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 You know you made my eyes burn - SKANN

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MessageSujet: You know you made my eyes burn - SKANN   Ven 6 Avr - 20:10

J'avance. Je marche droit, sans me préoccuper de ma gamine de sœur qui s'accroche à ma chemise, attendant qu'elle se lasse de son petit jeu. Je l'ignore éperdument, mais au fond, ses cris et ses rires moqueurs ont un don pour me chauffer le cœur. Dis comme ça, je sais, c'est idiot. Mais ses boucles blondes, son visage pâle, et ses jambes si maigre qui peinent à la porter ont toujours eu le pouvoir de m'arracher un sourire bref. « Tu vas voir Loa ? Et est-ce que vous allez vous marier ? C'est ton amoureux ? Tu lui as déjà fait un bisous ? ». Ses piaillements m’agacent. Je me retourne vers elle, m’accroupi pour me mettre à sa hauteur et lui dit ; « Oui, je vais voir Loa. Mais tu ne peux pas y aller parce qu'il sent mauvais et qu'en plus il élève un gros ours méchant. ». J'imite l'ours. C'est ridicule. Mais du haut de ses cinq ans, je vois ses yeux qui s'écarquillent, de surprise ou de peur. Elle lâche ma chemise et me fixe intensément. Ses yeux sont bleus comme le ciel. C'est sans doute le plus beau visage que je n'ai jamais vu qui me jauge en cet instant. Innocent. « Ben toi, t'es vraiment très bête d'aller chez lui alors qu'il a un ours méchant. Tu viendra pas te plaindre quand l'ours il t'aura mangé. ». Sur ces paroles prononcées d'un ton très sérieux, elle se détourne, et retourne se réfugier dans la maison en claquant la porte. C'est fou. On peut vraiment faire croire n'importe quoi aux enfants. Je serre les dents. Qu'est-ce que je ferai, moi, quand ce sera à son tour d'être dans la liste des possibles sacrifiés de la moisson ? Une fois que je n'aurai plus la peur d'être choisie, moi, j'aurai peur pour mes frères et sœurs. Peut être plus tard pour mes enfants. Ce cercle vicieux ne s'arrêtera jamais. Tout avait été calculé par le Capitole. Tu as peur de mourir, ou tu as peur de voir tes proches partir.

Je donne un coup de pieds dans la porte de la demeure de Skann, qui s'ébranle sous le choc. Fermée à clef. Je l'entends ronfler d'ici. Il marmone dans son sommeil. Je lève les yeux au ciel. Ce mec passe des heures à dormir, il faut bien quelqu'un pour le secouer un peu. Je prononce, d'une voix douce et chantante. « SKANN, BOUGE TON CUL DE GROSSE LARVE ET RÉVEILLE TOI. ». Bon. Cela l'empêchera peut être de me confondre avec sa mère, cette fois-ci. Je m'adosse au mur de sa baraque en attendant qu'il se manifeste. Loa. Sans doute une des seules personnes valable de ce district. Une des seules personnes digne de mon attention. Un cinglé. Plus sérieusement, sans doute la personne la plus folle que je connaisse. La seule personne qui avait accepté de se porter volontaire à la future moisson pour conserver mon attention. A cette simple pensée, cette évocation funeste, je sentais ma gorge se serrer. Reprend-toi, ma fille.


Dernière édition par Silka N.-E. Sevens le Sam 7 Avr - 19:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You know you made my eyes burn - SKANN   Sam 7 Avr - 18:07

Je pouvais presque le sentir vraiment, le vent, tellement doux sifflant lentement contre mon corps fragile. J’étais au milieu de nul part, comme perdu dans un rêve ou plus rien n’aurait d’importance. Mais je pouvais les voir, tous, du haut de mon nuage. J’étais au ciel, et eux, ils continuaient leur vie comme si de rien était. J’étais… mort ? Probablement, sinon je n’entendrais pas le son de sa voix aussi clairement, alors que j’étais bien trop loin. Je vis Sergei, et Jean, leur tenues de pacificateurs ensanglantées, comme s’ils venait de tuer des gens. Ma mère et mon père dormait dans leur lit, Angie et mes deux petits frères à côté d’eux. Et Silka, le visage fou, courir partout entre les vaches et les chèvres. Est-ce que c’était moi qui lui avait demandé de faire ça ? Je l’avais mise au défi de faire la folle peut-être. Bordel.. qu’est-ce je foutais sur un nuage ? En tournant la tête, j’ai aperçu un homme d’un certain âge – pour ne pas dire un vieil homme – qui se tenait sur un nuage à côté. Qui êtes-vous ? ai-je demandé, et il a tourné la tête sans répondre. Oui, c’était évident, bien sûr… c’était Dieu. J’ai poussé un cri admiratif, et j’ai regardé à nouveau vers le sol.

Mais tout d’un cou, l’ambiance changea. Silka s’époumonait et criait de désespoir en hurlant mon prénom. Mes parents, et mes frères et sœurs, ma famille, pleuraient toutes les larmes de leur corps silencieusement, et dehors, mon cadavre gisait sur la place centrale. Sergei et Jean, les pacificateurs, affichaient un regard victorieux alors que je me rendais compte que le sang sur leur habits blanc était le mien. J’étais mort.


« SKANN, BOUGE TON CUL DE GROSSE LARVE ET RÉVEILLE TOI. » Attendez. C’était bien la voix de ma Silou ça ? Les effluves de mon rêve s’échappèrent rapidement de mon inconscient alors que j’ouvrais les yeux. Le soleil m’éclata tout de suite à la figure, et je pouvais entendre très clairement le martellement des petits poings de ma meilleure amie sur la porte en bois de ma petite chambre. J’avais vraiment trop la flemme de me lever. Il fallait sérieusement que je pense à laisser ma porte ouverte les samedi soir, parce que de toute façon, c’était toujours Silka qui me réveillait, et je devais mettre au moins dix minutes à aller ouvrir la porte. Alors que si je déverrouillais directement, il suffisait qu’elle entre et qu’elle me saute dessus. Histoire que j’attrape une crise cardiaque. Je me suis trainé jusqu’à la porte, toujours enroulé de ma petite couette. Mais le verrou était trop haut. Et bon sang, qu’est-ce que j’étais crevé, je n’avais pas envie de lever les bras pour l’atteindre.

Je pense que je me suis rendormi encore quelques minutes par terre, parce que au bout d’un moment, j’ai encore entendu les poings de Silka sur ma porte. « Ouuuuui oui oui, c’bon.. » même murmurer ça m’épuisait. Dans un effort surhumain, j’ai ouvert, et j’ai tourné la poignée. Je devais avoir l’air totalement fou, avec les cheveux en pétard, le torse nu et les yeux entrouverts. J’ai poussé Silou sur le lit pour lui faire un gros câlin baveux. J’adorais tellement ces réveils, enfin, juste le moment où elle venait me rejoindre dans mon lit, parce que prendre trois heures pour émerger et ouvrir une porte, c’était pas franchement amusant. J’ai caressé ses cheveux (enfin, caresser en langage brute, vous voyez), en lui en arrachant la moitié sans le vouloir, et j’ai soupiré. « Bon, une petite douche, un bon gros petit déjeuner à base d’eau et de boue, et ensuite on fait quoi la grosse ? » L’avantage quand on était à deux, c’est qu’on trouvait TOUJOURS quelque chose de super excitant à faire. Que ce soit courir après les poules ou sonner à la porte des pacificateurs en courant. Bon… beaucoup de nos défis étaient aussi foireux et dangereux, mais aucun de nous deux ne pourrait s’arrêter et vivre sans ça. Plus c’était excitant, mieux c’était.
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MessageSujet: Re: You know you made my eyes burn - SKANN   Sam 7 Avr - 18:58

J'attendais appuyée contre le mur que le Skann daigne me faire cadeau de sa présence, ce qui ne semblait pas être dans ses priorités. Alors je me remettai à tambouriner à la porte comme une forcenée, dans l'espoir de réveiller l'ours endormi qui me servait de meilleur ami. « Oui, je vais voir Loa. Mais tu ne peux pas y aller parce qu'il sent mauvais et qu'en plus il élève un gros ours méchant. ». Skann n'a pas d'ours. Le seul ours qui demeure chez les Skopje, c'est lui. Un ours en hibernation toute l'année. Un ours sourd, de toute évidence. Je grogne et envoie un ultime coup de pieds rageur dans la porte, avant que celle-ci ne s'ouvre sur la maigre silhouette de mon meilleur ami. « Ouuuuui oui oui, c’bon.. ». Son murmure m'arrache un sourire moqueur. Je lève les yeux au ciel et jette un coup d'oeil à la montre imaginaire qui demeure sur mon poignet droit. « Est-ce que je t'ai déjà dit que tu es le mec le plus lent à ouvrir la porte à une pauvre fille en détresse que je connaisse ?». Ses yeux à moitié ouverts lui donnaient l'air d'un vieil alcoolique dépressif. Je résiste à l'envie de le prendre par les épaules et de le secouer comme une possédée, histoire de le sortir de sa torpeur. Prendre le risque qu'il me bave dessus, très peu pour moi.

Il me jette sur son lit et vient m'écraser. C'est un peu un rituel. Notre rituel du dimanche matin, quoi. Ses bisous baveux qui sentent le sommeil m'arrachent un rire. J'ébouriffe ses cheveux qui s'apparentent à ceux d'un savant fou, avant de grogner lorsqu'il s'en prend aux miens. « Retire tes sales pattes de là, Skann». Je me redresse, me jette sur lui et m'assoit sur son ventre de tout mon poids. « Bon, une petite douche, un bon gros petit déjeuner à base d’eau et de boue, et ensuite on fait quoi la grosse ? ». Je me laisse tomber comme une masse à côté de lui et fixe le plafond. Rien à voir avec celui de la maison. Celui des Skopje est entier. Au dessus de ma paillasse, il n'y a plus de plafond. J'aime pas trop que Skann vienne chez moi. C'est une baraque dégueulasse et délabrée. Je préfère squatter chez lui. C'est plus tranquille qu'à la maison. Ça sent un peu moins la misère. « Le petit déjeuner d'abord. Comme t'es pas un radin, tu me filera bien quelque chose à bouffer. J'ai faim, je risque de devenir cannibale. Ce serait dommage que tu perde un doigt, t'es déjà pas bien habile de tes mains. ». Je lui souri d'un air mignon. J'aime l'insulter gratuitement. Je me redresse sur le coude, avant de le dévisager. Il a une sale tête. On dirait un zombie. « Ensuite, on ira courir après les cochons. Qui sait, tu trouvera bien une truie avec qui tu pourra faire ta vie et fonder une famille. ». J'aime être gentille avec lui de bon matin. C'est quelque chose qui a le don de me mettre de bonne humeur. « Ou alors, tu trouve une meilleure idée. ». J'oublie de le questionner sur la journée qu'il a passé avec Avalon. J'aurai tellement aimé être là. Voir sa tête de petite blonde coincée se décomposer à la vue de l'énergumène qui avait envahi son domicile. J'aurai payé pour voir ce spectacle. En nature, si il le fallait.
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MessageSujet: Re: You know you made my eyes burn - SKANN   Mer 18 Avr - 21:12

« Est-ce que je t'ai déjà dit que tu es le mec le plus lent à ouvrir la porte à une pauvre fille en détresse que je connaisse ?» Un grognement rageux s’échappa de mon être, même si je savais très bien qu’elle plaisantait, et qu’elle m’aimait malgré ma lenteur inexplicable au réveil. « Je t’emmerde tellement profondément S’ka, c’est ta faute, je dormais tranquille hein. C’est toi qui vient me réveiller parce que tu t’ennuies. » Un de nos nombreux rituel était de se casser des œufs dessus tout le temps. On s’insultait, se crassait, mais on s’aimait. C’était toujours affectif. Plaf, en trois secondes, on s’écrasait sur le lit, des bisous, des câlins, elle m’avait manqué. « Retire tes sales pattes de là, Skann» Un sourire moqueur apparut sur mes lèvres alors que j’intensifiais mes caresses sur ses jolis cheveux bien coiffés. Quoi que, maintenant qu’elle s’était roulée sur moi, ils étaient un peu ébouriffés. « Qu’est-ce que t’as princesse, t’as peur que j’abime ta jolie chevelure rousse ? » J’entortillais mes doigts dans ses cheveux, lui arrachant des grimaces qui me faisaient bien rire.

Huf, Silka s’échappa de mon étreinte et vint s’assoir de tout son poids sur mon petit ventre pas franchement musclé. Mon entrainement avec Sergei me faisait développer un peu mon corps, mais le manque de nourriture me faisait plutôt maigrir encore plus. Elle avait beau être sous-alimentée et tellement fine, elle pesait quand même lourd. Je n’arrivais même pas à la dégager de là en la poussant, et elle bloquait ma respiration. Dans un souffle, je lui ai donc proposé d’aller me doucher, puis de manger ensuite. « Le petit déjeuner d'abord. Comme t'es pas un radin, tu me filera bien quelque chose à bouffer. J'ai faim, je risque de devenir cannibale. Ce serait dommage que tu perdes un doigt, t'es déjà pas bien habile de tes mains. Ensuite, on ira courir après les cochons. Qui sait, tu trouveras bien une truie avec qui tu pourras faire ta vie et fonder une famille…Ou alors, tu trouves une meilleure idée. » Ah oui… toujours ce manque crucial de nourriture. C’était tellement banal finalement, et on était devenu tellement proche que c’était presque devenu une plaisanterie entre nous. Je sentais bien qu’elle se forçait à rire, mais je pouvais quand même sentir une part d’énorme vérité dedans. Je ne savais même pas ce qu’il restait dans mes propres placards… un peu de pain fabriqué avec le blé des tesseraes peut-être, une mixture dégueulasse autrement dit. J’ai haussé les épaules en m’extirpant de sous son poids, alors qu’elle s’allongeait à côté de moi. J’ai attrapé sa main et je l’ai serré très fort dans la mienne. Puis je me suis redressé, un sourire idiot plaqué sur le visage. « J’ai une meilleure idée, crapule. T’es une femme, t’as qu’à faire à bouffer pendant que je me douche, ce sera plus rapide et ça t’occupera. » Voilà. Je cherchais toujours un moyen de faire Silka manger plus que moi. Je préférais lui donner ce que j’avais et me priver, parce qu’elle était vraiment, l’une des habitantes les plus pauvres du district. Mon père et ma mère avait tout de même un salaire moyen, alors que sa maison à elle n’avait même pas de toit. Je la connaissais par cœur, et je savais qu’elle ne prendrait dans la cuisine que le strict minimum pour survivre. Même si elle crevait la dalle, elle n’irait pas jusqu’à profiter des autres, même si j’étais prêt à lui donner bien plus qu’une ration, quitte à me faire engueuler par ma mère après. Avec un peu de chances d’ailleurs, elle avait ramené de la confiture de fraise ce matin ! On était dimanche, et parfois, la voisine nous en offrait, qu’elle fabriquait elle-même clandestinement. Sa deuxième remarque me fit sourire. « Au fait, Silka, concernant cette histoire de truie… On a pas besoin d’aller en ville pour en trouver. J’en ai une juste devant moi ! » J’ai rigolé en voyant sa réaction. Et après une courte pause, j’ai ajouté ; [color=lightblue] « Quoi que, même sous la torture je ne suis pas sûr que j’aurai envie de fonder une famille avec toi » J’ai plaqué un léger bisou sur sa joue, comme pour me faire pardonner d’être aussi gentillement cruel, et j’ai attendu qu’elle grogne, qu’elle me frappe, et qu’elle descende finalement à la cuisine en me balançant des méchancetés comme elle avait souvent l’habitude de le faire.

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MessageSujet: Re: You know you made my eyes burn - SKANN   Lun 7 Mai - 19:56

Une larve. Ce n'est pas un Skann qui se tenait en face de moi, c'était une larve. Il lui fallait vraiment quelqu'un pour l'aider à s'éveiller, ce gosse. Je levai les yeux au ciel face à ses grognements d'ours mal-léché. « Je t’emmerde tellement profondément S’ka, c’est ta faute, je dormais tranquille hein. C’est toi qui vient me réveiller parce que tu t’ennuies. ». Je suis offusquée par son absence totale de reconnaissance. Ce type passerait sa vie à dormir, mais on ne sait pas quand cette vie s'arrêtera. Il regrettera sans doute quand il sera six pieds sous terre entre quatre planches d'avoir passé la majorité de sa vie à dormir, et me remerciera intensément de l'avoir réveillé en ce jour pour que nous puissions passer une journée palpitante. Ou du moins, plus palpitante que de rêver de Jean à poil.

Je l'écrase. Dans tout les sens du terme. Je martyrise ses côtes. J'essaye d'oublier que je suis quelque part, un fardeau de plus qui pèse sur ses épaules. C'est si égoïste, mais je m'en moque. J'ai besoin de Skann, besoin d'entendre son rire, besoin de le voir se rouler dans la boue et faire les choses les plus stupides du monde. Besoin de l'entendre parler, de subir ses insultes et ses moqueries, de voir sa sale tronche qui porte encore les traces des plis de ses draps, le reste m'est égal. C'est simplement un besoin vital. C'était comme boire et manger. Je carbure à nos conneries et j'emmerde le monde qui me le rend bien.

« Qu’est-ce que t’as princesse, t’as peur que j’abime ta jolie chevelure rousse ?». Un sourire fend mon visage. Je me laisse tomber à ses côtés, non sans lui arracher quelques cheveux au passage parce que je le vaut bien. J'ai faim. Mon ventre fait presque plus de bruit que les grondements mécontents que l'animal Skann produit. J'aimerai m'arracher l'estomac pour ne plus jamais l'entendre. Voilà à quoi se résumait notre misérable vie par ici : bouffer, travailler pour être payé, être payé pour acheter la bouffe. C'était un cycle interminable qui me donnait mal au crâne. J'aurai voulu être de ceux qui étaient nés du bon côté de la barrière. De ceux qui vivaient au Capitole parmi des richesses que je n'imaginai même pas. « Le petit déjeuner d'abord. Comme t'es pas un radin, tu me filera bien quelque chose à bouffer. J'ai faim, je risque de devenir cannibale. Ce serait dommage que tu perdes un doigt, t'es déjà pas bien habile de tes mains. Ensuite, on ira courir après les cochons. Qui sait, tu trouveras bien une truie avec qui tu pourras faire ta vie et fonder une famille…Ou alors, tu trouves une meilleure idée. » Je ris. C'est un rire qui fait mal. Un rire qui reste coincé, là, quelque part. J'aimai pas vivre aux crochets de Loa. J'aime pas vivre tout court. C'est trop compliqué.

« J’ai une meilleure idée, crapule. T’es une femme, t’as qu’à faire à bouffer pendant que je me douche, ce sera plus rapide et ça t’occupera. » Crétin. Je lève les yeux au ciel et balance mon poing contre son épaule. « Abruti. ». L'ombre d'un sourire étire mes lèvres. Je me lève, non sans l'écraser au passage et me dirige mollement vers la pièce tant convoitée. « Au fait, Silka, concernant cette histoire de truie… On a pas besoin d’aller en ville pour en trouver. J’en ai une juste devant moi ! Quoi que, même sous la torture je ne suis pas sûr que j’aurai envie de fonder une famille avec toi ». Ce type est un idiot. Je me tourne vers lui et grimace avant d'avancer vers son corps de haricot sec étalé sur le matelas. « Allons, Skann, tout le monde sait que tu ne rêve que d'une chose.. ». Je m'approche de lui d'une démarche provocatrice et lui lance un regard aguicheur, avant d'achever. « De moi. ». J'effleure sa joue de mes lèvres, en bavant au passage sur sa peau, parce que sinon c'est moins drôle. Et j'éclate de rire avant de descendre vers les fourneaux. Les fourneaux des Skopje, cela représente une table, un four et des placards. Mais les placards ont une porte. Ce qui est à noter. Trop de placards. Ici, il n'y a pas assez de choses à mettre dedans. J'ouvre les meubles un à un. Du pain, de la viande sèche, des herbes. Un pot de confiture. Le graal.
J'attrape le bocal rempli de la mixture délicieuse et recouvre deux tranches du pain sec. Y'a pas besoin de savoir cuisiner, par chez nous. De toute façon, il n'y a rien à cuisiner. J'enfourne le morceau de baguette dans ma bouche et je réfléchis. Ce qui est dur. Je cherche le prochain défi que je lancerai à cet idiot. Quelque chose de moins mortel que de se porter volontaire pour la moisson, éventuellement. Quelque chose de con et d'hilarant.
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