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✤ MISES À JOUR une nouvelle règle a été instaurée. merci de prendre connaissance de celle-ci ainsi que les autres nouveautés !
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✤ SCENARIOS voici quelques scénarios qui n'attendent que vous:
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 AVALON&HUNTER ► this is your last time.

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MessageSujet: AVALON&HUNTER ► this is your last time.   Sam 11 Fév - 22:14


Le district neuf était peuplé de ses êtres ingrats nommés rebelles. Là-bas, ils se développaient bien plus vite que des bactéries. La sécurité était renforcée, bien plus que dans d'autres districts. Nous devions constamment surveiller ce district, aussi pauvre que productif en rebelles. C'en était épuisant, étant donné que je n'avais jamais porté le neuf dans mon coeur. C'était simple, le seul bon point que j'accordais à cette région était son éloignement non négligeable du Capitole. Les alertes fusaient constamment de ce district. Je pouvais presque comprendre. Leur situation était des plus précaires par rapport à d'autres régions. Mais qui pouvait les plaindre ? Le neuf n'avait pas réellement faits d'efforts envers nos dirigeants. Les vols étaient désormais nature courante. De même que les exécutions publiques, les flagellations, les tortures en tout genre. Ces foutus citoyens n'avaient que ce qu'ils méritaient. Et pourtant, ils ne comprenaient toujours pas que le vol était un acte condamné par les Pacificateurs. À croire qu'ils appréciaient être ainsi torturés, malmenés, tués. Pourtant, cela ne les empêchait pas d'être de véritables vedettes de la Rébellion. C'en était trop. Il y en avait suffisamment issus de ce district. La plupart d'entre eux n'étaient pas encore morts, ce qui donnaient des idées à d'autres. Comme s'ils avaient espoir que l'issu de la Rébellion n'était pas la mort. Et pourtant, c'était la seule échappatoire. Malgré tout, depuis quelques jours, je m'étais trouvé un plaisir non dissimulé à me rendre là-bas, dans ce foutu district neuf. Pour la simple et bonne raison que Aiden Bregstone venait d'être déclaré mort.

Aiden Bregstone était une figure, un emblème, un des acteurs principaux de la Rébellion au sein du neuf. Il mettait constamment en danger mon travail, ainsi que celui de mes collègues, tandis que nous tentions de calmer ses actes de soulèvement. Sur la liste de mes ennemis, et dieu sait qu’elle est longue, Aiden se maintenait clairement en deuxième position. Le premier était Julian Kennedy-Fawkes, mon pire cauchemar en tant que Pacificateurs. Il était encore plus dangereux qu’Aiden, encore plus convainquant pour les âmes égarées des districts souhaitant lutter contre le gouvernement. Mais, pour l’instant, Aiden était ma seule préoccupation. L’annonce de sa mort m’avait rendu plus euphorique que jamais. J’étais heureux, plus que je ne l’avais jamais été. C’était un jour à marquer dans mon calendrier. De plus, ce foutu gamin, m’avait laissé le plus beau des cadeaux. Une jolie demoiselle en détresse, prise lors de la descente visant à capturer le jeune homme après sa fuite, une jolie jeune femme qui avait survécu à cette fameuse intrusion chez le maire Bregstone. Aiden avait été capturé, et les Pacificateurs s’étaient chargés de lui ôter la vie. Quant à son père, ce maire ingrat qui couvrait un fils aux idées bien éloignées de celle du Capitole, je ne savais pas ce qu’il était devenu. Peut-être était-il mort, je l’espérais, peut-être se faisait-il torturer, je l’espérai aussi, peut-être était-il en vie sans le moindre souci, ce que je n’espérais pas. Quel que soit les conséquences pour le maire Bregstone, cela n’enlevait rien à ma joie naissante.

Avalon Sweenage était une jeune femme frêle et d’apparence froide. Une simple jeune femme ayant succombé à la stupidité qu’est l’amour. Encore plus stupide lorsque l’être aimé s’avère être un rebelle. La jeune femme avait été saisie par les Pacificateurs. Dès que j’avais appris la nouvelle de la mort de Bregstone, j’avais exigé que la jeune Sweenage soit mienne durant sa captivité. À défaut d’avoir pu compter sur Aiden pour refouler ma haine ressentie vis-à-vis de sa carrière au sein des forces rebelles, j’allais me faire plaisir sur sa compagne. Ce n’est pas comme s’il était encore là pour se venger, haha. Ce jour-là était important. Non seulement j’allais me soumettre à mon activité favorite qu’est la torture, sur une personne que j’avais réellement envie de faire souffrir. C’était comme un cadeau. Emprisonnée dans l’hôtel de ville depuis sa capture, elle m’attendait. Elle n’était pas encore au courant, mais elle m’attendait. Dès mon arrivée, je croisais son regard, ce regard qui me rappelait qu’elle était proche d’Aiden, ce regard qui provoqua le claquement de mon poing sur sa joue, l’a forçant à un sommeil profond.

La Centrale était un endroit que je détestais en temps normal. C’était le quartier général du marché noir, autant dire que je fuyais ce lieu comme la peste, ne voulant pas me mélanger aux petits citoyens pauvres du neuf. Je risquai d’attraper la peste, alors non merci. Je me contentai de piéger les idiots qui se pensaient protéger à la sortie de la Centrale. Pourtant, aujourd’hui, ce lieu allait s’avérer des plus précieux. Trainant la jeune Avalon tel un sac à patate sur mon dos, je marchai d’un pas assuré en direction du lieu tant convoité, tandis que ma main libre tenait le sac qui ne me quittait jamais d’une semelle. Nous étions en fin de soirée, la Centrale se vidait peu-à-peu, les citoyens regagnant leurs logements de fortunes tandis que les commerçant rangeaient leurs étalages. Je traversai ce lieu d’un pas assuré, n’adressant pas la moindre attention aux regards tantôt horrifiés, tantôt inquiets des gens qui m’entouraient. À croire que la jeune Sweenage était une célébrité dans le coin, tout comme la chose qui lui servait de sœur, elle aussi beaucoup liée aux activités des rebelles. Je devais montrer Avalon. Je devais exposer mon trophée aux yeux de tous, afin qu’ils comprennent que personne n’était à l’abri. Que le moindre acte déplacé envers le gouvernement serait sévèrement puni. Vêtu de mon uniforme de Pacificateur qui ne laissait pas le moindre doute quant au fait que j’étais armé, je savais que je faisais passer le message que je désirais. Personne ne réagirait pour sauver la jeune femme. Personne ne lèverait le petit doigt. Personne sauf Aiden. Mais il était mort. Je pouvais m’en donner à cœur joie.

La Centrale était désaffectée et certaines pièces étaient à l’abandon, verrouillées, et interdites d’accès. Sauf pour moi. Représentant l’autorité, personne ne m’interdirait l’accès d’une pièce interdite au public. Personne ne prêterait attention aux cris. J’étais tranquille. Je poussai une porte qui donnait vue sur un escalier en bois moisi. Je jetai un œil derrière moi. La Centrale, bien qu’habituellement constamment active, de jour comme de nuit, se vidait des seuls êtres encore présents. Certains jetaient un regard dans ma direction, d’autres prenaient leurs jambes à leur cou et fuyaient sans un coup d’œil. Ils comprenaient. Ils comprenaient ce qui allait se jouer dans ses sous-sols, que l’enfant chérie allait connaître une bien triste fin. Et que, malgré leur affection pour elle, ils préféraient oublier, le temps d'une soirée, qu'elle existait. Un sourire de satisfaction s'afficha sur mon visage, tandis que la porte claqua derrière nous. Je pouvais distinguer l'escalier menant à la pièce isolée que par une faible lueur émanant d'une ampoule aussi vieille qu'Avalon. Arrivant finalement en bas, je déposai la jeune femme au sol sans la moindre délicatesse. J'effectuai le même geste pour mon sac, avant de fouiller dans ce dernier pour en ressortir des lanières en cuir aussi solides qu'usées par les nombreuses mains qui y étaient passées. Après quelques minutes d'intenses efforts, la jeune femme était accrochée à la poutre du plafond, ses pieds étaient soulevés à quelques centimètres du sol. Une couleur bleue teintait désormais sa joue. Je croisais les bras quelques minutes, attendant une quelconque réaction de la jeune femme. Mais comme elle ne semblait pas être du même avis, je me devais de forcer le destin. Je m'approchai d'elle, tapotant son visage d'un revers de main. « Bon, Sweenage, on a pas toute la nuit. Tu es priée de te réveiller. » soupirai-je tandis que les claques s'accumulèrent. Faiblement, mais sûrement, ses paupières bougèrent légèrement, m'offrant une vue sur ses yeux bleus teintés de gris. Son visage se déplacait dans tous les sens, à tel point que je dûs saisir fermement son menton pour obliger ses yeux à regarder les miens. « Bonsoir, Avalon. Tu vas bien ? J'espère que oui, nous allons passer une fantastique soirée toi et moi. » dis-je de ma voix la plus douce, préparant doucement le terrain. « Au fait, Aiden est mort, tu le savais ? » Cette fois, ma voix se faisait froide, tandis qu'un ricanement s'échappait d'entre mes lèvres.



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MessageSujet: Re: AVALON&HUNTER ► this is your last time.   Dim 12 Fév - 19:13




Le temps était si long dans cet endroit. On m'y avait emmené des heures, voire même des jours auparavant, je ne pouvais le dire. Tout ce que je ressentais était une fatigue démesurée qui m'annonçait que j'étais sûrement en déshydratation doublée d'un manque de nourriture. Les seules choses dont je parvenais à me souvenir étaient l'arrestation d'Aiden, et une odeur très désagréable que l'on m'avait plaqué sur le visage et qui m'avait fait sombrer dans un état léthargique. Aiden. C'était entièrement ma faute tout ça. Nous aurions dû être plus patients, et ne pas dévoiler sa position au traître qui l'avait dénoncé. Attendre quelques semaines de plus n'aurait pas été pire que la situation présente, c'en était sûr. Il était peut-être dans la pièce voisine en cet instant, ou bien à l'autre bout de Panem, je n'en avais aucune idée et on n'allait bien évidemment pas me mettre au courant. La seule chose que je pouvais espérer pour lui était sa mort. Ou bien il serait torturé à mort pour lui faire cracher des noms, et juste pour le plaisir de se venger d'un rebelle. Rumer, Julian, tous ceux du Neuf. Il en connaissait tellement... J'espérais juste que, dans un instant de colère incontrôlable, le pacificateur y était allé un peu trop fort, et... et qu'il ne pouvait plus souffrir. J'avais chassé depuis longtemps l'idée qu'il ait pu s'échapper. Ce serait bien trop miraculeux, tellement utopique, totalement déraisonnable.

J'avais passé la totalité de mon temps depuis l’arrestation dans ce lieu inconnu, froid et sombre. Pourquoi me gardait-on ici? Je ne savais rien, à part qu'Aiden était rebelle, mais selon toute vraisemblance ils étaient déjà au courant... Et les soupçons devaient déjà planer au-dessus de Rumer... Je ne pouvais rien leur apprendre de plus qu'ils ne savaient déjà. Pourquoi alors ? Qu'est-ce qu'on me voulait ? On me gardait, comme parquée pour une prochaine sentence, on me réservait sûrement un sort spécifique. Allait-on me jeter le corps sans vie d'Aiden pour me faire basculer dans une totale détresse animée de folie ? Me laisser pourrir seule dans cette salle jusqu'à ce qu'on me retrouve morte dans un coin du district ? Dans tous les cas, je ne donnais pas cher de ma peau. Être prise avec Aiden allait sûrement constituer mon seul tort, mais quelles conséquences celui-ci allait avoir ! Il était clair que les pacificateurs devaient vraiment avoir beaucoup de choses contre lui pour qu'une planification telle ait été mise en œuvre. Je fermai mes yeux piquants, consciente d'avoir pitoyablement échoué dans la promesse que j'avais faite à Aiden de ne pas m'attirer de problèmes. C'était stupide de penser à cela maintenant, alors qu'il ne serait très certainement plus jamais là pour ce rendre compte de mon échec personnel. Mais je voulais rester loyale envers lui. C'était la seule chose qui me restait. Je commençai à trembler légèrement, non pas de froid mais d'angoisse. Je pensais à ma sœur, Rumer. Elle allait perdre énormément. Un ami, une sœur. Tous deux en une seule fois.

Une larme tenta bien difficilement de se frayer un chemin sur ma joue. Mon manque d'hydratation me rendait presque incapable de pleurer, l'ayant peut-être trop fait lorsque je m'étais réveillée pour la première fois. Ce devait être ma troisième journée ici, peut-être plus, ou moins tout compte fait, c'était tellement brouillé... Je n'avais aucun indice pertinent pour m'aider à me repérer dans ce flou total. C'est alors que j'entendis les alentours s'agiter, on allait peut-être enfin décider de mon sort ? Les voix se faisaient de plus en plus distinctes, mais les paroles ne m'étaient pas intelligibles. Aucun mot, aucune expression ne parvenait à ma compréhension. Cependant, un détail ne m'échappa pas. Il me glaça même le sang, m'horrifiant immédiatement. J'avais reconnu cette nouvelle voix. Je l'avais déjà entendu. Aiden m'avait prévenue de ne jamais m'attirer les foudres de cet homme. Jamais. Mais je n'allais sinistrement pas pouvoir lui échapper cette fois. Ceci ne présageait rien de bon pour moi ni pour Aiden, si bien sûr il était toujours en vie et dans le district. C'était donc lui. On m'avait laissée là pour que je puisse passer entre ses mains, dire tout ce que j'avais à dire, et assouvir une petite vengeance personnelle. Il allait pouvoir prendre sa revanche sur la forêt, et les événements précédents d'après ce que j'avais cru comprendre. Sans oublier qu'il avait certainement fait le lien entre moi et la troisième personne présente dans la forêt qu'Aiden appelait. On ne pouvait pas vraiment dire que les Avalon courraient les rues dans le district Neuf.

Mon corps tout entier tremblait à chaque fois que j'entendais le pacificateur se rapprocher. Il était venu pour moi, et pour personne d'autre. Il n'y avait plus aucun doute, Aiden n'était pas là. Ou peut-être plus là. J'allais devoir faire face à ce Hunter que tout le monde craignait tant. Je devais intégrer et accepter cette idée. Il fallait absolument que je résiste à ses provocations et aux souffrances qu'il allait provoquer, quoi qu'il m'en coûte. J'avais envie de pleurer, d'appeler à l'aide. Mais cela n'aurait fait qu'aggraver mon cas. Et rien ne venait. Plus aucune larme ne coulait. Ma voix s'était éteinte. Je tentai alors de garder le peu de dignité qu'il me restait. Je devais me montrer froide et insensible comme je l'avais fait avec Aiden et les autres. Il fallait que je garde cette idée en tête, ne jamais l'oublier. Et je le vis. Pour la première fois et sûrement l'une des dernières fois de ma vie, je voyais le pacificateur. Il se tenait près de moi, bien trop près de moi. Mon cœur frappait ma poitrine douloureusement, mais je ne devais pas quitter son regard. J'essayai de lui rendre un regard hautain, écœuré par sa vue. Aiden m'avait dit de ne jamais agir de la sorte, et pourtant je le faisais. J'avais cette envie de montrer que rien ne pouvait m'atteindre, quoi qu'il dise ou fasse. Je savais cependant que j'allais céder dès la première menace, parce que je faisais partie de ces personnes, les faibles. Comme celui qui avait dénoncé Aiden. Le pacificateur s'approcha de moi, et j'eus à peine le temps de voir son poing s'avancer vers mon visage que je sentis une douleur intense puis un trou noir complet.

Mon poignet. Il me faisait tellement mal. Puis je sentis de sensibles coups sur mon visage, ayant certainement pour but de me réveiller. Ils me firent de plus en plus mal, comprenant que ma joue n'avait pas vraiment apprécié le coup que j'avais reçu auparavant.  « Bon, Sweenage, on a pas toute la nuit. Tu es priée de te réveiller. » Ces paroles finirent de me réveiller. J'ouvris les yeux sensiblement, le découvrant juste face à moi. Mes poignets me faisaient terriblement souffrir, et je compris pourquoi dès que la situation fut analysée. J'étais pendue à une poutre, des lanières brûlant mes mains, et le sol était à quelques centimètres sous mes pieds. La situation me fit entièrement paniquer, oubliant directement mes promesses de rester forte face au pacificateur. Je bougeai mon visage, le reste de mon corps étant inattentif à tous les signaux que je pouvais lui envoyer. Mon tortionnaire se pressa à serrer mon visage pour m'empêcher de bouger. « Bonsoir, Avalon. Tu vas bien ? J'espère que oui, nous allons passer une fantastique soirée toi et moi. » Je sentais sa main sur ma peau, c'était dégoûtant. Je tremblais perceptiblement, rendant mon corps de plus en plus douloureux à supporter. Sa façon de parler, tellement neutre et cruelle, me rappelait la matinée dans la forêt. Je ne voulais pas vivre ça, rien qu'à cet instant il pouvait me faire avouer tout et n'importe quoi. La simple frayeur de l'imaginer me frapper jusqu'au sang, jusqu'à briser mes côtes une par une... Non. Je ne voulais pas... Je sentais l'horreur monter en moi, mais j'essayais de garder un visage impassible, chose bien difficile. Et il ne me facilita pas la tâche en continuant son petit discours. « Au fait, Aiden est mort, tu le savais ? » Je fis tout pour comprimer le choc de l'annonce. Il riait de sa supériorité, content de la mort d'Aiden, et en prime de voir souffrir la personne qu'il avait aimé. Ce n'était pas possible, même si je m'étais plus ou moins résignée à cette éventualité inéluctable. Non. Il ne pouvait pas être mort. Il faisait ça uniquement pour me faire mal. Aiden était sûrement encore en train de se faire torturer parce qu'il ne voulait rien dire. C'était ça. Oui. Il était encore quelque part, dans le Neuf ou ailleurs. Et il serait là quand tout serait fini avec le pacificateur. « Vous mentez. » Je pris un ton froid, sans aucune émotion, à part un sentiment de dégoût incommensurable. Et pourtant, le regard qu'il posait sur moi me faisait comprendre que j'avais tort. Je commençai à m'agiter, mes muscles acceptant de faire quelques efforts pour marquer ma détresse. « VOUS MENTEZ ! » Je criai de toute la force que je pouvais, c'est-à-dire... pas très vigoureusement. Les larmes commençaient à me venir aux yeux, et j'amplifiai mon agitation. Grosse erreur. J'entendis, mais surtout je sentis mon poignet craqué. Celui qui s'était brisé quelques semaines auparavant dans la forêt alors que je n'avais pas fait attention. La douleur m'arracha un gémissement terrible. Il venait probablement de se briser une nouvelle fois sous le poids de mon corps. Je voulais le supplier de me laisser, ou au moins de me détacher. Mais il était hors de question que je m'abaisse à cela. Mes pleurs furent alors les seuls sons qui se firent entendre pendant un court instant dans la salle sombre. Cette salle... je n'avais même pas cherché à savoir où elle était. Et je m'en fichais totalement. Je voulais partir d'ici, c'était la seule idée qui restait dans ma tête. Adieu les engagements de résister impassiblement à ses attaques.


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MessageSujet: Re: AVALON&HUNTER ► this is your last time.   Lun 13 Fév - 22:19

J'étais incroyablement calme. Trop, peut-être. Dès que j'avais pénétré dans la petite pièce de l'hôtel de ville, j'avais gardé mon calme bien que je me trouvais face à l'espèce que je détestais le plus au monde, à savoir les rebelles. Avalon, bien qu'inconsciente de sa position, était, à mes yeux, une rebelle à en devenir. Et cette idée ne me plaisait pas. Pas du tout, même. Et même quand mon poing vint s'abattre sur sa délicate joue, j'étais calme. Je ne l'avais pas rouée de coups, je ne l'avais pas brutalisée autant que je me l'étais imaginée. Calme. C'était l'adjectif qui me correspondait le mieux pour l'instant. Bien que d'autres se succéderaient, tels que violent, colérique, brutal, sanguinaire. Personne ne viendrait sauver Avalon, et cette idée était des plus agréables. Cette idée de savoir qu'elle ne serait qu'à moi, le temps d'une soirée, prise entre mes mains ne désirant que sentir une respiration s'arrêter et continuer, cette idée me faisait un bien fou. Avalon ne pesait pas grand-chose, ainsi donc, c'était presque logique de l'attacher au plafond de cette manière-là, afin d'être sûre qu'elle ne puisse pas se débattre. Elle n'aurait que ses yeux pour pleurer face au destin qui l'attendait.

Petit-à-petit, elle ouvrit les paupières. Je pus distinguer ces mêmes yeux que je rêvais me supplier de l’achever, vite et bien. Et bien évidemment, je n’accepterais pas. Je l’a regarderai, et la priverait de cette ultime liberté. Avalon se réveillait doucement, et j’en vins presque à la remercier qu’elle s’agite aussi rapidement, même si j’avais légèrement forcé le destin avec mes claques, mais ainsi je ne perdais pas de temps. Nous allions entrer rapidement dans le vif du sujet. À priori, je fus la première personne à lui annoncer la mort de son compagnon. À en croire sa réaction. « Vous mentez. » Sa tentative de paraître froide et dénuée d’émotions n’eut pas le moindre effet. Je trouvais cela plus ridicule qu’autre chose. Elle ressemblait à ses acteurs du Capitole qui n’avait pas le moindre talent pour la comédie. La comédie, haha. Plus pour moi que pour elle. Je croisais les bras sur mon torse, soupirant face à la cupidité de la jeune femme qui se croyait supérieur. Sweenage junior n’était qu’un misérable pesticide, dommage collatéral des citoyens du neuf qui trouvaient cela intelligent de copuler en vue de donner la vie à ces gnômes. Malheureusement, la plupart de ses gosses avaient été élevés dans l’idée qu’ils étaient des braves gens, importants pour la société. Or, ils n’avaient absolument aucun intérêt. Et cette petite comédie pour se montrer brave et supérieur dans l’idée qu’elle allait réussir à me faire croire qu’elle ne ressentait rien était la chose la plus drôle que je n’aie jamais vu. « VOUS MENTEZ ! » Nouveau rire de ma part, un rire franc et sincère, comme si je me retrouvais devant une bonne série télévision. Mon attention fut cependant détournée par un bruit, une mélodie que je pouvais reconnaître entre mille, ce son familier à mes oreilles, ce bruit qui me procurait des frissons de plaisirs. La mélodie parfaite d’un os qui venait de se briser.

Un sourire s’afficha sur mes lèvres, ce sourire que je ne sortais qu’à de très rares occasions, uniquement lorsque je ressentais un plaisir charnelle ou dans ce cas-là, le plaisir d’avoir une vie entre mes mains. Et afin d’augmenter mon plaisir, le petit gémissement de l’adolescente me donna presque des larmes de joies tant le spectacle était agréable. Je m’approchai doucement d’elle, avant de saisir fermement son poignet blessé qui m’avait offert tant de joie quelques instants plus tôt. Je fixai la jeune femme dans les yeux, mes lèvres dessinèrent un sourire, tandis que dans un geste professionnel et pur de beauté, fit tourner son avant-bras d’un coup sec. Un nouveau craquement se fit entendre, et j’en vins même à faire des petits sauts sur le sol. La jeune femme, toujours tenue par les lanières, tournoyaient légèrement, telle une toupie qui s’arrêtait doucement. « Oups, tu avais mal à ce poignet ? » Je m’éloignai de quelques pas, attendant qu’elle termine de jouer à la girouette. Tandis que je repensais à sa petite comédie d’auparavant, je sortis une cigarette de ma poche avant d’allumer cette dernière et de tirer une première bouffée. « Tu sais, je n’apprécie pas du tout ce cliché sur les Pacificateurs. Nous ne mentons pas. La vérité fait tellement plus mal, pourquoi s’en tenir à des mensonges ? » soupirai-je tandis que je tournai autour de la jeune femme, détaillant la moindre parcelle de son corps. « Aiden Bregstone est mort. Tu ne le reverras plus. Mets-toi ça dans la tête, petite écervelée. » Puis, j’eus l’idée du siècle. Celle qui ferait souffrir Avalon Sweenage comme jamais elle ne pourrait jamais souffrir.

Que savait-elle à propos de la mort d’Aiden ? Rien, absolument rien. Isolée depuis quelques jours, seule, avec pour seule compagnie quatre murs, elle n’avait pas été mise au courant de la mort d’Aiden, à en croire la surprise qui s’était lue dans ses yeux au moment de l’annonce. Avalon ignorait tous les détails. À vrai dire, moi aussi, mais ça elle n’était pas censé le savoir. J’avais eu des échos de mes collègues détaillant la capture, les coups ainsi que les détails de sa mort. Mort d’une balle dans la tête après des tortures. Quel faible, même pas capable de résister à une balle dans le cerveau après avoir enduré de nombreux sévices. Et … quels idiots, les collègues qui se sont chargés de son cas alors qu’un jeune homme de sa condition aurait pu tenir plus longtemps. Je n’étais pas présent, mais les détails me suffisaient à imaginer la petite partie de plaisir que cela devait-il être. Mais Avalon … elle ignorait tout. Absolument tout. Ce qui voulait dire que je pouvais laissé placer à toute la créativité donc j’étais capable. « Il est un peu faible, ton bonhomme. Je le pensais plus endurant. » dis-je dans un premier temps, tandis que je jouai avec ma cigarette, l’approchant de son visage, de sa bouche, de ses yeux, sans pour autant appuyer sur sa délicate peau, mais simplement par envie qu’elle sente la chaleur prête à la consumer. « J’espère que tu te souviens de son visage. Car on ne peut pas dire qu’il avait figure humaine quand son petit cœur plein d’amour pour toi s’est stoppé. » L’excitation de prochainement lire dans ses petits yeux tout mouillés la souffrance d’entendre ses paroles me provoqua des tremblements. Je me ressaisis en tirant à nouveau sur ma cigarette. « Enfin, plein d’amour pour toi. J’en doute. » Je soufflai la fumée de cigarette sur le visage d'Avalon. « Pour en revenir au morceau de viande nommé Aiden, je dois t'avouer que j'ai été surpris. Je ne pensais pas que les os humains étaient capables de se briser autant de fois. Je n'imaginais pas non plus qu'un visage pouvait contenir autant de sang. Sans oublier les gonflements ! Oh, les gonflements ! Ses yeux ressemblaient à deux ballons prêts à éclater ! » dis-je tandis que je me retenais péniblement d'exploser de rire. « Vraiment, j'espère que tu gardes son visage dans ta mémoire, parce que vu dans quel état il a fini ... » Cette fois j'explosai réellement de rire. Je marquai une pause de quelques minutes, fixant la demoiselle dans le but de mémoriser les moindres rides d'expressions, le moindre regard effrayé, le moindre gémissement de peine. Détachant mon couteau de ma ceinture, je plantai la lame sur le bout de mon index, dévoilant ainsi une goutte de sang, tandis que je tournai la lame en un arc de cercle des plus propres. « Bon, j'espère que tu as pleuré un coup, car ce n'est que le début. Maintenant, si tu le veux bien, tu vas répondre à quelques questions. » La lame quitta mon doigt pour venir caresser la joue d'Avalon. « Et autant te dire que j'attends une compréhension maximum de ta part. Chaque mauvaise réponse te vaudra une cicatrice. Ce serait bien dommage d'abimer un si joli visage, ne trouves-tu pas ? » Je lui adressai un sourire tandis que de ma main libre je finis la cigarette qui n'avait pas quitté ma main depuis que je l'avais allumée. J'écrasai cette dernière à terre d'un revers de pied, avant de focaliser à nouveau mon attention sur la jeune Sweenage. « Commençons. Est-ce qu'Aiden était en contact avec d'autres rebelles ? » Première question, l'interrogatoire était lancé, et bien que je désirais obtenir des réponses, j'espérais également m'amuser avec la jeune femme, et que le bonheur de faire couler son sang m'envahisse.



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MessageSujet: Re: AVALON&HUNTER ► this is your last time.   Ven 2 Mar - 22:48


Stupidité. C'était sûrement le mot qui me convenait le mieux. Stupide de toujours faire l'inverse que le bon-sens exigeait. Stupide de me comporter de façon si égoïste avec tout le monde. Mais surtout j'avais été stupide d'avoir cru être en mesure de résister au pacificateur. Ce n'était peut-être pas la plus grande de mes erreurs, mais elle allait me coûter bien plus que toutes les autres. A moi mais aussi à tout le monde. Rumer avait perdu un ami proche, et elle allait perdre sa sœur. Ainsi que tous les rebelles qui se voyaient certainement privés d'un allié de taille. Et tout cela pour quoi ? Pour avoir tenté une mission dangereuse ? Pour avoir défendu des innocents ? Même pas. Pour une relation fortuite qui pour moi n'avait aucun espoir à cause d'une lâcheté qui me faisait baisser les bras devant n'importe quoi. C'était désolant de voir tout ce que nous avions réussi à conserver jusque là s'effondrer en quelques petites secondes, en quelques mauvais choix. Il fallait cependant garder le peu d'espoir qu'il restait. Je ne pouvais pas être sûre qu'il m'ait dit la vérité en m'annonçant la mort d'Aiden. Peut-être disait-il cela pour me faire céder plus rapidement aux tortures ? Rien n'était sûre, et c'était sans doute les pensées d'une pauvre fille désespérée mais il me fallait quelque chose pour tenir.

Cependant, dès la première seconde de mon agitation la situation tourna un peu plus en ma défaveur. Je sentis mon poignet anciennement blessé se disloquer sous le poids de mon corps. Alors qu'il m'arracha un gémissement de douleur, cela ne semblait pas déplaire au pacificateur. Au contraire. Je vis un sourire vicieux se dessiner sur son visage, puis il s'approcha de moi. Je pouvais redouter le pire... Allait-il tirer sur mon bras pour amplifier la douleur et faire craquer quelques tissus ? J'eus bien rapidement la réponse à mon interrogation lorsqu'il agrippa mon articulation. La douleur fut vive mais je m'empêcher de lui offrir la satisfaction de m'entendre crier une nouvelle fois. Je me retenais de toute mes forces, me concentrant consciencieusement sur autre chose que la douleur. Cependant cette promesse s'arrêta net lorsque la pression se fit plus forte et qu'il entreprit d'étendre la douleur à tout mon bras. D'un coup sec et sans bavure, il déboîta mon épaule. Mon cri dut s'entendre dans tout le bâtiment, si ce n'était plus au vu de la puissance qu'il avait. Jamais je n'avais ressenti une telle douleur physique. C'était comme si on m'avait arraché le bras, mais en pire puisque j'y étais toujours accrochée et pendue, me rappelant à chaque mouvement d'un petit millimètre que mon bras n'était rattaché à mon corps que par les chairs qui l'entouraient. « Oups, tu avais mal à ce poignet ? » Je pouvais voir son excitation de me voir souffrir, il faisait vraiment peur à voir. Même mes pires cauchemars n'auraient jamais imaginé qu'on soit aussi fou juste pour le plaisir des yeux et du toucher. Et sa petite phrase "humoristique" donnait amplement le ton pour me laisser penser que cela n'était qu'un petit échauffement de sa part. Il était peut-être encore temps de lui cracher tout ce que je savais, et même des sottises pour être finalement tranquille... Certes avec un bras en moins, mais toujours en vie.

Je continuais à tourner quelque peu à cause de la violence du geste du pacificateur. Chaque seconde était une torture à vivre. Mon corps semblait déchiré de l'intérieur, et le voir me regarder... C'était trop. « Tu sais, je n’apprécie pas du tout ce cliché sur les Pacificateurs. Nous ne mentons pas. La vérité fait tellement plus mal, pourquoi s’en tenir à des mensonges ? » Je n'écoutais qu'à demi-mot ce qu'il pouvait bien me dire. Je m'en fichais de savoir qu'il trouvait la vérité plus blessante. J'étais seulement concentrée pour ne plus bouger en tentant de comprimer vainement des halètements de douleurs. Le pacificateur tournait autour de moi, comme lorsqu'on tourne autour d'un gros morceau de viande pour l'évaluer. Je n'étais que ça pour lui sûrement, évaluant ma force physique pour savoir jusqu'où il pouvait aller sans pour autant me perdre avant d'avoir reçu les informations qu'il voulait. Ou alors il s'imaginait d'autres choses, mais je ne préférais pas y penser. « Aiden Bregstone est mort. Tu ne le reverras plus. Mets-toi ça dans la tête, petite écervelée. » Je fermais les yeux avec force comme pour ne plus jamais avoir à les ouvrir. Il ne pouvait pas me parler d'Aiden comme ça. Lui avait toujours été là pour moi, même si je ne m'en étais pas rendue compte. Il avait tout fait pour ne jamais me blesser, ou bien avait accepté tous mes reproches en agissant justement. Et à côté, il y avait ça, cet homme qui vivait toujours mais qui ne le méritait pas. Son seul plaisir était de torturer les autres. Récolter des informations n'étaient peut-être même pas ses objectifs. Torture... Torture... Ce devait être le seul mot qu'il avait dans la tête, accompagné d'autres horreurs du genre.

« Il est un peu faible, ton bonhomme. Je le pensais plus endurant. » Et le voilà commencé dans un discours que je ne souhaitais pour rien au monde entendre. Peut-être avait-il remarqué que la torture physique me tuerait bien trop rapidement. Il ne lui restait que l'attaque psychologique. Et à vrai dire, il était totalement dans l'idée. J'étais condamnée à l'écouter, ne pouvant me boucher les oreilles ou l'empêcher de continuer. Il pouvait dire la pure vérité, tout comme les plus grands mensonges. Je n'avais aucun moyen de le vérifier. Et à sa façon de se délecter de ses dires, je ne pouvais que penser qu'il disait vrai. « J’espère que tu te souviens de son visage. Car on ne peut pas dire qu’il avait figure humaine quand son petit cœur plein d’amour pour toi s’est stoppé. » Je fermais mes paupières avec encore plus de volonté, ne voulant pas lui donner l'un de ses spectacles préférés. Je pouvais sentir les larmes se formées aux bords de mes yeux pour rouler lourdement sur mes joues. Il ne fallait pas qu'il parvienne à m'inscrire ces images dans la tête, je devais garder un souvenir digne d'Aiden. « Enfin, plein d’amour pour toi. J’en doute. » Je rouvris les yeux rapidement à l'entente de ces paroles. Qu'insinuait-il par là ? Aiden avait-il dit quelque chose avant de mourir ? Voilà encore un trouble qui s'ajoutait aux multiples que j'avais déjà en cet instant précis. Et pourtant il fallait que je me mette en tête que ce n'était que des stratagèmes pour me déstabiliser encore plus. Me faire croire qu'une trahison ne serait pas si grave puisqu'au fond, il ne m'aimait pas et ne m'avait jamais aimé. Tout cela n'était tellement pas en accord avec tout ce qu'il m'avait dit que je ne pouvais le croire. Et pourtant le doute s'installa dans mon esprit. Doute qui fut totalement oublié lorsque je reçus la fumée de cigarette du pacificateur en plein visage. Non habituée à cet odeur et aux picotements que la fumée provoquait à mes yeux, je fus prise d'une petite toux qui eut pour résultat de raviver encore plus durement les douleurs de tout mon bras endoloris. Je ne pus contenir des grimaces de douleur, ainsi que des halètements que l'on pouvait entendre dans les souffrances de ceux qui agonisaient.

« Pour en revenir au morceau de viande nommé Aiden, je dois t'avouer que j'ai été surpris. Je ne pensais pas que les os humains étaient capables de se briser autant de fois. Je n'imaginais pas non plus qu'un visage pouvait contenir autant de sang. Sans oublier les gonflements ! Oh, les gonflements ! Ses yeux ressemblaient à deux ballons prêts à éclater ! » L'image était atroce. Il était évident que la description du pacificateur était fausse tellement les éléments semblaient grossis. Mais je ne pouvais que me figurer l'image d'Aiden totalement défoncé après une torture bien plus violente que la mienne. C'était la pire des choses qu'il m'était donné de voir. « Vraiment, j'espère que tu gardes son visage dans ta mémoire, parce que vu dans quel état il a fini ... »  Il ne se pria pas pour tourner le couteau dans la plaie. Il tenait vraiment à ce que je me l'imagine totalement défiguré comme une bête après une partie de chasse. Je luttais pour ne pas croire un seul mot, avec les yeux entièrement embrumés de larmes qui ne me permettaient même plus de reconnaître le pacificateur. Aiden ne pouvait pas avoir fini comme ça... Ce n'était pas possible... Et pourtant... c'était la vérité. Que je l'accepte ou non, il n'avait pas été arrêté juste pour qu'on lui pose deux questions et ensuite le ramener chez lui. Non. L'éventualité que j'avais toujours craint depuis le début s'était finalement produite. Je me souvenais ce que j'avais dit à Aiden dans la forêt, juste avant que tout ce fiasco démarre. J'avais avoué que ma seule angoisse dans cette histoire de révolte était de le perdre. C'était ce qui avait tout lancé. J'aurais dû rester aussi froide que je l'avais été depuis des mois et même des années. Peut-être aurait-on continué à vivre dans un énorme mensonge, mais au moins nous aurions eu une vie plus longue. Nous serions rentrés avec mon seul poignet de cassé, et tout aurait repris son cours normal. Pas de baisers, pas de retrouvailles, mais pas de mort. Cependant il ne servait à rien de regretter continuellement ce qui aurait dû ou pu se passer autrement. Je l'avais bien compris... Il était... mort. Aucune chance qu'on l'ait sauvé par je ne savais quel miracle. Ma peur de le perdre me l'avait enlevé pour de bon.

J'entendais toujours le rire du pacificateur dans ma tête. Il ressentait tellement de joie à voir ma souffrance que je crus en avoir la nausée. Puis je le vis sortir son couteau. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine, sans oublier les petits tremblements qui reprirent de plus belle. Il fit couler une goutte de son sang pour commencer les menaces. « Bon, j'espère que tu as pleuré un coup, car ce n'est que le début. Maintenant, si tu le veux bien, tu vas répondre à quelques questions. » Dommage pour lui, je n'étais pas vraiment enclin à dire quoique ce soit. Dommage pour moi aussi puisque j'allais passer quelques longues minutes voire heures en sa compagnie avec ses outils les plus effrayants. Il déposa alors la lame sur ma joue. Je gardais un regard vide, ne trahissant ni ma souffrance, et ne le provoquant pas pour ne pas me retrouver avec une jolie entaille dès la première seconde de ses festivités. « Et autant te dire que j'attends une compréhension maximum de ta part. Chaque mauvaise réponse te vaudra une cicatrice. Ce serait bien dommage d’abîmer un si joli visage, ne trouves-tu pas ? » Si. J'étais totalement d'accord avec lui. Alors pourquoi ne pas me lasser partir puisqu'il devait bien se douter que je ne savais rien ? Je ne pouvais alors plus cacher mon appréhension sur la suite. Il était clair que je n'avais rien à lui dire. Sauf peut-être vendre la mèche sur ma sœur, mais il était hors de question que ma débilité coûte la vie à une tierce personne. Je préférais mourir dans d'atroces souffrances que d'avouer le nom de Rumer. « Commençons. Est-ce qu'Aiden était en contact avec d'autres rebelles ? » Bien sûr il devait penser qu'Aiden m'avait présenté tout le monde, me donnant leurs noms, prénoms, adresses ainsi que tout le nécessaire pour les retrouver... Pour un pacificateur spécialisé dans la chasse des rebelles il n'était pas très futé. Comme si Aiden avait pris le risque de m'en faire savoir trop, et de toute façon il n'en avait jamais eu l'occasion. Sauf pour ses idées qu'il avait notées dans sa cachette mais que j'avais finalement refusé de connaître. « Malheureusement je ne sais rien. » J'essayai de garder un ton impassible, non pas froid mais juste dénué de ma souffrance. « Il n'avait pas l'habitude de parler de ça avec moi. » Ce que je disais était vrai dans sa totalité. Jamais il n'avait parlé de ça en ma présence. Tout ce que je pouvais savoir, je l'avais appris en écoutant aux portes ou juste en voulant profiter un peu de la présence d'Aiden à la maison. Idée qui me rappela brusquement qu'il fallait que j'évite soigneusement tout mot équivoque impliquant que j'avais pu être témoin d'un rassemblement chez moi. Ce qui rendrait Rumer coupable. « D'après ce qu'on m'a dit sur vos capacités de chasseur de rebelles, vous devriez savoir qu'ils sont plutôt du genre... » Fou comme il était, peut-être allait-il prendre cette moquerie pour un compliment de ma part. J'espérais juste en cet instant qu'il n'allait pas se souvenir que je pouvais faire allusion à la journée de la forêt où il avait tiré sur Aiden. Puis je terminai ma phrase dans une tonalité moqueuse par son évidence. « discrets. » J'avais conscience que ce comportement n'allait pas jouer en ma faveur, mais je voulais au moins réussir à le contrarier dans sa fierté de tout contrôler parfaitement.


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MessageSujet: Re: AVALON&HUNTER ► this is your last time.   Dim 4 Mar - 14:40

Avalon ne semblait pas croire en la mort d’Aiden, au point de me traiter de menteur. Ou plutôt, de me hurler dessus. Ce n’était pas bien malin de sa part, j’aurai aisément pu lui briser la nuque, simplement par fait qu’elle m’avait contrarié. Je m’étais cependant retenu, uniquement parce qu’elle pouvait s’avérer utile, et qu’elle était possiblement une source d’informations. Cela aurait été bien dommage de lui ôté la vie si vite. Il fallait au moins qu’elle souffre un peu avant, voyons. J’en venais à regretter que la demoiselle n’ait pas été présente durant les dernières secondes de la vie de son bien-aimé. Je regrettais également, et amèrement, de ne pas avoir été présent. L’image d’Aiden s’écroulant contre le sol, poussant son dernier soupir, n’était pas assez clair de ma tête. J’avais façonné cette vision, à tel point qu’elle me semblait bien fade par rapport à ceux qui avait pu se dérouler en réalité. Il aurait également fallu que la demoiselle soit présente, afin qu’elle arrête de me contredire. C’était bien dommage de se fier uniquement à des paroles, car elle pouvait très bien être fausse. Mais j’avais confiance en l’équipe du un que je dirigeais. De toute manière, s’ils m’avaient mentis sur ce point-là, ils savaient très bien que j’allais les exécuter un par un, ainsi que toutes personnes susceptibles de leur être proche. Cela pouvait autant être une femme désirée depuis de nombreuses années que la commerçante du coin qui prenait des nouvelles. Voilà pourquoi j’avais une confiance aveugle en eux, et qu’actuellement, j’étais incroyablement fier de leur capture, de l’exécution du jeune Bregstone. Encore une fois, ils avaient fait un travail formidable.

Je n’avais pas apprécié ses paroles, et elle allait en prendre conscience bien assez tôt. La jeune femme devait pourtant savoir qu’on ne doit jamais contredire un Pacificateur ou provoquer sa colère. C'est une erreur de débutant. D'autres sont morts pour moins que ça, et si elle n'était pas aussi importante aux yeux d'Aiden, elle serait morte bien avant qu'elle eut le temps de me contrarier. En représailles, je me contentai de lui agripper son poignet blessé et de tirer d'un coup sec plusieurs fois de suites sur ce dernier. Des craquements se firent entendre, me décrochant un sourire de satisfaction, réellement ravi d'avoir réussi à lui briser les articulations. Les cris de douleurs qu'elle poussa me confortèrent dans mon idée qu'elle devait bien souffrir à cet instant. J'espérai simplement, que désormais, cela lui serve de leçon, et qu'elle prenne conscience qu'elle n'était pas à l'abri de voir une autre partie de son corps céder sous ma force. Avalon ressemblait à une marionnette en bois, qu'on pouvait disloquer au gré de nos envies. La prochaine étape serait l'autre bras, j'en avais décidé ainsi. C'était bien plus intéressant, sachant qu'elle était accrochée de pareille façon, et que tout le point de son corps tirait ses bras. La demoiselle devait sûrement regretter de s'être montrée si insolente. Au moins, elle se souviendrait de quoi je suis capable, étant donné que je n'avais pas prévu de la détacher de sitôt, et que donc, son poignet, son bras tout entier allait être mis à rude épreuve pendant encore quelques longues heures. Je déversai un flot de paroles, simplement pour la mettre dans l'ambiance, et qu'elle réalise que la douleur physique n'est peut-être pas forcément la pire des choses. Que son épaule déboîtée n'est rien en comparaison à la souffrance psychologique qu'elle aura probablement à subir tôt ou tard. C'est l'un des meilleurs moyens de pression qu'il existe. Ainsi, lui mettre les images d'Aiden en très mauvais état dans la tête ne pouvait que l'aider à parler plus vite.

La première question que je posais était probablement la plus évidente. Même si je savais pertinemment que la réponse était oui, je voulais tester la jeune femme et sa loyauté envers l’homme qu’elle aimait. Et, bien évidemment, je désirais avoir des noms, le plus vite possible serait le mieux, cela épargnerait d’inutile souffrance à la demoiselle. Bien-sûr, ce n’était pas moi qui avais hâte de ramener la jeune femme chez elle, si cela ne tenait qu’à moi, elle ne ressortirait jamais de cette pièce, solution qui germait toujours dans un coin de ma tête. Mais, il fallait quand même la garder en vie. Elle pourrait s’avérer utile une prochaine fois. J’attendais que des paroles franchissent ses lèvres pour me donner satisfaction. « Malheureusement je ne sais rien. » Comme je m’y attendais ! C’était évident qu’elle répondrait un truc dans le genre, je ne m’y étais pas trompé. Le seul truc qu’elle y gagnait, à répondre des choses erronées, c’était qu’elle resterait dans cette pièce un peu plus longtemps. Et que, par conséquent, ses souffrances allaient augmenter. La jeune femme tentait de garder une voix calme, sans aucun sanglot dans la gorge, et c’en était presque courageux si ce n’en était pas aussi ridicule. Se protéger ainsi entre amoureux, c’était stupide. Comme si les moyens de faire parler n’étaient pas assez fort pour briser un amour entre deux personnes. C’était tout à fait le cas, pourtant. Cette jeune femme ne devait vraiment pas tenir à sa propre vie pour jouer ainsi avec le feu.

Cependant, je ne réagis pas immédiatement, préférant attendre la suite de ses paroles. De toute manière, nous étions tous deux coincé dans cette pièce, personne ne viendrait nous interrompre tant que je n’ai pas fini avec la jeune femme, alors j’avais amplement le temps de décider quand pimenter la rencontre. « Il n’avait pas l’habitude de parler de ça avec moi. » Bien-sûr, on y croit. La jeune femme avait été prise au piège lors d’une descente chez le maire Bregstone, en compagnie d’Aiden. Elle pensait réellement que j’allais croire à ses bonnes paroles ? Je savais pertinemment qu’elle n’était pas innocente, et je savais bien, que tôt ou tard, j’obtiendrais des réponses, qu’importe la manière utilisée. « C’est dommage, cette réponse ne me convient pas. » déclarai-je froidement, avant que mon poing vienne s’abattre dans le ventre de la jeune femme, utilisant toutes mes forces pour l’occasion, lui arrachant un léger cri de douleur, peu satisfaisant pour moi. Malgré tout, je devais reconnaitre que cet interrogatoire ne se déroulait pas comme habituellement, et c’était une agréable surprise. Bien souvent, les … suspects, veulent se montrer particulièrement fiers et au-dessus de moi. Et cette sensation de supériorité passe avant tout par des répliques moqueuses, complètement stupides, qui ont pour seul but d’aggraver leurs cas. Et après ça vient se plaindre que ça se fait interroger d’une manière brusque. Je repensais soudainement à Miléna, cette idiote de rebelle qui n’avait rien trouvé de mieux que la provocation, et qui nous avait ensuite suppliée pour atténuer ses douleurs. Je devais donc reconnaitre qu’avec cette Avalon, cela se passait un peu mieux, et ses réponses étaient convaincantes. Mais, malgré tout, je savais qu’elle en connaissait plus que ce qu’elle voulait faire croire, et malgré le fait qu’elle se retrouve dans mes bons papiers, cela ne suffisait pas pour ressortir de cette pièce entière.

Cela se passait bien pour la jeune femme, compte tenu de la situation. Pour l’instant, je n’envisageai pas encore de la découper en morceaux à la fin de l’interrogatoire, ce qui était réellement un bon point pour elle. Enfin, si elle continuait sur cette lancée, et qu’elle ne s’amusait pas à faire sa grande dame provocatrice. « D’après ce qu’on m’a dit sur vos capacités de chasseur de rebelles, vous devriez savoir qu’ils sont plutôt du genre… discrets. » Et bien, tant pis pour elle, elle voulait jouer à ça, elle allait le payer tôt ou tard. Je dévisageai la jeune femme longuement, un air de dégoût probablement affiché sur mon visage. Bon dieu qu’ils me répugnaient ces citoyens des districts. Ils croyaient intouchables et bien plus intelligents que nous, alors qu'ils sont simplement ridicules et stupides. S'ils étaient réellement dotés d'une intelligence comparable à la nôtre, ils n'auraient jamais tenté de se rebeller septante-cinq ans auparavant. Les Hunger Games étaient de leur faute. Ils étaient les uniques responsables, bien qu'ils essayent de mettre la faute sur nos dirigeants. Quand comprendront-ils qu'ils sont complètement sous-développés par rapport au Capitole et aux Pacificateurs ? J'eus un soupir d'exaspération, elle me faisait réellement pitié. Ainsi, elle se pensait incroyablement maligne, au point de faire des sous-entendus que je ne comprendrais pas ? Je me contentai de tirer une nouvelle bouffée de cigarette tandis que je la dévisageai longuement, me demandant ce que j'allais faire de la demoiselle. J'hésitai entre plusieurs solutions. Lui briser les os un par un, ce qui assurait de nombreux cris, donc de nombreux rires pour moi. Elle souffrirait comme elle n'aurait jamais souffert. Je pouvais également jouer du couteau sur son corps, prenant la jeune femme pour ma feuille de papier et mon poignard pour le crayon. Avalon pouvait également servir de punching-ball. Après tout, elle en avait l'allure. Le fait qu'elle soit attachée de cette façon ne faisait que me rappeler qu'elle était à ma merci et que si je le souhaitais, je pouvais très bien l'utiliser comme moyen d'entraînement pour me perfectionner en boxe. C'était fort tentant, peut-être même la meilleure idée que m'étais venue. Puis finalement, malgré mes envies, je changeai d'avis brusquement. Si je frappai la jeune femme dès maintenant, ce serait bien trop facile pour elle de tomber dans l'inconscience, et je ne m'amuserais pas beaucoup. Ce qui est bien dommage, puisque c'était là mon réel plaisir. Les informations n'étaient que secondaires, bien qu'elles étaient utiles. Je tournai à nouveau autour de la jeune femme, oui, c'était bien dommage d'en finir maintenant. Je fis glisser ma cigarette entre mes doigts, jouant avec celle-ci, l'a rapprochant du visage de la jeune femme. « Tu te crois terriblement intelligente pas vrai ? Navré pour toi, mais je ne suis pas aussi bête que tu sembles le croire. » Je tirai une nouvelle bouffée sur ma cigarette, avant de faire rouler celle-ci sur la joue d'Avalon, provoquant des grésillements comparable à ceux des branches de Sapin jetés dans un feu. Un bruit fort agréable pour mes oreilles. « J'imagine que ça a dû être dur pour lui de rester silencieux alors que la balle lui avait perforé le flanc, non ? » C'était suffisant pour qu'elle réalise que je me souvenais parfaitement de cette fameuse rencontre dans les bois qu'elle avait sous-entendu quelques instants plus tôt. « C'est dommage, j'aurai préféré viser ici. » dis-je en écrasant lentement ma cigarette sur la poitrine de la jeune femme, au niveau de son coeur, le bruit du grésillement se mélangeant à celui du t-shirt fondant sous la chaleur, ainsi qu'à celui de la peau éclatant légèrement sur le coup de la brûlure. « Réfléchis-bien, Avalon. Un rebelle de son importance avait forcément des contacts. Et je sais très bien que tu as des noms à me donner. » dis-je, en jetant le reste de ma cigarette sur le sol avant de l'écraser avec mon pied. Je savais très bien qu'elle n'était pas aussi innocente qu'elle voulait bien me le faire croire. Elle savait des choses, beaucoup de choses, mais sa loyauté envers son idiot d'ami semblait bien plus importante que sa vie à elle. Pathétique.



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MessageSujet: Re: AVALON&HUNTER ► this is your last time.   Sam 31 Mar - 23:57


L'endroit où le pacificateur m'avait emmenée était reclus. Aucune vie ne semblait prendre forme dans les alentours, voire même à des kilomètres à la ronde. Cependant, j'étais totalement incapable de vérifier mes premières idées sur le lieu étant donné que je ne pouvais absolument pas nous situer. Nous étions comme calfeutré dans un lieu finement choisi pour que personne ne vienne nous déranger. Étais-je encore dans le Neuf ? Ce n'était même pas sûr. On avait pu me transporter pendant mon état inconscient, tout comme ne m'avoir jamais sortie du bâtiment où j'avais été enfermée les derniers jours. Mais tout cela m'importait peu pour le moment. Je me fichais de me trouver à l'autre bout de Panem, de savoir si j'étais proche de la maison ou non. Dans tous les cas, j'étais sûrement condamnée à subir toutes les souffrances qu'Hunter Blackbird-Crowley voudrait m'infliger. Condamnée à l'entendre me décrire patiemment et subtilement l'état pathétique dans lequel avait fini Aiden. Le pacificateur avait sans l'ombre d'un doute compris que c'était la pire des choses qu'ils pouvaient faire pour me briser et me donner envie de donner des informations. Mais je n'étais pas prête à trahir ce pour quoi la majeure partie de mon entourage s'était battu et se battait encore. Je ne pouvais pas trahir Rumer ainsi que Julian qui venait régulièrement dans le district. Je ne pouvais pas effacer tout ce qu'Aiden avait construit ces dernières années. Même s'il n'était plus là, je voulais au moins essayer de rester forte, pour lui, qui n'avait eu aucune chance de survivre après mes erreurs.

Il était clair que j'étais allée trop loin dans la provocation. Une nouvelle fois je n'avais pas pensé aux conséquences, et je m'étais engagée dans une voie qui ne pourrait m'apporter que de gros ennuis. Et ces ennuis ressemblaient fortement à un pacificateur totalement dérangé. On m'avait dit qu'il prenait un plaisir obscène à créer la plus horrible des souffrances pour chaque personne qui passait entre ses mains. Il avait commencé par quelques courtes mais foudroyantes douleurs à mon poignet puis à une épaule qui soutenait le poids de mon corps pendu par les mains. Voyant que ce n'était sûrement pas cela qui me ferait céder, il était parti sur un tout autre terrain en me décrivant la fin tragique d'Aiden. Spectacle dont il s'était bien évidemment délecté. Et qu'il se réjouissait de me graver dans la mémoire. Je commençais petit à petit à réaliser l'ampleur de tout cela. Peut-être n'avais-je pas accepter jusqu'ici la réalité affligeante de la situation ? Qu'Aiden était bel et bien mort, et que j'allais finir comme lui. Ou pire. Qu'on allait me laisser en vie après toutes ces horreurs. Et cette fois-ci il était clair que ma vie tournerait au pire des cauchemars. Je répondis alors froidement aux questions du pacificateur, pour l'énerver et qu'il en finisse. Cela ne fonctionnerait pas, mais ou moins j'aurai eu la possibilité de montrer que je n'étais pas faible. Bien sûr la riposte ne se fit pas attendre. « C’est dommage, cette réponse ne me convient pas. » Il s'attendait que je donne des noms, des plans prévus... Il me prenait vraiment pour une abrutie à croire que j'allais trahir tout, comme ça, en quelques secondes. C'était hors de question. Pas avant d'avoir résisté du moins.

Je reçus immédiatement un coup violent dans le ventre. La douleur fut vive, surtout lorsque mon corps chancela suite au choc. Mais je ne cédai pas pour autant. Je continuai en le provoquant davantage, insinuant qu'il avait lamentablement échoué lors de sa petite escapade dans la forêt où j'étais présente avec Aiden. Je le voyais me dévisager, pensant certainement à sa prochaine action pour punir mon insolence, et cela me terrifiait tout autant que ça m'emplissait de satisfaction personnelle. Sans doute ce sentiment de fierté aveugle et stupide qui me faisait faire tout et n'importe quoi. Le pacificateur alluma de nouveau une cigarette, et entreprit de tourner autour de moi, pour examiner mon état physique. « Tu te crois terriblement intelligente pas vrai ? Navré pour toi, mais je ne suis pas aussi bête que tu sembles le croire. » Il approcha dangereusement sa cigarette de mon visage, la fumée me piquant les yeux et m'arrachant une petite toux. Et avant que je ne pus réaliser ce qu'il allait me faire, je sentis la brûlure parcourir ma joue. La douleur fut intense et me tira quelques gémissements contenus. Par chance il n'appuya pas la brûlure, si bien que je ne sentis pas ma peau fondre sous la pression. « J'imagine que ça a dû être dur pour lui de rester silencieux alors que la balle lui avait perforé le flanc, non ? » Je ne m'occupais pas de ce qu'il pouvait dire. La seule chose présente dans mon esprit était la douleur provoquée par les picotements vifs et insupportables de la magnifique chair brûlée dont je garderai une trace visible, inévitablement. Puis mon esprit comprit qu'il me parlait d'Aiden et de la fameuse « rencontre ». Je voulais tellement garder cette journée en mémoire, et pourtant il me fallait l'oublier pour ne plus avoir à souffrir des conséquences désastreuses et funestes.

« C'est dommage, j'aurai préféré viser ici. » La douleur fut cette fois-ci bien pire et déclencha un cri fort ponctué de sanglots. Je sentais ma peau se défaire sous la pression. La cigarette était maintenant écrasée sur la hauteur de ma poitrine, au niveau du cœur. J'oubliai immédiatement les picotements de ma joue pour n'être que focalisée sur ma poitrine. Mon vêtement avait fondu, tout comme l'épiderme qui était à son contact quelques secondes auparavant. Je voulais avoir le cran de lui envoyer un autre pic, en risquant sûrement une nouvelle brûlure ou autre, que je réussis à trouver entre deux halètements de douleur. « C'est vrai que vous l'avez totalement raté. Il n'avait presque pas mal. » J'exagérai la situation, certes, mais ce n'était pas si faux que cela. La blessure par balle n'avait pas été la pire, ce qui me causait les plus grands remords étant donné que la plus douloureuse, celle au genou, n'avait que moi et ma stupidité pour cause. Je repris mes halètements, tout en réprimant difficilement les sanglots qui me secouaient par la douleur vive de ma poitrine, ainsi que celle de ma joue qui se relançait.

« Réfléchis-bien, Avalon. Un rebelle de son importance avait forcément des contacts. Et je sais très bien que tu as des noms à me donner. » Les brûlures étaient toujours aussi omniprésentes dans mon esprit. Je ne pouvais pas penser à autre chose. Les picotements. La chaleur. La chair brûlée et écarlate. C'était la seule chose que je pouvais gérer. Mais il fallait que je lui réponde. Pour qu'il arrête, ou pour qu'il continue. Mais il fallait que je lui donne une réponse, qui allait le contrarier sans doute. Comment pouvait-il penser que je donnerais des noms ? Il devait se douter que parmi ceux que je connaissais se trouvait ma sœur, mais je ne pouvais pas. Je ne devais pas. J'essayai alors de chasser les maux provoqués par les brûlures et pris mon courage, ou plutôt mon impertinence, à deux mains et lançai quelques mots. « Vous croyez vraiment qu'il me disait ça ?! qu'il me parlait de chaque personne du district ? de chaque plan prévu ? » J'étais quelque peu énervée moi-même par ce que je disais. Oui, j'avais essayé de savoir. Mais j'y avais renoncé à la seconde où j'avais réalisé que ce n'était pas dans mon intérêt, et que de toute façon Aiden ne me le dirait jamais. Il avait trop peur de me mêler à ça, par protection sûrement mais aussi parce que je n'étais pas du même genre que les personnes qu'il côtoyait, il le savait très bien. Je n'étais pas forte face à la pression, et même capable d'avouer n'importe quoi. Ainsi j'essayais de me convaincre que mes dires étaient vrais. Que je ne savais rien alors que je savais bien trop de noms pour ne pas en échapper au moins un. « Nous ne parlions pas de révolte ou d'autres trucs débiles dans le genre... » Cette haine envers une rébellion était toujours en moi, même si j'en étais paradoxalement fière. Je la détestais de me prendre toutes les personnes que j'aimais, mais je la soutenais pour la force et le courage qu'elle avait déclenché chez Aiden, mais aussi chez ma sœur. Puis je repensais à tout ce que le jeune fils du maire avait bien pu me dire, et me faire ressentir. Des choses que je n'oublierais jamais, et que je ne regretterais pas le moins du monde. « Notre relation était... différente. » J'avais dit cela sur un ton très mélancolique et résignée. Je baissais les yeux en m'entendant. Des larmes s'immiscèrent au creux de mes yeux pour se laisser tomber sur mes joues. Parcourant ainsi la brûlure que j'avais sur la joue gauche, apaisant brièvement la douleur pour la relancer pour durement immédiatement. J'avais perdu la seule personne avec qui j'avais pu m'ouvrir et sourire sans éprouver le moindre remord de me réjouir d'une vie, pas si terrible que ça quand il était là. Mais cela s'était envolé en quelques minuscules secondes lors de l'arrestation.


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MessageSujet: Re: AVALON&HUNTER ► this is your last time.   Lun 9 Avr - 15:29

Attachée, ainsi, la jeune femme ressemblait davantage à un bout de viande qu’à un être humain. En réalité, c’était ce qu’elle représentait pour moi à cet instant. Un simple animal bientôt tué pour satisfaire les envies des hommes. Dans la réalité, Avalon représentait toujours l’animal, et les envies des hommes représentaient ma soif de sang. De souffrance. De cris. De larmes. C’était ainsi, dans la logique des choses. Elle était prise au piège. C’était qu’un bout de viande sur lequel j’allais pouvoir laisser exploser ma colère. Quelle colère ? Aiden était mort. Julian était le prochain sur la liste. Les rebelles étaient peu à peu stoppés. Mais c’était bien eux qui déclenchait cette colère qui me brûlait les veines. Ils étaient toujours là, bien présents, même si leur rythme avait ralenti au fil des semaines. Ils étaient toujours là, ces enfoirés. Et la jeune femme allait payer pour eux. Un punching-ball, un bout de viande, une crevarde. C’était tout ce qu’elle était.

Je m’étais montré tolérant au départ. J’avais fait des efforts pour ne pas l’égorger dès la seconde où elle avait commencé ses petites provocations à la con. Elle se croyait supérieur, mais ses couinements dignes d’un animal dès que ma cigarette eut brûlé son corps à deux reprises me rappelait qu’elle n’était pas si forte qu’elle voulait paraître. C’était stupide de se donner l’allure de quelqu’un que l’on n’est pas. Sa véritable nature de petite fille apeurée était réapparue dès que les premières douleurs s’étaient fait sentir. Je ne m’attendais à aucune autre réaction de sa part si ce n’est ces petits grognements de douleurs. Pourtant, j’avais tort. « C'est vrai que vous l'avez totalement raté. Il n'avait presque pas mal. » Je poussai un – nouveau - soupir d’exaspération. Ces petits paysans se croyaient vraiment au-dessus des lois. Quelle idée de provoquer ainsi un Pacificateur, elle l’avait bien cherché ! Ah la fierté, je vous jure, elle vous fait perdre la boule. Lancer des pics à un représentant de la loi est la meilleure des solutions pour se faire tuer dans d’atroces conditions. Avalon n’avait qu’à poser la question aux multiples citoyens des districts morts sous mes coups en raison d’une phrase de trop. Les deux brûlures étaient que des amuse-bouche. De toute évidence, ses propos étaient qu’une façade pour se protéger elle-même. Se protéger de la souffrance d’avoir perdu un être cher. Elle compensait par la provocation, alors qu’au fond, elle n’était que cette gamine blessée par la perte de son homme. Elle avait probablement raison, Aiden n’avait pas trop souffert de la blessure que je lui avais causée. Peu après sa capture, mes hommes m’avaient fait un rapport concernant son état de santé général – belle ironie qu’on en pense que j’ai reçu le rapport après sa mort. La blessure par balle n’avait pas été la pire. L’un de ses genoux avait clairement plus souffert. J’étais curieux concernant cette blessure en genou, mais quoi qu’il en soit, je n’étais pas plus déçu que ça que ma balle ne l’ait pas autrement touché. À vrai dire, j’étais plutôt heureux qu’il n’ait pas été gravement blessé suite à celle-ci. Cela avait simplement été un avant-goût de ce qui l’attendait prochainement s’il continuait à agir de cette façon. Il mettait sa vie en danger en pensant être intouchable. Il avait déjà pu goûter au traitement des Pacificateurs face aux rebelles. Je reportais mon attention sur Avalon. Je l’examinais sous toutes les coutures. C’était bien dommage qu’Aiden soit mort. Si cela n’avait pas été le cas, j’aurai pu infliger une blessure à Avalon en lui faisant passer un message. Mais, désormais, cela ne servait à rien. Je venais presque à regrette durant une fraction de seconde de ne pas avoir pu lui renvoyer Avalon dans un sale état. En étant mort, il ne pouvait voir dans quel état se trouvait sa dulcinée. J’aurai tout donné pour découvrir son visage à la vision d’une Avalon dont tous les os ont été brisés, tous les muscles épuisés, et fragilisée psychologiquement. « Au moins, je lui ai laissé un souvenir. » dis-je simplement, détaché de toutes émotions. Il était mort, soit. Cela devait bien arriver un jour. Elle devait comprendre cela. Les petits sanglots qu’elle tentait de masquer n’étaient que plus pathétiques.

La jeune femme n’était pas particulièrement causante, ce qui allait de pair avec la réputation qu’elle s’était construite dont son district. Je pensais durant un court instant à son sort si la situation avait été différente. Si elle s’était un peu mêlée aux affaires des rebelles, ou si elle s’était montrée plus sociable, des citoyens se seraient mis à sa recherche. Au lieu de quoi elle allait crever ici, seule, dans un sous-sol misérable alors qu’il y avait de la vie au-dessus de nos têtes quelques minutes avant que je l’emmène ici. Les gens ne se préoccupaient même pas de son sort. Elle allait crever entre mes mains, comme une pestiférée évite par tous, et son corps serait jeté dans un fleuve jusqu’à ce que quelqu’un le découvre en état de décomposition et se souvienne d’Avalon Sweenage. « Vous croyez vraiment qu'il me disait ça ?! qu'il me parlait de chaque personne du district ? de chaque plan prévu ? » Bien évidemment que non. Aiden n’était pas assez stupide pour lui parler explicitement de chaque plan prévu par les rebelles du neuf pour contrer le Capitole. Malgré tout, qu’elle le veuille ou non, elle était au courant de bien des choses. Elle était loin d’être aussi innocente qu’elle voulait le faire croire. Avalon avait forcément entendu des bribes de phrases, de mots, ou des comportements suspicieux. Je sortis une nouvelle cigarette de ma poche, que j’allumais aussitôt avant d’en tirer une nouvelle bouffée. Elle me faisait perdre patience, j’allais avoir besoin de beaucoup de nicotine pour rester calme et ne pas la tuer par inadvertance. Un accident est si vite arrivé. « Nous ne parlions pas de révolte ou d'autres trucs débiles dans le genre... » Mais bien-sûr. Elle est en couple avec le chef rebelle du neuf, et elle ne parlait jamais de cela avec lui ? Je peinais à y croire. « Notre relation était... différente. » ajouta-elle presque instantanément. Je l’a regardai avec mépris. Différente en quoi ? Parce qu’elle représentait un peu plus pour Aiden qu’une demoiselle à utiliser et à jeter ultérieurement ? J’approchai ma cigarette de son visage, sans pour autant toucher ce dernier. « Tu n’es pas bête, Avalon. Tu es plutôt intelligente pour une paysanne. On m’a dit que tu n’étais pas très bavarde, et que les gens avaient tendance à te fuir. Je peux comprendre, tu ne m’a pas l’air d’être la personne la plus sociable de Panem. » Je laissai échapper un léger rire. « Ainsi, je pense que tu me mènes en bateau, Avalon. Une fille de ton âge qui représente si peu pour les autres et qui ne semblent pas avoir d’amis doit être très observatrice par rapport au monde qui l’entoure. Je suis sûre que tu as les oreilles et les yeux qui traînent partout. » Ma voix s’était avérée douce durant la totalité de mon discours. Je lui adressai même un léger sourire avant de reprendre. « Alors ne joue pas à ça, Avalon. Cela finira très mal pour toi. Tu sais des choses. Tu as forcément écoutés des conversations, entendus des prénoms, ou quoi que ce soit. J’ai été très patient avec toi. Mais c’est fini. » Mon ton était froid, dur, autoritaire et ne laissait présager rien de bon. Rapidement, je lui saisis son poignet fragile avant de le tordre une nouvelle fois. Lui laissant quelques instants de répit, je me dirigeai en direction du sac dont je ne me séparai jamais, fouillant durant quelques instants à l’intérieur afin d’y trouver mon bonheur. J’en ressorti une pince usée par le temps, teintée du sang de nombreuses personnes avant Avalon. Je m’approchai de la jeune femme, tirant une nouvelle bouffée de ma cigarette avant de m’adresser à la demoiselle. « Tu ne m’a pas laissé le choix. » soupirai-je en coinçant la cigarette entre mes lèvres avant de détacher l’une des lanières qui retenaient la jeune femme. Je choisis de desserrer celle tenant son bras valide, afin que l’appui se fasse sur celui blessé quelques minutes auparavant. La souffrance serait d’autant plus terrible. J’attrapais sa main que je tenais fermement, avant de rapprocher la pince de l’ongle de son pouce, que j’arrachai violemment. « Il m’aime. » dis-je en imitant la voix insupportable de la demoiselle. « Un peu. » Nouvel ongle arraché. « Beaucoup. » Encore un. Je marquai une courte pause, tirant une nouvelle bouffée de nicotine. « On continue ou ce sera suffisant ? » demandai-je en tapant du pied contre le sol. Je croisais les bras sur mon torse, attendant une réponse de la demoiselle.



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MessageSujet: Re: AVALON&HUNTER ► this is your last time.   Lun 9 Avr - 21:23


Je n'avais malheureusement toujours pas refoulé cette manie de provoquer le pacificateur. C'était pourtant ce qu'il fallait pour ma survie. Mais qui voudrait d'une survie aussi pathétique que celle-ci ? Devoir supporter d'être la cause de la mort de l'homme qu'on aimait. Devoir vivre seule, abandonnée à son sort, et prendre la place de quelqu'un qui aurait largement mieux mérité de rester en vie. Je provoquais la colère d'Hunter Blackbird-Crowley pour me venger de ce qu'il m'avait fait, mais surtout de ce qu'il avait pu faire à Aiden. Il lui avait tout pris, jusqu'à la vie, alors que son seul tort avait été de vouloir une liberté. Je le provoquais aussi pour me voiler la face, prouver que je pouvais être forte et résister, mais ce n'était qu'une façade qui s'effondrait dès la première blessure. Dès qu'il avait commencé à me brûler la joue, j'avais voulu avouer la moitié de ce que je savais pour que la douleur cesse. Je n'imaginais même pas comment je pourrais survivre à la suite.

« Au moins, je lui ai laissé un souvenir. » J'avais envie de lui répondre que c'était tellement gentil et attentionné de sa part, mais je ne voulais pas m'attirer encore plus d'ennuis. J'en avais déjà fait suffisamment pour déclencher sa colère et attirer vers moi les plus grandes souffrances futures. Et puis, franchement, je devais être d'un pathétisme désolant à toujours vouloir avoir le dernier mot. Sans aborder le fait qu'il m'était insupportable de repenser à Aiden alors qu'il n'était plus là. Même s'il était hors de question qu'il me voit dans cet état, je voulais tellement qu'il vienne me chercher pour partir au Treize. Laisser tout ça derrière nous, sans jamais nous retourner, et devenir ce qu'il m'avait toujours promis. Mais c'était une idée totalement déraisonnable. Aiden n'était plus là. Il était mort. A cause de ses blessures que j'avais causé et que je n'avais pas pu soigner. C'était alors avec ça que je devrais vivre ? Plutôt que de m'infliger une mort définitive, j'allais devoir me remémorer sans cesse la seule personne que j'avais véritablement aimée, hormis Rumer. Je préférais largement mourir tout de suite. Même un couteau dans le cœur me ferait moins mal. Le pacificateur se remit ensuite en tête de me questionner sur les rebelles, leurs identités, leurs plans... Je lui répondis avec énervement et frustration que je ne savais rien. Pourquoi croyait-il que j'en savais tant que ça ? Certes j'étais, j'avais été, proche d'Aiden, mais pas pour la rébellion. Je ne savais donc rien, à part quelques noms par-ci par-là que je ne comptais pas vraiment donné après tout le mal que j'avais déjà fait. Il me regardait avec mépris, ne croyant aucune de mes paroles. Il alluma aussi une nouvelle cigarette, geste qui me fit frémir par la peur de recevoir de nouveau les cendres encore brûlantes sur une parcelle de mon corps.

Il approcha l'extrémité de la cigarette vers mon visage. Je pouvais sentir la fumée partout, me brûlant le nez comme les yeux encore rouges de toute ma souffrance physique mais surtout morale. « Tu n’es pas bête, Avalon. Tu es plutôt intelligente pour une paysanne. On m’a dit que tu n’étais pas très bavarde, et que les gens avaient tendance à te fuir. Je peux comprendre, tu ne m’a pas l’air d’être la personne la plus sociable de Panem. » L'homme avait un ton assez neutre qui me troublait dans la situation. On avait presque l'impression qu'il savait tout sur moi. Peut-être était-ce le cas. Sûrement même. J'aurais presque pris ces paroles pour des compliments, en oubliant dans quelle situation nous étions. C'était l'une des observations les plus vraies qu'on m'avait rapportées depuis bien longtemps. Je n'avais pas la prétention de me croire plus intelligente que les autres, mais il avait totalement raison sur ma réserve et mon manque de relations sociales. « Ainsi, je pense que tu me mènes en bateau, Avalon. Une fille de ton âge qui représente si peu pour les autres et qui ne semblent pas avoir d’amis doit être très observatrice par rapport au monde qui l’entoure. Je suis sûre que tu as les oreilles et les yeux qui traînent partout. » Et là encore il visait entièrement juste. J'avais développé sans m'en rendre compte une capacité à observer les autres pour ne pas perdre une miette de ce qui pouvait me renseigner sur telle ou telle chose. Étant donné que personne ne venait me parler, il fallait bien que j'obtienne des informations d'une autre manière. Mais pour les rebelles, ils étaient bien plus perspicaces que moi pour ne laisser aucune trace. Les plus grands arrangements ne se faisaient jamais quand j'étais dans les parages. Et encore moins la liste de tous les engagés du coin. Je connaissais quelques noms, forcément, mais c'était tout. Aucun visage. Juste des prénoms comme ça, pris au milieu d'une conversation peu discrète.

Le pacificateur m'adresse un sourire. C'était tellement bizarre. Je lui aurais presque fait confiance après tout ce qu'il venait de me dire. Sauf que j'étais pendue par les poignets dans une salle miteuse où personne ne viendrait me chercher. J'avais le poignet totalement disloqué, et le bras tout entier dans un bien sale état. Sans parler des magnifiques rougeurs qui étaient apparues sur ma joue ainsi que ma poitrine. Heureusement que la brûlure n'avait pas été plus large. J'évitais ainsi la présence de cloques hideuses et très douloureuses. « Alors ne joue pas à ça, Avalon. Cela finira très mal pour toi. Tu sais des choses. Tu as forcément écoutés des conversations, entendus des prénoms, ou quoi que ce soit. J’ai été très patient avec toi. Mais c’est fini. »  Son ton devint tout de suite plus glacial. Je déglutis douloureusement en imaginant que la véritable torture allait commencer. Et j'allais bien rire de m'être plainte d'une minuscule brûlure sur mon visage. Je le vis alors fouiller dans son sac spécial torture je présumais. Qu'allait-il en sortir ? Un couteau pour me lacérer le visage et tout le corps ? Des aiguilles pour me crever les yeux ? D'après ce que j'avais entendu sur lui, il était capable de tout. Et j'aurais de la chance de m'échapper à son emprise sans être défigurée ou avec un membre en moins. « Tu ne m’a pas laissé le choix. » Il détacha alors une des lanières. Prenant bien évidemment le bras encore valide pour me laisser pendue à un bras brisé et entièrement disloqué. Je vacillais alors, tremblant terriblement par crainte de ce qu'il allait faire. Même is je me doutais bien de ce qui m'attendais. Une pince. Une main. Pas la peine d'être un génie pour comprendre que des ongles allaient sauter. Il approcha la pince. De mon pouce d'abord. Je tremblais, tremblais tellement. Et je sentais déjà les larmes couler, avant même que la douleur ne vienne. Mais je ne voulais pas donner de noms. Rumer, non je ne pouvais pas trahir ma propre sœur. Alors que j'avais fermé les yeux pour oublier tout ça, j'émis un cri atroce. Une agonie aurait été moins douloureuse à supporter que ce déchirement vif et soudain. « Il m’aime. » Il imita ma voix. Sûrement pour allier une torture morale et me faire céder plus rapidement. Il allait réussir, c'était certain. Mais je n'étais pas en état de faire quoi que ce soit. Je haletais de douleur, pensant même m'étouffer moi-même par ce manque d'air. « Un peu. » Je n'avais même pas eu le temps de me remettre que l'ongle de mon index se sépara de mon doigt. « Beaucoup. » Et encore un autre ongle en moins, celui de mon majeur suivant. Je hurlais de douleur comme un chien hurle à la mort, sans cesse. Je m'agitai, ne supportant plus rien du tout, souhaitant que ma main attachée reste dans l'attache pour que je puisse enfin regagner le sol. M'y effondrer sans jamais me relever. « On continue ou ce sera suffisant ? » Je n'eus même pas la présence d'esprit d'écouter ce qu'il avait à me dire. Je ne réfléchissais plus. Mon instinct de survie prenait le dessus pour sauver ma peau. Il fallait que je sorte de cet enfer, coûte que coûte. Entre plusieurs sanglots et cris, je lâchai des noms. Tout d'abord ce fut Tomas, celui qui m'avait emmené chez Aiden. Pourquoi le dénoncer, lui, alors qu'il m'avait permis de retrouver l'homme que j'aimais ? Aucune idée. Sûrement parce que c'était le dernier que j'avais vu. Puis, dans la foulée, vint Skann. Ce petit con que j'avais toujours détesté. Pourtant je ne lui avais jamais voulu de mal. Après de longs sanglots, je finis par lâcher prise totalement. Je venais de perdre Aiden, de trahir tout ce pour quoi il se battait. Je ne méritais pas la vie. Je ne la voulais même plus. « Je...je sais... rien d'autre... » Je tremblais de toutes mes forces, réussissant à placer quelques mots entre chaque sanglot. « je vous en supplie... laissez-moi... » J'étais dégoûtée de moi-même. Supplier un pacificateur de m'épargner. Je n'avais même pas le courage de lui demander de me tuer pour qu'on en finisse. Je me sentais déjà partir de toute façon. Mon esprit était paralysé par la douleur. Brouillant ma vue et me donnant presque envie de vomir. J'étais à deux doigts de devenir inconsciente. Aiden aurait été bien écœuré de me voir si faible. Heureusement qu'il n'était plus là pour me voir.


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MessageSujet: Re: AVALON&HUNTER ► this is your last time.   Mar 10 Avr - 22:31

Je m'amusais avec Avalon. Je passais une agréable soirée. Je ne m'étais pas amusé de cette façon depuis ... depuis l'enterrement de vie de garçon de Phoenix. Ah cette merveilleuse soirée avec Miléna en guise de cadeau. Qu'est-ce qu'on s'était amusé ! Qu'est-ce que j'avais ris ! Voir Miléna se débattre alors que les couteaux lui transperçaient la chair avait été une expérience purement jouissive ! J'avais réellement passé du bon temps cette soirée-là. Quelle dommage qu'elle n'ait pas duré plus longtemps ! Quel dommage que ces enfoirés du treize soient venus délivrer mademoiselle je vends mon cul pour des informations. Je me demandais bien ce qu'elle était devenue. Elle devait probablement subir des séances de psychanalyse poussées pour se remettre, haha, trop bon. Elle doit également faire des cauchemars. Au moins, elle n'était pas prête de m'oublier de sitôt. Ni Phoenix d'ailleurs, étant donné qu'il lui avait tatoué la poitrine en conséquence. Je jetais un coup d'oeil à Avalon. J'hésitais une fraction de seconde. Ce serait assez drôle de lui laisser un souvenir de notre rencontre. Cependant, je n'étais pas aussi doué que Phoenix en art, et encore moins pour les tatouages. Elle se retrouverait avec un énorme cercle de peau brulée sur le corps. Ce n'était pas très esthétique. Voyez-vous, j'avais des principes. Oh, ça ne me dérangeais pas du tout de briser des os et de déformer des visages. Mais j'avais un peu de peine pour Avalon si elle devait se taper une horrible marque sur le corps durant le reste de sa vie. Les quelques brûlures de cigarettes ne resteraient que quelques semaines, quelques moins tout au plus. Et c'était joli, d'un certain côté. Si on est fumeur, on appréciera forcément cela. M'enfin bref, j'hésitais un instant. L'envie de lui laisser un souvenir indélébile était ma foi bien tentante. Mais je me retiens. De toute évidence, elle se souviendrait forcément de moi. Il n'y avait aucune chance pour qu'elle m'oublie de sitôt.

Voilà que je me mettais à faire l’analyse psychologique de ma victime ! Comme si elle ne le savait pas elle-même ! Avec un peu d’observation, même l’imbécile du village aurait pu deviner que la jeune femme était loin d’être populaire. À vrai dire, je suis persuadé que si je sondais les gens sur qui est Avalon Sweenage, la plupart d’entre eux ne serait pas capable de me répondre. Son visage était connu, mais peu apprécié. On devinait tout de suite son manque de vie sociale. Elle n’était pas très causante, déjà. Mais en plus de ça, elle ne savait clairement pas s’y prendre lors d’une conversation. Peut-être se comportait-elle ainsi qu’avec les Pacificateurs, mais je doute qu’elle en ait croisé des milliers au cours de sa vie. Et puis … on voyait bien sur son visage qu’elle était incroyablement triste. Elle n’avait que … dix-sept, dix-huit ans ? Elle en paraissait dix de plus. Même en ayant perdu la moitié de sa famille, si elle avait eu quelques amis, son visage ne serait pas un concentré de tristesse comme il l’était. Je lui détaillais tout ce que j’avais compris et appris sur son cas, et il semblait presque … être calme. Peut-être avais-je touché juste ? Un sourire de satisfaction étira mes lèvres.

L'arrachage d'ongles était une méthode testée et approuvée depuis de nombreuses années. Les moins résistants cédaient presque instantanément avec cette méthode de torture - même si je pensais que c'était un traitement bien trop agréable pour être classifié de torture. Sans grande surprise, la demoiselle céda aisément. Je regrettais presque qu'elle ne se soit pas montrée plus résistante afin que je lui montre toute l'étendue de mon talent. Ce fut d'abord un certain Tomas qui paya les foudres de sa lâcheté. Je ne le connaissais absolument pas, et je m'en passais bien à vrai dire. Mais c'était toujours intéressant. Puis vient au tour de Loa-Skann. Un jeune homme du neuf qui avait fait des vagues par le passé. C'était donc pour cette raison. Un sourire étira mes lèvres. Je ferais part de ses prénoms à Jean, ma collègue du neuf que j'appréciais grandement. J'étais sûre qu'avec elle, ils allaient tout deux passés un sale quart d'heure. « Je...je sais... rien d'autre... » En réalité, je persistais à penser qu'elle n'en savait plus qu'elle voulait le faire savoir. Mais elle avait collaboré, elle avait craché des prénoms. C'était suffisant, même si j'en espérais plus. « Merci de ta collaboration, très chère. » Je fis tourner la pince entre mes doigts, hésitant quant au sort du bout de viande qui me faisait face. « je vous en supplie... laissez-moi... » Je la toisais un court instant, tournant une nouvelle fois autour d’elle tout en finissant l’énième cigarette que j’avais allumé quelques instants auparavant. J’écrasais ensuite cette dernière à terre, toujours en faisant le même parcours autour de la demoiselle. Que faire d’elle ? L’achever ? L’envie de l’égorger et de lui ôter la vie était sérieusement envisagée dans mon esprit. L’idée était tentante, mais impossible à réaliser, pour mon plus grand malheur. À vrai dire, c’était une solution de facilité que de la laisser dans cette pièce moisie, pour morte. Je préférais qu’elle vive, uniquement pour assumer les conséquences de sa lâcheté. Car, un jour ou l’autre, des gens allaient se poser des questions. Skann et Tomas seraient arrêtés, probablement torturés, possiblement tués. Quoi qu’il en soit, des rebelles allaient se douter qu’un traître agissait parmi leurs rangs. Que quelqu’un les avait vendus. Et ils découvriront bien vite que cette personne n’est autre que la pure et chaste Avalon, celle qui n’aurait jamais soupçonné dû à son manque total de présence et d’intérêt. Qui pourrait se douter que le traître n’est autre que cette charmante jeune fille, toujours seule, avec pour seul lien Aiden ? Ce serait d’autant plus tragique pour les rebelles de découvrir qu’en plus de les trahir, elle avait osé bafouiller la mémoire de leur chef au neuf. Oh, pauvre petite, je n’aimerais pas être à sa place quand la vérité éclatera. Il était évident qu’elle paierait le prix fort pour avoir grillé deux noms. Cela paraissait peu, mais les rebelles allaient très mal le supporter. J’étais déjà euphorique à l’idée de découvrir dans quelques mois le sort réservé à Avalon. C’était presque dommage d’attendre que quelqu’un découvre qu’elle s’était montrée un peu trop bavarde. D’ailleurs, ils n’allaient jamais lui pardonner. D’autres rebelles avant elle étaient passée entre mes mains expertes en matière de torture, et très peu d’entre eux n’avaient cédés face à mes interrogatoires. De plus, leurs tortures s’étaient avérées très sanglantes, et rares étaient les survivantes de ces dernières. Avalon n’avait pas même résisté à quelques ongles arrachés, amatrice va ! « Tu sais quoi ? Je vais être extrêmement gentil. Je vais te laisser tranquille pour aujourd’hui. » Je ramassais mon sac que je passai sur mon dos, rangeant la pince à l’intérieur. Je m’approchais d’elle, rattachant le poing qui avait servi à presser ses aveux, afin qu’elle soit incapable de se libérer. Je déposais un baiser sur son front trempé de sueur avant de plonger mes yeux dans les siens. « À bientôt, Avalon. » Je lui adressais un sourire, m’avançais lentement vers la porte avant d’ouvrir cette dernière. Avant de disparaitre, je me retournais vers elle. « Ne t’en fais pas, les commerçants passent toujours au sous-sol à la première heure. Si tu cries suffisamment fort, tu as une chance pour que quelqu’un vienne te libérer. Bonne nuit. » dis-je en lui adressant un nouveau sourire, avant d’étendre la lumière et disparaitre de la pièce. Quelle bonne soirée avais-je passé !



you see, in their last moments, people show you who they really are. so in a way, i know your friends better than you ever did. would you like to know which of them were cowards ?
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MessageSujet: Re: AVALON&HUNTER ► this is your last time.   Dim 23 Sep - 17:37


Cela faisait un certain temps que j'étais dans le flou total sur ma situation. Où étais-je ? Depuis combien de temps m'avait-on enfermé ? Je n'en avais aucune idée, je ne savais même pas s'il faisait jour ou nuit en dehors de cette petite pièce glauque que je ne situais même pas dans le district. Par contre, je savais pertinemment que ce n'était certainement pas la meilleure des situations pour moi, et encore moins face à ce pacificateur qui savait tout de mon implication nulle mais collatérale dans les groupements d'anti-capitoles présents dans le Neuf. Il savait que j'avais un lien privilégié avec Aiden, fils du maire mais surtout rebelle notoire qu'il ne semblait pas porter dans son cœur, loin de là. Il s'était même fait un plaisir de le rabaisser à mes yeux en me décrivant sa torture puis mort qu'il me dessinait comme pire que pathétique et risible en voyant sa résistance quasi inexistante. Bien que j'essayais de me convaincre qu'il se moquait de moi, je ne pouvais pas refuser longtemps l'idée qu'il était vraisemblablement mort entre ses mains. Il n'y avait aucune autre solution viable et crédible qui pouvaient me laisser douter de sa sincérité, même si je sentais que le pacificateur exagérait dans ses dires.

Voyant que la description de sa mort et de son corps inerte n'allait pas me faire céder mieux à ses réclamations, l'homme du district Un se lança dans une torture physique qui viendrait plus certainement à bout de mon entêtement à ne rien lui révéler de ce que je savais. Il débuta avec les faibles brûlures de cigarette qui bien qu'étant douloureuses pouvaient être supportées. Mais je ne fis pas autant ma fière lorsque je vis une pince s'approcher de moi pour sans doute s'occuper de mes ongles. Le pacificateur n'attendit pas de voir si j'étais d'accord pour lui donner des noms d'autres rebelles, il arracha d'un trait trois ongles d'un de mes mains avant que je lui crie d'arrêter en lui donnant quelques secondes plus tard ce qu'ils voulaient. Le nom de Skann ainsi qu'un autre jeune homme sortirent avant même que je ne me rende compte de la haute trahison que j'étais en train de faire. J'avais terriblement honte de moi, de ce que je venais de faire mais la douleur avait été trop intense pour que je ne supporte de nouvelles récidives que le pacificateur aurait certainement fait durer pour m'arracher le plus de souffrance possible. Je l'avais alors supplié de me tuer, trop horrifiée des paroles que je venais de lâcher contre ma volonté et du fait que je devrais supporter les regards des autres sur moi qui se demanderaient qui les avait trahi, ou bien leur réaction quand la vérité éclaterait. « Tu sais quoi ? Je vais être extrêmement gentil. Je vais te laisser tranquille pour aujourd’hui.» Le pacificateur venait de rattacher mon bras maintenant ensanglanté en hauteur avec l'autre, et s'occupait de ramasser ses affaires sur le sol pour m'abandonner à mon sort dans cette salle non visitée depuis apparemment longtemps. Il approcha ses lèvres de mon front, geste qui me dégoûta au plus haut point mais que je ne pus éviter à cause de ma situation et me fixa de son regard assez effrayant. « À bientôt, Avalon. » Il me sourit et s'éclipsa vers la porte avant d'ajouter ces derniers mots : « Ne t’en fais pas, les commerçants passent toujours au sous-sol à la première heure. Si tu cries suffisamment fort, tu as une chance pour que quelqu’un vienne te libérer. Bonne nuit. » Et il éteignit la lumière.

Je sentais déjà les larmes couler abondamment sur mes joues, tout comme le sang qui s'échappait des plaies sur mes doigts où les ongles manquaient. Je sentais les quelques gouttes de sang glisser le long de mon bras pour tâcher mes vêtements et continuer leur route le long de mon corps. Je ne pouvais pas espérer qu'on vienne me chercher dans cette bâtisse désaffectée, et je ne comptais pas crier pour que l'on vienne m'aider si c'était pour sentir mon poignet se disloquer sous mon poids à chaque faible mouvement. Je restai donc passive, accrocher sur cette poutre qui ne se décidait pas à lâcher. Après des secondes, des minutes ou même des heures je sentis la force me quitter, je n'avais plus le pouvoir de lutter contre un malaise dû à la perte de sang mais au manque de nourriture de ces derniers jours et de mon enfermement. Je me sentis partir dans une sorte de sommeil, complètement incapable de discerner le rêve de la réalité, ne sachant pas si les voix que j'entendais au loin n'étaient que pur produit de mon imagination ou si des personnes avaient finalement réussi à savoir que j'étais là. A moins que le présence ne soit que hasardeuse. Je n'avais aucune idée de ce qui allait m'arriver, et au fond je m'en fichais de mourir ici si la seule autre possibilité était de vivre seule en tant que traitre.

FIN.


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