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 Is that a gun in your pocket or are just you happy to see me ? Adonis&Silk [Warning:Adulte]

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MessageSujet: Is that a gun in your pocket or are just you happy to see me ? Adonis&Silk [Warning:Adulte]   Jeu 5 Avr - 23:36



[Warning:Adulte]
La nuit était tombée depuis bien longtemps, mais Silk avait perdu toute notion de l’heure. Voyager lui faisait toujours cet effet, l’impression d’être déconnectée, hors du monde. Les paysages défilaient sans qu’elle arrive à en capter une bribe. La tête contre la vitre elle laissait les kilomètres passer. Elle rentrait à la maison. C’est ce qu’elle essayait de se dire. Une maison vide, une maison dans un quartier où elle était la seule parce que personne à part elle n’était rentré des jeux. Une jolie maison sur les hauteurs alors que plus bas on crevait de faim. Le Capitol avait toujours eut un certain goût pour l’ironie.

Elle s’extirpa de la contemplation des lignes des paysages déformés par la vitesse du train. Les sièges étaient confortables, pas assez cependant pour qu’elle réussisse à s’assoupir quelques instants. Elle pourrait certainement demander à ce qu’on la fasse voyager dans un train plus luxueux. Elle savait qu’elle le pouvait, être la poupée du gouvernement avait ses avantages. Le Capitol était bien loin déjà, mais le malaise ne l’avait pas quitté. Odeur et couleurs, mélangées dans un ballet entêtant où il était facile de se perdre, de se laisser emporter dans la farandole et ne jamais en sortir. Beaucoup d’autres vainqueurs avaient succombé à ses sirènes, et Silk se demandait parfois pourquoi elle ne sautait pas simplement le pas. Elle pouvait aussi bien abandonner sa vie dans le district 8 demain. Elle ne manquerait à personne, le patin de Snow. Elle aurait des amis, au Capitol, des gens heureux de la voir. Là bas elle était quelqu’un, pas une simple meurtrière un peu trop chanceuse pour son propre bien. On l’emmènerait danser dans ces boites de nuit réservées à l’élite où l’alcool coulait à flot, ou la décadence était de mise. On lui paierait des bijoux et des vêtements qu’elle ne porterait jamais, juste pour le principe, jusqu’à ce qu’elle soit vieille et ridée et que plus personne ne veuille poser une main sur elle. Jusqu’au jour où elle aurait la force de dire, non. Autant dire que ce jour n’était pas près d’arriver.

Pourtant elle n’y arrivait pas, quitter son District. Le Capitol la rendait malade, une nausée permanente, la bile toujours au fond de sa gorge. La tête lui tournait toujours pendant les derniers jours, à cause de l’odeur trop forte de leurs parfums et de autres artifices. Elle faisait tâche, au milieu d’eux, la gamine des rues du District 8. Pas de coupe de cheveux extravagante, pas de couleurs de peau verte ou bleu, juste une pauvre paumée dans un pantalon à trou. Elle se demandait ce qu’ils pouvaient bien lui trouver.

« Ils pourraient avoir qui ils désirent, des jolies filles pomponnées et pliantes à leurs désirs. Mais toi tu représentes autre chose, la brutalité des jeux, la sauvagerie des districts. Tu n’as pas de manières, tu pourrais leur briser le cou si tu en avais envie. Je parie qu’ils adorent quand tu prends le dessus. »

Les paroles de Noah lui revenaient aux oreilles dans ces moments. Et Silk ne pouvait s’empêcher de se demander si c’était ce qu’il recherchait lui aussi.

Elle fut sortie de ses pensées par une hôtesse dans un tailleur vert émeraude, ses cheveux assortis remontés dans un chignon si compliqué qu’il lui donna le vertige.

« Nous allons bientôt arriver au District 8. Voulez-vous que l’on fasse monter vos bagages dans le Village des Vainqueurs ?
— Ce serait bien, merci. »


L’hôtesse lui sourit et s’éloigna, faisant de tout petit pas saccadé dans sa jupe trop sérée. Silk leva les yeux au ciel et remonta la fermeture éclair de ses bottes qu’elle avait descendues pour être plus à l’aise. Non définitivement, elle n’était pas faite pour la mode du Capitol.

Comme promis, le train perdit rapidement de la vitesse. Elle pouvait distinguer maintenant les lignes strictes des usines, leurs cheminées perçant le ciel nuageux. Les rares lumières tremblantes perdues dans la brume épaisse si caractéristique de son district. Oui, elle était à la maison.

Elle rassembla rapidement ses affaires et récupéra le petit sac de voyage sous son siège.
La porte du train s’ouvrit et elle frissonna. La nuit était fraiche et elle resserra inutilement sa veste en cuir autour d’elle. Le quai était vide. À l’exception d’une silhouette solitaire. Fan-Fucking-tastique.

Elle s’avança rapidement vers lui et lui envoya son sac peut-être un peu trop fort entre les bras.

« Que me vaut le comité d’accueil ? Pas de gamine à brutaliser ce soir ? Pas de district à terroriser ? Tu te ramollis Nightsprings on croirait presque que je t’ai manqué. »


Dernière édition par Silk Preston le Ven 4 Mai - 23:48, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Is that a gun in your pocket or are just you happy to see me ? Adonis&Silk [Warning:Adulte]   Ven 6 Avr - 0:42

    " - La pseudo-gagnante va rentrer. ".

    " - Ah ouais, tu sais ça comment ? ".

    " - J'l'ai entendu, c'tout. ".


    Adossé contre le mur d'une petite maison en bois, Adonis écoutait les ragots de quatre vieillards jouant aux cartes. Trop vieux pour être utiles à leur famille, à leur District, à leur Nation. Mais apparemment, pas assez pour crever. Il n'avait pas le droit de fumer pendant le service, pas le droit de boire, mais là il avait besoin de sa clope. C'était nécessaire à sa survie. Il porta une cigarette à ses lèvres et sortit un briquet de la poche intérieure de son uniforme. Il alluma sa cigarette, une main devant pour éviter que le feu ne s'éteigne. Vite fait, il rangea le briquet et tira une latte. Puis une deuxième. Une troisième. Et ils continuaient à piailler.

    " - Elle va encore revenir du Capitole les bras remplis de conneries. Et nous on crève la dalle. Petite ingrate. ".

    " - Remplis de conneries ? Tu parles ! C'est pas ses bras qui doivent être remplis, si tu vois c'que j'veux dire ! ".


    Les vieux éclatèrent de rire. Adonis leva les yeux au ciel. Il hallucinait là. C'était le comble de tout. Et c'était lui, le pauvre petit Pacificateur, qu'on accusait d'être un gros dégueulasse et pervers. Sa clope au bec, il sortit sa matraque et se détacha du sol, frappant violemment la table avec :

    " - Je serais vous les p'tits vieux, j'irais faire un tour avant que je ne m'énerve. ".

    L'un des vieillards le dévisagea, une sorte de commère de village. Ses yeux ridés se plissèrent, fixant Adonis droit dans les yeux :

    " - Pourquoi ? Un petit con dans ton genre se tape une petite pute dans son genre ?".

    L'homme assit à côté de lui écarquilla les yeux et plaqua ses mains sur sa bouche, l'empêchant de continuer à dire des conneries. Quand aux mains d'Adonis, elles se crispèrent. Surtout celle sur sa matraque. Il ne pouvait pas le frapper. Pas comme ça. Pas devant tout le monde. Pas pour ça. Sa matraque s'abattit tellement fort sur la table qu'il la brisa. Les trois autres hommes restèrent bouches bées, complètement tétanisés. L'autre se contenta de cracher par terre :

    " - Un petit con reste toujours un petit con. Comme une pute restera toujours une pute. ".


    Le Pacificateur tourna les talons et s'en alla.


    Ce n'est pas comme s'il adorait Silk Preston. Ce n'est pas comme s'ils entretenaient une relation amicale ou autre. Mais... Elle avait ce petit quelque chose qui le dérangeait. Cette sale garce avec ses airs de salope, de dure à cuir. Elle ne se laissait pas faire. Par qui que ce soit. Ça le dérangeait réellement, de se sentir presque à égalité avec une femme. Cette femme. Et puis, il y avait le fait qu'elle ait participé et remporté les Jeux. Peu importe le moyen ou la chance. C'était une battante. Une gagnante. L'année où elle avait remporté, il était resté scotché à son écran. Tout le monde dans le District 2 criait au scandale. Lui, il était là, à regarder celle qui remporterait les 58ème Hunger Games. A cette époque-là, elle était toute maigrichonne, mais déjà une véritable teigne. Il avait adoré ça.

    L'ancien habitant du District 2 s'était hâté pour rentrer chez lui ce soir-là. Il s'était douché et avait enfilé des vêtements propres. Il avait enfourné dans son sac deux bières et son paquet de clopes. Ce n'était pas sûr qu'elle accepte de partager sa soirée avec lui. Rien était sûr avec elle. Silk était tellement imprévisible. Méprisable. Séduisante. Il enfila une veste légère et sortit de chez lui, fermant à double-tour.

    Il ne courrait pas pour rejoindre la gare. Il n'en avait pas besoin. On entendait de loin le train arriver et ses lumières éblouissaient de mille feux les quais. Adossé contre l'un des lampadaires qui n'éclairaient plus rien, le Pacificateur attendait bras croisés le train.


    Silk descendit du train. Il reconnaitrait cette attitude et cette démarche nonchalante à plusieurs kilomètres. Lentement, il se détacha du lampadaire pour réceptionner le sac de la Gagnante :

    " - Non, c'était bien trop tranquille aujourd'hui. J'me suis dit qu'il faudrait que je fasse chier quelqu'un. Et comme j'ai entendu que tu rentrais ce soir... ".

    Alors que l'un se rapprochait de l'autre, Adonis fit la moue, plissant les yeux comme au bord des larmes :

    " - Oh, oui, si tu savais comme tu m'as manqué, ma p'tite pute des Juges. Comment va ce... Comment s'appelle t-il déjà ? Niais-guy ? ".

    Le Pacificateur lui rendit violemment son sac. C'était un jeu entre eux ; être brutal. Être infecte l'un envers l'autre. Ça leurs allait si bien. Ça leurs allait vraiment bien. Sa main sur la hanche de Silk, il l'attira tout contre lui :

    " - Alors, même pas un baiser pour me remercier d'être un gentleman et de t'attendre sur le quai ? Un baiser contre une bière et des clopes. Tu aimes échanger ton corps contre des produits, de toute façon. ".

    Ses yeux rivés dans les siens, ça ne le gênait pas de l'insulter. Du moment qu'il était le seul à pouvoir l'insulter.
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MessageSujet: Re: Is that a gun in your pocket or are just you happy to see me ? Adonis&Silk [Warning:Adulte]   Dim 8 Avr - 0:37

L’impact du sac sur sa poitrine lui coupa la respiration quelques secondes et elle sourit. Elle était en terrain connu. Adonis a connaissait, elle savait où elle mettait les pieds avec le pacificateur. Oh il était certainement psychotique avec une tendance sadique prononcée, mais Silk appréciait étrangement sa compagnie. Autant que le petit chaperon rouge apprécie la compagnie du loup jusqu’à ce qu’il retire son déguisement d’agneau. Silk n’avait cependant pas encore décidé qui jouait le rôle de la petite fille ingénue dans leur relation. Elle supposait que cela dépendait des moments, quand elle était trop fatiguée pour essayer d’avoir le dessus avec lui, ou quand il se sentait d’humeurs soumis. C’était facile et sans accrocs. Elle ne mentait pas avec Adonis, elle n’en avait pas besoin. Il était tout aussi perverti qu’elle, d’une manière totalement différente et pourtant semblable. Elle n’avait pas besoin de se cacher, pas besoin de prétendre. Il ne lui demanderait jamais plus que ce qu'elle pouvait lui donner. Elle n’en attendait pas plus de lui.

« Je sais que mes aventures torrides t’intéressent mon cœur, mais j’aimerais me détendre un peu avant de te raconter de quoi agrémenter tes fantaisies nocturnes. »

Ses mains étaient chaudes, brulantes contre ses hanches et Silk inspira rapidement. C’était comme çà qu’il avait décidé de la jouer ce soir. Elle constata qu’il sentait bon, pas une odeur agressive comme les hommes du Capitol, plutôt une odeur de savon et de tabac. Elle posa la tête contre son épaule et se perdit quelques secondes dans la chaleur du corps contre le sien. Ils ne faisaient pas dans la tendresse. Ce n’était pas eux, pas les deux têtes brulées abimées par la vie, les deux cas désespérés, produits du Capitol. Le district les haïssait, ça faisait rire Adonis.

« Si tu veux tellement que je finisse dans ton lit, tu peux simplement demander, tu sais. »

Elle sourit contre son cou et planta doucement ses dents dans sa clavicule. Elle traçât une ligne brulante avec sa langue jusqu’à son oreille et lui murmura.

« En attendant, va te faire foutre Nightsprings. »

Elle claqua un baiser sonore sur sa joue et se redressa rapidement. Elle jeta un rapide coup d’œil alentour. Les quais étaient déserts, mais on n’était jamais trop prudent. Ils avaient déjà dépassé le couvre-feu depuis longtemps. Elle savait que des rumeurs circulaient sur leur compte. Ce n’était pas étonnant. Les gens aimaient les histoires sordides. Elle avait conscience des rumeurs qui circulaient sur son compte et ne faisaient rien pour les faire taire. La plupart étaient beaucoup trop proches de la réalité pour qu’elle le puisse. On disait qu’elle était la putain du Capitol, elle n’aurait pas pu trouver d’expression plus appropriée.

Elle frissonna encore une fois et se rapprocha légèrement d’Adonis pour capter un peu de sa chaleur corporelle. Les ampoules renvoyaient une lumière tremblotante et fantomatique sur les quais désertés. Ses pas résonnèrent sur le sol en béton brut lorsqu’elle alla s’assoir sur le banc le plus proche. Elle avait l’habitude de s’assoir ici, bien avant les jeux, bien avant cette mascarade pour regarder passer les trains au lieu d’aller à l’école.
À cette époque, elle n’avait pas d’avenir. Elle aurait certainement fini à l’usine à se crever pour survivre, à prendre plus de tesserae que de raison pour subsister quelques mois. Les jeux l’avaient extraite de cette vie qui se profilait, toute tracée pour elle. Elle aurait trouvé un mari assez bête pour épouser une femme sans manière et lui aurait fait quelques gosses. Elle aurait prié pour que leurs noms ne sortent pas de l’urne. Elle leur aurait appris à lire comme sa tante l’avait fait pour elle.
À présent, elle n’était rien qu’un pion dans un échiquier beaucoup trop grand pour qu’elle puisse en comprendre la stratégie. Elle devait jouer à l’aveugle et préparer ses coups sans pouvoir anticiper les mouvements des autres joueurs. Tout cela ne la menait nulle part et elle en avait conscience. Elle n’avait simplement aucune idée de comment s’en sortir.

« Tu comptes rester debout toute la nuit ou tu comptes me rejoindre. Je me les gèle, viens me réchauffer. Comme ça tu pourra me mettre au parfum sur ce qu'il s'est passé pendant mon absence, je suis sûre que tu as plein de choses à me raconter sur tes ... exploits. Et puis tu m’as promis une bière. »


Elle secoua son sac devant lui comme un morceau de viande devant un chien affamé.

« En plus je t’ai ramené quelque chose. »


Dernière édition par Silk Preston le Dim 8 Avr - 1:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Is that a gun in your pocket or are just you happy to see me ? Adonis&Silk [Warning:Adulte]   Dim 8 Avr - 1:39

    La seule chose qui les unissait vraiment, c'était leur bestialité. Oh, si le tout Panem savait à quel point elle savait l'enflammer. Tout son corps brûlait à son contact. Ce n'était ni de l'amour ni de la passion. C'était quelque chose de bien plus animal, bien plus primaire. Tous ses sens étaient en éveil avec elle. Silk Preston. Il brûlait d'envie, d'excitation pour cette pimbêche. Il frissonnait aussi. Elle était la seule. La seule dans tout le District, dans tout Panem, à le faire se sentir aussi minable. Baiser n'importe qui, c'était facile. Il n'avait qu'à faire chanter tout le District, et c'était dans la poche. Attraper quelqu'un par le poignet, l'entrainer dans une ruelle où personne ne s'aventurerait, c'était facile. C'était tellement facile de soumettre quelqu'un ici. Pas elle. Pas Silk. D'un naturel extravagant, aguicheur et changeant, il ne savait jamais ce qu'elle avait réellement en tête. Ça lui changeait de toutes ces filles pleurnichardes qui finissaient par se laisser faire. Elle ne se laisserait jamais faire. Et c'était bien mieux comme ça. Être contre elle, c'était bien plus exaltant que n'importe quelle torture.

    Putain, que ça lui avait manqué. Adonis ne parlait pas tous les jours à Silk, ils ne se voyaient pas tous les jours non plus. Mais le fait... Rien que le fait de savoir qu'elle était dans le District le réconfortait en quelque sorte. Il savait qu'elle était là. Quelque part. A se balader dans les rues du District 8. Ou simplement chez elle, à regarder la télé, à passer le temps en fumant une clope. C'était comme un second souffle d'être là, sur le quai de la gare avec elle. Il lui tira la langue, faisant mine de se masturber :

    " - Ouais, tes petites cochonneries m'ont manqué. J'ai hâte que tu me racontes, que je puisse me branler en y repensant ! ".

    La tenir fort contre lui. Ne pas la laisser s'échapper. Garder le petit oiseau dans sa cage dorée. Ses mains auraient voulu se balader sous son haut, sentir sa peau douce et chaude, caresser chaque parcelle de son corps... Il voulait lui faire l'amour sauvagement contre le lampadaire. Il se moquait totalement des autres du District, des autres Pacificateurs, des rumeurs. Il voulait la faire crier de plaisir pour que tout le District 8 puisse entendre ce qu'ils faisaient tous les deux. Ça les ferait peut-être jouir, au final. Ça les décoincerait un peu. Et son souffle chaud dans le creux de son cou. Un instant, il s'accorda le répit de fermer les yeux. De savourer pleinement son contact. Tout son être. Il se surprit même à sourire.

    " - Si je t'avais demandé de venir chez moi pour baiser, aurais-tu accepté ? ".


    Adonis ricana. Puis sursauta légèrement. Il ne s'y attendait pas. Avec elle, il ne s'attendait à rien. Il se mordit les lèvres, déglutissant pour réfréner un râle de plaisir. Ses dents, sa langue... Comment résister ? Et le baiser qu'elle planta sur sa joue. Si elle l'avait embrassé, y aurait-il eu du poison ? Elle l'empoisonnait doucement, lentement de toute façon. Non... Ne te détache pas... Impossible de retenir le petit oiseau dans sa cage. Elle était trop agile pour se laisser attraper et dompter. Il aurait pourtant donné n'importe quoi pour qu'elle continue à s'accrocher à lui. A l'amant d'un soir.

    Un dernier contact avant d'aller s'assoir sur le banc. Les mains dans les poches de son pantalon, Adonis la regarda s'éloigner doucement. Il fit claquer sa langue sur son palais, les yeux fixés sur ses fesses. Une nouvelle fois, il se mordit la langue. Qu'il faisait chaud ce soir.

    Silk agita le sac sous ses yeux. C'était bien plus le présent qui l'aguichait plutôt que les potins du Capitol. Même s'il voulait savoir toutes les positions possibles et imaginables qu'elle avait fait avec son précieux petit Juge. Noah, comme elle l'appelait, était un sale connard de privilégié. En plus d'être riche et d'être au Capitol, il se tapait Silk à chaque fois qu'elle en avait envie. Et à la connaitre, ça devait être souvent. A chaque fois qu'elle allait au Capitol sûrement. Feignant l'excitation, il agita ses mains en l'air en prenant une voix aiguë :

    " - Oh c'est vrai ?! Tu as pensé à moi alors ?! ".


    D'une démarche très féminine, il se mit à sautiller jusqu'au banc et s'assit tout contre elle.

    " - Je suis sûr que ton Noah parle et marche comme ça. Ils font tous comme ça, au Capitol, non ! " .

    Doucement, il lui donna un coup de coude et lui fit un clin d’œil complice avant de passer son bras autour de ses épaules, la ramenant contre lui. Il sortit du sac les deux bières et les ouvrit avant d'en tendre une à Silk. Commençant à boire par petites gorgées, il n'avait d'yeux que pour la sac avec son cadeau à l'intérieur :

    " - Non, sérieusement, c'est quoi que tu m'as rapporté comme connerie ? Un objet sexuel très convoité au Capitol ? Un nouvel instrument de torture ? Des clopes avec un goût de fraise ? Vas-y, fais-moi rêver ! ".


    Le Pacificateur avala une nouvelle gorgée, cette fois, en la regardant, elle. Il n'y tenait plus. Il était vraiment trop frustré. Ca faisait trop longtemps. Trop longtemps pour lui qu'elle était partie. Une main sur la cuisse de la Gagnante des 58ème Hunger Games, il se pencha pour l'embrasser. Ses lèvres avaient le goût du Capitol. Ses lèvres avaient le goût de Noah le Juge. Il voulait juste qu'elles se réimpreignent du District 8. Du Pacificateur.

    " - Je viens de te filer une bière plus un baiser. File-moi mon cadeau, maintenant. ".

    Son nez contre le sien, il sentait une fois de plus son souffle chaud contre son visage.
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MessageSujet: Re: Is that a gun in your pocket or are just you happy to see me ? Adonis&Silk [Warning:Adulte]   Dim 8 Avr - 21:18

    « Je serais peut-être venue, si tu m’avais promis que j'étais la première de la journée. »

    C’était hypocrite et stupide, espérer une quelconque exclusivité avec quelqu’un comme Adonis. Elle ne jouait pas dans cette catégorie non plus. Mais elle ne supportait pas l’idée de passer en second, derrière une autre fille ou un autre garçon, d’être le deuxième choix, pas avec Adonis. Ils n’étaient même pas amis, pas dans le sens normal du terme. Elle était presque sûre que ce n’était pas la relation de deux personnes normales, elle ne pouvait pas en être sûre, son expérience en la matière était limitée. Elle n’en avait rien à faire. Elle avait toujours trouvé que la notion de normalité était surfaite de toute façon.

    Était-il normal de laisser des enfants s’entretuer devant l’œil des caméras ? Était-il normal de laisser les districts mourir de faim alors qu’au Capitol on se faisait vomir pour manger plus ? Était-il normal de passer ses soirées à jouer ce jeu dangereux avec un Pacificateur aux mœurs douteuses ?

    Elle ne savait pas qui dictait les règles ni même où était la limite. Peut-être qu’il n’y en avait pas et que ce soir comme d’autres soirs ils finiraient par se taper dessus. C’était une association naturelle, Silk et Adonis, côtés fêlées et arcades ouvertes, coups dans l’estomac et baisers ensanglantés.

    Il vint la rejoindre et elle ne put retenir un rire empli d’amertume. Non, il n’existait pas une telle chose que « son Noah ». Noah avait une femme et une position, des rêves et des possibilités, il n’allait pas s’encombrer d’une fille comme elle. Peut-être que la prochaine fois qu’elle retournerait au Capitol il lui annoncerait que Mme a un polichinelle dans le tiroir, pour ce qu’elle en savait, pour ce que ça pouvait lui foutre. Elle n’aurait jamais cette vie là, elle serait toujours la femme qu’on rejoint à la tombée de la nuit, qu’on use et re-use, pas celle qu’on épouse. Elle avait le deuil de cette illusion en même temps que celle qu’elle avait le moindre contrôle sur sa vie.

    Adonis était là et bien réel, une masse solide à ses côtés, une caresse brûlante sur ses lèvres glacées. Elle se releva légèrement et agrippa le t-shirt du Pacificateur pour qu’il ne s’éloigne pas. Ce n’était pas de la tendresse, pas de l’amour, juste un besoin viscéral de proximité, une envie grondante dans le bas de son ventre. Ses lèvres étaient urgentes et ses dents firent perler une gouttelette de sang. Était-ce le sien ou celui d’Adonis ? Ça n’avait pas d’importance. Elle sourit légèrement contre ses lèvres, à bout de souffle.

    « Tu crois que j’aurais dépensé mon fric dans une connerie du Capitol ? »

    Elle recula légèrement et se saisit doucement de la bouteille entre les mains du Pacificateur. Elle porta à ses lèvres le goulot humide et soupira de satisfaction au contact du liquide légèrement amère sur sa langue. C’était mieux que tous les cocktails multicolores du Capitol.
    Elle se tourna, appuyant légèrement son dos sur le bras d’Adonis, allongeant ses jambes sur le banc en métal. Elle sortit une cigarette de l’étui dans la poche de son jean et l’alluma d’une main légèrement tremblante avant de la tendre au Pacificateur. Elle attrapa son sac sur le sol et fouilla rapidement à l’intérieur pour en sortir un étui en bois qu’elle déposa sur ses genoux.

    « C’est un couteau, une relique, il sort des 50émes jeux. Tu n’imagines même pas ce que j’ai du faire à ce collectionneur pour mettre la main dessus. Je me suis dit que ça te ferait certainement plus plaisir que les sous-vêtements comestibles qui sont tellement à la mode en ce moment. Il y a une cartouche de cigarettes dans le fond du sac. Ce sera toujours mieux que de fumer tes merdes de contrebande. »


    Elle se releva finalement et rajouta :

    « Et puis il y a une lettre pour toi. Ta mère est venue me la donner pendant qu’ils chargeaient le train au district 2, va savoir comment elle a su que j’étais là. J’ai failli la jeter, mais je me suis dit que tu voudrais surement le faire toi-même. Elle te passe le bonjour, enfin je crois. Elle n’a pas beaucoup parlé, je crois qu’elle était trop occupée à m’écouter, j’aurai pensé qu’elle serait très fière de savoir à quel point son fils se débrouille bien avec sa langue, mais bizarrement pas des masses. Au moins, elle n’a pas essayé de me gifler cette fois, je crois qu’elle s’améliore. »
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MessageSujet: Re: Is that a gun in your pocket or are just you happy to see me ? Adonis&Silk [Warning:Adulte]   Lun 9 Avr - 20:11

    C'était la même chose à chaque fois, avec ces deux-là. Quelques caresses, des coups de poings, des baisers du bout des lèvres et les yeux fermés, des morsures jusqu'à s'en faire saigner. Tout ce qui faisait d'eux des êtres très différents. Et tellement similaires. Avec les autres filles, ça ne se passait jamais comme ça. Elles jouaient trop la comédie. Elles n'étaient pas elles-mêmes. Leurs larmes, leurs cris, leurs sourires, leurs manières, rien était vrai. Même s'il ne savait jamais à quoi s'attendre avec Silk, ça lui convenait. Elle était sincère. Du moins, elle ne faisait pas semblant. Pas quand ils étaient tous les deux. Comme ce baiser. Ses dents plantées dans ses lèvres. Ses mains agrippant son t-shirt pour ne pas qu'il s'éloigne. C'était ça. C'était tout ce qu'il attendait d'elle. Qu'elle le repousse, qu'elle l'enlace, qu'elle lui dise de rester et qu'il est la meilleure chose qui lui soit arrivé pour ensuite partir sans se retourner. Cétait ce dont ils avaient besoin tous les deux. Parce qu'au final, ils revenaient toujours l'un vers l'autre. C'était la même chose à chaque fois, et ce, depuis le début. Il n'y avait eu besoin que d'un regard pour comprendre ce que l'autre désirait. Adonis passa sa langue sur la plaie de sa lèvre avant de la passer ensuite sur la lèvre inférieure de la jeune femme.

    " - Ce que je crois surtout, c'est que je m'attends à tout avec toi. Tu ne me dis pas tout, va savoir ce qu'il y a dans tes valises... ".


    Un large sourire étira ses lèvres alors qu'il ne la quittait pas des yeux. Silk était belle. Mais cela n'avait rien à voir avec cette beauté conventionnelle qui faisait craquer tous les hommes. Le Pacificateur savait pourquoi elle paraissait si exotique aux yeux des habitants du Capitol. C'était plus son comportement qui paraissait exotique que son physique. Et ses tatouages. Tout le Capitol devait en posséder, c'était tellement tendance, surtout si les couleurs étaient plus vives les unes que les autres. Mais ses tatouages à elle, ils étaient sauvages, comme pour rappeler qu'elle n'était pas domptable. A chaque fois qu'il les caressait, il avait l'impression de passer ses doigts sur la cage en fer qui retenait un tigre.

    Les moments où elle se reculait lui donnait mal au ventre. Cette horrible frustration de ne pas tout avoir. Serrer le petit oiseau dans le creux de ses mains jusqu'à l'étouffer. Oui, avec toutes les autres filles, c'était possible, ça. Pas avec Silk. Pas comme ça. Même après lui avoir fait l'amour, il n'arrivait jamais à la retenir par le bras pour l'empêcher de partir ou de recommencer encore et encore jusqu'à ce que le soleil se lève. Les autres se laissaient faire. C'était moins frustrant mais beaucoup moins amusant et exaltant. Il frémissait d'impatience. Et la voir porter le gouleau à ses lèvres, imaginer le liquide glisser dans sa gorge... Il s'humidifia les lèvres et croisa les jambes discrètement.

    L'odeur du tabac lui avait manqué aussi. Il était l'une des seules personnes qui arpentaient ce District à fumer pour deux. Ça le rassura, de voir qu'elle n'avait pas arrêté. Au Capitol, les gens fumaient toutes sortes de cigarettes, de toutes les couleurs et de toutes les odeurs possibles et imaginables. Malgré le respect qu'Adonis portait à ces gens-là, il pensait au plus profond de lui que personne ne savait mieux apprécier un bon tabac que lui. Il avait eu le temps de remarquer que Silk penser exactement la même chose que lui. Il leva une main hésitante pour la plonger dans les cheveux noirs de l'ancienne gagnante des Jeux, mais c'était un geste encore trop tendre et personnel. Sa main retomba sur le banc avant de finir d'une traite ce qu'il restait de sa bière.

    Une boite en bois. C'était ça son cadeau. D'un air blasé, il plissa le nez. A croire qu'ils n'avaient pas finit de se foutre l'un de l'autre. Il se gratta la tempe en ouvrant l'étui, découvrant le couteau. Ses yeux s'écarquillèrent. Sa bouche était grande ouverte. C'était sûrement le plus beau cadeau qu'elle lui ait fait. C'était sûrement le plus beau cadeau qu'il avait reçu tout court. Il avait du mal à croire ce qu'elle était en train de lui dire. Un couteau. Un couteau des 50èmes Hunger Games. Lorsqu'il l'examina davantage, il se souvenait même de qui l'avait utilisé. Un gamin du District 6 qui avait réussit à l'attraper à la Corne d'Abondance, durant le bain de sang. Il avait couru vite. Très vite, empoignant le couteau, un sac de couchage et un sac de provisions. Ces Jeux-là avaient été grandioses. Adonis tournait et retournait le couteau ; un jouet dans les mains d'un enfant. Tout excité, il remit le couteau dans son étui et leva les yeux vers Silk :

    " - Merci ! Il est vraiment génial ! ".

    Et en plus, elle lui avait rapporté des clopes. Ce n'était pas son anniversaire, pourtant ! Prêt à se lever pour l'embrasser et la remercier comme il se devait, il s'enfonça lourdement sur le banc, son sourire s'effaçant peu à peu. Une lettre. De sa mère ? Il avait rarement de ses nouvelles. En fait, les seules fois où il pouvait en avoir réellement, c'était par le biais de Silk. Le courrier était filtré, même pour les Pacificateurs. Et pour appeler ses parents, Adonis devait passer par la mairie du District 2, ses parents ne possédant pas le téléphone. C'était long et sans aucun réel intérêt. Ses mains se crispèrent sur la boite, ne remarquant même pas les petits pics de Silk. Elle déposa la lettre sur l'étui. Il ne savait même pas s'il devait l'ouvrir ou la jeter. Il n'était pas vraiment en bon terme avec ses parents. Il n'y avait jamais rien eu entre eux de toute façon. Peut-être que s'il avait réussi à aller aux Jeux, les remporter... Peut-être. Avec des " si " et des "peut-être", on pourrait refaire le monde. Ses mains effleurèrent l'enveloppe. Il ne voulait pas l'ouvrir. Mais s'il ne l'ouvrait pas maintenant, il ne le ferait jamais. Et il préférait la lire à Silk sur un ton sarcastique plutôt que de chialer comme un bébé s'il arrivait à l'ouvrir une fois chez lui. Il prit le couteau et s'en servit pour ouvrir l'enveloppe comme un coupe-papier.

    Lentement, il en sortit la lettre et prit un ton condescendant :

    " - Adonis,

    Ton père et moi n'avons pas eu de tes nouvelles depuis plusieurs mois. Nous avions cru que tu aurais eu au moins la décence de décrocher ton téléphone pour nous appeler. Tu sais très bien que ça ne nous dérange pas de nous déplacer jusqu'à la mairie pour entendre ta voix. ".


    Le Pacificateur s'arrêta un moment, ricanant dans sa barbe d'abord puis éclata carrément de rire :

    " - Ça, ça veut dire qu'ils ont besoin d'argent, j'en suis sûr ! ".


    Adonis se racla la gorge et continua de lire la lettre. Malgré le fait qu'il savait pertinemment ce qu'il y avait dans cette lettre, ses doigts continuaient de trembler :

    " - Nous savons aussi que les Pacificateurs ont la possibilité de sortir du District dans lequel ils ont été muté pour une sorte de permission. Nous sérions heureux de t'accueillir à la maison. Tu pourrais nous rapporter quelques produits locaux du District 8... Nous voulions savoir aussi s'il t'était possible de nous dépanner d'un peu d'argent. Les temps sont durs, même au District 2, hélas. Et cela te donnerait l'occasion de... ".


    Adonis balbutia. Il n'en revenait pas de ce qu'il était en train de lire. Une goutte de sueur glisser le long de sa colonne vertébrale pour s'écraser contre ses reins. Il était en train de rêver. Mais c'était quoi ces conneries ? Il grimaça quelque chose qui se voulait proche d'un sourire mais ne put retenir un hoquet d'appréhension :

    " - De déposer des fleurs sur la tombe de Karunta. ".

    Dans un souffle, il termina de lire la lettre :

    " - Nous t'embrassons et espérons te voir très bientôt.

    Maman et Papa. ".


    Karunta. Silk lui rappelait sa petite sœur, d'un an de moins sa cadette. Ils ne s'aimaient pas mais ne se détestaient pas vraiment non plus. Une relation difficile et bien compliquée. Néanmoins, Karunta avait été sa sœur. Sa petite sœur. Celle qui le mettait KO avec un coup de poing dans le plexus. C'était dégueulasse d'utiliser sa mémoire pour l'appâter. Surtout pour de l'argent. Ils avaient déjà fait tellement peu pour lui, lorsqu'il avait essayer de se pendre. Son père était arrivé à temps, certes. Mais avant même de voir si son propre fils ainé allait bien, il lui avait donné une gifle qu'il n'avait jamais oubliée. Alors, lorsqu'au camp d'entrainement pour Pacificateurs, il avait apprit que sa sœur avait réussi à mettre fin à ses jours, il avait ressenti une pointe de culpabilité. Quelque chose que l'on ressent apparemment lorsque l'on est un grand-frère et que sa petite sœur vient de mourir.

    Adonis chiffonna la lettre dans ses mains avant de la déchirer.
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MessageSujet: Re: Is that a gun in your pocket or are just you happy to see me ? Adonis&Silk [Warning:Adulte]   Mar 10 Avr - 0:00

    Pour une personne qui ne connaissait pas Adonis, il était difficile de capter une quelconque émotion sur le visage du Paficateur. Son visage était la plupart du temps un masque de glaise, comme ceux qu’utilisaient les habitants du Capitol pour se déguiser pendant les grandes réceptions décadentes dont ils avaient l’habitude. Une expression blasée et supérieure toujours placardée sur son visage anguleux. Pourtant, quiconque prenait le temps d’essayer arriverait à détecter les microémotions qui animaient Adonis. La manière qu’il avait de se mordre légèrement la lèvre lorsqu’il était mal à l’aise, sa lèvre supérieure penchait vers la droite lorsque sont sourire n’était pas sincère ou sa manie de plisser légèrement le nez lorsque quelque chose lui déplaisait. Elle avait embrassé ses émotions, les cataloguant une par une avec le bout de ses lèvres ou ses poings. Elle aimait se penser experte en Adonis Nightsprings, une satisfaction vicieusement possessive à l’idée qu’elle était peut-être la seule à le connaitre aussi bien. Il n’était pas le méchant pacificateur avec elle, il était seulement Adonis, tout aussi cynique et sadique, mais avec une touche d’humanité qu’elle avait rarement l’habitude de voir. Lorsqu’il la serrait inconsciemment contre lui pendant son sommeil comme pour lui demander de rester jusqu’au matin ou lorsque ses yeux disaient toutes ses choses qu’il ne dirait jamais à voix haute. Comme ce soir.

    Silk savait que la relation d’Adonis avec ses parents n’était pas des plus faciles. Elle ne connaissait pas la sensation, elle avait à peine connu ses parents. Ils étaient morts dans un accident à l’usine, un accident bête avec une de ses grosses machines, elle n’était qu’un nourrisson. Les seuls souvenirs qu’elle avait d’eux étaient les vieilles photos jaunies que sa tante gardait dans une boite en fer. Elle savait qu’avant elle ses parents avaient eu un petit garçon, mort de faim avant son premier anniversaire. Sa tante avait était bonne avec, l’élevant du mieux qu’elle le pouvait. Silk n’avait pas toujours était reconnaissante, mais elle avait fait en sorte qu’elle ne manque de rien une fois revenue victorieuse. Maintenant qu’elle était morte, une pneumonie il y a une dizaine d’années, Silk n’avait plus personne avec qui partager le nom des Preston, plus personne du même sang qu’elle. Elle se demandait parfois si ce n’était pas mieux ainsi, elle n’avait personne sur qui faire peser le fardeau de la honte.

    Elle n’avait aucune idée de ce qu’Adonis pouvait traverser, aucune idée de ce qu’elle devait faire pour le soulager. Elle posa une main qu’elle espérait réconfortante sur sa cuisse et l’embrassa légèrement à la base du cou et laissa sa tête tomber légèrement sur son épaule. Ils n’étaient pas tendres, mais pour une fois elle pouvait essayer, si cela permettait à Adonis de se sentir un peu mieux. Le grand méchant pacificateur qui traçait sa route dans un district à coup de matraque, l’homme qui laissait souvent la partie la plus sombre de lui-même prendre le dessus, c’était la personne que le district avait l’habitude de voir. Adonis pouvait être lui-même avec elle, se laisser dicter par ses démons quand il lui serrer le cou un peu trop fort ou l’embrasser presque avec révérence dans l’alcôve sombre de sa chambre. Elle ne le jugerait pas, il le savait, parce qu’ils étaient semblables, deux enfants ayant grandi trop vite pour qui la violence et la luxure étaient la seule chose qu'ils connaissaient. Il l’avait toujours considéré comme son égal, pas comme un jouet avec lesquels s’amuser ou une guerrière à vénérer.
    Ils étaient eux même et Silk supposait que c’était pour cette raison qu’elle était irrémédiablement attirés l’un vers l’autre, comme deux aimants, les deux faces d’une même pièce. Quel beau duo ils devaient faire pour les autres.


    « Quelle conne, je te promets la prochaine fois je lui dirais de se foutre sa lettre au cul. J’suis pas son putain de facteur. »


    Elle alluma une nouvelle cigarette et contempla avec intérêt les volutes de fumées blanches contre la nuit d’encre. Elle avait quelque chose qui lui brulait le bout de la langue et elle prit une grande inspiration avant de parler.

    « Tu sais, la prochaine fois que je serai dans le district 2, je pourrais le faire… mettre des fleurs sur la tombe de ta sœur. Tu pourrais peut-être venir avec moi. Rien ne t’oblige à aller voir tes parents. Ou alors on pourrait simplement aller faire l’amour sur leur palier pour les faires chié si c’est ce que tu veux. »

    Elle ne savait même pas pourquoi elle parlait. Mme Nightsprings lui vouait une aversion certaine et bien que l’idée d’aller bouleverser son petit monde lui plaisait beaucoup. Pourtant, proposer à Adonis de l’accompagner avait quelque chose d’étrangement domestique, une dimension qu’elle n’était pas totalement sûre de vouloir donner à leurs relations. Elle inspira longuement et constata que sa main était toujours posée sur la cuisse du pacificateur. Elle ne fit aucun geste pour l’enlever et commença à tracer une série de petits cercles sur le jean sous ses doigts.

    « Une fois, j’ai couché avec un des conseillers de Snow, il a voulu que je l’attache et que je sois violente avec lui. J’y ai été un peu trop fort et je lui ai cassé une côte. »

    Elle lui lança un regard transversal, c’était juste une tentative pathétique de dissiper la tension du moment et il allait s’en rendre compte. Il la connaissait bien. Elle n’était pas douée pour les émotions, pourtant elle connaissait Adonis, plus qu’elle n’aurait aimé l’admettre.

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MessageSujet: Re: Is that a gun in your pocket or are just you happy to see me ? Adonis&Silk [Warning:Adulte]   Mar 10 Avr - 20:45

    Les morceaux de papier dans le creux de ses mains semblaient lourds, rugueux, lui donnant presque l'impression qu'ils étaient en train de s'embraser pour lui brûler la peau. Avait-il fallu attendre plus de 12 ans pour se rendre compte que Karunta comptait un minimum pour lui ? Que sa petite sœur n'avait pas seulement était une rivale mais aussi quelqu'un qu'il avait aimé ? Avait-il fallu attendre cette lettre pour que tous les morceaux du puzzle s'assemblent enfin ? Ses mains tremblaient et il finit par lâcher les bouts de papier qui restèrent un moment sur le quai avant que le vent ne les emportent loin de lui. Il était l'impassible, l'imperturbable, l'indomptable, celui dont les émotions ne le submergeaient pas, celui qui ne laissait jamais rien transparaitre et pourtant, en ce moment même, il n'avait envie que d'une chose : tout foutre en l'air. Se lever et crier un bon coup, hurler à plein poumon, laisser ses larmes couler, être faible ne serait-ce qu'une fois. Une toute petite fois où il pourrait être humain. Ses mains se crispèrent l'une contre l'autre, ses doigts s'entremêlant, se triturant, se tordant pour ne pas lâcher prise. Il respira un bon coup, un moyen plus que stupide pour essayer de se calmer. La mains de Silk sur sa cuisse, ses baisers, sa chaleur et son comportement le ramenait à la réalité, au fait qu'il ne devait pas se laisser tomber. Personne ne serait capable de le rattraper. Personne en aurait réellement envie. Sa mâchoire grinça alors qu'il posa l'une de ses mains sur celle de la jeune femme. Elle était là pour le ramener. Sa respiration ralentit. Il était calmé. L'espace d'un moment, il crut qu'il allait tout envoyer valser. Pour une simple lettre. De simples mots, écrits à la va-vite sur un bout de papier. Mais le prénom de sa sœur revenait le hanter, lui faisant monter les larmes aux yeux.

    Pas de larmes. Pas de cris. C'est ce qu'il avait toujours dit à ses victimes, ces personnes faibles et fragiles qui finissaient par plier sous ses coups et ses mots. Adonis avait l'impression qu'un étau se resserrait autour de lui, l'étau de son propre piège. Il soupira longuement, essayant de chasser les larmes qui embuaient ses yeux. Il y voyait trouble et les lignes ferroviaires qui se dessinaient loin derrière eux semblaient onduler. Comme si de rien était, il passa une main sur ses yeux pour essuyer les gouttes qui commençaient à perler sous ses yeux.

    Silk alluma une nouvelle cigarette. Elle avait raison ; sa propre mère était une véritable conne. Ce n'était même pas une mère, après tout. Une simple génitrice qui avait été engrossée et qui avait mit bas parce qu'elle le devait. C'était un devoir, d'avoir des enfants. Et son fils se devait de lui donner de l'argent pour qu'elle ne soit pas dans le besoin. C'était un devoir, d'être redevable envers ses parents. Il souffla longuement et lorsque Silk lui proposa doucement qu'elle pouvait déposer des fleurs sur la tombe de Karunta, ou même qu'il vienne avec elle, il s'effondra. A part son boulot, il n'avait rien. Uniquement cette soif de faire souffrir les autres et de s'en délecter. Le Capitol avait pu lui offrir ça, et il lui en était plus que redevable. Mais peut-être que, après trente et un ans de vie, cela ne lui suffirait pas. Il ne savait même pas ce dont il avait envie, ce dont il avait besoin pour continuer. Il courrait après quelque chose qu'il ne pouvait même pas nommer ou ressentir. Les larmes coulaient à flot sur ses joues, son corps était parcouru de légers spasmes mais malgré tout, il éclata de rire. Faire l'amour sur la devanture de la maison. C'était une idée brillante. Il se rappela qu'une fois, pour bien faire chier ses parents – mais surtout sa sœur – il s'était tapé une fille de la classe de Karunta dans la chambre de ses parents. Ayant entendu les cris de plaisir, sa sœur s'était précipité au travail de ses parents pour les prévenir. Une bonne raclée et une sacrée punition. Mais ça en avait valu le coup. Se remémorer son enfance lui laissait un goût amer dans la bouche, s'incrustant dans sa langue et sa salive. Et ça le faisait chialer de plus belle.

    Ce n'était pas la première fois que Silk lui proposait de l'accompagner hors du District 8. Plusieurs fois, lors de ses tournées, elle l'avait invité, lui proposant d'être " son garde du corps attitré ". Ils auraient pu faire l'amour durant des heures dans chaque compartiment, chaque petite chambret, chaque coin et recoin du train. Mais il avait décliné. Sans savoir réellement pourquoi. Juste, il avait décliné l'offre, blâmant le peu de permissions qu'on lui accordait. Mais là, pas cette fois. Cette fois, il l'accompagnerait.

    Silk était douée pour détendre l'atmosphère. Cela passait par l'auto-dérision ou des petites anecdotes qui mettaient en scène ceux avec qui elle avait couché. Parfois, il lui arrivait de caser des phrases complètement insensées lorsque le silence se faisait trop pesant. Elle avait toujours les mots. Une nouvelle fois, il éclata de rire entre deux sanglots, posant sa tête contre la sienne. Ça ne le gênait pas plus que ça de se mettre à chialer devant elle. L'ancienne gagnante des Hunger Games l'emmerderait longtemps avec ça, c'était sur, ou alors ne manquerait pas de le lui rappeler. Mais ce n'était pas grave parce qu'il savait qu'un jour, elle déposerait ses lèvres sur ses yeux comme pour chasser ses démons.

    " - Pourquoi je suis pas étonné ? Pour le juge et ses tendances maso j'veux dire, parce qu'on sait très bien tous les deux que tu es un vrai camionneur. ".

    Entre deux hoquets, il se mit à ricaner de nouveau.

    Ses éclats de rire diminuèrent progressivement alors qu'il en revenait à cet air de petit animal battu :

    " - Je... Je serais ravi de t'accompagner. Hors du District, je veux dire. Mais je devrais attendre ma prochaine permission. Je ne peux pas partir quelques temps sans être remplacé. Mais... L'idée de baiser sur le pallier me convient parfaitement. ".


    Le Pacificateur renifla bruyamment avant d'essuyer ses yeux d'un revers de main. Et voilà, effacées, disparues les larmes. Son corps était de nouveau sec et glacial. Il n'y avait plus de traces de l'humain capable de ressentir quoi que ce soit. Il se leva vivement, remontant son jean. Il avait oublié de mettre une ceinture. Quel con.

    " - Putain, regarde-moi ça ; j'en perds mon froque. Je crois que ça veut dire que tu vas devoir me l'enlever. Et très vite. " .


    Adonis lui lança un clin d’œil avant de passer sa langue sur ses lèvres :

    " - Chez toi ou chez moi ? ".
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MessageSujet: Re: Is that a gun in your pocket or are just you happy to see me ? Adonis&Silk [Warning:Adulte]   Mar 10 Avr - 23:20

    Silk avait l’habitude des larmes. Celles des tributs après le reaping et des familles déchirées. La plupart du temps elle leur sortait simplement des phrases pathétiques pour les calmer. Des mots dérisoires quand on part vers une mort certaine. Que dire à des gamins arrachés à ceux qui les aiment ? Tout va bien se passer ? C’était des conneries. La plupart étaient si faméliques qu’ils avaient du mal à tenir sur leurs jambes, alors se battre à mort contre des machines à tuer surentrainés relevait de l’illusion.

    Adonis avait été l’un de ces enfants là. Il avait été entrainé dans son district, entrainé à tuer des gens comme elle. Il était à peine plus jeune qu’elle, ils auraient pu se retrouver face à face. Dans l’arène il n’aurait fait qu’une bouchée de Silk, il ne se saurait certainement pas retourné sur elle, il ne l’aurait pas embrassé après lui avoir fendu la lèvre. Ils n’auraient plus été Adonis et Silk, mais District 2 et District 8, destinés à s’entretuer pas à finir ensemble au lit quand le monde alentour devenait trop oppressant.

    Elle était persuadée qu’il aurait pu gagner. Il avait suffisamment la rage pour cela et Silk était sûre qu’il aurait adoré çà. L’odeur du sang et la sensation de toute puissance que l’on ressent en prenant une vie pour sauver la sienne, pour la gloire.

    Il lui avait dit plus d’une fois qu’il l’avait regardé à la télévision, lorsqu’elle avait encore ses cheveux longs et ses illusions. Qu’aurait-il pensé d’elle s’ils avaient été face à face ?
    Elle n’était plus cette gamine. Elles avaient coupé ses cheveux après la première fois que Snow l’avait présenté à un de ses « amis ». Elle un joli trophée, quelque chose qu’on pouvait presque mettre sur la cheminé à côté des médailles d’équitations des enfants prodigues. Elle avait coupé ses cheveux et tatoué son corps, détruit son image de poupée adolescente. Ça avait appâté les chiens.

    Elle savait qu’Adonis était un monstre. Elle ne se faisait aucune illusion sur ses manières de procéder avec les gens de son district. Elle préférait ne pas y penser. Laisser couler était après tout sa philosophie. Pas étonnant que la plupart des gens de son district la déteste.

    Elle avait songé parfois, à prendre sa propre vie. L’envie l'a démangé encore parfois. Elle savait qu’Adonis avait essayé. Il en riait à présent, toujours avec une pointe d’amertume. Mais il avait eu le courage de tenter. Sa sœur avait réussi et les larmes d’Adonis à ce sujet étaient déconcertantes.

    Ce n’était pas la première fois qu’elle le voyait pleurer. Il avait l’alcool triste et une sacrée vie de merde derrière lui. Ils aimaient faire des concours, se racontant les histoires les plus horribles qui avaient pu leur arriver. Pourtant, cela ne concernait jamais Karunta. Silk avait fini par penser qu’il avait fait son deuil. Apparemment, ce n’était pas le cas. Elle ne savait pas s’il finirait par y arriver un jour. Ce n’était pas sa faute, si c’était la faute de quelqu’un, en plus de celle des parents d’Adonis, c’était celle du Capitol, et il n’y avait rien à faire contre lui. Blâmer le Capitol devant Adonis n’était pas une bonne idée. Il faisait partie de ses gens qui croient aux valeurs qu’il véhicule. Panem et Circenses, du Pain et des Jeux, c’était peut-être l’idée du bonheur pour le pacificateur. Dans une autre vie, à un autre endroit, elle aurait peut-être pu le rendre heureux, avoir deux ou trois gosses. Mais ce n’était pas eux, pas la gagnante et le pacificateur. Les figures de fumés de ce qu’ils auraient pu être, les fantômes des occasions manqués se dissipèrent aussi vite qu’ils étaient apparues.

    « Tu peux imaginer la tête de ta matrone ? Je pense qu’elle ferait un infarctus et nous chasserait à coup de balais, mais pas avant de nous avoir piqué nos portefeuilles et nos bijoux. Et puis on attendra le temps qu’il faudra, c’est pas comme si ta sœur allait partir quelque part de toute façon. »


    C’était inapproprié et de mauvais goût, mais elle éclata de rire malgré tout. Elle sursauta légèrement quand Adonis se leva, lui donnant une vue directe sur son postérieur.
    Les parents du Pacificateur avaient au moins réussi quelque chose. Adonis portait bien son nom, il était un bel homme. Pas un de ses jeunots au sourire ravageur, mais une beauté presque féroce et agressive, un corps tout en lignes droites et muscles secs. Il était fort et il lui arrivait parfois de le lui démontrer, à sa manière, les mains autour de ses poignets et son poids sur son corps.

    Rentrer avec lui ne faisait pas partie des manières dont elle avait envisagé de finir la soirée. Pour dire vrai, elle était fatiguée par le voyage depuis le Capitol. Ses jambes lui semblaient être du coton et sa tête était plus lourde qu’à l'accoutumée. Elle aurait pu refuser si elle le voulait. Il ne l’avait jamais forcé, il ne jouait pas ce jeu-là avec elle. Pourtant un sourire presque indécelable s’étira sur ses lèvres et elle supposa qu’il comprit qu’il avait gagné pour ce soir. Pourtant, elle resta plantée sur son banc et croisa les bras sur sa poitrine.

    « Tu ne fais même plus d’effort pour me séduire, Nightsprings. Si tu crois que je vais t’accompagner dans ta baraque pourris, tu peux toujours courir. C’est pas si facile, tu sais. Je suis une Lady après tout. »
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MessageSujet: Re: Is that a gun in your pocket or are just you happy to see me ? Adonis&Silk [Warning:Adulte]   Mer 11 Avr - 1:27

    Ce n'était pas dans les mœurs du District 2 de se laisser aller à quoi que ce soit. Les émotions, il ne fallait pas trop en avoir. On envoyait les enfants en camp d'entrainement jusqu'à ce que l'un d'eux soit choisi, jusqu'à ce que l'un d'eux se porte volontaire. Ils n'étaient pas non plus arrachés à leur famille, c'était le devoir qu'ils avaient envers leur nation après tout. Et la plupart des parents ne pleuraient pas leurs enfants. Ils étaient nés pour être soldats et servir le peuple. Adonis ne s'étonnait même pas que ses parents aient été aussi insensibles à l'égard de sa sœur et du sien. C'était presque... Normal. C'était ça, les mœurs du District 2. Et ceux qui mourraient prématurément, c'est qu'ils étaient bien trop faibles pour vivre et que c'en était mieux ainsi, histoire de ne pas ralentir les autres. Adonis avait failli ralentir le système avec sa veine tentative de suicide. Karunta, elle, avait réussi. C'est qu'elle n'était pas assez forte, non ? Dans les Districts les plus riches, et même au Capitol, a-t-on déjà vu un enfant handicapé ? Mentalement ou physiquement ? Un estropier ou un fou n'avait pas sa place dans Panem. Pas par les temps qui couraient. Il fallait se battre ou travailler. Rester inactif ne profitait pas à la nation. Être faible de corps ou d'esprit n'amenait rien. C'était la loi du plus fort, et ce depuis la nuit des temps.

    Silk l'avait bien compris et c'est sûrement ça qui lui a donné assez de rage pour se battre. Elle n'était pas de ceux qui se laissaient abattre. C'était une battante. Et elle se battrait jusqu'au bout pour sa survie. Même si elle ne tenait pas vraiment à sa vie en ce moment même. Adonis se tourna vers Silk d'un air désespéré. Si ça n'avait pas été elle, il l'aurait tuée pour avoir osé dire ça. Il lui aurait attrapée les cheveux et lui aurait écrasée la tête sur le goudron jusqu'à ce qu'il ne reste de son visage qu'un amas de sang, de chair et d'os bouillis. Mais son rire. Sa façon de se balancer, de remuer les épaules, de balancer la tête en arrière dans un élan d'excentricité. Si elle n'avait pas dit ça, dans ces circonstances, si elle n'avait pas éclaté de rire de cette manière, ça n'aurait pas été Silk Preston mais juste son ombre. Ou une pâle copie. Un double d'elle vraiment très talentueux dans la tragédie et la comédie. Il ne pouvait même pas la blâmer d'agir ainsi. Et c'était mieux même. Les câlins, les baisers, les encouragements, la douceur... Ce n'était pas eux. Ça ne devrait pas être eux. Peut-être que dans un autre monde, dans d'autres circonstances...

    En attendant, il étaient là. Ici. A Panem. Dans le District 8. Et ils n'avaient rien de deux gentilles petites brebis prêtes à aimer. Ils emmerdaient l'amour et la passion. Ils l'emmerdaient bien profond. S'ils n'avaient pas aussi peur d'être découverts, Adonis aurait baissé son pantalon pour la prendre sur le banc et lui montrer ce que valait son insolence. Et elle restait assise, sur son banc, à sourire comme une adolescente, battant presque des cils pour l'aguicher davantage. Oh, Seigneur, si elle écartait les cuisses, c'en serait finit de lui. Il se jetterait sur elle sans réfléchir. Il finit par éclater de rire, ses mains dans les poches de son jean troué pour l'empêcher de glisser. Ses yeux étaient encore rouges de ses larmes, mais il n'y prêtait plus attention. Silk non plus d'ailleurs. Tant mieux. Oui, tant mieux ...

    " - Te séduire ? Tu voudrais que je me déshabille sensuellement devant toi en me dandiner comme une jeune pucelle ? Sérieusement, Silk Preston, nous avons passé ce cap il y a bien longtemps, tu ne crois pas ? Et s'il y a bien quelqu'un qui doit être séduit ici, c'est moi. Regarde-toi, vieille camionneuse ! Et en plus, tu commences à avoir des rides ! ".

    Néanmoins, il commença à remuer le bassin en souriant, retirant ses mains de ses poches pour dégrafer le bouton de son jean :

    " - Ma baraque pourrie t'emmerde. T'as qu'à m'emmener chez toi. Je te montrerais ce que je suis capable de faire à une Lady. ".

    Continuant son petit manège, il baissa lentement la fermeture de son jean sans la quitter des yeux :

    " - Je pourrais être ta pute, ce soir, mi lady. ".

    Lentement, Adonis passa sa main à l'intérieur de son jean. Oh, ce qu'il aimait la regarder lorsqu'il s'amusait tout seul. Il essayait de capter la moindre frustration qu'elle pouvait lui renvoyer. Les femmes avaient pour habitude de se masturber pour faire enrager les hommes avec qui elles " couchaient ", leurs prouvant ainsi qu'elles n'avaient besoin de personne. Même si Adonis savait qu'à un moment ou un autre, Silk craquerait pour se jeter sur lui, c'était toujours agréable de la voir froncer les sourcils, les bras croiser et grommeler des insultes envers le Pacificateur.
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MessageSujet: Re: Is that a gun in your pocket or are just you happy to see me ? Adonis&Silk [Warning:Adulte]   Mer 11 Avr - 21:30

    Elle oubliait parfois à quel point Adonis pouvait être un salopard, et cette pensée la fit sourire. Elle n’était pas sadique, la souffrance des autres ne lui faisait pas particulièrement prendre son pied. C’était le domaine d’expertise du pacificateur. Et pourtant, c’était la violence était la définition même de leurs relations. C’était un jeu entre eux. Repousser sans cesse les limites de l’autre, voir jusqu’où ils pouvaient tendre la corde avant qu’elle ne cède. Ils n’y étaient pas encore arrivés. Les insultes d’Adonis glissaient sur elle sans l’atteindre. Ses poings n’arrivaient jamais à faire plier le pacificateur totalement. Elle se demandait où était la limite. Peut-être, qu’ils finiraient par se tuer, à la vitesse où escaladaient les choses, ça ne l’étonnerait même pas.
    Quelques minutes auparavant, il n’était qu’un enfant pleurant la mort de sa sœur, à présent il était l’homme qui voulait jouer avec elle. Si elle était sincère avec elle-même, elle admettrait qu’Adonis était peut-être l’une des rares personnes à susciter un quelconque intérêt chez elle. Après 17 ans passés à être l’une des sucettes que Snow donnait en récompense aux enfants sages du Capitol, plus rien ne la surprenait vraiment. Elle avait rencontré toute sorte de choses, des fantasmes étranges et des demandes farfelus, mais rien n’attisait plus aucune flamme en elle. Peut-être qu’Adonis avait raison, peut-être qu’elle se faisait vieille.
    Peut-être qu’un jour lui aussi finirait par se lasser de leurs petits jeux et irait s’amuser avec les jolies filles de l’usine, avec leurs rubans dans les cheveux et leurs joues roses. Adonis aimait la jeunesse, l’innocence et les grands yeux ingénus. À vrai dire, elle l’avait rarement vu se prendre d’intérêt pour quelqu’un de son âge. Ce qu’il pouvait bien lui trouver restait un mystère indicible pour elle. Son innocence n’était qu’un lointain souvenir, mort et enterré sous le poids d’une vie passée à être offerte au plus méritant, au plus offrant. Elle n’avait rien à lui offrir, rien d’autre qu’un bon moment.

    Le couteau posé négligemment poser sur le banc trouva sa place dans sa botte et Silk observa le petit manège du Pacificteur quelques instants avant de se lever. Elle avança doucement, calculant chacun de ses pas pour se trouver dans son espace vital. C’était comme tourner autour d’une victime, sauf que dans cette chasse la proie était aussi dangereuse que le prédateur. Silk saisit le poignet de la main du Pacificateur qui était plongé dans son pantalon pour l’arrêter et lui murmura.

    « À vrai dire c’est exactement ce que j’avais en tête Nightsprings. Te voir te déshabiller comme une jeune mariée le soir de sa nuit de noces. Après tout, c’est ce que toi tu aimes non ? Les vierges effarouchées qui te disent non pour préserver leurs… puretés ? »

    Elle éclata d’un petit rire moqueur et sec. Elle connaissait bien ce genre de fille qui se croyait meilleure, plus morale que tout le monde. Lorsqu’elle était encore adolescente, bien avant qu’elle ne soit sélectionnée pour les jeux, elle avait l’habitude de les voir lui jeter des regards noirs, murmurer dans son dos dans la cour de l’école. Les petites filles à papa qui se drapaient dans leur voile blanc de virginité comme une défense contre les « trainés » telles que Silk. Elles étaient pathétiques, avec leurs souliers vernis et leurs chaussettes en dentelles. Elle savait qu’Adonis les adoraient.

    « Où alors, tu veux peut-être que je joue les Saintes Nitouches ? Peut-être que tu voudrais me voir avec des nattes. Comme à l’époque des jeux. Qu’est-ce que tu en penses Nightsprings, tu crois que je devrais mettre une robe à fleurs ? Est-ce que je serai assez jeune et assez féminine pour toi ? »


    La main toujours sur le poignet d’Adonis remonta le long de son bras pour venir se loger autour de du cou du Pacificateur, sa gorge d’une blancheur presque irréelle. Elle exerça une légère pression, juste assez pour réduire l’arrivée d’air d’Adonis, laissant ses ongles s’enfoncer dans la chair tendre. Elle embrassa ses lèvres glaciales, juste une touche fantôme contre ses lèvres, et poussa avec le plus de délicatesse possible le pacificateur contre le mur le plus proche.
    Elle relâcha le cou du pacificateur, constatant avec satisfaction les légères traces rouges qu’avaient laissées ses doigts sur la peau d’albâtre. Ce n’était pas suffisant, le besoin irrationnel de laisser une marque lui compressa la poitrine. Ses lèvres trouvèrent la carotide tremblante du pacificateur et avec une légère succion, remontant quelques gouttes de sang à la surface, laissant un léger bleu sur la peau iridescente d’Adonis.
    Satisfaite elle se penchant légèrement pour extraire le couteau de sa botte et déposa le bout de la lame contre la marque, laissant glisser le couteau doucement, sans appuyer, juste la caresse du métal.

    « Et puis, si tu ne veux pas te déshabiller, je peux le faire, pour toi tu sais. »

    La lame trouva le premier bouton de la chemise d’Adonis et Silk le fit sauter d’un coup sec.

    « Est-ce que ça te fait quelque chose de savoir que ce couteau a versé du sang ? Que j’ai versé du sang ? Est-ce que c’est pour cela que tu reviens toujours avec la queue entre les jambes, parce que ça te fait prendre ton pied de savoir que j’ai tué ? C’est pour te sentir comme les hommes du Capitol que tu te fais une gagnante ? Tu sais que tu es un grand malade Adonis. »
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MessageSujet: Re: Is that a gun in your pocket or are just you happy to see me ? Adonis&Silk [Warning:Adulte]   Jeu 12 Avr - 23:12

    C'était plaisant. La voir assise sur le banc, jambes croisées, comme ces hommes au Capitol qui vont dans ces boites de nuit éclairaient avec des néons de toutes les couleurs, regardant sur la scène les jeunes filles des Districts pauvres qui avaient réussi à les fuir pour se retrouver à moitié nues devant des hommes, de parfaits inconnus, qui pourraient être leur père. Elle avait ce regard. Ce regard que lui-même posé sur les jeunes filles qui sortaient à peine de l'école pour travailler à l'usine de textile. Ce regard de prédateur. C'était presque devenu une habitude, ce regard qu'elle avait. Mais il ne ressemblait en rien à ses yeux lorsqu'elle avait remporté les Jeux, lorsque les télévisions et les écrans géants avaient retranscrit la scène ; le dernier coup de canon, elle, se tenant toujours debout, couverte d’hématomes, de blessures en tout genre, mais debout. Debout face aux caméras, avec ce regard. Lorsqu'elle regardait Adonis comme cela, c'était comme s'il était déjà nu. C'était comme si sa virilité s'était évaporée et qu'il était devenu une petite femme toute frêle, pudique. Cela n'empêchait pas l'ancien habitant du District 2 de continuer son petit numéro. Plus la frustration montait dans le regard de Silk, moins il devrait attendre pour qu'elle finisse par se jeter sur lui. Sa main faisait des aller-retour à l'intérieur de son pantalon puis à l'extérieur. Il la fixait avec provocation et son sourire en cul de poule. Elle se leva. Lentement. Mettant le couteau qu'elle lui avait offert dans l'une de ses bottes. Il savait ce qu'elle allait faire. C'était comme ça, c'était la ligne directive de leurs vies. Ils allaient s'embrasser, ils allaient se frapper, ils allaient faire l'amour, ils allaient se torturer. Jusqu'à ce que l'un cède. Jusqu'à ce que l'un n'en puisse plus. Jusqu'à ce que le corps de l'un finisse par se laisser crever sous les coups. Adonis était fort. Très fort. Il avait suivi un entrainement qu'elle n'aurait sûrement jamais supporté. Et pourtant, elle avait remporté les Hunger Games. Lorsqu'il l'avait vue à la télé, ça l'avait écœuré. Comme si elle ne méritait pas sa place sur l'estrade, comme si elle ne méritait pas la couronne que le Président Snow lui avait remise. Il était écœuré de voir qu'une fille pareille pouvait remporter quelque chose. Menue avec une force de lapin asthmatique, elle ne soulèverait jamais les poids que lui pouvait soulever. Mais la force n'avait pas été en jeu cette fois-ci. La rage de vivre. La rage de survivre. Et il la détestait pour ça. Alors, il savait que dans ce jeu très dangereux qu'ils jouaient, il avait des chances pour y laisser sa peau. Et c'est ce qui le faisait frissonner à chaque fois qu'il se retrouver nu et désarmé contre elle.

    On dit que l'arme préférée des femmes est le poison. C'est vicieux, parfois indétectable, parfois lent et douloureux. Tout ce qu'une femme pouvait inspirer. C'était du génie. Silk était un génie. Et elle était aussi vicieuse et vénéneuse que le venin d'un serpent. Les premiers temps de leur-dite relation, le Pacificateur avait eu peur de frôler ses lèvres. Qui sait le poison qu'elle aurait pu y déposer. C'était la même chose qu'il ressentit lorsqu'elle lui agrippa le poignet pour retirer sa main. Ses doigts se serrèrent autour de ses os, ses ongles s'enfoncèrent dans sa peau, lui montrant qui était l'animal dominant. Et elle ne le quittait pas des yeux. Le bout de ses doigts étaient glacés mais la pression qu'elle exerçait sur son poignet lui faisait oublier le froid qui régnait.

    Oui. Il aimait la pureté. L'innocence. Qui ne l'aimait pas ? Qui n'aimait pas voir une jeune fille détacher ses cheveux qui finissaient par retomber sur ses seins dénudés, ondulant sur sa peau, baissant la tête, intimidée pour murmurer qu'elle est encore vierge et qu'il faudrait être doux avec elle ? Qui ? Qui n'aimait pas voir un jeune garçon s'effondrer, tomber à genoux, suppliant de ne pas lui prendre le peu de virilité qu'il avait réussi à accumuler pour finir par jouir comme une fille ? Qui ? Il plaidait coupable. Il adorait ça. Mais ce qui l'excitait davantage que des adolescents encore puceaux qui se pliaient à ses désirs de pervers trentenaire ? C'était lorsqu'ils se jetaient à son cou à corps perdu. C'était lorsqu'ils en redemandaient. Lorsqu'en plus de les avoir privés de leur innocence, il en avait fait des bêtes assoiffés de sexe. Comment ne pas aimer voir cette magnifique métamorphose ? Ce passage de l'enfance à l'état de monstre dénué de personnalité et de dignité. Son souffle s'accéléra. Elle était si proche. Et ses mots... Valaient toutes les baises du monde. Elle avait beau rire. Ça n'y changerait rien.

    " - Ouais. Je les aime à peine sortis du berceau. Pourquoi ? T'es jalouse ? Tu te sens trop... Vieille pour ça ? ".

    Adonis était un connard. C'était un fait. Et il savait que Silk n'aimait pas ce genre de remarques. Plusieurs fois, pour la taquiner, il lui avait dit qu'elle n'avait qu'à partir pour le Capitol et se faire refaire. Avec les technologies acquises, les habitants de la capitale avaient réussi à trouver le moyen de rester beaux et jeunes. Enfin... Beaux. Tout était relatif. Les quelques fois où il avait vu certaines personnes du Capitol, elles étaient tellement barbouillées de maquillage de toutes les couleurs, d'artifices et d'accessoires qu'il n'avait su voir une parcelle de peau. Ridée ou pas. Belle ou pas. C'était vraiment méchant de lui dire ça, surtout que Silk était une très belle femme. Mais il savait aussi qu'elle n'aimait pas ça. C'était sa façon à lui de se venger lorsqu'elle lui disait qu'il n'était qu'un pédophile avide de petits enfants sortant des jupons de leur mère. Ça ne le dérangeait pas plus que ça de l'entendre dire des choses pareilles, après tout, il embrassait parfaitement cette perversité, mais souvent, c'était redondant. Comme lorsqu'il lui disait qu'elle était vieille. Leur relation était redondante de toute façon ; je t'aime, moi non plus, je t'envoie chier pour mieux t'embrasser, je te caresse pour mieux te griffer... Oui. C'était redondant. Et dans un sens, ils adoraient ça.

    Le Pacificateur pouvait sentir son souffle chaud contre sa peau. Elle était si près de lui... Et ses mots... Bordel, qu'elle se taise. Qu'elle la ferme une fois pour toute ou qu'elle l'embrasse, qu'elle lui fasse l'amour là, maintenant, quelque chose... Ou il ne tiendrait pas. Il sentit comme des bouffées de chaleur l'envahir, son cœur battait vite, son bas ventre le brûlait atrocement. Il aurait adoré que Silk laisse ses cheveux pousser, il lui aurait alors tressée les cheveux en deux nattes parfaitement égales, les nouant avec un ruban rosâtre, il lui aurait fait enfiler une magnifique robe avec des motifs enfantins, des petites chaussettes montantes, des petits mocassins... Une parfaite petite poupée. Elle était déjà la poupée du Capitol, elle pouvait bien être la sienne aussi, non ?! Elle était féminine. A sa manière. C'était tout aussi exaltant qu'une gamine en jupon blanc. Mais rien que l'idée de la voir dans cet accoutrement, il faillit se jeter sur elle, la plaquant contre le sol, ignorant totalement qu'ils étaient dehors, qu'il faisait froid et qu'ils étaient... Dehors.

    Adonis se mordit la lèvre inférieure, sa respiration saccadée, ses yeux louchant sur sa poitrine :

    " - Tu me couvrirais encore de cadeau, petite écolière ? Tu laisserais pousser tes jolis cheveux pour moi ? Tu redeviendrais la gamine des Jeux... Pour moi ? ".

    Sa main libre vint se perdre dans les cheveux de la jeune femme. Des cheveux aussi noir que les siens. Doux. Soyeux. Elle avait bien dû profiter de son voyage au Capitol. Elle paraissait légèrement moins négligée. Légèrement. Et elle était tellement imprévisible et rapide... Sa main se saisit de la gorge du Pacificateur. Les ongles s'enfoncèrent une nouvelle fois dans sa chair. Il ne pouvait plus respirer. L'espace d'un instant, un moment de panique dans son regard. C'était la fin ? C'était là que tout se terminait ? Et elle avait gagné, une nouvelle fois ? Il n'arrivait même pas à déglutir. Elle n'appuyait pas trop force... Juste assez pour bloquer l'arrivée d'air dans sa tranchée. C'était amplement suffisant. La panique puis l'extase. Tout son corps était en ébullition. Tout son corps réclamait plus. Plus de violence. Il voulait cette peur. Il la voulait plus que tout. Cette peur qui lui ôtait tout moyen de pouvoir se défendre. Cette peur qui envahissait son corps, le possédait pour l'empêcher de se débattre. Cette peur qui lui glaçait le sang au point de l'empêcher de fuir ou de bouger. Il était un petit lapin qui venait de se faire attraper par les oreilles, qui n'avait même pas la capacité de bouger les pattes arrière. Mais bordel, ce que ça lui plaisait. Personne osait agir de la sorte avec lui. Il n'y avait qu'elle qui se permettait ce genre de folie. Et lorsqu'elle lui donna l'un des plus merveilleux baiser de toute sa vie, il en ferma les yeux, attendant plus d'elle. Il était prêt à enlever sa veste, sa chemise, tomber à genoux, les mains en avant en la suppliant de lui faire pire. De lui infliger bien pire. Une sorte de masochisme. A moins qu'il aimait s'identifier à ses victimes et que de pouvoir ressentir ce qu'elles ressentaient, ça le faisait bander.

    Il ne voulait pas. Il ne voulait pas de cet espace entre eux. L'air filtra enfin. Il pouvait de nouveau respirer. Silk se pencha de nouveau sur lui, appliquant une succion avec ses lèvres. Il sentait sa peau aspirée par sa bouche. Ça picotait. C'était agréable. Et le couteau... La lame froide contre sa peau brûlante. Il aurait presque pu entendre la lame bruisser sous sa peau tant elle pouvait la chauffer. La lame se baladait sur lui, lentement, sensuellement, comme si le couteau n'était que la continuité des doigts de la jeune femme. Tout en finesse. Tout en subtilité. Il était sur le point de jouir tant la situation était intenable. Lorsqu'elle descendit la lame sur son chemisier et qu'elle fit sauter le premier bouton, il se plaqua contre le mur, sans quitter l'arme blanche des yeux. Allait-elle faire ça avec tous les boutons ? Qu'elle le fasse, avec un peu de chance, la lame trouverait sa peau pour l'entailler. Ses jambes tremblaient sous l'excitation et il déglutit. Il n'y avait qu'elle pour lui faire ressentir ça. Il n'y avait qu'elle pour le soumettre comme ça. Il n'y avait qu'elle qui le faisait se sentir comme une merde. La désarmer ne serait pas difficile. Lui attraper les cheveux pour lui baisser la tête et qu'elle vienne trouver son genou ne serait pas difficile non plus. Il pouvait l'envoyer sur le sol et la battre à mort pour lui faire ressentir ce genre de choses. Une sorte de liberté. Une folle envie de continuer.

    Ça le faisait bander, de savoir que le couteau qui était en train de toucher sa peau avait servi à tuer. Ça le faisait bander, de savoir qu'elle avait ôté la vie sans pratiquement aucun scrupule. Il remerciait le Capitol pour lui offrir ça ; des jeux et du pain. Pour pouvoir s'éclater. Pour le moment, il n'avait pas besoin du pain, il avait juste envie de lui mordre les cuisses. Adonis était un malade, un sadique compulsif. Il adorait ça. Ses lèvres s'ouvrirent alors qu'il déglutit. Il les referma aussitôt comme le ferait un poisson hors de l'eau. La pression sur sa gorge l'irritait encore, ce qui ne l'empêcha pas de susurrer :

    " - Ouais... Ouais j'aime quand tu balades ton petit couteau, qui a servi à tuer, sur moi. J'aurais peut-être la chance de tuer avec, qui sait. ".


    Il l'espérait. Une légère expiration. Une nouvelle fois, il déglutit.

    " - Si c'était uniquement parce que tu avais gagné les Jeux, tu crois que je reviendrais à chaque fois en bandant, en attendant que tu déboutonnes ma chemise avec un couteau ? Tu crois qu'il n'y a que ça, Silk ? ".

    Son prénom lui laissa un goût amer dans la bouche. Il l'employait rarement. Tout comme elle prononçait rarement le sien. C'était trop personnel. Leur relation n'avait rien de... Personnelle.

    " - Et toi hein... Qu'est-ce qui fait que... A chaque fois tu reviens vers moi... ".

    C'était à son tour de lui empoigner le bras, le lui levant, se moquant royalement qu'elle ait encore le couteau en main.Il l'attira tout contre lui, pour lui faire sentir que malgré son âge, elle savait l'exciter. Elle savait comment s'y prendre. Avec les mots, avec les gestes. Sa main libre se glissa sous le haut de l'ancienne gagnant ds Hunger Games, se faisant un réel plaisir de toucher sa peau, ses seins. Ces seins que ce connard de Juge avait dû toucher la veille. Ce n'était pas grave ; ce n'est pas comme s'il ne prenait pas son pied avec d'autre non plus... Sa peau à elle était toute aussi brûlante que la sienne.

    " - C'est parce qu'on est malades tous les deux, ma puce. Tu en as besoin autant que moi, de cette adrénaline. ".

    Avec une légère pression sur le bras, il la désarma. C'était léger, mais plutôt douloureux. Cette prise, il ne l'avait pas apprise lorsqu'il était au camp, durant son enfance. C'était une technique spéciale des Pacificateurs, lorsqu'ils étaient menacés par un imbécile qui pensait qu'un couteau pourrait arrêter la Loi. De nouveau, il l'attira davantage contre lui. Son dos se plaque une nouvelle fois contre le mur alors qu'il vint lui mordre la lèvre inférieure. Ses canines s'y plantèrent violemment. Il n'avait pas pour but de la lui arracher, mais de lui faire mal. Très mal. Parce qu'il n'en pouvait plus d'attendre. De l'attendre. Sa sainte ni touche. Rien qu'à lui. Il retira ses dents pour passer sa langue sur ses lèvres, remontant jusqu'à son nez. Sa main qui était posée sur son sein finit par descendre lentement, ondulant sur sa peau, s'accrochant finalement à la ceinture de son pantalon.C'était un grand malade, oui. Et putain, ce qu'il aimait ça.
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MessageSujet: Re: Is that a gun in your pocket or are just you happy to see me ? Adonis&Silk [Warning:Adulte]   Sam 14 Avr - 3:44

    Ils auraient pu jouer ainsi pendant des heures, ce petit jeu malsain du chat et de la souris, voir qui dévorerait l’autre en premier. Silk se sentait parfois comme un papillon auquel Adonis s’amuserait à arracher les ailes, doucement, pour le regarder se débattre impuissant, savourant son agonit. Sa peau était brulante, l’air frais contre son épiderme à peine découvert lui donnait la chair de poule, lui rappelant qu’ils étaient à l’extérieur. Pourtant même les lumières vacillantes de la gare ne pouvaient la faire se résoudre à bouger, incapable du moindre mouvement, hypnotisé par le désir submergeant de ne faire qu’un avec Adonis.
    Elle voulait se fondre en lui, coller son corps au sien pour ne devenir qu’un seul mouvement, bougeant à l’unisson sur une musique qu’ils étaient les seuls à entendre. Ce n’était pas toujours ainsi, violent et suffocant, parfois ils aimaient prendre leurs temps, une douce torture juste parce qu’ils le pouvaient. Il arrivait, au contraire, que leur rencontre se transforme en une lutte de pouvoir, un ballet de baisers trop pressants et de plus de cris de douleurs que de plaisir. Pourtant, c’était un même tout, le temple de se semblant de relation dysfonctionnelle qu’ils n’avaient pas choisi de construire.
    Le destin avait quand même un putain d’humour tordu pour réunir deux êtres amochés et vacillants dans une situation qui les ferait certainement s’écrouler.
    Il aurait pu lui donner un sauveur, qui lui aurait sorti de grands mots sur l’amour et elle l’aurait cru, une lumière violente et réconfortante qui l’aurait extirpé de la tombe où elle s’était elle-même enterrée. Il lui avait donné Adonis à la place, qui n’en savait pas plus sur l’amour qu’elle-même et a qui elle rirait certainement au visage s’il venait à mentionner ce genre de chose. Il enverrait certainement la première poigner de terre sur son cercueil. C’était tout de même ironique, qu’un lion rencontre un loup, ici dans le district 8, là où les petites mains des couturières étaient habituées aux tissus délicats. Ils étaient le contraire même de la douceur, l’antithèse même de l’amour et autre connerie qu’on essayait de forcer dans la gorge des enfants. Il était une fois une princesse, qui ne trouva jamais son prince et qui fini par baiser avec un monstre sur un quai de gare, ils ne vécurent pas heureux et n’eurent pas d’enfant à envoyer aux Hunger Games. Et le pire dans tout ça, c’est qu’elle n’était pas sûre d’en vouloir de cette vie là, du conte de fée rose bonbon.
    Pas quand le corps d’Adonis était si proche du sien, diffusant une douce chaleur dans tout son corps, quand sa respiration erratique se faisait de plus en rapide. Elle voulait, elle pouvait prendre, elle pouvait s’imbiber des paroles d’Adonis, sur son âge et sa jalousie, parce qu’elles étaient vraies. Elle était jalouse de tous ceux qui avaient encore la possibilité de vivre une jeunesse, qui n’était pas presque fini, qui n’était pas à quelques années de n’être plus rien qu’un souvenir. On allait l’oublier, la remplacer par des filles plus jeunes, plus jolies, plus intéressantes, et Silk n’aurait plus rien. Bien sûr, elle aurait toujours sa maison, son argent et son statut de vainqueurs, mais elle n’aurait personne d’autre que des tributs à qui apprendre à mourir.
    C’était fou, de penser qu’à sa manière Adonis était le dernier fil qui retenait sa sanité. Il était toujours là, quel que soit son état, quand elle était trop faible pour sortir de chez elle ou dans ses moments de folies, quand le monde pouvait bien aller se faire foutre. Il était là, pas parce qu’il en avait quelque chose à faire, mais parce qu’il espérait qu’elle soit là à son tour. Du moins elle espérait, qu’il avait besoin d’elle comme elle avait besoin de lui, que quelque part quelqu’un était aussi foutu qu’elle. Alors, s’il le lui demandait, elle laisserait pousser ses cheveux et mettrait des robes à froufrou, elle pouvait jouer les ingénus, tremblantes si c’était ce qu’il voulait. Faire comme si l'on ne l’avait jamais embrasser, si son corps était encore un sanctuaire sacré, si ses caresses sur son corps la faisaient trembler d’appréhension et non de plaisir. Elle pouvait jouer la comédie, c’était sa spécialité, tout à condition qu’il ne la laisse pas seule, tout pour qu’il ne vienne pas s’allonger à la longue liste des gens qui étaient partis, juste pour qu’elle manque à quelqu’un, au moins. Elle ne lui dit rien, Adonis n’avait pas besoin de savoir ce genre de choses. Peut-être qu’au fond il en était conscient, du pouvoir qu’il pouvoir sur elle. De cette relation de Co-dépendance malsaines qu’ils avaient développé au cours des années, à connaitre l’autre par cœur, ses forces et ses faiblesses. Cette liaison violente, où l’on cherchait à savoir qui ferait le plus mal à l’autre, qui finirait par portée le coup fatal. Pas de l’amour, certainement pas, l’amour est pour les sains d’esprit, ceux qui croient encore qu’ils ont une chance. Et les mains dans ses cheveux aurait pu être celles d’un épris, pourtant ses mots étaient ceux d’un pervers, pervertit par les jeux et par le Capitol qui en avait fait ce qu’il en était. Il n’était pas le seul, les jeux avaient créé des générations de monstres sanguinaires, des personnalités dérangées et instables. Mais elle devait avouer, que de tous les malades qu’elle avait eu l’occasion de rencontrer, Adonis était certainement son préféré, un avis personnel, elle doutait que les victimes du Pacificateur soient du même avis. Cela l’effrayait parfois à quel point, leur sort lui était indifférent. Satisfaction égoïste de savoir qu’ils n’étaient pas assez importants pour retenir Adonis loin d’elle très longtemps.

    Et son prénom sur ses lèvres, claquant contre sa langue, comme un poison se rependant doucement dans ses veines, coulant sur sa peau comme de l’eau. Non, il ne revenait pas pour les jeux. Il y avait autre chose, et Silk soupira longuement, savourant chaque mot comme une caresse. Il serait encore là, quand elle ne serait plus rien qu’elle serait vieille et défraichie, elle ne mourrait pas seule, elle pouvait mourir maintenant, sous ses mains, contre sans peau. Elle serait presque heureuse de finir ainsi, sous les chaleurs d’un autre corps, qui n’avait pas payé pour l’avoir, qui ne l’avait pas gagné. Pourquoi Adonis ? Pourquoi ?

    Parce que tu me fais sentir comme si je n’étais pas un jouet. Parce qu’avec toi j’ai l’impression d’avoir le contrôle de ma vie. Parce que je me sens moins folle avec toi. Parce que tu comprends sans que j’aie besoin de parler. Parce que tu es comme moi et que ça fait tellement de bien de savoir que je ne suis pas seule. Parce que j’ai choisi Adonis.

    « Parce que t'es bien monté, qu’est-ce que tu crois, Nightspings ? »

    La pression sur ses poignets, la caresse sur sa peau. Le subtil mélange entre la douleur et le plaisir, le juste milieu pour la faire gémir, de souffrance et satisfaction. Et son corps contre celui du pacificateur, sentir l’excitation et les légers soupirs qui échappait de ses lèvres, comme une prière à un dieu inexistant, elle ferma les yeux et se laissa faire. Il la désarma facilement, douloureusement. Il lui faisait mal, mais c’était sans importance, il avait raison, elle ne pouvait simplement pas s’en passer. Comme ces vainqueurs accros aux antidouleurs qui leur rendaient la peau jaune ou les gens du Capitol, accro à la chirurgie. Elle était accro à toute sorte de choses et Adonis était certainement l’une d’entre elles. Un poison dangereux qu’elle était presque heureuse d’avaler.

    Ses mains et sa voix rauque, plus graveleuse qu’à l’accoutumée glissait sur sa peau comme du papier de verre sur un tissu de soie. Le plaisir, comme une vague liquide se propageait en elle. Elle soupira encore, contre ses lèvres. Il y planta ses dents et elle gouta une nouvelle fois le goût métallique du sang sur sa langue. Elle répondit avec ferveur, laissant des traces rouges sur la bouche du pacificateur, un rouge à lèvres grotesque pour une réalité brutale.
    Et son esprit était bloqué, comme si toutes ses connexions nerveuses avaient soudainement lâché. Elle pouvait sentir et ressentir son cœur battre douloureusement contre sa poitrine, sa circulation sanguine pulser contre ses veines en ébullitions. Ses mains sous le T-shirt du pacificateur traçaient des arabesques du bout des doigts, glissant sur le léger film de transpiration qui s’était formée sur la peau d’Adonis.
    Rapidement, elle retira la fine veste du pacificateur et posa ses mains sur les siennes, sur sa ceinture.

    « Tu ferais ça dehors ? À la vue de tous, alors que n’importe qui pourrait nous voir ? »

    Elle entremêla ses doigts au sien et l’aida à défaire la lourde boucle de métal avant de s’attaquer à la fermeture du jean du pacificateur. Elle l’embrassa à nouveau, forçant le passage de ses lèvres pour caresser sa langue. Elle sentait la bière et le tabac contre ses lèvres, le sang. Elle recula, à contrecœur, et murmura contre son souffle.

    « On peut encore aller chez moi, tu sais. »

    Elle n’avait pas envie de bouger, il aurait pu la prendre contre un mur pour ce que ça pouvait lui foutre. Mais elle comprenait qu’il ait une réputation à protéger, une position où il n’avait pas le droit à l’erreur. Il avait encore le choix. La balle était dans son camp.


Dernière édition par Silk Preston le Mar 17 Avr - 3:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Is that a gun in your pocket or are just you happy to see me ? Adonis&Silk [Warning:Adulte]   Dim 15 Avr - 3:51

        Naughty boy...



    Les conneries qu'elle pouvait dire ne comptaient pas. Ne comptaient plus. Il n'y avait que la fraicheur de la nuit, leurs rappelant qu'ils étaient dehors. La fraicheur de la nuit et leurs deux corps bouillonnant l'un contre l'autre. C'était ça, qui comptait. Juste là, en ce moment même. Rien d'autre. Cela aurait été du gâchis, d'ajouter quelque chose d'autre. Cela aurait été du gâchis de ne pas occulter ce qui les entourait. Qu'eux. Juste... Eux. Certainement que dans une autre vie, ils auraient été bien plus que des amants, s'accrochant l'un à l'autre pour ne pas tomber. Certainement qu'ils auraient connu autre chose que le goût du sang. Certainement qu'ils auraient su ce que le mot " amour " signifiait. Ce n'était pas de l'amour qu'ils dégageaient, mais de l'animosité. Quelque chose de vitale, de désinvolte, de frivole, de bestial. Pas de l'amour. Pas d'émotions. Juste le corps. Juste leurs sens. Son odeur de cigarette, d'alcool, son parfum léger, ses cheveux fraichement lavés. Le goût de ses lèvres, de son sang. Son souffle chaud contre son visage, les battements de son cœur contre son torse, ses gémissements étouffés. Son corps brûlant qui frissonnait sous ses doigts, réagissant à ses caresses. Ses yeux plongés dans les siens. Il n'y avait que ça de vrai. Que ça entre eux. Leurs sens, complètement déboussolés et émerveillés. C'était comme s'ils se redécouvraient à chaque fois. Comme s'il la voyait, la touchait pour la première fois. Parfois, avec elle, il prenait son temps. Il voulait connaitre chaque partie de son corps, chaque petites choses qui faisaient d'elle Silk Preston. Il savait que pour elle, c'était la même chose. Des fois même, ils embrassaient leurs cicatrices, croyant que cela pourrait les guérir ou les faire disparaitre. Des fois, ils se prenaient à rêver et espérer, les mains liées. Des fois, il voulait aller vite, juste parce qu'il en avait envie, juste parce que son corps s'échauffait trop vite. Juste parce qu'elle l'excitait de trop, parce qu'elle savait y faire. Elle savait y faire, tout contre lui, à lui murmurer ces choses dégueulasses, ces choses qu'ils avaient fait ou feraient, ces choses qu'elles avaient fait avec d'autres, ces choses qu'ils avaient fait avec d'autres. Ils savaient y faire. Et il s'en foutait royalement des conneries qu'elle pouvait lui sortir. Il était bien foutu, il le savait. Elle aussi était bien foutue. Mais ils avaient besoin de bien plus que de ce corps qui brûlait de désir. Ils avaient besoin de tellement plus... Et chaque caresse, chaque baiser, chaque coup donné, chaque fois qu'ils faisaient l'amour était comme une promesse. Une promesse de ne jamais s'abandonner. Une promesse de ne jamais s'oublier. Sans que ce soit de l'amour, parce que l'amour, ça fait mal, bien trop mal. Surtout quand on s'en rend compte. L'amour ça vous détruit, lentement mais sûrement. L'amour brûle tout comme il glace. L'amour fatigue et se fane. Et on finit par vouloir faire son deuil de cet amour mais on y arrive pas. On arrive jamais. Ils ne voulaient pas aimer car ça faisait trop mal. Ils avaient déjà tellement souffert de l'amour... Il venait de pleurer sa sœur, parce qu'il s'était rendu compte qu'au fond, il l'aimait. Et il n'en voulait pas. Ils ne leurs restaient que leurs sens pour oublier les émotions. Juste ça. Alors, qu'elle se taise. Qu'elle se taise et qu'ils en finissent.

    Et toujours ce goût, ce putain de goût qui glissait sur ses papilles, se fondait dans sa bouche et ruisselait dans sa gorge. Toujours ce putain de goût. Et ses lèvres... Il aurait pu passer des heures, des heures entières à l'embrasser, de différentes manières. D'abord hésitant, puis entreprenant, tantôt du bout des lèvres, tantôt laissant sa langue se coller contre la sienne, parfois avec violence et d'autres avec tendresse. Les yeux fermés, n'écoutant que leur cœur battant à l'unisson. Ce qu'elle pouvait le rendre romantique. Après l'acte, ils se mettaient souvent à rire tant ils étaient ridicules à jouir de cette dépendance. Et souvent, il riait pour lui faire plaisir car des fois, il ne voulait pas. Il voulait juste recommencer à jouer. Avec elle. C'était leur jeu, leurs règles qu'ils avaient instauré. Et il l'aimait ce jeu de gamins. Il aimait ça parce qu'il pouvait recouvrer son innocence et faire semblait d'être un enfant. Surtout lorsqu'elle lui caressait les cheveux lorsqu'il était allongé tout contre elle, la tête posée sur son sein. Et c'était tout ce dont il avait besoin. Mais il ne savait plus, il ne savait pas. Il oubliait à chaque fois et voulait recommencer une nouvelle fois. Il voulait la garder tout contre lui et ne jamais se décoller, garder les yeux fermés pour ne rien voir autour de lui. Elle passa ses doigts froids sous sa chemise déjà bien déboutonnée, ses doigts glacés dans la nuit, des doigts de petite sorcière qui savait y faire.

    Adonis déglutit. A présent, il se retrouvait dans un autre monde. Ce monde qu'ils avaient battit et forgé pour eux. Ce petit cocon dans lequel ils se cachaient tous les deux pour ne pas voir les autres. Il était prêt tout pour qu'elle rentre dans ce petit cocon avec lui, pour qu'elle aussi ne voit plus rien autour d'elle. Plus rien sauf lui. Sa veste tomba lourdement au sol, faisant bruisser le tissu. Ce même tissu qu'elle avait dû passer dans sa jeunesse à coudre et recoudre des dizaines, des centaines, des milliers de fois. Ses mains moites et pourtant si froides contre les siennes. Et ces fringues qui les empêchaient de se mêler l'un à l'autre... La folie le guettait, la rage aussi, sa frustration grandissant, ce besoin, cette envie de n'être qu'un... La boucle de sa ceinture sauta, sa fermeture éclair se baissa, et ses doigts... Ses doigts contre les siens... Ce baiser forcé. Ce baiser qui lui faisait tant de mal et tellement de bien. Coincé contre le mur, il grimaça, répondant avec frustration à son baiser. Sa main contre celle de Silk, cette même main qu'il glissa à l'intérieur de son jean, sous ses sous-vêtements, tout contre sa peau. Elle était la seule à pouvoir rompre le baiser, elle était la seule à devoir décider. Elle interrompit le baiser. Il avait envie de lui dire tout un tas de choses, tout un tas de conneries lui aussi, mais il ne voulait pas, non, il ne voulait pas qu'elle arrête. Il n'y avait que ce fin filet de bave qui les retenait. Il passa sa langue dessus pour le rompre et lui murmura dans un souffle :

    " - Je m'en bas les couilles. Je m'en bas les couilles des autres et de faire ça dehors. ".

    Il passa sa langue sur les lèvres de la jeune femme avant d'ajouter :

    " - C'est trop tard... Tu m'as cherché et j'en peux plus... T'avais pas qu'à faire tout ça... C'est de ta faute... De TA... Faute. ".

    Sa main libre vint se glisser dans les cheveux de Silk. Ce qu'ils étaient doux... Il les agrippa fortement pour la rapprocher de lui, pour l'embrasser avec fougue. C'était à son tour de lui déboutonner son jean, le faisant glisser lentement le long de ses jambes fines. Il n'en pouvait plus. Il n'arrivait plus à se retenir. Jouer les amoureux transit lui casser les couilles. Il voulait redevenir le bourreau, celui que l'on craignait, celui que l'on suppliait, celui qui ne voulait qu'un peu de plaisir. Il l'attrapait tellement fort. Il la voulait tellement fort. Ses mains firent glisser les sous-vêtements de Silk, qui s'abattirent sur le jean. Ses doigts remontaient doucement sur ses cuisses. Il pouvait sentir son artère tambourinait contre sa peau tant le sang affluait. Ses doigts qui remontaient, doucement, la caressant, la pénétrant. Ses lèvres vint se recoller contre les siennes. Il voulait tout d'elle. Tout. Il enfouit sa tête contre son cou, lui murmurant d'une voix éteinte :

    " - Ne pars pas... Pas sans... Pas sans... ".


    Le Pacificateur déglutit. C'était horrible. Horrible ce qu'elle pouvait lui faire ressentir. Et ce sentiment qu'il oublierait lorsqu'elle partirait. Putain, ce qu'il donnerait pour ne jamais oublier. Leur corps à moitié nus l'un contre l'autre, oh que oui il la voulait plus que tout. Ses lèvres déposèrent des dizaines de petits baisers contre son cou, ses épaules, ses clavicules. Ses doigts toujours encrés contre ses cuisses, remontant, la caressant. Mais c'était trop. Tellement trop. Son cœur battait trop fort. Il avait encore envie de pleurer. Il lui mordilla la peau, plissant avec force ses yeux pour ne rien lâcher.

    " - Fais-moi mal... Fais-moi mal comme tu sais si bien le faire... Fais-moi souffrir... J'ai été tellement méchant... Tellement, tellement...".


HRP : Juste quand tu es partie, j'ai été inspirée. Et j'me suis même sentie poète. Oh Mon Dieu LAUWA we're crazy ! On écrit du seske ! *ps : je supprimerais le message quand t'auras lu XD parce qu'on est coooonnes 8D*
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MessageSujet: Re: Is that a gun in your pocket or are just you happy to see me ? Adonis&Silk [Warning:Adulte]   Mar 17 Avr - 3:38

[C'est juste mauvais, je suis désolée. Je suis nulle en fait pour les descriptions. C'est plein de fautes, je suis morte, je les corrigerais demain. Bon courage pour tes exams ! ]

    Silk avait toujours eu l’impression d’avoir deux vies, celle qu’elle menait au Capitol et celle qui l’attendait ici au district 8. Elle les avait toujours vues comme deux entités distantes, n’interagissant pas entre elles, deux mondes distincts et si éloignés l’un de l’autre que les mélanger semblait incongrus. Pourtant avec Adonis, elle avait toujours l’impression que les deux parties de sa personnalité ne faisaient plus qu’une. Elle était à la fois la mondaine et la mentor, la gamine des rues du district 8 et l’invité des soirées réservées à l’élite. Deux mondes qui s’entrechoquaient dans ses esprits, incompatibles comme l’eau et l’huile, devenaient soudainement solubles, se mélangeant pour former Silk, et simplement Silk. Elle pouvait être tout ce qu’elle voulait avec lui, il n’y avait pas jugements derrières les yeux bleus du pacificateurs, juste l’acceptation de ce qu’elle était. Cela faisait beaucoup à accepter, elle ne se retenait pas, lui disant exactement ce qu’il lui passait par la tête, des bêtises et des choses plus profondes, juste ce qu’elle pensait à ce moment-là. C’était étrangement satisfaisant, d’être soi-même, de ne pas jouer la comédie, d’être complète, entière et non plus quelque chose de brisé, une poterie avec un morceau manquant dont elle était incapable de remettre la main dessus. C’était une sensation étrange. Peut-être était-ce la clé du lien qui semblait la retenir à Adonis.

    Elle ferma les yeux et se laissa attirer vers lui. La main dans ses cheveux lui arracha un léger grognement, bien vite étouffé par les lèvres du pacificateur pressantes et insistantes contre les siennes. Il commençait à déboutonner son jean et Silk soupira contre sa bouche entrouverte au contact de l’air froid contre ses cuisses nues. Elle laissa son jean glisser sur le sol dans un mouvement rapide, utilisant ses mains libres pour caresser la chute de rein d’Adonis, sentant les muscles contractés sous la peau fine et légèrement humide. Elle tremblait, le froid et l’excitation qui grandissait en elle provoquant de délicieux frissons le long de sa colonne vertébrale. Elle posa sa tête dans le creux du cou du pacificateur, respirant son propre souffle contre sa peau. Sa respiration saccadée s’accéléra encore quand il fit glisser du geste agile de ceux qui en ont l’habitude, ses sous vêtements sur le sol en béton brut de la gare. Ses mains contre ses cuisses allaient surement laisser des marques violacées contre sa peau. Ses doigts s’enfonçant dans la chair fragile lui arrachèrent un nouveau soupir. Les bleus étaient une chose à laquelle elle était habituée, les bleus n’étaient pas graves avec Adonis, elle était presque heureuse de les avoir, les toucher d’un air absent le lendemain, comme pour se rappeler un bon moment. Elle captura ses lèvres une nouvelle fois.

    Le train était parti depuis longtemps, les quais déserts résonnant seulement de leurs soupirs. Sous la lumière artificielle, il paraissait plus jeune qu’il ne l’était vraiment. Quelques cheveux collaient sur son front brûlant, ses pupilles dilatées à l’extrême bordées d’une simple couronne d’un bleu profond. Elle l’embrassa à nouveau, doucement presque tendrement. Comment une personne comme Adonis pouvait-elle dégager une telle innocence ? Elle avait tout vu d’Adonis, le meilleur comme le pire. Elle avait vu ses ongles tachés de sangs, son regard froid et son sourire carnassier. Elle avait également vu l’autre sourire, plus rare, presque enfantin lorsqu’il arrivait d’être vraiment heureux, elle avait sécher ses pleurs contre son cou et ses écouté les mots qu’il avait parfois besoin de dire, lui avait dit aussi ce qu’il avait besoin d’entendre.

    « Ça va aller, je suis là, je ne vais nulle part. »

    Elle se recula légèrement, et fit tomber sa veste sur le sol, puis elle fit passer son T-shirt au-dessus de sa tête. Elle ne portait pas de jolie lingerie, juste un vieux soutien-gorge noir qui trainait dans ses tiroirs depuis des lustres. D’une main presque maternelle, elle caressa les cheveux ébène d’Adonis, et attira doucement contre sa poitrine.

    Elle le laissa explorer son cou, continuant de lui caresser les cheveux, puis la nuque où une mèche de cheveux commençait à friser légèrement à cause de la fine pellicule de transpiration qui recouvrait le corps d’Adonis. Elle sourit légèrement à ce détail.
    Elle avait l’impression de ressentir plus de choses que son corps ne pouvait le supporter. Les lèvres d’Adonis contre sa peau laissaient des traînées électriques sur leurs passages et elle laissa légèrement tomber sa tête en arrière, fermant les yeux savourant à l’aveuglette le contact grisant. Ses sens étaient en éveils, avides de la stimulation. Derrière ses paupières closes, des centaines d’étoiles lumineuses dansaient contre sa rétine, les soupirs étranglés d’Adonis rejoignant les siens dans un concert presque silencieux.

    Elle ouvrit les yeux et essaya de capter le regard de l'homme en face d'elle. Sans le quitter du regard elle ouvrit maladroitement avec ses doigts tremblants les derniers boutons de sa chemise avant de la faire glisser le long de ses épaules. Elle connaissait son corps par cœur, chaque cicatrice, l’histoire d’Adonis gravé dans sa chair et se pencha pour embrasser une petite ligne claire sur son torse, juste au-dessus de son cœur. Il lui avait certainement raconté son histoire, mais son cerveau avait du mal à cet instant à procéder à une action aussi simple que se souvenir. Elle était perdue, dans les limbes d’un désir brumeux, son corps réagissait par habitude, un ballet connu et rythmé, sans fautes. D’une voix étranglée, elle répondit à sa demande.

    « Tu sais ce qu’on fait aux vilains garçons… on les punit. Enlève ton jean Nightprings, juste ton jean. »

    Elle donna une légère claque sur la fesse droite d’Adonis avant de l’attirer une nouvelle fois vers elle. Pivotant doucement, elle se retrouva le dos contre le mur, sa peau nue râpant légèrement contre la peinture écaillée. Ses ongles s’enfoncèrent la chair tendre des omoplates d’Adonis, laissant des marques rougeâtres en forme de demi-lunes qui laisseraient surement la place à de petits hématomes. Elle les enfonças plus fort. Elle cambra son corps contre le sien et, plaçant une main contre le bas de son dos, l’attira contre elle, encore plus près, toujours plus près comme pour se noyer dans sa chaleur et ne jamais en sortir.

    « Tu sais j’ai passé une longue journée, tu va devoir me porter. Tu crois que tu seras assez fort Nightsprings ? »

    Elle pouvait presque sentir ses jambes tremblantes se dérober, elle s'accrocha encore un peu plus.





And I let the others pray
Oh darlin, darlin, what have I done? Well I've been away from you too long and all my days have turned to darkness and I believe my heart has turned to stone.  Now I don't say anything at all, well God don't listen to the noise. Now I'm left here all alone.  Now I do my talking with a gun and blood will spill into the gutters and it will stain the morning sun. I've been a stray from you too long and all my days have turned to darkness.

Hell is leaving the light on.

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MessageSujet: Re: Is that a gun in your pocket or are just you happy to see me ? Adonis&Silk [Warning:Adulte]   

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Is that a gun in your pocket or are just you happy to see me ? Adonis&Silk [Warning:Adulte]

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