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 i'm not leaving without you ♣ avalon.

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MessageSujet: Re: i'm not leaving without you ♣ avalon.    Dim 15 Jan - 2:51


« Il n'y a pas de mot pour te décrire, ils sont tous fades comparés à ce que moi je vois en toi. » Je ressentais un bonheur tout à fait déconcertant. Cela faisait tellement longtemps que je n'avais pas eu cette sensation de bien-être que tout devenait presque irréel. Aiden était tellement plus que le plus beau de mes rêves, tout ce qu'il faisait et disait était rempli d'amour que personne ne pouvait nier. Si l'on m'avait dit que le jeune rebelle pouvait devenir comme cela, je ne l'aurais sûrement jamais cru, et pourtant... J'avais les yeux qui pétillaient, et un sourire qui ne se défaisait pas. C'était tout simplement le plus bel instant depuis bien longtemps, si bien que je ne tenais pas à le voir s'envoler. Après un long baiser passionné, il s'assit à mes côtés et me prit la main. Nous échangions quelques douces paroles jusqu'à ce que je finisse presque à m'excuser de nous avoir fait perdre notre temps dans une pseudo haine qui nous avait fait tant de mal ces dernières années. « On dit que l'amour commence toujours par la haine. » Il avait probablement raison, c'était deux sentiments tellement proches qu'il ne fallait pas beaucoup pour balancer d'un côté à l'autre. Mais la vérité n'était pas vraiment là, du moins pas pour moi. Je ne l'avais jamais réellement détesté, c'était seulement l'idée de le savoir là sans pouvoir accepter ce que mon cœur me disait véritablement qui me faisait me comporter si méchamment. C'était égoïste, mais c'était la seule solution que j'avais trouvé pour laisser sortir toute cette frustration qui se présentait à moi. « Je... Je ne t'ai jamais détesté... Enfin je veux dire, je refusais tout ça, j'étais trop fière pour me l'avouer totalement... Et puis, je n'allais sûrement pas t'en parler, c'était hors de question. La personne que je haïssais c'était moi, pour ne pas te détester, mais c'est toi qui supportait ma mauvaise foi... Mais oublions ça. » C'était assez paradoxal de parler de cela en cet instant. Nous avions maintenant réussi à dépasser ce stade d'ignorance, et plus rien ne pouvait nous faire retourner sur cette ancienne route qui ne nous menait à rien.

« Tu m'as déjà beaucoup donné Ava, crois-moi. » Il était vrai que je lui avais donné bien plus que de raison, mais je voulais qu'il sache que je pouvais et voulais lui donner tout ce qu'il souhaitait, ou presque. Ce fut lorsqu'il aborda la suite de ses pensées qu'il me donna tort. Je ne voulais pas de ça, du Treize et de son emprise. Je voulais rester à la maison, même si ça me coûtait des douleurs atroces. J'avais voulu partir, le laisser avec ses idées absurdes qu'il savait très bien que je ne partageais pas. Mais je pris le temps de me poser les questions qui étaient les plus pertinentes. Il ne faisait pas cela pour me blesser, au contraire, et je ne faisais aucun effort pour lui rendre la tâche plus facile. J'étais alors retournée à côté de lui, pour lui dire que je ne l'abandonnerais pas, quoi qu'il décide, même si je devais partir du Neuf. C'était contre ma volonté, mais je ne voulais pas le perdre, c'était la seule issue qu'il me restait. « Je suis désolé. » Ce n'était peut-être pas les mots auxquels je m'attendais, mais ils étaient les bienvenus. J'avais autant mal agi que lui, et même bien pire, mais j'étais reconnaissante qu'il comprenne ce que j'avais ressenti en entendant ses paroles. « Ça n'était pas le bon moment pour en parler mais … Je devais le dire, tu comprends ? » Il déposa timidement sa main sur ma joue, geste que je ne repoussais en aucun cas. Je montrai ma compréhension par un signe sensible de la tête puis par un regard de honte sur moi-même. « Cette terre .. le neuf … Je sais ce qu'il représente pour toi et je ne cherche pas à t'enlever cette image mais … » Je savais que ses prochaines paroles n'allaient pas être de celles dont j'aimais l'entente. Il allait me rappeler des mauvais souvenirs ou je ne savais quoi d'autre pour me faire prendre conscience que c'était le mieux pour moi, et je savais très bien qu'il avait raison. Mais une nouvelle fois je ne voulais pas l'écouter, c'était plus fort que moi, cet entêtement. Il nous avait coûté si cher, il lui avait presque pris sa jambe, si bien que je fis un effort incommensurable pour supporter ces paroles qui me faisaient tant souffrir.

« Je donnerai plus que ma vie pour que tu puisses les revoir rien qu'une fois... » Les larmes coulaient plus abondamment lorsque je fermais les yeux pour les revoir dans nos souvenirs. C'était cependant les plus tristes qui me revinrent, et cela ne fit qu'accentuer mon refus intérieur d'en entendre plus. Je savais qu'Aiden était plus que sincère en me disant ça, qu'il savait à quel point j'étais brisée par ces pertes successives qui m'avaient rendue plus insupportable. Cela me faisait encore plus mal de le savoir partager mes souffrances, surtout que lui non plus, malgré les apparences, n'avait pas eu la meilleure des vies. « Billie … ton père … Si seulement je pouvais t'offrir cette chance de les revoir tu sais que je le ferais. »  Je ne le savais que trop bien, tout ce qu'il était prêt à faire et à sacrifier pour moi. C'était bien plus que ce que je pouvais lui demander, même plus que le possible lui accordait. Je ne pouvais que ressentir de la honte, je ne méritais sûrement pas quelqu'un comme lui. Aiden voulait tout m'offrir pour me rendre heureuse, et moi je ne lui apportais que plus de malheurs et de souffrances. Je l'accablais de tout cela alors qu'il faisait tout bien. J'étais d'un pur égoïsme à faire pâlir les plus narcissiques, c'était pathétique de ma part. « Je sais Aiden, je sais. » Il s'était levé pour faire les cent pas dans la pièce. Ce n'était sûrement pas le moment de lui faire remarquer que je me sentais nulle à côté de lui qui représentait tant de choses pour moi. Il était fort, courageux, et ne se laissait pas abattre au premier obstacle. Non, cela lui donnait encore plus la force et l'envie de lutter pour ses idées justes. C'était à se demander ce qu'il me trouvait. « Mais ils ne reviendront jamais. Essayons de garder ce qu'il nous reste. » Je le regardais marcher, un peu honteuse de l'avoir mis dans ce souci. Il était déjà assez blessé et fatigué pour que je lui apporte de nouveaux troubles, et pourtant je l'avais fait, sans en mesurer les conséquences chez lui. « Je veux pouvoir être en mesure de te donner une vie meilleure Avalon, et je crois .. J'espère … qu'elle se trouve au Treize. » Il croyait tellement en ce qu'il disait, et son envie de rendre ma vie moins horrible qu'elle l'était me touchait au plus profond. Cette façon de me parler, tout chez lui m'inspirait la confiance, et je ne pouvais croire qu'il me mentait. Je finissais par accepter qu'il disait vrai, que la seule option digne de ce nom qui valait le coup était le Treize. En tout cas, c'était la seule censée qu'il nous restait.

Il revint s'asseoir rapidement à côté de moi et reprit ma main. « J'ai peur moi aussi. » Il fuyait mon regard tout comme je l'avais fui quelques minutes auparavant. C'était un nouveau Aiden que je voyais, même si j'en avais déjà vu quelques facettes. « Je peur de ne pas savoir comment m'y prendre avec cette guerre, peur qu'un jour tu te réveilles en voyant que je ne suis pas celui qu'il te faut, peur que mon père … » Non il se trompait, je n'allais jamais le laisser, c'était hors de question. Il serait toujours celui avec qui je voulais passer ma vie, il ne pouvait pas penser cela. Ses paroles s'étaient bloquées lorsqu'il voulut parler de son père, si bien que je ne réagis pas immédiatement. « Que mon père se fasse tuer si on découvre qu'il me cache et me supporte … » Je ne m'étais jamais rendue compte auparavant à quel point son père portait une si grande place dans son cœur. C'était normal, mais cette relation avait l'air bien plus compliquée que le simple amour père-fils que je m'étais imaginé. Il était la seule famille qu'il lui restait. Aiden ne pouvait me cacher qu'il faisait tout pour dissimuler les larmes qui lui venaient. Je me sentais mal, ne sachant que dire ou que faire pour le libérer de ce poids, je le laissais donc parler dans l'espoir que cela pourrait l'aider à se sentir mieux. « Ava … le neuf ne nous apporta rien d'autre que des malheurs et des larmes … même si il représente ta vie, j'en suis conscient … Mais moi je t'aime, et je ferai mon possible pour que tu sois heureuse, que tu n'ai plus à avoir peur de rien. Je te le promets. » Il avait raison, entièrement raison. Même si le Neuf était tout ce que j'avais, il ne pouvait me promettre qu'une vie médiocre et dans la peur. J'étais maintenant convaincue que c'était la seule chose qu'il nous restait à faire, partir là-bas pour une vie meilleure.

« Je ne t'abandonnerai pas Aiden, jamais. » Je me rapprochais de lui pour lui montrer que je disais vrai. Mes larmes s'étaient estompées, pour finalement s'imposer à lui. Je touchais timidement sa joue de main main, qui partit ensuite dans ses cheveux. « Je t'aime, tu n'as pas à te soucier de ça, je te l'assure. Tu peux me raconter les pires choses que tu as faites, tu peux me dévoiler tes pires craintes, tu peux... tu peux pleurer... Je t'aimerais toujours autant, peut-être même plus. C'est pas une faiblesse, au contraire. Regarde-moi. S'il te plaît. » Ma main était toujours sur son visage, comme on pouvait le faire avec un enfant apeuré. Cependant Aiden n'était pas un enfant, et j'étais loin de faire une mère idéale. Je ne voulais pas l'obliger à me regarder, mais j'avais besoin de lui montrer que j'étais là tout comme il l'était pour moi. « Je sais que le Neuf ne peut plus rien m'apporter de bon, mais c'est tout ce qu'il me reste. J'ai peur de les oublier... Je ne veux pas perdre ces souvenirs qui font de moi ce que je suis maintenant. J'aurais l'impression de trahir ma famille. Ma mère, je ne l'ai jamais connu, mais elle m'a tellement manqué toutes ces années. J'aurais voulu savoir ce que c'est d'avoir une mère. Je... Je peux pas m'empêcher de penser que c'est de ma faute si elle n'est plus là. » C'était sûrement le raisonnement le plus bête que j'avais entendu jusque là, mais je devais dire cette chose à quelqu'un avant qu'elle ne me prenne trop d'énergie. Je ne souhaitais la pitié de personne, j'avais juste ce besoin de dévoiler cette pensée pour m'en débarrasser. « C'est stupide je sais. Mais ça c'est pas nouveau, je n'ai pas que des idées très intelligentes... » Je m'autorisai un petit sourire, repensant à nos moments dans la forêt qui n'avaient pas été preuve d'une grande perspicacité de ma part. « Maintenant c'est toi qui compte. Alors j'irai au Treize si tu y vas, le Neuf n'aura plus aucun sens sans toi. Je n'imagine rien sans toi. » Avec Rumer, il était la seule personne qui comptait pour moi dorénavant. Je n'allais donc pas le regarder partir en ne le suivant pas, c'était du suicide émotionnel. J'avais besoin de lui plus que n'importe quand, mais j'avais surtout besoin de le savoir en sécurité. Je décidai de partir sur un tout autre sujet dans l'espoir de lui changer les idées. « Parle-moi de toi, je ne te connais presque pas en fait. Dis-moi, je sais pas... des choses insignifiantes mais qui me donneront l'impression de tout savoir sur toi. » C'était un peu bête et enfantin, mais je n'aimais pas cette sensation de le connaître à peine alors que cela faisait des années que nous nous étions rencontrés. Enfin, si nous pouvions dire que nous nous étions rencontrés. J'avais des souvenirs sur une très longue durée avec lui, à croire que nous étions ensemble dès le début de nos vies.


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MessageSujet: Re: i'm not leaving without you ♣ avalon.    Dim 15 Jan - 21:02

L'amour, cela m'avait toujours semblait incertain comme sentiment, plus volage qu'autre chose, pouvant changer d'une minute à l'autre sans hésitation, et puis j'étais tombé amoureux. Aussi ardemment que cela pouvait être possible, même bien plus que certains ne le seront jamais au cours de leur vie. Je n'avais pas voulu y croire, me cachant des choses, de sentiments, des impression, pour essayer de me voiler la face, ne pas avoir à avouer que j'étais bel et bien épris d'elle. C'est vrai ce que l'on dit dans les livres, les poèmes et autres conte de fées, l'amour ça nous tombe bien dessus sans qu'on ne s'y attende, et le sourire d'Avalon ne faisait qu'augmenter cette sensation de bonheur et de bien-être qui s'était installé en moi et qui réchauffait mon être. Nos baisers se faisaient plus amoureux et plus tendre, comme le dernier que nous échangions et auquel j'avais mis fin avec regret. Je ne pouvais être qu'heureux de la tournure des choses, même si elles pouvaient paraître précipitées pour des gens extérieurs à notre relation fusionnelle et pleine de mystères. « Je... Je ne t'ai jamais détesté... Enfin je veux dire, je refusais tout ça, j'étais trop fière pour me l'avouer totalement... Et puis, je n'allais sûrement pas t'en parler, c'était hors de question. La personne que je haïssais c'était moi, pour ne pas te détester, mais c'est toi qui supportait ma mauvaise foi... Mais oublions ça. » Un mince sourire s'afficha sur mes lèvres alors que la jeune femme révélait le fait qu'elle ne m'avait jamais vraiment haït, même si pendant de nombreuses années j'avais fortement cru qu'elle m'en voulait au point de vouloir ma mort, chose qui n'était plus le cas à présent, et c'était la meilleure des choses. « Tu as raison, ne parlons pas de ça. On est ensemble maintenant, c'est tout ce qui compte. » Je lui accordais un nouveau sourire avant de prendre place à ses côtés, avant que mes pensées ne virent à quelque chose de plus sombre, quelque chose que j'allais fortement regretter dans les instants à venir. Le treize, j'avais remis ce sujet sur le tapis alors que le moment n'y était pas du tout prêté, laissant mes émotions et mes craintes reprendre le dessus sur mon bonheur.

Avalon s'était levée, avait attrapé ses affaires pour se rhabiller en hâte et avait presque enclenchée la poignet de la porte alors que je me contentais de me tenir assis sur le lit, rongé par les regrets et une forte envie de me frapper pour cette stupidité dont je faisais part quelques fois. J'aurai voulu qu'elle parte, qu'elle me laisse seul avec mes inquiétudes d'enfant et qu'elle ne m'adresse jamais plus la parole pour l'avoir à ce point trahit, par qu'il s'agissait bel et bien d'une trahison de lui parler de cette possible fuite vers le treize alors que nous venions de passer un moment extraordinaire, défiant mes moindres rêves. Elle était alors retournée vers moi, m'attrapant la main comme pour soigner mes doutes, me faisant sentir qu'elle était là et qu'elle ne comptait pas me quitter. Je n'osais pas la regarder, encore couvert de la honte de mes paroles, ne voulant pas déceler cette once de haine qui devait courir dans ses yeux. Je m'excusais de mon comportement, seul chose que j'étais encore capable de dire correctement avant de serrer ma main dans la sienne, mon regard ne croisant pas pour autant le sien, essayant d'empêcher les larmes d'embrumer mes yeux. Le courage me repris quelques peu, ma main se posa sur sa joue délicatement pour effacer les traces de larmes coulant sur ses joues, fixant mon regard dans le sien un instant puis le fuyant dans l'instant d'après. Avalon appuya légèrement sa tête sur ma main, me faisant sentir que mon geste n'était pas déplacé, ce qui me rassura intérieurement. Je commençais à être fatigué de moi-même, de ces inquiétudes absurdes que je ne pouvais pas contrôler et qui ruinaient chaque moments que je passais avec elle, ces moments qui nous étaient comptés depuis mon arrivée dans cette pièce. Les paroles qui suivirent ne firent pas le plus grand bien à la jeune femme, mais je voulais qu'elle sache à quel point je l'aimais, ce que j'aurai fait pour elle si j'en avais été capable, paroles auxquelles se larmes s'accentuèrent. « Je sais Aiden, je sais. » Mon regard fuyait son visage, conscient que parler ainsi de sa famille, et surtout de ces êtres disparus, n'avait pas dût l'envelopper de plaisir. Je m'étais levé d'un mouvement lent, recommençant ma marche incessante dans la pièce censée calmer mes pensées et mes doutes mais qui ne fit que les réveiller un peu plus. « Mais ils ne reviendront jamais. Essayons de garder ce qu'il nous reste. »

Je ne trouvais rien à dire en compensation, sachant pertinemment que je ne pouvais aisément comprendre ce qu'elle avait dût ressentir à la mort de ses proches, moi qui n'avais jamais perdu personne je ne voulais pas à remonter des souvenirs douloureux dans la tête d'Avalon. Une vie meilleure, loin de tout ça, de cette terre qui ne nous avait apporté que du malheur, des larmes et du sang, tout ce que je voulais c'était pouvoir lui offrir une vie meilleure qu'elle méritait grandement de vivre. Mes pas s'accentuèrent et mon genou commença à fléchir sous le poids de ces pas insensés, ce pourquoi je repris place à ses côtés d'un mouvement rapide, évitant de devenir fou de nouveau et de ne pas laisser mes pensées empiétaient sur les moments que nous avions ensemble après tout ce temps passé à s'inquiéter l'un pour l'autre et à faire face à ce manque qui m'avait rongé. Je lui fît par de mes peurs les plus profondes, comme celle de perdre mon père à jamais après tout ce qu'elle avait fait pour moi, pour me protéger. « Je ne t'abandonnerai pas Aiden, jamais. » Dès l'instant où elle prononça ces mots je sus que j'avais trouvé quelqu'un qui ne me laisserai jamais de côté, qui m'aimerait de la meilleure façon possible et qui ferait en sorte que je sois heureux, ces mots s'imposèrent à moi et je les laissaient prendre place dans mon cœur, fixant mon regard dans celui d'Avalon. Elle posa délicatement sa main sur ma joue et je ne pût m'empêcher de fermer les yeux sous se contact chaud. « Je t'aime, tu n'as pas à te soucier de ça, je te l'assure. Tu peux me raconter les pires choses que tu as faites, tu peux me dévoiler tes pires craintes, tu peux... tu peux pleurer... Je t'aimerais toujours autant, peut-être même plus. C'est pas une faiblesse, au contraire. Regarde-moi. S'il te plaît. » Mes yeux se posèrent dans les sien, à sa demande, vu que je ne pouvais décemment me forcer à regarder ailleurs, et puis je n'avais envie de contribuer un peu plus à notre séparation, ce pourquoi je la regardais, essayant de retenir mes larmes devant ses paroles. « Je vais essayer de ne pas pleurer trop souvent tout de même … » Ma folie s'était dissipée et j'étais redevenu le bon vieux Aiden qui essayait de dédramatiser les choses alors que j'en étais responsable. Je ne voulais pas qu'Avalon prenne mes paroles pour une provocation à l'encontre des siennes, ce à quoi je posais ma main sur la sienne, serrant ses doigts dans les miens. « Je te promet de toujours être honnête avec toi .. D'ailleurs … Je l'ai toujours été … » Je faisais allusion aux paroles que j'avais prononcé sur le treize et qui avait commencé toute cette situation, j'avais était honnête avec elle parce c'est ce qu'il me semblait juste de faire, mais je ne laissais pas mes pensées prendre le dessus, je voulais qu'Avalon continu de me parler pour apaiser les doutes qui prenaient place en moi.

« Je sais que le Neuf ne peut plus rien m'apporter de bon, mais c'est tout ce qu'il me reste. J'ai peur de les oublier... Je ne veux pas perdre ces souvenirs qui font de moi ce que je suis maintenant. J'aurais l'impression de trahir ma famille. Ma mère, je ne l'ai jamais connu, mais elle m'a tellement manqué toutes ces années. J'aurais voulu savoir ce que c'est d'avoir une mère. Je... Je peux pas m'empêcher de penser que c'est de ma faute si elle n'est plus là. » Je ne pouvais qu'être d'accord avec ses paroles, après tout le neuf nous avait vu grandir tout deux et je savais à quel point cette terre était le symbole des souvenirs d'Avalon et ce qu'elle venait de dire ne faisait que renforcer mes pensées. Cependant je n'étais pas en accord avec elle concernant le décès de sa mère, après tout elle n'aurait rien pût faire pour empêcher le destin, toujours enclin à la souffrance des hommes, de prendre sa mère pour la lui enlever. Je pressais ma main sur son bras, dégageant de la sorte la sienne qui était toujours posée sur ma joue d'un geste calme et délicat. « C'est stupide je sais. Mais ça c'est pas nouveau, je n'ai pas que des idées très intelligentes... » Je secouais la tête à l'entente de ces paroles qui était fausses, répondant timidement au demi-sourire que la jeune femme m'offrit. « C'est stupide oui, mais je ne suis pas d'accord avec la suite, tu m'as sauvé la vie dans cette forêt … ce que tu as fait … C'était loin d'être stupide et … Je ne serais pas là sans toi. » Je réalisais alors que je n'avais jamais pris le temps de remercier Avalon pour m'avoir sauvé la vie ce jour-là, cette pensée me heurta et je devins un peu plus haineux envers moi-même, développant une forte envie de me frapper en plein visage pour avoir été aussi stupide. « Maintenant c'est toi qui compte. Alors j'irai au Treize si tu y vas, le Neuf n'aura plus aucun sens sans toi. Je n'imagine rien sans toi. » Les paroles de la jeune femme me sortirent de mes pensées, accentuant un peu plus l'amour que je pouvais lui porter, si cela était possible. Un soupire s'échappa de mes lèvres, le genre de soupire de bonheur que l'on ne peut s'empêcher de pousser, tandis que je déposais mon front sur le sien, fermant les yeux afin de saisir ce moment à jamais. « Merci …. Si tu savais à quel point ça compte pour moi. » Je ne pouvais être que reconnaissant de ce que la jeune m'offrait en retour, sachant pertinemment que je ne méritais par le quart de ce qu'elle pouvait bien me donner.


L'ambiance changea pour quelque chose de plus calme qui réchauffa un peu plus mon être, me donnant envie de passer à autre chose, d'entendre d'autres mots et ne plus avoir à faire à ce genre d'inquiétudes qui pouvait me prendre à n'importe quel moment. Je me séparais de la jeune femme, mon genou me faisait souffrir d'avoir gardé la même position trop longtemps, je m'assis donc en peu plus au fond du lit tout en gardant mes yeux rivés sur Avalon. « Parle-moi de toi, je ne te connais presque pas en fait. Dis-moi, je sais pas... des choses insignifiantes mais qui me donneront l'impression de tout savoir sur toi. » Un sourire incertain s'afficha sur mon visage. Que voulait-elle que je lui dise ? Je n'étais certainement pas l'homme le plus intéressant de Panem et j'ignorais ce qu'elle voulait m'entendre dire, cependant c'était une manière efficace de me faire penser à autres chose, ce pourquoi je me prêtait au jeu sans explications. « Hum … Sixte est mon deuxième prénom. Ma mère l'a choisi en référence à la musique … » J'essayais tant bien que de mal de paraitre détendu, cherchant avec exactitude ce que je pouvais bien dire à Avalon afin qu'elle en apprenne plus sur ma personne, moi qui avait tendance à croire que je n'avais jamais rien d'intéressant à dire aux autres. « J'ai eu un chien .. quand j'avais 7 ans mais .. il s'est enfui et je ne l'ai plus jamais revu. » Si telles étaient les choses qu'elle voulait entendre alors il fallait que je me montre le plus ouvert possible, après tout je voulais qu'Avalon sache tout de moi, je ne voulais en aucuns points lui mentir puisque je lui avait promis de toujours être honnête envers elle.

« Ma plus grande phobie à toujours été le vide et j'ai pas encore trouvé un moyen de la combattre … Mes amis se comptent sur les doigts d'une seule main … » Je repensais à mes compagnons du neuf qui s'étaient battus avec moi depuis le début, d'autres qui nous avaient rejoints en cours de route, de tout ces jeunes gens qui mettaient leur confiance en moi, de tout ceux qui avait donné leur vie servir la cause, cette pensée me fit sourire timidement. « D'aussi loin que je me rappel j'ai toujours voulu faire quelque chose de ma vie, quelque chose d'important qui pourrait aider les autres … Je me suis engagé pour ça et puis aussi parce que je voulais pas que tout le monde pense que je ne suis que le fils du maire … Je pense être bien plus que ça … » Mes mains étaient le symbole de mont trac, elles s'agitaient d'elles-mêmes, cherchant un moyen de canaliser mes paroles afin de pas avoir à me perdre de nouveau dans des doutes inutiles. Pourtant cela avait réussi à me calmer, laissant place à un ton plus doux qu'avant, réveillant en moi cette envie qu'Avalon me connaisse entièrement, ses paroles avaient fonctionné « Je ne me rappel pas avoir jamais été amoureux de quelqu'un d'autre que toi mais … ça tu le sais déjà. » Je lui accordais un regard empli de tendresse, ne sachant que dire d'autre sur ce qui faisait de moi celui que je suis, après tout il n'y avait rien d'autre à savoir sur moi, je n'étais qu'Aiden. « Il n'y à pas grand chose à dire sur moi … La meilleure partie de moi … c'est toi. » Je n'avais plus peur de fixer son regard, mes mains s'étaient calmés ainsi que mes peurs, et je ne voulais pas qu'elles reviennent, de toute façon, Avalon était là pour m'aider à les combattre, et elle ne partirai pas.




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MessageSujet: Re: i'm not leaving without you ♣ avalon.    Dim 29 Jan - 23:34


« Je vais essayer de ne pas pleurer trop souvent tout de même … » Cette façon de prendre les choses à la légère m'avait toujours fait sourire par sa volonté à faire plus ou moins rire son entourage plutôt que voir des situations pesantes s'installer. Mais cette fois-ci, cela ne me fit pas rire. Même si je savais pertinemment que mon raisonnement était faux, j'avais l'impression qu'il se foutait quelque peu de moi. Je me doutais bien qu'il n'allait pas passer sa vie à pleurer, mais je voulais seulement lui rendre service pour qu'il n'ait pas à garder ses souffrances. Je me retins bien difficilement de lui faire remarquer mon exaspération, surtout que je n'étais pas la mieux placée pour lui dire la moindre chose sur son comportement, mais mon regard trahit sûrement mes pensées. Heureusement, il continua dans des paroles plus bienveillantes en me serrant la main. « Je te promet de toujours être honnête avec toi .. D'ailleurs … Je l'ai toujours été … » Aiden avait toujours ces mots réconfortants, je savais que tout ce qu'il faisait n'avait pour aucune façon de me blesser, bien au contraire. Il avait le courage de me parler du Treize alors qu'il savait bien trop que je détestais l'entendre évoquer une fuite possible du district que j'avais toujours connu. C'était peut-être cela qui me faisait l'aimer, j'admirais cette force parfois déraisonnable quand moi je ne faisais que fuir tout ce qui me semblait insurmontable. Mais plus que ça, il avait toujours été là lorsque les malheurs successifs nous avaient frappées avec Rumer. Même s'il n'avait jamais eu de gestes ni de paroles envers moi, sa simple présence avait suffit à me redonner goût à la vie petit à petit. Je me rendis alors compte à quel point j'avais été dépendante de lui toutes ces années, et mon cas n'allait sûrement pas s'arranger après les courts moments que nous avions passés ensemble.

Puis je me mis à divaguer sur mes raisons s'aimer le Neuf, et de ne pas vouloir le quitter. Je lançai même des idées absurdes sur ma culpabilité quant à la mort de ma mère, ou bien mon comportement irrémédiablement ridicule. « C'est stupide oui, mais je ne suis pas d'accord avec la suite, tu m'as sauvé la vie dans cette forêt … ce que tu as fait … C'était loin d'être stupide et … Je ne serais pas là sans toi. » Repenser à cette journée n'était pas une chose véritablement agréable. Il y avait certes des moments qui m'étaient impossibles d'oublier comme lorsqu'il m'avait embrassé, mais ils étaient embrumés d'une situation pesante et stressante. Je lui avais sauvé la vie, c'était un grand mot par rapport à ma réalité. « Sans moi il n'y aurait pas eu d'incident, tu aurais un genou en état, et tu ne serais pas caché ici. » Ma réponse avait été un peu plus froide que je ne l'avais prévu. J'étais intérieurement en colère contre moi qui n'avait pas assuré une fois de plus pendant ce moment de crise. « Et de toute façon, les pauvres soins que j'ai fait... Tu aurais réussi à les faire seul. » J'avais cette tendance maladive à tourner dans le mélodrame dès la première occasion, mon pessimisme était sûrement l'un de mes plus grands défauts. Mais j'étais convaincue que mon raisonnement était juste. Sans moi dans cette forêt, il ne serait pas tombé en me poursuivant à cause de ma stupidité, il ne se serait pas pris une balle non plus puisqu'il ne se serait jamais retrouvé en présence du pacificateur. Puis un autre scénario vint me glacer le sang. Sans moi, il serait resté dans le lac à la merci du pacificateur, sans aucune issue pour s'enfuir de son joug. J'aurais tellement voulu retourner à cette matinée, réparer toutes mes erreurs et tout aurait été bien mieux. Je posai mon regard sur son genou amoché, c'était vraiment affreux. Je me demandais comment j'avais fait pour supporter la vue de cette blessure à chaque fois que j'avais dû y faire face. Un petit haut-le-cœur me prit, si bien que je dus détourner le regard.

Malgré mes réticences à fuir ce district que je chérissais tant au fond de mon cœur, je le rassurais sur le fait que je comptais le suivre dans sa décision. Il était hors de question de le voir partir pour ne plus jamais le revoir, et cela pour une simple peur de l'inconnu. Je me devais de lui faire confiance. « Merci …. Si tu savais à quel point ça compte pour moi. » Il n'avait pas besoin d'en dire plus pour me faire comprendre qu'il était la personne que j'aimais et qu'il était réceptif à mes attentions. Je lui répondis dans un sourire timide mais qui n'était pas pour autant dénué d'amour. Alors qu'Aiden se déplaçait sur le lit pour rendre sa blessure moins douloureuse, je lui demandai de me parler de lui. Je savais que cette question n'était pas aisée puisque les réponses possibles étaient indénombrables, mais je voulais en savoir plus sur lui. Je souhaitais découvrir qui il était vraiment et les choses auxquelles je n'avais jamais pensé qu'il avait pu vivre. Je m'assis au même niveau que lui et écoutai attentivement ce qu'il allait me dire. « Hum … Sixte est mon deuxième prénom. Ma mère l'a choisi en référence à la musique … » Je ne connaissais même pas son deuxième prénom, et la référence à la musique m'était totalement étrangère. J'étais peu connaisseuse en art, pour ne pas dire totalement inculte. Je n'avais jamais cherché la moindre sensibilité à ce genre de choses, et de toute façon je n'en avais jamais eu l'occasion. Je réalisais une nouvelle fois que nous venions de familles bien différentes. Cependant, je ne l'interrompis pas, de peur de paraître stupide mais aussi pour qu'il continue à me dévoiler de nouvelles choses. « J'ai eu un chien .. quand j'avais 7 ans mais .. il s'est enfui et je ne l'ai plus jamais revu. » J'essayais de me rappeler un quelconque souvenir pouvant m'aider à visualiser, mais je devais être bien trop jeune pour me remettre en mémoire une image d'Aiden avec un chien. Peut-être était-ce tout simplement parce que je ne l'avais jamais vu. Je fus prise d'une grande curiosité pour le nom qu'il avait pu donner à son animal. « C'est triste... Il s'appelait comment ? J'aurais aimé avoir un animal de compagnie, ça doit être agréable de pouvoir dire tout ce que tu veux, et il reste à t'écouter sans te faire de réflexions ou se moquer de toi... » Je me rendais compte que j'étais un peu partie dans des préoccupations enfantines et futiles en parlant d'un simple chien. Il était vrai que la présence d'un animal devait aider dans des situations difficiles, mais je passais les raisons pour lesquelles nous n'avions pas pu nous permettre d'en avoir un.

« Ma plus grande phobie à toujours été le vide et j'ai pas encore trouvé un moyen de la combattre … Mes amis se comptent sur les doigts d'une seule main … » Cette révélation m'étonna de sa part. A vrai dire, je l'avais toujours visualisé sans défaut. Pour moi, Aiden c'était tout simplement quelqu'un qui n'était jamais effrayé, toujours prêt à se battre pour des causes justes, même s'il devait y laisser la vie. C'était aussi un jeune homme tendre et aimant. Je ne pouvais pas imaginer qu'il avait une faille, c'était totalement impossible pour mon esprit de s'acclimater à cette sorte d'aveu. Puis je ne pouvais que compatir lorsqu'il parla de ses amis. Les miens étaient encore moins présents puisqu'il n'y en avait pas. Je ne m'étais jamais laissée approcher de trop près par quiconque, je ne voulais pas m'attacher, et de toute façon personne ne s'intéressait à moi. « D'aussi loin que je me rappelle j'ai toujours voulu faire quelque chose de ma vie, quelque chose d'important qui pourrait aider les autres … Je me suis engagé pour ça et puis aussi parce que je voulais pas que tout le monde pense que je ne suis que le fils du maire … Je pense être bien plus que ça … » Cet engagement, je lui avais tellement fait remarquer que c'était de la pure débilité quand nous étions encore de simples inconnus, et pourtant je n'y pensais que du bien même si j'en craignais les risques. J'étais seulement moi-même trop faible pour en faire partie. Je lui souris, puis le rassurais qu'il pensait bien. « Tu es bien plus que le fils du maire, ça ne fait aucune doute. Je sais pas ce que vous faites quand vous allez dans vos missions, mais c'est certainement plus courageux et valeureux que n'importe quoi d'autres. Un simple fils de maire ne serait pas intéressant. » Je baissais le regard, un peu embarrassée d'avouer que mes sentiments pour lui avaient entre autres pour source cet engagement. C'était pour moi une raison trop pragmatique pour être avouable, et pourtant je venais de le dire. J'en avais un peu honte, mais c'était la réalité alors pourquoi la cacher plus longtemps ? J'avais réussi à s'en savoir d'avantage sur lui, même si en apparence c'était peut, cela comptait pour moi. « Je ne me rappelle pas avoir jamais été amoureux de quelqu'un d'autre que toi mais … ça tu le sais déjà. » Même si je le savais déjà, ces mots me donnèrent l'impression d'être vraiment importante à ses yeux. Son regard qu'il m'avait adressé, il était juste parfait. Je ne pus m'empêcher de rougir un peu, en lui répondant maladroitement par un mince sourire. « Il n'y a pas grand chose à dire sur moi … La meilleure partie de moi … c'est toi. » Il finit véritablement par me faire rougir plus que de raison. C'était peut-être les mots qui allaient compter le plus pour moi.

« Merci. » Je le regardais amoureusement, réalisant la chance que j'avais de l'avoir à mes côtés. Je m'installai de façon à pouvoir l'embrasser amoureusement puis je me blottis contre lui comme une enfant en quête de réconfort. « Je ne t'ai jamais remercié pour avoir été là toutes ces années. Je sais que tu le devais avec ton père qui était souvent là pour mon père et tout, mais... voilà... Je... Te voir venir parler à mes sœurs... » Les mots ne parvenaient pas dans un ordre correct dans mon esprit, si bien que je n'arrivais pas à formuler une phrase ayant du sens, mais surtout portant le sens que je voulais lui donner. « Tu te rends pas compte à quel point ta simple présence m'a aidé. » Je sentais les larmes qui venaient, mais je les repoussais autant que je pouvais. Je ne voulais pas qu'elle vienne gâcher mes paroles. « Même si j'avoue m'être un peu – beaucoup – défoulée sur toi, te voir venir à la maison, c'était les seules choses qui me faisaient aimer certaines journées. J'avais beau répéter avec mépris que vous étiez stupides à gambader dans la forêt pendant la nuit quand tu venais chercher Rumer, j'espérais juste que, pour une fois, tu allais rester à la maison pour parler avec elle... Comme ça j'aurais pu te voir un peu plus longtemps, et t'entendre parler avant de m'endormir... » En parlant de sommeil, je commençais à ressentir de la fatigue. Il se faisait peut-être déjà tard, nous ne pouvions pas savoir vu la pièce où nous étions. Ma tête se déposa contre lui, je ne voulais plus le quitter. C'était le risque en venant ici, je savais très bien que le revoir n'allait que raviver ce sentiment de dépendance que j'avais eu tout au long des dernières années, et pourtant je savais qu'il me fallait partir à un moment.


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MessageSujet: Re: i'm not leaving without you ♣ avalon.    Mar 31 Jan - 15:09

C'était sidérant de constater que l'atmosphère et notre relation évoluait de minute en minute, je me tenais d'un côté avec toutes mes questions sur notre vie future, sur le fait que j'aurai préféré quitter le neuf avant que ne s'abatte sur nous un joug tant redouté, de l'autre se tenait Avalon qui aurait voulu ne jamais avoir à prendre la fuite et qui pourtant venait de me promettre de me suivre dans ma décence quand je quitterai le neuf pour le treize. J'avais cette impression soudaine de ne pas valoir le quart de ce qu'elle était, de n'être qu'un garçon insignifiant au côté de la jeune femme qui avait tant enduré au cours de sa vie et qui pourtant se tenait toujours devant moi, prête à tous les efforts du monde pour me suivre. Quel homme je faisais, avachit à ses côtés, la tête entre les mains et ce bourdonnement dans mes oreilles qui ne cessait de rendre mon esprit toujours un peu plus fou. Pourtant j'essayais de rester moi-même, de me remettre en tête la personne que j'avais toujours été et qui plaisait à pas mal de monde, plaçant des phrases d'un ton humoristique alors que le contexte ne s'y prêtait guère, cependant à l'entente de ma dernière phrase je pût aisément deviner que cela n'avait pas fait rire la jeune femme, puisque l'éclat dans ses yeux changea du tout au tout, je ne fît aucune remarque, me contentant de reprendre mes idées pour délivrer des phrases plus justes et plus clairs. Ma main se glissa dans la sienne et, à mesure que je parlais, serrait avec conviction et amour autours des doigts d'Avalon, lui promettant d'être toujours d'une honnêteté des plus véritable. Je lui accordais un regard empli d'amour alors que mes lèvres se fendaient pour une mince sourire, puis Avalon s'égara dans des paroles que j'avais peine à comprendre, s'inquiétant du fait que sa mère était sans doute morte par sa faute et du fait qu'elle n'était pas aussi intelligente que les autres. Je ne voulais pas y croire, si bien que je détournais le regard et lâchais sa main quelque peu, sans pour autant la séparer totalement. Avalon était tellement plus que ce qu'elle pensais, si seulement elle avait l'occasion de la voir comme moi je la vois, elle oublierait tout de suite toutes ces stupidités.

« Sans moi il n'y aurait pas eu d'incident, tu aurais un genou en état, et tu ne serais pas caché ici. » Je secouais la tête en signe de désapprobation, ne voulant pas croire une seule de ses paroles. « Et de toute façon, les pauvres soins que j'ai fait... Tu aurais réussi à les faire seul. » C'était faux, bien évidemment que c'était faux, sans elle je serais en train pourrir six pieds sous terre, ou peut-être même à la vue de tous, bien accroché sur la devanture de me propre maison. « Arrête Ava. » Je soutenais son regard, essayant de ne pas m'emporter dans un ton froid que je ne désirais pas, ma main s'accrochant à la sienne comme à une bouée de sauvetage. « Arrête de croire que tu n'es rien pour personne et que ta vie ne vaut pas celle d'un autre. » Ma main se retrouve subitement sur la joue de la jeune femme tandis que je m'efforce d'aborder un ton des plus sincère. Sans elle, dans cette forêt, je serais mort. « On sais tout les deux que sans toi j'aurai pourri au fond d'un trou sans personne pour m'aider. Ce que tu as fait pour moi cette nuit-là, c'était quelque chose d'important Ava. » J'essuyais le dernier passage que les larmes de la jeune femme avait décrient sur sa joue, caressant du bout des doigts sa peau alors que ma main n'avait toujours pas quittée la sienne. « Peut m'importe ma blessure ou bien même le fait que je sois obligé de rester ici, sans toi je serais mort à l'heure qu'il est. »

Avalon posa un regard discret sur mon genou tiraillé et meurtri avant de détourner les yeux presque aussi vite. Je m'en voulais de lui avoir montrer ma blessure alors que nous venions à peine de nous retrouver, c'était un acte auquel j'aurai dû réfléchir avant d'agir, chose que je ne faisais que très peu souvent compte tenu de mon tempérament téméraire. D'un geste vif et qui ne portait pas atteinte à ma blessure, je refermais un plus le tissu sur mon genou, afin de ne pas mettre la jeune femme dans une gène encore plus conséquente. Puis l'ambiance changea de nouveau alors qu'Avalon se plia à mes objectifs de fuir le district, j'étais si soulagé que je ne pût m'empêcher de soupire bêtement, comme si l'on avait enlevé le poids du monde de sur mes épaules. Souriant et plaçant mon front sur celui de la jeune femme, je la remerciais à demi-mot d'accepter de me suivre, chose qui comptait plus que tout pour moi puisque je ne pouvais décemment m'empêcher de m'inquiéter pour elle. Avalon m'adressa un regard empli d'amour et de sincérité qui n'eut pour effet que de faire battre mon coeur un peu plus vite qu'à la normale. Je savais le prix des efforts qu'elle avait dû faire afin d'accepter de me suivre au treize quand le temps s'y prêterait, à quel point ce district était cher à son coeur et à celui de ses souvenirs, je ne m'estimais que plus chanceux de l'avoir à mes côtés. Il était vrai que la jeune femme n'en connaissait que très peu sur moi alors que, au contraire, je savais presque tout de sa vie, sans pour autant être incollable sur le sujet j'avais toujours été curieux de ce que mon père pouvait bien raconter sur les Sweenage. Je délivrais à Avalon des anecdotes de ma jeunesse qui avait été beaucoup plus rose que pour les autres, lui faisant part avec hésitation de tout ce dont je pouvais bien me souvenir, de mon deuxième prénom au fait que j'avais été le propriétaire d'un chien au cours de ma septième année. Tous ces détails me paraissaient ridicules et sans importance, mais je pouvais deviner dans le regard d'Avalon que cela lui importait à elle d'en savoir plus sur moi, peut-être pour avoir cette impression de me connaître depuis toujours, chose que je n'avais aucune difficulté à comprendre. « C'est triste... Il s'appelait comment ? J'aurais aimé avoir un animal de compagnie, ça doit être agréable de pouvoir dire tout ce que tu veux, et il reste à t'écouter sans te faire de réflexions ou se moquer de toi... » Je souris quelque peu face à cette discussion inhabituelle qui prenait place entre nous, mais non pas heureux d'en dire plus sur mon sujet à Avalon, après tout elle était la femme que j'aimais et je me devais de tout lui dire sur moi, dans les moindres détails. « Il s'appelait Arval et c'est vrai qu'il était plutôt d'une bonne écoute. Il à remplacé plusieurs des mes amis imaginaires au cours de ma jeunesse. » Un sourire enfantin se dessina sur mon visage, me rappelant des souvenirs passés qui constituaient mon enfance de part et d'autre, enfance que mes parents m'avaient toujours voulu heureuse et pleine de bonheur, chose rare dans les districts de Panem.

La discussion dériva sur tous les points de mon enfance et de moi-même que je confiais à la jeune femme, de mon problème de vertige que j'essayais de combattre à chaque fois que l'occasion m'était donné jusqu'au nombre de mes amis qui étaient si rares qu'ils se comptaient sur les doigts d'une seule main. Il est vrai que, bien que je sois un garçon d'une grande sympathie, j'avais toujours eu cette réticence à faire profondément confiance à quelqu'un, de peur que cette personne ne trahisse ce pourquoi j'avais décidé de me battre contre l'autorité injuste du Capitol. Je parlais de mon envie maladive de montrer aux autres que je n'étais pas seulement le fils du maire Bregstone, que malgré mon enfance paisible et sans embûches quelconque je m'étais toujours battu pour mes croyances et pour les personnes qui m'étaient chères. Mon regard divagua quelque peu alors que je prononçais ses mots qui me rappelaient que je n'étais pas là juste pour faire joli. Je senti une forte colère s'installer en moi, colère contre ce monde injuste qui nous poussait à dire au revoir à nos frères, nos amis. Avalon ne pouvait passer outre mon regard vide, si bien que je dû faire un effort conséquent afin de retrouver mes pensées, fixant de nouveau mon regard sur la jeune femme qui s'adressait à moi. « Tu es bien plus que le fils du maire, ça ne fait aucune doute. Je sais pas ce que vous faites quand vous allez dans vos missions, mais c'est certainement plus courageux et valeureux que n'importe quoi d'autres. Un simple fils de maire ne serait pas intéressant. » Je n'avais pas tout à fait saisi l'importance de ces mots mais je sentais une impression d'importance s'initier en moi, comme si les paroles d'Avalon m'avaient fait comprendre que je pouvais représenter bien plus pour les personnes qui voulaient bien regarder plus loin que mon statut de fils du maire. Sans m'en rendre compte j'avais de nouveau glissé ma main dans cette de la jeune femme, lui accordant un regard empli de remerciement que je n'arrivais pas à faire sortir de ma bouche. « Merci.» Je passais mon temps à le remercier de tout ce qu'elle faisait et disait pour moi, il était de plus en plus évident que j'arriverais jamais à me passer d'elle. « Tu arrives toujours à trouver les mots. »

Je refermais le dossier de mes souvenirs d'enfance et autres informations sur moi-même en délivrant à Avalon qu'elle était la meilleure partie de ma personne. C'était elle qui me faisait avancer de jours en jours, elle et cet espoir de nous voir un jour réunis autrement que sous le joug des autorités de Panem qui nous dictait notre façon de vivre. « Merci. » C'était à son tour de me remercier, m'adressant un regard amoureux qui atteignit mon coeur à une vitesse grand V avant de se pencher vers moi pour m'offrir un baiser auquel je répondis sans hésitation, lui rendant avec la même ferveur, si ce n'est plus. Avalon se blottit au creux de mes bras et l'accueillit avec bonheur, positionnant mon corps de façon à pouvoir l'encercler de mes bras, déposant mes mains dans les siennes. « Je ne t'ai jamais remercié pour avoir été là toutes ces années. Je sais que tu le devais avec ton père qui était souvent là pour mon père et tout, mais... voilà... Je... Te voir venir parler à mes sœurs... » La jeune femme mis plusieurs secondes afin de trouver les mots qui convenaient le plus justement à ses pensées, si bien que je n'osais rien de dire, de peur de briser ce moment qui semblait être important pour elle. « Tu te rends pas compte à quel point ta simple présence m'a aidé. » Je resserrais un peu mon étreinte sur elle, déposant la pointe de mon menton sur le haut de sa tête, essayant de lui transmettre tout l'amour dont j'étais capable, sentant bien qu'il s'en était fallu de peu pour ne pas laisser les larmes couler le long de ses joues. « Même si j'avoue m'être un peu – beaucoup – défoulée sur toi, te voir venir à la maison, c'était les seules choses qui me faisaient aimer certaines journées. J'avais beau répéter avec mépris que vous étiez stupides à gambader dans la forêt pendant la nuit quand tu venais chercher Rumer, j'espérais juste que, pour une fois, tu allais rester à la maison pour parler avec elle... Comme ça j'aurais pu te voir un peu plus longtemps, et t'entendre parler avant de m'endormir... » Je ne pût retenir un sourire de se hisser sur mon visage à l'entente des paroles d'Avalon qui voulaient en dire beaucoup pour moi, plus qu'elle ne pouvait le penser. Je laissais mes doigts s'entrelacer aux siens, ne quittant pas cette carapace que nous nous étions forgées avec nos deux corps. Cet instant prenait tout son sens quand on comprenais la relation qui nous liait Avalon et moi. « Quelques fois j'inventais les pires excuses du monde juste pour pouvoir demander à mon père de passer près de chez vous. Mais j'avais si peur de croiser ton regard, de devoir m'expliquer sur le fait que je n'avais demandé qu'à Rumer de me rejoindre … Je pensais que tu me détestais alors j'évitais de devoir me montrer à tes yeux … De peur que tu ne finisses par me haïr de tout ton être et que je ne puisses plus jamais te voir … ça m'aurait tué si je n'avais plus eu l'occasion de te voir. »

Je déposais un baiser sur le haut de son crâne, entrelaçant de nouveau mes doigts au siens sans pour autant nous séparer d'une quelconque façon. Je ne voulais que cet instant se termine, même si je savais pertinemment qu'il faudrait y mettre fin à un moment où à un autre afin de ne pas attirer l'attention sur le long départ d'Avalon. « À partir de maintenant je serais toujours là quand tu fermeras les yeux pour t'endormir, toujours là quand tu les ouvriras. Je serais là quand tu auras peur ou tout simplement quand tu auras besoin de moi. Je ne te quitterai pas. » Pour rien au monde je ne voulais que cet instant nous soit arraché, c'est pourquoi je savourais chaque secondes qui passait en compagnie d'Avalon, déposant un nouveau baiser timide dans son cou. « On à plus la notion du temps dans cette pièce. L'idée de te quitter m'est insupportable mais … Je ne veux pas cela t'attires des problèmes d'être partie trop longtemps. » J'essayais de formuler ma phrase de telle façon qu'Avalon pourrait comprendre que je ne désirais en rien me séparer d'elle, mais qu'il faudrait peut-être mieux pour sa sécurité de partir avant d'éveiller les soupçons. « Je t'aime tellement. » Mes bras resserrèrent l'étreindre que nous nous étions accordés, avec cette volonté de ne plus jamais la laisser les quitter.




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MessageSujet: Re: i'm not leaving without you ♣ avalon.    Dim 5 Fév - 12:07


« Arrête Ava. » Je venais tout juste de reprendre la faute sur moi. Toute cette situation ne venait que d'une seule personne, il avait beau dire que non, c'était pourtant la vérité. Il pouvait désapprouver tout ce que je lui disais, j'en étais persuader. Son ton avait été un peu plus froid, si bien que je me sentis encore plus mal. Pourquoi s'obstinait-il à vouloir me décharger de cette culpabilité qui était alors justifiée ? Il était vrai que j'avais cette manie de jeune fille têtue à ne pas lâcher l'affaire tant que je n'avais pas reçu ce que je voulais, mais je sentis bien à sa façon de parler que j'allais un peu loin dans l'exaspération. « Arrête de croire que tu n'es rien pour personne et que ta vie ne vaut pas celle d'un autre. » ll avait totalement raison, mais je ne pouvais pas m'empêcher de croire que je ne valais pas grand chose. Après tout, j'étais de peu d'utilité dans le district et les personnes qui se souciaient de mon existence étaient bien peu nombreuses. C'était facile à dire pour lui qui avait toujours eu de l'importance. Moi, je n'avais jamais ressenti cela, et ma vie valait sûrement moins que la sienne, qui avait et allait combattre pour la liberté du district. Je ne dis cependant rien. Ce n'était pas juste de ma part de lui envoyer une pensée comme celle-ci alors qu'il faisait tout pour se montrer le plus gentil possible à mon égard. « On sais tout les deux que sans toi j'aurai pourri au fond d'un trou sans personne pour m'aider. Ce que tu as fait pour moi cette nuit-là, c'était quelque chose d'important Ava. » Il avait oublié le fait qu'il n'aurait jamais été dans ce trou si je n'avais pas été dans la forêt. C'est moi qui l'avait mené là-bas, et personne d'autre. Peut-être que s'il s'y était trouvé seul, il y serait mort, mais cet argument n'avait aucune pertinence, c'était insensé. Totalement. Cependant, je m'’attardais sur sa main qui s'était posée sur ma joue. Je pensais à sa caresse qui ne pouvait que m'apaiser.  « Peu m'importe ma blessure ou bien même le fait que je sois obligé de rester ici, sans toi je serais mort à l'heure qu'il est. » J'avais tellement envie de lui dire qu'il avait tort, qu'il devait croire ce que je disais et que tout ça c'était ma faute. Il me cherchait des excuses, montrait les bonnes actions en masquant les pires. Mais je n'eus pas le courage d'aller contre lui, bien que mon entêtement me le criât.

Cependant mon expression devait trahir tout ce que je pensais. Alors je regardai sa blessure qui me dégoûtait tant, puis détournai les yeux. Il dût remarquer ma gêne puisqu'il recouvrit la plaie rapidement. Nous parlâmes ensuite de nombreuses choses, pour finir sur sa vie. Je ne savais pas grand chose sur lui, alors que j'avais l'impression qu'il était la seule personne du district hormis ma famille que je connaissais. Quand il m'apprit qu'il avait eu un chien, je ne pus m'empêcher de lui en demander plus. C'était bien futile, mais tellement agréable d'avoir l'impression qu'Aiden et moi avions une relation normale. « Il s'appelait Arval et c'est vrai qu'il était plutôt d'une bonne écoute. Il a remplacé plusieurs des mes amis imaginaires au cours de ma jeunesse. » Ami imaginaire ? Je me surpris à sourire à mon tour quand il me dit cela. J'avais toujours trouvé le fait d'avoir un ami imaginaire bizarre, peut-être parce que je n'en avais pas eu, du moins pas à ma connaissance. Il fallait dire que je n'avais jamais ressenti le besoin d'avoir de la compagnie à longueur de journée, j'étais bien mieux seule, à réfléchir sur tout et n'importe quoi dans un coin. Puis je le laissai parler de nouvelles choses que je découvrais. Sa peur du vide, et, une chose que je savais déjà, qu'il avait la volonté d'être considéré autrement que comme le fils du maire. Tout le monde savait dans les districts que les familles des maires étaient assez chanceuses par rapport aux autres. Bien sûr, il y avait sûrement de nombreuses contraintes, mais je ne doutais pas qu'Aiden ait eu peu de problèmes d'ordre financier dans sa vie. Bien loin de moi l'idée de lui en vouloir, ce n'était pas sa faute du tout, et au final j'étais bien contente pour lui d'avoir eu cette chance qui l'avait sans doute aidé dans son engagement pour la cause des rebelles. Je pensais chaque moi que je lui disais, qu'il aurait pu rester dans son cocon, avec peut-être la place de maire à la clé. Mais il avait choisis un tout autre chemin, et j'en étais bien plus qu'admirative. Comment ne pas avoir le moindre sentiment alors qu'il incarnait mon image de la perfection ?

« Merci.» Je disais quelque chose qu'il savait déjà, mais pourtant l'importance qu'il accordait à mes mots me donnèrent un peu de chaleur au cœur. J'essayais tant bien que mal de lui apporter le meilleur de ma personne, en lui épargnant les mauvais côtés bien difficilement et parfois en vain. « Tu arrives toujours à trouver les mots. »  Cette phrase venant de lui me surprenait. J'avais bien rarement les mots qu'il fallait, et encore moins avec lui. L'ironie de cette phrase me fit un peu sourire en repensant que les seuls mots que je lui avais adressés avant notre véritable rencontre étaient de mauvaises remarques, voire même des insultes. « Tu es bien meilleur que moi à ce jeu-là. » Une nouvelle fois je redoutais qu'il me reprochât de me rabaisser, mais pourtant c'était un argument valable. Il était bien meilleur orateur que moi, qui ne savait même pas aligner mes idées correctement. S'il avait un rôle si important chez les rebelles, je me doutais bien que ce n'était pas pour rien. Puis il mit fin à la conversation sur son enfance en disant que j'étais celle qui comptait à ses yeux. Cette conversation prit fin alors que je le remerciais et me blottis contre lui et il m'entoura de ses bras que je ne refusèrent pas. Je lui marquais ma reconnaissance pour toutes ces années de présence, puis lui dis que des sentiments contradictoires n'avaient fait que se manifester en moi. « Quelques fois j'inventais les pires excuses du monde juste pour pouvoir demander à mon père de passer près de chez vous. Mais j'avais si peur de croiser ton regard, de devoir m'expliquer sur le fait que je n'avais demandé qu'à Rumer de me rejoindre … Je pensais que tu me détestais alors j'évitais de devoir me montrer à tes yeux … De peur que tu ne finisses par me haïr de tout ton être et que je ne puisses plus jamais te voir … ça m'aurait tué si je n'avais plus eu l'occasion de te voir. »  Je ne pouvais pas lui en vouloir de m'avoir éviter, après tout j'avais tout fait pour qu'il me détestât à chaque fois que j'étais dans la même pièce que lui. Mais dans un sens, je pensais que cette difficulté à avouer la vérité était ce qui nous rendait si amoureux.

Il ne cessait de m'offrir des gestes attentifs que je recevais sans aucune réticence. « À partir de maintenant je serais toujours là quand tu fermeras les yeux pour t'endormir, toujours là quand tu les ouvriras. Je serais là quand tu auras peur ou tout simplement quand tu auras besoin de moi. Je ne te quitterai pas. » Je savais que dans la pratique, cette promesse était bien difficile à tenir, mais elle comptait quand même plus que tout. Je ne voulais plus le quitter, même si cela incluait le fait que tout le monde soit au courant de notre relation. « Merci » Je me serrais encore plus contre lui, retenant des larmes qui venaient d'un sentiment partagé. Je voulais être avec lui, et il me faisait cette promesse d'être toujours à mes côtés, à n'importe quel instant. C'était tout ce dont je pouvais rêver à cet instant. Cependant, le temps commençait à nous rattraper. Après nous être quittés pendant quelques semaines, nous devions une nouvelle fois nous séparer pour une durée indéterminée et toujours aussi pesante. « On a plus la notion du temps dans cette pièce. L'idée de te quitter m'est insupportable mais … Je ne veux pas cela t'attires des problèmes d'être partie trop longtemps. » Je partageais sa pensée, étant d'accord sur chaque point qu'il énonçait. Je devais partir dans peu de temps si on ne voulait pas nous attirer plus d'ennuis encore. C'était bien la dernière chose dont j'avais envie, mais pourtant il le fallait. « Je sais. » J'avais cet air triste que je montrais si souvent, mais je ne pouvais pas l'effacer quand je repensais à la douleur que cette séparation allait m'apporter. Je savais bien que je pourrais le revoir plus tard, mais chaque éloignement était difficile à vivre. « Je t'aime tellement. » Il resserra ses bras autour de moi, j'étais tellement proche de lui que je pouvais sentir son cœur battre. Il était bien trop dur de me dérober à cette étreinte, mais il le fallait si nous voulions réussir à nous détacher l'un de l'autre pendant quelques jours.

« Je t'aime aussi, » Alors que je me détachais de lui, je lui déposai un simple baiser sur ses lèvres. « bien plus que je ne pourrai jamais te le dire. » Je le regardai, puis le serrai dans mes bras. C'était trop difficile de le quitter après cette journée, sans savoir quand je pourrais le revoir. Mais le temps pressait sûrement pour que les soupçons ne se fassent pas trop présents sur mon absence. Je quittai le lit où nous étions assis depuis quelques minutes, et commençai à reprendre mes affaires pour me préparer à sortir. Je n'osais pas le regarder, de peur que des larmes viennent couler sur mes joues. Je ne voulais pas me montrer faible à ses yeux alors qu'il était si courageux. Et pourtant je me remis à penser à cette situation, mais aussi à celle de la forêt quand le pacificateur nous avait appelé. Aiden ne pourrait jamais plus sortir de cette cachette pour vivre normalement. C'était tout simplement impossible. Les pacificateurs étaient sans doute à sa recherche depuis tout ce temps, la seule solution qui s'offrait alors à lui était le Treize. Si bien sûr il avait le temps de s'y rendre dans l'état qu'il était. Je lui tournais alors le dos quand les larmes de tristesse vinrent embrumer mes yeux. J'essayais de cacher cette émotion subite, mais je ne voulais pas lui mentir, et de toute façon il était impossible qu'il ne le découvre pas dans les secondes suivantes. « Tu pourras jamais sortir d'ici. » Ma voix trahissait largement que je pleurais, je m'en voulais d'être si faible face à ses sentiments qui m'envahissaient sans me laisser une seule chance de lutter. J'avais trop longtemps refouler les choses pour être en mesure de continuer. « On pourra jamais être ensemble. » Cette phrase me fit fondre en larmes. Même si je voulais au plus profond de moi que tout soit possible, il fallait se résoudre à accepter la vérité. Comment pouvions-nous être ensemble s'il ne pouvait pas se montrer ? Nous nous étions engagé dans une relation sans issue, j'en étais bien tristement persuadée.


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MessageSujet: Re: i'm not leaving without you ♣ avalon.    Dim 5 Fév - 15:13

Cet instant allait prendre fin, l'on pouvait le sentir dans l'air, se baladant entre nos deux corps, semant la peur et l'angoisse de voir l'autre partir. Tout comme les semaines qui avaient précédées nous n'aurions aucuns moyens d'en savoir plus sur la sécurité de l'un comme de l'autre, nous devrions passer encore un peu plus de temps dans le noir complet, envahis de pensées plus obscures encore que toutes celles que nous avions déjà connus. C'était le prix de notre relation, j'en était plus conscient et je l'avais accepté bien des semaines auparavant. Mon regard se fit plus sombre quand la jeune femme aborda le sujet de sa soudaine « inutilité » alors que nous étions dans la forêt, ce à quoi je répondis par un mouvement de tête désapprobateur. Tout ce qu'elle me disait sonnait faux à mes oreilles, si bien que je lui énumérait toutes les raisons pour lesquelles je me devais de la remercier d'avoir était à mes côtés durant ces moments de peur qui m'avait pris dans la forêt, lui parlant avec ce ton autoritaire pour qu'elle comprenne l'intensité de mes paroles. Au fond de moi je savais qu'Avalon n'allait pas me croire aussi facilement, pourtant elle ne dit rien sur mes paroles, se contentant de les accepter sans pour autant y croire. J'avais compris, dans le regard d'Avalon, en dévoilant toutes ces banalités sur ma personne, que cela comptait pour elle plus que ça ne comptait pour moi. Après tout ça n'était que des remarques sans intérêt sur mon enfance, sur ce que j'avais vécu, de la perte de mon chien jusqu'au sentiment que je ressentais à chaque fois que l'on disait de moi que je n'étais que le fils du maire, incapable de penser aux autres et élevé dans la bonne foi du Capitole. J'étais plus que reconnaissant de savoir que la jeune femme ne partageais pas cet avis sur moi, qu'elle voyait dans mes yeux bien plus que l'assurance d'une vie sans embûches qui m'avait permis d'être toujours nourrit à ma faim et de posséder une réserve d'argent suffisante en cas de problème. J'aurai pût mener une vie banale, prendre la place de mon père à sa mort et ne pas me soucier du sort des autres, mais aurai-je était capable de me regarder dans un miroir après tout ça ? Serais-je le même homme que je suis aujourd'hui ? À presque vingt-ans j'osais croire que j'avais fait le bon choix en m'engageant contre toute cette injustice qui battait dans notre monde. Je n'avais jamais été fier de moi, et c'était bien l'un des seules choses qui me faisaient croire que j'avais le droit de me sentir important. Je me sentais important dans le regard que me lança Avalon l'instant qui suivit, ce regard qui en disait long sur le fait que je représentais bien plus elle que la simple image d'une jeune homme arrogant et gâté par la vie. Je la remerciai du bout des lèvres, appuyant le fait qu'elle arrivait toujours à trouver les mots justes pour m'atteindre en plein cœur, chose qui n'était pas si difficile quand on considérait le fait que mon cœur lui avait toujours appartenu.

« Tu es bien meilleur que moi à ce jeu-là. » La jeune femme osa un demi-sourire que je lu rendis aussitôt, conscient qu'elle ne ferait jamais que de se rabaisser constamment, peu importe les paroles que je pourrai lui dire. Cependant, je n'avais pas envie de me battre avec elle sur ce sujet-là, sachant pertinemment que je n'arriverai jamais à lui faire entendre raison, après tout elle pouvait bien continuer à se voir de cette façon, j'étais tout de même persuadé qu'elle valait beaucoup plus que les autres filles de ce district. « On à tous un petit quelque chose en plus. » Je lui offrit un maigre sourire alors qu'elle se déplaçait contre moi, se lovant à l'intérieur de mes bras. Sa présence me réchauffa un instant et j'essayais de m'imprégner de chaque senteurs que pouvais m'apporter son corps, conscient que le temps viendrait se glisser entre nous avant que nous n'ayons la chance de pouvoir se revoir. Il fallait profiter de chaque instants, emmagasiner le maximum de souvenirs afin de ne pas devenir complètement fou quand la distance s'installera entre nous, j'étais déjà passé à côté de la folie et je ne voulais pas que cette expérience me retombe dessus quand Avalon quitterai la pièce, me laissant de nouveau seul avec mes pensées. Avalon s'éloignait déjà de moi, par la pensée, je pouvais sentir qu'elle se détachait de cette atmosphère paisible qui nous avait envahis alors que nous nous étions retrouvés et trouvés quelques instants plus tôt. Cet instant avant sans doute était l'un des plus beaux de mon existence, et pour rien au monde je ne voulais laisser de côté cette sensation qui m'avait transpercée alors que nous avions franchit un nouveau cap dans notre relation. Pourtant elle s'éloignait déjà, malgré sa présence dans mes bras, je pouvais le sentir. Elle me parla alors, des instants où nous venions la voir avec mon père après que le destin s'était abattu sur sa famille, lui prenant des personnes qui comptaient énormément pour elle. Je lui offris mon plus discours, sentant bien qu'il en faudrait plus pour la rassurer, qu'elle était déjà en train de replacer cette barrière sentimentale qui l'avait toujours définit. Mes paroles se voulaient vraies, sincères, je voulais qu'Avalon me croit de tout son être, qu'elle sache au fond d'elle que jamais je ne laisserai quoi que se soit lui arriver. Le temps se jouait déjà de nous, il n'en faudrait pas beaucoup avant que la jeune femme ne rejoigne sa maison, nous laissant tout deux dans une nouvelle tourmente sentimentale qui serait bien difficile à combattre. Pourtant j'avais déjà tout prévu dans ma tête, je me sentais prêt à affronter ce genre de chose, sachant pertinemment qu'il ne faudrait pas beaucoup de jours avant que je ne m'emporte vers elle, nous arrachant par la même occasion à ce district où jamais rien de bon ne nous arriverait. Le départ pour le treize était clair dans ma tête, je n'avais qu'à prévenir mon départ pour que nous puissions fuir, Avalon et moi, vers une nouvelle vie. Tout était aussi clair que de l'eau de roche. « Merci » Elle me tira de mes pensées profondes, se serrant un peu plus contre moi. Je l'accueillais au creux de mes bras, essayant de lui offrir le plus de confort possible pour ne plus qu'elle n'ait peur de rien. « Tu n'as pas à me remercier Ava. Crois-moi, c'est tout ce que je te demande. »

Je savais bien que mes paroles n'auraient aucun effet sur elle, je connaissais Avalon mieux que personne d'autre et je pouvais déjà sentir son esprit qui s'éloignait loin d'ici, n'écoutant même plus le son de ma voix. La dernière chose dont j'avais envie c'était de voir Avalon se dérober à ma présence, pour rien au monde je n'aurai voulu qu'elle quitte mes bras, mais la réalité était telle qu'il ne fallait pas qu'elle s'absente trop longtemps, sous peine de mettre en alerte les pacificateurs du coin qui devaient me traquer comme un animal. « Je sais. » Le ton de sa voix s'imposa à moi comme un coup de couteau en plein cœur. J'étais en train de la perdre. Rien que le son de sa voix m'indiquait qu'Avalon venait de dresser une barrière entre elle et moi, s'imposant alors le fait que mes mots n'y pourraient rien. Je glissais ma tête dans le creux de son cou, incapable de faire quoi que se soit d'autre, m'imprégnant de chaque parties de sa peau, retenant mes larmes. Ma voix se fit discrète alors que des mots d'amour se formèrent. Je savais qu'ils seraient sans doute les derniers que je lui adresserai avant un long moment, ce pourquoi je m'appliquer à ce qu'ils soient le plus intenses possibles, focalisant mon attention sur la jeune femme. « Je t'aime aussi, » Elle se détacha de notre étreinte paisible pour placer un baiser sur mes lèvres. Je ne voulais pas qu'il soit le dernier, ce pourquoi je lui répondit avec un peu d'entrain, sans pour autant me montrer aventureux. Je voulais qu'elle sente tout l'amour que je pouvais lui porter. « bien plus que je ne pourrai jamais te le dire. » Son regard … j'avais tellement de mal à le soutenir sans lâcher de larme. Mais il fallait que je prenne sur moi, que je lui montre que je pouvais me montrer fort en toutes circonstances. « C'est déjà énormément. » Je lui adressais un demi-sourire alors qu'elle me pris dans ses bras, refermant notre étreinte que je ne voulais défaire. Avalon se déroba, sortant du lit avec rapidité, me laissant de nouveau seul face à cette montagne de sentiments qui s'empara alors de moi.

Il était temps. Nos instants de bien-être, tout ce laisser-aller que l'on avait ressenti lors des dernières heures allait partir en fumée, tout ça allait prendre fin, ici et maintenant. Je n'avais pas la force de me relever, d'aider Avalon dans la quette de ses objets personnels, je restais assis sur le lit tel un zombie, la regardant s'affairer à récupérer tout ce qu'elle avait laisser dans la pièce. Il ne fallait pas que je laisse mes sentiments prendre le contrôle, je me devais de me tenir droit dans toutes circonstances, même si celle-ci impliquait de ne pas la voir pendant un certains nombre de jours et de nuits. Je me relevais à mon tour, évitant tout bonnement le regard d'Avalon, bien qu'elle n'ait aucunement tourner ses yeux vers moi. La pièce avait perdu cette atmosphère chaude et familière que j'avais pût ressentir pendant un court instant, elle était redevenu un simple taudis froid et renfermé, sans fenêtre, sans rien pour me permettre de sortir d'ici. « Tu pourras jamais sortir d'ici. » Sa voix me parut comme un échos lointain à mes propres pensées, je pouvais deviner les larmes qui se trahissaient dans la voix d'Avalon, mais je ne trouvais rien à lui dire de plus. « On pourra jamais être ensemble. » Je dût retenir ma main de venir s'enfoncer dans le béton froid du mur qui se tenait devant moi, abattu par les paroles de la jeune femme. Elle semblait tellement y croire, persuadé de ses propres mots, de ses propres pensées. Que voulait-elle que je lui dise de plus afin de la rassurer ? Je lui avait promis tout ce que j'étais capable de lui offrir, et sans doute même un peu plus, et elle, elle ne me croyait pas. Avalon venait de détruire la confiance que j'avais placé en nous, en ce couple auquel je croyais tant. Je n'avais rien de plus à lui dire et pour une fois je voulais être celui qui prend la fuite devant les absurdités de la vie. Mes pas me guidèrent dans la salle bain où je laissais mas colère exploser, renversant tout ce qui pouvait bien se trouver autours du lavabo froid et dur. C'était la seule vision possible, il n'y aurait jamais de nous tant qu'Avalon ne serait pas capable d'y croire. J'étais en colère, plus que de raison, trompé par les paroles de la jeune femme qui avait tenté de ma rassurer sur le fait qu'elle croyait autant que moi à ce que nous formions. Tout ça n'était donc qu'un mensonge, une illusion parfaite de ce qu'aurait pût être notre vie si les grands de ce monde n'en avait pas décidé autrement.

Je ne voulais pas sortir de cette pièce, je voulais qu'elle s'en aille, qu'elle me laisse seul et qu'elle m'oublie, pourtant je ne pût empêcher mes pas de revenir vers elle, mes yeux se perdant dans le vide. « Tu n'y à jamais cru, hein ? » Mon ton était beaucoup plus froid que je ne l'aurai pensé, dévoilant ainsi cette colère que j'éprouvais envers elle. « Je fais tout mon possible pour être celui que tu veux que je sois. Je me donne à toi sans mensonges et tu … » Les prochains mots que j'allais prononcer allaient être les pires de mon existence, mais la colère était si aveuglante que je ne pût me restreindre à les sortir de ma bouche. « Tu ne crois pas en nous … Tu ne crois pas en moi. » Je baissais le regard sur mes pieds, ne trouvant pas la force d'être cet homme insensible qui n'avait jamais peur de rien. Ma colère s'estompa quelque peu quand je découvris les larmes ruisselantes de la jeune femme, mon instinct me poussait à aller vers pour la prendre dans mes bras, la rassurer encore plus sur le destin qui nous était réservé, mais je n'en trouvais pas la force, à vrai dire je n'avais plus la force de faire quoi que se soit. « Je n'aurai jamais cru ressentir ça un jour … Tout les sentiments que tu m'apportes … C'était tellement différent de tout ce que j'avais connu avant … » Je ne pouvais pas la laisser comme ça, il m'était totalement impossible de la regarder pleurer sans éprouver un immense sentiment de culpabilité. J'étais peut-être stupide de toujours revenir vers elle de cette façon, mais il n'y avais rien de plus important qu'Avalon à mes yeux, même ma propre vie semblait complètement dérisoire face à l'un de ses sourires. « Personne ne m'avait prévenu du privilège que ça serait de faire parti de ta vie. Je suis tellement fier de savoir que je suis tiens, personne ne pourra m'enlever ça. » J'étais conscient de partir dans un mélodrame des plus pathétique, mais à vrai dire je m'en fichais totalement, tout ce qui comptait c'était elle. « On y arrivera Avalon. Peut importe le temps que cela me prendra avant de réussir à implanter cette idée dans ton esprit. On y arrivera, et on sera fiers de ne pas avoir baisser les bras. »

J'étais sur le point d'effacer les larmes de la jeune femme de ma main quand un bruit sourd retentit au dehors de la pièce, laissant apparaître un nuage de fumée marron qui s'empara de mes narines et de ma gorge, me faisait tousser plus que de raison. Mes mains s'agrippèrent à la jeune femme avec pour seule volonté que de la protéger, la faisant pivoter afin qu'elle se retrouve derrière moi, aussi loin possible de la menace qui venait de s'abattre sur nous. « Aiden Sixte Bregstone. Vous êtes en état d'arrestation pour tentative de soulèvement dans le district neuf. » La voix qui s'adressait à moi se faisait de plus en plus proche, si bien que je pouvais sentir le souffle sur ma peau. J'arrivais maintenant à distinguer les uniformes blancs qui s'avançaient vers moi. Comment diable avaient-ils fait pour me trouver ici ? Il était totalement impossible de connaître l'existence de cette pièce sauf si …. sauf si j'en avais dévoilé la place. Quelqu'un m'avait trahis. Un pacificateur, plus âgé que les autres et affichant un sourire vicieux, s'approcha d'Avalon qui se tenait toujours derrière moi, protéger tant bien que mal par la présence de mon corps. « Tu la touche et ça sera le dernier geste que tu fera sur cette Terre. » Mes paroles étaient emplis de colère et d'animosité, chose que je ne montrais que très rarement. J'essayais de mettre le plus d'espace possible envers lui et la jeune femme, mon corps s'opposant face à lui dans un mouvement rapide. Son sourire résonna dans toutes la pièce, me laissant complètement désorienté, sa main s'approcha d'Avalon et d'un geste rapide je renfermais mes doigts sur son coups avec une force surprenante, me forçant alors à détacher ma présence de celle d'Avalon. Avant que je n'eus le temps de m'en rendre compte un deuxième homme avait fait irruption devant moi, me donnant un coup si fort dans l'estomac que je tombais à genoux, tiraillé de nouveau par ma blessure qui s'ouvrit dans la minute qui suivit. « C'est finit pour vous Bregstone. » J'avais beau me débattre comme un forcené il m'était impossible de me défaire de l'emprise qu'ils avaient sur moi, me forçant, toujours à genoux, d'adresser un regard à Avalon. « Il est temps de dire adieu. » Je fixais mon regard dans celui de la jeune femme, conscient que je ne pourrai jamais plus lui en adresser, essayant de lui faire sentir à quel point j'étais désolé, comme je m'en voulais de l'avoir amenée ici. Un coup de cran sur ma tempe me fit tomber dans les pommes. Il n'y avait plus rien que du noir autours de moi, et les cris d'Avalon qui résonnaient dans ma tête. C'était fini.




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MessageSujet: Re: i'm not leaving without you ♣ avalon.    Mer 8 Fév - 22:55


J'avais toujours eu en moi ce pessimisme, toujours à voir le mauvais côté des choses ou alors ne rien croire de ce que l'on pouvait me dire, même quand je l'espérais du fond du cœur. J'étais dans les bras d'Aiden qui me promettait tout, et le doute s'était presque envolé de mon esprit. Je le remerciais de sa présence, de me promettre qu'il serait toujours à mes côtés quoi qu'il arrive, tout en sachant pertinemment que ce n'était pas possible. Mais sa voix et ses bras autour de moi suffisaient à me convaincre pour quelques instants. Il fallait que je lui donne l'impression que tout allait bien pour ne pas rendre la séparation imminente encore plus difficile qu'elle ne l'était déjà. « Tu n'as pas à me remercier Ava. Crois-moi, c'est tout ce que je te demande. »  Il était vrai que je le remerciais à chaque fois qu'il me promettait de rester avec moi, mais j'avais reçu tellement peu d'attention jusque là qu'il m'était dur de ne pas lui marquer l'importance que cela pouvait avoir pour moi. Aiden aborda ensuite qu'il serait bientôt temps de nous séparer, chose qui me glaça sur le coup et me fit oublier toutes les promesses. Je ne pris pas longtemps à lui répondre que j'étais consciente de cela, bien plus froidement que je ne l'aurais imaginé. J'avais repris cette carapace qui m'aidait maladroitement à supporter les moments difficiles. Pourtant celle-ci ne m'aidait pas ce jour-là, elle rendait les choses encore plus rudes, et je pouvais sentir la peur d'Aiden de me perdre encore une fois à cause de cette peur de l'inconnu. Il me serra d'autant plus, glissant son visage vers le mien pour m'avouer une nouvelle fois qu'il m'aimait. Je lui répondis par les mêmes mots, recevant un baiser plus passionné que celui que j'avais donné puis lui promettant que je l'aimais bien plus que je ne pouvais lui dire, de peur qu'il ne m'imaginât insensible à lui-même. « C'est déjà énormément. » Je lui rendis son sourire qui avait pour but, une éternelle fois, de le remercier. Il me comprenait et m'acceptait comme personne d'autre, j'avais une chance incommensurable d'avoir trouvé quelqu'un comme lui pour partager tout ce que je pouvais. Et pourtant, nous devions prendre le risque de nous perdre puisqu'il nous fallait nous séparer pour la sécurité de chacun. Je me défis de notre étreinte, sans regarder derrière moi pour ne pas avoir le regret de le quitter pour quelques temps. Il m'aurait été trop difficile de supporter son regard, de comprendre qu'il allait devoir faire face à une situation pire que la mienne pendant les jours qui nous séparaient de notre prochaine rencontre.

Le temps inévitable de la séparation était arrivée. Je devais me résoudre à le laisser seul ici, espérant que rien ne lui arriverait. Il ne se levait pas directement après moi, peut-être pour prendre le temps de digérer cet éloignement soudain, qui nous faisait tout deux souffrir. Je prenais dans mes mains le peu d'affaires que j'avais amené et qui s'était progressivement éparpillé dans la pièce à nos mouvements consécutifs. L'ambiance devenait tendue, encore plus qu'avant que nous nous connaissions véritablement. Je n'osais pas lui adresser le moindre regard, ayant déjà oublié les plus belles promesses de ne jamais nous quitter. Mon caractère froid s'était déjà occuper de le renvoyer loin, bien malgré moi et je ne pouvais pas faire marche arrière, c'était trop tard. Le sentiment de fin s'était ancré en moi, et j'avais beau y mettre toute la volonté et l'amour que je pouvais, un retour vers lui m'était immensément douloureux, si bien que des mots que je pensais malheureusement sortirent de mon esprit pour les rendre audibles. J'étais déjà en pleurs, et sa réaction me brisa encore plus. Je sentis naître en lui un sentiment de tristesse, de frustration et d'énervement. Sans le vouloir, je venais de briser la confiance qu'il avait pour moi. Je venais de briser tout ce pour quoi il se battait depuis le début, je ne faisais que trahir son amour. Je ne méritais largement pas de compter autant pour lui, alors que j'étais d'une faiblesse inimaginable devant la situation. Je voulais baisser les bras tout de suite, alors que l'espoir n'était pas éteint à jamais. Il nous fallait nous battre pour ce que nous voulions, mais je n'en avais jamais eu le courage. J'avais toujours été lâche, ne faisant jamais face aux difficultés. Je préférais supporter dans une vie plus que médiocre plutôt que de mettre du cœur dans ce que je voulais de bien pour moi ou les autres. Mon égoïsme était pur et écœurant, comme à chaque fois. Je ne pensais qu'à sauver ma peau en me défaisant d'une douleur qui m'était insupportable, et Aiden passait totalement à la trappe dans mon plan de fuite. Il avait interprété mes paroles comme un abandon, peut-être même en un adieu indifférent. Mais ce n'était pas le cas, je voulais juste lui exprimer cette peur que j'avais quant à la situation, qu'être ensemble serait bien trop difficile pour nous deux, sans pour autant vouloir le laisser seul. C'était une bien belle ironie face à celui qui m'avait dit que j'avais toujours les mots. Je lui faisais confiance quand il disait qu'il ferait tout pour qu'on soit heureux ensemble, mais il me connaissait et savait que j'avais ce genre de tempérament.

Pourtant son exaspération avait dû dépasser ses limites. J'étais insupportable à toujours remettre en question sa parole, même si ce n'était pas dans mes intentions de le blesser. Je ne faisais que mériter cette haine qui était née en lui. Je n'osais même pas le regarder, ni même quand je l'entendis partir dans la salle de bain. Mon cœur se mit à battre violemment contre ma poitrine lorsque je perçus la colère d'Aiden, reversant tout ce qu'il trouvait dans la pièce. J'étais tellement mal et écœurée de moi-même. J'avais réussi à le mettre en colère, alors que je l'avais toujours trouvé d'un remarquable calme. Je m'assis, ne pouvant plus encaisser la violence envers mes mots de l'homme que j'aimais. J'éclatai en sanglots devant ma faute impardonnable. J'avais tout gâché, je gâchais toujours tout. Mon souffle se faisait haletant et je ne pouvais plus penser à autre chose qu'Aiden. Je l'avais sûrement perdu par ces simples paroles, notre relation totalement balayée par des mots maladroits. Je pris alors le peu de force qu'il me restait pour me lever, dans le but de partir puisqu'il ne voulait certainement plus de moi ici. J'allais prendre mes affaires pour le quitter avec toute ma culpabilité, mais je le vis revenir dans une colère toujours aussi grande. Il fuyait mon regard avec grand soin et se mit à me parler avec ressentiments.  « Tu n'y a jamais cru, hein ? » Il était tellement froid et haineux, envers moi et ce que j'avais dit. J'aurais voulu m'approcher de lui et dire que je m'étais mal fait comprendre, qu'il se trompait. Que je me battrais avec lui pour qu'on puisse être ensemble, que j'avais toujours eu confiance en lui et qu'il pouvait m'accorder la sienne. Mais je ne pouvais pas. J'avais tellement peur de lui en cet instant. J'étais effrayée que, dans un moment de pure colère, il dérape et cherche une nouvelle fois à extérioriser cette haine que j'avais créé de toute pièce. J'osai un regard vers lui, mesurant ainsi ses sentiments à son expression, puis replongeai dans de lourdes larmes, en un pas de recul. « Je fais tout mon possible pour être celui que tu veux que je sois. Je me donne à toi sans mensonges et tu … » Il avait tellement raison sur mon ingratitude. Je n'étais même pas reconnaissante qu'il ait fait le premier pas vers moi alors que j'en étais plus qu'incapable. J'étais de la pire espèce, j'avais même honte d'être là, avec lui, et tout simplement d'exister. Je lui avais rendu la vie d'un difficile insupportable et méprisable.

J'attendais qu'il continuât ses pensées, n'osant même pas bouger ou regarder sa colère. Il allait sûrement me dire des choses pire qu'avant, et je n'en méritais pas moins. Mes provocations étaient puériles et injurieuses pour lui. « Tu ne crois pas en nous … Tu ne crois pas en moi. » C'était tellement faux, je croyais en lui plus que tout. Je l'aimais, je voulais passer ma vie avec lui, qu'il me demande de l'épouser, lui donner des enfants alors que je les avais toujours détesté. Je voulais croire en un nous possible, mais cela m'était si dur à imaginer dans ce district, et même ailleurs. J'aurais dû lui faire croire que rien ne m'inquiétait, et lui dire que j'attendais déjà avec impatience la prochaine fois où nous pourrions nous revoir. J'aurais dû lui cacher la vérité sur mon angoisse, quitte à tout devoir supporter seule. Au moins je ne l'aurais pas mis dans cette colère noire qui faisait plus que me briser le cœur. Ces mots étaient d'une violence et d'un affront envers tout ce que j'avais pu lui dire. Je m'étais totalement donnée à lui, j'avais accepté de quitter le district... J'avais tout fait pour lui marquer ma confiance, pour lui montrer que je ne voulais que lui au prix de tout autre chose. Mais j'avais lamentablement échoué en quelques secondes. Je recevais tout ce que j'avais mérité depuis des années, je ne lui en voulais pas au fond de penser tout ça. Les larmes m'envahissaient entièrement, accablée par le poids de la culpabilité. Je voulais qu'il me dise de partir tout de suite, je ne pouvais plus supporter dans le voir dans cet état par ma faute. Il était évident que je lui avais brisé le cœur en lui disant que nous ne pourrions pas être ensemble. Mais ses paroles changèrent du tout au tout. « Je n'aurai jamais cru ressentir ça un jour … Tout les sentiments que tu m'apportes … C'était tellement différent de tout ce que j'avais connu avant … » Je pris quelques temps à comprendre qu'il avait changé de discours pour redevenir celui que je connaissais. Mais il était trop tard pour me rassurer. J'étais pétrifiée de peur et de dégoût pour moi-même. Je commençais à trembler sensiblement, réalisant que les petites secondes passées avaient sans doute détruit cette relation juste naissante. Puis je m'aperçus qu'il essayait de refouler cette colère pour ne plus m'accabler. Je le méritais, et pourtant, il finissait toujours par revenir vers moi. Même le pire des abrutis ne pouvait plus douter de son amour pour moi, il était prêt à n'importe quoi pour moi. J'étais tellement honteuse devant lui.

Je le regardai pendant un dixième de seconde, n'ayant seulement le temps de voir que la colère s'était un peu estompée pour laisser place à un autre sentiment. J'étais dévastée, n'osant répondre à aucune de ses paroles. Comment pouvais-je dignement lui prendre une seconde de son temps après ce que j'avais fait ? Il fallait que je le laisse verser toute sa colère et le reste sur moi, je devais lui accorder ce droit sans dire la moindre chose. Je me taisais alors, prête à recevoir de nouveaux propos agressifs. « Personne ne m'avait prévenu du privilège que ça serait de faire parti de ta vie. Je suis tellement fier de savoir que je suis tiens, personne ne pourra m'enlever ça. » J'étais entièrement chamboulée par la direction que prenait ses paroles. Il était à me blâmer violemment quelques secondes plus tôt, pour maintenant devenir aussi aimant qu'il avait été ces dernières semaines. Je ne comprenais pas son comportement, il me détestait c'était sûr alors pourquoi ne pas me renvoyer directement ? Je voulais lui dire que je ne méritais aucunement tous les efforts qu'il faisait pour moi, ce n'était qu'une perte de temps pour lui. Je ne pourrais jamais changer, il le savait très bien, pourquoi s'entêter dans ces espoirs insensés ? Et pourtant je me doutais des causes. J'étais consciente de ne pas être la seule victime d'un amour douloureux et tenace. Celui qui vous arrachait des larmes et des souffrances dès que vous baissiez la garde devant sa violence, celui qui se réjouissait de vous prendre en traître en vous rendant maladivement dépendant. « On y arrivera Avalon. Peu importe le temps que cela me prendra avant de réussir à implanter cette idée dans ton esprit. On y arrivera, et on sera fiers de ne pas avoir baisser les bras. »  Je le savais persuadé de ses dires. Il avait toujours cette volonté démesurée de se battre pour ce qu'il voulait, qu'importe les risques ou les difficultés de la tâche. J'acceptais finalement ses mots, comprenant qu'il n'avait pas pour idée de me laisser partir aussi facilement. J'étais enclin à essayer de ne plus provoquer sa colère en disant ce genre de choses. Il savait aussi bien que moi la difficulté qui se présentait, mais je n'allais plus lui répéter pour ne plus le blesser. Je devais lui promettre que ce n'était qu'une angoisse passagère, et que j'allais me battre tant que je le pouvais, pour lui.

Les secondes suivantes durèrent une éternité tout autant qu'elles s'écoulèrent avec une rapidité fulgurante. Aiden approchait sa main de mon visage quand le bruit retentit fortement. Nous fûmes embrumés dans un nuage épais qui me brûlait déjà la gorge et les yeux. Avant que je n'ai le temps de réagir ou de comprendre à moitié la situation, Aiden m'avait déjà agrippée pour me protéger du danger qui se profilait. « Aiden Sixte Bregstone. Vous êtes en état d'arrestation pour tentative de soulèvement dans le district neuf. » La voix du pacificateur siffla dans tout mon esprit. Je ne croyais pas ce que j'entendais, ce que je voyais. C'était impossible, ce devait être mes angoisses qui me jouaient des tours en m'imposant des images déformées de la réalité. Comment avait-on pu le trouver ici alors qu'il s'y cachait depuis des semaines ? J'étais figée par la situation, totalement incapable d'agir ou d'aider Aiden dans les problèmes. Alors que l'un des pacificateurs s'approchaient de moi pour me soustraire à la scène, Aiden se mit vainement à me défendre, alors que l'on savait tous qui aurait le dessus. Il fut frappé dans le ventre et mit à terre. Je voulais le rejoindre, le garder contre moi pendant les dernières secondes mais les bras du pacificateurs me retenaient, ce qui me réveilla soudainement et déclencha mes cris de désespoir de ne pouvoir l'approcher, une dernière fois. La suite était déjà toute tracée dans mon esprit. Il était arrêté, puis allait être torturé pour lâcher des noms, et exécuté dans la foulée. « Il est temps de dire adieu. » Je regardais Aiden dans les yeux, cherchant désespérément une solution à tout ça, mais c'était inévitable. J'avais les yeux perdus dans des larmes envahissantes et brûlantes. Je refusais de croire que c'était la fin, qu'il allait mourir à cause d'une trahison honteuse et incompréhensible. Je vis l'arme du pacificateur s'abattre sur sa tempe, puis il s'effondra au sol. Je criai de toutes mes forces son nom, espérant déraisonnablement qu'il reviendrait parmi nous un peu plus longtemps. Mais c'était totalement vain, et cela prit mes dernières forces. Je m'effondrai au sol, éclatant en sanglots. C'était tout de ma faute. Il avait été pris le jour de mon passage chez lui, cela avait forcément un lien. Si nous n'avions pas cherché à nous revoir avant quelques temps, personne n'aurait su pour cette pièce secrète, et personne n'aurait eu à subir les conséquences désastreuses. J'avais perdu Aiden à jamais. Il n'était pas encore mort, mais je ne donnais pas cher de sa peau, ni même de la mienne. Au meilleur, on allait me prendre pour complice, même si je ne savais rien, et au pire je subirais le même sort. Je pensais à Rumer qui allait apprendre la nouvelle, au père d'Aiden qui allait perdre son fils et peut-être encore plus. J'avais même sûrement compromis la révolte du Neuf en éliminant l'un des meilleurs éléments. J'étais pathétique. Je voulais qu'ils m'emmènent, et qu'ils en finissent. C'était la seule issue digne qu'il me restait qu'ils pouvaient m'offrir. Je n'opposai aucune résistance lorsqu'on m'emmena hors de la pièce, je n'en avais nullement envie, et de toute façon j'en étais incapable. Il faisait déjà nuit quand on nous fit sortir. Je profitais de ma dernière vue sur un ciel étoilé. Il allait tellement me manquer. Aiden, il allait tellement me manquer.


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