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 HUNTER&MILENA&PHOENIX ► party rock is in the house tonight l violence.

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MessageSujet: Re: HUNTER&MILENA&PHOENIX ► party rock is in the house tonight l violence.   Dim 26 Fév - 16:53

Phoenix ne savait plus du tout où il se trouvait, ce qu’il faisait là, ou encore quel jour il pouvait être. C’était à peine s’il était capable de se souvenir de son prénom. Cela faisait plusieurs minutes qu’il avait bu de l’alcool à flot, et si tout d’abord il avait cru qu’il pourrait sans doute avoir les idées assez claires pour avoir entièrement conscience de ce qu’il faisait, ce n’était déjà plus le cas. Il lui semblait être un étranger dans son propre corps, sans que cela ne le dérangea cependant. Il n’avait pas l’alcool mauvais, bien au contraire, l’alcool le rendait joyeux et joueur. Trop joueur sans doute au goût de Miléna qui semblait amèrement regretter de ne pas être morte. La pauvre, peut-être devrions-nous l’aider à en finir au plus vite.. Pensa-t-il un court instant alors qu’il découvrait le corps nu de la jeune femme, la délestant de ses derniers habits avec dextérité. Cependant alors qu’il croisait le regard assassin de la jeune femme et qu’il l’avait là, à sa merci, il se mit à rire intérieurement. Il lui semblait être trop gentil parfois. Des réminiscences de Jérémy sans doute qui le prenaient quand il s’y attendait le moins. Mais noon ! On ne va pas se priver d’un tel plaisir ! Alors il reprenait le jeu, comme si la pensée de la sauver ne lui avait jamais traversé l’esprit. Il n’avait jamais le désire de les sauver, principalement parce qu’il n’avait aucune empathie pour ces êtres qui traversaient sa vie furtivement. Il était persuadé qu’il ne reverrait jamais Miléna, et qu’elle ne restera pas même gravé dans son esprit. Les seuls visages qui le hantaient c’était ceux de ces cinq enfants qu’il avait tué lors des Jeux de la Faim, huit ans auparavant. Les femmes qu’il avait violé, les hommes qu’il avait tué, ou les rebelles qu’il avait torturé par la suite avec tous le même visage : celui de la trahison. Car c’était bien ainsi qu’il voyait les habitants des districts, comme des êtres infâmes et stupides. Des traîtres, tout simplement. Envers le Capitole, sans doute mais surtout envers ses propres héros, ces enfants qui revenaient des jeux et qui n’étaient jamais plus regardés de la même manière. Des monstres, voilà ce qu’ils devenaient. Des tueurs, des monstres. Phoenix avait su rendre leurs opinions vraies en prenant la décision de partir pour le district deux à l’âge de dix-sept ans. Quittant les regards cruels et les remarques désobligeantes de ceux qui avaient auparavant étaient ses amis et ses voisins. Il avait changé de nom, et commencé une nouvelle vie en tant que tueur.

Durant des années la cruauté et les jeux de Phoenix n’avaient trouvés aucune limite. Il ne voyait plus l’humain dans ses victimes, il ne voyait que le sang, et les cris, le silence et la douleur. Il expérimentait sur eux ce qui l’avait traumatisé lui : la mort, la souffrance, l’impression d’être impuissant. De simplement être à la merci de la mort qui se refusait de nous prendre dans ses bras froids. La torture, voilà ce qu’était son jouet préféré. Il aimait torturé les autres. Mais il ne s’agissait pas uniquement de les attacher à des chaînes et de les frapper. Bien au contraire, Phoenix n’aimait pas utiliser des poings sur ses victimes. Il trouvait cela fade et brutal. Il privilégiait une torture plus subtile, plus profonde. De ces tortures qui détruisent les hommes en les réduisant à leurs plus bas instincts. Il aimait les couteaux, plus que les poings, car il trouvait que les entailles qu’il pouvait faire avec des couteaux étaient plus visibles que de simples bleues. Un bleu s’estompait après plusieurs jours, ou semaines si les dégâts étaient vraiment importants. Mais cela s’effaçait avec le temps. Il ne s’agissait pas pour lui d’être oublié aussi facilement par ses victimes. Les cicatrices laissaient par un couteau étaient pérennes. Tout comme la blessure psychologique d’avoir été violée, ou d’avoir vu mourir un membre de sa famille sous ses yeux. C’était peut être la seule chose qu’il n’avait pas fait d’ailleurs. Tuer une mère sous les yeux de sa fille, un mari sous les yeux de sa femme, un frère sous les yeux de sa sœur. Sans doute parce qu’il avait était le dernier à avoir tenu sa sœur vivante dans ses bras, alors qu’elle expirait dans ses bras. Cela le ramenait dans ses mauvais souvenirs, et il désirait surtout l’éviter. Alors il entaillait les peaux et les esprits. Il détruisait l’humanité, et l’espoir dans l’esprit de ses victimes. Il ne les comptait plus en outre, car cela le rendrait sans doute fou de savoir à combien de personne il avait volé les espoirs et les rêves. Sa vie, de plus, ne se réduisait pas à cela, et il lui arrivait aussi de vendre du plaisir et des rêves à quelques rares demoiselles qui avaient su toucher son cœur. Les hommes qu’il appréciait étaient plus rare, et Hunter était sans doute le seul à avoir son respect, et son amitié.

C’est pour cela qu’il appréciait vraiment cette soirée, sans doute. Parce qu’il la passait avec son meilleur ami. Ou ce qui s’apparenterait à un meilleur ami pour lui. Un semblable, un paire. De plus, Hunter semblait s’amuser de l’état second dans lequel se trouvait Phoenix. Du fait qu’il passait d’une idée à une autre, sans aucune logique, mais que cela restait cohérente et profondément cruelle. C’est pour cela qu’il sourit lorsque Phoenix sortie le fouet pour le lui tendre en exigeant de lui qu’il lui apprenne à s’en servir. Phoenix aimait les couteaux, c’était sans doute ce qu’il préférait utiliser – pour le moment – lors de séance de torture. Il faisait de beaux dessins sur la peau de ses victimes. Il savait bien dessiné, c’était une chose qu’il avait découverte en rentrant des jeux, alors que le Capitole avait exigé de lui qu’il se trouve un talent. Il savait dessiner. Il était très nul pour colorier par contre, il ne choisissait jamais les bonnes couleurs. Il ne dessinait que très rarement, cependant, parce que son métier ne lui permettait pas de se laisser aller à la création artistique. Sauf lorsqu’il se retrouvait avec un couteau en guise de crayon, et un dos en guise de feuille de papier. Cependant, pour le coup, les marques laissés par le couteau d’Hunter avaient amochi le corps de Miléna, et Phoenix ne désirait pas dessiner par dessus. Il préférait, pour le moment, apprendre à la fouetter. Alors, plaçant une pomme sur le sommet de la tête de Miléna – sans pour autant avoir véritablement conscience de ce qu’il faisait – il se mit derrière Hunter et frétilla jusqu’à ce que le premier coup parte déchirait le peau du front de Miléna. « Prends-en de la graine. » déclara Hunter avant de rater la pomme. Phoenix explosa de rire, sans pouvoir se contenir et se mit à applaudir en répétant : « Merveilleux ! Merveilleux ! » à tout va. C’est pour cela qu’il n’entendit pas les excuses d’Hunter. Phoenix se mit à sautiller en tournant autour de lui-même, tapant dans les mains et chantant une mélodie qui lui trottait dans la tête. Il entendit alors le second coup de fouet. Il s’arrêta se tourna, et découvrit avec plaisir que Hunter avait tranché la pomme en deux. Phoenix sourit, ravi de voir que son ami était vraiment doué pour ce genre de chose. « Cette fois fut la bonne ! » « Oui, oui, oui ! Merveilleux ! Merveilleux ! » Continua de répéter Phoenix avec d’autant plus d’enthousiasme devant le spectacle de Miléna, presque entièrement nue, qui subissait les coups de fouets d’Hunter. Elle était magnifique. Une œuvre. « Veux-tu essayer, maintenant ? Il est évident que tu dois t’améliorer, et je suis persuadé que tu vas y parvenir ce soir. Je peux te conseiller. » Phoenix le regarda, d’abord amorphe, comme s’il découvrait Hunter pour la première fois. Puis, il sourit, et acquiesça frénétiquement en s’emparant de l’arme. Il prit la place d’Hunter, et tâchait de se positionner comme lui. Il leva son bras, et frappa. Le fouet vint claquer prês de la tête de Miléna sans l’atteindre. Phoenix resta figé, frustré pendant un petit moment. « Hum hum… » Il était sceptique. Mais ne se laissant pas abattre, décidé à rendre Hunter fier de lui – mue par une raison étrange – il releva son bras et resta dans cette position pendant plusieurs minutes. Il bougeait imperceptiblement son bras, de telle sorte qu’il puisse viser le corps de la jeune femme. Il lança son bras, et le fouet vint claquer contre le ventre de Miléna où une entaille vint entamer sa peau. Le sang éclaboussa sa peau sous l’effet du fouet. Mais Phoenix ne se laissa pas faire par le jouet qui revint trouver sa place derrière l’épaule du pacificateur qui frappa encore. Une fois, deux fois, trois fois.

Le corps de Miléna était coupés par plusieurs entailles plus ou moins profonde, qui allait de son cou, à ses pieds, en passant par son ventre et sa poitrine. Phoenix commençait à comprendre comment il devait utiliser le fouet. De ce fait, il le leva : « Cette fois-ci c’est la dernière » Il ne toucha pas la peau de Miléna, ou tout du moins il la frôla. Par contre, la couture de ce qui lui restait de sous-vêtement ne résista pas, et elle se retrouva entièrement nue. Phoenix sauta de joie, laissant le Fouet partir en l’air derrière lui. Il était ravi d’avoir réussi. « Hunter ? Hunter ? Hunter ? Tu as vu ? Tu as vu ? J’ai réussi à viser ! » Disait-il en se tournant devant son ami en souriant et applaudissant sa prouesse. Il trottina ensuite vers le sac où il continua de fouiller. Mais alors, il découvrit quelque chose qui lui était resté jusqu’alors caché. Il sortit l’objet comme s’il était une relique sacrée et regarda Hunter avec toute la gratitude du monde. « Un stylet tatoueur noir dernière génération ? Hunter, je te vénère ! » S’exclama Phoenix en tenant l’objet devant lui. C’était avec cela que les habitants ce faisaient leurs propres tatouages lorsqu’ils en avaient le don. Il alla vers Miléna, sans se départir de son sourire, et sautilla sur place. « Je peux l’essayer dis, dis dis ?! » Demanda-t-il à son ami en désignant la poitrine encore vierge de toute blessure de Miléna. Puis, alors qu’il s’apprêtait à commencer, il s’arrêta, dubitatif. « En fait, il faudrait qu’elle soit sur le sol, face à moi, ce sera plus facile. Tu peux m’aider s’il te plait ? » Demanda-t-il à Hunter en montrant les couteaux qui étaient plantés dans les mains de Miléna. Il voulait la mettre au sol, car pou dessiner ce qu’il voulait lui faire, sur les seins, cela sera sans doute plus facile pour lui.


HS : du caca XD Je me rattrape au prochain
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MessageSujet: Re: HUNTER&MILENA&PHOENIX ► party rock is in the house tonight l violence.   Sam 3 Mar - 22:26



Cette soirée allait rester dans les annales. C’était une évidence, jamais je ne m’étais autant amusé. Les fêtes du Capitole étaient bien fades en comparaison. Là, dans ce sous-sol, je me sentais incroyablement bien. J’étais à ma place et non pas en compagnie de ces extravagants citoyens qui faisaient la fête au-dessus de nos têtes et qui couvraient ainsi le bruit des cris de notre victime. Je m’amusais, et cela ne m’était pas arrivé depuis des semaines. Le plaisir que je ressentais à ce moment-là était incomparable à tout ce que j'avais pu ressentir lors de précédentes tortures. C'était agréable de m'exercer à une activité que j'adore, sur une personne que je détestais. Que demandez de plus ? La cerise sur le gâteau était la compagnie de Phoenix. Parfois, j'en oubliais presque que cette soirée était en son honneur, tant je m'amusais dès que l'occasion se présentait à moi. Pourtant, je devais m'effacer quelques fois, pour laisser le champ libre à mon ami. Après tout, c'était son enterrement de vie de garçon, il était donc tout à fait normal qu'il s'amuse plus que moi. Je savais que cette fête ne durerait pas éternellement. Il y aurait bien un moment où l'amusement prendrait fin. À vrai dire, la mort de Miléna ne m'apparaissait pas comme étant signe de la fin de la fête. J'avais imaginé l'abandonner quelque part, en sale état, pour faire passer un message aux rebelles, c'est pour cette raison que sa mort n'était pas une évidence. Il était bien plus important de faire passer ce message aux rebelles qui se croyaient totalement intouchables. J'imaginais déjà leurs têtes en découvrant la jeune femme à moitié morte. Peut-être qu'il l'a croyait déjà morte, justement, et qu'ils n'avaient aucun espoir et s'étaient résolus à l'oublier. Il faut dire que l'explosion de ses camarades ne laissait aucune place à l'espoir de retrouver Miléna vivante. Ses camarades étaient éparpillés en mille morceaux. Le massacre était tel qu'il était pratiquement impossible d'analyser les restes et de mettre un nom sur ces derniers. Et donc, par conséquent, il était facile d'imaginer que Miléna faisait partie de ses restes.

La soirée battait son plein, les sévices s'accumulaient. Un coup c'était Phoenix, un coup c'était moi. La jeune femme subissait, avait parfois des murmures de douleurs, mais ne semblait pas encore à bout de force. Cela ne saurait tarder cependant. Une fois que j'eus le fouet en main, il ne fallut pas longtemps pour que les coups fusent, agrémentés de quelques tentatives d'humour, qui je l'espérais, déplairaient fortement à la jeune femme. Je désirais vraiment qu'elle soit mal à l'aise en notre présence, et non pas uniquement par les sévices physiques qu'on lui faisait subir, mais également par nos paroles, bien qu'aucune véritable torture psychique n'avait été lancée. J'usais de toute ma force, afin que les coups laissent des marques sur son corps qui ne disparaîtraient pas au bout de quelques semaines, mais plutôt au bout de quelques années. Puis, dès que l'ultime coup découpant la pomme en plusieurs morceaux fut une véritable réussite, je tendis l'arme à mon ami, impatient qu'il l'essaie à son tour sur le corps de Miléna. « Hum hum... » Il n'avait pas l'air fier de ses coups, et je pouvais le comprendre, puisqu'il avait réellement foiré. Cela se voyait qu'il manquait cruellement d'expérience dans ce domaine. Fort heureusement, j'étais là. Et de plus, Miléna servait d'exercice, il pouvait donc frapper jusqu'à ce qu'il en soit satisfait, autant qu'il en profite. Et, plus les coups défilaient, plus il faisait preuve de précision restée cachée jusqu'ici. Je ne pus m'empêche d'être fier de lui. Désormais, on pouvait très bien distinguer les parties du corps de Miléna ayant subis nos coups. « Cette fois-ci c'est la dernière » Je ne pus m'empêcher d'applaudir à ce dernier coup de fouet, qui fut si précis qu'il en déchira les coutures du dernier bout de tissu qui recouvrait l'intimité de la jeune femme. Quelle humiliation pour elle ! J'étais heureux. Heureux de savoir qu'elle devait se sentir incroyablement humiliée, faible, et sale. « Hunter ? Hunter ? Hunter ? Tu as vu ? Tu as vu ? J'ai réussi à viser ! » Je ne pus retenir un gloussement, la vision de Phoenix dans cet état était tout simplement à mourir de rire. Il ressemblait réellement à un gamin excité qui venait de découvrir son cadeau de Noël. Et dire qu'il est censé être un Pacificateur dur et violent, le contraste était saisissant, mais réellement drôle. J'en regrettais vraiment de ne pas avoir pris d'appareil photo ou de caméscope. De cette façon, j'aurai pu faire chanter Phoenix, d'une façon amicale, bien évidemment. Et puis, cela aurait permis à Aileen de voir une nouvelle facette de son futur mari, à savoir celle du jeune homme ne supportant pas l'alcool.

J'avais tendance à oublier que Phoenix est âgé d'une bonne dizaine d'années de moins que moi, et par conséquent, manquait cruellement d'expérience sur tous les points de vues. La torture étant la première chose à lui enseigner, même s'il se débrouillait déjà admirablement bien pour cette dernière, faisant preuve d'une imagination qu'on ne retrouve pas chez les nouvelles recrues. À vrai dire, il s'était montré terriblement doué pour le maniement du fouet, je devais bien le reconnaitre. Pour quelqu'un qui n'était pas vraiment habitué à utiliser ce genre de méthode, j'en étais presque admiratif. Au moins, la relève était assurée. Je tapotais dans mes mains, lui offrant un sourire fier. « Je te félicite Phoenix, je suis fier de toi. » Bon, prochaine étape, l'aider à tenir l'alcool. C'est un de seuls défauts que je peux voir chez mon jeune ami. Pour le copain de beuverie, on repassera. Heureusement que j'étais là pour l'aider à devenir un homme, du moins dans certaines domaines. Lors de notre prochaine petite fête, ce serait mon objectif. Et puis, bien évidemment, j'y parviendrais. Après ces petits sauts d'excitation, Phoenix partit en direction du sac dans lequel j'avais fourré n'importe quoi quelques heures auparavant. Enfin, quand je dis n'importe quoi, c'était un mélange de divers objets utiles pour torturer la jeune femme. J'avais fourré à l'intérieur tout ce qui était susceptible d'être utilisé pour cette petite fête. À vrai dire, je ne me souvenais pas moi-même de tout ce que j'avais fourré à l'intérieur, si ce n'est que ça allait probablement servir. « Un stylet tatoueur noir dernière génération ? Hunter, je te vénère ! » Je fixais mon regard sur l'objet que mon ami avait sorti précipitamment du sac. Effectivement, il avait raison, c'était bien un stylet servant à tatouer. J'eus une légère expression de surprise, ne me souvenais pas réellement d'avoir jeté ceci dans le sac. Bon, dans la précipitation et l'engouement que cette soirée m'avait provoqué durant son organisation, il était fort possible que ce minuscule objet me soit passé entre les doigts sans que je le remarque. J'adressai un simple sourire à Phoenix, surtout ravi d'avoir entendu ces dernières paroles, même si j'avais conscience qu'ils les avaient prononcés sous l'excitation. « Je peux l'essayer dis, dis dis ?! » Il désigna Miléna, et je ne mis pas longtemps à comprendre qu'il voulait couvrir ses épaules qui s'avéraient encore en bon état, compte tenu de ce qu'elle avait subi pour le moment. Oui, elles étaient bien trop propres de tout sang et blessures, ce qui n'était pas normal. « Bien évidemment, il est là pour ça ! » J'eus un nouveau sourire, en ayant l'impression d'être le père du jeune homme. Il était assez grand pour prendre ses propres décisions, et puis Miléna était son cadeau, il pouvait en faire ce qu'il en souhaitait, il n'avait pas de limite à ne pas franchir. Je compris assez rapidement ce qu'il avait en tête, il était facile de faire la liaison entre le stylet et le corps de Miléna. À vrai dire, je m'en voulais presque de ne pas avoir eu moi-même l'idée. C'était tellement ... tellement bien trouvé ! Miléna aurait une marque à vie de sa rencontre avec Phoenix. L'idée qu'elle y soit confrontée à chaque instant de sa vie était très agréable. « En fait, il faudrait qu'elle soit sur le sol, face à moi, ce sera plus facile. Tu peux m'aider s'il te plait ? » Je suivis son regard en direction des couteaux encore plantés dans la chair de la jeune femme. Je hochai la tête en signe d'approbation, tandis que je me dirigeais à mon tour vers le sac aux multiples surprises. J'en sortis un nouveau couteau, que je glissais dans ma poche le temps de quelques minutes. Je m'accroupis aux côtés de notre victime, avant d'ôter lentement et indélicatement les couteaux qui avaient pénétrédans sa chair. Je fis bouger ces derniers volontairement, afin qu'il chatouille ses nerfs, pendant que je les retirais. Puis, détournant le corps de la jeune femme, je me retrouvais à ces pieds, que je tirais violemment afin que le haut de son corps quitte le mur en béton et vienne s'écraser à terre. Et si, au passage, je parvenais à lui décrocher quelques gloussements de douleurs, je ne disais pas non. Je repositionnais ensuite les couteaux dans ses mains, forçant un peu, afin que les pointes se fixent dans le sol. Je sortis enfin le couteau que j'avais été cherché quelques instants auparavant, et je plantai ce dernier dans la cheville de la jeune femme. J'eus à forcer le geste, son os s'étant décidé à se mettre au travers de sa chair et du sol. Après quelques efforts et un bruit m'indiquant que son os avait dû être touché, le couteau s'était enfin décidé à rencontrer le sol. « C'est un petit jeu spécialement pour toi, Miléna. Il s'appelle ''vais-je pouvoir enlever le couteau à l'aide de ma jambe valide ?'' » dis-je avec un léger sourire. À vrai dire, ça s'annonçait des plus drôles. Si seulement elle acceptait d'y participer, ce qui n'était pas gagné. Je reportais mon attention sur Phoenix. Cette fois, Miléna était dans la position adéquate pour qu'il laisse libre court à ces envies. « Elle t'est toute soumise, Phoenix. » dis-je en me reculant légèrement, afin de m'appuyer sur le mur, en position assise. De cette façon, j'avais une vue parfaite sur la scène qui allait se dérouler. J'adressai un sourire à Phoenix, impatient de découvrir quel tatouage allait-il marquer sur le corps de la jeune femme.



you see, in their last moments, people show you who they really are. so in a way, i know your friends better than you ever did. would you like to know which of them were cowards ?
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MessageSujet: Re: HUNTER&MILENA&PHOENIX ► party rock is in the house tonight l violence.   Sam 24 Mar - 18:04

Phoenix n’avait aucune limite. Il cherchait constamment à en apprendre plus sur ses semblables. Il voulait savoir jusqu’à quel point ils pouvaient supporter la douleur avant de devenir fou. Il voulait savoir jusqu’à quel point ils pouvaient le laisser meurtrir leur corps avant de le supplier de les achever. Est-ce que la mort faisait toujours aussi peur lorsqu’il s’agissait de ne plus souffrir ? Phoenix en était arrivé à l’idée étrange que l’homme cherchait surtout à éviter la douleur. C’est pour cela qu’il était si courant de torturer des rebelles aujourd’hui. Peu nombreux étaient ceux qui supportaient la douleur, au point de garder le silence. La perspective de s’en sortir avec le moins de dommage possible les poussaient en général à tout avouer très rapidement. Pour les autres, ils se voyaient mourir, et très souvent, Phoenix finissait par voir la folie les ravager. Aucun homme ne pouvait survivre à la douleur, aucun n’en sortait indemne. Elle s’infiltrait en eux et les dévorait jusqu’à ce qu’il ne reste rien d’humain. C’est pour cela que les vainqueurs des jeux ne sortaient jamais indemnes de l’arène. Parce que la douleur qui les tiraillait là-bas, la souffrance, la peur et la mort qui les entouraient les rendaient fous. Pour toujours. Les cauchemars, la colère et le sentiment d’injustice ne les quittaient jamais plus une fois qu’ils revenaient chez eux. Cette colère avait poussé Phoenix à devenir un tueur. Un pacificateur. Et plus encore, il le poussait chaque jour à faire souffrir les autres au moins autant que lui souffrait. Cependant, avec le temps il avait appris à prendre du plaisir en faisant souffrir ses paires. Il avait appris à se réjouir de les voir gisant dans une marre de sang, le corps meurtri, laissant échapper un dernier souffle, suppliant, avant de rejoindre la mort. La mort, qui avec le temps était devenue une allié pour Phoenix. Dire qu’il ne craignait pas la mort était peu dire. Il partait du principe que tant qu’il lui faisait l’offrande de ses victimes. Ainsi ils avaient conclu un marché tous les deux depuis longtemps. Phoenix tuait pour la complaire, et en échange, elle le laissait vivre. Quand il était ivre, cette idée lui semblait réaliste, et même plutôt normale en sommes. Il avait fait son marché avec la mort, il n’avait rien à craindre d’elle.

Il s’amusait une fois encore de la souffrance d’un autre. Une autre en l’occurrence, et le moins qu’il pouvait dire c’est que Miléna était une victime de choix. Elle se trouvait entièrement à sa merci, et il profitait de son corps de la manière la plus affolante que ce soit. Il n’y avait pas de limite dans les actes répréhensibles que pouvaient commettre Hunter et Phoenix ce soir-là. En réalité, en ce qui concernait Phoenix, il avait tant abusé de la boisson qu’il n’avait plus même conscience de ce qu’il était en train de faire. Alors qu’il affligeait à Miléna son dernier coup de fouet, la mettant entièrement à nue – littéralement parlant – il lui sembla partir un peu plus dans les tréfonds de son être. Il regardait autour de lui sans voir, il agissait sans décidait de ses actes. Il avait des idées folles qu’il m’était à exécutions par pure envie. Juste parce que c’est ainsi qu’il voyait les choses à cet instant précis. Il voulait profiter entièrement de la jeune femme. Il ne s’agissait pas d’un désir sexuel, mais d’un désire sadique. Il voulait la faire souffrir jusqu’à ce qu’elle en meurt. Il ne savait pas si Hunter le désirait aussi, ce qu’il avait prévu pour la suite, mais Phoenix était surexcité à l’idée de la torturer jusqu’à ce que mort s’en suive. Il n’avait pas d’histoire avec Miléna, en réalité il ne la connaissait même pas. Il gardera d’elle le souvenir d’un jouet parmi tant d’autres. Pas même un être humain, elle ne l’était pas ainsi attachée au mur, nue et couverte de son propre sang. Elle était un animal, qui pleurait et qui n’avait plus la force de lutter pour se libérer. Elle n’était rien, pour lui, qu’un cadeau. Un objet, un bout de chair qu’il pouvait détruire à sa guise. Et il était bien décidé à en profiter. C’est pour cela qu’il essayait plusieurs manières de la torturer différents. Les couteaux, le feu, le fouet… et à présent, il voulait qu’elle aussi se souvienne de lui. Il voulait même inscrire leurs rencontres dans sa chaire, au cas où elle en sortirait vivante, qu’elle soit incapable de l’oublier. Quant bien même lui aura sans doute oublier son visage dés le lendemain, remplaçant ces heurs de délire par une gueule de bois affreuse.

Le monde tournait autour de lui. Excentrique, il dansait, criant sa fierté en regardant son ami, Hunter. Il aimait bien Hunter. Et même plus que cela encore. Il était sans doute ce qui s’apparentait le plus à un ami pour lui. Ou à un mentor. Ou a un père. Peut être qu’Hunter était le père qu’il n’avait jamais eu, mais qu’il rêvait d’avoir. Cela n’avait rien d’étonnant, car en réalité Phoenix aurait sans doute aimer que son père le comprenne aussi bien qu’Hunter le comprenait. Mais son père avait fui, ou plutôt l’avait fait fuir, dés qu’il eut vu une lueur de sadisme dans les yeux du jeune Jérémy. Hunter le poussait au contraire à aller toujours plus loin dans les expériences sadiques qu’il pouvait faire en tant que pacificateur. Cependant il ne le poussait pas hors des lois. Ils avaient beau faire des choses ignobles, ils le faisaient toujours dans le cadre restreint de la justice. Après tout cette demoiselle adorable qu’ils étaient en train de torturer sans retenue n’était autre qu’une putain de rebelle, en ce sens il ne devait pas s’en vouloir de la faire pleurer. Et même au contraire, il devait la faire hurler jusqu’à ce qu’elle n’est plus assez de souffle pour respirer. Il était même décidé à le faire avec beaucoup de plaisir. « Je te félicite Phoenix, je suis fier de toi. » La voix d’Hunter étonna un coup Phoenix qui avait presque oublié qu’il pouvait parler. Qu’il n’était pas seulement une image, une pensée qui dansait dans sa tête. Alors pour toute réponse le jeune pacificateur sourit à son ami et reparti en sautillant vers le sac où Hunter avait caché plein de petits jouets amusants à essayer sur Miléna. Trouver un stylet tatoueur dans ce grand sac ne surprit pas vraiment Phoenix, parce qu’il n’avait plus conscience de ce qui devrait être, ce qui était, et ce qu’il voulait qu’il soit. Pour lui tout cela était devenu une seule et même chose. Et il ne pouvait pas mettre des mots sur son désir. Un délire, un doux délire dans lequel il se trouvait enfermé par les effets de l’alcool. Ainsi, fièrement il sortie le stylet, comme s’il s’agissait d’un trophée. C’est le regard surpris d’Hunter qui lui mit un doute sur la pertinence d’utiliser un tel objet sur Miléna. Cependant cela lui avait semblé être l’une des meilleures idées qu’il avait eu depuis le début de la soirée. Mais il était incapable de se souvenir pourquoi. « Bien évidemment, il est là pour ça ! » Le jeune pacificateur retrouva le sourire, presque immédiatement. Apparemment, non, ce n’était pas tant une mauvaise idée que cela si son mentor lui accordait son soutien et sa bénédiction. Alors il se tourna vers Miléna, avec un air plus décidé encore que jusqu’à présent. Il se demandait bien ce qu’il pouvait dessiner. Et alors que son regard parcourait son corps il s’arrêta sur sa belle poitrine. Ses seins intacts. Une idée naquit encore dans son esprit. Sauf qu’il dessinait mieux lorsque le support était au sol.

C’est pour ce faire qu’il demanda de l’aide à Hunter. Son ami sembla très vite comprendre ce qu’il voulait faire. Et pendant qu’il détachait les couteaux qui transperçaient les mains de Miléna, Phoenix se tourna et chercha de quoi nettoyer le corps de la jeune femme pour se laisser un champ libre. Il regarda autour de lui, sur le bar, mais la majorité des bouteilles étaient des bouteilles d’alcool et il doutait que cela puisse nettoyer le corps couvert de sang de Miléna. Cependant, il s’en fichait, et prenant une bouteille d’alcool fort, il ôta son t-shirt, et il passa l’alcool dessus. « C'est un petit jeu spécialement pour toi, Miléna. Il s'appelle ''vais-je pouvoir enlever le couteau à l'aide de ma jambe valide ?' » Phoenix se tourna et observa le spectacle qui se jouait devant lui. Un couteau était planté dans la cheville de Miléna qui était sur le sol, sur le dos, couchée. Elle semblait à moitié endormie, et son corps était grossièrement recouvert de sang. « Elle t'est toute soumise, Phoenix. » Le jeune homme sourit et s’assit sur Miléna, sur ses hanches. « J’aime qu’une femme me soit soumise. » Dit-il d’une voix emplie de perversité. Il passa son t-shirt empli d’alcool sur la poitrine de Miléna et en effaça les traces de sang. Il en profita pour lui pincer les tétons, et lui arracher quelques cris de douleur. Mais ce n’était sans doute rien comparé à la douleur du stylet qui marqua sa peau d’une encre rouge et noire. Il ne se doutait pas qu’il pu être possible d’avoir un si beau résultat, et en fut presque trop ravi. Il se laissa emporter. Sur le sein gauche de Miléna il dessina quelques traits avant de le recouvrir d’ombre et de flammes. Il fut très vite absorbé par ce qu’il faisait et durant cinq minutes un silence de mort régnait dans sa tête. Il ne voyait que le dessin qu’il imaginait se créer sous son regard. Jusqu’à ce qu’enfin un magnifique phoenix règne en maître sur le sein de la jeune femme. Il se releva, ravi du résultat et se tourna vers Hunter. « Qu’en penses-tu ? » demanda-t-il avec un sourire de triomphe.

C’est alors qu’il entendit des pas rapides arriver vers eux. Phoenix regarda la porte, et soudainement il comprit. La fête touchait à sa fin. Peut être que finalement Miléna avait des chances d’en sortir vivante. Mais à présent elle n’en avait aucune d’oublier leur rencontre.
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MessageSujet: Re: HUNTER&MILENA&PHOENIX ► party rock is in the house tonight l violence.   Lun 2 Avr - 21:44

Le coups pleuvaient sans que je n'ai plus la force de serrer les dents ni de retenir de faibles cris de douleurs. Combien de fois le dénommé Phoenix avait-il abattu le fouet sur ma peau ? Combien de fois avais-je sentis du sang glisser le long de mon ventre, le long de mes cuisses ? Cinq, dix, vingt ? J'avais perdu le compte, je ne l'avais même pas tenu. Je n'avais que fermé les yeux. Fermé les yeux en priant pour que cela s'arrête, d'une façon ou d'une autre. Si la mort était la plus rapide des façon, alors je l'attendait avec la plus grande impatience. On ne meurt pas d'un coup de fouet, mais on peut mourir d'une hémorragie interne, les coups que j'avais reçus à la tête était-il suffisant ? On peut mourir en se vidant de son sang. La blessure plus que grave à mes mains serait-elle celle qui aurait raison de moi ? Comptaient-il me tuer ? Me ferait-il au moins ce plaisir ? Ou bien m'abandonneraient-il le long d'un chemin, dans un fossé, ou je me viderait lentement de mon sang, et ou je mourrais d'infection ou de déshydratation ? Je n'avais ressentit cette peur au ventre qu'une seule fois dans ma vie. Une seule fois. Il y a sept ans. Je venais d'achever ma formation. Ma première mission en extérieur.

J'avais été à la fois excitée et morte de terreur de quitter le district 13. Je n'y étais pas née mais j'étais trop jeune pour me souvenir d'autre chose. Autre chose que ces souterrains gris et sans âme. Comment était-ce dehors ? A quoi devais-je m'attendre ? Je ne savais pas. Tout ce que je savais du dehors c'était ce que Cray m'avait dis. Il savait, il était déjà sortit. Alors que je me rendais vers le centre de commande, où nous recevrions les dernières instructions, une mains s'était posée sur mon épaule. « Tu es prête. Ne t'en fais pas. Je t'aurais pas recommandée pour cette opération si je n'en avais pas été persuadé. » Je m'étais retourné. Justement, c'était Cray. Il avait ôté sa main de mon épaule lorsque je m'étais retournée, et m'avait couvé de ce regard paternaliste qu'il savait si bien faire. « C'est toi qui m'as recommandée ? » J'avais souris, timidement. En réalité j'étais flattée. Flattée parce que Cray était la première personne que j'ai jamais rencontré à avoir foi en moi, la première qui avait cru en moi, qui était venu me chercher derrière ma carapace, derrière mon masque de fille sans émotion, froide et dure, c'était lui qui avait fait de moi une soldate, mais aussi une meilleure personne. Et aujourd'hui encore il me montrait que ce n'étais pas juste des foutaises, des promesses en l'air. Il croyait en moi. « Bien sur que je t'ai recommandée. On m'a demandé un nom, j'ai donné le tien. » Un sourire avait rapidement pris sa place sur mon visage avant de s'effacer. Un sourire. Avant ma formation, je ne souriais pas. Pas aux médecins, pas à ma psy, à personne. Je n'avais aucune raison de leur sourire. « Pourquoi moi ? Je veux dire, Lyséa court plus vite, elle est plus petite, plus discrète, Ryan est plus prudent, plus endurant je... » Il avait reposé sa main sur mon épaule, me coupant la parole. « Tu es la meilleure élève que j'ai jamais eu Miléna. Et tu es prête. Ils ne le sont pas, toi si. » Je lui avais souris, mais je n'avais pas su quoi lui répondre. On ne m'avait jamais fait ce genre de compliment. Je n'avais jamais été la meilleure en quoi que ce soit. Jamais. J'étais folle, j'étais une patiente difficile, j'étais têtue comme une mule, je ne guérirais jamais si je refusais mes médicament et les séances avec le docteurs Andrews, mais je n'avais jamais été la meilleure. Il n'avait rien besoin de dire de plus. Cray venait de me faire le plus beau des cadeaux que l'on ne m'avait jamais fait. Il avait confiance en moi. Alors j'étais partie en opération. Et durant le trajet en hovercraft j'avais été terrorisée, du début jusqu'à la fin. La boule qui me serrait le ventre, qui me serrait la gorge n'avait disparu qu'une fois que j'étais revenue dans les souterrains du 13. L'inconnu, je n'aimais pas l'inconnu. J'en avais peur, je le craignais plus que tout.

Plus que la douleur, j'avais peur de mourir. Peur de ce que c'était, de ce qu'il allait se passer. Est-ce que ça allait faire mal ? Allais-je me sentir mourir, sentir que c'était fini ? Les coups de fouets avaient cessés, je pouvais le sentir, même si ma conscience commençait à vaciller. J'étais complètement nue ? Pourquoi étais-je complètement nue ? Les larmes me montaient aux yeux. Mais je fis un dernier effort pour les retenir. Non, je n'allais pas leur faire ce plaisir. Ma tête tournait, ma vision s'était déjà troublée. Je ne voyais plus Phoenix et Hunter, juste deux silhouettes. Ils parlaient, je l'entendais, mais je n'arrivais pas à distinguer les phrases et leur sens. Que quelques mots, des mots que je ne comprenait pas. Une silhouette s'approcha de moi, qui ? Je ne reconnue Hunter qu'une fois arrivé à mon niveau. Un frisson glacé parcouru mon corps, parce que lui savait très bien ce que ma conscience, ce que mon esprit n'étais plus capable d'analyser. J'allais souffrir. Sous peu. Et effectivement, il ne se fit pas prier. Je sentis les couteau quitter ma chair lentement, mais avec une intention de blesser si forte, et une décharge encore plus violente que lorsqu'ils y étaient entrés me ramena à la réalité. Mon esprit recommença à fonctionner à cent à l'heure, analysant tout ce qui tombait sous mon regard. Les couteaux dans les mains d'Hunter, le sang qui s'échappait des mes mains. Un cri s'était échappé de ma gorge, un cri suraiguë et empli de douleur. Je sentis mon corps se dérober, mes jambes ne fonctionnaient-elle plus ? Non, je sentais les mains d'Hunter, qui serraient mes cheville. Mes jambes qui n'attendaient qu'une seule chose, qu'on les aide à me laisser tomber ne se firent pas prier. Je sentis mon corps s'écraser sur le sol. Avais-je réellement une chance de survivre ? Il venait pour m'achever ? J'aurais aimé que ce soit le cas. J'aurais aimé qu'il plante ce couteau dans mon cœur, et que ce soit finit. Mais mon regard croisa le sien, et je vis qu'il n'en avait nullement l'intention. Je le sentais, et son regard me glaça. Mais je ne m'attendais pas à ce qui se produisit. Je ne m'attendais pas à ce qu'après m'avoir libérée il empire ma douleur, en replantant le couteau dans ma cheville. Forçant pour briser mon os au passage. Un cri pire encore que ceux qui m'avait échappée depuis le début des festivité franchit mes lèvres, se brisa, puis se répéta. Lorsque la douleur me permit de reprendre ma respiration, haletais presque et ce geste si simple qu'étais la respiration humaine m'étais devenu douloureux. « C'est un petit jeu spécialement pour toi, Miléna. Il s'appelle ''vais-je pouvoir enlever le couteau à l'aide de ma jambe valide ?' » Il était infect. Je me demandais comment ce type pouvait encore se regarder dans le miroir, comment pouvait-il encore trouver un quelconque plaisir à sa pathétique petite vie. Qui pouvait aimer et tenir à quelqu'un comme lui ? J'espérais qu'il était seul, ou avec quelqu'un d'aussi mauvais que lui. Ce type ne méritait pas la mort. Non, il méritait de vivre la vie la plus misérable au monde. Et d’éventuellement, un jour, trouver une mort douloureuse et pathétique. « Elle t'est toute soumise, Phoenix. » C'était malheureusement la triste vérité. Il avait raison. Je n'avais pas la force nécessaire pour jouer à son petit jeu. « J’aime qu’une femme me soit soumise. » Je ne répondis rien. Il n'y avait rien à répondre, et malgré la douleur je me sentais déjà repartir. Ma conscience commençait à décliner encore plus rapidement que la première fois.

Qu'allait-il me faire? Qu'avait-il inventé comme sorte de torture mentale ou physique ? Je m'attendais au pire, à l'inavouable, je ne savais même pas jusqu'où allait sa cruauté. Avait-elle seulement une limite ? Il versa quelque chose sur ma poitrine, de l'alcool sûrement, puisque ma peau me brûla, et cela à cause de toutes les plaies à vifs causée par la morsure du fouet. Mais je ne serrai les dents, si bien que seuls quelques petits couinements passèrent mes lèvres. Je n'avais plus aucune notion du temps, depuis quand étais-je dans cette pièce ? Depuis quand tout ce petit cirque durait-il. Il approcha un objet que je ne connaissais pas de mon corps. Qu'est ce que c'était ? Une invention, une nouvelle, pour torturer ? Je serrai les dents, m'apprêtant à souffrir. Mais finalement, je ne savais si c'était du au fait que je commençait à ne plus être réellement connectée à la réalité, mais je ne sentis qu'il léger picotement. Je ne comprenait pas, que faisait-il ?

Je dus perdre connaissance, parce que quand mes yeux se rouvrir, c'était pour voir que le pacificateur s'était relevé, et contemplait je ne sais quoi. Des bruits de firent entendre. D'abord lointain, ensuite de plus en plus prêt. Ou bien était-ce mon esprit qui les inventaient ? Non, un bruit sourd, et la porte s'ouvrit, enfoncée. Je tournai difficilement les yeux, et même si ma vue se troublait, je n'eus pas besoin de voir son visage. Cette silhouette, mon cœur essaya tant bien que mal de battre plus fort, alors que je luttais pour rester consciente. Il n'étais pas seul, mais je ne voyais que lui. Hunter avait eu tort. Il était venu me chercher. J'allais peu être mourir de toute façon, mais maintenant je savais, il était venu me chercher. Il était pour moi. Je trouvai la force d'accrocher mes yeux aux siens. « Raven... » Ma voix était faible, mais j'avais bel et bien parlé. C'était moi. Il était venu me chercher. C'est avec cette pensée que je sentis ma conscience décliner dangereusement, et mes yeux se fermer.



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MessageSujet: Re: HUNTER&MILENA&PHOENIX ► party rock is in the house tonight l violence.   Mer 4 Avr - 22:07

Psycho-pacifi's & Team rescue
IF YOU WANT TO GET OUT ALIVE Ҩ no time for goodbye he said, as he faded away. don't put your life in someone's hands, they're bound to steal it away, don't hide your mistakes 'cause they'll find you, burn youn then he said. this is my last time she saids as she faded away it's hard to imagine but one day you'll end up like me, then she said. if i stay it won't be long 'til I'm burning on the inside, if I go i can only hope that i make it to the other side ... if you want to get out alive, whoa-oh, run for your life, if you want to get out alive ...
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Je n'avais pas fermé l'oeil une seule seconde depuis bientôt quarante-huit heures, la vérité c'est que j'étais physiquement épuisé ; Et pourtant, malgré tous mes efforts je n'avais pas fermé l'oeil de la nuit. Comment aurais-je pu penser un seul instant à me reposer alors que Miléna attendait sans doute de plus en plus désespérément quelqu'un vienne la chercher, que quelqu'un la ramène au treize, à la maison. Des soldats du treize qui avaient été torturés au Capitole il y en avait eut, mais peu étaient revenus vivants, et lorsqu'ils étaient revenus ils semblaient avoir subi de telles atrocités que jamais personne ne les entendait en parler. Et Miléna ? Qu'avait-elle subi, comment allait-on la retrouver ... serait-elle seulement toujours en vie ? Chaque heure qui passait était peut-être décisive, une heure de perdue. Mais Coin n'avait rien voulu entendre, tout comme elle ne m'avait pas pris au sérieux lors de la dernière réunion au QG avant-hier, elle ne m'avait pas plus écouté hier soir lorsque j'avais essayé de lui forcer la main. Je me fichais bien de l'insubordination, je me fichais bien qu'elle me sache rempli de subjectivité, je voulais simplement qu'elle comprenne qu'il n'y avait pas une minute à perdre, qu'il ne fallait pas attendre, que nous avions déjà trop attendu. « Pourquoi attendre demain ? On pourrait partir ce soir, plus vite on y sera plus vite on sera rentrés. » La présidente m'avait fixé de ses yeux froids, inexpressifs, avant de me répondre avec un ton qui je prenais presque comme de la moquerie « La sergente Wheeler n'est pas notre première priorité Colonel. Et en d'autres circonstances je doute qu'elle serait la votre également. » C'était injuste, elle n'avait pas le droit de se servir de cette excuse là simplement parce que c'était facile. Ce n'était pas vrai, ça n'avait rien à voir avec Miléna ... ou peut-être que si. Je ne savais plus. « Si on attend, elle sera peut-être morte avant qu'on arrive. » J'avais serré les poings, rien que d'évoquer cette possibilité à voix haute me donnait la nausée, Miléna ne pouvait pas être morte, pas comme ça. « Elle l'est peut-être déjà. Nous perdons des hommes tous les jours, c'est le revers de médaille de notre cause. Une cause à laquelle vous avez adhéré. » A la cause peut-être, mais aux méthodes employées par cette femme je me posais parfois la question. Mais on ne discutait pas les ordres lorsqu'ils venaient d'en haut, et j'avais trop de respect pour la hiérarchie pour tenter de m'y soustraire ... Voilà pourquoi je n'avais rien répondu, voilà pourquoi j'avais été congédié sur ces mots « L'hovercraft partira demain à l'aube, le Major Templesmith et vous serez en charge de l'opération, je n'ai rien d'autre à ajouter. » Elle m'avait mis dehors, aussi simplement que ça, comme si j'étais venu la déranger pour une broutille, pour quelque chose qui n'avait pas ou peu d'importance ... Si Miléna ne revenait pas avec nous en vie jamais je ne lui pardonnerai. Jamais je ne me le pardonnerai.

Le trajet m'avait semblé durer une éternité et jamais, jamais encore je n'avais été aussi stressé avant une mission, jamais je n'avais laissé mes émotions me déconcentrer à ce point. D'ordinaire j'étais connu pour mon sang froid à toute épreuve, pour ma capacité à réfléchir efficacement en toutes circonstances sans jamais me laisser démonter, mais aujourd'hui impossible de garder la tête froide. Depuis notre départ je n'avais pas arrêté de secouer ma jambe nerveusement, et ce malgré les deux ou trois oeillades noires que le Major Templesmith avait jeté vers moi ; Vous parlez d'un type concerné, il donnait l'impression de partir cueillir des fraises ... A moins que ce ne soit mon imagination ? J'étais tellement fatigué, et tellement sur les nerfs. Passé le choc de la nouvelle de ce qui était arrivé à l'équipe de Miléna une chose m'avait taraudé l'esprit, m'avait préoccupé presque en continu, je n'arrivais pas à me souvenir de la dernière chose que je lui avait dite, de la dernière fois que je m'étais retrouvé dans la même pièce qu'elle. Comment était-ce possible, comment pouvais-je avoir oublié à quand remontait la dernière fois que je l'avais vu autrement que de loin ou au détour d'un couloir ? Depuis notre séparation nous avions passé notre temps à nous éviter, et à tout faire pour n'avoir à interagir ensemble que le moins possible, mais pour autant il restait difficile de s'éviter quand on habitait dans des sous-terrains et que l'on exerçait le même métier. Mais en trois ans mon ressenti envers elle n'avait pas beaucoup faibli, et à chaque fois que nous nous retrouvions au même endroit j'essayais de ne pas penser, ou presque pas ... Et maintenant je ne me souvenais plus de la dernière chose que je lui avais dites. C'était stupide, mais j'avais cette affreuse sensation au creux de l'estomac qui me disait que si je ne retrouvais pas ce dont il s'agissait cela allait me porter malheur. Lui porter malheur. Une nouvelle fois j'avais forcé ma jambe à arrêter de trembler frénétiquement, mais quelques secondes plus tard elle avait recommencé sans que je m'en rende compte. J'avais passé tellement de temps à l'éviter, à tenter de l'oublier, de la haïr même en me disant qu'ainsi les choses seraient plus facile ... J'avais perdu trois ans à essayer de la détester, et maintenant je comptais chaque seconde qui passait en craignant de ne plus jamais la revoir, en craignant que la dernière chose que j'ai fait soit la détester. Je ne la détestais pas, même en essayant de m'y forcer, même si elle avait trahi ma confiance tout en sachant à quel point la confiance était quelque chose d'essentiel chez moi, je ne la détestais pas ... je voulais simplement qu'elle soit vivante, je voulais simplement qu'elle rentre.
Fixant inlassablement le sol métallique depuis pratiquement notre départ, j'avais relevé la tête et croisé la silhouette de Kathleen, assise dans un coin. Elle avait durement gagné le droit de nous accompagner, malgré la désapprobation générale de l'équipe, la mienne y compris ... Je n'avais rien du tout contre cette petite, mais je n'étais pas persuadé qu'une recrue aussi peu entraînée nous soit d'un grand secours dans une mission comme celle-ci, dans le meilleur des cas elle nous ralentirait, dans le pire des cas elle prenait le risque de se faire tuer. Mais elle semblait s'être tellement attachée à Miléna ces derniers mois, pouvait-on vraiment lui en vouloir pour ça ? Pour ne pas supporter d'être mis à l'écart et de devoir attendre sagement que les choses se passent ? Moi je ne pouvais pas, j'étais dans la même situation, si on ne m'avait pas autorisé à venir ... Non, on m'aurait autorisé, j'aurais fait des pieds et des mains pour qu'on me laisse venir, je ne leur aurait pas laissé le choix. Cray avait été plus difficile que moi à convaincre finalement ... Je crois qu'il avait cédé uniquement pour Miléna. La seule condition c'était qu'elle ne quitte pas l'hovercraft, et qu'elle nous attende ici « On va la ramener. C'est une promesse. » c'était ce que je lui avais dit ; J'avais promis que nous ramènerions Miléna, alors Miléna ne pouvait pas être morte. Inconsciemment j'avais tourné la tête vers Cray, je ne savais pas quoi penser de ce type, je crois que sa proximité avec la Présidente Coin me posait problème ; Je ne discutais jamais les ordres mais il m'était déjà arrivé de me dire que Coin prenait une mauvaise décision, et celui qui la conseillait c'était lui, par conséquent c'était lui aussi qui prenait de mauvaises décisions. Pourquoi n'avait-il pas insisté pour que nous partions hier, pourquoi n'avait-il pas pour une fois utilisé son influence sur Coin à bon escient ?

Je ne me rappelais plus à quel point je détestais le Capitole jusqu'à ce que nous nous y posions, même l'odeur qui y régnait me gênait ... Au treize nous étions bien sûr trop habitués à l'air aseptisé des sous-terrains mais le problème ne venait pas de là, dans les districts l'air était frais, ici il y avait ce mélange d'odeurs indéfinissables, trop fortes, trop mélangées, que seuls ceux qui vivaient réussissaient à supporter sans avoir la migraine. Mais nous n'étions pas restés à l'air libre bien longtemps, très vite nous avions gagné les sous-terrains, seule partie du Capitole que nous finissions à connaitre. Nous avions marché dans la pénombre pendant ce qui m'avait semblé une éternité, en rangs serrés, nos armes serrées dans nos mains prêtes à être utilisé en cas de pépin. Pas un mot, tout semblait réglé comme du papier à musique et grâce aux informations d'une de nos taupes au Capitole nous avions finalement atteint ... Cray avait d'un geste de main donné l'ordre de s'arrêter. Se retournant il avait simplement dit quelque chose que nous savions tous déjà. « La Présidente a été très claire, on fait au plus vite, on ne s'attarde pas ... On est pas là pour casser du pacificateur. » Qui essayait-il de convaincre en répétant cette consigne une nouvelle fois, nous ou lui ? Il ne semblait pas du genre impulsif comme garçon, il ne serait sans doute pas monté en grade aussi vite si il l'avait été d'ailleurs, mais aujourd'hui lui aussi semblait passablement sur les nerfs lui aussi.

Comment nous étions arrivés ici je ne savais plus, je crois que entre le moment où j'avais entendu ce cri glacial dans lequel j'avais reconnu la voix de Miléna et le moment où nous avions fait irruption dans la pièce j'avais eut un moment d'absence. Je sais que j'avais perdu le droit de me montrer possessif envers elle mais c'était Miléna, MA Miléna qui était étendue sur le sol, entre ces deux charognards de pacificateurs. Il fallait que j'agisse, que je fasse quelque chose, n'importe quoi, je ne pouvais pas juste la laisser là, mais j'étais comme tétanisé, mes pieds ne voulaient plus se décoller du sol tout comme mes yeux ne pouvaient plus se détacher de son corps, dénudé et meurtri, couvert de sang, le sien. Était-elle vivante ? Avais-je rêvé ce murmure sur ses lèvres, qu'avait-elle dit ? C'était Templesmith qui m'avait finalement sortit de ma 'torpeur', du blocage qui m'avait empêché de réagir pendant plusieurs secondes ... Miléna, il fallait que je m'occupe de Miléna. J'avais rangé mon arme, provisoirement, à huit contre deux nous avions peu à nous en faire et les deux guignols semblaient de toute façon trop éméchés pour représenter une menace sérieuse. J'étais tombé à genoux, il y avait du sang partout, sur les murs, sur le sol, sur ses bras, ses jambes, son ventre, dans ses cheveux, partout ... elle était livide, tellement que j'avais presque peur de la toucher, peur de devenir témoin de ce que je redoutais depuis le départ, peur de réaliser qu'elle ne respirait plus, qu'elle ne vivait plus. « Milé ... » Je n'avais pas utilisé ce surnom depuis ... trois ans, même son prénom, seulement sergente Wheeler. Mais ce n'était pas la sergente que j'avais devant les yeux, c'était ma Miléna, celle que j'avais perdu, celle que je ne voulais pas perdre, je ne savais plus ... Sans réfléchir j'avais retiré mon blouson et l'avait déposé sur elle, l'idée que quelqu'un d'autre pose ses yeux sur elle, sur son corps tellement abîmé me donnait la nausée. C'est là que j'avais perçu se léger battement de coeur en posant ma main sur son cou, tellement infime mais porteur d'un tel soulagement. Miléna est vivante, ce n'était plus simplement quelque chose que je me répétais pour me rassurer, c'était la vérité. Puis je l'avais vu, ce couteau planté dans sa cheville, cette lame aiguisée meurtrissant sa chair dans un endroit supplémentaire. J'avais été pris d'une seconde d'hésitation, si je la retirais n'allais-je pas faire pire que mieux ? Mais pour la porter je serais bien obligé de le faire tant la lame avait été enfoncée profondément, au point de s'être fichée dans le sol en dessous. Serrant les dents j'avais donc posé ma main sur le manche et d'un coup sec j'avais tiré, mes yeux ne pouvant se détacher du sang qui coulait le long de la lame ... « Toi ... » Mes yeux avaient croisé ceux du plus vieux des deux pacificateurs, Hunter Blackbird-Crowley. Celui qui m'avait pris Miléna, qui me l'avait volé, pas une mais deux fois ... J'avais oublié les ordres de Coin, j'avais oublié Templesmith, je voulais faire payer ce type, je voulais qu'il meurt, je voulais qu'il n'existe plus.


when the day has come that I've lost my way around, and the seasons stop and hide beneath the ground, oh, you tell me to hold on, but innocence is gone and what was right is wrong ⊹ bleeding out
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MessageSujet: Re: HUNTER&MILENA&PHOENIX ► party rock is in the house tonight l violence.   Jeu 5 Avr - 21:04




RESCUE TEAM AND PEACEKEEPER
❝ party rock is in the house tonight ❞

« A votre ordre, Présidente. » Je gratifiais la Présidente d'un dernier hochement de tête avant de quitter la pièce. Demain ? Pourquoi attendre autant de temps ? Si nous voulions avoir une chance de la retrouver, nous devions partir au plus vite ! Après m'être assuré de me trouver hors de vu, je frappais de toutes mes forces dans le mur. Mes phalanges s’explosèrent une à une contre la paroi en béton, m'arrachant un gémissent de douleur. Je devais me contenir. Si je voulais y aller, si je voulais la sauver, je ne devais pas montrer à quel point cette mission m'affectait. Je repris le chemin de la grande salle, le visage fermé, le regard noir. Pourquoi ? Je ne comprenais pas la décision de Coin, et avec tout le respect que je lui devais, elle me paraissait tout faire pour ne pas ramener Miléna vivante. Miléna. Ma Miléna, agonisant sûrement dans une cellule humide du fond des égouts du Capitol. Je secouai la tête, essayant de chasser ces visions d'horreurs de mon cerveau. En vain, sans cesse, je la voyais, une fois entièrement brûlée, défigurée, d'autre fois entaillée de partout, se vidant de son sang petit à petit. Je ne me faisais pas d'idée. Si ces salauds de Pacificateurs l'avaient attrapé, elle ne devait pas se la couler douce. Ils avaient dû la torturer, de toutes les manières possibles pour obtenir des informations. Torturer. Ce mot résonnait dans mon esprit encore et encore, bloquant toute autre information de la part de mon cerveau, annihilant toute autre pensée constructive. Non, je ne voyais pas d'autre alternative. Du moins, si. Il en existait une, bien plus horrible que celle qui m’obnubilait. Elle était peut-être déjà … morte. Et dieu sait combien de mal j'avais à formuler cette idée. Le fait de ne plus jamais voir son visage, entendre sa voix, son rire. Son rire si doux. Je pressai le pas, courant presque, autant pour échapper à l'atmosphère étouffante du Centre de Commandement que pour fuir cet abominable sentiments qui me poursuivait.

Quatre trente du matin. Seulement. Seul dans ma petite chambre immaculée, je ne tenais plus. Impossible de fermer l’œil, et pourtant j'en avais terriblement besoin. Les énormes poches sous mes yeux en témoignaient, marquant les insomnies qui ne me quittaient plus depuis l'annonce de sa disparition. Je devais dormir et pourtant, chaque fois que je fermais l’œil, les pensées les plus horribles refaisaient surface, m'enlevant tout espoir de récupération. Allongé sur le dos, fixant les imperfections du plafond, je comptais les secondes, essayant de faire passer le temps. Mais la nuit passa terriblement lentement. Je m’assoupissais par tranche de trente minutes, et le matin venu j'étais loin de mon compte de sommeil nécessaire. Je commençais à me préparer près d'une heure avant le début de la mission. Après m'être douché, j'enfilais mon uniforme avant de foncer vers le Centre de Commandement. Dans un casier, je m’équipais d'armes un peu partout ; j'enfilais un couteau le long de mon mollet, un petit revolver à la ceinture, sans oublier mon fusil, mon arme fétiche. Je m’assurais que la pilule de cyanure se trouvait toujours dans la poche de ma veste. J'étais près. En avance, mais près. Je commençai à trépigner, à faire les cents pas, attirant des regards curieux autour moi. Je ne devais rien laisser paraître. Faire comme si je partais en mission de routine. Une simple mission de routine. Je tâchais de rester en place sans grande réussite. Une mission de routine, tu parles. A qui j'allais faire gober ça ? Abandonnant tout effort, je m'éloignais du Centre de contrôle qui commençait à s'agiter. Le départ était imminent. Alors que l'anxiété me gagnait de plus en plus, je m’obligeais à ne rien laisser paraître. Mon visage devint froid, dur, comme chaque fois que je me concentrais. Après avoir démonté et remonté mon arme une dizaine de fois, je décidais de me diriger vers la zone de lancement. D'un pas étonnement las, j'atteignis le hangar pile à l'heure. A mon arrivé, je retrouvais mon équipe, composé de mes soldats habituels, plus un invité qui s’était, et qui ne m'enchantait pas vraiment. Raven Abernathy. Lieutenant-colonel de son état, il avait insisté pour m'accompagner. Plutôt étonnant puisqu'il était l'ex de Miléna, Miléna qu'il avait quitté après une histoire de couverture. Il ne me connaissait sûrement que de nom, mais moi, je le connaissais que trop bien, ayant aidé la jeune femme à remonter la pente après cette rupture. Il n'y avait pas à dire, sa présence de m’enchantait pas. Mais c'était les ordres de Coin, et on ne discutait pas les ordres. Je gratifiais mon escouade d'un hochement de tête, et sans plus d'explications, je leur fis signe d'avance. « Allons-y. » criais-je par-dessus le bruit des hovercrafts. Je les observais monter un à un, avant d'être interpellé par l'un de mes soldats. Plus petit, plus maladroit. Je soufflais, ayant oublié la présence de Kathleen. Flottant dans son uniforme trop grand pour elle, je l'aidais à grimper dans l'hovercraft. Elle avait réussi à convaincre la Présidente de nous accompagner. Je ne sais pas comment elle s'y était prise ; contre l'avis de toute l'escouade, elle avait eu l'autorisation de venir avec nous jusqu'au Capitol, à condition qu'elle reste dans l'avion une fois arrivé. Elle devait s'être sacrément attachée à Miléna pour avoir réussi à convaincre Coin. Coin qui ne cédait jamais rien sans qu'il y ait une raison valable. Pour quelle raison était-elle là alors ? La réponse restait encore obscure, bien que l'idée qu'elle veuille s'en débarrasser me traversa l'esprit. C'était idiot. Pourquoi la Présidente voudrait-elle se débarrasser d'une gamine de dix-neuf ans ? La faire participer à une mission à risque me semblait être un bon moyen de l'éliminer sans s'attirer de problème, mais la raison m’échappait encore. De plus, je ne m'autorisais aucune perte humaine aujourd'hui. Miléna comprise.

Nous atteignîmes enfin le Capitol, après plusieurs heures de vol insoutenables. Entre la gamine roulée en boule dans un coin, et Raven, incapable de se tenir tranquille, j'avais toute les peines du monde à rester concentré. Pourtant, ce masque sérieux n'avait pas quitté mon visage depuis notre départ ; j'étais un professionnel, et passé les enjeux personnels de cette mission, elle n'avait rien de bien sorcier. Nous descendîmes de l'hovercraft et pénétrâmes dans les égouts de la capitale. Je les connaissais comme ma poche, ces souterrains, presque aussi bien que ceux du Treize. Je les avais étudiés dans tous les sens, à chacune de mes missions au Capitol. Si bien que je ne sorti même pas ma carte, sachant exactement quel chemin prendre pour atteindre l'endroit où ils l'a tenaient. Nous avancions dans le calme, en rangé parfaite, avec pour seul son le tapotement rythmé de nos bottines sur le sol. Arrivé à destination, je fis signe au reste du groupe d'attendre. Je me retournai, embrassant mon escouade du regard. Ils avaient l'air confiant, ils étaient bien entraînés. Seul Raven semblait nerveux, à mes côtés il ne tenait pas en place. Je lançai mes dernières instructions. « La Présidente a été très claire, on fait au plus vite, on ne s'attarde pas ... On est pas là pour casser du pacificateur. » Tous acquiescèrent, même Abernathy, qui, cela se voyait facilement, le faisait à contrecœur. Je lançais alors l’assaut, remontant l'échelle vers les appartements où était détenu Miléna.

« Miléna ! » hurlais-je, dans un état second. « Milé tu m'entends? C'est Cray ! Reste avec nous Milé. Tiens bon ma Milé ! » Comment étais-je arrivé là ? A genou devant son corps étalé par terre, je n'avais aucuns souvenirs de ces dernières secondes. A la minute où je l'avais vu, étalée par Terre, j'avais paniqué. Tu parles d'un professionnel ! Une boule au fond de la gorge, je me tenais devant elle, sa peau meurtrie, son regard vide. « Milé ... » répétais-je comme un idiot. J'entendais qu'on se battait derrière moi, mais je ne pouvais détacher mon regard de la jeune femme devant moi. Que lui avaient-ils fait ? Ce fut Raven, s'agenouillant à se tour, qui me fis reprendre mes esprit. Le visage défait, il avait l'air aussi perdu que moi. Me rappelant qui menait les opérations, je me ressaisis. « Occupe-toi d'elle ! Et ne la perd pas ou je te fais la peau ! » hurlais-je, animé par un nouvel élan de colère. Consumé par un désir de vengeance insoutenable, je me relevais cherchant du visage le fautif. La Présidente pouvait aller crever. Je ne laisserais pas ces salops de pacificateur s'en tirer comme ça. L'escouade les avait déjà immobilisés, en attendant mes ordres. Je me dirigeais vers le plus âgé, le regard noir. J'envoyais mon poing dans son ventre. Toute la colère, toute la frustration que j'éprouvais depuis ces derniers jours, toute l'angoisse que j'avais emmagasiné cette semaine, tout cela regroupé dans un même coup, qu'il avait sans doute sentie passé. Ignorant les contestations de mes soldats, j'envoyais mon poing une nouvelle fois, vers son visage cette fois. Puis un autre. Et encore. Je voulais qu'il crève. Je voulais qu'il meure en endurant la même chose qu'il avait infligée à Miléna. Non. Je voulais qu'il ait encore plus mal. M'acharnant, sur le jeune homme, ce fut encore une fois Raven qui me fit reprendre mes esprits. Entre deux coups, je l’aperçus s'éloigner du corps lacéré au sol. Dans un crie de rage, je laissais le pacificateur entre les mains de mon équipe, accourant au chevet de Miléna. Il l'avait recouverte de sa veste. Inutile. Il fallait la soigner. Il fallait faire quelque chose. Affolé, je tâtonnais son corps au endroit qu'ils avaient épargné, ne savant pas quoi faire. Dans un grognement, j'envoyais voler la veste à l'autre bout de la pièce. « Mais putain, Abernathy ! Quand je te dis de t'occuper d'elle, tu t'exécute, merde ! » hurlais-je. Il ne m'écoutait sûrement pas, mais tant pis. Impuissant devant elle, je ne savais pas quoi faire. La tête me tournait. Je devais agir. Je devais la soigner. « Reste avec nous Milé. J'ai besoin de toi, je t'en prie !» murmurais-je à son oreille avant de l'embrasser sur le front.
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