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 Chambre 212 - 22 h (Snake)

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MessageSujet: Chambre 212 - 22 h (Snake)   Dim 18 Mar - 1:15

Trois jours que j’étais sur cette foutue mission…. Trois jours et trois nuits..Le seul avantage à la protection du gamin était sans nul doute le confort qu’offrait la capitale aux pacificateurs. Les lits étaient plus confortables, les repas plus copieux. Même si j’habitais dans le 1 depuis ma naissance, rien n’égalait l’abondance du capitole. Trois collègues avaient pris notre relève à la fin du troisième jour, nous avions donc un jour de repos. J’allais rentrer chez moi lorsque Snake m’a contacté. Il était de passage et a proposé qu’on se voit à son hôtel. J’avoue que ça me tentait bien.
Ce qui est bien avec Snake, c’est qu’on réfléchit pas. C’est pas comme si on se prenait la tête ou qu’on tournait autour du pot. On s’appelle, on se voit, on couche et on repart. Pas d’attaches, pas de superflu des restos et des promenades, et encore moins celui des longues déclarations. C’est tout ce dont j’ai besoin pour le moment.
Je me souviens quand on était gamines avec Magenta, on parlait de nos mariages et tout le tralala. Elle me décrivait sa robe et ses bijoux et je dressais la liste des invités, elle évoquait le repas et j’étais son témoin. On avait tout planifié, le nom de nos amours, le jour de nos mariages, les prénoms de nos enfants...C’est drôle comme la réalité est loin de nos rêves d’enfants. Depuis sa mort, je ne ressens plus rien.

Je l’ai rejoint à 22 h. J’étais encore en tenue réglementaire, puisque je n’avais pas prévu de rester, mais je ne l’ai pas gardé longtemps. On s’est déshabillé en silence et on a fait ce que l’on fait de mieux ensemble. Nous ne parlons jamais mais nos corps vibrent à l’unisson.
Quand on a eu fini, je me suis levée en direction de l’immense baie vitrée. Je n’avais pas remarqué que sa chambre était si grande. Alors que les lumières scintillaient dans mon champ de vision, je nous servis deux verres d’un liquide ambré. C’était sans doute du whisky… En réalité je m’en foutais, « peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ! ». Je repris la direction du lit et lui tendis un de deux verres.
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MessageSujet: Re: Chambre 212 - 22 h (Snake)   Dim 18 Mar - 8:10

Tu avais rejoint Indigo à vingt-deux heures.
Tu l'avais contacté en espérant qu'elle soit également au Capitole, pendant que tu y étais. Ta soeur avait eu quelques tests supplémentaires à passer et était donc à l'hôpital pour la nuit, ce qui te laissait un temps de libre. Un temps pendant lequel tu ne ferais que te ronger les sangs, si tu ne te changeais pas les idées, si tu ne prenais pas du temps pour faire quelque chose d'autre que rester seul avec toi-même. La jeune femme t'avait confirmé sa présence au Capitole et t'avait donné rendez-vous à ta chambre, dans la soirée. Peu importe l'heure, peu importe le moment, tu avais besoin de la voir.
Tu avais pensé à elle, cet après-midi, quand tu avais vu Weiser. Et oui, même si tu ne voulais pas l'avouer, ça te faisait du bien de la voir. De te reposer à son corps, de ne pas avoir à parler, juste à profiter.

Tu la regardes se lever, splendide dans sa nudité, s'approcher de la baie vitrée. Tu peux voir les lueurs de la ville se refléter sur son corps, jouer dans l'ambre du whisky qu'elle vous verse. Elle est arrivée dans ses habits blancs de Pacificateur et tu avais pris plaisir à lui retirer son uniforme. Maintenant, tu es pensif. Tes yeux pâles la détaillent et lorsqu'elle s'approche de toi, tu te redresses pour prendre le verre. Une gorgée, la brûlure de l'alcool dans ta bouche et ta gorge, puis tu reposes le verre sur la table de chevet à côté du lit. Tu prends celui d'Indigo de ses mains et le poses aux côtés du tien, puis la prends elle par la taille pour la ramener au lit. Elle est mince, fluette, petite, tes mains aux paumes écorchées pourraient faire le tour de sa taille, tu peux facilement la coucher sur les draps défaits, sous toi, sans violence. Juste pour embrasser son cou, ses clavicules délicates, effleurer ses lèvres des tiennes, puis te coucher à côté d'elle, la tête sur ton bras. Tu lui redonnes son verre de whisky, mais laisses le tien sur la table de chevet. Tu as envie de fumer. Tu as arrêté depuis longtemps, mais tu en as envie tout de même. Tu ne souris pas, tu ne souris que peu en général, tes yeux le font pour toi, un peu. Tu laisses tes doigts courir sur elle, faire naître de légers frissons sur son ventre pâle, la pulpe abîmée de tes doigts crissant presque sur sa peau tendre. Un murmure interrogateur passe tes lèvres, tandis que tes yeux remontent jusqu'à son visage :

« Pourquoi t'es devenue Pacificatrice ? »

C'est la première fois que tu tentes d'initier une discussion avec elle. Habituellement, vous vous commettez en silence, sans mot, sans émotions, puis vous repartez. Là, tu as besoin de savoir. Weiser, qui a été écorché par les Jeux, mais est tout de même entré au service du Capitole. Mason, élevé dans la logique extrémiste de son district. Et elle ? C'est une curiosité simple que tu éprouves face à son enrôlement chez les Pacificateur, sa motivation à revêtir à chaque jour cet uniforme immaculé. Et en fait, peut-être cherches-tu à savoir pourquoi tu te tiens aux côtés de ces personnes qui existent pour maintenir l'ordre et y semer le trouble à la fois. Ta main se pose finalement sur son ventre, lourde, et tu attends une réponse qui ne viendra peut-être pas.
Le silence sera peut-être ta seule réponse.
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MessageSujet: Re: Chambre 212 - 22 h (Snake)   Dim 18 Mar - 13:26

Je me laissai faire. Il m’allongea et m’embrassa. Son contact m’adoucissait et m’apaisait. Tandis que sa main se baladait sur mon ventre, j’avalai les dernières gorgées d’alcool qu’il me restait. Ses doigts étaient rugueux mais son toucher délicat. Je sentais son regard sur moi lorsqu’il posa sa question.
Mon regard ne trahit pas ma surprise et il resta planté en direction des lumières de la ville. Il sentait sûrement que mon corps se raidissait. Une lueur intense remplaça rapidement la surprise et commença à teinter mes yeux d’acier. Je déposai mon verre au sol, tentant de masquer mon léger malaise. Je ne parlai jamais de mon métier et encore moins des raisons de mon choix. D’ailleurs si je l’avais fait je serai sans doute morte et jetée dans une fosse sans aucun égard pour ma petite personne. En réalité je parlai peu aux autres, je ne me laissais pas approcher. Je suis un roc, un bon petit soldat, discret, qui exécute les ordres et qui attend, dans l’ombre, qu’un mouvement anti-Snow se révèle. Personne ne me connaît et je ne veux connaître personne jusqu’à ce que ma tâche finale soit accomplie.

Sa question tournait en boucle dans ma tête : « Pourquoi t'es devenue Pacificatrice ? ». Ce n’était certainement pas par conviction, et encore moins par souci de faire régner l’ordre et la discipline. Mais ce n’était sûrement pas la réponse que je lui donnerais !
Pendant que le silence faisait écho à son interrogation, j’entrelaçai mes doigts aux siens et caressai du bout du pouce son tatouage à l’intérieur de son poignet. Je me tournai vers lui et plantai mes yeux dans les siens avant de lui répondre d’un ton que je voulais le plus neutre possible :

- Qu’est-ce que ça représente pour toi ?

Non ce n’était pas une réponse. Mais ça voulait dire que s’il posait des questions, il faudrait qu’il réponde aux miennes en retour. Il me semblait que c’était un bon compromis…

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MessageSujet: Re: Chambre 212 - 22 h (Snake)   Dim 18 Mar - 14:15

Tu la sens se raidir. Ta question ne lui a pas plu. Le contraire t'aurait étonné. Indigo n'est pas du genre bavarde, tu la rejoins bien sur ce point, et ce n'est sûrement pas une question qu'elle se fait poser à tous les jours. Tu n'insistes pas, tu la laisses reposer son verre au sol. Au moins, elle ne se lève pas. Elle te laisse simplement dans le silence et le peu de respect que tu as conversé, au fil des ans, tu l'as envers ce silence.
Tu serres ses doigts entre les tiens. Tu es toujours fasciné par sa constitution. Si mince, et pourtant capable d'en imposer autant que ses camarades plus solides, plus grands, au visage ombré de barbe et de haine. Elle a des doigts minces, délicats. Son pouce caresse légèrement le tatouage à l'intérieur de ton poignet, le serpent qui tord ses anneaux depuis vingt-deux ans, souvenir cruel de ton expérience passée. Elle se tourne vers toi et te regarde dans les yeux, te posant une question qui te fait te raidir toi-même. Tu n'aimes pas répondre aux questions. Surtout pas quand elles touchent cette partie de ta vie. Pourtant, tu comprends que si tu veux obtenir un quelconque mot de sa bouche, tu vas devoir te prêter au jeu. Même avec mauvaise foi.
Tu réfléchis quelques secondes à ce que tu peux lui répondre. La signification de ce tatouage. Tu as plein de choses à dire, mais peu atteindront ses oreilles. Ses doigts sont toujours entrelacés aux tiens, tu les caresses distraitement. Ta voix est rauque lorsque tu réponds :

« Ma mort. Tout le monde meurt dans l'arène. Surtout les champions. Une partie de nous... meurt, tout simplement. Je suis en deuxième vie. Et ça... c'est pour me le rappeler. »

Tu vis sur du temps supplémentaire, du temps volé à ceux que tu as tué, qui sont morts à ta place. Tu t'es rit de la mort, mais cette vie galvaudée ne vaut sans doute pas mieux. Tu n'y as rien gagné, en fait. Tu détaches ta main de celle d'Indigo et rapproches son corps du tien, passant ta main dans son dos. Tu as besoin de sa chaleur, subitement. Ton visage est près du sien, tu effleures ses lèvres d'une langue taquine, avant de l'embrasser. Elle goûte l'alcool. Tu voudrais lui poser une nouvelle fois ta question, mais tes yeux parlent pour toi : tu as répondu, c'est à son tour. Sinon, tu vas poser une deuxième question et peut-être qu'elle ne l'aimera pas non plus.
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MessageSujet: Re: Chambre 212 - 22 h (Snake)   Dim 18 Mar - 17:21

(Phoenix est le vainqueur des HG dans lequel ont péri Magenta la petite sœur d’Indigo et Thom, son meilleur ami. Il a tué Magenta)



Ma question avait été directe et à la raideur de son corps, je sentais qu’il n’aimait pas plus les questions que moi. Néanmoins, il y répondit :

Ma mort. Tout le monde meurt dans l'arène. Surtout les champions. Une partie de nous... meurt, tout simplement. Je suis en deuxième vie. Et ça... c'est pour me le rappeler. »

Sa réponse s’immisça en moi comme du poison. Il avait tort, tout le monde ne meurt pas dans l’arène. Ma sœur est morte, mon meilleur ami aussi, mais pas ce foutu Phoenix. Ses paroles faisaient douloureusement écho à mon expérience des jeux et je fus soudain prise d’une rage sourde contre Snake. Elle ne lui était pas directement adressée, mais c’était un survivant et il avait volé des vies pour sauver la sienne…
Malgré tout, la suite de sa phrase me toucha en plein cœur. Une partie de lui s’était éteinte, comme j’étais morte avec Mag. Il ne ressemblait pas aux tributs de carrière des Districts 1 et 2, qui assassinent pour la gloire et la victoire, il était tout autant victime que l’avait été ma sœur, fauchée dans sa quatorzième année. Tandis que je scrutais son regard clair, à la recherche de ses souvenirs refoulés, il m’attira vers lui. Mon instinct me dicta de me laisser faire. Il ne pouvait pas être foncièrement mauvais. Je l’enlaçai à mon tour, mes doigts effleurant les cicatrices le long de son dos. Qu’avait-il vécu dans cette arène ?
Si j’éprouvais de la haine envers Phoenix, c’était une profonde compassion que j’avais pour Snake. Et bien plus que de la compassion, un fort désir physique. Je lui rendis son baiser avec l’ardeur qu’il y avait mis et je soutins son regard. C’était à moi de répondre.

- Ce n’est pas quelque chose que j’avais prévu, mais parfois, certains éventements te poussent dans une direction que tu n’avais pas envisagée. Être pacificatrice n’est pas vraiment un but en soi, vois cela comme un moyen….

Sans songer à lui mentir, je restai vague. Peut-être se contenterait-il de cette explication, peut-être aurait-il envie de creuser davantage, peut-être s’engagerait-il sur une autre voie…
A moins que je ne relance ... Je penchai ma tête dans son cou pour y laisser mourir d'autres baisers et je murmurai à son oreille :

- As-tu déjà songé à en finir ?


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MessageSujet: Re: Chambre 212 - 22 h (Snake)   Lun 19 Mar - 5:33

Un moyen. Tu tressailles. Un moyen. Tu aimerais être télépathe et pouvoir savoir ce que la blonde sous-entend réellement par ces mots. Tu veux bien croire que la vie ne lui avait pas prévu un tel chemin, les enfants des dictateurs ont-ils un avenir nécessairement pétri de ce qu'ils ont vécu ?, mais un moyen... Ton esprit analytique te laisse penser que peut-être a-t-elle des plans en lien avec son travail. Des comptes à régler, assez sérieux pour que seuls l'uniforme et les armes puissent les résoudre. Une question à garder, peut-être, lorsqu'elle sera mieux formulée.
Ses doigts suivent le chemin des cicatrices de ton dos, toutes celles que tu as tenu à conserver. Plusieurs se font soigner par le Capitole, suite aux Jeux. Tradition que de se faire remettre les dents perdues en place, effacer les traces des douleurs : le corps en parfait état et l'esprit en miettes. Tu as insisté, toi, tu as rué, tu as hurlé, tu as frappé ceux qui te retenaient, tu as voulu garder ces marques qui déchirent ton dos, tes épaules, tes bras. Tu avais besoin de ton corps pour exprimer l'état de ton esprit perturbé. Blessé. Marqué à vie. Tu frissonnes légèrement, tu grognes en la sentant embrasser ton cou. Tu es différent, avec elle, plus réactif, plus sensible.

Une autre question. À toi de répondre.
Tu ne réponds pas immédiatement. Tu te relèves un peu pour prendre une gorgée de whisky, la savourer quelques instants. Tu as déjà lu, dans un magazine publié par le Capitole, que l'alcool préféré du Chef des Pacificateurs était le whisky. Ça t'avait fait sourire, d'imaginer cet homme qui se plaisait à terroriser la population en train de boire un verre de whisky comme tout un chacun. En train de prendre un plaisir humain. Tu reviens à Indigo, étendue lascivement dans le lit, ses grands yeux clairs posés sur toi. Tu t'installes au-dessus d'elle pour l'embrasser dans le cou, puis descendre sur sa poitrine sans répondre encore. Ta barbe râpe sa peau, lui donne de légères teintes rouges. Tu mordilles doucement son sein gauche, laisse descendre ta langue sur son ventre, tes mains aussi. Tellement délicate. Et jeune. Tu en connais certains qui riraient bien, de savoir que tu te commets avec une femme de quatorze années ta cadette. Ou même avec une Pacificatrice. Tu réponds, un murmure toujours, comme si parler trop fort gâcherait l'instant, déposant un baiser sur l'os saillant de sa hanche :

« À tous les jours. »

Tu descends tes lèvres jusqu'à ses cuisses, mordillant leur intérieur tendre, avant de revenir placer ton visage au niveau de celui de la blonde. Sa chevelure est étalée autour de son visage dur, comme une auréole.

« Mourir parce qu'on vit sur du temps volé. Ou vivre pour quelqu'un qui va mourir. Qu'est-ce qui est le mieux, je ne sais pas. »

Tu t'es fait distant, subitement. Ton esprit s'est vaguement tourné vers ta soeur, dont tu sais la santé déclinante d'année en année. Tu ne sais pas combien il lui en reste. Tu crains que lorsqu'elle s'éteindra, tu chercheras aussi à la suivre, puisque c'est pour elle que tu es revenu et que c'est encore pour elle que tu travailles, que tu veilles, que tu vis. Tu ne poses pas de question supplémentaire à la blonde, tu n'en as pas envie. Aucune ne vient distinctement à ton esprit, de toute façon, donc tu préfères te taire que parler pour ne rien dire. Tu restes simplement au-dessus d'elle, tes bras de chaque côté de ses épaules, tes yeux dans les siens.
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MessageSujet: Re: Chambre 212 - 22 h (Snake)   Lun 19 Mar - 19:34

Il mit un long moment à me répondre, préférant sans doute taire mes questionnements par une vague de sensualité. Sa bouche et ses mains expertes, vadrouillant sur mon corps nu m’arrachèrent des frémissements, mais je n’oubliais pas que j’attendais sa réponse. Elle arriva, entre un baiser et une morsure. Si je le connaissais mieux, je dirais qu’il esquive..
Alors qu’il remontait au niveau de mon visage, il continua sa réponse, qui resta aussi vague que les miennes, mais je compris qu’il parlait de sa sœur. Je n’en savais pas beaucoup à son sujet, mais certaines rumeurs concernant sa santé circulaient depuis un certain temps. Son visage, sombre, se ferma. Etais-je allé trop loin ? N’aurais-je pas dû me contenter
de ce que nous avions ?
En silence je détaillai les traits de son visage, ils étaient fins, marqués par la force de l’âge, et tandis que je sondais ses yeux clairs, intenses et doux, je glissai mes mains derrière sa tête pour l’approcher de la mienne. D’un geste tendre, j’emprisonnai ses lèvres et mes mains glissèrent le long de son dos. Ah ces cicatrices !! Mes lèvres brûlaient d’envie de riposter... Je les parcourrai du bout des doigts, d’une extrémité à l’autre, convergeant mon regard dans leur direction. Son dos, son épaule, écorchés, comme son âme.

- Tu aurais pu les faire enlever… tu le sais … Dis-je avec mon tact habituel, c’est à dire celui de Lewis, Weiser et Farnswell réunis !

Mes doigts continuèrent leur course sur le haut de son torse tandis que je continuais mon discours :

- Elles te rappellent que tu es toujours en vie..

Mon regard se planta de nouveau dans le sien. Je ne savais pas ce qui me poussait à continuer ma tirade, la nudité de nos corps poussait-elle à la mise à nue de nos âmes ? Je levai mon bras gauche, exhibant plusieurs marques, plus ou moins récentes. Les plus à vif, je me les étais infligée il y a trois jours. L’aisselle était l’endroit le moins visible pour ce genre de chose. Et si mes supérieurs l'avaient découvert, ils m'auraient interné pour instabilité émotionnelle. Mais la vérité, c'est que c'était le seul moment où je me sentais en vie.
Légèrement mal à l'aise ou honteuse de ma révélation, j'abaissai mon bras et le fourrai dans les draps de soie blancs
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MessageSujet: Re: Chambre 212 - 22 h (Snake)   Sam 24 Mar - 6:01

Un baiser, profond. Vos contacts ne sont pas toujours aussi tendres. Plus brutaux, parfois, sans âme, presque, et pour une fois, vous avez osé parler. La magie. Avoir su... non. Rien. S'attacher, tu ne dois pas le faire, tu le fais toujours trop malgré grand. Un idiot, c'est bien ce que tu es, et tu le réalises tandis que tu approfondis le baiser qu'Indigo te donne. Un jour, tu le paieras, tu le sais bien. En espérant seulement que ce moment n'arrive pas trop vite. Les mots de la blonde t'arrachent un sourcil sceptique haussé, avant que tu ne reprennes une expression neutre. Tu sais que tu aurais pu les faire enlever. Tu ne réponds donc pas à cela. Tu préfères t'abandonner à ses doigts qui parcourent tes cicatrices comme mille chemins sur ton corps. Certaines sont plus larges, plus profondes, d'autres plus légères. Par contre, tu réagis quand elle lève son bras gauche et te révèle des marques, encore rouges. D'autres blanchâtres, effacées par le temps. Elle se mutile.

Cette fois, tes yeux se font furieux. Ça, même toi tu ne le fais pas. Tu détruis ton système aux amphétamines, à l'alcool, à la drogue, à la cigarette jadis, tu dors trop peu, tu vivotes à ta manière, mais jamais tu ne fais couler ton sang. Tu en as trop vu. Et pourtant, ce qu'elle a dit te reste en tête. Se sentir en vie. Tu calmes tes sentiments, ta rage, même si ton regard reste peu engageant. Tu glisses ta main sous les draps et reprends son poignet, le remettant au-dessus de sa tête. Avec le deuxième, pourquoi pas. Comme si tu la menottais de tes larges mains, pour mieux voir les cicatrices, les détailler en silence. Bénignes, presque banales. Tes doigts serrent ses poignets, y impriment les marques rouges de tes larges doigts. Tu siffles :

« Pourquoi tu es morte ? »

Étrange comme cette discussion surnaturelle te donne envie d'elle.
Et comme tu ne dois pas y penser. Ça risquerait de te distraire. Tu l'es déjà bien assez.
Tu lâches ses poignets et retombes à côté d'elle, lourd, à sa gauche, une main sur son sein droit. Tu laisses tes doigts y dessiner des cercles concentriques, aimerais y faire courir ta langue, et attrapes finalement Indigo par la taille et la fait rouler sur toi. C'est ce que tu aimes de sa taille fine, de sa petitesse. Facile à bouger, malgré ses muscles de chat, tout en longueur, malgré sa force, elle reste légère. Une petite vingtaine de centimètres de plus qu'elle, un peu d'âge et un peu d'entraînement et voilà... Le poids de son corps sur toi te rassure. Son visage est près du tien. Elle peut sentir que tu as encore envie d'elle. Tu ne dis pourtant rien. Tu attends encore.
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MessageSujet: Re: Chambre 212 - 22 h (Snake)   Dim 8 Avr - 20:11

(hj: désolée pour le retard)

    A son regard, je devine sa colère. Oui, je m'inflige de profondes coupures à l'image de ma profonde tristesse, enfouie. Quand je sens le liquide chaud me brûler la peau, qu'il colore mon épiderme, je me sens en vie. Les larmes écarlates remplacent celles qui refusent de franchir mes paupières. Il me saisit le poignet et l'élève au dessus de ma tête, contemple-t-il à nouveau mes blessures ? Y voit-il de la faiblesse ? J'ai honte subitement. Il me serre, ça me fait presque aussi mal que son interrogation. Finalement, il se dérobe, glissant sur le côté, et m'attire sur lui. Mes jambes pliées l'entourent et mes mains se posent sur le matelas autour de son visage. Ma poitrine frôle son torse, à mesure que mes cheveux caressent son visage. Ils balaient sa peau tandis que ma bouche parsème son torse de baiser. Entre deux, je réponds, en y entremêlant des baisers :

    - Ce n'est pas tant .. un baiser .. pourquoi je suis morte... un baiser.. mais... un baiser .. pourquoi je reste en vie .. un baiser ..

    Je descends dans ses reins, y mords doucement la chair. Son envie me rassure et m'apaise. Elle m'invite aussi .Aucune question ne me vient plus à présent, mon esprit est trop embrumé par le désir de m'unir à lui. Je remonte à hauteur de son visage, j'entrelace mes doigts aux siens et les remontent au dessus de sa tête. Mon souffle saccadé, ma bouche entrouverte, ma langue taquine ses lèvres. On ne se posera plus de questions ce soir. Trop de choses ont été dites... Trop de choses sont sues..

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MessageSujet: Re: Chambre 212 - 22 h (Snake)   

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