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 the world is filled with good intentions ♈ EVER&DOLCE

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MessageSujet: the world is filled with good intentions ♈ EVER&DOLCE   Dim 12 Fév - 22:16

« S'il te plait, chérie. Reste aujourd'hui. Tu sais que j'aime pas te savoir en dehors du district. Tu n'es pas censée le quitter, et je suis vraiment inquiète qu'il t'arrive quelque chose. Je ferme toujours les yeux sur ce que tu fais, je te laisse t'amuser, mais arrête de te balader comme ça. Plus tu t'éloignes, plus c'est dangereux. Promets-moi... que tu ne quitteras pas le district quatre. Il y a des gens qui se font arrêter, et exécuter pour ça. D'accord chérie ? Tu promets ? Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose de mal » Dolce fixa sa mère un moment. Elle se libéra avec toute la délicatesse dont elle était capable se l'emprise qu'avait sa mère sur son bras. Ses parents s'inquiétaient pour elle. Et pourtant, ils avaient pour habitude de la laisser faire ses conneries. Ils avaient plutôt confiance en elle, et ne pouvaient rien faire pour la tenir. Mieux valait accepter. Mais ces derniers temps, sa mère était devenue anxieuse, et Dolce en était désolée. Elle tenait à ses parents, à leur bonheur, à leur bien. Elle ne les connaissait que depuis deux ans et demi, et ne vivait avec eux que depuis deux années. Mais depuis son adoption, elle était devenue si proche de ces deux personnes purement gentilles. Deux êtres faits de bonnes intentions, et de ça uniquement. Généreux, profondément gentils et bienfaisants. Rares, comme on en trouvait peu actuellement à Panem. La moitié était corrompue, l'autre cherchait à se venger par le meurtre. Dolce n'était pas quelqu'un de bien non plus. Mais ces gens qui étaient à présent ses parents... Ils étaient la bonté incarnée.

Dolce, elle, était une hypocrite. Une hypocrite comme on en trouve rarement à Panem. En dehors du Capitol. Le genre de personne qui était capable de mentir à ceux qu'elle aimait le plus au monde. A leur mentir en les regardant droit dans les yeux, et sans ressentir le moindre remord. Sans même hésiter une seule seconde. Elle mentait, et tous buvaient ses dires et ses faits sans voir le piège. Elle mentait à Améthyste en lui disant qu'elles finiraient ensemble, heureuses, en lui promettant qu'il ne lui arrivera rien et qu'elle n'irait pas aux Jeux. Elle mentait au monde en faisant semblant de s'accommoder du gouvernement actuel, alors qu'elle avait tout perdu de par ses actions. Elle mentait au monde lorsque sans arrêt elle dissimulait ses réels sentiments, lorsque, instinctivement, elle enfouissait tout. Et là, elle mentait à sa mère, et à son père qui se trouvait à côté. « Okay. C'est promis. Je sors pas du district quatre... Par contre je serai absente les prochains jours. J'ai envie d'être seule. Pour... Pour réfléchir. A propos de plein de choses. Améthyste, les Jeux, tout ça, t'sais... » Elle resta cependant évasive. Car à cet instant, elle leur débitait un sale mensonge. Elle ne comptait pas rester dans le 04, loin de là. En réalité, elle planifiait de partir. Loin, dans un district éloignée... Pour être sûre d'être seule. Parce qu'elle n'en pouvait plus de cet enclos, et qu'il lui fallait tester de nouvelles choses. Et si pour cela, il fallait finir par être exécutée, alors tan-pis. De toute façon, cette option avait déjà été acceptée depuis longtemps par Dolce. Ça faisait partie de ce pour quoi elle était préparée, et elle ne s'en inquiétait pas plus que ça. Alors oui, Dolce préparait son voyage. Elle irait vers le Nord. Elle aimait le froid, les températures glaciales. S'aventurer vers les terres nordiques de Panem lui ferait le plus grand bien. Elle se purgerait de toutes les émotions négatives qui la pourrissaient ici.


♈ ♈ ♈

Dolce était arrivée dans le district 10 la veille au soir. Elle avait dormi dans un coin, abritée par du foin. Il y avait pas mal de champs ici, et ça lui changeait de son district 04 et du 06, dans lequel elle avait grandi. Elle effaça de son esprit les images du six, parce que ça lui rappelait Améthyste. Elle souffrait terriblement de l'éloignement, du fait de perdre peu à peu sa bien-aimée, du fait de peut-être la perdre définitivement. Elle était effrayée, car au fond, elle était si fragile. Elle s'effondrait si Améthyste s'effondrait. C'était assez atroce comme sentiment. Surtout pour une personne comme Dolce. De se dire que pendant toute sa vie, on avait basé nos croyances sur notre propre force, le fait qu'on ne craignait rien ni personne, qu'on était plus fort que tout, que mourir ne faisait pas peur. Se dire qu'il peut arriver n'importe quoi, on sera toujours le plus fort, on aura le dernier mot, et on agacera toujours les autres plus que quiconque avec sarcasmes et autres provocations. Et de finalement se rendre compte que malgré tout ça, il suffisait de perdre une seule personne pour voir tout s'écrouler. Dolce se mordit la lèvre. Elle ne devait pas penser à Améthyste parce que ça la faisait avoir des remords, et ce n'était pas bon.
La blondinette s'était levée avec le soleil. Elle avait ramassé ses affaires et avait visité les environs, puis elle avait marché longuement jusqu'à atteindre un coin où il semblait y avoir de la vie. Peu cependant, vue l'heure matinale. Et pourtant, certains étaient déjà debout, à travailler. Elle entra dans un petit commerce et acheta de quoi se nourrir. Dolce avait suffisamment assez d'argent pour vivre. Elle n'était pas des plus mal lotis. Devant elle, il y avait une jeune fille qui devait avoir son age. Elle n'avait pas l'air en forme, et Dolce mettait ça sur le compte du manque du nourriture. Cependant, elle avait grandi dans le six, avec Améthyste et ses dons pour la médecine. Dolce avait une sorte d'instinct. Cette fille devant elle, elle ne manquait pas seulement de nourriture. Il y avait autre chose. Fatigue ? Mauvais traitement de la part des autorités ? Dolce ne savait que dire. Elle finit par la quitter des yeux. Ce n'était pas son problème. La blondinette paya le commerçant, et sortit. Ce fut à cet instant qu'elle remarqua à nouveau la jeune fille. Elle était à quelques mètres de là, une vingtaine peut-être, appuyée contre un mur et recroquevillée. Ses denrées avaient touché le sol, et elle semblait vraiment mal en point. Dolce ne put s'empêcher d'aller vers elle. « Tu... T'as pas l'air bien » Bravo, belle constatation. Dolce n'était pas douée pour les relations humaines. Sa dernière conversation remontait à deux jours, et son interlocuteur avait été son poignard. La dernière fois qu'elle avait adressé la parole à un humain avait été la discussion avec ses parents. Dolce ne savait trop que faire. Elle s'accroupit à côté de l'inconnue. « Tu vis dans le coin ? J'peux t'aider à aller jusqu'à chez toi, et... je sais me débrouiller pour soigner certains trucs » Elle retrouvait peu à peu l'usage de la parole et s'habituait à la conversation. C'était dur, pour une fille comme elle, après avoir perdu tout contact humain pendant trois jours.
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MessageSujet: Re: the world is filled with good intentions ♈ EVER&DOLCE   Ven 17 Fév - 22:16




Une ombre, un rire, la nuit, le froid, la peur, la terreur et un hurlement … Fort, puissant, strident. Tout pour extérioriser ce cauchemar qui te dévore, te ronge de l’intérieur. Mais tu as beau hurler, faire sortir tout l’air de tes poumons, tes yeux ne s’ouvrent toujours pas. Tu revois inlassablement ces scènes défiler dans ta tête. Cette Amazone, le visage de Genesis. Ta Genesis, celle qui était tout pour toi. Puis tu revois Skyler, le bon, le gentil Sky qui t’as aidé alors qu’il aurait pu te tuer. Toutes ces personnes qui ont péri alors que toi, tu es toujours en vie. Alors tu te ronges les sangs, tu ne sais pas quoi faire. Tu culpabilises, tu te noies dans ta terreur de les revoir. Eux tes compagnons de route que tu as laissé mourir, que tu as laissé agoniser alors que tu leur avais promis de les achever s’ils souffraient trop. Toi, qui n’a pas respecté tout ceci, qui es-tu ? Un monstre, une fille horrible. Rappelle-toi ton moi d’avant. La rebelle qui ferait tout pour son peuple, celle qui ne mâchait pas ses mots devant les caméras. Aujourd’hui, où est-elle ? Enfermée dans sa tête, enfermée dans ces souterrains. Ce district que tu méprises car ils t’ont sauvé. Tu le hais parce qu’ils t »ont volé tes souvenirs. Et lui, Maël, vas-tu l’oublier comme les autres. Vas-tu le laisser se faire tuer aux Hunger Games ou agiras-tu pour qu’il s’en sorte ? Tu ne sais pas, tu préfères rester dans ton lit à te lamenter sur ton sort. Souviens-toi de cette mère qui pleurait son enfant lors du passage d’Alexiane. La laisseras-tu souffrir encore longtemps ou iras-tu sécher ses larmes ? Toi l’hypocrite, la moins que rien. Tu ne mérites pas la vie, tu ne mérites rien de tout ce qu’on t’a donné …

ARRÊTEZ !!!!!
Ces mots que j’hurlais sortaient de ma bouche, je me prenais la tête à pleines mains. Cette voix résonnait encore dans ma tête alors que des larmes brûlantes dégoulinaient le long de mes joues. J’étais assise dans mon lit, retranchée et me balançant comme une forcenée. J’hurlais, pleurais, essayais de faire taire cette chose qui voulait me détruire de l’intérieur. Je savais qu’autour de moi, c’était la panique. Je les entendais parler, chuchoter. Ils approchaient pour me donner des calmants mais je reculais, me précipitais contre le mur qui se trouvait derrière moi comme pour m’y enfoncer et ne plus jamais ressortir. Mes cheveux bruns trempés de sueur se collaient à mon visage mouillé. Lorsque j’ouvris enfin les yeux, je vis Jeremiah qui se trouvait à quelques centimètres de moi et qui essayait tant bien que mal de me prendre dans ses bras pour me calmer alors que d’autres en blouse blanches attendaient patiemment avec une seringue. A ce moment-là, mon sang ne fit qu’un tour. Je les voyais ces prédateurs, ces chasseurs du Capitole venus pour achever le travail qui ne s’est pas fait dans l’arène.
Lâche-moi Jeremiah, ils veulent me tuer ! Ils sont les réincarnations de Genesis et Skyler que j’ai abandonné dans la forêt. Lâche-moi, laisses moi partir avant qu’ils ne te tuent toi aussi. Tu peux encore t’en sortir vivant.
Mais j’avais beau me débattre, jurer et pousser des cris d’animaux, il ne me lâchait pas. Je voyais l’incompréhension et la peine dans ses yeux mais je ne voulais pas croire que ces sentiments m’étaient destinés. Non, ce n’était juste pas possible. Il fallait qu’il cesse. Je ne voulais pas qu’il prenne pitié de ma personne. Alors, j’ai fait la seule chose qui me restait à faire. Je lui ai donné un coup de poing assez violent pour que la surprise soit grande. Immédiatement, ce dernier s’est reculé et j’en ai profité pour courir vers la porte dans la stupéfaction générale. J’ai jeté un dernier regard vers son nez et sa lèvre ensanglantée pour ensuite m’enfuir dans les dédales de couloirs. Je savais qu’ils étaient à mes trousses. Je les entendais donner des ordres mais je ne m’arrêterais pas. Jamais ! Je ne voulais pas devenir un pion du Capitole que l’on torturerait pour ensuite le tuer lorsqu’il aurait révélé tous ses secrets. Je ne suis et ne serais jamais de ce bord-là. Mes poumons me brûlaient, ma gorge m’irritait mais la porte était-là, à ma portée. J’ai dépassé les pacificateurs en trombe sans m’arrêter. La forêt m’a tendu les bras, je m’y suis précipitée. A moi le retour à la maison. A moi le District 10 et l’étreinte si bienfaitrice de Maël, mon ami d’enfance. A nous les heures bienheureuses que l’on pourra passer dans le champ à se parler de tout et de rien.
Un sourire s’éclaira sur mon visage alors que je laissais mes jambes me porter. Elles me faisaient mal mais j’ignorais la douleur, j’avais connu bien pire lors des Jeux de la Faim. Je m’éloignais enfin vers ma destinée …

Quelques heures plus tard, j’étais enfin arrivée dans mon District natal. On ne pouvait plus me reconnaître. Je ne ressemblais plus à la Ever d’avant et Maël avait obtenu mon pendentif qui représentait tant pour moi. Il fallait que je m’achète quelque chose. Mon estomac criait famine. Le souffle court, je me suis dirigée vers une petite épicerie et ai réussi à glaner quelques petites choses à la vendeuse en jouant sur ma maigreur et mon état de fatigue intense. Une fois ce deal réalisé, je suis sortie de la boutique avant que, subitement, ma tête ne se mette fortement à tourner. Alertée par le sol qui n’était plus droit sous mes pieds, je me suis laissée aller contre un mur. Alors que j’amorçais ma descente pour m’asseoir, une violente secousse me fit tomber au sol. J’ai vu tous mes aliments suivre mon mouvement et s’écraser sur le bitume mélangé à des pavés.
Alors que j’essayais tant bien que mal de reprendre mes esprits, une fille s’avança vers moi. Je l’ai regardé du coin de l’œil, rouge sous le coup de la fièvre qui montait peu à peu. Mon corps se mit à trembler fortement. Je l’ai regardé alors qu’elle me parlait, ne saisissant qu’un mort sur deux. J’étais plus subjuguée par ses trois yeux ou son visage déforme et troué par lequel je pouvais voir un morceau de ciel bleu. Je me suis légèrement penchée sur le côté pour mettre le plus de distance entre nous.
T’es encore un cobaye du Capitole c’est ça ? Ils t’ont envoyé pour tuer les rescapés des Hunger Games ?! Vas-y, tues moi qu’on en finisse. J’ai fais assez de mal comme ça ! J’étais hargneuse, méchante mais mes mots étaient entrecoupés. Mon souffle se faisait rare, mes pensées s’embrouillaient. Que m’arrivait-il ?

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MessageSujet: Re: the world is filled with good intentions ♈ EVER&DOLCE   Sam 18 Fév - 15:46

Dolce n'allait jamais vers les autres. Ses amis, elle les avait acquis alors qu'elle n'était qu'une enfant, ou parce que quelque chose de particulier les liait. Mais Dolce évitait au maximum d'aborder les autres. Elle n'était pas le genre de personne à parler, à avoir de la conversation et à se montrer sociable. Elle était plutôt froide, voire glaciale, réduisait au maximum chaque conversation. Elle détestait parler, surtout quand il fallait parler d'elle-même. Et elle n'avait pas d'affection particulière pour les relations humaines, et les autres en général. Seules quelques personnes lui permettaient d'être ouverte et de s'exprimer librement. Améthyste. Ses parents, suivant les jours et les sujets. Et on avait sans doute fait le tour. Alors Dolce évitait les autres, et lorsqu'on l'abordait, elle répliquait froidement pour abréger au mieux la conversation. De toute manière, les gens ne l'aimaient pas vraiment. Ils s'étaient rendu compte qu'elle n'était pas très sympathique, et avaient fini par se dire que Dolce-Rocksane Anderson était une petite emmerdeuse suicidaire et égoïste. Dolce n'en avait rien à faire, et c'était temps mieux pour elle si on l'évitait. Ils pouvaient penser qu'elle était folle, suicidaire, garce, manipulatrice, égocentrique. Jamais ils ne la connaitraient vraiment et ne sauraient qui est vraiment Dolce. Et ça, elle en était on ne peut plus heureuse.

Pourtant, ce jour-là, elle fut poussée par on ne sait quelle divinité. Elle s'était dirigée vers cette fille, et lui avait adressé la parole. C'était peut-être parce que Dolce était une personne compliquée. Elle évitait la compagnie de tous, mais ne pouvait rester sans rien faire lorsque quelqu'un allait mal. Ça dépendait des cas et des situations, mais il lui était difficile d'ignorer une personne qui souffrait le martyr. Alors en voyant cette jeune fille, qui devait avoir son age, elle n'avait pas pu continuer son chemin. L'inconnue semblait malade. Elle était fine, et avait l'air fatiguée. Alors non, il n'était pas possible pour Dolce de l'ignorer, de faire comme si elle n'existait pas, et de la laisser là. Elle lui proposa son aide. Dolce tenta de capter son regard, mais la jeune fille semblait sur une autre planète, dans une dimension autre que celle de Dolce. Il y avait quelque chose dans ses yeux qui renforçait son air malade. Ses pupilles étaient énormes, dilatées. Elle avait des cernes. Dolce pensa pendant une instant que la jeune fille était sous médicaments, ou sous une autre substance mystérieuse. C'était une hypothèse des plus vraisemblables. L'air malade, la pâleur, les yeux, la fatigue. Et pourtant, Dolce gardait en tête le fait que non, cette fille n'était pas complètement stone. Et si elle avait mangé quelque chose de mauvais ? Un champignon non-comestible, des baies ou des fruits mauvais pour la santé, de la nourriture avariée. Il y avait tant de choses qui auraient pu mettre cette jeune fille dans cet état, que c'en était presque irrespectueux de penser qu'elle puisse être droguée.

« T’es encore un cobaye du Capitole c’est ça ? Ils t’ont envoyé pour tuer les rescapés des Hunger Games ?! Vas-y, tues moi qu’on en finisse. J’ai fais assez de mal comme ça ! » Simple réflexe du à l'entrainement et au tempérament de Dolce, ou vrai sentiment de menace, de danger imminent ? Nul n'aurait su le dire, mais pour Dolce, la première option était la plus évidente. Car lorsque l'inconnue prononça ces paroles, Dolce descendit instinctivement sa main, avec la rapidité qu'elle avait toujours eue, vers sa chaussure droite. A l'intérieur, son couteau à crans logeait. Le bout de ses doigts toucha le manche. En une fraction de seconde, elle pourrait s'emparer de son arme. Mais en examinant la jeune fille, et en analysant ses dires, Dolce sentit qu'elle n'aurait pas besoin de son couteau. Elle fronça les sourcils. Un cobaye du Capitol. Non, Dolce était plutôt contre toutes les actions de cette bande de psychopathes. mais ce fut la suite qui marqua Dolce, et qui la fit réfléchir. Et pourtant, tout ça n'avait pas de sens. L'inconnue parlait comme si... Elle avait participé aux Jeux, et qu'elle s'en était sortie, et que le Capitol voulait la tuer. C'était le genre de scénario qui aurait pu être probable, sauf que... Dolce n'y croyait pas, et ne voyait pas d'où ça pouvait sortir. Personne ne s'échappait des Jeux, mis à part le gagnant. De plus, Dolce avait du suivre les Jeux depuis des années. C'était obligatoire. Et elle s'y forçait pour son entrainement. Jamais elle n'avait vu le visage de cette fille. Si elle avait participé, Dolce l'aurait reconnue. C'était aussi simple que ça. Tout ça était complètement dingue, et irrationnel. Peut-être qu'après tout, cette fille était sous drogue.

Mais Dolce en avait vues des choses, et elle savait que lorsque quelque chose de grave arrivait à quelqu'un, cette personne pouvait être choquée, traumatisée. Il y avait des gens qui gardaient des souvenirs, des marques éternelles. Quelque chose d'horrible avait du arriver à cette fille ou à quelqu'un de son entourage, et elle s'était mise à divaguer complètement. Ça devait être ça. C'était ça. Et Dolce se sentait incapable de rester là à regarder les autres souffrir, alors elle se sentait concernée. Elle resta un long moment à observer la jeune fille, se disant qu'elle finirait peut-être par se calmer. La blondinette continuait d'analyser les paroles dans sa tête. Cobaye du Capitol... Tuer les rescapés... Fais assez de mal... Ça n'avait pas de sens. Et pourtant, Dolce cherchait, elle creusait, mais rien ne lui venait. La jeune fille avait toujours cet air... agressif et à la fois effrayé. Dolce prit les choses en main. Elle passa sa langue sur ses lèvres, tentait de trouver quoi dire. Elle devait être gentille et douce, et ce n'était pas dans sa nature. Seule Améthyste connaissait une Dolce douce et gentille. Autrement, elle était agressive, froide, provocatrice, et elle avait le don de faire fuir les gens. Alors elle tourna ses paroles un long moment dans sa tête, puis soupira. « Écoute... Hum... Je sais vraiment pas de quoi tu parles, mais t'as pas l'air d'aller bien. Alors, tout ce que je peux faire, c'est te ramener chez toi. Et après, on pourra essayer de mettre au clair tout ça. Parce que je sais que tu vas mal, et je me sentirais coupable si je te laissais là. Donc quoique tu dises, je vais devoir m'occuper de toi un minimum, parce que je m'y sens forcée maintenant » Dolce avait été franche, et pour une fois, elle s'était exprimée en déballant tout ce qu'elle pensait. Et ce tout en mâchant ses mots, ce qui était une première. Dolce se mordit la lèvre, redoutant une réaction à nouveau inattendue. Elle se sentait concernée, et elle avait de la peine pour la jeune fille. De plus, les autres semblaient l'ignorer. Dolce se devait de l'aider.
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MessageSujet: Re: the world is filled with good intentions ♈ EVER&DOLCE   Sam 3 Mar - 23:02




J’avais beau avoir ma tête entre les bras, je voyais aisément ce qui se passait alentours. Je n’étais pas dupe à ce point pour me laisser sans aucune surveillance. Après tout, j’étais poursuivie. Je ne faisais confiance à personne et personne ne la méritait de toute façon. Même pas Jeremiah qui avait essayé de me maintenir pour qu’ils me piquent. De quel droit avait-il osé me faire ça ? Comment avait-il pu me trahir ainsi ?
Des larmes couraient sur ma peau surchauffée alors que mon corps tremblait de plus belle sous la fièvre. J’étais encerclée par des Capitolistes avares de sang. Ils voulaient ma peau, si ça se trouve, ils l’utiliseraient pour en faire de la chirurgie esthétique, qui sait ? Et mes cheveux, ils me les ont déjà teint. J’ai cessé d’être blonde. Pourquoi ? Pourquoi moi ? Ils m’ont déjà tant fait souffrir dans l’arène, pourquoi s’acharner ? Je n’ai rien demandé à personne, ils n’auraient pas dû venir me chercher. J’étais bien avant de sentir mon cœur rebattre à nouveau dans ma poitrine. Ils m’ont fait souffrir, m’ont arraché à cette torpeur si douce. Je ne pouvais que les haïr encore plus. Ils ont été jusqu’à voler mes souvenirs, m’arrachant mon amour pour Maël, pour ma mère qui m’a tant pleuré et qui ne connaît pas mon existence. Et ma sœur alors ? Pourquoi n’est-elle pas vivante ? Pourquoi ne l’ont-ils pas sauvé alors qu’elle aussi était une battante ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?!

Je me tenais la tête en me balançant sur cette terre brute. J’avais envie de griffer cette fille, de la mordre, de lui faire subir ce que j’ai vécu. Qu’elle connaisse la souffrance, qu’elle sache enfin ce que je ressens au plus profond de moi-même. Alors, j’ai libéré mon regard de la noirceur pour la regarder avec toute la haine possible. J’aurais voulu que mes pupilles soient des lasers pour que je puisse la tuer sur place. Pour que son cœur cesse de battre tout comme le mien avant. De la transpercer de part en part avec des couteaux et de la laisser se vider de sang. Qu’elle sente le dernier souffle d’air quitter ses poumons et qu’à jamais elle ne soit plus.
Ton joli visage. Je suis sûre qu’il n’a jamais été abimé. Toi petite princesse du Capitole, tu as toujours eu ce que tu voulais n’est-ce pas ? De jolies robes, une famille aimante. J’ai tout perdu en allant là-bas ! J’ai perdu mon identité quand ils m’ont refait le visage, quand ils ont teint mes cheveux. Tu peux comprendre ça ? Non, je ne crois pas car comme eux, tu n’as pas de cœur. Tu te regardes le nombril et c’est tout ce qui t’importe. Et parce que j’ai osé défier ta chienne de vie, on m’a poignardé de toutes parts. Tu trouves ça juste toutes ces marques ?! Hurlais-je presque en me levant, retroussant mes manches sur mes bras pour laisser apparaître les traces de l’Amazone que la chirurgie n’avait su effacer. Je la toisais alors que je lui montrais mes poignets. J’avais du mal à respirer tellement la colère et la rancœur se bousculaient dans mon corps si faible. Je n’avais qu’une envie, lui sauter à la gorge mais, de toutes parts, j’étais surveillée. Alors je me contentais de lui parler pour lui montrer le mal que sa foutue vie m’a faite.
Un rire dédaigneux et sarcastique est sorti de ma gorge alors qu’elle se mettait à parler pour se laver de tous les crimes commis pendant les Jeux de la Faim. Oubliant toute ma dignité et ma politesse, j’ai craché par terre. Ses paroles étaient teintées de mensonges comme toutes celles que l’on a pu me sortir depuis que je me suis réveillée. J’étais animée d’une soif de vengeance extrême, une telle ardeur qui m’insufflait de la force. Je ne tremblais plus de fatigue mais de rage alors que mes poings se refermaient, laissant apparaître mes phalanges blanches.
Alors, butée dans mes hallucinations, je me suis mise à tourner autour d’elle, des larmes de colère laissant des sillons clairs sur mes joues alors qu’elles traçaient leur chemin vers le sol. J’avais beau les essuyer d’un revers de manche, elles revenaient toujours.
J’attaquais de temps en temps en donnant des coups d’épaules sans qu’ils soient bien plus méchants que ça. Je ne cherchais pas la bagarre, je provoquais juste. A partir de maintenant, ce serait sûrement ma marque de fabrique. Plus jamais je ne me laisserais faire. Plus personne ne me marchera sur les pieds comme ils ont pu le faire dans l’ancien temps.
Une fois mon petit manège achevé, je me suis repostée devant elle, les mains sur les hanches. Un regard de défi transperçait dans mes yeux noisette alors que je la jaugeais avec un sourire mesquin sur le visage.
Laisse-moi rire ma jolie. Tu sais très bien que je n’ai plus de famille depuis que vous m’avez arrachée à l’arène. C’est d’ailleurs drôle que vous ne m’ayez pas donné une nouvelle identité. Ever January Collins n’est pourtant pas très réputé. Vous avez bien masqué le Capitole derrière le nom de District 13. Continuais-je en laissant échapper un rire de pure folie. Mais tout le monde sait bien que ce dernier est mort il y a bien longtemps !
Je sortis un couteau qui se trouvait accroché à ma ceinture avant de lécher ma lame. Je laissais mon instinct sauvage se déverser dans mon attitude.
A quelle sauce vais-je te faire payer ce que le Capitole m’a fait endurer ?

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MessageSujet: Re: the world is filled with good intentions ♈ EVER&DOLCE   Dim 11 Mar - 15:06


Dolce ne savait comment réagir face à cette fille. Celle qu’elle avait cru simplement malade quelques minutes plus tôt s’avérait être plus proche de la folie qu’autre chose. Dolce haussa un sourcil curieux, s’attendant à une suite des évènements haute en couleur. « Ton joli visage. Je suis sûre qu’il n’a jamais été abîmé. » Un sourire très léger commença à ses dessiner sur les lèvres de la blondinette. Son joli visage en avait déjà pris des coups. Durant les entraînements, ou simplement à force de chercher les emmerdes. Faire toutes sortes de conneries et se bagarrer. Elle avait de la chance de ne jamais avoir gardé de cicatrices. « Toi petite princesse du Capitole, tu as toujours eu ce que tu voulais n’est-ce pas ? De jolies robes, une famille aimante. » Petite princesse du Capitol. Tout ce qu’elle voulait ? Sans doute pas. Elle n’avait jamais eu ce qu’elle voulait. Ce qu’elle désirait, c’était retrouver Améthyste et s’en aller avec elle. Mais ça n’arriverait jamais parce que son âme sœur refuserait de prendre ce genre de risque ou de laisser son père derrière elle. C’était à présent certain que jamais Dolce n’obtiendrait ce qu’elle voulait. Et à part ce rêve qui la dévore sans cesse, il n’y avait pas grand-chose qu’elle voulait. Elle était débrouillarde, faisait sa vie avec ce qu’elle avait. Rien de matériel ne lui était indispensable. Elle n’était pas du genre capricieuse, n’exigeait rien de ses parents adoptifs. Et encore moins de jolies robes, comme paraissait le penser cette inconnue. Quant à la famille aimante, c’était drôlement ironique tout ça. Elle qui avait perdu ses parents à l’age de deux ans, qui avait été élevée par une tante totalement disjonctée. Élevée… C’était d’ailleurs un grand mot étant donné que dès l’enfance, elle passa plus de temps à grandir d’elle-même et à devenir adulte trop tôt. Jamais sa tante n’avait fait attention à elle. Mais Dolce ne s’en plaignait pas. Puis, Améthyste était arrivée, mais jamais elle n’avait pu trouver dans sa famille une seconde famille pour elle-même. Elle avait toujours été orpheline, et même si lorsqu’elle avait 15 ans, un couple décida de l’adopter, elle ne pouvait pas les considérer comme ses parents. Elle était loin de la petite fille parfaite, et elle n’avait non seulement pas de famille aimante, mais surtout pas de famille du tout.

« J’ai tout perdu en allant là-bas ! J’ai perdu mon identité quand ils m’ont refait le visage, quand ils ont teint mes cheveux. Tu peux comprendre ça ? Non, je ne crois pas car comme eux, tu n’as pas de cœur. Tu te regardes le nombril et c’est tout ce qui t’importe. Et parce que j’ai osé défier ta chienne de vie, on m’a poignardé de toutes parts. Tu trouves ça juste toutes ces marques ?! » Folie. Dolce ne prenait pas vraiment peur, elle se disait juste qu’il y avait de quoi rester sur ses gardes. Sauf que, dans sa voix, ce ton, dans son regard aussi... Quelque chose semblait hurler qu’elle n’était pas démente, pas tout à fait. La vérité criait. Dolce se demandait si ce qu’elle disait était réellement les paroles délirantes d’une fille qui n’avait plus toute sa tête. Non, parce que la jeune fille semblait tellement croire en ce qu’elle disait que Dolce aussi voulait y croire. Mais c’était difficile, car ce qu’elle racontait avait si peu de sens. Et en même temps, elle semblait si convaincue dans ce qu’elle disait sur son visage refait, que c’était presque trop précis pour sortir de la tête d’une fille simplement folle. La jeune fille se leva, retroussa ses manches. Sur ses avant-bras, Dolce remarqua un nombre important de cicatrices, larges, grossières. Comme si ses bras avaient été déchiquetés. Puis il y eut ce rire, un rire dément. Dolce releva les yeux vers ceux de la jeune fille, qui cracha parterre et serra les points. Elle semblait bouillir de rage, prête à exploser. Dolce la fixa, voyant son corps entier se préparer à éclater. Chaque parcelle de sa peau hurlait, et Dolce se disait par moments que si elle explosait, ce serait difficile de retenir le souffle. Et là voilà qui se mit à tourner, tourner autour de Dolce qui se tenait debout, droite, sur ses gardes. Des larmes dévalaient ses pommettes, descendaient sur ses joues, s’écrasaient sur le gravier. Quelque chose de terrible était arrivé à cette fille, et Dolce se sentait à la fois dans une situation gênante, et voulait en même temps aider l’inconnue. Et si elle n’était pas folle ? Si elle était juste traumatisée, blessée, seule ? Dolce fut frappée par cette pensée. Une fille qui faisait fuir les autres parce qu’elle paraissait asociale et dingue, mais qui au fond avait mal et avait besoin d’aide plus que quiconque. C’était assez déstabilisent de penser cela à propos d’un jeune inconnue, alors qu’au fond, même si on ne voulait pas l’admettre, c’était le résumé parfait de sa propre existence. Qu’était Dolce ? Une fille qui avait passé sa vie à faire peur aux autres par sa brutalité et son sarcasme, alors qu’au fond, en réalité, elle avait terriblement besoin de quelqu’un, mais sa putain de fierté ne l’autorisait même pas à admettre ce fait. Dolce suivait la jeune fille des yeux, en attendant avec une impatience dissimulée ce qu’il adviendrait par la suite. Et la voilà qui se reportait face à elle, avec ce sourire sur les lèvres, cette lueur dans le regard, les mains sur les hanches.

« Laisse-moi rire ma jolie. Tu sais très bien que je n’ai plus de famille depuis que vous m’avez arrachée à l’arène. C’est d’ailleurs drôle que vous ne m’ayez pas donné une nouvelle identité. Ever January Collins n’est pourtant pas très réputé. Vous avez bien masqué le Capitole derrière le nom de District 13. » Ça la frappa tout à coup. Ever Collins. Ce nom, elle le connaissait. Elle chercha dans sa mémoire, et lorsqu’elle pensa au prénom Ever, elle pensa aux Jeux. Les Jeux de l’année passée. Et le lien se fit rapidement. Ever, la fille qui avait été défigurée par une mutation. Le visage refait, les marques sur les bras, les délires sur son sauvetage. Le district 13. Dolce put assembler les pièces du puzzle. La fille qui se tenait devant elle, c’était la même personne, celle qui avait été tuée durant les Hunger Games. Enfin, pas tuée, car elle était bel et bien là. Le district 13 l’aurait sauvée ? Ramenée à la vie par Dieu sait quel miracle. Dolce était sceptique, et pourtant, c’était tellement bien orchestré. Elle qui avait du se forcer à visionner plusieurs fois les différentes éditions des jeux, histoire de parfaire son entraînement. Elle revoyait la scène dans son esprit. Et le lien qu’elle essayait de faire entre ces deux filles. « Mais tout le monde sait bien que ce dernier est mort il y a bien longtemps ! » Cependant, cette Ever semblait persuadée que le district 13 était simplement une autre appellation pour le Capitol. Et, en y réfléchissant, ce n’était même pas stupide. Dolce n’avait jamais regardé les choses sous cet angle, mais le district 13 pouvait très bien être allié au Capitol. Et si ce n’était qu’un piège, toute cette histoire ? Si en réalité, le 13 avait été monté de toute pièce par Snow, pour attirer les rebelles en leur faisant croire à un endroit sécurisé, alors que ce n’est qu’une ruse pour piéger chaque membre de la rébellion, et pour s’en débarrasser sans attendre. Dolce ne voulait pas penser à ça, car le district 13 était un peu son plan de secours, au cas où elle voulait fuir avec Améthyste.

Le rire dément de la jeune Ever la ramena à la réalité. Son traumatisme, c’était l’arène. Il y eut soudain le reflet du soleil sur un objet métallique. Un couteau, dans la main d’Ever, dont elle lécha la lame. « A quelle sauce vais-je te faire payer ce que le Capitole m’a fait endurer ? » Dolce arqua un sourcil. Ever semblait totalement emprisonnée dans ses pensées, sur le fait que Dolce était envoyée par le Capitol. A tel point qu’elle se transformait, sous les yeux de Dolce, en un être presque sadique. Sa folie la poussait à sortir une arme, et Dolce ne savait trop comment réagir. Son propre couteau était dans sa botte, et il ne lui faudrait que très peu de temps pour le sortir si ça devenait nécessaire. Ever paraissait dangereuse plus par sa démence que par le fait qu’elle tenait une arme. Cependant, Dolce ne réfléchit pas longtemps à la réaction à adopter. Le sourcil haussé, elle la fixa un instant, haussa les épaules. « Je sais pas… Mais tu devrais ranger ça, tu risques de te blesser » lui balança-t-elle impulsivement, sur un ton détaché. Elle avait une main posée sur la hanche, tandis que l’autre pendait le long de son corps. Comme si elle ne prenait pas Ever au sérieux. Et Dolce elle-même ne savait pas si c’était le cas ou non.

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MessageSujet: Re: the world is filled with good intentions ♈ EVER&DOLCE   Dim 8 Avr - 14:05




Un courant d’air glacé vint mordre la peau de mon visage. Je ne cessais de regarder cette fille aux cheveux si blonds que ça en devenait blessant pour moi. J’avais cette couleur avant que l’on ne me refasse entièrement le portrait, me faisant devenir une fille dont je ne connais pas l’identité. Une fille oubliée, perdue parmi tant de morts. Cependant, une femme se rappellera encore de mon nom, de mon visage. Ma mère. Tout comme elle avait en mémoire cette fille qui s’appelait Lizbeth. Ma jeune sœur. A par elle, je n’avais plus personne car ma mémoire défaillante ne me permettait de revenir plus loin dans le passé. Je regardais mon couteau briller à la lueur du soleil. Il serait si facile de le tâcher de rouge et de m’enfuir par la suite dans les bois. Protégée par les arbres, par l’herbe parfois haute. Je savais me débrouiller dans ces milieux-là. Les Hunger Games m’avaient bien préparée. Des collets, un coup de couteau et ç’en était fini de la petite vie animale. Tout comme je pourrais en finir dès à présent avec cette immondice du Capitole. Il me suffisait juste de trancher la veine jugulaire qui palpitait dans son petit cou où la peau semblait si délicate. Ma lame bien aiguisée en aurait rapidement finie avec elle. Je sentirais alors l’odeur métallique du sang et j’entendrais les chiens du Capitole se ramener en faisant un bruit d’enfer. Oui, rien que ça. Alors mon rire dément résonnerait dans les ruelles et, comme un vagabond, je m’enfuirais avant que les Pacificateurs ne viennent m’arrêter. Je serais alors libre et sans contraintes. Je vivrais enfin sans barrières. Libre de choisir ma destinée, de fonder une famille avec Maël s’il décidait de s’enfuir avec moi pour échapper à cette nouvelle Moisson. Nous vivrions heureux dans les bois. Vivant comme Tarzan dans les arbres. On pourrait même appeler notre fille Jane. Oui, ce serait un joli prénom. Si ça se trouve, elle aurait une guenon comme amie.

Un éclair blanc au loin me tira de ma rêverie. C’était l’uniforme d’un Pacificateur. Étrangement, son visage me disait vaguement quelque chose. J’ai plissé les yeux pour mieux le contempler. Ses traits devenaient de plus en plus distincts au fur et à mesure qu’il approchait de nous avec son air menaçant. La forme de son nez, ses lèvres si avenantes. Un nom s’accrocha dans mon esprit et se répéta à l’infini, comme l’écho dans une grotte. Emeryc …
Le souffle court et les yeux dans le vague, j’ai titubé avant de lâcher mon arme qui alla frapper le sol avec un bruit mat. Le mur s’imposa comme un repère à mon dos qui se courbait déjà pour pouvoir éjecter la bile qui me montait à la gorge. Un goût de sang se répandit dans ma bouche alors que je revoyais cette scène horrible.

Où as-tu mis le lapin que tu as chassé dans les bois ?!
Le fouet s’abattait sur le dos du vétéran, lui laissant de longues traînées sanguinolentes. Il ne criait pas, ne bronchait pas. Ses yeux restaient vrillés aux miens alors que ses dents serrées lui donnaient un air féroce. Il m’avait suivi dans les bois pour me voler le gibier que j’avais tiré peu de temps avant dans les bois du District. C’était peu de temps avant la Moisson. Cet homme était considéré comme fou. On savait qu’il avait déjà tué pour pouvoir vivre. La rue était son refuge alors que le vol et le meurtre s’apparentaient à sa survie. Un haut le cœur me prit alors qu’un rictus mauvais s’affichait sur son visage. Je savais qu’il m’était destiné car, contrairement à lui, j’avais été assez agile pour monter dans la cime des arbres lorsque j’avais entendu le lourd pas des forces de l’ordre.
Le Pacificateur qui promettait de devenir leur chef s’appelait Emeryc. Autrefois, je le considérais comme mon grand-frère. Quelqu’un de doux et de gentil qui avait toujours réussi à faire battre mon cœur autrement. J’étais alors déchirée entre ce garçon là et Maël. J’ai choisi le dernier car l’autre faisait comme parti de la famille et je doutais qu’il m’aime un jour. Mais il a tourné du mauvais côté lorsque Lizbeth a été tirée pour faire les Jeux et qu’elle a péri sous une nuée de flèches. Alors j’ai pensé qu’il l’avait aimé et que sa mort l’avait ravagé. Cependant, je ne pouvais pas le laisser faire du mal à cet homme. Non pas que j’eusse pitié de ce SDF mais parce que ça ne ressemblait pas au garçon que j’avais aimé à l’époque. C’est ainsi que je me suis interposée, essayant de mettre tout l’amour possible dans mon regard.
Arrête Em’ ! Tu sais très bien que ce n’est pas toi. Tu vas le tuer. Tu n’es pas cet homme-là !
Son regard sur s’est posé sur mon visage avant qu’il ne me fasse reculer d’une gifle qui me fit tomber au sol. Il ne mesurait plus sa force et se fichait de faire mal aux gens. Les yeux humides par les larmes, je lui ai opposé un visage dur alors que ses mains se concentraient en poings qu’il était prêt à m’abattre sur le corps.
Voulez-vous subir la même chose Mlle Collins ? Mon travail ne vous regarde pas et je vous conseille de vous taire si vous ne voulez pas subir la même chose !
Le morceau de cuir s’abattit encore sur la chair du vieil homme. Les coups étaient plus forts, plus énergiques. J’avais réussi à l’énerver. Quelques minutes plus tard, le SDF sombra dans la mort parmi les éclaboussures de sang et des lambeaux de chair calcinés par la brulure de l’objet de torture.

Je retenais difficilement le haut le cœur qui me secoua le corps alors que je tombais à genoux au sol. Je lançais un regard hargneux au Pacificateur qui passait à côté de moi. Il se pencha, ramassa le couteau en nous lançant un regard d’avertissement avant de s’en aller comme si de rien n’était. Mes doigts se crispèrent sur le sol. Il m’avait pris la seule chose qui me permettait de chasser au District 13. Car oui, ma lucidité était revenue avec cette anecdote qui avait fleuri dans mes pensées. Un tremblement saisi mon être alors que je regardais la jeune fille blonde.
Qui suis-je ?


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MessageSujet: Re: the world is filled with good intentions ♈ EVER&DOLCE   Lun 9 Avr - 19:09

Cette gamine, petite brunette, fine, l’air fragile. Elle était jolie, mais il y avait ce petit quelque chose. Etait-ce dans ses yeux ? Dans ce qu’elle dégageait ? C’était comme si les ondes qu’elle envoyait étaient destinées à nuire. Elles lui donnaient un air dangereux, un air dément. Une folie habitait ce petit corps frêle, et elle se propageait. Cette fille, Ever, avec son arme en main… Dolce ne savait pas quoi penser d’elle. On aurait dit une folle, échappée de Dieu sait quel asile, qui en voulait au monde entier, qui répandait sa violence, qui tentait de se rendre dangereuse. Le hic dans tout ça, c’était que Dolce ne fuyait pas le danger, elle venait à lui en courant. Elle se précipitait vers lui et le serrait dans ses bras, cherchant à le garder à ses côtés le plus longtemps possible. Le danger l’attirait et elle était incapable de résister à son appel. Une situation compromettante la faisant rire, l’adrénaline faisait battre son cœur. C’était son moteur, ce qui la maintenait en vie. C’était le seul moyen qu’elle avait trouvé pour profiter. Enfreindre les lois, provoquer, chercher les problèmes, tenter le diable. La folie l’attirait aussi, car ça s’apparentait au danger. Cette fille totalement folle, incontrôlable, c’était le nouveau jeu de Dolce. Sauf que c’était aussi un être humain. Et Dolce avait beau ne pas aimer les gens, lorsqu’ils étaient en difficulté, elle ne pouvait s’empêcher de les aider. Cette fille était un paradoxe ambulant. La jeune Ever, Dolce savait qu’elle n’allait pas bien, qu’il y avait sans doute quelque chose à faire. Elle était pâle, sans doute malade, et bien sûr à moitié folle, voire totalement. Dolce aurait vraiment aimé pouvoir faire quelque chose. Elle se dit pendant un instant qu’elle aurait mieux fait de passer son chemin, car à présent, elle se sentait impliqué. Elle s’en voudrait terriblement si elle s’en allait et découvrait le cadavre de la fille quelques jours plus tard. Elle était impliquée et ne pouvait tourner le dos et s’en aller.

La jeune Ever tenait fermement son couteau, et tout ce que Dolce trouva à répondre, ce fut une moquerie. Cette fille était une vraie garce quand elle le voulait. Elle ne savait pas si elle devait prendre Ever au sérieux. Elle avait l’air d’un animal blessé qu’on avait abandonné, et elle semblait si faible que Dolce aurait pu lui arracher son couteau des mains. Et en même temps, cette folie n’inspirait rien de bon. On en serait presque venu à se demander si cette fille-là, Ever, n’était pas une mutation. Car elle traitait Dolce de bête du Capitol, mais elle-même semblait bien plus animale que la blonde. Dolce regardait la jeune fille de haut en bas. Sa posture était décontractée, une main sur la hanche et l’autre le long du corps, mais son esprit était tout de même attentif. Elle ne le semblait pas, mais Dolce suivait les gestes d’Ever, et les heures d’entraînement qu’elle avait derrière elle lui permettait de voir la suite des évènements. Elle se préparait à tout. Si Ever s’avançait, tentait de la blessait, ou de lancer le couteau en sa direction, Dolce pourrait se défendre. Elle ne serait pas la victime d’une gamine malade et folle. Dolce avait relativement confiance en elle. Elle savait se défendre, elle l’avait fait toute sa vie. Grandir seule, dans un environnement hostile, ça vous forge. Petite, elle avait appris à se défendre à force de devoir le faire. Grande, elle avait continué à s’entraîner et à devenir meilleure, toujours meilleure. Dolce était une survivante. Quand elle était enfant, après la mort de ses parents, les habitants de son district avaient parié sur sa mort prochaine. Le fait que sa tante ne prenne pas soin d’elle et qu’elle passe autant de temps dehors, ça avait animé les ragots. On disait qu’elle n’aurait jamais quinze ans. Et elle a eu quinze ans, et tout allait pour le mieux. Puis elle est partie, et à 17 ans, elle était toujours sur ses deux jambes. Ils n’auraient jamais cru qu’elle irait aussi loin. Alors si Ever attaquait, Dolce se défendrait, c’était certain, et elle avait de grandes chances d’en sortir indemne, elle en était certaine.

Et soudain, quelque chose changea sur le visage de la brunette. Elle était distraite par quelque chose, quelque chose qui se trouvait dans le dos de Dolce. Cependant, la blondinette ne se tourna pas. Elle garda le regard sur Ever, n’étant pas sûre que tout ne ça soit ou non une ruse, une mascarade, pour s’attaquer à elle si elle détournait le regard. Et en même temps, Ever semblait trop démente pour faire l’actrice. Dolce entendit le couteau tomber. La jeune Ever tituba, et Dolce se tourna alors. Juste derrière elle, un pacificateur arrivait. Il n’était qu’à quelques mètres et s’approcha. Dolce croisa son regard, le soutint. Elle n’aimait pas particulièrement les hommes en blancs. Ils représentaient ce qu’elle détestait. Lui aussi soutint le regard de la blondinette, puis passa à côté d’elle et ramassa le couteau d’Ever. En parlant de la fille, elle se trouvait par terre, tremblante. On aurait cru qu’elle avait vu un mort. Le Pacificateur ne dit rien. Elle s’était attendue à quelque chose digne des forces de l’ordre. Quelques mots destinés à dissuader, des questions sur la raison de cet affrontement. Il aurait très bien pu la questionner sur son identité, elle qui n’avait rien à faire dans le district dix. Elle aurait été dans une très mauvaise posture, s’il avait dit quelque chose. Dolce soutint son regard, le vit s’éloigner. Et il restait Ever, désarmée, tremblante comme une feuille. « Okaaaaaay… » La situation était des plus étranges, et elle avait l’impression d’être tombée dans un nid d’attardés et de psychopathes. Elle était la seule personne normale ici. Si on pouvait la considérer comme normale.

Ever était à genoux sur le sol. Dolce reporta son attention sur elle. Elle semblait changée. Moins dangereuse, plus aussi folle. Elle semblait… presque normale. Mais elle était tremblante, ses doigts crispés. Elle avait l’air terrifiée, perdue. « Qui suis-je ? » Dolce n’eut pas de réaction. Elle la fixa longuement, se mordit la lèvre. Que devait-elle répondre à ça ? Le regard et le ton d’Ever semblaient presque implorants. Dans son attitude, Dolce semblait déceler un appel au secours. Elle devait l’aider, elle devait faire quelque chose. Puis elle se souvint qu’elles se trouvaient en pleine rue, et les gens devaient les regarder. Elle s’accroupit face à Ever, s’approcha lentement pour ne pas l’effrayer. Elle ne voulait pas que sa démence revienne la posséder. Elle tendit les mains vers elle, doucement, l’aida à se lever… « Viens » dit-elle sur le ton le plus doux qu’elle pouvait trouver. Elle entraîna Ever vers un bâtiment qui avait souffert du temps et semblait désert. Ici au moins elles seraient tranquilles. Dolce savait que c’était risqué, si la brunette devenait folle à nouveau, et l’attaquait, à l’abri des regards. Mais elle était désarmée à présent. Et Dolce risquait plus en restant sous les yeux des pacificateurs qu’en s’isolant avec une fille déséquilibrée. Elle l’aida à s’asseoir. « Ta mémoire. Tu as des problèmes de mémoire... » Ce n’était pas une question, juste une note à elle-même sur la situation. « T’es sacrément malade, j’ai l’impression que t’as des hallucinations, que tu délires. Avant tu as parlé des Jeux. Mais ça… Je veux dire… Tu as des cicatrices » ajouta-t-elle avec maladresse. « Ce que tu as dit avant, y’avait un fond de vrai, non ? … Tu as dit que tu t’appelais Ever » répondit-elle enfin à sa question.
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MessageSujet: Re: the world is filled with good intentions ♈ EVER&DOLCE   Dim 13 Mai - 21:17




J’avais froid et chaud. J’étais la glace et le feu. Tout se mélangeait, se confondait alors que je restée prostrée là, contre ce mur. Plus rien ne me semblait réel si ce n’est le Pacificateur qui venait de passer. Sa vue m’avait ramenée au présent, fait revenir des entrelacs de mon ancienne vie. Des mirages, des flashs comme si j’étais devenue une médium en voyant la vie d’une autre. Etais-je bien moi-même d’ailleurs ? Certainement pas. Je ne serais plus jamais cette Ever. Car ma mémoire est brouillée, saturée, anéantie. Envolée cette folle envie de vengeance, de tuer cette fille dont je ne connais même pas le nom et qui ne me dit rien. Effacée cette rancœur pour cette adolescente de mon âge qui n’est pas du tout habillée comme le Capitole. J’ai divagué, énormément. Qui ai-je donc blessé pour en arriver là ? Même des évènements proches s’estompent alors qu’une migraine semble s’être logée dans ma tête. Des tremblements, encore. La fièvre est toujours là. Va-t-elle m’emporter et me laisser mourir ? D’ailleurs, ne serait-ce pas mieux que je me laisse emporter par la maladie ? Je ne suis qu’une pauvre fille paumée, qui s’esquinte à retrouver une vie qui ne reviendra jamais car tout le monde me croit morte. Enterrée je ne sais où, peut-être même brûlée. Peut-être ne suis-j qu’une morte vivante ? Tant de divagations, tant de « si » pour peu de conclusions réelles.
Je ne peux m’empêcher de jeter un regard à cette blonde. Je ne peux qu’envier sa couleur de cheveux, celle que je n’aurais sûrement plus jamais. Avant, c’était la mienne aussi. Mais ce moment-là s’appelle le passé et, à présent, je dois vivre en brune. J’ai l’impression d’être dans le corps d’une autre. Et d’ailleurs, suis-je bien Ever Collins ? Toujours et encore ces questions. J’ai l’impression de n’être qu’un fantôme, qu’un objet pour le District 13. C’est ainsi que je lui ai demandé si elle savait qui j’étais. Bien sûr, elle ne pouvait me répondre. Qui peut me connaître d’ailleurs ? Personne. J’ai été oubliée, effacée des mémoires. La Moisson future amènera d’autres visages, d’autres douleurs. Une multitude de crimes pour un seul vainqueur …
Un soupir s’échappa de mes lèvres alors que je remontais le regard vers la douce jeune fille qui me tendait ses mains. J’ai senti mon corps se raidir sous cette invitation inhabituelle avant de me laisser entraîner par sa force. Je sentais la fraîcheur de ses doigts contre les miens, brûlants. Je la suivais dans les rues tout en jetant un dernier regard au Pacificateur qui s’éloignait avec mon couteau. A nouveau, je sentais la boule des larmes se former dans ma gorge. Je n’avais plus rien, c’est comme si ce dernier avait pris mon identité. Un nouveau frisson s’insinua sous ma chair alors que le bâtiment lugubre se dressa devant nous. Je lui jetais un regard lourd de sens, j’étais terrorisée à l’idée d’entrer là-dedans. Toutes ces fissures, tous ces morceaux de plâtre enlevés ne laissaient présager qu’une chose à mon goût ; l’effondrement de la structure. Décidément, cette rencontre était bizarre. Et si cette fille à l’allure tranquille m’emmenait là pour me tuer, combien de temps mettraient-ils à retrouver mon corps ? Si ça se passe, je serais sûrement en décomposition avancée d’ici là. Mais la douceur des gestes de la demoiselle me rassura quelque peu et mes muscles se détendirent. Je ne savais plus qui j’étais mais je savais où j’allais. Au pire, je mourais, ce n’était que le juste retour des choses.
Ta mémoire. Tu as des problèmes de mémoire... Me dit-elle en m’aidant à poser mes fesses sur le sol dur. J’ai haussé les épaules avant de baisser le regard, le rouge aux joues. Devais-je me confier à cette inconnue. Est-ce que je deviendrais instable comme tout à l’heure ? Je n’en pouvais plus de ces questions et je ne voulais pas lui donner de réponses maintenant. Alors, je me suis contentée de garder le silence comme je sais si bien le faire en relevant les yeux pour la détailler une nouvelle fois.
T’es sacrément malade, j’ai l’impression que t’as des hallucinations, que tu délires. Avant tu as parlé des Jeux. Mais ça… Je veux dire… Tu as des cicatrices. Ce que tu as dit avant, y’avait un fond de vrai, non ? … Tu as dit que tu t’appelais Ever .
J’ai inspiré une énorme goulée d’air, faisant gonfler mes poumons plus que nécessaire. Il fallait que je parle pour lui raconter mon histoire. Peut-être pour l’amener à me rejoindre au District 13 afin de mener la rébellion, qui sait ?
Oui, effectivement, je m’appelle Ever. Je suis originaire du District 10. Du moins, c’est ce que l’on m’a raconté. Je sais que j’ai subi plusieurs chirurgies car mon visage a été mutilé. Mes souvenirs sont flous et incertains. J’ai une amnésie partielle et on ne sait pas quand celle-ci reviendra. Le District 13 m’a sauvé. Après, à savoir si c’est un cadeau ou non, je n’en sais rien. Lui dis-je alors avec toute la conviction dont il m’était capable de transmettre. J’ai regardé les cicatrices sur mes bras avant de passer le doigt dessus. A chair de poule s’est emparée de mon corps alors qu’un sourire mélancolique s’est dessiné sur mes traits.

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