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 Au travail, le travail pense pour nous. [PV HADES]

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MessageSujet: Au travail, le travail pense pour nous. [PV HADES]   Mer 21 Déc - 16:34

    Sourit, tourne, à droite, à gauche, un pas sur le côté, avance toi, envoie nous un baiser, fait la tronche, soit belle et tais toi. J'en ai réellement ras-le-bol, je crois que je vais criser. Surtout, ne pas broncher. Je reste bien en place et j'obéis, un peu comme une bête de cirque, dans le fond. Par contre, pour ce qui est de sourire.. C'est raté. Je fais la tronche, je pense que ça les contrarie. Tant pis, tant mieux. Ce shooting est la cerise sur le gâteau, réellement. J'ai cru que j'allais enfin avoir une journée à moi ce matin, quand je me suis levée, et que j'ai eut le plaisir de voir que mon calendrier annonçait '' Samedi ''. Jusqu'à 11heure environ, j'avais été très heureuse. C'était avant que ce pourri de photographe m'appelle. '' Mlle Blackbird ? J'aimerai effectuer un shooting cet après midi, sur la nouvelle collection de lingerie de monsieur Aaron. Je suppose que cela ne vous dérange pas ? Alors, cet après midi, 16h ? ''

    Noon, bien sûr que non, cela ne me dérange pas ! Un petit sourire, puis j'ai raccroché. J'en ai hurlé. L'oreillette est aller s'écraser par terre, et je l'ai gaiement écrasée avec mon talon, avant de donner un coup de pied dedans qui l'envoya sous mon lit. Lit sur lequel je m'écroulais. Encore travailler, toujours travailler.. Je me demandai si les habitants des Districts se doutaient seulement qu'ils n'étaient pas les seuls à bosser comme des bêtes. Bon, je ne travaillai pas dans les champs mais.. Eux, au moins, avaient le droit à leurs jours de congés. Et je supposai que c'était respecté. De toute façon, je pouvais trouver tout les défauts du monde au Capitole. Je détestai cette ville. Enfin, surtout, je détestais ce métier, et ce bâtiment ultra-sophistiqué qui nous servait de lieu de travail, à moi, et aux autres mannequins et acteurs en tout genre. Ultime demi-tour sur moi même, mine boudeuse à l'appareil photo. Je n'étais pas d'humeur à jouer à la petite mannequin modèle. Mais alors, vraiment pas.

    '' OK, c'est bon pour aujourd'hui ! Louve, j'espère te voir un peu plus souriante demain, je doute que le Capitole apprécie de voir ce joli minois si contrarié. ''

    Je lui adresse un petit sourire et grince des dents. Hypocrite jusqu'au bout des ongles. Je tourne les talons, faisant voltiger ma crinière brune, et sans attendre quoi que ce soit d'autre, je me précipite dans ma loge, sans prendre la peine de fermer la porte, et me précipite devant le miroir, m'appuyant sur la table de mes deux coudes. Je me laissai tomber dans le fauteuil pivotant derrière moi, et penchais ma tête en arrière ne fermant les yeux. Oh, bien sûr, j'avais eut une pause il y a.. Deux heure et demi ? Trois heure ? Mais enfin merde, j'étais pas encore une bête de foire ! Quoi que.. Agacée, je me mis à crier pour me défouler les nerfs ;

    '' Agnès ! Apporte moi un verre d'eau, et dépêche toi ! ''

    Voilà, le seul pouvoir que j'avais dans ce métier, c'était de gueuler pour qu'on m'apporte de l'eau. La petite blonde se dépêcha de m'apporte un pichet d'eau avec un verre, qu'elle remplit entièrement. Je ne pris même pas la peine de la remercier, trop exacerbée par l'injustice de ce boulot. Elle repartit aussi discrètement qu'elle était venue. Si je ne me défoulai pas très rapidement, j'allais mordre quelqu'un. Je portai le verre à mes lèvres, et tournant le dos à la porte, je m'isolait du monde à ma manière. La guêpière rose pâle que je portai me donnait l'impression d'étouffer. Stop. Un rien m'exaspérait, il fallait que je me calme. Du silence, des vêtements qui ressemblaient à autre chose, et du silence.
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MessageSujet: Re: Au travail, le travail pense pour nous. [PV HADES]   Mer 21 Déc - 22:37

Des flashs, encore des flashs. Partout des flashs. Ponctués par les ordres secs et rapides des photographes « regarde-moi », « pivote sur ta droite » « plus sensuelle bon sang, plus sensuelle ! »… Quelle atmosphère barbante ! J’étais venu attendre Hulk à la sortie de son travail, mais il s’avéra que je m’y rendis avec 3 heures d’avances. Les minutes semblaient devenir des heures. Mon dieu que je m’ennuyais ! Regarder les mannequins jouer de leurs atouts pour séduire les caméras devînt très vite soporifique. Que pouvais-je bien faire pour faire passer le temps ? Converser avec les personnes présentes aurait pu s’avérer divertissant mais leurs discussions étaient toutes plus ennuyeuses les unes que les autres. Un groupe de personnages à l’allure soigné, mais déluré, se trouvait en discussion mouvementée. L’un essayait de convaincre l’autre que la photographie de mannequinat se trouvait être un art, tandis que l’autre se trouvait offensé de cette comparaison pensant que cela ferait injure aux grands photographes de jadis. Un débat s’anima et tous deux se lançait une joute verbal étalant le peu de leur de culture. Chaque argument était accompagné de mouvements d’acquiescements de la part des autres individus présents dans le groupe. Ils m’agacèrent au plus haut point. D’abord parce que leur allure, se voulant recherchée et suivant la mode de Panem, était tout simplement ridicule, mais aussi parce que leur propos étaient un ramassis d’inepties. Un vieil adage me revînt en mémoire « la culture c’est comme la confiture : moins on en a, plus on l’étale. » Si je ne supportais pas l’ignorance, être faussement cultivé et s’en vanter m’insupportait d’autant plus. Je me mis donc en marche dans le bâtiment, une minute de plus à écouter leurs jacassements et je commettrais un meurtre. « Quelle bande d’imbéciles ! » pensais-je. Je tempêtai dans ma tête de la sorte pendant plusieurs minutes, dépassant plusieurs couloirs. Au bout de l’un d’eux, je vis une vieille connaissance, la mine boudeuse, sortir en trombe. Un large sourire machiavélique étira mon visage. J’avais peut être trouvé comment m’occuper…
De manière nonchalante je traversai le couloir. Arrivé devant la salle que cette dernière venait de quitter je ne pus retenir ma curiosité et y passa la tête. Un homme, appareil photo autour du coup, secouait la tête de gauche à droite d’un air à la fois exaspéré et embêté. Sans doute avait-elle encore fait des siennes. Bah, tant mieux, cela me donnera encore plus matière à la ridiculiser. C’était devenue comme un jeu pour moi : chaque fois que je le pouvais, je m’évertuais à faire des quelques minutes passée ensemble un véritable enfer pour elle. Après tout, je ne m’appelle pas Hadès pour rien.

Je me dirigeai vers sa loge dont la porte était restée ouverte. Une phrase en sorti, balançait sur un ton d’énervement. Elle devait être à bout de nerfs pensais-je :

'' Agnès ! Apporte-moi un verre d'eau, et dépêche-toi ! ''

Hoho, l’agacement se ressentait au ton de sa voix, et je jubilais d’avance au plaisir que je prendrais dans les minutes qui suivront. La fameuse Agnès rentra précipitamment dans la pièce avec un plateau et en ressorti presque aussitôt, comme fuyant un monstre. Je passai le pas de la porte et restai là, immobile et silencieux, quelques instants. Manifestement elle ne s’était pas rendu compte de ma présence. Elle portait une guêpière rose qui lui moulait le corps. Si sa personne me sortait par les yeux, je ne pouvais nier que son physique ne me laissait pas de marbre. Quel homme, normalement constitué, aurait pu affirmer que le corps de cette fille n’était pas agréable à regarder ! A cet instant particulièrement. Elle poussa un long soupir, attrapa le verre que l’on venait de lui apporter, en bue quelques gorgées, puis le reposa. Elle resta sans bougeait quelques instant, sans doute savourant le calme qui régnait dans sa loge. C’était donc le moment parfait pour l’empêcher de gouter à ce silence.

« Marionnette sans cervelle et maintenant incompétente… Dis donc, ils ont tout gagné avec toi ! »

Elle se retourna d’un bond, un éclair de rage fusa dans son regard lorsqu’elle me reconnue. Jubilant de cette situation, je m’assis dans un fauteuil sur ma droite, croisant les jambes, pour bien lui signifiait que je prenais mes aises. Je la vis esquisser un mouvement de lèvre, mais l’asséna immédiatement d’une nouvelle vague de propos acerbes.

« Très jolie tenue sois dit en passant, je suis sûr que tu ferais fortune sur le boulevard principale disons hum… aux alentours de minuit ! Ca ne devrait pas trop te changer de tes occupations habituelles. Tu sembles avoir grossis non ? Tu devrais faire attention tu sais, sans ton physique le Capitole n’en a que faire de toi, d’ailleurs personne n’en aurait cure. A quoi d’autre pourrais-tu bien servir ? Je doute qu’une activité, en dehors de faire la potiche dans des tenues presque inexistantes, soit dans tes capacités. Enfin si je dis ça, c’est pour toi… Je ne veux que ton bien tu le sais »

Je ponctuai cette dernière parole d’un très large sourire, puant l’hypocrisie. Voilà qui m’avait revigoré ! J’allais enfin commençait à m’amuser…
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MessageSujet: Re: Au travail, le travail pense pour nous. [PV HADES]   Jeu 22 Déc - 11:16

    Enfin, du silence. Je passai une main dans mes cheveux sans rouvrir les yeux pour autant, essayant de me calmer comme je le pouvais. Ce qui était très, très difficile. Par chance, à force de hurler, j'avais réussi à obtenir une loge avec des murs épais qui m'isolaient des piaillements et des cris des photographes, mannequins, et de tout leurs acolytes. Je n'avais pas besoin de supporter plus que cela leurs plaintes, leurs rires et leurs conversations déplaisantes. On aurait dit.. Un troupeau de petits singes maniérés. Je souriait à cette pensée stupide, et reposait le verre sur la table, quelque peu calmée, lorsqu'une voix me fit sursauter ;

    « Marionnette sans cervelle et maintenant incompétente… Dis donc, ils ont tout gagné avec toi ! »

    Bordel. J'avais envie de me cogner la tête contre le mur. Mais qui avait donc eut l'amabilité de s'adresser si gentiment à moi ? Je fis volte-face, foudroyant le nouveau-venu du regard. Hadès. Pitié. Cette journée était déjà horrible, et il fallait en plus que ce petit pourri vienne m'emmerder ? Le petit sourire suffisant qui restait figé sur sa figure me donnait des envies de meurtres. Il s'installa dans un fauteuil et croisa ses jambes sans rien demander. J'allais le frapper, j'en étais certaine. Il fallait, absolument, que je me calme. Même si ce n'était pas gagner. Les quelques secondes de silence que j'avais put m'accorder étaient bien loin, maintenant, ce qui me contrariait au plus haut point. Je m'apprêtais à lui demander qui lui avait donner la permission de s'assoir, et même la permission d'entrer, lorsque sa voix franchit de nouveau le seuil de ses lèvres.

    « Très jolie tenue sois dit en passant, je suis sûr que tu ferais fortune sur le boulevard principale disons hum… aux alentours de minuit ! Ça ne devrait pas trop te changer de tes occupations habituelles. Tu sembles avoir grossis non ? Tu devrais faire attention tu sais, sans ton physique le Capitole n’en a que faire de toi, d’ailleurs personne n’en aurait cure. A quoi d’autre pourrais-tu bien servir ? Je doute qu’une activité, en dehors de faire la potiche dans des tenues presque inexistantes, soit dans tes capacités. Enfin si je dis ça, c’est pour toi… Je ne veux que ton bien tu le sais »

    Je frémissais lorsqu'il évoqua ma tenue. Et dire que j'avais presque réussi à oublier cette guêpière. Tout dans son attitude me faisait le haïr, autant son ton hypocrite que ce sourire de satisfaction que je pouvais lire sur son visage Je serrai les poings, exaspérée. Casse toi, Clever. Et tais-toi, par pitié ! Je jetai un coup d'œil vers la porte, prévoyant déjà de sortir. Je n'étais vraiment pas d'humeur à recevoir ses sarcasmes. Mais je ne voulais pas lui donner l'impression de choisir la facilité. Je le fixai dans les yeux, et prononçait d'une voix glaciale et suffisante, hautaine :

    '' Tu n'as aucun commentaires à faire sur mes activités. Tu ne me connais pas, Hadès . Quand à ma prétendue prise de poids, je ne pense pas que ça te regarde. En fait, ça ne te regarde en aucun points. Et, si tu souhaite réellement mon bien, alors dégage, Clever. ''

    Je le fixai d'un regard noir, ne faisant aucun commentaires sur ses allusions quant à mon importance pour le Capitole. Je ne voulais surtout pas lui donner cette satisfaction. Il savait tout aussi bien que moi que je ne supportait pas ce genre de remarques, j'étais certaine qu'il tenait à me pousser à bout. Mais je ne voulais pas lui donner le plaisir de me voir craquer, certainement pas. Les photographes commençaient à partir, pour rentrer chez eux, et j'aurai vraiment apprécier d'en faire de même. Ce qui était momentanément impossible, avec cet abruti qui s'était royalement invité.
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MessageSujet: Re: Au travail, le travail pense pour nous. [PV HADES]   Jeu 29 Déc - 16:43

En un éclair la rage fusa dans ses yeux. J’avais utilisé les mots parfaits pour atteindre le paroxysme de sa fureur. Je voyais la colère sur son visage. Mâchoire crispée, poings fermés, tout son être me disait « casses-toi où tu vas t’en prendre une ». Cette perspective me fit rire intérieurement. Je la voyais déjà se débattre en vain en essayant de m’atteindre, pendant que je lui retenais les poignées, ce qui l’a paralyserais dans sa lutte. « Elle ne peut rien contre moi » pensais-je. Cependant, si elle en venait aux mains, je devrais me contenir, car il serait à l’inverse de mes principes de frapper une fille. Elle resta quelques instant à me fixer d’un regard glacial, qui m’amusa plus qu’autre chose. Elle finit par lancer, d’une voix hautaine empli de dédain :

« Tu n'as aucun commentaires à faire sur mes activités. Tu ne me connais pas, Hadès . Quand à ma prétendue prise de poids, je ne pense pas que ça te regarde. En fait, ça ne te regarde en aucuns points. Et, si tu souhaites réellement mon bien, alors dégage, Clever. »

Je laissai paraitre un léger sourire. Je remarquai qu’elle n’avait pas relevé l’allusion au Capitole, ce qui de toute évidence avait été la chose qui l’avait le plus atteinte. Pourquoi ne pas continuer dans cette direction pensais-je. Les photographes et autres intermittents commençaient à partir, et je ne pouvais ignorer l’envie plus que flagrante de Louve d’en faire de même. Je savais que la seule chose qui la retenait était ma présence, là, assis sur le fauteuil comme dans mon propre salon, je pouvais sentir l’exaspération de la jeune femme. Je décidai donc de pousser ce jeu jusqu’au bout

« Agnes ?! »

La jeune femme, qui était apparue quelques minutes plus tôt pour servir Louve entra sans se faire attendre dans la pièce et m’interrogea du regard

« Pourriez-vous m’apporter un café je vous prie, ainsi que l’un de ces succulents gâteaux que j’ai pu apercevoir dans l’entrée. »

Il ne fallut pas moins de deux minutes à Agnès pour déposer ma requête sur une petite tablette à coté de mon fauteuil. Louve paraissait à la fois sans voix devant une telle outrecuidance et au bord de la crise de nerfs. C’était un tableau plutôt amusant à voir, comment elle essayait de paraître insensible à mes provocations, sans trop de résultats il faut l’avouer.

« Il ne faut pas s’énerver comme ça ma jolie, nous sommes entre gens civilisés. Je pense seulement qu’il est de mon devoir de t’avertir de surveiller ta ligne, il serait dommage que tu te retrouves sans gagne-pain à devoir faire les trottoirs. Non pas que cela m’intéresse grandement je dois l’avouer… Mais tu sais aussi bien que moi que tu n’es qu’un pantin pour le Capitole, on ne te demande rien d’autre, juste sois belle et tais toi ! Quoi que sur ce point je dois reconnaitre qu’il faut remercier le Capitole, il ne manquerait plus qu’ils te donnent la parole ! Pitié, épargnez nous cela ! »

Je m’arrêtai pour boire une gorgé de café. Le liquide chaud coula le long de ma gorge et m’apporta une sensation de bien-être. Le gateau était à la hauteur de mes espérances, aussi succulent que son apparence.

« Humm ! Excellent ce café, tu devrais t’en prendre un. Oh mais où aies je la tête j’en perds mes bonnes manières : assieds-toi je t’en prie ! »

Bingo, avec cette dernière tirade je ne faisais que lui montrer un peu plus que je me sentais chez moi et quoi qu’elle puisse dire, j’étais en position de force. Elle resserra un peu plus son poing. Pathétique, pensais-je, de la sorte, elle perdait toute prestance et toute crédibilité dans l’indifférence qu’elle tentait de laisser paraitre.
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MessageSujet: Re: Au travail, le travail pense pour nous. [PV HADES]   Sam 31 Déc - 14:43

    Caaaalme, Zen.. J'avais jamais été réputée pour mon self-contrôle à toute épreuve, ni pour ma zen attitude, mon calme absolue. Je fixai le petit emmerdeur d'un regard noir. Pour ce qui était de feindre l'indifférence, c'était raté. Je serrai tellement les poings que mes jointures en devenaient écarlate. Je me faisait mal toute seule. Mais si je lui collais une grosse baffe, il serait foutu de m'en rendre une. Ou de me traiter de cinglée en riant. J'allais exploser. Mais je savais pertinemment que c'était ce qu'il désirait. Me pousser dans mes derniers retranchements. Me donner l'envie de me cogner dans le mur, de hurler. J'avais jamais chercher à comprendre pourquoi je n'aimais pas Hadès, c'était chimique. Nous avions été créés pour ne pas nous entendre, voilà tout. Il était tout ce qui m'insupportait. Un gosse de riche, né avec une cuillère dorée dans le bec, à qui tout souriait. Il était prétentieux, arrogant, sûr de lui.. Je voulais le voir tomber de son piédestal, voir ce sourire suffisant s'effacer de son visage, le voir tomber, sombrer dans l'oubli.

    Il répondit à mes paroles par un simple sourire arrogant, comme si ce que je disais ne l’atteignait pas. Je croisai les bras contre ma poitrine, me mordant la langue si fort que je sentis une goutte de sang perler sur mes papilles. Je voulais qu'il parte, et tout de suite. J'avais des envies de meurtre. Le voir là, assis sur mon fauteuil comme si il était chez lui, avec ce petit air satisfait qui ne le quittait pas, me mettait littéralement hors-de-moi.

    « Agnes ?! Pourriez-vous m’apporter un café je vous prie, ainsi que l’un de ces succulents gâteaux que j’ai pu apercevoir dans l’entrée. »

    J'écarquillai les yeux, sur le cul. La petite demoiselle blonde passa la tête par la porte, et revint immédiatement avec un café fumant et une part de moelleux. Je passai une main dans ma tignasse brune, fermant les yeux. Zen. Je soufflai longuement, essayant de toutes mes forces de me retenir de lui sauter dessus pour l’égorger. Je ne cherchai plus à jouer l'indifférente. J'étais crever, exaspérée, et plus même, totalement verte de rage. J'avais par dessus tout envie de rentrer chez moi, et de me laisser tomber comme une masse dans mon lit. Mais non, parce qu'Hadès Clever avait eut la gentillesse de faire un détour pour venir me faire chier.

    « Il ne faut pas s’énerver comme ça ma jolie, nous sommes entre gens civilisés. Je pense seulement qu’il est de mon devoir de t’avertir de surveiller ta ligne, il serait dommage que tu te retrouves sans gagne-pain à devoir faire les trottoirs. Non pas que cela m’intéresse grandement je dois l’avouer… Mais tu sais aussi bien que moi que tu n’es qu’un pantin pour le Capitole, on ne te demande rien d’autre, juste sois belle et tais toi ! Quoi que sur ce point je dois reconnaitre qu’il faut remercier le Capitole, il ne manquerait plus qu’ils te donnent la parole ! Pitié, épargnez nous cela ! »

    Ne pas s'énerver. J'esquissai un sourire sarcastique. Ne pas s'énerver. Il se moquait de moi. Littéralement. Je levai les yeux au ciel et soupirait, avant de reporter mon attention sur lui. Au fond de moi, je bouillonnais. De quel droit ce type, qui vivait sur le compte de ses parents, venait juger de ma vie, de mes actes ? Je savais en quoi consistait mon métier. Cette petite répétition quotidienne ne m'amusait pas. Je me demandai à quoi ressemblait la vie, la vraie. Et même si l'on avait essayé de me faire rentrer dans le moule, j'avais jamais réussi à m'adapter à la vie que je vivais. Il le savait, tout aussi bien que moi. Il s'amusait, j'étais certaine qu'il était venu chercher une distraction. Et puis, il m'avait trouvée.

    '' Laisse tomber, tu veux ? Je ne t'aime pas, tu ne m'aime pas, et à vrai dire je m'en moque. Maintenant, si vous pouviez avoir l'amabilité de sortir de ma loge, toi, tes remarques à la con et ton petit air déluré, ce serait gentil. Avec tout le respect que je te dois, entre gens civilisés. ''

    J'ajoutai, d'un ton hypocrite et mielleux, appuyant bien sur les derniers mots. J'inclinai la tête sur le côté, sans cesser de le foudroyer du regard, gardant mes bras serrés contre mon corps. Laissant s'écouler un peu de la tension accumulée toute la journée. Pourtant, Clever ne semblait pas décidé le moins du monde à se bouger. Le contraire m'aurait grandement étonné, en réalité.

    « Humm ! Excellent ce café, tu devrais t’en prendre un. Oh mais où aies je la tête j’en perds mes bonnes manières : assieds-toi je t’en prie ! »

    Je restai debout pendant un instant, face à lui, sans ciller, tout en continuant de le fixer. Puis, je soupirai, soufflant sur une mèche qui était devant mes yeux. Il allait finir par me tuer. Je finis par dire ;

    '' Qu'est-ce que tu veux, Hadès ? ''

    Ma voix avait sifflé, colérique. J'en avais réellement ras-le-bol. Je resserrai encore d'avantage mes poings. Si cela n'avait tenu qu'à moi, il se serait déjà pris mon poing dans la figure. Malheureusement, j'étais mannequin, et pas encore boxeuse. Les sept heure de sport que je faisais par semaine ne me servaient pas à apprendre à frapper sur les petits prétentieux, mais à garder la ligne. Et je ne tenais pas à me retrouver ne position de faiblesse devant lui.
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MessageSujet: Re: Au travail, le travail pense pour nous. [PV HADES]   Mer 4 Jan - 23:41


Les mots qu’elle prononça sifflèrent de colère :
'' Qu'est-ce que tu veux, Hadès ? ''
Ses poings se resserrèrent davantage. Je devais bien avouer que la voir à ce point sensible à mes remarques et mon attitude m’emplissait de contentement. Elle était au bord de l’explosion.

« Ce que je veux ? hé bien… un tas de choses… Je voudrais être en été, un beau soleil bien chaud qui viendrait se refléter sur ma chevelure. Je voudrais déjà être haut juge. Je voudrais aller dans ce restaurant assez convivial au coin de la rue. Je voudrais que Hulk se bouge le derrière pour finir, bien que je doive reconnaitre que ta présence m’amuse beaucoup. Je ne serais pas contre également une soirée mondaine. Je voudrais tout un tas de chose, mais en l’instant présent ce que je voudrais le plus serait que Dieu, bon et misérable dans notre souffrance, eut la brillante idée de te doter d’un cerveau lors de ta naissance. »

Je bus une gorgée, et ponctua cette dernière phrase de mon plus beau et plus hypocrite sourire. C’est vrai ça, en fin de compte pourquoi je m’acharne autant sur cette pauvre fille. Peut-être ne m’avait-elle jamais rien fait ? Peut-être avait-elle toujours voulu chacun chez soi et tout le monde content. Mais la voir trépigner de colère sans pouvoir s’énerver réellement était jubilatoire. Cela pouvait peut-être paraitre méchant… Mais Louve n’hésitait pas non plus à déverser son fiel lorsque l’envie lui prenait. Il suffisait de voir comment elle osait s’adresser à son équipe technique, ou encore à cette pauvre Agnès. Elle semblait terrorisée chaque fois qu’elle devait entrer dans la pièce et faire face à la jeune femme. Il fallait que quelqu’un ose s’opposer à elle, ose la remettre à sa place. Après tout, qui était-elle ? Devoir faire la potiche sans cesse devant un objectif, dire oui à tout ce que le capitole lui demandait, être un pantin, une marionnette. Sourires feins, poses humiliantes. Un instant je me mis à plaindre cette personne et sa vie de faux semblant. Puis elle poussa un sourire d’exaspération qui me ramena bien vite à la raison. Son air hautain et suffisant aurait pu en d’autre circonstance m’énerver et me pousser à l’humilier davantage ; mais la voir perdre toute contenance était pour l’heure beaucoup plus divertissant.

« Tu devrais respirer un peu tu sais, on dirait que tes yeux vont exploser. Il serait fâcheux de salir cette belle tenue »

D’un coup mon attention se porta à nouveau sur ce qui semblait être une guêpière. Elle ne devait pas avoir beaucoup d’estime d’elle-même, pensais-je, pour se donner ainsi aux objectifs. Je me levai et vins tourner autour d’elle, examinant se tenue.

« D’ailleurs, qu’est-ce exactement ? Des sous-vêtements ? Une guêpière ? Non j’en doute, ces derniers auraient un minimum pour but de couvrir une surface de ton corps. Bout de tissu serait donc plus exact. »

J’attrapai un ruban qui tressait fermait dorsalement l’habit. Je le fis valser dans ma main, Louve se retourna brutalement, comme agressé dans son intimité.

« Regardes toi, où es passé ta pudeur ? »

Je savais que cette réflexion ne la laisserait pas de marbre, et outre le fait de l’énerver la ferait se sentir honteuse. Je n’avais véritablement aucun problème avec le métier de mannequinat, ni avec cette tenue qui saillait parfaitement à son corps. Elle était loin d’être repoussante Louve, c’était d’ailleurs peut être l’une des raisons qui me faisait autant la détester. Je l’aurais sans doute laissé tranquille si son physique ne m’avait pas attiré… Jamais non je ne m’imaginerais la toucher, sa personne me répugnais trop pour cela, mais peut-être avais-je ce besoin de la provoquer…
Je sentais la tension augmenter, Hulk ne tarderait plus trop à arriver, mais je ne voulais pas terminer cette entrevue sur un échec, si j’aimais l’énerver, j’aimais encore plus avoir le dernier mot :

« Tu sais Louve, si tu exècre à ce point ma compagnie, libre à toi de t’en aller »

Je me mis face à elle et lui souris, pleins de sous-entendu. Si elle partait, j’aurais gagné cette manche, elle s’avouerait vaincue pour cette fois. Si elle restait… je devais me préparer à une joute verbale car je sentais qu’elle allait enfin craquer…
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MessageSujet: Re: Au travail, le travail pense pour nous. [PV HADES]   Sam 7 Jan - 22:07

    Je voulais garder une contenance, rester impassible. Mais cela m'était impossible. Je n'avais pas été créée pour être comme ça. Pour être calme, pour ne pas réagir. A la moindre remarque déstabilisante, je partais au quart de tour, je n'arrivais plus à réfléchir. En fait, c'était surtout avec Hadès. Parce que, ce qu'il souhaitait, lui, c'était me voir craquer. Depuis le temps qu'il s'amusait à essayer de me déstabiliser, il savait parfaitement ou il fallait viser pour me faire mal. Et il en jouait, oh oui il en jouait. Et il en était fier. Fier de ressortir gagnant de certains de nos échanges. Et moi, je le haïssait. De toute mon âme, de tout mon être. Je ne supportais pas de le voir porter ainsi un jugement sur ma vie.

    « Ce que je veux ? hé bien… un tas de choses… Je voudrais être en été, un beau soleil bien chaud qui viendrait se refléter sur ma chevelure. Je voudrais déjà être haut juge. Je voudrais aller dans ce restaurant assez convivial au coin de la rue. Je voudrais que Hulk se bouge le derrière pour finir, bien que je doive reconnaitre que ta présence m’amuse beaucoup. Je ne serais pas contre également une soirée mondaine. Je voudrais tout un tas de chose, mais en l’instant présent ce que je voudrais le plus serait que Dieu, bon et misérable dans notre souffrance, eut la brillante idée de te doter d’un cerveau lors de ta naissance. »

    Je levais les yeux au ciel et soupirai tandis qu'il m'énonçait tout les souhaits et les désirs qui lui venaient à l'esprit. Haut-Juge ? Il voulait être Haut-Juge. Cette simple idée m'était insupportable, je ne supportai pas les Hunger Games. Pas seulement parce que des gosses innocents étaient sacrifiés, mais surtout, surtout, parce que je ne pouvais pas ne pas m'imaginer à leur places. En cet instant, moi aussi, j'espérais de tout cœur que Hulk se dépêche de finir. Pour me débarrasser momentanément de cet abruti. Je le vais les yeux au ciel.

    '' Tu es pathétique, Hadès. ''

    Je n'avais rien à ajouter. De toute façon, il avait parfaitement compris le sens de ma question. Mais la seule réponse qu'il trouvait à me fournir était complètement idiote. Je me moquais de ce qu'il voulait faire dans la vie, ce que je voulais savoir c'était la raison de sa présence ici. De toute évidence, il était venu juste pour se divertir un peu. Quel abruti.

    « Tu devrais respirer un peu tu sais, on dirait que tes yeux vont exploser. Il serait fâcheux de salir cette belle tenue. D’ailleurs, qu’est-ce exactement ? Des sous-vêtements ? Une guêpière ? Non j’en doute, ces derniers auraient un minimum pour but de couvrir une surface de ton corps. Bout de tissu serait donc plus exact. Regardes toi, où es passé ta pudeur ? »

    Il s'était levé, et tournais à présent autour de moi, examinant ma '' tenue '' sous tout les angles. Je ne cillai pas, me contentant de continuer à regarder devant moi, les bras croisés. Soudainement, je sentis qu'il tirait sur un des rubans qui maintenait la guêpière à sa place. Sans réfléchir, je me retournais vers lui brusquement, et, saisissant au passage le vers d'eau qui trônait sur ma table, lui jetait son contenu à la figure.

    Il dégoulinait, à présent. Je l'avais interrompu dans sa dernière réplique, alors qu'il me proposait de m'en aller de ma propre loge si sa présence me dérengeait. Mais je ne l'écoutais plus. L'eau suintait de ses cheveux, tombait en goutte le long de ses joues, de son menton. Un immense sentiment de satisfaction m'envahit alors. Mais je n'arrivais pas à sourire. Je ne supportais pas qu'il me touche.

    '' Ne me touche, pas, Clever. ''

    Je lui lançai ça d'une voix glaciale, le foudroyant du regard. Je reculai de quelques pas, m'éloignant instinctivement de lui. Le dégout qu'il m'inspirait alors était intense. Et oui, j'aurais bien aimé partir. Mais je voulais gagner.
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Au travail, le travail pense pour nous. [PV HADES]

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