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 RAVEN ღ Those who deny freedom to others deserve it not for themselves. Abraham Lincoln

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DISTRICT 13
△ correspondances : 2104
△ points : 1
△ multicomptes : thybalt, gwendal, eurydice (denahi)
△ à Panem depuis le : 22/01/2012
△ humeur : la mort de Coin, dont les idées commençaient à lui déplaire, a donné un nouvel élan à son implication dans la lutte contre le Capitole
△ âge du personnage : trente-six ans
△ occupation : lieutenant-colonel dans l'armée du 13 (chef de section, tireur d'élite) ~ membre du conseil de décision post-Coin


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MessageSujet: RAVEN ღ Those who deny freedom to others deserve it not for themselves. Abraham Lincoln   Dim 22 Jan - 22:52


Raven Harvey Abernathy
❝ AUT VINCERE, AUT MORI ❞

Je ne sais pas vraiment si je dois accepter de vous parler de moi, par les temps qui court on ne peut pas se permettre de faire confiance à n'importe qui ... Mais soit, vous m'avez l'air digne de confiance. A peu près. Je me nomme donc Raven Harvey Abernathy - si mon second prénom me vient de mon paternel, le premier quant à lui signifie corbeau, à ce qu'on m'a dit - mais pour vous en revanche ça sera Lieutenant-colonel Abernathy. Vous l'aurez compris je suis donc un militaire. En effet je suis né il y a trente ans, dans les sous-terrains du District treize où j'ai depuis toujours vécu, tout comme mon père avant moi, menuisier/charpentier de profession et lui aussi natif du treize. Ma mère quant à elle venait du district sept ; Je dis venait puisqu'elle est morte quelques mois seulement après le décès de ma petite soeur, Melwyn, il y a douze ans. Si vous doutez du fait qu'on puisse mourir de chagrin, je peux donc vous assurer que cela existe réellement.

Mais je ne vais pas non plus vous raconter ma vie, on ne se connait pas après tout. Pas encore du moins. En revanche ce que je peux vous dire, histoire que ce soit bien clair entre vous et moi, c'est que j'ai un sérieux problème avec le Capitole et son despotisme maladif. Faut dire que j'ai été élevé pour détester le Capitole et tout ce qui s'y rapporte de près ou de loin, même si j'estime être beaucoup moins radical que mon père à ce sujet. Voilà pourquoi le fait que je me sois enrôlé dans l'armée dès ma majorité n'a été une surprise pour personne, et même une source de fierté pour mes parents. Et puis, ce corps professionnel correspond je crois plutôt bien à mon caractère ; Je pense être quelqu'un de discipliné et d'efficace, et je n'ai pas peur de me battre pour les causes en lesquelles je crois. Ma mère me disait passionné, mon père a lui toujours plutôt dit que j'étais quelqu'un qui avait la tête sur les épaules ... Alors je suppose que je suis un juste milieu entre les deux. Ce qui est certain en tout cas c'est que je suis quelqu'un d'honnête et d'entier ; Je ne suis pas du tout du genre hypocrite. J'ai tendance à vivre selon un certain nombre de valeurs et de principes, et je peux me montrer très peu compréhensif et rancunier si on ne les respecte pas. En dehors de cela je passe pour être à l'écoute et assez facile à vivre, bien qu'un poil maniaque sur les bords.

Quoi ? Vous n'en avez pas eut assez ? Quelle bande de curieux vous faites ma parole ... Bon, je vais vous confier un truc, mais ça reste entre nous hein ? Si vous êtes un peu patients, je vous raconterai tout plus en détails un peu plus bas. Mais si on vous le demande, c'est pas moi qui vous l'ai dit.


about games and relative.



Ça, c'est précisément le genre de questions auxquelles j'évite de penser voyez-vous ... Pas que je me voile la face, mais commencer à faire des plans sur sa propre mort c'est un peu le début de la fin à mon humble opinion. Et puis je n'ai pas énormément d'imagination pour ces choses là, alors probablement que lorsque mon tour sera venu il n'y aura que deux hypothèses : soit mourir en exerçant mon métier, ce qui ma foi serait une fin relativement honorable bien que prématurée, soit mourir en fin de vie lorsque mes vieux os déclareront forfait ... j'ai une légère préférence pour cette dernière solution je dois dire. Parce que contrairement à certains je n'ai pas peur de vieillir. Mais je n'ai pas peur de la mort non plus cela dit, j'espère la rencontrer le plus tard possible mais le jour où elle viendra frapper à ma porte je la suivrai ... Pas sans me battre, pas sans avoir fait tout ce qu'il m'était possible de faire pour la repousser, mais si l'issue était inévitable alors que la suivrai sans discuter. On meurt tous un jour, pas vrai ?

En devenant militaire j'ai accepté le fait de devoir potentiellement sacrifier ma vie pour défendre la révolte, et pour aider à faire tomber le gouvernement du Capitole ; C'est un choix que je ne regrette pas et que j'assume entièrement. Sans doute parce que depuis pratiquement ma naissance j'ai appris à considérer le Capitole comme l'ennemi, et le fait de le combattre comme étant la seule chose à faire. N'importe laquelle des révolutions implique des sacrifices, et la notre vaut bien plus que la vie d'un seul homme quel qu'il soit. Mon grade sous-entend également d'avoir d'autres soldats sous mon commandement, ces hommes et ces femmes sont également sous ma responsabilité et pour cette raison sauver leur vie doit pour moi être une priorité, bien avant de sauver la mienne. Pour cette raison jamais, jamais vous ne me verrez abandonner un de mes hommes derrière moi, parce qu'il est de mon devoir de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour les ramener saints et saufs au treizième district et si cela implique de devoir me sacrifier je j'aurai pas la moindre hésitation.

Devenir militaire implique que j'ai suivi une formation dans ce sens, et vous ne serez donc pas surpris d'apprendre qu'outre le fait de posséder une excellente condition physique j'ai également été rôdé aux diverses techniques de combats - corps à corps, à l'arme blanche - ainsi qu'au maniement des armes à feu, pour lesquelles j'ai d'ailleurs une nette préférence ... Sans doute parce qu'elles nécessitent de la rigueur, du sang froid et de la concentration, qui sont trois qualités qui m'ont également beaucoup desservies pour monter en grade et être où je suis aujourd'hui. On dit que lorsque je tire ma main ne tremble jamais, et qu'une fois ma cible verrouillée elle n'a presque aucune chance de m'échapper ... et sans me vanter, ce ne sont pas des foutaises. Je suis également quelqu'un de très réactif et je n'ai aucun mal à agir rapidement et au plus efficace lorsque la situation l'exige ; Je ne suis pas une tête brûlée, j'arrive seulement à agir rapidement et efficacement à la fois. Je ne sais pas si cela constitue également un véritable plus dans ma vie, mais mon père étant menuisier il a toujours insisté pour m'apprendre les rudiments de son métier, bien qu'il savait tout comme moi que je deviendrai militaire. Du coup mon talent pour travailler le bois me sert surtout de passe-temps, et même je dirais de moyen pour me détendre ou pour me calmer les nerfs ... Lorsque je n'ai rien à faire de mes dix doigts il n'est donc pas rare de me trouver un couteau et un morceau de bois à la main, à sculpter tout et n'importe quoi, des objets plus ou moins futiles qui aident à personnaliser un peu le confort spartiates des appartements qu'on nous attribue au district.

Bah ... Chez moi ? Mais je vois où vous voulez en venir, ce qui vous intéresse c'est de savoir si je ne préfèrerai pas plutôt gambader dans les champs et me lever au rythme du soleil ... Franchement, non. Le treize c'est ma maison, c'est là que je suis né, c'est ici qu'est ma vie. Après je ne vais pas nier que plus jeune j'étais plus ou moins fasciné par l'extérieur, et les fois où j'ai questionné ma mère à propos de sa vie au sept lorsqu'elle avait mon âge se comptent sans aucun doute par centaines ... Mais c'est toujours la même chose, l'être humain est fait pour s'intéresser à ce qu'il ne connait pas. Et maintenant que je côtoie régulièrement l'extérieur lors des missions du treize, je ne suis jamais aussi content que lorsque je les retrouves, ces sous-terrains. Bien sûr il n'y a pas que des avantages, vivre H24 à la lumière artificielle, dépendre de ce qu'on réussi à récupérer dans les autres districts pour manger, être confinés en permanence c'est pas ce que vous pourriez appeler le Paradis ... Mais au moins nous sommes libres de nos mouvements, nous ne sommes ni les jouets ni les marionnettes du Capitole, et aussi cruels et barbares qu'ils nous paraissent les Hunger Games ne sont pour nous qu'une notion abstraite. Jusqu'à un certain point du moins. Et puis le treize ce sont des voisins, des amis, de la famille, des collègues ... Vous pensez sérieusement que je pourrais vouloir être ailleurs ?


JE VIENS D'UN MILIEU défavorisé, AINSI, POUR MOI, LA NOURRITURE n'est pas abondante, mais cela pourrait être pire. DU COUP, MON NOM N'A aucune chance d'être tiré au sort. J'EXERCE LE MÉTIER DE lieutenant-colonnel ET POUR TOUT VOUS DIRE, J'aime. JE SUIS DANS LE treiziÈME DISTRICT. AYANT 30 ans JE n'ai jamais pu PARTICIPER AUX HUNGER GAMES ET leur existence même me révolte. ENFIN, J'ATTESTE QU'EN CRÉANT CE PERSONNAGE, J'ACCEPTE DE LE LIVRER À LA BARBARIE DES JEUX S'IL EST TIRÉ AU SORT.


reality is here.


Je tiens juste à dire que Mimi & Atala m'ont sauvagement menacé - What a Face- et que cépôbiendutou, elles méritent une correction  

Et sinon pour plus d'informations demandez à Thythy, il devrait savoir vous répondre il me connait bien innocent 

FEATURING alex o'loughlin © COPYRIGHT pzeiko-archive (tumblr)





when the day has come that I've lost my way around, and the seasons stop and hide beneath the ground, oh, you tell me to hold on, but innocence is gone and what was right is wrong ⊹ bleeding out


Dernière édition par Raven H. Abernathy le Ven 13 Sep - 21:53, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: RAVEN ღ Those who deny freedom to others deserve it not for themselves. Abraham Lincoln   Dim 22 Jan - 22:52

tell us your story.



beautiful girl ღ Woke today, another memory passes of you ; Shades of gray from those three broken words that unfold the truth but ... I'll never forget those eyes, that beautiful smile, I still remember the way you said "good-bye" no matter how hard I try I can't forget about ... Beautiful Girl, on top of the world, don't fall down because an angel should never touch ground.

La pénombre, le dédale des couloirs, le silence qui peut y régner à une heure aussi tardive, bien que lorsque l'on vivait sous-terre l'heure qu'il était n'avait pas forcément d'importance. Je vivais ici depuis ma naissance et pourtant il y avait encore certains endroits où j'avais peur de me perdre ... A moins que ce ne soit seulement mon imagination. Les couloirs se ressemblaient tous tellement de toute façon. « Où tu m'emmènes ? » Resserrant ses bras autour de mon cou Melwyn regardait à droite et à gauche d'un air curieux. Ses cheveux dans les yeux, son corps si frêle et la simple chemise de nuit dont elle était vêtue lui donnait l'air d'être plus jeune que ses quinze ans. « Tu verras » avais-je simplement répondu d'un air énigmatique. Nous étions en été, du moins c'était ce que disaient ceux qui sortaient et pouvaient le voir par eux-même ; Nous, nous ne sortions jamais. Mon père nous répétait tout le temps que de toute manière il n'y avait rien à voir dehors, seulement des cendres et des ruines, et je savais qu'il avait raison puisque les trois seules fois où j'avais pu mettre le nez dehors c'était effectivement tout ce que j'avais vu. Enfin, presque tout. « Ferme les yeux. » Sans broncher ou me questionner à nouveau elle avait obéit, et tournant à gauche au bout du couloir dans lequel nous nous trouvions j'avais retrouvé Jacob, qui m'attendait quelques mètres plus loin. Jacob était un vieil ami de mes parents, je n'avais jamais vraiment compris ce qu'il faisait comme boulot - et pour être parfaitement honnête je n'avais jamais posé la question non plus - mais ce que je savais en tout cas c'était que grâce à lui je pourrai avoir droit à quelques minutes dehors. Nous avions marché encore plusieurs minutes, en silence, Melwyn presque somnolente dans mes bras ; Je savais que ce simple trajet la fatiguerait beaucoup, mais je savais aussi que le jeu en valait la chandelle. « Qu'est-ce que c'est, ce bruit ? Je peux ouvrir les yeux ? » Doucement je l'avais posée sur le sol pour qu'elle se mette debout, non sans toujours la tenir par la taille pour l'empêcher de tomber. Ce bruit c'était la pluie et le tonnerre qui grondait au loin, cette odeur c'était celle de la terre qui se gorgeait d'eau « Vas-y ouvre les. » Il n'y avait pas de mot pour décrire le regard dans les yeux de ma petite sœur lorsqu'elle les avait ouvert ; C'était la première fois de sa vie qu'elle voyait le ciel, même nuageux, c'était la première fois de sa vie qu'elle sentait la pluie sur sa peau. Elle avait fait un pas, puis deux, puis trois ... Plusieurs mètres seule, elle qui n'avait pas quitté son lit depuis trois mois. « T'as tenu ta promesse ! » Elle s'était jetée à mon cou dans un mélange de rire et de larmes, elle tenait à peine sur ses jambes mais pourtant elle me semblait tellement plus vivante que ces dernière semaines. J'avais passé mes bras autour de ses épaules et j'avais déposé un baiser sur son front avant de répondre « Une promesse c'est une promesse. »

Lorsque Melwyn avait dix ans je lui avait promis qu'un jour je l’emmènerais voir la pluie, celle dont notre mère ayant grandi au district sept nous parlait si souvent, celle que j'avais déjà vu une fois mais que ma petite sœur ne pouvait qu'imaginer parce qu'elle n'avait jamais vu autre chose que les couloirs froid de notre propre district. Elle avait toujours eut une santé fragile, sans qu'aucun médecin ne réussisse à trouver réellement ce qui clochait chez elle, mais lorsque cinq ans plus tard elle s'était de nouveau retrouvée coincée dans un lit à l'infirmerie il n'avait pas fallut longtemps pour que l'on comprenne que cette fois-ci elle n'en ressortirait plus. Je crois que je m'étais voilà la face un long moment avant d'accepter la réalité, Melwyn, ma Melwyn, ma petite sœur, ne pouvait pas mourir, pas maintenant, pas comme ça ... Elle était trop jeune, elle était tellement frêle, tellement innocente. J'avais passé des nuits entières à son chevet, à dormir avec elle parce que l'infirmerie lui donnait des cauchemars et que de la savoir seule là-bas pour dormir me rendait presque malade. Et je n'avais pas oublié ma promesse, je voulais absolument pouvoir la tenir et tous les jours je guettais la pluie ... Jusqu'à cette journée de fin d'été où je l'avais réveillé un peu avant l'aube et lui avait fait quitter l'infirmerie en douce pour qu'elle puisse réaliser son souhait, et moi ma promesse. Avoir mis le nez dehors semblait lui avoir redonné tellement de forces que je m'étais surpris à espérer, à me dire que peut-être elle allait mieux et qu'elle allait guérir, qu'elle allait sortir de l'infirmerie et rentrer chez nous, qu'elle n'allait pas me quitter aussi vite. Mais non, à peine une dizaine de jours plus tard son état s'était aggravé à nouveau ... Parait-il que c'était toujours comme ça, une courte impression d'aller mieux avant d'aller de nouveau très mal et de sentir sa fin toute proche. « Tu restes avec moi ? » Sa voix n'était plus qu'un murmure plaintif, pareil à une petit animal blessé. Je m'étais allongé à côté d'elle et j'avais pris sa main dans la mienne tandis qu'elle posait sa tête contre mon épaule « Toujours. » C'était la dernière chose que j'avais dit à Melwyn, et je crois qu'au fond de moi lorsqu'elle et moi avions fermé les yeux je le savais, qu'elle ne serait plus là le lendemain matin. Je ne voulais simplement pas qu'elle ait peur, et sans doute que j'avais aussi envie de me laisser encore une nuit entière avant d'affronter la réalité.

Je ne sais pas pendant combien de temps j'avais continué à venir tous les jours à l'infirmerie, à y errer un moment avant de me rendre compte qu'il n'y avait plus rien pour moi ici. Je crois que j'essayais de fuir l'ambiance familiale, ou du moins ce qu'il en restait ; Ma mère ne mangeait plus, ne parlait plus, ne vivait même plus, elle se laissait mourir ... Et elle avait fini par y arriver. Mourir de chagrin ce n'était pas qu'une légende alors ? Mon père son consolait dans son boulot, quant à moi j'avais trouvé deux bonnes raisons de ne pas me laisser abattre ; Melwyn n'aurait pas supporté de me voir comme ça de toute façon. Devenir soldat c'était ce que j'avais toujours voulu, et à dire vrai personne n'en avait jamais été étonné, parait-il que j'avais tout ce qu'il fallait pour en faire un bon ... Mais cela m'avait aussi permis de penser à autre chose et d'avancer rapidement. Les moments que je passais à l'infirmerie étaient les seuls pendant lesquels je continuais à me sentir perdu, j'errais sans savoir ce que je faisais là ... Du moins c'était ce que je pensais au début. « Pourquoi tu continues de venir ? Elle ... elle va pas revenir, tu sais ? » C'est vrai. Cela faisait dix bonnes minutes que je fixais un lit vide tout en sachant que Melwyn n'y réapparaitrait pas par magie. Hésitant encore quelques instants j'avais finalement tourné la tête vers Vanya « Je sais ... Mais je pense que ce n'est plus pour ça que je viens ... » Finalement j'avais tourné la tête vers elle et je l'avais regardé dans les yeux sans rien dire de plus. La mère de Vanya était médecin, c'était elle qui s'était occupé de Melwyn et souvent, une fois l'école finie, sa fille venait la rejoindre ici. Parfois même je l'avais trouvé faisait la lecture à ma sœur, pour lui faire paraitre le temps moins long, pour lui changer un peu les idées ... Je ne sais comment ni pourquoi j'avais fini par chercher Vanya des yeux lorsque j'arrivais ici. Sans rien dire, elle avait simplement attrapé ma main, et j'avais serré ses doigts dans les mains. « Merci ... » D'être là. Juste d'être là.



if you were dead or still alive ღ I try to make you see my side, Always try to stay in line But your eyes see right through, That's all they do. I'm getting tired of this shit, I've got no room when it's like this, What you want of me, just deal with it ... If you were dead or still alive, I don't care, I don't care And all the things you left behind, I don't care, I don't care ...

Un, deux, trois, sept, huit coups, et mon bras n'avait pas tremblé d'un demi-millimètre. J'étais un bon élément dans à peu près tous les domaines de mon métier, mais au tir je n'étais pas simplement bon ... sans me vanter j'étais déjà excellent, même à vingt-quatre ans. « Carton plein ... c'est en même temps impressionnant, et terrifiant. » Duncan et moi avions retirer notre casque anti-bruit en même temps et j'avais appuyé sur l'interrupteur pour récupérer notre cible tout en laissant échapper un léger rire. Mes tirs étaient plus précis que les siens, mais pour l'un comme pour l'autre en tout cas si la cible n'avait pas été de papier mais de chair et de sang nous aurions tous les deux atteint notre cible sans mal. « Impressionnant et terrifiant ? Parfait. » avais-je simplement répondu d'un air amusé. Duncan et moi nous connaissions depuis plus de dix ans désormais ; Il était arrivé ici à l'âge de treize ans, orphelin du district neuf à ce que j'en avais compris. Il ne parlait pas beaucoup, à vrai dire il ne parlait même pas du tout à son arrivée, mais ce n'était pas cela qui m'avait arrêté. Avec le temps j’avais fini par l’apprivoiser, et de fil en aiguille nous étions devenus amis … puis bien plus que ça. Désormais, du nos de mes vingt-quatre ans, je considérais Duncan comme mon meilleur ami, presque comme mon propre frère c’était lui qui avec Vanya constituait mon nouvel équilibre, celui qui me permettait de garder la tête froide là où la mort de ma petite sœur avait eut raison de ma mère et fait de mon père un zombie. Ayant le même âge Duncan et moi étions devenus soldats en même temps, et affectés au même bataillon nous passions donc la presque totalité de nous journées ensemble … Nous avions peut-être eut deux enfances diamétralement opposées, mais pour autant il y avait un constat que plus personne ne pouvait remettre en cause : nous étions les deux faces d’une même pièce. Fin de l’entrainement, il était tard et cela faisait déjà un bon moment qu’il ne restait plus que nous deux sur le pas de tir ; Remettant les casques antibruit à leur place initiale je m’étais finalement décidé à cracher le morceau « J’ai demandé à Vanya de m’épouser … elle a dit oui. » Un sourire que je savais sincère avait illuminé le visage de Duncan et sans surprise il m’avait donné l’accolade et félicité avant d’ajouter sur le ton de la plaisanterie « Il est promu capitaine et en plus il va se faire passer la corde au cou … Fais gaffe Abernathy, tu vieillis ! »

Mais il avait fallut qu’il gâche tout, et qu’il me vole la chose la plus précieuse que j’avais pu lui donner : ma confiance. Le district treize avait accueilli à bras ouverts l’orphelin qu’il était, mes parents s’étaient attachés à lui, Melwyn aussi, et même Vanya avait appris à l’apprécier bien que le trouvant parfois un peu trop volatile … et moi, bien sûr, qui avait fait de lui mon meilleur ami et un des garants d’une confiance que j’accordais à tellement peu de monde. Il avait tout jeté aux orties pour je ne savais même pas quelle raison … était-ce la vengeance, la soif de pouvoir, l’impression de se battre pour une cause perdue ? Qu’est-ce qui pouvait pousser quelqu’un comme Duncan à se ranger du côté des pacificateurs et du Capitole comme ça, sans raison, et après des années à défendre notre cause ? Je ne comprenais pas, je ne voulais même pas y croire qu’il ait pu nous trahir à ce point, me trahir à ce point. Je repassais en boucle dans mon esprit notre dernière discussion, si tenté que l’on puisse appeler ça ainsi « Ouais, très drôle, maintenant range ça tu veux » Duncan pointait son arme sur moi sans rien dire, nous étions au beau milieu des étendues forestières du septième district et après s’être séparés par groupes de deux ou trois pour tâter le terrain nous devions tous nous retrouver deux heures plus tard à l’endroit où nous nous étions initialement séparés « J’suis désolé … » Je ne comprenais vraiment rien du tout, désolé ? Pourquoi était-il désolé ? Je n'aimais pas le ton que prenait la conversation, et la façon dont il me regardait ... Nous étions au beau milieu de nul part, j'avais de la neige partout, la nuit allait bientôt tomber, ce n'était vraiment pas le moment de jouer. « Quoi, pourquoi tu ... ? Duncan ... » Il n'avait pas baissé son arme, et même il avait fait un pas en avant. Je ne sais pas pourquoi j'avais eut un léger mouvement de recul ... Pourtant je ne devais pas craindre Duncan pas vrai ? C'était mon meilleur ami. « J’suis vraiment désolé. » Il avait fait un pas de plus vers moi et sans réfléchir j'avais dégainé mon arme moi aussi ; Ma main tremblait, elle ne tremblait jamais d'habitude. Mais là rien n'était comme d'habitude. « Tu vas me tirer dessus alors ... Vraiment ? Pourquoi ? Et après tu feras quoi, tu rentreras au district en espérant que j'te trouve une excuse ? » J'étais désemparé, et énervé ... et perdu, je ne comprenais plus rien, je ne comprenais pas comment le type avec qui je plaisantais le matin à propos de je ne savais même plus quoi se retrouvait maintenant à pointer son arme sur moi « J’vais pas rentrer au district, ça me rend malade toute cette hypocrisie d'accord ! Et toi, toi t'es tellement dans ton délire de petit soldat et de fiancé parfait que tu vois rien ! » Pourquoi s'en prenait-il à moi comme ça, qu'est-ce que j'avais dit, qu'est-ce que j'avais fait ? Il ne savait pas ce qu'il racontait, il avait totalement perdu le sens des réalités, je ne comprenais rien du tout. « Tu vas respirer un grand coup d'accord, tu vas respirer et tu vas baisser ton arme, on va rentrer, et on va faire comme si il s'était rien passé ... Mais tu vas rentrer, d'accord ? J'te laisserai pas partir, tu vas aller où, c'est nous ta famille ... » J'avais ce ton presque suppliant que je n'employais jamais avec personne, je n'étais pas quelqu'un qui suppliait ... Sauf aujourd'hui. Parce que Duncan devait arrêter de raconter n'importe quoi, il ne pouvait pas dire ce genre de chose, il n'avait pas le droit. « Ma famille ? Quelle famille ? Arrête de te voiler la face ... Le flingue c'est pourquoi à ton avis, bien sûr que tu me laissera pas partir ... » Et bien sûr qu'il ne me tirerait pas dessus, pas sur moi ... Alors j'avais pris mon élan et j'avais saisi son poignet avec mes deux mains pour lui faire lâcher prise ; C'était le truc le plus stupide à faire bien sûr, mais je n'avais pas pris le temps de réfléchir ... et finalement le coup était partit. Dans un nouveau mouvement de recul j'avais crispé ma main sur mon épaule sans parvenir à réaliser que si, il venait bien de me tirer dessus « Pourquoi ... » J'avais besoin de savoir, ça n'avait pas de sens et il fallait au moins qu'il en donne un. « Parce que ta "famille" a tué la mienne, et que sans ce pacificateur du sept ... » Ce pacificateur du sept ? SÉRIEUSEMENT ? « Tu vas remettre en cause ces onze dernières années "parce qu'un pacificateur t'as dit que" ? » Quand on parle du loup, voilà qu'un balourd de pacificateur venait de se pointer, sans doute alerté par le bruit du coup de feu ... A moins qu'il ne nous épie depuis déjà plus longtemps, c'était Duncan qui l'avait prévenu ? Déjà il faisait plusieurs pas en arrière, il allait s'échapper « Duncan ... » Au dernier moment il avait fait volte-face, et sans que je n'ai le temps de réagir il m'avait assommé avec la crosse de son arme, et je m'étais affalé dans la neige, en ayant juste le temps de l'entendre me dire « Je voulais pas en arriver là ... Désolé. »



we can feel so far from so close ღ Like ships in the night letting cannon balls fly, Say what you mean and it turns to a fight, Fist fly from my mouth as it turns south, You're down the driveway I'm on the couch ... Turn the lights down low, Walk these halls alone, We can feel so far from so close ; Like ships in the night You keep passing me by, We're just wasting time Trying to prove who's right. And if it all goes crashing into the sea, If it's just you and me trying to find the light, Like ships in the night ...

Les conversations avec mon père avaient toujours ce côté un peu forcé, pas parce que nous n'avions rien à nous dire mais parce que l'un comme l'autre nous avions toujours eut un peu de mal à trouver les mots. Du coup je ne savais même plus comment cette conversation avait commencé ni comment j'en étais arrivé à déballer ma vie privée à mon paternel ... Désespéré ? Je n'irai pas jusque là, mais perdu, ça oui très certainement. J'essayais autant que possible d'ignorer le fait que ce dont j'aurai eut besoin c'était Duncan, mais je ne trompais ni mon père ni Vanya là-dessus ... Vanya, dont j'avais demandé la main l'année précédente mais que je n'avais toujours pas épousé. Pourquoi ? Je n'en savais rien ... Enfin, si, et elle aussi en avait sûrement une petite idée, mais ni elle ni moi n'avions assez de cran pour l'avouer. Sans doute que j'aurai pu me contenter de noyer tout cela dans mon boulot, parce qu'autant vous dire que diriger une unité et faire partie d'une rébellion dont les aspirations étaient aussi ambitieuses qu'encore lointaines demandait un paquet de concentration et d'investissement. Et comment était-je supposé m'investir correctement quand le souci venait justement de mon unité ? « Qu'est-ce que tu ferais, si t'étais à ma place ? » Si j'en étais arrivé à poser cette question alors oui, j'étais peut-être désespéré en fin de compte. Mon père avait haussé les épaules avant de répondre « C'est pas à moi de te dire c'que tu dois faire fils. » Mon père attendait visiblement que je me jette à ses genoux et le supplie pour un conseil, mais je n'étais tout de même pas désespéré à ce point là ... J'avais quand même encore un peu d'amour propre, et je voulais le conserver. « Écoute, tu sais que j'adore Vanya d'accord ? Elle fait pratiquement partie de la famille pour moi mais ... » Oui, je savais tout cela, et c'était précisément la raison pour laquelle j'avais tourné cent sept ans autour du pot avant de vider mon sac. Chose parfaitement habituelle chez moi soit dit en passant. « ... si tu te retrouves à hésiter entre deux femmes, alors peut-être que la première n'est pas la bonne, sans quoi il n'y aurait jamais eut d'hésitation. Tu comprends ce que je veux dire ? » Oui je comprenais, mon père était tout bonnement en train de me dire que si je n'aimais plus assez Vanya pour ne voir qu'elle, alors peut-être que je ne l'aimais plus assez non plus pour l'épouser. Mais on ne mettait pas aux orties sept années comme ça, en claquant des doigts ...

C'était une mauvaise idée. C'était ce que je me répétais à chaque pas que je faisais en direction de l'appartement du soldat Wheeler. Je n'étais pas sa baby-sitter, ni son psy, et encore moins son ami, alors je n'avais aucune raison valable au fait d'aller jusque chez elle pour voir comment elle allait. Elle ne s'était pas montrée au meilleur de sa forme aujourd'hui à l'entrainement, loin de la même, mais quoi ? Elle ne serait ni la première ni la dernière à qui cela arriverait et elle n'en mourrait pas pour autant ... Elle ne supportait pas simplement pas la défaite, s'il y avait bien une chose que j'avais appris sur Miléna depuis qu'elle était sous mes ordres c'était cela, elle ne tolérait ni la faiblesse ni l'erreur, concernant sa propre personne tout de moins. Et ce n'était pas un défaut quand on faisait ce métier, c'était précisément ce que l'on attendait d'un soldat, c'était le meilleur moyen d'être efficace, et face au Capitole aucun de nous n'avait le droit à l'erreur sans risquer de le payer de sa vie. Et pourtant j'étais là, devant sa porte et je tergiversais depuis cinq bonnes minutes ... Mais j'avais finis par frapper, parce que j'avais un petit côté masochiste sans doute. Toutefois j'avais plus ou moins regretté la chose lorsqu'elle avait ouvert la porte et que j'avais eut tout le loisir de réaliser que sa mauvaise humeur ne l'avait pas encore quitté. « Je passais dans le coin et ... je voulais juste savoir si ça allait. » J'étais un imbécile ; Un imbécile qui jouait avec le feu qui plus est. Sans rien dire d'abord elle s'était poussée sur le côté pour m'inviter à rentrer. J'aurais aimé vous dire que ma curiosité quant à ce bout de femme avait été un peu rassasiée en découvrant à quoi ressemblait l'endroit où elle rechargeait ses batteries, mais son appartement était encore plus impersonnel que celui que Vanya et moi partagions. Bref, pas de quoi répondre aux questions que j'aurais pu éventuellement me poser à son sujet. « ... ça va ? » Je me sentais comme un chien dans un jeu de quille, et qui plus est Miléna avait toujours eut cette façon de me regarder qui me mettait mal à l'aise ... Pas parce qu'elle m'intimidait, restons sérieux deux minutes, mais disons que ... Bref. Elle avait haussé les épaules avant de me répondre « Oui, pas de dégâts... A part peut être mon orgueil, mais il s'en remettra. » Sa réponse m'avait arraché un sourire ; Rire des blessures de son propre orgueil prouvait généralement que l'on était justement pas si orgueilleux que ça en fin de compte. Mon regard avait accroché le sien, et à nouveau j'avais souri, sans trop savoir pour quelle raison ... je crois que j'étais arrivé au stade où j'avais laissé ma capacité à réfléchir sur le pas de la porte avant de rentrer. Raison pour laquelle je n'étais pas rentré chez moi ce soir là, raison pour laquelle lorsque je m'étais réveillé au milieu de la nuit et avait senti une présence à côté de moi qui n'était définitivement pas celle de Vanya je m'étais contenté de fermer les yeux à nouveau pour m'accorder quelques heures de quiétude supplémentaire.

Un an. C'était le temps qu'avait duré ma relation avec Miléna après que mes projets de mariage aient définitivement été mis au placard, après que j'eus enfin trouvé le courage de dire à voix haute ce que Vanya et moi n'avions fait que refouler pendant des mois - à savoir qu'il y avait un moment que nos chemins s'étaient séparés - après que j'eus accepter le fait de briser mes allures de petit soldat parfait ; Parce que sortir avec un membre de son unité n'était définitivement pas une chose encouragée, et le fait qu'elle soit même toléré m'avait rendu le premier étonné. Une année, après quoi mon petit monde s'était écroulé comme un château de cartes pour me rappeler que même si le district treize restait épargné depuis soixante-quinze ans par le joug du Capitole, il ne perdait jamais une occasion de faire baisser le moral des troupes, et de jouer avec nous comme si nous étions des distractions en attendant d'être des insectes à écraser (qu'ils espèrent ...). Oui, c'était comme ça que je voyais ce qu'avait fait Miléna, comme une réussite du Capitole à m'atteindre personnellement sans même l'avoir cherché. Sans doute que j'avais besoin de trouver un responsable, et que Miléna à elle seule ne pouvait pas me servir de bouc émissaire ... Même si c'était ce dont j'avais voulu me persuader. « Ça ... ça avait rien à voir avec nous. J'ai fait ce que j'avais à faire pour la réussite de l'opération ... » Elle avait fait ce qu'elle avait à faire. Je crois que c'est lorsqu'elle m'avait dit cela que j'avais arrêté de lui chercher des excuses. « T'as de la chance que j'ai trop de respect pour toi pour te dire à haute voix comment j'appelle ce que tu as fait. » Je l'avais blessée, elle n'avait même pas besoin de le dire il suffisait de la regarder dans les yeux pour s'en apercevoir. Mais comment appelleriez-vous ça, vous, le fait de vendre son corps à un pacificateur pour obtenir des informations ? Des informations fausses qui plus est, et qui avaient mises en danger la vie de tous les membres de l'unité ... tout ça par la faute de Miléna. « T'as aucune excuse excuse Miléna, aucune, ni vis-à-vis de moi ni vis-à-vis de ton boulot ... tu devrais avoir honte de toi. » Je remuais le couteau dans la plaie, j'en avais conscience ; Je crois que j'attendais désespérément une réaction plus vive de sa part, et pas uniquement de molles tentatives pour se justifier. Je voulais qu'elle admette qu'elle avait eut tort, même si je savais que venant de Miléna ... « Tu le referai ? Soit honnête, si la situation se représentait tu penserai toujours que c'est ce que tu avais de mieux à faire ? » Je voulais espérer me tromper mais au fond de moi je connaissais la réponse, jamais, jamais Miléna n'accepterai d'avouer qu'elle avait eut tort. Pas même pour se racheter auprès de l'unité, pas même pour se racheter auprès de moi ... « C'était la seule solution Raven ... Pour ne pas foutre à l'eau des mois de travail c'était la seule solution ... » J'étais tellement stupide. Comment les choses auraient-elles pu en être autrement ? Miléna était un électron libre, autant dans son boulot que dans notre couple, et même si j'avais voulu me persuader du contraire je n'avais jamais réussi à la canaliser. « J'prends ça pour un oui. J'espère au moins que ça valait le coup. C'est pas digne d'un soldat, c'est pas acceptable ... et je l'accepterai pas non plus. » A cet instant j'étais soulagé de lui en vouloir autant, parce que je savais que sans cela je n'aurais pas été capable de lui dire ce que je venais de dire ; De lui faire comprendre que j'arrêtais les frais, pour de bon. « Alors c'est tout ? C'est fini, comme ça ? » Elle semblait tellement peu affectée par la situation, si elle ne m'avait pas répondu j'aurai même pu penser qu'elle n'avait pas écouté, ou pas entendu ce que je venais de dire. « J'ai foutu en l'air sept années de relations pour que tu me fasse un coup pareil ... alors oui, je pense que je vais arrêter les frais maintenant. Je peux pas travailler avec des éléments en qui j'ai pas confiance, si tu veux recommencer ce genre de connerie maintenant libre à toi, t'as plus de comptes à me rendre ... tu règleras ça avec ton prochain chef d'unité, en espérant pour toi qu'il accepte ceux qui sont prêts à vendre leur dignité au plus offrant. » J'étais délibérément méchant, j'avais honte, ce n'était pas moi, je ne faisais pas ce genre de choses ... Je voulais simplement qu'elle réagisse, qu'elle dise quelque chose, n'importe quoi qui me laisse voir que ce n'était pas simplement son orgueil qui était bafoué, que ses sentiments aussi réagissaient à mes propos. Mais non. « Si c'est ce que tu penses alors je ... Je vais pas te déranger plus longtemps. Je suis déjà assez désolé de t'avoir fait perdre ton temps ... T'entendra plus parler de moi je te le promets ... » Et elle était partie. Elle avait quitté mon appartement sans rien me dire de plus. Je me revoyais encore être allé jusqu'à ma porte et lui lancer encore alors qu'elle avait déjà fait plusieurs mètres « Tu peux essayer de te voiler la face en te disant que tu as fait ce qu'il fallait ... mais tu tromperas personne. » C'était la dernière fois que je m'étais adressé à Miléna autrement que comme l'automate que j'étais ensuite devenu lorsque la malchance nous rassemblait dans la même pièce.



You gotta get out, Go far away ღ It’s in your eyes, a colour fade out ; Looks like a new transition is starting up and shaking your ground, turning your head to see a new day calling. Does it feel like a head to lean on ? A snapshot from where you were born ? I’m looking for your hand in the rough, you’re caught in the wire ...Well, I’ll lift you out

Un fantôme, c'était comme de voir un fantôme que de l'avoir en face de moi après tout ce temps. Il y a cinq ans maintenant Duncan avait trahi mon amitié et la confiance du District treize tout entier en décidant de rejoindre le Capitole sous l'uniforme des pacificateurs ... Cinq ans, et je n'arrivais toujours pas à comprendre comment ses convictions avaient pu changer du tout au tout sans que jamais je ne me doute de rien. Comment le district treize, qui l'avait recueilli et qui lui avait donné un avenir, avait-il pu du jour au lendemain devenir l'ennemi à abattre ? Nous avions déjà de la chance qu'il n'ait pas balancé trop d'informations sur la façon dont nous vivions, sur ce que nous faisions ... encore que je n'en étais même pas certain, mais malgré tout au fond de moi j'espérais qu'il lui restait une once de bon sens, assez pour ne pas mettre en danger tous ceux qui vivaient dans nos sous-terrains. « Alors cow-boy, qu'est-ce que toi et tes guignols de copains allez faire de votre prise maintenant ? Accrocher ma tête à un mur comme trophée de chasse, ça doit valoir un bon prix la tête d'un soldat du treize, non ? » J'aurai pu fermer ma grande bouche, j'aurai du d'ailleurs, mais j'avais tellement de sentiments contradictoires qui se bousculaient dans ma tête à cet instant que j'étais tout bonnement incapable de réfléchir. « La ferme, la ferme Raven ... laisse-moi réfléchir. Tu peux pas rester ici, faut que j'te fasse dégager laisse-moi juste ... laisse moi réfléchir. » Me faire dégager ? Il en avait de l'humour lui ma parole, je n'étais pas arrivé là tout seul non plus ... Les étoiles qui dansaient toujours plus ou moins devant mes yeux et le goût du sang dans ma bouche me rappelaient assez la mandale du siècle que je m'étais pris dans la figure. « Au fond à droite, y'a une porte, puis un escalier, un couloir, et un autre escalier ... Y'en a un qui surveille l'entrée faudra que tu t'en occupes, tu ... » Il parlait comme un aliéné, j'avais peine à reconnaitre le type calme et posé qui avait été mon ami, c'était comme si ses actes et ses paroles n'étaient pas dictés par sa pensée mais par une constante crise de nerfs. Quoi qu'il en soit il déraillait totalement. « J'irai nul part, tu me prends pour le dernier des abrutis ? » Ma tête me tournait, mais pourtant lorsque je regardais Duncan je ne cillais plus, je voulais me souvenir en détail du visage de l'homme qu'il était devenu, de celui que je devrais détester et remplacer par la vieille image que j'avais du Duncan qui était mon ami il y a encore cinq ans. « Quoi ? Tu vois pas que j'essaye de te sauver la peau ! » Bah voyons, après m'avoir poignardé dans le dos il en avait de bonnes lui. Un rictus était apparu sur mon visage au moment où j'avais répondu « Justement, arrête, j'ai pas besoin ton aide merci bien. T'as choisi ton camp alors vas-y, assume jusqu'au bout. » Est-ce que j'avais envie de sortir d'ici ? Assurément. Est-ce que j'avais envie de mourir dans les sous-sols de je ne savais quel entrepôt, comme un rat, assurément que non. Mais il y avait autre chose que je ne voulais surtout pas « Il n'est pas question que j'ai une dette envers toi tu m'entends, tu peux aller te faire foutre avec ton regain de bonne conscience ! » Peut-être que j'étais destiné à finir ici, c'était le genre de chose qui arrivait quand on faisait mon métier, peut-être fallait-il juste que je l'accepte, Duncan n'avait pas à s'en mêler. Lorsqu'il s'était approché de moi j'avais bien cru que j'allais à nouveau m'en prendre une et voir double, mais au lieu de ça il m'avait relevé de force et arraché d'un coup de couteau les liens qui liaient mes poignets derrière mon dos « Tu me dois rien du tout. Prends ça comme un gage d'une vieille amitié. » Il m'avait poussé vers la porte, et malgré moi je m'étais presque jeté sur la poignée, parce que non, je ne voulais pas mourir ici, pas du tout. Mais si je cédais à cela alors je devais mettre les choses au clair, c'était le seul moyen « Y'a pas d'amitié qui tienne Duncan. Pour moi et pour les gens du treize tu es mort, et c'est très bien comme ça. Tu es mort. » Et c'était vrai, c'était ce dont je m'étais sagement persuadé pendant ces cinq dernières années, j'avais fait le deuil de Duncan comme d'un ami qui décédait, parce que c'était toujours mieux que d'avoir un ami qui était un traitre. « Et toi un fugitif qui a réussi à m'échapper. » Je ne comprenais pas où il voulait en venir jusqu'à ce que je le vois serrer sa main sur son couteau ... et se l'enfoncer avec violence dans l'autre main, laissant du même coup échapper un cri que j'aurais préféré ne pas entendre. Pendant une fraction de seconde j'avais hésité, à nouveau mes émotions étaient ambivalentes, mais j'avais rapidement repris mes esprits. Et tandis que je jetais un dernier regard à Duncan, qui ayant lâché son couteau tentait maintenant d'arrêter le liquide rougeâtre qui dégoulinait de sa main blessée, j'avais finalement quitté la pièce pour suivre l'itinéraire qu'il m'avait indiqué presque les yeux fermés. J'avais menti. Peu importe ce dont j'essayais de me persuader, peu importe qu'il ait agi ainsi par soi-disant amitié ou bien pour soulager sa conscience ... J'avais une dette envers lui, une dette que je n'étais pas prêt d'effacer. Rien que l'idée me mettait hors de moi, et je savais que si nos chemins se recroisaient un jour à nouveau, ce que je n'espérais pas, ni lui ni moi n'aurions oublié.

Après cet incident il y a quelques mois, j'avais été promu au grade de Lieutenant-Colonnel, un grade qui soyons honnête était d'ordinaire peu attribué à quelqu'un d'aussi jeune ; Sans doute ma mésaventure avec les pacificateurs avait-elle joué puisque j'avais été capturé après avoir aidé un de mes hommes à s'échapper. Néanmoins j'essayais de ne plus trop penser à cet incident, sans doute en espérant qu'à force de l'ignorer je finirai par l'oublier pour de bon, oublier que j'avais une dette envers quelqu'un que j'aurai en toute honnêteté préféré voir mort plutôt que chez les pacificateurs. Mon esprit cependant fut bien vite accaparé par autre chose ... Quelque chose qui me donnait beaucoup plus de raisons de ne pas dormir, de ne pas accepter, de ne pas renoncer. Miléna avait disparu, pendant ce qui n'aurait du être qu'une mission comme les autres dans les plaines du district un. Depuis combien de temps ne lui avais-je pas adressé la parole, n'avais-je pas eut à me retrouver coincé dans la même pièce qu'elle au point que l'ambiance pesante aurait eut de quoi nous faire tomber tous les deux raides morts étouffés en quelques secondes ? Depuis combien de temps n'avais-je pas prononcé son prénom à voix haute ? Tout cela m'était revenu en pleine figure lorsque le fiasco de l'opération qu'elle dirigeait avec son équipe était remonté jusqu'au treize. Pas de survivants. C'était ce qu'ils avaient dit, mais ce n'était tout bonnement pas envisageable ... Nous parlions de Miléna, elle ne pouvait pas mourir comme ça, bêtement, pour rien ... Elle méritait mieux que ça, elle valait mieux que ça. « C'est vrai ce qu'on raconte ? Miléna, est-ce qu'elle est vraiment ... » Je n'avais même pas laissé à Catalina le temps de terminer sa phrase et je l'avais coupé en plein milieu ; Je ne voulais pas entendre la fin de cette phrase, jamais. « Non. » Miléna n'était pas morte. Elle ne pouvait pas être morte, et tant que l'on ne m'aurait pas apporté une preuve tangible et indiscutable, tant que l'on ne me ramenait pas son corps alors elle était vivante. Elle était vivante, et s'il fallait aller jusqu'au Capitole pour la chercher alors j'irai.



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Dernière édition par Raven H. Abernathy le Dim 26 Fév - 22:03, édité 19 fois
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MessageSujet: Re: RAVEN ღ Those who deny freedom to others deserve it not for themselves. Abraham Lincoln   Dim 22 Jan - 22:55

Menacé tout de suite les grand mots Rolling Eyes C'est pas parce que j'ai bien usé du que tout de suite

Plus sérieusement :

Spoiler:
 

Je suis tellement contente que MON (si si si mon Mad ) Raven soit ici chou Je t'aime je t'aime je vais te construire un temple en chocolat au lait avec un pont levis en caramel au beurre salé chou




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MessageSujet: Re: RAVEN ღ Those who deny freedom to others deserve it not for themselves. Abraham Lincoln   Dim 22 Jan - 23:17

Héhé, on a réussi Contente de te re-retrouver parmi nous, avec un avatar et un scénar qui déchire en plus de ça Quand l'autre asperge aura finit de se faire torturer, on ira la sauver et ça sera un vrai boucherie

Anyway, bonne chance pour la suite I love you
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MessageSujet: Re: RAVEN ღ Those who deny freedom to others deserve it not for themselves. Abraham Lincoln   Dim 22 Jan - 23:24

L'autre asperge omffhfefesdvf.... Mad



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MessageSujet: Re: RAVEN ღ Those who deny freedom to others deserve it not for themselves. Abraham Lincoln   Dim 22 Jan - 23:28

Rebienvenuue sur MJ

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MessageSujet: Re: RAVEN ღ Those who deny freedom to others deserve it not for themselves. Abraham Lincoln   Lun 23 Jan - 8:28

Re-bienvenue ma Yumichou ♥♥♥
Dis, tu me réserveras un lien avec Ev' hein (a)
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MessageSujet: Re: RAVEN ღ Those who deny freedom to others deserve it not for themselves. Abraham Lincoln   Lun 23 Jan - 18:54

L. Atala Trinket a écrit:
Quand l'autre asperge aura finit de se faire torturer, on ira la sauver et ça sera un vrai boucherie

Genre faut pas prendre vos rêves pour une réalité What a Face

Rebienvenue parmi nous et bonne chance pour ta fiche I love you
Espèce d'ennemi de mon double maléfique Mad



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MessageSujet: Re: RAVEN ღ Those who deny freedom to others deserve it not for themselves. Abraham Lincoln   Lun 23 Jan - 19:18

*J'ai cru au début que les tuyaux à côtés de Shane étaient en fait un fuck géant Shocked *
Bienvenue à toi ! Fighting pour ta fiche I love you
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MessageSujet: Re: RAVEN ღ Those who deny freedom to others deserve it not for themselves. Abraham Lincoln   Lun 23 Jan - 20:27

Raven, que j'aime ce prénom
Re-bienvenue ! I love you
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MessageSujet: Re: RAVEN ღ Those who deny freedom to others deserve it not for themselves. Abraham Lincoln   Lun 23 Jan - 21:05

Bienvenue étranger




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MessageSujet: Re: RAVEN ღ Those who deny freedom to others deserve it not for themselves. Abraham Lincoln   Mar 24 Jan - 17:35

Asphodèl Orchard a écrit:
*J'ai cru au début que les tuyaux à côtés de Shane étaient en fait un fuck géant Shocked *

OMG, c'est trop ça maintenant que tu le dis



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MessageSujet: Re: RAVEN ღ Those who deny freedom to others deserve it not for themselves. Abraham Lincoln   Mar 24 Jan - 18:01

Bienvenue (et omg les tuyaux xD)
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MessageSujet: Re: RAVEN ღ Those who deny freedom to others deserve it not for themselves. Abraham Lincoln   Mar 24 Jan - 23:57

Bon courage pour cette fiche mon coco I love you
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MessageSujet: Re: RAVEN ღ Those who deny freedom to others deserve it not for themselves. Abraham Lincoln   Mer 25 Jan - 7:26

Merciiii
Je fais ma foche petit à petit, mais j'ai déjà prévenu Miléna que je risquais de mettre plus d'une semaine à la terminer, normalement je devais pas m'inscrire tout de suite et la faire dans mon coin mais vous avez bien vu comment elle m'a forcé la main innocent What a Face

Mimi >
Spoiler:
 
Si si je soutiens tu m'as menacé d'abord Mad Mais je veux bien te pardonner si tu m'offre ce temple de chocolat avec un pont levis en caramel

Cray Atala > Ohyeah une boucherie
Mais dans ce cas là grande saucisse aurait été plus approprié que grande asperge *va se cacher avant de recevoir des coups de Mimi*

Micha > Merciiii

Loreleï > Merciii I love you
Of course un lien avec la petite Ever I love you chou

Alexiane > Merciiii double de mon ennemi maléfique :héhé;
On prend pas nos rêves pour des réalités, on va les faire devenir réalité

Asphodèl > Fallait pas me dire ça je vois plus que ça sur la photo maintenant
Merciii en tout cas I love you

Ivy > Merciii demoiselle :biggrin: I love you

Thybalt > Merci illustre inconnu


Freya > Merciii I love you

Hulk > Merciiii monsieur Cool chou


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RAVEN ღ Those who deny freedom to others deserve it not for themselves. Abraham Lincoln

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