? Comment se regarder dans le miroir et se dire que nous ne sommes rien ? Qu'il n'y a plus rien ? Mais dans ses bras, il se sentit exister. Cela ressemblait en tout point à ce qu'il ressentait avec Silk lorsqu'ils faisaient l'amour. Du moins, lorsqu'ils arrivaient à être tendres. Lorsqu'ils ne se faisaient pas du mal. Mais cette fois-ci, il y avait quelque chose d'autre, quelque chose de plus à ce qu'il ressentait d'habitude. Son cœur battait bien trop vite, bien trop fort. Tout son corps se détendait, réagissait au même moment, au même rythme que celui de l'enfant. Ce n'était pas sain. Ce n'était pas sain tout ce qu'il faisait endurer aux gosses de ce District. Ce n'était pas sain de les torturer jusqu'à ce qu'ils plient. Ce n'était pas sain d'embrasser un môme de quinze ans et d'adorer ça. Ce n'était pas sain ce que Jérémy était en train de lui offrir. Ce qui les unissait n'était pas sain du tout et ne mènerait à rien. Ils étaient stupides d'y croire. Mais ne serait-ce que pour ce soir, Adonis eut envie d'espérer. De croire. De croire en autre chose que ses principes et qu'au Capitol.

    Jérémy l'embrassait, l'enlaçait, posait sa tête contre son épaule. Adonis n'avait rien à lui donner. Strictement rien. Pas même un peu d'amour. Comment pourrait-on donner quelque chose à quelqu'un alors que l'on ne possède pas ce quelque chose ? Qu'on ne l'a jamais eu en main. Et qu'on ne veut pas l'avoir. Jamais. Jamais. Que pouvait-il faire pour le moment, à part répondre à ses baisers et ses attentes. Soucieux, son front se plissa alors que ses sourcils se froncèrent. Où était passé le grand méchant loup ? Celui qui n'a d'yeux que pour le sang et la violence ? Tout ces doutes qui lui prenaient la tête. Et de nouveau, leurs doigts qui s'entremêlaient, se liaient. Adonis avait les mains moites. A cause de la chaleur du corps contre le sien, à cause de tout ces doutes qui l'emplissaient, à cause de cette peur qui l'anéantissait. Jérémy roula sur le côté, faisant basculer Adonis sur lui.

    Il avait l'impression d'être un enfant qui jouait avec un autre. Un enfant qui ne cherchait pas à connaitre la sexualité, juste à jouer. Simuler. Flirter. Redevenu petit garçon innocent qui n'y connaissait plus rien. Il ne savait plus comme ça fonctionnait. Comme s'y prendre. Il n'y avait que le plaisir du regard. Que les mains qui s'enlaçaient et ne se détachaient pas. Le néon grésilla, la lumière s'estompa peu à peu pour finir par s'éteindre. Pour les éclairer, il ne restait que la lumière allumée du salon. Qui semblait lointaine. Comme le reste. Pourtant, dans ce noir, dans le District 8 où les étoiles ne brillaient pas, il discernait son regard. Le bleu avait été remplacé par un noir profond. Un noir comme les ténèbres. Ces ténèbres qui l'avaient toujours retenu et englouti. Il voulait oublier qu'il était l'homme de trente et un an qui n'avait vécu que la mort et le sang. Allongé sur lui, il déposa un baiser furtif sur ses lèvres pour le faire taire une nouvelle fois.

    " - Tais-toi. ".

    Adonis le sentait. Tout son être et son corps le ressentait. Plaqué contre lui, comment aurait-il plus l'occulter ?

    " - Ne m'appelle pas comme ça. ".


    Un nouveau baiser.

    " - Ne t'excuse pas. ".

    Encore un autre.

    " - Prononce mon prénom... Juste... Mon prénom. ".

    Son corps, il avait apprit à le contrôler. Il avait apprit à ne pas se laisser envahir par ce qu'il voyait ou ce que son corps ressentait. Mais il se souvenait qu'en étant enfant, plus jeune, avec tout ce qu'il avait vu et ressenti les premières fois, il n'avait pu se retenir. Un enfant qui découvrait. Et il redécouvrait tout ce soir. Adonis aurait voulu continuer à jouer les gamins qui ne savaient rien. Mais sur lui, tout contre lui, son corps réagissait aussi. Son nez se frotta contre le sien alors que ses mains se détachèrent de celles de Jérémy pour glisser le long de son corps, de ses hanches pour attraper le haut de son short et le lui retirer. L'un de ses doigts effleura la cicatrice de la veille. Ses initiales à jamais gravée dans la peau du petit garçon. D'un mouvement léger, il envoya le tissu derrière lui. Pas besoin de le regarder. Pas besoin de le scruter. Il connaissait désormais chaque parcelle de son corps, de sa peau. Plus rien de nouveau. Alors, pourquoi avait-il l'impression de le redécouvrir ce soir ? Ses lèvres vinrent se plaquer contre son cou, y déposant plusieurs petits baisers, descendant doucement sur l'une de ses épaules, puis ses clavicules. Sa main sur la hanche de Jérémy pour le ramener contre son bassin. Sa langue traça une longue ligne droite pour remonter de son cou jusqu'à ses lèvres. Non. Le petit garçon qui voulait juste flirter s'en était aller. Il voulait vite redevenir grand pour pouvoir mieux s'amuser.
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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Ven 20 Avr - 20:33

Des baisés, des caresses, la promesse d'une tendresse infinie. Voilà ce que je ressentais en ce moment. J'avais l'impression que cet homme, présent sur moi, avait changé. Je n'aurais jamais pensé vivre ça ce soir. Qu'avais-je bien pu faire ? Que me trouvait-il que je n'avait pas hier ? Mon calme ? Le fait que je ne cherchais plus à me rebeller ? Le fait que je lui obéissais au doigt et à l’œil ? Le fait que je sois le gentil petit garçon qu'il voulait que je devienne avait-il eu un impact ? Comment me percevait-il en ce moment même ? Plein de questions s'entre-choquaient dans ma tête. Et je ne savais vraiment pas quoi penser. Jouait-il la comédie ? Ou alors ses baisés étaient-ils sincères ? J'étais moi même perdu. Mais je ne voulais pas que cela change. Après tout il m'avait permis de me retrouver hier. J'avais compris que j'étais là pour lui. Alors il ne devait pas faire grand cas de ce que je pensais. Et puis j'étais là à sa demande. Je me doutais que l'entraînement tournerait court. En effet, lui il sortait du travail et paraissait fatigué. Moi je n'étais pas remis de la veille. Alors je savais que nous ne ferions pas grand chose ce soir.

La lumière du dehors s'éteignit. Je tournais vivement la tête pour voir si quelqu'un venait de nous voir. Mais c'était juste le néon qui venait de griller. La lumière de la cuisine venait de prendre le relais pour nous éclairer. Une lumière douce qui filtrait difficilement à travers les fenêtres encrassées de poussière. De toute façon dans les districts, les gens n'ont pas le temps de faire le ménage. Alors un représentant de la loi encore moins que les autres. Dans ces ténèbres, je ressentais mon corps répondre à chaque caresse et baisé du pacificateur. Plus il se faisait insistant et plus mon corps s'échauffait. Certaines parties se détendaient. Une autre faisait l'inverse. Un doux baisé éphémère effleura mes lèvres alors que son ordre m'intimait de me taire.

J'obtempérais. Un autre baisé. Un autre ordre. Un autre plus long. Un autre ordre. Je n'avais pas à m'excuser. Il trouvait que je n'avait rien à me reprocher. Un autre baisé accompagné d'une demande. Je me laissais totalement aller l'appelant. Je murmurais son prénom. Ses mains se détachèrent des miennes. Elles descendirent le long de mon corps. Je me cambrais. C'était si plaisant. Si doux. Jamais je n'aurais pensé à ça. Ses mains enlevèrent mon short et mon caleçon en un seul coup. Ses doigts effleurèrent la cicatrice de la veille. Je posais ma tête contre son épaule mordant mes lèvres puis me recouchais. Je remarquais pour la première fois de la soirée la fraîcheur de l'herbe. C'était un doux lit de calme et plénitude. Cette fraîcheur contrastant avec la chaleur de mon corps. C'était agréable.

Nu sous le pacificateur dont je susurrais le nom de temps à autres, je ne ressentais aucune honte. Étrange. Pourquoi la veille j'avais été si réticent ? Alors qu'aujourd'hui je me sentais si bien avec lui ? Ses baisés se firent plus vaillant déclenchant chez moi des sensations inattendues. Je me cambrais en gémissant alors que ses mains, toujours présentent sur mes hanches, me tiraient contre son bassin. Adonis semblait de plus en plus entreprenant. Cela m'effrayais quelque peu mais en même temps j'avais déjà subit pire. Je frémissais alors que sa langue remontait le long de mon cou et qu'au bout de sa route, ses lèvres capturèrent les miennes. Je frémissais de plus belle. Tremblant de tous mes membres. Mais toujours me cambrant à chacune de ses caresses, chacun de ses baisés.

Je ne savais pas si je devais lui dire ce que je ressentais. J'avais surtout peur que l'on nous surprenne. Chaque fois que ma tête était libre je regardais partout scrutant le moindre mouvement. Je le regardais alors et après un baisé qui m'avait permit de passer mes mains sous son tee-shirt et de toucher son solide corps je lui demandais :

"Adonis, je suis pas à l'aise ici. Ont peut rentrer s'il vous plait ? Ce n'est pas contre vous mais je veux pas être surpris."

Je n'attendais pas sa réponse. Les bruits de la nuit me terrifiaient. Et si jamais c'était un habitant qui venait de nous voir ? Je me tortillais pour sortir de sous lui. Je me relevais et me précipitais à l'intérieure. Un fois en sécurité, j'attendais mon maître. Je savais qu'il serait en colère. Sans doute même très en colère. Mais j'en prenais le risque. Il ne pouvais pas me faire pire qu'il ne m'avait fait hier. J'étais entré dans la première salle que j'avais trouvée. Et il se trouvait que c'était la chambre. Je m'asseyais sur le lit et posais mes mains sur mes genoux. Mes yeux se posèrent alors sur ces derniers. J'avais même pas ramassé mes affaire. Mais bon de nuit se serait très dur. Et puis j'avais tout prit en noir afin que rien ne puisse trop me repérer quand je rentrerais. Enfin si je rentrais.
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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Ven 20 Avr - 22:08

    Jérémy frémit. Ses frissons étaient comme un courant électrique qui parcourait le Pacificateur. Un courant électrique qui traduisait ce que Jérémy ressentait. Des frissons qu'Adonis accueillait à bras ouverts. Ses mains restaient sur les hanches du garçon, savourant sa chair brûlante sous ses doigts. Ses doigts ne s'enfonçaient pas avec violence, ses ongles ne s'encraient pas dans sa peau. Il le tenait fermement sans le blesser. Juste assez pour le garder. Le garder tout contre lui. Complètement nu sous lui, sa langue tout contre la sienne, il avait du mal à se retenir et rester calme. Il se laissait aller, de plus en plus. Mais il ne fallait pas. Il ne fallait pas trop se laisser emporter. Adonis savait très bien qui il était : un homme violent. Quelqu'un qui avait besoin de la souffrance, quelle qu'elle soit, pour survivre. Et il savait très bien comment cela se finirait : mal. Très mal. Oh, pas pour lui, non, mais pour le petit garçon qui se dandinait sous son corps, oui. Le Pacificateur était capable du pire. Il était capable de passer de l'amoureux transit à une brute épaisse en un clin d’œil. Il l'avait prouvé maintes et maintes fois avec toutes les personnes avec qui il avait eu l'occasion de coucher. Il était comme ça. Et se défaire de sa vraie nature ne serait pas chose aisée. Encore moins avec le corps de cet adolescent entre ses doigts. Il voulait plus. Tellement plus que des initiales imprimées sur la peau de Jérémy. Il voulait qu'il lui appartienne réellement, entièrement, qu'il se dévoue à lui corps et âme. Qu'il se fonde en lui. Ne faire plus qu'un. Ressentir et faire ressentir, à l'unisson. Putain, et son prénom qu'il murmurait en gémissant. Jérémy était encore jeune, son corps le criait qu'il n'avait pas finit de grandir. Il le hurlait par tous les pores de sa peau. Mais dans sa voix... Sa voix qui n'avait pas finit de muer... Une voix pourtant si rauque... Et qui ne cessait de répéter son prénom. Jamais, Ô grand jamais, son prénom lui avait fait autant d'effet. Son prénom, dans la bouche d'un adolescent, de cet adolescent. Ses doigts se faisaient plus pressant, remontant de ses cuisses jusqu'à son sexe. Adonis avait l'impression, encore une fois, de se retrouver la veille. Mais cette fois, pas de rougissement honteux et désespéré. Pas de violence ou d'insultes. Juste le prénom d'Adonis sur les lèvres du garçon qui se cambrait de désir.

    Le garçon ne cessait de tourner la tête. Le Pacificateur fronça les sourcils en l'observant. Il détestait ça, de ne plus être le centre d'attention, surtout dans une situation pareille. Tout d'un coup, ses excès de violence voulurent remonter à la surface. Il aurait voulu lui faire comprendre qu'il était là, en face de lui, à n'attendre qu'une chose : qu'il le regarde. Qu'il ne regarde que lui. Seulement lui. Ses yeux. Ou son corps. Peu importait. Juste. Eux. Les mains moites de Jérémy sur son corps ne suffisait pas à se sentir observé. Adulé. Et alors qu'il avait enfin eu ce qu'il désirait, Jérémy se débattait pour partir. Trop surpris sur le coup, Adonis s'assit à côté, sur l'herbe, et le regarda se faufiler à l'intérieur. Il avait peur qu'on les voit ? C'était ridicule. A cette heure-ci, il n'y avait plus personne debout, à part peut-être un ou deux Pacificateurs qui faisaient leur ronde nocturne. Et eux. Un petit garçon et un homme qui avaient préféré se coucher dans l'herbe en appréciant la fraicheur du soir. L'un contre l'autre. Pratiquement nu, s'ils ne l'étaient pas déjà. Et puis, ils ne faisaient rien de mal, hein ? N'est-ce pas ?

    Pourquoi essayait-il de s'en persuader ? Pourquoi penser que ses actes n'auraient pas de conséquences ? Pourquoi s'évertuer à croire qu'ils étaient bien, tous les deux, à se serrer, à s'embrasser et n'apprécier que le moment présent ? Durant un instant, alors que Jérémy semblait si loin tout d'un coup, Adonis porta une main à sa bouche et plissa les yeux pour s'empêcher de pleurer. Un hoquet s'échappa tout de même et ses yeux s'embuait de larmes. Pourquoi ça faisait mal, qu'il soit si loin ou trop près ? Pourquoi son cœur se mettait tantôt à battre la chamade, tantôt à s'arrêter et s'effriter ? Pourquoi ne restait-il plus que son corps seul, dans le froid ? C'était dégueulasse. Infecte d'infliger ça à quelqu'un. Dieu, que c'était difficile. Que c'était horrible d'endurer une telle souffrance de l'âme, du cœur. Ils n'avaient rien à s'offrir à part leur corps. Ils n'étaient rien. Rien du tout. Et se faisaient tellement de mal pourtant. Dans un accès de rage, Adonis frappa plusieurs fois le sol de son poing en se mordant la lèvre inférieure jusqu'au sang pour ne pas se mettre à hurler le désespoir qui l'emparait progressivement. Retourner en arrière. Tout arrêter. Tout annuler. Attraper le cou de l'enfant et le lui briser. Qu'il git par terre comme un pantin désarticulé, les yeux exorbités. Et rien ne se serait passé. Adonis ne serait pas l'homme faible à genoux dans la terre à retenir ses larmes. Des larmes qu'il ne comprenait même pas. Oh, lui qui croyait qu'elles avaient disparu depuis longtemps. Son souffle était saccadé mais il finit par se lever. Il connaissait le chemin. Errant dans sa propre maison, il s'appuya finalement dans l'encadrement de la porte de sa chambre, regardant Jérémy qui était assit sur son lit. Il n'était pas parti,finalement. Il était là, à attendre, sagement. Mais ses jambes ne le soutenaient plus. Il fit quelques pas, juste assez pour se retrouver face à Jérémy, et tomba à genoux. Ses mains prirent le visage du garçon alors qu'il lui restait juste assez de force pour se hisser sur ses genoux et l'embrasser. L'embrasser pour lui montrer à quel point il n'était plus le Pacificateur qui abattait sa matraque sur les os. L'embrasser pour lui montrer qu'il n'était plus Adonis qui souriait en montrant les crocs en le déshabillant du regard. L'embrasser pour qu'il comprenne qu'il ne restait plus rien de lui. Plus rien d'autre qu'un flot de désir que seul l'enfant était à même de combler.

    Rompant le baiser, il posa sa tête contre la cuisse de Jérémy, déposant ses lèvres plusieurs fois sur la cicatrice qu'il avait lui-même causée. Les mots voulaient sortir mais restaient coincés dans sa gorge. Il voulait lui dire qu'il l'aimait. Même si ce n'était que mensonge. Juste se donner l'illusion d'aimer et d'être aimé. Une illusion éphémère qui prendrait fin lorsque le garçon franchirait le seuil de la porte. Violemment, sa main s'abattit sur le torse de Jérémy, l'obligeant à s'allonger sur le lit alors que ses lèvres effleurèrent son sexe. Ses jambes ne voulaient toujours pas se lever. Horriblement faible et futile. Il tremblait. Il tremblait comme si c'était la première fois. Comme s'il allait crever. Ce serait bien ça qui le tuerait de toute manière : un coup bien trop grand pour que son cœur ne le supporte. Et ce coup ne serait rien de plus qu'un verbe stupide que l'on s'évertuait à prononcer. Il avait été tellement souillé. Des " je t'aime " par-ci ou par-là, on n'y croyait pas. Oh, Seigneur, qu'il lui dise avec les yeux. Qu'il lui dise avec tout son corps. Il passa doucement sa langue sur son membre, lentement, les yeux mi-clos. Ses mains sur les genoux du garçon, il n'arrivait pas à se détacher de lui. Ni ses lèvres, sa langue ne voulaient plus lui obéir. Oui, il n'était plus qu'un flot de désir. Et il voulait lui faire ressentir. Ses mains s'encrèrent dans la peau de Jérémy, lui écartant doucement les cuisses alors que sa bouche continuait de s'activer. Il en avait oublié qui était sensé être le maitre, dans cette histoire.
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MessageSujet: Re: Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)   Dim 22 Avr - 14:49

J'attendais Adonis les mains sur les genoux et la tête baissée. Je ne savais pas vraiment quoi penser. Était-ce mal que je m'offre ainsi à l'homme qui m'avait sauvé ? Devrais-je le payer un jour ? Continuerais-je à ressentir ça pour lui ? Car oui je ressentais vraiment quelque chose pour lui. C'était ancré en moi. Je ne sais pas comment mais quand il se montrait gentil et tendre, je voulais lui donner tout ce que j'ai. Même mon corps. Ses caresses me faisaient tressaillir, ses baisés me réchauffaient. Je voulais qu'il soit contre moi. Qu'il reste toujours ainsi. J'en voulais tant que je ne savais pas où cela pouvait prendre fin. Je l'aimais. Mais je ne le lui disait pas car je savais alors qu'il détesterais ça. Mais je ne voulais pas lui déplaire. Pas à lui.

Je ne remarquais même pas qu'il était présent dans l'encadrement de la porte. Il me fallu attendre qu'Adonis se mette à genoux devant moi, me prenne le visage de ses mains et m'embrasse. Mais ce baisé avait quelque chose de différent. Il était ardent, plein de désir, parfait. Je ne le laissais pas le rompre. J'en voulais tout autant que lui. Celui qui m'avait torturé la veille s'en était allé. Il était devenu gentil. Je ne sais pas pourquoi en vingt-quatre heure, il était devenu tout autre. Y étais-je pour quelque chose ? Avais-je vraiment ce pouvoir ? Et si oui pourquoi n'était-il pas comme hier ? J'étais son jouet. Mais aujourd'hui j'avais réussi à faire en sorte qu'il m'écoute. Je ne comprenais vraiment rien.

Puis il rompit le baisé. Il baissa sa tête qui se posa sur ma cuisse alors que ses lèvres passaient plusieurs fois sur la cicatrice qu'il m’avait infligé. Mais bien vite cela changeât. Sa main m'expédia violemment le dos contre le matelas. J'avais du mal à respirer. J'allais me relever pour m'excuser quand je sentis ses lèvres effleurer mon sexe. J'étais si surpris que je ne bougeais plus. Je le sentais trembler quand sa langue passa le long de mon membre qui grossissais de secondes en secondes. Je me cabrais et mettais mes deux mains contre ma bouche pour retenir un gémissement qui finit tout de même par retentir dans la chambre. Tout mon corps était tendu. J'étais rouge comme une pivoine. Je ne savais pas du tout ce que j'étais en train de faire ou ce que lui me faisais. J'étais littéralement plié en deux :

"Maître.....Uhmmmmmmmmmmmm........Adonis............."

J'étais submergé de plein de sentiments et de sensations. La sueur commençait à couler de mon front. Mon corps était tout moite. Je gémissais, me pliais. Puis enfin je compris ce que je ressentais. Ça me faisais du bien. Mais en même temps j'avais honte. Logiquement je devais être son objet. C'était à moi de lui faire ressentir ce plaisir et pas à lui. Pourtant je le laissais continuer quelques secondes. Puis je rassemblais tous les muscles de mon torse pour me relever. Je prenais ses mains et le tirais sur moi. Je passais alors mes mains autour de son cou et l'embrassais fougueusement. J'en profitais pour me jouer de ses vêtements et passais ma main le long de son dos le massant doucement, sensuellement. C'était à moi de lui faire plaisir et non l'inverse. A bout de souffle, je tirais sur son tee-shirt pour le lui enlever. Je plaquais alors mes mains sur son torse et commençais à le parcourir de mes doigts. Je lui plaçais un baisé dans le cou, un sur l'épaule. Je descendais ensuite sur ses pectoraux alors qu'une de mes mains passait maladroitement sur son pantalon. Je n'avais pas osé la mettre dedans. Je ne voulais pas l'offenser.
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Une soirée chez le maître (NC-18 ans Adonis Nightsprings)

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