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 Quand le rideau tombe [NOX]

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MessageSujet: Quand le rideau tombe [NOX]   Dim 15 Jan - 12:24

    '' Mlle Blackbird... Retournez immédiatement là bas. Ils vous attendent, ces photos doivent être prêtes pour demain ! ''

    Pauvre petit con. Je claquais la porte de ma loge si violemment que les murs tremblèrent et qu'un bouquin posé sur une étagère alla s'écraser lamentablement par terre. Je me laissai tomber sur mon lit et m'enfonçait mollement dans le matelas. Ils pouvaient aller se faire voir. Tous, autant qu'ils étaient.
    Un photographe venait de donner sa démission. Est-ce que c'était de ma faute si ce pauvre dégénéré était un porc de la pire espèce ? Il fallait que ce petit bonhomme comprenne qu'il y avait des limites. Les poses exhaustives, à la limite, cela passait. Avait-je le choix, réellement ? Non. Mais à ma connaissance, dans mon contrat, il n'était pas mentionné '' tu te laissera tripoter par tout les photographes que tu croisera '', si ? Alors, très malencontreusement, j'avais éclaté une carafe en verre remplie de jus de fruit sur sa figure. Je revoyais encore cet air ahuri qu'il avait eut avant de tomber par terre. La anse m'était restée coincée dans la main. Je crois que j'avais dérapé quand il avait essayé de m'embrasser. Je ne savais plus. Tout ce que je savais, c'est que je ne supportai pas qu'on me touche. Mon bras avait été plus rapide que mon cerveau, je n'avais pas réussi à me contrôler. Et maintenant ? Je soupirai, les yeux fermés. J'allai encore en prendre plein la tronche.

    Surtout parce que c'était un shooting pour Nox. Nox, alias mister Snow junior. Ils avaient tous peur de se faire taper sur les doigts. Si peur, oui. De pauvres petits employés inquiets pour leur salaire. Je serrai les dents. Le jus d'orange qui avait servi à maculer sa petite figure de rat prétentieux me collai à la peau, entremêlé à quelques gouttes de sang qui s'étaient écoulé de la plaie que le choc lui avait ouvert. J'étais pathétique. J'esquissai un sourire.

    Des bruits de pas pesants dans les escaliers se firent entendre. Le sol de marbre résonnait sous chaque pas que le nouveau venu esquissai. Nox. C'était l'heure. L'heure du revers. L'heure du retour de la claque.

    '' N'entrez pas. ''

    Ce n'était même pas la peine de dire ça. La poignée s'abaissa et la porte s'ouvrit en claquant brusquement contre le mur qui trembla une nouvelle fois. Je soupirai Je gardai les paupières clause, ne prenant même pas la peine d'ouvrir les yeux. J'étais las. Je me contentai de garder à l'esprit la figure maculée de jus de fruit et de sang poisseux du photographe.


Dernière édition par Louve A. Blackbird le Mar 7 Fév - 18:41, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe [NOX]   Lun 6 Fév - 20:53

Je n'en revenais pas. Quelle peste ! Elle était invivable et indomptable ; ce qui était vraiment quelque chose d'ennuyeux pour quelqu'un exerçant son métier. D'ailleurs, si je ne m'étais pas retenu, j'aurais demandé séance tenante à ce qu'on l'envoie croupir au dehors des frontières. Mais je savais bien que ç'aurait été une décision tout à fait idiote au vu des bénéfices que je tirais de l'avoir faite égérie de ma boutique. Et, de ce fait, je ne regrettais pas mon choix. Il y avait cependant des instants de ce genre où j'avais envie de la défenestrer – mais j'allais me retenir, oui. Comme je l'avais toujours fait, et nonobstant ma déraison qui me hurlait d'aller la frapper.
Je repoussai ma maquilleuse d'un air hostile. Le coton qu'elle m'appliquait sur la joue, imprégné de désinfectant, était très désagréable. Ne pouvait-on pas me laisser en paix une simple seconde ? Je l'insultai laconiquement, et pendant qu'elle sortait de mes quartiers, secouée de sanglots, je me dévisageai longuement dans le miroir qui me faisait face. Louve ne m'avait pas raté. La carafe de jus d'orange que cette garce m'avait jetée au visage et qui s'était brisée à l'atterrissage avait laissé une longue estafilade sanguinolente sur ma pommette droite. J'arrachai un mince bout de tissu à un drap, et le pressai contre ma peau pour stopper l'hémorragie. Je grommelai. Tout ça pour un photographe un peu trop tactile. Et quel photographe ! C'était celui qui avait réalisé les affiches officielles des Hunger Games de l'an passé. Son talent n'était plus à prouver et sa notoriété en effrayait beaucoup, mais j'avais réussi à le convaincre de s'occuper de la campagne de publicité de ma marque. Malheureusement, Louve Blackbird avait encore tout fait sombrer dans un florilège d'injures et de bris de verre. Je ne pensais pas pouvoir lui pardonner ça. C'était le pire affront qu'elle avait pu me faire. Cette campagne comptait tellement pour moi ! J'avais réussi à négocier des emplacements stratégiques dans tout le Capitole pour apposer mes larges affiches numériques. Et il ne fallait pas que les photographies soient ratées ; j'avais donc misé sur la sûreté en choisissant les meilleurs modèles, les plus belles créations, le meilleur photographe. Je pensais que tout allait être parfait. Et tout aurait pu l'être si Blackbird avait été un peu moins débile. Tous les mannequins savaient que les photographes aimaient toucher leurs modèles, jouer avec eux, s'imprégner de leur personnalité. Mais le baiser qu'il avait essayé de lui forcer n'avait pas plu à la demoiselle. Comme si elle pouvait se permettre de faire la fine bouche dans de telles conditions. C'était inacceptable. Je ne savais pas encore comment, mais j'allais lui faire payer cher.

Le sang semblait s'être tari, et je jetai le bout de drap souillé au sol en priant une bonne de venir faire le ménage. Je me dirigeai résolument vers les loges des mannequins, les sourcils froncés, les points serrés. Je passai devant le studio de photographie, et ma mâchoire se crispa lorsque je vis que le photographe était parti. Les débris de la carafe gisaient toujours au sol, tristes témoins de ce qui allait être une passe difficile pour ma boutique de haute couture. Ma rage se décupla, et c'est furibond que je pénétrai dans la loge de Louve, faisant voler l'interdiction d'entrer qu'elle venait de formuler. Elle était prostrée sous les draps de son lit et me jetait un regard haineux. Elle portait toujours la robe cousue d'émeraudes et de satin que je lui avais imposée pour le photoshoot. Là, dans cette position, elle me faisait penser à un oiseau sauvage. Sauvage. C'était l'adjectif qui la qualifiait le mieux. Et moi, en fier défenseur du respect et de la rigueur, je ne pouvais logiquement supporter une personnalité sauvage. Surtout pas quand ladite personnalité était censée m'obéir, plutôt que de détruire ma campagne de publicité et me jeter une carafe au visage. « Ça t'amuse, hein, petite sotte ? De ruiner mes séances photo ? » Je lui adressai un rictus dégoûté et croisai les bras sur mon torse. Nous nous fixions dans le blanc des yeux, sans ciller. « Pauvre conne. Tu n'imagines pas les sommes incroyables que tu me fais perdre en réalisant ce genre de scandale. Je ne t'engage pas pour ça, alors contente-toi de faire ton boulot et tais-toi ! » Je m'approchais un peu plus de son lit, menaçant. Je lui indiquai à l'aide de mon doigt la blessure qu'elle m'avait infligée à la joue. « Et ne t'avise plus jamais de faire ça. C'est trop peu prudent. Tu sais bien qu'un mot de ma part, et tu es exilée dans l'un des pires camps de travail de Panem. » J'esquissai un sourire hypocrite et exagérément insistant.
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MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe [NOX]   Mar 7 Fév - 19:14

    De toute façon, il n'y avait que Nox pour entrer comme ça dans ma loge. Une entrée fracassante. Comme d'habitude. Il ne pouvait pas frapper avant d'entrer ? Je pense que le moment aurait été légèrement mal choisi pour le lui suggérer. Je sentais sa présence juste à côté de moi. J'ouvris les yeux et le dévisageait d'un air haineux. Qu'est-ce qu'ils me faisaient chier. Tous, autant qu'ils étaient. Ils n'en avaient même pas idée. Sa joue était traversée par une longue coupure qui saignait encore. Quelle idée de se mettre en travers de la direction de la carafe que je balançais au photographe.

    « Ça t'amuse, hein, petite sotte ? De ruiner mes séances photo ? »

    Quoi que, à la réflexion, je ne regrettais pas tellement d'avoir amoché le visage de Nox-le-parfait. Il m'adressait un sourire dégoûté et sa voix avait été si glaciale que j'en avais été légèrement étonnée. Sans répondre, je me contentai de garder mes yeux plantés dans les siens. Je me retenais de sourire. Je crois que, si je l'avais fait, il aurait-été chercher une autre carafe pour me l’exposer sur le crâne, je préférai ne pas essayer. J'en avais déjà mare de l'avoir en face de moi.. Et pourtant, ce n'était que le début, je le sentais. Après tout, il n'avait pas réellement l'habitude de faire les choses à moitié, le petit Nox.

    « Pauvre conne. Tu n'imagines pas les sommes incroyables que tu me fais perdre en réalisant ce genre de scandale. Je ne t'engage pas pour ça, alors contente-toi de faire ton boulot et tais-toi ! »

    Rien. Je ne formulai aucune réponse à ses injures, je n'avais rien à lui dire. De toute façon, je savais que c'était le meilleur moyen pour l'exaspérer. L'ignorer. Pourquoi est-ce que je cherchai encore à la provoquer ? Je ne savais même pas. Il s'approcha lentement du lit, et pointa du doigt l'estafilade encore fraîche qui lui barrait la joue ;

    « Et ne t'avise plus jamais de faire ça. C'est trop peu prudent. Tu sais bien qu'un mot de ma part, et tu es exilée dans l'un des pires camps de travail de Panem. »

    Son sourire d'hypocrite me donnai des envies de meurtre.

    « Alors, pourquoi est-ce que tu ne l'as pas déjà fait ? »

    Je lui crachai-ça au visage sans pouvoir m'en empêcher. Une petite voix agaçante me hurlait d'arrêter mes conneries. Une petite voix dans le fond de ma tête. Mais je n'y arrivais pas. J'arrivai pas à me contenir face à ses remarques. Je ne le vouvoyai pas, je crois que j'étais une des seules. Rien que ce léger détail m'exaspérait. Tous des esclaves asservis devant lui. J'aurai dû faire la même chose, cela aurait été bien plus simple pour tout le monde. Mais je n'y arrivai pas. De toute façon, je ne vouvoyai jamais personne. C'était pas dans mes habitudes, je n'avais aucune exception à faire pour mister Snow.. Je m'étirai longuement, pour feindre une indifférence totale. Et puis j'explosai, d'un coup, sans prévenir. Sans réfléchir davantage que lorsque j'avais jeté la carafe à la figure du photographe.

    « Tu me prend pour qui, Nox ? Pour ton jouet ? C'est ça ? Parce que tu peux me le dire, tu sais. Mais tu sais quoi ? Tu pourrai toujours crever la bouche ouverte que jamais, jamais je ne laisserai cet espèce de.. porc me tripoter à sa guise. Tu vois, ça, là ? Tu me vois, moi ? C'est pas du plastique non. C'est un humain. »

    Tout en lui parlant, je désignai mon propre corps, ma personne entière d'un geste négligent, sans le quitter du regard. Je m'étais levée au fur et à mesure que mes propos passaient le cap de mes lèvres, et m'étais rapprochée de lui. Et puis, je m'arrêtai, brusquement. Je me rendais soudain compte de tout ces choses que je venais de lui dire. Sans pouvoir m'en empêcher, je reculai d'un pas. Je me haïssai en cet instant d'avoir si peur de la manière dont il pouvait réagir. Mais j'oubliai toujours de réfléchir avant de parler ou d'agir. J'avais réellement l'impression d'avoir des réactions plus rapides que ma réflexion. Est-ce que j'avais envie de réfléchir ? Je croisai les bras contre ma poitrine pour me donner une contenance et continuai de le dévisager sans gêne.
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MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe [NOX]   Mer 8 Fév - 0:10

Pauvre Louve. Cette petite me faisait un peu pitié. Elle n'avait pas la chance qu'avaient toutes les personnes issues du Capitole ; celle d'être née à l'abri du besoin. Non, Louve venait d'un district, et la pauvreté pesait sur elle comme une sentence imprévisible. Un mot de ma part ou de celle de mes pairs pouvait la renvoyer dans la misère. Pourtant, la jeune Blackbird était talentueuse, et d'une beauté surprenante. Elle méritait son succès. Elle avait tout pour réussir dans ce métier : la grâce, l'élégance, le mystère, la photogénie. Malheureusement, le fait que Panem était un état où tout pouvait arriver était navrant, car cette mannequin ne pouvait être sûre à cent pour cent d'être sauvée de la précarité. « Alors, pourquoi est-ce que tu ne l'as pas déjà fait ? » Elle me dévisageait avec une expression de rage féroce sur le visage. J'émis un grognement animal alors qu'elle s'étirait en feignant l'ignorance. Cette question n'était que rhétorique. Louve savait, à l'évidence, pourquoi j'étais attaché à elle. Elle me le rappelait uniquement pour m'agacer. Cette fille était une vraie garce.
« Tu sais très bien pourquoi, grognasse. » lui soulignai-je d'ailleurs. Elle m'agaçait. Je tentais de repousser mon envie de la brutaliser. « Mais si tu vas trop loin, je n'hésiterai pas à me séparer de toi. Tu n'es pas le seul mannequin rentable de Panem. » Le sourire de serpent que j'arborais régulièrement vint à nouveau étirer mes lèvres. J'aimais bien la malmener, comme j'aimais malmener mes autres modèles. C'était une activité fort plaisante. Je crois que je tenais cette qualité de mon père, qui n'hésitait pas à pousser ses sous-fifres à bout. Cela avait fait sa célébrité, et beaucoup de citoyens du Capitole avaient calqué leur attitude sur la sienne - c'est en partie pourquoi la ville était reconnue pour abriter des personnes viles et hypocrites.

J'étais peut-être vil, mais pas hypocrite. Je disais toujours ce que je pensais aux gens, même si ça les enchantait peu. Louve en faisait d'ailleurs parfois l'expérience. Et alors que je posai à nouveau mon regard sur sa silhouette gracile, elle sembla se réveiller soudainement pour m'assener ses propos venimeux. « Tu me prend pour qui, Nox ? Pour ton jouet ? C'est ça ? Parce que tu peux me le dire, tu sais. Mais tu sais quoi ? Tu pourrai toujours crever la bouche ouverte que jamais, jamais je ne laisserai cet espèce de.. porc me tripoter à sa guise. Tu vois, ça, là ? Tu me vois, moi ? C'est pas du plastique non. C'est un humain. » Elle était sotte si elle croyait que me faire une leçon de morale était une solution. J'étais peut-être perfide, mais pas imbécile. Ce n'est pas parce que je m'adressais à elle méchamment que je ne m'apercevais de rien. Je crois qu'elle m'avait vraiment mis en rogne. Je serrai les dents et mon expression devint froide. Je lui adressai un regard neutre. « Si tu veux qu'on te considère comme un humain, comporte-toi en tant que tel. Parce que l'attitude que tu as eue relevait davantage du gorille. » Je grognai à nouveau, et me détournai sans un mot de plus. J'avais assez perdu de temps avec cette connasse. « Allez, salut. »

Je n'allais pas renvoyer Louve dans son trou aujourd'hui. Je n'étais pas ce genre d'hommes impulsifs qui, après une dispute, prenait de grandes décisions qu'il regretterait facilement par la suite. Non. Si je devais me séparer de cette fille, je réfléchirais longtemps avant de prendre ma décision, en pesant le pour et le contre. Et pour l'instant, l'argent qu'elle me rapportait m'importait bien plus que les actes déplaisants qu'elle pouvait parfois faire. Ah, tiens, en parlant d'argent. J'eus une idée intéressante. Alors que j'atteignais la porte que j'avais enfoncée, je me retournai et lui dis : « Oh, j'oubliais. Tu ne seras pas rémunérée pour cette séance. Ça te servira de leçon. » Je souris à nouveau, avant de pivoter pour sortir, résolu à respecter ma décision.
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MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe [NOX]   Mer 7 Mar - 20:31

    En ce moment, plus que n'importe quand, plus que n'importe qui, je le haïssais. Je détestai plus que tout me sentir inférieure à quelqu'un. Dépendante d'une personne. Je l'étais sans doute. Sans lui.. Peut être que ce serait la silhouette de quelqu'un d'autre qu'on pourrait voir se détacher sur une affiche de dix mètres de haut. Peut être qu'on m'aurait renvoyée dans mon district natal. Au fond, si je lui faisait face, c'était peut être pour ça. Se confronter à Nox, à un Snow, c'était comme se dresser devant un train. C'était suicidaire, un peu fou, peut être complètement inutile. Je m'en moquai. J'avais besoin de le voir sortir de ses gonds. De jour avec ses nerfs. J'avais besoin d'avoir l'impression que quelqu'un pouvait faire quelque chose contre lui. Ce quelqu'un, je voulais que ce soit moi. « Tu sais très bien pourquoi, grognasse. ». J'esquissai une moue moqueuse. Oh oui, je savais parfaitement pourquoi. Le fric. En un mot. Si j'étais encore là, c'était bien pour cette raison. Parce que je lui servait à remplumer son compte en banque. Je savais que je détenais la vérité. L'amertume dans sa voix. Son regard assassin. « Mais si tu vas trop loin, je n'hésiterai pas à me séparer de toi. Tu n'es pas le seul mannequin rentable de Panem. ». J'haussai les épaules en le regardant de haut. Effectivement, il pouvait. Cela m'attirerait sûrement une quantité d'ennuis incroyable. Mais je préférai de loin laisser penser à cet abruti que cela m'était égal. Ça me ferait mal qu'il s'en serve comme moyen de pression.

    Lorsque j'explosai, il resta impassible. Un instant. Ses traits finirent pas se durcir visiblement. Touché. « Si tu veux qu'on te considère comme un humain, comporte-toi en tant que tel. Parce que l'attitude que tu as eue relevait davantage du gorille. ». Je ricanai. Pour éviter de lui écraser ma main dans la figure. Je sentais mon sang bouillir dans mes veines. La colère montait en moi à une vitesse impressionnante. Elle enflait. Prenait des proportions énormes. Il fallait que je la relègue dans un coin de mon être. Avant de faire quelque chose de regrettable. « Allez, salut. ». Trop tard. « C'est ça, casse-toi. Petit merdeux. ». Je persifle. Souffle d'un air méprisant et fixe sa silhouette qui commençait à s'éloigner vers la porte. Éloigne toi de moi, par pitié, je sens que ça va mal finir..

    J'ai mal au crâne. Ses pas qui résonnent dans la salle semblent amplifiés. « Oh, j'oubliais. Tu ne seras pas rémunérée pour cette séance. Ça te servira de leçon. ». J'écarquille les yeux un instant, sans comprendre. Le sourire méprisant que j'affichai il y a quelques secondes s'efface petit à petit de mon visage. « VA-TE FAIRE FOUTRE, NOX ». Je hurle. Mais je ne considère pas cela comme suffisant, non. Avec des gestes fébriles, j'ouvre un tiroir. Attrape un paquet de clope caché entre quelques livres dénués d'intérêt. Et je le lui jette à la figure dans un mouvement hystérique.

    Il s'ouvre. Les quelques joints qu'il contenait viennent s'écraser au sol lamentablement. Débris d'un acte irréfléchi. Je n'arrive pas à me défaire de la rage qui m'habite. Je sais que cet acte ne le laissera pas indifférent. Que cette accablante preuve que je me moque bien de ce que mon équipe peux me dire, que oui, j'aime sentir la nicotine picoter mes poumons et envahir mon cerveau, et que peu m'importe les interdictions que l'on m'a donné à ce sujet. Je fulmine. Les meilleures choses sont celles que l'on vous interdit de faire. J'en suis le témoin. La preuve, la fameuse preuve. Et j'attends. Dans un silence qui me donne d'avantage de maux de tête que les insultes. J'attends.
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