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 ANSLEY&ARYA → a little more homework

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MessageSujet: ANSLEY&ARYA → a little more homework   Sam 25 Fév - 2:21



Mes jours avaient été moins routiniers et ennuyeux que d'habitude. Pourquoi ? Car la même personne rentrait dans mon champ de vision à chaque fois, et s'infiltrait dans mon esprit. J'entendais sa voix plus que celle des autres et il me semblait croiser son regard beaucoup plus qu'avant. Pourtant, je lui avais bien fait comprendre que je ne voulais pas de sa pitié, de sa .. protection. Mais j'avais comme cette conviction paranoïaque qu'il veillait sur moi. Ce n'était pas quelque chose qui m'inquiétait tant que ça : il n'était pas derrière moi lorsque je me retournais en rentrant chez moi et je ne trouvais pas des mots inquiétants dans mon casier. C'était juste un sentiment qui ne voulait pas quitter mon esprit et qui m'embêtait assez. J'avais retourné le problème tant de fois dans ma tête que je ne savais plus vraiment que faire. Lui parler, ou pas ? Je voulais tellement apprendre à le connaître, peut-être devenir son amie. Mais s'il ne pensait à moi que comme une « mission » à accomplir et me lâchait dès celle-ci finie, je serais sûrement dévastée. J'avais très peur de souffrir, encore plus que je ne le faisais maintenant. Alors, je ne lui avais pas parlé durant la dernière semaine, pas un seul mot, rien. Parfois, nos regards se croisaient, en classe, dans les couloirs. Rien de très important. Mais je ne pouvais m'empêcher de sentir mon cœur m'emballer à chaque fois que je sentais qu'il me regardait. Pourquoi ? J'aimais à espérer que c'était parce que j'avais honte de mon apparence qui devait le dégoûter. Mais intérieurement, je ne croyais pas vraiment à cette phrase et espérait sincèrement qu'il trouvait un quelconque intérêt dans ma personne, même pour l'instant extérieurement. Cela faisait plusieurs années que lui m'intéressait, il fallait que je l'avoue, et j'avais pensé qu'une chance de lui parler aurait été une fenêtre ouverte sur une véritable amitié pour nous deux. Ma stupidité évidente s'était mis en travers de ce plan, comme d'habitude. Je me forçais à ne pas y penser, mais mon cerveau s'évertuait à me torturer. Finalement, j'avais pris la décision de m'asseoir le plus loin de lui possible et de ne pas emprunter les mêmes chemins dans l'école que lui. Mesures extrêmes selon vous, nécessaires selon moi. J'étais pratiquement l'extrême opposée d'un stalker, ce qui me donnait une apparence aussi folle et étrange que le premier.

Un fantastique cours d'histoire était celui à lequel j'assistais. Une élève ayant eu la bonne idée de prendre la place, juste avant moi, que je prenais systématiquement ces derniers jours, je fus obligée de prendre mon ancienne place un peu devant Ansley. Au moins, je n'avais pas l'avoir dans mon champ de vision, mais j'avais cette idée paranoïaque qui me faisait sentir son regard dans mon dos. Je prenais mes notes comme d'habitude, remarquant mon écriture moins jolie et propre que d'habitude. Je me sentais tellement idiote, de me mettre dans des états pareils pour un garçon qui ne devait même plus se souvenir de mon existence. Je pouvais avouer une chose : il avait réussi à faire tous les autres me laisser tranquille. Je n'avais pas eu un rire dans mon dos, une remarque désagréable, une surprise en ouvrant mon casier ou un coup dans les côtes. Mes bleus de la dernière fois n'étaient pas encore complètement guéris et je conservais une légère griffure sur la joue que j'avais caché avec un pansement. « Bon ! Passons au moment que vous attendez tous, la constitution des groupes pour le devoir sur la dissertation sur le Capitole. » Mon regard se releva rapidement. Des groupes ? Je n'avais aucun souvenir du professeur annonçant une pareille chose et l'angoisse me prit à la poitrine. Je n'étais pas bonne pour les travaux en groupe. Je n'étais bonne en rien qui incluait d'autres personnes. « Je suis de bonne humeur aujourd'hui. Choisissez votre partenaire. Silencieusement, et rapidement. » Bien entendu, je ne bougeais pas de ma chaise. Quand ceci se passait, je me retrouvais avec la personne qui se retrouvait aussi seule que moi, à la fin. Alors, je restais à respirer le plus calmement que je le pouvais à ma place, serrant les doigts sur mon crayon que je tapais nerveusement contre le bureau de bois. Finalement, tout le monde se trouva en duos et une lumière de joie passa dans mes yeux. Oui ! Nous étions un nombre impair et j'allai me retrouver seule. Je m'autorisai même à sourire, quand le professeur regarda derrière moi et m'annonça : « Thorne, avec Nicholson. » Mon sang se glaça. Je restais immobile, fixant au loin devant moi, attendant une quelconque consigne. « Je vous conseille de commencer dès ce soir à travailler sur votre devoir. Et chaque membre de l'équipe doit écrire 50% du dossier. N'essayez pas de refiler tout le boulot au plus sérieux. » La cloche sonna pile et le professeur commença à remballer ses affaires. Je vis toutes les nouvelles équipes commencer à parler de leur projet, d'autres simplement à se raconter des blagues stupides.

Pendant plusieurs minutes, je restais assise sans bouger. Puis, en voyant tout le monde partir, je décidais enfin à tourner la tête et jeter un regard en arrière. Ansley était toujours là. Avec un soupir, je fermai mes cahiers et rangeais tout dans mon sac. J'avais peur de me lever, peur qu'il m'adresse la parole. Non ! Il fallait que je prenne les devants. Décidée. Je me levais et me dirigeais vers le pupitre du jeune homme. « Si tu me donnes un de tes devoirs, je pense être en capacité de reproduire ton style d'écriture. Ne t'inquiète pas, nous aurons la meilleure note possible. C'est plus simple ainsi. » Je me mordis la lèvre en l'observant. Il me semblait devenir de plus en plus beau chaque jour et je me haïssais pour avoir des pensées aussi .. idiotes. « Ou si tu tiens vraiment à écrire quelque chose, je te donnerai les parties les plus faciles à rédiger rapidement chez toi tandis que je m'occuperai du plus dur. Pas besoin de passer du temps ensemble, juste rassembler toutes les feuilles au final. »


Dernière édition par M. Arya Thorne le Lun 27 Fév - 18:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ANSLEY&ARYA → a little more homework   Lun 27 Fév - 18:01

Une obsession ? Non, je ne pense pas. Juste.. Une envie de savoir si Arya était en sécurité, tout le temps, à chaque instant. Je n'avais eu de cesse de retourner ses mots dans tous les sens, ne comprenant pas vraiment pourquoi elle refusait mon aide. Me faisait-elle confiance ? Avait-elle peur de moi ? Je ne pensais pas donner cette impression-là... Alors, tout simplement, je décidai que je n'avais qu'à passer outre son refus, et assurer sa protection dans l'ombre. Le lendemain de notre première réelle rencontre, je m'assurais que Trevor et sa bande eurent bien compris la leçon, que personne ne la suivait sur le chemin de retour (et je pus donc remarquer qu'elle changea délibérément de trajet, ou du moins, c'était l'impression que j'avais). Les cours étaient de plus en plus durs à suivre, mon regard étant irrésistiblement attiré vers elle, et à chaque fois que je tentais de me concentrer, mon cerveau me rappelait le son de sa voix et je savais que j'étais perdu pour le restant de l'heure. Les jours passaient et je compris qu'Arya était à présent tranquille, mais je n'arrêtais pas pour autant d'avoir un oeil sur elle. Quelque chose m'en empêchait. Quoi, je ne le savais pas, mais ce n'était pas si désagréable, même si cela me mettait dans un état totalement inédit pour moi. J'avais tendance à retenir ma respiration si je m'apercevais qu'elle n'était pas dans mon champ de vision, et à sentir une bouffée de colère me prendre dès que quelqu'un s'approchait un peu trop près d'elle à mon goût.

Le cours d'histoire ne m'intéressait pas. Enfin, si, il aurait pu, dans d'autres conditions... Mais cette fois, Arya - qui avait changé de place - était revenue à celle qu'elle avait l'habitude de prendre, presque pile dans mon champ de vision. Autant dire directement que j'étais incapable de me concentrer, détaillant chaque geste que je pouvais la voir faire. Le mouvement de son poignet lorsqu'elle écrivait. Ses épaules qui s'abaissaient alors qu'elle expirait. La manière dont elle remettait une mèche de cheveux gênante derrière son oreille. Même si elle était de dos, je pouvais imaginer les expressions de son visage. Finalement, je l'avais déjà auparavant observée bien plus que je ne pensais l'avoir fait et que je n'osais l'avouer. Je n'arrivais à me concentrer sur le cours qu'à sa fin, alors que notre professeur annonçait les devoirs pour la prochaine séance. Des groupes ? Je fronçai les sourcils. J'avais toujours eu un peu de mal à travailler avec d'autres personnes : le rendu final ne correspondait que rarement à ce que je voulais, et j'étais toujours dégoûté, pensant que j'aurais largement pu faire mieux si j'avais été seul. Je levai la tête, cherchant du regard quelqu'un avec qui travailler. Une jeune fille rousse - Maria ou quelque chose dans ce goût-là - m'adressa un sourire, m'invitant à la choisir, mais je n'en avais aucune envie. J'avais déjà travaillé avec elle une fois ou deux, mais elle ne faisait que m'observer alors que je m'échinais à bosser, et je détestais ça.

Je soupirai, avant d'entendre mon nom être associé à celui d'Arya. Oh. J'avalai ma salive, un peu sous le choc, ne sachant pas si c'était une bonne ou une mauvaise chose. Je décidai de ne pas y penser dans l'immédiat, puis, machinalement, je me levai et rangeai mes affaires, vérifiant une dernière fois si tout le monde était réellement en duo. Et tout le monde l'était. Je fixai Arya jusqu'à ce qu'elle daigne venir me parler. Lui refiler tout le travail ? Non. J'avais peut-être des défauts, mais je n'étais pas du genre à profiter des autres. Je fronçai les sourcils, un peu déçu. Moi, j'avais.. envie de passer du temps avec elle. J'étais sûr que nous aurions pu rendre un excellent devoir, si nous faisions l'effort. Mais manifestement, elle ne me faisait pas assez confiance pour ça, et si je tenais tant que ça à travailler, elle ne me laisserait rédiger que les parties les plus rapides et simples ? Pour qui me prenait-elle ? Mes lèvres se pincèrent, mais je m'efforçai de me calmer. De ne pas monter sur mes grands chevaux, d'être comme toujours : altruiste. Je pris une grande goulée d'air et lançai simplement : « Etant droitier, mon écriture est difficilement reproductible par une gauchère. » Quelques secondes passèrent avant que je ne me décide à dire autre chose, après avoir constaté que tout le monde était parti.

« Je ne comprends pas pourquoi tu refuses en bloc de travailler avec moi. Je suis un bon élève, en plus, j'ai plein d'idées pour notre devoir. » je soupirai, avant de lui faire un sourire en coin, déçu. Je passai mon sac sur mon dos et plaquai ma chaise contre le banc. « Et puis, je suis excellent lorsqu'il faut rédiger. Je suis doué avec les mots. Tu n'as pas besoin de me donner les passages les plus faciles, je suis capable de faire le même travail que toi. » Je me dirigeai vers la sortie, et l'attendis sur le pas de la porte. Je tentais de ne pas aborder le sujet de ses humiliations. C'était de l'histoire ancienne, et je pouvais comprendre que le souvenir soit douloureux, mais j'avais vraiment envie de l'entendre dire elle-même que tout allait mieux.

« Le prof verra à vingt mètres que ça ne sera pas un travail de groupe. En plus, il m'a dans le collimateur, puisque j'ai du mal à me concentrer pendant son cours... à cause de toi. » je lâchai théâtralement, avant de me reprendre. « Enfin, à cause de toi, pas vraiment, tu n'y es pour rien. C'est juste que j'ai dû mal à penser à autre chose qu'à si tu vas bien, et tout le bazar. » Je lui fis un petit sourire, avant de reprendre.

« J'avais peur que les choses empirent à cause de mon intervention, mais au final, ça a l'air d'aller plutôt bien. Même mieux qu'avant, de ce que j'ai pu en déduire. Peut-être que Trevor a compris que si il te faisait du mal, il allait avoir affaire à moi et que cette fois-là je ne lui ferais pas de cadeau. » Je restai un instant silencieux. « Enfin, bref. Je pense que nous devrions vraiment travailler ensemble. Avec tes idées et ma rédaction, on peut vraiment faire quelque chose de bien, tu crois pas ? »
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MessageSujet: Re: ANSLEY&ARYA → a little more homework   Lun 27 Fév - 20:11

Prononcer ces mots était déjà bien trop pour ma petite personne. Si seulement j'avais eu l'idée d'écrire tout ça sur un petit papier et de lui passer avant de m’éclipser, sans qu'il puisse me répondre. J'aurais très bien pu me retourner et partir de la pièce, à présent. Mais je restais. Immobile, stoïque. La bouche légèrement entrouverte, en l'attente d'une quelconque réponse de sa part. Il me regardait, et pour une fois, j'osais le regarder en retour. L'angoisse montait en moi et après quelques secondes, mes paupières battirent et mon regard plongea vers le sol. Sa première réponse me surprit. Comment savait-il que j'étais gauchère ? Il devait m'avoir vue, regardée, observée pour se rendre compte que j'écrivais de la main opposée à la sienne. Ou je me faisais des idées et ce n'était pas quelque chose de si exceptionnel que ça, retenir cette caractéristique chez une parfaite inconnue. Un petit silence s'installa, durant lequel je ne fis que battre des cils en regardant sur le côté, une main accrochée à mes vêtements. N'empêche qu'il avait raison, j'étais idiote de penser que le professeur ne se rendrait compte de rien. Quand il reprit la parole, mon regard se releva et ma mâchoire s'entrouvrit, après sa phrase, pour lui dire que ce n'était pas pour ça. Son sourire me laissait sur mon mot et je n'eus pas le courage de débiter une quelconque excuse. Souhaitait-il réellement travailler en ma compagnie ? Cela ne demandait pas de « protection » de sa part. Je ne comprenais pas où il voulait en venir. Finalement, il me lança des paroles qui me laissèrent plonger dans un bain de culpabilité tandis qu'il prit le chemin de la porte. Je restai immobile, regardant dans le vide, légèrement honteuse, tellement coupable. Parce que j'avais développé depuis bien longtemps un complexe d'infériorité, il croyait réellement que mon comportement était la preuve d'une sorte de complexe de supériorité ? C'était assez incroyable. Je ne doutais pas de ses capacités, j'avais déjà pu constater ses facilités en rédaction et présentation orale. C'était cela qui m'avait plu en premier lieu chez lui. Parce que oui, il m'avait plu, et je me rendis compte que j'étais vraiment stupide de le rejeter comme ça alors qu'on ne s'engageait à rien. Ce n'était qu'un stupide devoir. Mes pieds se remirent en marche et je le rejoins près de la porte pour lui annoncer que j'étais d'accord pour que l'on travaille ensemble, lorsqu'il prit la parole avant moi. Il aimait vraiment parler. Tant mieux, il parlait pour deux. Ce qu'il m'annonça me laissa perplexe : tout d'abord je crus qu'il m'accusait de le déconcentrer en cours d'une quelconque façon (et alors là je n'aurais pas compris), et puis il s'expliqua. D'une manière qui me laissa avec plus de questions. Je répondis timidement à son sourire avant de resserrer ma prise sur mon sac, que je tenais dans les bras. Il pensait avoir réussi à résoudre le problème. Et pourtant, il ne cherchait pas à éviter de passer du temps en ma compagnie.

« Tu as raison. Ce serait priver ce cher professeur de son petit bonheur mensuel : la lecture d'une de tes œuvres. » Un léger rire s'échappa de ma bouche avant que je ne m'arrête soudainement : ce n'était pas drôle, et ce n'était que me faire baisser dans son estime que lui révéler mon sens de l'humour douteux. Je pris une grande inspiration. « Nous pouvons travailler dans la librairie de ma mère. Comme ça, nous aurons tous les livres à disposition et .. enfin, si tu veux. » Pourquoi étais-je obligée d'ajouter des choses à la fin de mes phrases, qui ne servaient absolument à rien ? C'était la meilleure option, bien sûr qu'il voudrait. A moins qu'il n'aie pas envie de croiser ma mère, ce que je comprendrais vraiment. Peut-être qu'il aurait peur de ce qu'elle pourrait penser, lui en ma compagnie. Si j'avais eu une mère normale, je m'en serais inquiétée, mais .. Dans l'état où elle était, c'était à peine si elle remarquerait que j'étais en compagnie de quelqu'un. Surtout si elle travaillait. J'invitais Ansley à se dégager de la sortie de la classe et m'engageais dans le couloir à ses côtés. Les bretelles de mon sac à dos trouvèrent mes épaules et mes bras furent enfin libres. Cela ne m'arrangeait pas particulièrement : je ne savais pas quoi faire de mes mains, à présent. Je décidais de croiser les bras, même si cela devait faire vraiment étrange de voir quelqu'un avancer les bras croisés. Je n'avais plus vraiment peur de passer pour étrange .. et cela depuis longtemps. Tout le monde devait avoir rapidement quitté les lieux puisque nos pas résonnaient. Le silence plombant ne réussissait même pas à les couvrir. Finalement, je poussais la porte de sortie et l'air frais qui arriva dans ma figure me donna sûrement un élan de folie puisque je pris la parole sans même m'y forcer. « J'avais bien l'impression que tu me surveillais. Ce n'était donc pas juste mon côté paranoïaque qui ressortait .. De toute façon, « aller bien » est une notion très relative. Mais je ne vais pas t'embêter avec de la philosophie. » Écrire des pages sur le sujet ? Je m'en sentais totalement capable. Mais n'ayant jamais tenu une vraie conversation avec quelqu'un, je ne pensais pas pouvoir exprimer mes idées en ouvrant la bouche.

Je me sentais bien, étrangement, à ses côtés. Ce n'était pas aussi forcé, aussi stressant que je l'avais imaginé. Au fil des pas, mes muscles se détendirent, mon visage se fit plus serein. Ce n'était pas la peine d'avoir peur. C'était ce que je me répétais et ce qui était logique. Il m'avait protégé une fois, ce n'était pas pour me faire du mal ensuite. « Merci. Merci de t'être occupé d'eux .. Sincèrement. Je sais qu'un merci n'est surement pas assez mais .. je ne sais pas quoi faire d'autre. Si tu as une idée, dis le moi. Je pourrai faire tes devoirs, quelque chose comme ça ..»
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MessageSujet: Re: ANSLEY&ARYA → a little more homework   Mer 29 Fév - 17:45

Pour la première fois depuis longtemps, je me sentais nerveux. Nerveux à l'idée qu'Arya n'accepte pas ma proposition de collaborer et que je me retrouve comme un idiot. Une sensation désagréable de moiteur dans mes mains me signala mon état, ce qui me fit froncer les sourcils malgré moi. Pourquoi je me sentais ainsi ? Ce n'était qu'un stupide devoir, et elle avait sans doute d'excellentes raisons de ne pas vouloir travailler avec moi. Au final, je n'attendais qu'une chose : qu'elle prenne la parole pour qu'on en finisse une bonne fois pour toute sur ce sujet là. Ce qu'elle fit après m'avoir rejoint à la sortie de la salle. Je me surpris à retenir mon souffle jusqu'à ce qu'elle finisse par accepter. Par accepter? L'information mit un long moment avant d'atteindre mon cerveau, et dès que je compris, un large sourire niais se planta sur mon visage, sourire que je tentais en vain de cacher, pour reprendre un masque plus approprié. Bizarrement, une sensation de chaleur et de bien-être me parvint, quelque chose de solaire et... d'humain, aussi. J'avais beau avoir multiplié les conversations et même parfois les contacts avec les gens, je n'avais jamais ressenti ça. Cela me rappelait exactement le ressenti que j'avais eu en enlaçant Arya une poignée de jours plus tôt. « Si cela ne dérange pas ta mère, qu'on travaille dans sa librairie, ça me va parfaitement. Ca sera plus simple pour moi de me concentrer dans un endroit comme celui-là. » je fis avec toujours le même sourire. Je ne savais pas que la mère d'Arya était libraire. Je ne savais pas grand-chose d'Arya-elle même, à vrai dire. Je ne voyais que plus ou moins où elle habitait - à quelques rues de chez moi - mais ça s'arrêtait à ça. Je me pris la main dans le sac à rêver de la connaître un peu mieux, des fois qu'on arrive à bien s'entendre et même à devenir amis, mais me remis à ma place bien vite. Elle ne devait pas être du genre à accepter d'avoir quelqu'un comme moi en tant qu'ami.

Côte à côte, nous nous mîmes en marche, tranquillement, dans un silence qui me semblait aigre-doux. Je laissai mes idées de conversation vagabonder sans réellement chercher à combler le blanc. Très vite, nous sortîmes du bâtiment et je pris une grande goulée d'air frais. J'aimais cent fois mieux être à l'extérieur qu'au dedans. Je me sentis immédiatement motivé - pour quoi, je ne le sais pas. Sa réplique sur ma surveillance par rapport à elle me fit sourire un peu plus : donc, je n'étais vraiment pas du genre discret. A vrai dire, je ne pense pas que je cherchais réellement à m'en cacher. Peut-être qu'au fond de moi, je me disais que si on voyait que j'étais "proche" d'Arya, on allait la laisser tranquille. Je la laissai nous diriger, ne sachant pas la direction de la librairie de sa mère. Au bout d'un petit moment - sûrement après un instant de réflexion - elle reprit la parole, me remerciant de l'avoir défendu auprès de Trevor. J'haussai les épaules. C'était normal. Je n'étais pas du genre à laisser une injustice se produire devant moi sans lever le petit doigt. « Je t'en prie. » je lâchai simplement, cherchant les mots les plus justes pour exprimer mon avis. « Tu n'as pas besoin de me remercier pour ça. Je me devais de réagir. » Mon regard vagabonda au loin, me donnant sûrement un air distant que je m'empressai de corriger. « Donc, pas la peine de vouloir me faire mes devoirs ou quoi que ce soit pour être quittes, petite tête. » Je lui donnai un léger coup de coude dans les côtes, me rapprochant sans réellement y faire attention d'elle. J'arrivai à présent à sentir sa chaleur le long de mon bras et ce n'était pas désagréable. Au contraire. Je soupirai et enfonçai mes mains dans mes poches, les sentant devenir encore plus moites. « La prochaine fois, n'hésite pas. Viens directement me voir si tu as un problème. Je suis capable de régler à peu près tout, sans avoir à me "battre" comme la dernière fois. »

J'insistai peut-être - sûrement - un peu trop, mais je n'avais aucune envie que les choses redeviennent comme avant. Je ne pense pas que j'arriverai à garder le même calme si Trevor et sa bande touchaient à nouveau à ne serait-ce qu'à un seul cheveu d'Arya... Ou quelque chose dans ce goût-là. Je décidai d'arrêter d'y penser, et de trouver quelque chose de plus joyeux à dire. Sur ce coup-là, rien ne me venait à l'esprit. Je ne connaissais pas ses centres d'intérêt et je doutais que les miens lui conviennent - je pouvais être très répétitif avec mon envie de paix et de calme entre les gens, voire même exaspérant. Mais cela n'arrivait que très peu. Je n'avais pas l'habitude de tenir une discussion assez longtemps pour arriver à ce sujet - mon seul interlocuteur était le plus souvent mon petit frère ou des enfants trop jeunes pour comprendre de quoi je parlais. Je multipliai les gestes visant à me faire sentir un peu moins idiot - ôter puis remettre mes mains dans mes poches, abaisser mes manches pour mieux les remonter, par exemple. Il fallait vraiment que j'arrête de réagir comme ça, d'autant plus que cela n'arrivait qu'en présence d'Arya. De quoi avais-je si peur ? « Pourquoi tu n'essayes pas d'aller vers les autres filles de la classe? » Je soupirai. « Enfin, je veux dire, je suis sûre qu'elles t'accueilleront à bras ouverts. Je suis persuadé que ça serait bien pour toi que tu puisses avoir des gens à qui te confier et avec qui t'amuser. Tu ferais mieux de profiter de ta dernière année de cours pour vivre un peu. Quand nous allons avoir terminé notre scolarité, nous n'allons sûrement pas revoir qui que ce soit de notre classe. Tu devrais essayer de te créer des beaux souvenirs. Enfin, c'est ce que je pense que tu devrais faire. En plus, tu en es capable. Je ne te connais pas beaucoup, mais c'est l'impression que tu me donnes. »
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MessageSujet: Re: ANSLEY&ARYA → a little more homework   Mer 29 Fév - 21:24

J'avais l'impression étrange qu'Ansley n'était pas aussi sur de lui que d'habitude. En effet, je ne cessais de le voir jouer avec ses manches, ses poches. Il semblait hésiter, ne pas savoir quoi faire de ses mains, ses bras. J'avais de la chance d'avoir résolu ce problème dès le début en les croisant sur ma poitrine, mais je devais avouer que ce n'était pas très confortable. Je ne pensais pas que laisser mon bras pendre aussi près de celui d'Ansley était une bonne chose, car nos mains se toucheraient inévitablement. Je ne voulais pas qu'il croie que je feintais pour lui attraper. En le remerciant de cette façon, je croyais vraiment qu'il allait être étonné du courage dont j'avais fait preuve pour lui dire ça. Mais non, il semblait s'en fiche pratiquement totalement, le montrant d'un haussement d'épaules. Je fus déçue. N'était-ce pas là sa seule récompense ? Le merci, de quelqu'un ? Peut-être qu'il s'intéressait plus au sentiment de dette. Si ça se faisait, il adorait ça. Accumuler les faveurs des gens qui lui devaient. J'effaçais rapidement cette idée de mes pensées : ce n'était pas comme ça que j'aimais m'imaginer Ansley. Il devait être .. parfait. Dans mon esprit. Dans un sens, il l'était déjà. Et comme pour appuyer ce que je m'étais forcé à faire, il enchaîna sur les « ce n'est pas la peine ». C'était son devoir, comme un vrai héros. Et je n'avais absolument rien à faire pour le remercier, en fait, je ne lui devais rien. Un petit sourire prit place sur mon visage pendant un petit temps, oubliant de le quitter. Je sursautais de peur en sentant quelque chose me taper légèrement dans les côtes et, relevais le regard, alarmée, vers Ansley. Mon visage se détendit en le voyant, il ne semblait pas avoir fait ce geste pour être agressif, au contraire. Je sentis mon visage s'enflammer, sentant le garçon plus proche de moi qu'avant. Si j'avais un jour imaginé me balader dans les rues du douze en compagnie d'Ansley Nicholson …

Finalement, après un petit silence, Ansley me posa une question .. assez pertinente. Pourquoi ne parlais-je à personne ? Peut-être qu'ils pensaient tous que j'étais snob, que personne n'était assez bien pour moi. A vrai dire, c'était plutôt le contraire. J'avais l'impression de n'avoir pas assez de valeur, d'intérêt pour que quelqu'un puisse aimer passer du temps avec moi. Et en plus, cela m'arrangeait. Je n'avais pas besoin d'être avec des gens : j'avais mes livres, et cela me suffisait. Si je devais parler à d'autres, si j'avais des amis, j'aurais beaucoup moins de temps pour lire. Et il me semblait déjà en avoir bien moins qu'il m'en faudrait vraiment. Je l'écoutais sans rien dire. Pensait-il vraiment que j'avais les capacités d'être un peu plus sociable, de me faire aimer ? Cela me laissait assez dubitative. Je restais quelques secondes silencieuses, réfléchissant. « Peut-être que je pourrais essayer, peut-être que je pourrai me faire des amies mais .. honnêtement ? Je n'en ressens pas le besoin. Cela me gênerait plus qu'autre chose » Je haussais les épaules, me reprenant soudain, pensant qu'il me trouverait folle. « Enfin, je veux dire, je n'ai jamais trouvé un intérêt particulier dans mes camarades de classe, elles ont l'air plutôt .. » Je me tus avant de dire un mot qui serait une insulte. Je n'étais pas méchante. Mais il fallait avouer qu'elles avaient l'air « simplettes. » Si je devais fréquenter quelqu'un, il fallait qu'il y ait matière à discuter. Il fallait de la culture, et tout le monde savait que les gens du district douze n'avaient pas tous ma chance, d'avoir une tonne de livres à disposition. La culture n'était pas forcément nécessaire, mais alors, il fallait absolument avoir un esprit critique et être en constante recherche de questions, et éventuellement, de réponses. Je pensais faire partie de ces personnes. « Tu dois me trouver horrible, mais c'est ce que je pense. Après, je ne sais pas si c'est vrai, mais je ne préfère pas m'aventurer. »

Je décroisais mes bras, avant de commencer à jouer avec mes doigts. Ce que je venais de dire avait rosé mes joues et je craignais qu'il ne le voit. Parfois, j'avais envie d'être réellement plus petite que les autres garçons, mais ma grande taille faisait que ce n'était pas tout le temps le cas . On voyait bien mon visage, surtout avec mes cheveux derrière les oreilles. S'il y avait quelque chose que j'aurais changé, c'était bien mon physique atypique pour ce district. Les cheveux blonds, les tâches de rousseur, la peau pâle. La taille. J'aurais préféré être petite brune passe partout. Je pris une légère inspiration, trouvant quelque chose à dire pour ne pas qu'il réponde et me fasse du mal. Je savais bien ce qu'il pensait de moi à présent, quelque chose de très négatif. « A vrai dire .. Cette raison est plutôt une excuse. Cela me donne de la contenance. Le fait est que je ne pense pas que quelqu'un puisse apprécier ma compagnie, et c'était précisément pour ça que je ne voulais pas que tu me proposes une surveillance rapprochée. Encore, apprécier est un grand mot ! Tolérer serait plus approprié. » Mon regard partit sur le côté et je m'écartais un peu, laissant un plus grand écart entre moi et Ansley. Je me sentais tellement mal, tellement honteuse. Je n'étais pas une bonne personne. « J'ai déjà eu envie d'aborder des gens, à l'école. Enfin, des gens. Encore beaucoup dire .. Une personne. Je suppose que le hasard fait bien les choses. » Mon regard partit vers le sol, incertaine qu'il comprenne ce que je venais de dire. Cela aurait été mieux si non.
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MessageSujet: Re: ANSLEY&ARYA → a little more homework   Jeu 1 Mar - 19:00

Je finis par me forcer à mettre mes mains dans mes poches et à ne plus les bouger. Je devais me reprendre. Ce n'était pas mon état normal. Je m'obligeai à prendre une grande bouffée d'air et à me calmer, puis à écouter Arya. Oui, c'est vrai, dans un sens elle avait raison. La majorité des filles de notre classe n'avaient pas inventé le fil à couper le beurre, aimaient les sujets futiles et folâtraient sans réellement prendre le temps de réfléchir, mais j'avais toujours pensé que c'était dû à notre âge. Ou peut-être parce qu'elles savaient pertinemment que la vie n'allait pas leur faire de cadeaux, alors elles profitaient du temps de liberté qu'elles avaient en étant jeunes. Quelque chose dans ce genre là. Je ne pouvais envisager une seconde qu'elles n'agissent comme ça... que parce qu'elles étaient simplettes. J'avais ce petit problème de croire que tout le monde est fondamentalement bon et réfléchi. Je levai les yeux au ciel lorsqu'elle m'avoua croire que je la trouvais mauvaise pour avoir exprimer son opinion. Comme si je pouvais la blâmer pour chercher la compagnie de quelqu'un d'assez spirituel avec qui parler. L'idée me fit sourire un instant - avec moi, elle devait donc avoir vraiment du mal à discuter. Sans détourner mon regard de l'horizon, je sentis Arya être un peu gênée à côté de moi. Je faillis lui dire qu'elle n'avait pas à se mettre dans cet état-là pour si peu, mais elle continua, m'avouant par la même occasion qu'elle ne se considérait pas comme assez importante et intéressante pour être entourée. Oh. C'était donc pour ça qu'elle ne voulait pas de mon aide et qu'elle ne réagissait pas à les brimades dont elle était la victime. Elle devait croire que c'était normal, qu'elle ne méritait que ça. Je sentis sa chaleur sur mon bras s'en aller avec un pincement au coeur. Je préférais être proche d'elle. Pourquoi, ça je ne le savais pas, et je ne cherchais pas à le savoir dans l'immédiat. Un instant plus tard, Arya glissa une petite réplique qui me laissait interdit une seconde. Le hasard faisait bien les choses ? Comment ça ? Je me laissai un petit moment de réflexion - pas plus qu'une demi-douzaine de secondes en réalité - avant de percuter. Elle avait voulu m'aborder. Moi.

Je sentis une chaleur écrasante sur mon visage, comprenant que je rougissais et que je devais sûrement être cramoisi. Pourquoi je réagissais comme ça ?! Ce n'était pas parce qu'elle avait voulu discuter avec moi que je devais m'imaginer des choses. Non, pas du tout. En plus, ce n'était pas mon genre de tirer des conclusions hâtives comme ça, pour rien. Un vent frais apaisa lentement mon visage trop chaud, et je priais les cieux qu'Arya n'ait pas vu cela. Je décidai de prendre un ton léger. « C'était notre destinée, qu'on commence à se parler comme ça ! » J'éclatai de rire, espérant nous décontracter tous les deux avec ça. « Mais tu sais... Tu ne devrais pas douter de toi comme ça. » Je me tournai vers elle, arrivant à intercepter son regard, et lui souris. « Je suis plus que persuadée que tu as plus de qualités que tu ne peux le penser. Tu m'as l'air de quelqu'un de particulièrement bon. De discret. De vraiment intelligent. Et la liste est encore très longue. » Je reconcentrai mon regard vers les boutiques qui commençaient à se profiler. Nous étions sûrement déjà très près de la librairie de sa mère - j'arrivais même à situer à peu-près l'ancienne pharmacie de son père et de maman. Pendant un instant, je me rappelais de ma mère, me demandant si avoir des contacts avec Arya - et donc par extension sûrement avec sa famille - était une bonne idée. Je n'avais aucune envie que des souvenirs - mauvais ou bons, peu importe - ne me reviennent. Je m'étais obligé à oublier tout ça, c'était bien pour une raison. Si auparavant j'étais un peu gêné, j'étais à présent totalement tendu. Je me forçai à ne pas laisser paraître ses sentiments là et repris. « J'espère que je ne t'ai pas mis mal à l'aise en venant comme toi comme une fleur. Je ne savais pas que tu pouvais mal le prendre ou te méfier.. ou quoi que ce soit dans ce style. Mais finalement j'ai quand même bien fait de t'aborder, puisque.. toi aussi tu en avais envie, non ? »

Une odeur de graisse chaude provenant sans doute d'un bar miteux me parvint et faillit me faire saliver. Nous commencions à nous aventurer dans des ruelles, et je n'arrivais plus vraiment à voir où nous étions. « C'est encore loin ? On a eu sport aujourd'hui, je suis fatigué. » Je réussis à me souvenir que je n'avais jamais vu Arya courir ou pratiquer un sport - sans doute à cause de sa constitution fragile. Ma mère en parlait de temps en temps... avant. Je me surpris à froncer les sourcils. Pourquoi je n'arrivais pas à dissocier Arya de ma mère ? Pourquoi je me mettais à penser à elle alors que je pouvais passer un bon moment en compagnie d'Arya ? Me creuser la cervelle autant me fatiguait encore plus. Si seulement je pouvais éteindre ma conscience quelques instants... Je n'ajoutais rien à ce que j'avais déjà dit, me contentant de la suivre et de marcher à une distance raisonnable d'Arya. Si elle s'était écartée, c'est que je devais la gêner en étant aussi près d'elle. Pour la deuxième fois, un silence s'installa entre nous deux. Seuls nos pas témoignaient de la présence de l'autre. Quelques minutes plus tard, nous finîmes par arriver devant la librairie. En vitrine, je pouvais voir l'intérieur et des nombreuses étagères croulant sous le poids des livres. C'était sûr qu'on allait avoir de quoi travailler, en tout cas ! « Tu es sûre que ma présence ne va pas déranger ta mère ? Je ne veux pas lui faire une mauvaise impression en étant là au mauvais moment. » Je disais cela par politesse. Je faisais confiance à Arya : si elle me disait que c'était bon, alors, ça l'était.
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MessageSujet: Re: ANSLEY&ARYA → a little more homework   Jeu 1 Mar - 22:41

Ne pouvant l'observer que de profil, chose que je faisais déjà difficilement, j'arrivais encore moins à comprendre pourquoi son visage avait changé de couleur. Bien entendu, je le pris négativement : je devais l'avoir choqué, lui avoir fait peur. Je baissais le regard bien vite en croisant les bras à nouveau, me disant que j'aurais bien pu la fermer cette fois là. Je sentis ma gorge se serrer et mes pas devenir plus tendus, plus mécaniques. Il n'allait sûrement plus m'adresser la parole, et nous allions faire notre devoir dans le silence. C'était ce que je voulais, au début, je ne pouvais pas être déçue ! Et pourtant. Finalement, il décida de répondre de manière légère mais je savais très bien ce qu'il pensait. Je ne partageais pas son rire qui paraissait assez forcé. Grâce à ma vision périphérique, je sentis qu'il avait tourné la tête vers moi et sentais qu'il serait impoli de ne pas faire la même chose. Au moment où nos regards se croisèrent, il me sourit et je sentis mon cœur rater une pulsation. J'avais vraiment l'impression que c'était un sourire sincère, mais je devais sûrement avoir tort. Alors que je le regardais dans les yeux, retenant ma respiration, il me complimenta plusieurs fois et le rouge me monta aux joues. Mon regard revint vers le devant pour qu'il ne le remarque pas. Je sentais mon visage chaud et priais pour que mes joues ne soient pas rouge tomate. Pensait-il vraiment que j'avais l'air d'être une bonne personne ? Très intelligente ? C'était tout ce qui m'importait. Maintenant, j'avais envie que le trajet s'éternise afin que notre échange puisse être aussi plaisant que celui-ci. Mais nous arrivions déjà aux différentes boutiques et je savais que nous arriverions bientôt à notre destination. Le « aussi » de sa phrase me fit sourire, car je voulais croire de tout cœur qu'il avait eu autant envie que moi d'aborder l'autre. Néanmoins, je savais pertinemment que ce n'était pas le cas : j'avais été celle à l'observer depuis plusieurs années, pas le cas inverse. Cela ne me dérangeait pas. Une odeur de nourriture m'arriva au nez et je sentis mon ventre gargouiller. Le bruit n'était pas audible, ou en tout cas pas par Ansley, merci dieu. Je n'avais pas qu'il s'inquiète en plus de ça pour mon alimentation. Cela ne me dérangeait de ne pas trop manger .. Je ne pouvais faire différemment. Je devais me débrouiller par moi même pour avoir de la nourriture, et c'était pour ça que j'avais pris pas mal de tesserae. Ma mère ne partageait pas ses biens avec moi .. Elle ne me considérait plus vraiment comme sa fille. Cette idée me faisait mal au cœur, mais je devais supporter.

La boutique n'était plus loin et encore heureux car Ansley commençait déjà à se plaindre. Ce n'était pas une mauvaise plainte mais je devais avouer ne pas être très tolérante sur ce genre de choses. Je pleurais facilement, mais je ne parlais pas de ce qui me dérangeait. Il devait sûrement être aussi fatigué que moi en faisant du sport, puisque rien que la marche était pour moi une rude épreuve. L'allure à laquelle nous étions rentrés en était la preuve : à allure normale, nous aurions pris beaucoup moins de temps. Le reste du trajet se fit en silence, avant que la vitrine bien familière se profile. Une chaleur se répandit dans ma poitrine et un sourire naquit sur mon visage. C'était mon monde. Mais j'avais une petite angoisse à laisser Ansley entrer dans celui-ci. J'observais les piles de livres un instant avant de répondre au jeune homme : « Bien sûr que non. Elle ne te remarquera même pas. » et j'aurais très bien pu utiliser le nous. Je poussais la porte grinçante de l'établissement et retrouvai l'odeur tant aimée des vieux livres qui emplissait tout l'endroit. Un grand sourire apparut sur mon visage, le premier sourire sincère qu'Ansley devait avoir vu, mais me rappelant que je n'étais pas seule, mon visage redevint maussade. Derrière le comptoir, ma chère mère nous adressa un bref regard au dessus de ses lunettes avant de reprendre sa lecture. Mon regard s'attarda un peu dans sa direction, presque dans l'attente d'une parole qui montrerait qu'elle était heureuse de me voir rentrée saine et sauve. Une question sur ma journée. Un bonsoir. Mais rien. Tant pis, j'y étais habituée. Avec un soupir, je me dirigeais entre les piles de livres et les étagères, une sorte de labyrinthe de papier, jusqu'à « ma » table qui était au fond. Nous étions à l'abri de tout. Il n'y avait aucunes fenêtres, la lumière était artificielle. Nous étions dans une sorte de forteresse de livres et l'effet était impressionnant. Le temps semblait s'arrêter ici. Je pris ma chaise habituelle et m'asseyais en sortant les livres de mon sac. Au bout d'un moment, je relevais la tête, ayant oublié qu'Ansley était là. « Assieds toi où tu veux. »

Je n'aurais probablement pas dû dire ça, puisqu'il s'assit à mes côtés. Je ne l'avais pas prévu. Je tentais de garder ma contenance en m'éclaircissant la voix et en parcourant mes notes d'aujourd'hui. Je haïssais ce genre de devoir. En plus de la tâche d'être en duo, le sujet était .. toujours le même. On ne parlait jamais de la misère des districts, toujours de la toute puissance et magnificence du Capitole. Cela me donnait envie de vomir. « Nous n'avons plus qu'à commencer cet horrible éloge d'une dictature totalitariste. » Soudainement, je relevais le regard vers Ansley. Je n'avais même pas pensé qu'il puisse être en faveur du régime mis en place. Peut-être proche d'un pacificateur. J'avais été stupide de dire une telle chose à voix haute. « Enfin, c'est ce que j'ai entendu de la bouche d'autres. Ce n'est pas .. mon propre avis. » Je secouais la tête et me replongeais dans mes notes. Si seulement nous pouvions écrire ce que nous pensions, au lieu de réciter ces idées que l'on nous fourrait dans la tête. Montrer une telle défiance par rapport au système en classe nous vaudrait un aller simple vers la pendaison. « Je sais que c'est pas vraiment .. correct de demander ça, mais .. » Je déglutissais. « Ta mère t'a laissé un mot ? En partant. »
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MessageSujet: Re: ANSLEY&ARYA → a little more homework   Ven 2 Mar - 23:12

J'avais hâte de voir un peu l'univers dans lequel Arya avait sans doute dû évoluer pendant toutes ses années. Pour qu'elle ne soit pas venue vers les autres pendant autant de temps, les livres devaient réellement être intéressants. Je n'avais personnellement jamais vu les bouquins autrement que des pages et des pages imprimées juste pour nous bourrer le crâne. Je n'avais jamais lu un seul qui m'avait plu. Je n'avais jamais réellement eu le courage d'en terminer, en réalité. J'avais beaucoup de mal avec les activités "intellectuelles". Je n'avais pas l'impression que c'était particulièrement important, et encore moins que c'était ça qui allait me remplir le ventre. C'était pour ça que j'en avais toujours un peu voulu à mon père, qui avait insisté pour que je poursuive ma scolarité après mes quatorze ans - âge auquel j'ai vu tous mes amis partir pour la mine alors que je devais rester sur les bancs de l'école pendant toute la journée. Je savais que j'étais un privilégié, mais tout de même... Je vis Arya ouvrir la porte, entrer dans la librairie et la suivis en silence. Une odeur d'encre séchée, de papier ancien et de poussière me parvint et faillis me faire tousser, mais l'ambiance sévère qui régnait à l'intérieur de la boutique m'empêcha de faire trop de bruit. Les étagères pleines à craquer de livres me semblaient... vulgaires. Beaucoup d'habitants de notre district n'avaient jamais à proprement dit tenu de bouquins entre leurs mains et cet endroit en était plein. C'était un luxe que beaucoup ne pouvait s'offrir, et Arya avait toujours eu tout ça à porter de main. Cette réflexion m'arracha un "oh" de compréhension. Peut-être qu'au départ, Arya s'était intéressée aux livres juste pour profiter d'un avantage qu'elle ne pensait pas pouvoir avoir sur la durée ? Pour ne pas gâcher une belle opportunité ? Je continuai de suivre machinalement Arya à travers les rayons, les yeux papillonnant à peu près partout, attirés par les couleurs vives des tranches des ouvrages les plus neufs. Elle s'installa sur sa chaise, semblant oublier ma présence un instant, puis m'invita à m'asseoir. Je décidai qu'être côte à côte était plus simple pour mettre en commun nos notes, et tirai une chaise à sa gauche. Je posais ma trousse et mon cahier, prêt à suivre ses instructions lorsqu'elle lâcha une petite phrase qui me laissa perplexe. Une dictature totalitaire ? Non. Le Capitole et le Gouvernement n'agissaient pas toujours bien. C'était indéniable. Mais de là à dire ça... J'avais toujours pensé qu'il y avait du bon dans la façon de penser de nos dirigeants. Que c'était une bonne chose de contrôler le pays d'une main de fer, et d'éviter des dérives extrêmes. Je me sentis me redresser dans un mécanisme inexplicable, un peu tendu. De toute façon, je n'aimais pas parler de ça. Je pris un crayon dans ma trousse, et tout en écoutant Arya parler, ma prise sur le bois se resserra, laissant les jointures de mes doigts blanches. J'étais crispé. Totalement crispé. Elle venait de me poser une question sur ma mère.

Je n'arrivai pas à parler de maman. Peut-être que les souvenirs étaient encore trop récents, l'acceptation de sa disparition pas encore totale. Peut-être que je n'arrivais pas à comprendre qu'elle devait sûrement déjà être morte - un an s'était déjà écoulé, autant dire que garder espoir ne servait sans doute plus à rien. Je préférai me dire qu'elle n'avait tout bonnement jamais existé. Comme ça, je n'avais pas à me rappeler que mes yeux verts et ceux de mon petite frère étaient les siens chaque jour et que nous avions le même sourire. Je me laissai une dizaine de secondes avant de répondre, commençant à griffonner une suite de mots d'une écriture saccadée. « Elle était partie chercher du pain. Et puis elle est jamais revenue. Rien de plus. J'aime penser qu'elle n'avait pas prévu de mettre autant de temps pour acheter une baguette. » je fis sèchement. Peut-être trop sèchement, mais Arya aurait dû se douter que je n'avais aucune envie de parler de ma mère. De toute façon, ça ne la concernait pas. Qu'elle s'occupe de son père, si les disparitions l'intéressaient tant que ça. Je n'ajoutai rien d'autre. Elle n'aurait jamais dû mettre ce sujet sur la table. Au fur et à mesure que je préparais le plan de notre rédaction, des souvenirs d'enfance me revenaient. Une odeur de parfum bon marché, le rire de maman et le goût trop salé de sa cuisine. Elle n'avait jamais été réellement bonne à ça. Mon coeur se mit à battre lourdement dans ma poitrine. Oui, voilà, c'était exactement pour ça que je ne pensais jamais à elle : c'était douloureux. Je pris de longues et profondes inspirations, pour me calmer. Mon écriture ne ressemblait plus vraiment à grand chose, à présent. J'étais tellement énervé - ou tendu, de toute façon c'était du pareil au même - que je n'arrivais plus à me concentrer. Je me persuadai que je pourrais tout aussi bien être en colère chez moi, et que ça serait même plus pratique pour moi.

Je continuai de travailler en silence, dans mon coin, montrant peut-être un peu trop ostensiblement mon état. Mais tant pis. Je retrouvai mon écriture habituelle et laissai les mots se déverser sur mon cahier sans réellement y faire attention. J'étais habitué à construire de belles phrases longues et bien construites, bien rythmées. Je n'avais plus besoin de me relire, plus besoin de réfléchir un seul instant, et au bout d'une vingtaine de minutes de travail silencieux, j'ouvrai finalement la bouche. « Désolé. C'est juste que j'ai du mal à parler de ma mère. » J'étais toujours aussi tendu, mais j'estimais qu'Arya méritait quelques explications. « Elle a disparu si soudainement que j'y ai rien compris, et je pense que je ne comprendrais jamais. Du coup, ça m'énerve et ça me rend triste. Elle me manque, c'est tout. » Je réfléchis une seconde, cherchant à qui j'en avais déjà parlé... Personne. Je m'occupais des autres, je les rassurais, j'écoutais leurs plaintes. Mais au final, qui s'occupait des miennes ? Qui me disait que tout allait aller bien ? Pas grand monde. Arya était la première personne à qui je parlais de tout ça. Et bizarrement, je me sentais un peu mieux. Pas beaucoup mieux, assez pour reprendre le travail la tête légère. « Bref, avec tout ça, j'ai bien avancé. Et toi ? T'as beaucoup écris ? » N'arrivant pas à lire par dessus son épaule, je posai ma tête directement sur cette dernière. Je lus bien rapidement - constatant qu'elle avait vraiment une très jolie écriture - et puis, me rendant compte que ce contact pouvait être gênant, je revins dans ma position initiale, glissant ma feuille vers elle afin qu'elle puisse vérifier mon travail.
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MessageSujet: Re: ANSLEY&ARYA → a little more homework   Sam 3 Mar - 10:42

Je ne savais pas ce que ma question allait provoquer. Et à vrai dire, je n'y avais pas vraiment réfléchi : Ansley semblait garder les mêmes émotions tout le temps et ne pas pouvoir réagir de façon négative. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je le vis se crisper sur son crayon. Je me préparais à m'excuser immédiatement et à dire que je n'aurais pas dû poser cette question, mais souhaitant tout de même savoir sa réponse, je n'ouvrais pas la bouche. Cela me prouvait une chose : cela était aussi dur pour lui que c'était pour moi. Je me sentis plus proche de lui instantanément, par cette tragédie dont nous comprenions tous les deux les conséquences. Le pire, pour moi, était de ne pas savoir ce qui s'était passé. Si mon père nous avait abandonné ? S'il avait été enlevé ? Tué ? Cette question me hantait. Je passais des nuits à pleurer, même si j'étais persuadée qu'il n'aurait pas fait la même chose pour moi. Nous n'avions jamais été proches, mais j'avais toujours eu une grande affection envers lui. Il avait toujours été la personne la plus importante pour moi, n'ayant au final, pas tellement d'options. Le silence devenait lourd, très pesant. J'avais moi même les doigts crispés sur mon crayon, les jointures blanches. J'étais vraiment idiote, il n'allait pas répondre. Je commençais alors à écrire sur ma feuille, une introduction basique qui marchait à peu près pour tous les devoirs (qui au final se ressemblaient tous). Finalement, il prit la parole et ne m'apprit rien de nouveau : il ne savait pas ce qui lui était arrivé. Mon père ? Il était allé faire l'inventaire. Jamais revenu. Ses derniers mots à mon égard avaient été « Fais la vaisselle ». Superbe. C'était un superbe souvenir auquel me raccrocher. Le ton d'Ansley me fit mal, de par sa froideur. Je n'avais jamais entendu une telle intonation dans sa voix et je sentis mon cœur se serrer, mon poignet accélérer pour finir ce devoir au plus vite. Le silence revint, et continua pendant une vingtaine de minutes. Je pouvais tirer un trait sur tout espoir de le revoir un jour : il n'avait sûrement pas envie d'une idiote capable de ramener des choses du passé toutes les cinq minutes. Mais je pensais que c'était bien, d'en parler. J'aurais aimé avoir quelqu'un à qui dire toute cette tristesse et cette colère que je ressentais. Pouvoir pleurer dans les bras de quelqu'un sans se retenir. Ou devant quelqu'un, tout simplement. J'étais réaliste : cela n'arriverait jamais. Au bout de ces vingt minutes, il ouvrit la bouche pour s'excuser de la façon dont il avait parlé et m'expliqua pourquoi. Je fus très surprise qu'il se confie à moi de cette façon, puis réalisais qu'il devait faire ça avec tout le monde. Je n'osais pas le regarder, pour ne pas l'énerver à nouveau. Finalement, il s'approcha de mon épaule pour voir ce que j'avais écrit et n'eus aucune réaction par rapport à cette proximité soudaine: je ne le remarquais même pas. Il se retira sans que je ne sache pourquoi et fit glisser sa feuille vers moi.

Je m'éclaircis la gorge et commença ma lecture. Ansley écrivait bien, comme je l'avais déjà constaté, et je ne pus retenir quelques sourires devant les phrases et le blabla qui au final semblait légèrement superflus. Le professeur adorerait, bien entendu. Cela ne s'épanchait pas dans l'avis, ou en tout cas, un autre avis que celui qui nous était enseigné : ce serait parfait. « Parfait .. Exactement ce que le professeur attend. » Un petit soupir s'échappa de ma bouche : je pensais que nous avions assez travaillé pour aujourd'hui. En travaillant vingt minutes sans parler, ni l'un, ni l'autre, et ayant toutes les connaissances en tête, nous avions fait une grosse partie du travail. Ils n'en demandaient pas beaucoup, vu le niveau des enfants du district. Nous avions encore plusieurs jours pour avancer de toute façon, et je devais avouer que ma bourde de tout à l'heure m'avait enlevé beaucoup d'inspiration pour le devoir. Pendant trente secondes, je restais à fixer ma propre feuille sans trop savoir quoi dire. « Au revoir, on se voit demain à l'école » ? Cela aurait été « normal ». Mais cela ne me paraissait pas être la bonne chose à faire car en toute honnêteté, je ne voulais vraiment pas qu'Ansley parte. Cela devait être la première fois que j'avais de la compagnie adolescente en dehors de l'école et c'était agréable dans un certain sens. Je ne m'étais d'ailleurs toujours pas excusé moi même pour ce que je lui avais demandé. « Ansley je suis .. vraiment désolée de t'avoir posé cette question, d'accord ? C'est juste que .. Je sais pas. » Je poussais un petit soupir et restais le regard dans le vide quelques secondes avant de reprendre, perdue dans mes pensées. « Le pire c'est de ne pas savoir. Cela me rend littéralement folle, j'y pense constamment .. Même si on m'annonçait que mon père était mort, cela serait mieux que de vivre dans cet état de questionnement permanent. » Je tournais la tête pour observer Ansley. Je devais sûrement avoir les yeux mouillés : je pleurais toujours lorsque je pensais à mon père. Loin de moi l'idée de pleurer intentionnellement devant le garçon mais bon.

J'avais envie d'en parler, plus. Il y avait quelque chose à l'intérieur de mon cerveau qui voulait me pousser à me confier plus que ça. Mais cela serait encore plus idiot : Ansley serait sûrement mal à l'aise. Nous ne nous connaissions pas. « Je pense que nous pouvons établir notre travail fini pour aujourd'hui. Je n'avais pas prévu un travail aussi rapide. » Je réunissais ma feuille et la sienne et les glissais dans une pochette en carton.
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