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 sometimes, all you need is a bit of adventure - SAGITTA&DOLCE

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MessageSujet: sometimes, all you need is a bit of adventure - SAGITTA&DOLCE   Sam 7 Jan - 23:00

Il y a des matins comme ça, où l'on ouvre les yeux beaucoup trop tôt. On se sent totalement incapable de les refermer, et à chaque tentative pour se rendormir, nos pensées les plus obscures nous poussent à les rouvrir après quelques secondes. La lumière nocturne vient alors frapper nos pupilles, car ce sont souvent des nuits de pleine lune, et notre réflexe premier est de refermer les yeux. Cet enchainement d'actions se répète alors plusieurs fois, jusqu'à ce que nos yeux daignent rester ouverts. On fixe alors le plafond, d'un regard à la fois vide et rempli de réflexion. Ce sont souvent des nuits chargées de pensées. On se tourne et on tente de dormir en prenant une autre position. Cette tentative échoue aussi pitoyablement que les précédentes. On soupire, on passe une main dans nos cheveux et on remonte un peu le drap pour couvrir nos épaules. Puis on se rend compte que tout, sans exception... Tout ce qu'on vient de faire durant les dix dernières minutes s'était avéré inutile. On se retrouvait à nouveau dans notre situation de départ. Il n'y avait eu aucune avancée. On venait de perdre dix minutes de notre vie. Dix minutes de notre existence s'étaient simplement... envolées. Disparues. Dix minutes qui auraient pu tout changer. Dans un bon sens, comme dans le plus mauvais de tous. Si seulement on s'était levé, on aurait peut-être remarqué que l'amour de notre vie se tenait sur le porche, hésitant, sans sonner, puis s'en était allé. Ou bien, on se serait levé, et on aurait glissé sur le tapis avant de se briser le cou en chutant dans les escaliers. Dix minutes gaspillées, dix minutes gagnées. Jamais on ne le saurait. Puis, contre toute logique, on s'entête encore. On teste nos limites. On décide que finalement, on a trop chaud, alors on jette les draps vers le bas du lit et on laisse l'air frais nous effleurer. On esquisse un sourire de satisfaction. Nos yeux se ferment, amis seulement pour quelques secondes. Car finalement, on les ouvre, une fois de plus. A cet instant, on décide que trop de temps a déjà été perdu pour une seule matinée. Alors on se lève avec détermination, prêt à affronter une nouvelle journée dans un monde qui ne nous convient pas. Et on se jure que le lendemain matin, cette scène ridicule recommencera.

C'était ainsi qu'avait débuté la journée de Dolce-Rocksane Anderson, adolescente vivant dans le district quatre. Sa nuit avait été hantée par l'image d'Améthyste. Une brunette qui au premier abord n'avait pas grand chose d'exceptionnel. Une brunette qui en entrant dans sa vie avait modifié le cours de son existence. Elle s'était levée avec un mal habituel qui lui dévorait constamment les poumons, le cerveau, le cœur. Mais Dolce avait appris à vivre avec ce désagréable sentiment, cette sensation cauchemardesque. Sensation pourtant bien réelle. Elle avait appris à vivre avec, comme elle avait appris à vivre avec beaucoup de choses. Dolce était ce genre de personnes. Le genre qui, au bout d'un moment, s'agrippait aux mauvaises choses et s'en servait pour faire partie intégrante de leur quotidien, partie intégrante d'eux-même. Pour finalement, les transformer en quelque chose de bénéfique, en une force. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, dit-on. Et ce mal, c'était l'absence d'Améthyste. L'éloignement. Et pour être tout à fait sincère, c'était la pire chose à laquelle Dolce avait du faire face durant sa vie entière.
Elle n'avait pourtant pas eu la vie facile. Elle n'avait jamais été le genre de fille à rester en place. Elle était plutôt le parfait opposé de la fille posée. Elle attirait les ennuis comme un aimant, et elles avait connu nombre de périodes difficiles. L’exécution de sa mère durant les Jeux. Le suicide de son père. Son enfance chez sa tante folle à lier. Les multiples évènements qui suivirent, dont l'origine fut souvent son comportement presque auto-destructeur. Cependant, Améthyste était la perfection, la seule chose qu'elle ait connue et qui ne fut pas un désastre complet. Mais Améthyste était loin à présent. Et Dolce était à nouveau un désastre à elle seule.

Elle avait passé la matinée à courir dans la forêt. Pendant des heures et des heures, elle courut. Elle avait l'habitude, grâce à son entrainement. Et parce qu'elle le faisait à chaque fois que les choses n'allaient pas. Courir, tirer sur les troncs d'arbres, lancer des couteaux, frapper avec une lame sur une victime non vivante, partir en expédition, grimper et escalader. S'attirer des ennuis. Tout ça faisait partie de son quotidien. C'était son moyen -le seul moyen- de tout oublier. Après plusieurs heures, elle lâcha tout, épuisée. Elle se laissa tomber dans les feuilles humides, ses cheveux allèrent se coller dans la boue que les dernières pluies avaient engendrée. Respirant bruyamment, elle observa le ciel. Tout fonctionnait encore à cent à l'heure dans son corps, à ce moment là. L'effort, ça multipliait ses instincts. Elle se sentait vivante, et elle se rappela alors de la raison pour laquelle elle faisait tout ça. Pour se sentir vivante.
Après s'être relevée, elle réalisa que l'envie de s'entraîner -ou se défouler suivant les points de vue- seule lui était passée. Il lui fallait un ami, un compagnon. Quelqu'un qui serait là pour la pousser plus loin, l'admirer, la complimenter, et lui tenir compagnie tout simplement. Elle eut tout de suite une idée. Oui, elle était la personne idéale. Dolce se surprit à sourire, puis elle ramassa ses affaires en vitesse et reprit sa course, dans le sens inverse.

La relation qu'elle entretenait avec Sagitta Chase était compliquée et la façon dont une telle... amitié avait vu le jour s'étendait sur plusieurs mois. C'était indescriptible, et je ne suis pas tout à fait sûre que l'on puisse réellement qualifier cela d'amitié. Définitivement non. On ne pouvait pas. Ce qu'il faut préciser, c'est que cette collaboration démarra mal, et quelques mois plus tôt, personne n'aurait cru qu'un jour elles puissent s'entendre. Rien qu'avec leurs caractères respectifs, ou devrais-je dire leurs tempéraments, tout le monde avait des doutes sur cette pseudo-entente. On en était plutôt à supposer une sorte de trêve, avant la guerre. Car toute trêve était faite pour être rompue. C'était le principe même de la trêve. Autrement, on parlait de paix. Mais, dans le cas de Sagitta et Dolce, il fallait croire que la trêve s'était changée en paix, sous les regards admiratifs, jaloux, et soupçonneux des autres habitants. Mais peu importait. A présent, elles s'entendaient, se supportaient. Dolce n'en avait que faire de l'avenir. En réalité, elle n'y pensait jamais et ne se souciait absolument pas du futur. Elle n'avait jamais imaginé en avoir un, à vrai dire. Elle se disait que tant que les choses allaient bien avec Sagitta, tout était parfait. Et si un jour elles devaient reprendre les armes, elle le ferait.
Dolce Anderson sortit une cigarette de sa poche. Elle avait toujours un moyen de s'en procurer. Ses parents ne roulaient pas sur l'or -pas comme les gens du Capitole-, mais ils n'avaient vraiment pas à se plaindre. Ils étaient parmi les chanceux de Panem, parmi les familles aisées du district. Elle coinça la clope entre ses dents et l'alluma. Dolce marchait à présent d'un pas à la fois détendu et rapide vers la maison où vivait Sagitta. Lorsqu'elle arriva devant la porte, elle toqua fort et à plusieurs reprises. « Chase ! Ramène tes fesses. J'ai besoin de quelqu'un pour me faire la conversation. Et prend de quoi tenir une journée » Voilà ce qu'elle hurla, sans laisser le temps à Sagitta d'ouvrir, ou même de répondre, ou de réaliser qu'on avait toqué. Dolce ne faisait pas dans la dentelle, ce n'était pas dans sa nature. Sauf avec Améthyste. Mais Sagitta n'était pas Améthyste. Personne n'était Améthyste. Elle tira sur sa cigarette en attendant impatiemment que son "amie" daigne lui ouvrir, ou mieux... qu'elle daigne simplement sortir, prête à s'aventurer dans Panem avec Dolce Anderson.
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MessageSujet: Re: sometimes, all you need is a bit of adventure - SAGITTA&DOLCE   Dim 22 Jan - 2:56

[ENFIN POSTÉ ]



Il y a de ces jours où le passé ne lâche jamais prise. Il vient, revient, inalssablement, tels infinis assauts d'une armée invisible, tentant de prendre un bastion secret, une nation blottie au fond de notre esprit. La mienne, je ne peux l'imaginer que sous la forme d'une île balayée par les vents et tempêtes. La neige se même par moments à la pluie torentielle, et la mer en furie se fracasse violemment contre les hautes falaises aux pics acérés. Les forêts torturées seraient le moyen de faire perdre les étrangers souhaitant atteindre le jardin secret de mes pensées et de mon coeur, et un gigantesque volcan siégerait au centre de ce monde. Toujours près à entrer dans une colère plus effrayante que tout ce qui aurait pu être vu.

Cette nuit-là, les fantômes des gens que j'ai côtoyés ne cessent de me torturer. La main de mon frère prenant mon coeur entre ses doigts froids de mort, l'arrachant, me faisant culpabiliser de ne pas arriver à garder notre père éveillé. Lourd d'accusations, et surtout méprisant, méprisant de voir que je n'ai jamais vu clair dans son jeu. Que je ne me suis jamais rendue compte à quel point il était odieux de se préparer, de se couvrir de gloire au meurtre de vingt-neuf jeunes gens, la plupart encore plus près de la jouvence que lui-même. Mais il est mort, tué par Zoé. Zoé... Ma voisine. Mon ancienne voisine, en fait. Je me retourne et me retourne encore dans mon lit, je ne peux m'empêcher de penser à Zoé. Elle ne méritait pas sa mort. Je me rappelle du regard que ses parents m'ont jeté. Au lieu du regard emplis de haine auquel je m'attendais, je me suis retrouvée avec un regard plein de compassion, tandis qu'ils essayaient de me réconforter de la mort de mon amie alors qu'eux avaient perdu une fille.

Comment ne pas culpabiliser? Je sais que j'aurais eu une chance aux Hunger Games. J'aurais pu survivre, peut-être même pu gagner. J'aurais pu me porter volontaire, la remplacer pour ces Jeux, avant que la douce et souriante jeune fille que tous les habitants du District Quatre ne pouvaient s'empêcher d'aimer ne se transforme en bête effrayée, hagarde, et habituée à l'odeur âpre du sang. J'aurais tant dû, j'aurais tant dû... Pourquoi? Pourquoi!? Pourquoi n'ai-je pas pris sa place? Elle méritait cent fois plus de vivre que moi. Moi, je ne suis qu'une jeune fille égoïste, orgueilleuse et colérique, et par-dessus tout, terriblement arrogante. Mourir aurait été une libération pour le monde.

-Si tu y serais allée, ton père se serait retrouvé complètement seul, a dit Ayden lorsque je lui ai expliqué mes pensées. Il n'aurait pu survivre à la mort de tous ceux qu'il aime.

J'en doute. Il aurait pu survivre. Par contre, je ne sais pas s'il aurait gardé toute sa tête. Au moins, s'il tombe dans le Pays des Merveilles, il sera bien loin de Panem. Bien loin. Quelle chance. Mais de toute façon il est trop tard. Voilà des semaines que le District Treize a annoncé avoir sauvé des tributs. Je ne peux m'empêcher d'espérer que Jessie et Zoé aient pu être en vie, mais je ne dois pas tomber dans un tel monde de chimères. Pas maintenant.

Voyant bel et bien que jamais je n'arriverais à dormir avec toutes ces pensées qui m'attaquent en série, je sors de mon lit aux draps immaculés. Ma chambre est l'une des deux seules pièces du premier étage, qui est le plus haut point de ma maisonnette et qui mesure moins de dix mètres carrés, faisant face à la chambre vide depuis des mois maintenant de Jessie. J'appréhende le moment où la gagnante des Jeux de cette année ne vienne ici, au Quatre, et le regard terrifié qu'elle nous lancera. Je n'ai pas envie que quelqu'un d'autre ne meure, à physiquement ou non, à cause de moi.

Nous sommes l'une des seules maisons des environs à être plutôt décorée, surtout chez les pauvres, qui ont habituellement de petites bicoques spartiates. Les babioles pendant de partout, de perles et de coquillages, sont un souvenir de ma mère, avec qui je les faisait car elle en était littéralement maniaque. En descendant les petits escaliers de bois, atterissant en plein milieu du salon, j'esquisse un demi-sourire à l'idée que la chaleur puisse à nouveau habiter cette maison si accueillante par le passé. Je viens m'étaler sur le canapé lorsque j'entends la porte s'ouvrir à la volée, me décochant un sursaut, et une jeune blonde s'écrier:

-Chase ! Ramène tes fesses. J'ai besoin de quelqu'un pour me faire la conversation. Et prend de quoi tenir une journée.


Dolce-Rocksane Anderson. La dernière de tous les habitants du district de la pêche avec qui on puisse m'imaginer m'entendre. Toutes les deux de fortes têtes, la blonde est cependant du genre Carrière, rutilante, rayonnante, qui fait tourner tous les regards à son arrivée. Moi, avec mes boucles brunes ternes, mon teint trop blême et mes cernes qui me donnent l'air malade, j'ai l'air d'une pâle Lune vis-à-vis d'un éclatant Soleil. Ce Soleil ayant été par le passé l'une des amies de mon frère.

Lorsque j'ai appris qu'il était un carrière, j'ai tout de suite compris que tous ses amis, que je n'avais jamais côtoyé, l'étaient également, Dolce n'échapant pas à la règle. À sa mort, tous ces imbéciles, au lieu de le pleurer, le critiquaient sur les fautes qu'il avait commis, soulignaient à quel point ils auraient fait mieux et à quel point le fils Chase était minable. La famille des aventuriers, mon cul, oui. C'est donc avec froideur et amertume que j'avais regardé Anderson pendant quelques mois, avant de me rendre compte qu'elle aussi, elle était affectée par sa mort. Pas un simple partenaire d'entraînement. Peut-être un véritable ami.

C'est alors que s'est tissée une petite complicité entre nous, trop particulière pour être nommée amitié. Par exemple, ce qu'elle vient de crier dans notre bicoque, sans prendre garde au sommeil de mon père, souligne plutôt bien notre relation complexe.

Je me relève et lui chuchote que j'arrive avec mes trucs. Moi aussi ne désire que m'enfuir de ce sordide endroit qu'est devenu ma maison. En moins de cinq minutes, je suis revenue en bas, habillée, grossièrement brossée et les cheveux en queue de cheval, et je glisse au passage un pain et un morceau de fromage dans ma besace maigrement remplie.

-Allons-y, je sens que je vais exploser, sinon. T'as une idée d'où on va?
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MessageSujet: Re: sometimes, all you need is a bit of adventure - SAGITTA&DOLCE   Dim 22 Jan - 9:43

Jessie Chase avait été un excellent ami de Dolce. Elle avait adoré passer du temps avec lui. Puis il avait été envoyé dans l'arène, comme ça, d'un coup... Et Dolce ne put plus jamais passer de temps avec lui. Lorsqu'elle s'était retrouvée devant sa télévision et qu'elle avait vu le jeune homme perdre la vie, ça lui avait mis un sacré coup. Et pendant des semaines, elle fut incapable de simuler totalement. On pouvait toujours voir dans ses yeux quelque chose d'anormal. Elle avait des crises de colère contre le Capitol. Elle se fâchait vite et était de constante mauvaise humeur. Pour un rien, elle vous remballait violemment et frappait le mur d'un poing. Ça s'était atténué avec le temps, mais ce sentiment d'impuissance contre le monde entier ne faisait que revenir à la charge. Dolce voulait tout contrôler, et dans des moments comme la moisson ou les Jeux, elle n'avait aucun contrôle. Elle était forcée de rester là à regarder, à serrer les poings pour canaliser sa rage. Elle était d'une impuissance terrifiante. Perdre un ami, c'était ce qu'elle avait toujours redouté. Et c'était arrivé cette fois-là. C'était arrivé lorsqu'elle avait été séparée d'Améthyste. Ça arriverait encore, c'était inévitable.
Dolce avait une sorte de dégout pour les autres Carrières, sauf exceptions. Depuis la dernière moisson, à vrai dire. Lorsqu'ils avaient tous décidé de se lier contre Jessie, de le faire passer pour un incapable, de tâcher sa mémoire. D'un côté, elle se disait que si elle-même mourrait aux Jeux, ils se comporteraient de la même façon. Et ça lui donnait littéralement envie de tous les enfermer dans une pièce et y mettre le feu. Et puis il y avait eu Sagitta, un jour... Dolce et elle n'avaient jamais été proches, mais en Sagitta, il restait quelque chose de Jessie et c'est la raison pour laquelle Dolce ne tenta pas à tout prix d'éloigner la brune. Dolce n'était le genre sociable, et elle préférait mettre une large barrière, haute, avec un fossé et un fleuve et des grilles, entre elle et les autres personnes. Mais même si Sagitta ne put la voir pendant quelques temps, Dolce se sentit forcée de lui offre un passage pour venir vers elle. Peut-être parce qu'elle-même avait besoin d'une amie. Ou du moins de quelqu'un qui puisse la suivre sans faire d'histoires, sans polluer l'atmosphère avec ses idées étranges. Sagitta était ce dont Dolce avait besoin ces derniers temps, à cause du mal qu'elle ressentait quand elle pensait à Améthyste, à cause de son grand besoin de changement et de liberté. Et elle savait qu'avec Sagitta, elle pouvait faire ce qu'elle voulait, la brunette ne lui courrait pas après pour l'en empêcher, sous prétexte qu'elle était folle et que c'était bien trop dangereux. C'était la plus grande différence entre Sagitta, et ses quelques autres amis. Les autres, ils passaient leur temps à tenter de la dissuader de faire ceci ou cela, à s'inquiéter pour elle. Elle détestait ça.

Dolce était à présent à l'intérieur -la porte n'était même pas verrouillée- et Sagitta était là, sur le canapé. La jeune femme se releva et chuchota. Son père devait sans doute dormir. Dolce n'eut pas le bon sens de ne serait-ce que regretter d'avoir crié. Elle était un peu indifférente au sommeil de papa Chase. Elle tira sur sa cigarette, tandis qu'elle était déjà dans l'entrée. On ne l'avait jamais autorisée à fumer dans la maison, mais personne ne lui disait rien. Et même si on lui avait dit quelque chose, il serait probable qu'elle continue. Elle attendit, impatiente, que Sagitta revienne. Son impatience était relativement développée. Laissez la deux minutes seule à attendre, elle aura fait une connerie à votre retour. Des cendres allèrent faire une tache sur le parquet. Dolce regarda vers les escaliers, histoire d'être sûre que personne ne l'a vue, puis elle déplaça un bibelot -relativement laid à son gout- et le posa sur la petite marque foncée. Sagitta ne prit pas longtemps, cinq petites minutes et elle était prête.
« Allons-y, je sens que je vais exploser, sinon. T'as une idée d'où on va ? » Dolce ne posa pas de question sur cette supposée explosion. Ça ne la regardait pas, et pour être honnête, ça ne l'intéressait pas vraiment. Dolce n'était une sentimentale. Et elle connaissait bien la vie. Si tu commençais à parler avec quelqu'un de ses problèmes, la conversation était ensuite dirigée vers tes problèmes, et là... PAAAAF ! Tu t'es foutue dedans. T'y as sauté à pieds joints, en criant "youpi". Non... Ce n'était définitivement pas pour Dolce.
Elle passa directement à la seconde partie, c'est à dire la question. Où allaient-elles ? Il y avait un tas d'endroits qu'on pouvait visiter dans le district 04. Dolce en avait cependant déjà fait 99%. Il était vrai que plus le temps passait, plus elle s'ennuyait. Au fil des mois, son secteur de fun avait vu ses ressources diminuer. Elle avait tout testé, tout tenté, tout vu. Dolce était de plus en plus tentée de visiter les districts voisins et d'y trouver de quoi s'amuser. Ses parents se sont pourtant opposés à cette idée, mais ils dirent lui faire confiance, et que si elle était sûre d'elle, elle pouvait faire ce qu'elle voulait tant qu'elle revenait en un seul morceau. Heureusement. Elle était vraiment tombée dans la bonne famille. C'était peut-être la seule fois où la vie avait été gentille avec Dolce. Ça, et le jour où elle avait rencontré Améthyste. « Sais pas... » marmonna-t-elle. « On peut aller en forêt. Ou bien vers les falaises. Ou bien... Je sais. Les grottes » Des cinq accessibles, Dolce avait déjà visité... les cinq. Elle savait comment y accéder sans trop de dommages, mais cela dépendait encore de la mer, du temps, et du taux de chance qui nous suit. Surtout pour l'une d'elle. C'était la plus risquée, et la préférée de Dolce. Elle souffla de la fumée. « Si on y va maintenant, on peut y arriver avant que ça ne devienne mortel » dit-elle en regardant le ciel, et en accélérant le pas.
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MessageSujet: Re: sometimes, all you need is a bit of adventure - SAGITTA&DOLCE   Mer 7 Mar - 3:03



[size=12]Je regarde Dolce d'un air ahuri. Elle ne croit pas que je vais gober ça, tout de même. Toutes les deux, nous voulons plus. J'ai envie de fuir le plus loin possible. Même la forêt respire trop le District Quatre, trop le Capitole. J'ai juste envie de mettre les voiles et de m'envoler au loin. De plus, autant Dolce que moi avons visité ces cinq endroits. Je me rappelle que les coquillages dans les grottes rapportent énormément, l'ennui, c'est que je n'arriverai pas à les placer dans mon horaire, alors la vente des coquillages s'y trouvant est à écarter. Sinon, franchement, le reste, j'y vais plus souvent même que le temps que je passe à l'école où à la maison. J'arque un sourcil, feignant l'étonnement.

-Et bah, je m'attendais à une meilleure proposition. Nous avons toutes les deux besoin de changer de décor. Je regarde autour de moi, comme pour m'assurer que personne n'écoute. Et entre toi, moi et la boîte à pain, de se plonger un peu dans le danger également.

Je lui adresse un sourire narquois. En même temps, je ne me reconnais plus. Auparavant, j'aurais apprécié l'idée, mais jamais je ne serais allée jusqu'à la proposer, et encore moins la faire. Or, je suis à présent prête à vivre un peu d'action, à frôler le danger, comme si l'adrénaline allait servir de beaume. Je me fais presque peur. Quoi qu'en même temps, je me dis qu'il était bien temps que je me réveille. Jessie déteint sur moi, on dirait.

Je lui fait signe de me suivre hors de chez moi. Nous traversons le jardin abandonné depuis des lustres, et nous arrêtons sur la route pavée. Un réverbère faiblit à notre arrivée, comme si nous prenions son énergie, et j'entends un chat s'enfuir dans les ruelles. Ma maison se trouvant au sommet d'une pente, la mer se dévoile poétiquement sous nos yeux, constellée de diamants nés des reflets de Lune.

Soudain, une idée m'effleure l'esprit. J'ai envie de pousser mon désur de rébellion encore plus loin. Depuis que j'ai fait mon petit numéro à la Tournée des Vainqueurs, qui m'a rapidement valu le nom de Sirène à travers tout le Quatre -et peut-être Panem, je n'en sais rien-, j'ai envie de montrer, de plus en plus, à quel point le Capitole ne peut rien contre moi. Je n'ai pas envie de m'enfuir vers le Treize, rassurez-vous, je ne laisserais pas mon père dans cet état-là. Par contre...

-Dolce... Et si..? Et si on allait squatter un autre District?

Je n'ai fait ça qu'une fois dans ma vie, et encore, c'était un accident. J'avais été si terrorisée par mon voyage accidentel que je ne suis plus sortie de chez moi pendant trois jours après. Mais aujourd'hui, c'est différent. Il faut dire que nous sommes six ans plus tard, après tout. Aujourd'hui, j'ai envie de véritablement aller dans un autre district, et explorer, voir comment la vie est ailleurs.

Soudain, je me rappelle qu'on est peut-être observées; je sursaute et regarde furtivement autour de nous. Je suis rassurée lorsque je ne remarque aucune présence. Je relève alors les yeux vers les deux perles brillantes, couleur de ciel, de Dolce. Je m'enquis d'une réponse. En fait, je n'ai jamais été aussi curieuse d'avoir un avis.
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MessageSujet: Re: sometimes, all you need is a bit of adventure - SAGITTA&DOLCE   Jeu 8 Mar - 15:33

« Et bah, je m'attendais à une meilleure proposition. Nous avons toutes les deux besoin de changer de décor. » Très honnêtement, Dolce aussi s’attendait à mieux, surtout venant de sa part. Un district n’était pas une surface particulièrement réduite, surtout le 04, qui s’étendait, en longueur, sur un certain territoire d’une taille non négligeable. Mais il lui en fallait toujours plus, encore et encore. Elle ressentait le besoin dévorant de conquérir de nouvelles terres. Mais après avoir fouillé tous les recoins de son district, tout tenté, à ses risques et périls, elle s’était lassée du 04 et de cette foutue forêt, de la mer trop calme à son goût, des falaises pas assez élevées. Et ces grottes, qui étaient censées faire l’objet d’escapades intéressantes, étaient devenues trop banales et facile d’accès. Si Améthyste avait été là, elle aurait retenu Dolce de toutes ses forces, aurait tout fait pour la calmer dans ses quêtes d’aventure, mais elle n’était pas là, et c’était le seul avantage à cette situation pénible qu’était l’éloignement.
Le besoin de changer de décor était là, et c’est d’ailleurs pour cela que Dolce prenait l’habitude de quitter le 04. Elle l’avait fait quelques fois déjà, pour retrouver Améthyste ou simplement pour satisfaire son besoin d’aventure. Il y avait tant de choses à faire à travers tout Panem, et c’était si excitant de transgresser les règles. « Et entre toi, moi et la boîte à pain, de se plonger un peu dans le danger également. » Dolce afficha un sourire en coin, totalement satisfaite par cette idée. Elle aimait bien cette nouvelle Sagitta. La blondinette se rappelait de la fille avec laquelle elle avait commencé à traîner quelques mois plus tôt. La gamine qu’elle traînait dans des endroits qui leur provoqueraient quelques sensations fortes. Le danger. C’était l’un des mots les plus présents dans l’esprit de Dolce. Elle était toujours en quête de ce qui la mettrait dans une situation périlleuse, qu’elle en ait conscience ou pas. Les interdits, les choses dangereuses. Elle aimait tant se surpasser à chaque fois en matière d’imprudence. Elle savait qu’un jour ça lui retomberait dessus, elle le savait sans en avoir conscience. Et encore, elle ne faisait pas part de ses pensées les plus sombres à ses parents ou à son entourage, car ils risqueraient réellement de la prendre pour une folle, bonne pour l’asile, au sens clinique du terme. Mentalement dérangée, masochiste. Suicidaire aussi.

Dolce suivit Sagitta à l’extérieur. Elles traversèrent le jardin dans lequel les ronces avaient pris possession des terres. L’herbe était haute et pourtant jaunâtre à certains endroits, morte à d’autres. Puis elles arrivèrent sur la petite route pavée, dans un silence presque morbide. Un chat miaula, s’enfuit. Et à leurs pieds, la mer. Cette fameuse étendue d’eau si appréciée des habitants du 04. Dolce y avait souvent nagé en pleine nuit. Les vagues étaient absentes, et le calme plat faisait presque peur. La lumière de la lune, presque pleine, faisait briller les eaux. « Dolce... Et si..? Et si on allait squatter un autre District ? » La jeune blonde leva les yeux vers son amie. Son ton paraissait hésitant. Elle avait l’air d’une adolescente à la recherche d’aventures, mais qui n’était pas certaine de sa décision. Elle avait besoin de l’approbation de Dolce, de son soutien. Comme si elle décidait d’entrer dans la cour des grands et qu’il lui fallait quelqu’un pour l’y conduire. Dolce était ravie par l’idée. Squatter un autre district, c’était devenu l’une de ses activités favorites. Sagitta sursauta soudain, ce qui mit Dolce en alerte, ou plutôt son instinct. Sa main droite se dirigea en un rien de temps vers sa poche, dans laquelle se trouvait son canif. C’était instinctif. Mais visiblement, c’était une fausse alerte. La raison de ce sursaut resta un mystère pour Dolce, et elle se contenta de suivre Sagitta des yeux alors que la jeune fille balayait les alentours du regard. Puis la voilà qui retrouvait une attitude normale. Dolce oublia ce petit instant étrange, et repensa à l’idée de son amie. Elle ne put retenir un rire léger. « Si tu proposes ça, n’essaie pas de revenir sur ton idée. » Parce qu’une fois partie, il serait impossible pour Dolce de faire demi-tour, et impossible pour les autres de lui faire abandonner l’idée.

Elle attrapa Sagitta par le bras, avec force et sans être trop brusque. Dolce était de nature brutale, et elle n’en avait pas vraiment conscience. Sans le vouloir, elle pouvait se montrer violente. Mais elle faisait de son mieux pour ne pas faire fuir le peu d’amis qu’elle avait. Elle la tira vers elle et se mit à marcher d’un pas rapide. L’idée de quitter le 04 rendait sa journée plus réjouissante. Elle lâcha finalement Sagitta, soudain frappée par le fait que cette emprise pouvait être gênante pour la brunette. Elle s’excusa du regard, lui sourit, puis reprit sa route. « Tu viens ? » la pressa-t-elle. Impatiente et brutale. Dolce se sentait toujours forcée de faire les choses à toute vitesse, et avait l’impression de perdre son temps lorsqu’elle ne se dépêchait pas. Elle lança un regard insistant à Sagitta, puis continua d’avancer.

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