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 FREYA&GRAHAM → blood on her hands

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MessageSujet: FREYA&GRAHAM → blood on her hands   Ven 2 Déc - 19:48

Le seul bruit notable dans cette ambiance glaciale, est celui de nos chaussures s'écrasant durement sur les feuilles mortes. Dans cette partie de la forêt où les arbres ont tendance à être moins feuillus, le vent froid nous frappe en pleine face. Tous les deux peu vêtus, tout ce que nous pouvons espérer à présent, c'est de ne pas tomber malade. Mais ce n'est pas la seule chose froide, dans l'atmosphère. Ces trois derniers jours ont été .. assez insupportables. Et ce n'est pas de la faute de Graham, je m'en rend bien compte. Il a bien essayé d'engager une conversation ou quoi que ce soit avec moi, mais je l'ai repoussé, à chaque fois. Il faut le dire, je suis plus que mal à l'aise à cause de la façon dont je me suis comportée la dernière fois, et n'ose même plus le regarder dans les yeux. J'ai été tellement stupide ! L'embrasser de cette manière ? Lui exprimer à quel point je tiens à lui ? Je n'aurais jamais dû. J'ai peur qu'il croie que notre relation est changée, à présent. Qu'il attende quelque chose de moi, n'importe quoi, que je ne pourrai jamais lui donner. J'ai peur aussi que nous n'arrivions plus à nous comporter normalement l'un avec l'autre, si jamais il me venait de rejeter ses avances. Je n'ai pas envie d'avoir une histoire amoureuse de quelle sorte que ce soit, en tout cas, pas dans ces conditions.

Du coup, nous ne faisons que marcher. Pêcher, quand nous revenons vers la rivière, et cueillir quelques herbes. Nous n'avons toujours pas réussi à attraper quoi que ce soit en chassant mais je ne désespère pas. Nous nous arrêtons la nuit pour dormir, et quelques minutes durant la journée pour manger et boire. Parfois se baigner un peu, pour se nettoyer. Impossible de perdre du temps avec la manière dont nous vivons à ce moment. Je me demande si nous allons bientôt arriver au district 8 ou même si nous allons dans la bonne direction. Cependant, n'osant pas demander à Graham, je reste dans le brouillard total. Bientôt, alors que nous avançons toujours dans le silence total, je repère des traces étranges au sol. Je fais signe au jeune homme de s'arrêter et m'accroupis pour toucher les traces. Des chaussures, et surement pas des souliers des habitants du district. Les traces sont fraiches. Je relève la tête, alarmée, et reste immobile, scrutant les alentours. J'entends alors quelques cris au loin, comme des ordres, et commence à courir, espérant sincèrement que Graham me suit.

La dernière fois, c'était lui qui avait repéré les méchants et m'avait tiré d'affaire, c'était donc à mon tour. Toujours en galopant, je me retourne pour le voir me suivre de près. Tant mieux, ce serait le pire, de nous séparer à ce moment là. J'entends les pas derrière nous se rapprocher et je regarde en arrière quand un bruit devant nous me fait tourner la tête. Il y en a un. Un pacificateur, juste devant nous. Il semble seul, et pointe une arme droit vers moi. C'est fini, alors. Je commence à regretter mon comportement des derniers jours, me disant que ce serait une mauvaise image de moi que Graham garderait en souvenir. J'entends le coup partir et je ferme les yeux. La douleur ne vient pas. Je les rouvre et vois Graham à terre. Sans réfléchir, je prends le couteau du jeune homme et cours sur le pacificateur avant qu'il ne puisse tirer à nouveau. Je plante le couteau dans son ventre, plusieurs fois, même après qu'il soit immobile à terre. Je le tire vers un buisson pour le cacher, tire Graham également et attends. Mais que diable s'est-il passé ?
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MessageSujet: Re: FREYA&GRAHAM → blood on her hands   Ven 2 Déc - 21:11

Froid. C'est le mot qui qualifie le mieux le silence entre Freya et moi. Glacial. Je crois bien que c'est de ma faute si nous en sommes arrivés à ce point là. J'ai été trop impulsif, et j'ai dû lui faire peur. Triste, pauvre Graham. A peine tu arrives à montrer tes sentiments que tu casses tout ce qui est possible de construire... Alors, à la place de parler, on marche, je pêche, on mange, on marche, et ainsi de suite. Pas de grande conversation, pas de marque d'affection. J'essaie de me dire que c'est uniquement parce que nous devons atteindre le district huit le plus vite possible, mais je n'arrive pas à m'en convaincre. Je me perds souvent dans mes pensées et dans mes réflexions stupides, et je me demande si nous sommes vraiment en direction de ce district. Après tout, nous avons vu nos plans bouleversés plusieurs fois, alors cela ne m'étonnerait pas qu'on soit sur une mauvaise piste, et que l'on tombe sur le mauvais Pacificateur au mauvais moment. Avec ma chance, j'ai bien l'impression que c'est ce qui va arriver... mais je ne dis rien à Freya, et nous poursuivons notre avancée en silence, jusqu'à ce qu'elle me fasse signe de m'arrêter et se mette à observer le sol. Pendant un moment, je me demande ce qu'elle est en train de faire, et brutalement, elle se relève.

Elle attend quelques instants et d'un seul coup, se met à courir comme une dératée. Je ne sais pas pourquoi elle fait ça, mais je m'empresse de la suivre. Nous courons pendant de longs instants, et le paysage se met à se flouter devant mes yeux. Ca m'arrive souvent, ça doit être la fatigue... Et puis elle s'arrête quelques pas devant moi. Je l'imite et étouffe un cri lorsque je m'aperçois qu'un Pacificateur pointe son arme vers elle. Durant un instant, peut-être une seconde, je suis paralysé, mais mes instincts se manifestent rapidement, et alors qu'il appuie sur la détente, je me jette devant Freya. Aussitôt, je sens mon épaule comme exploser et la douleur me fait pleurer. Je tombe lourdement au sol, haletant. C'est pire que tout ce j'ai connu jusqu'à présent. Pire que d'avoir mon coeur brisé, pire que la peur, pire que tout. J'ai l'impression de mourir, même si la balle n'a fait que se ficher dans mon dos, et pas dans mon crâne. J'ai le souffle coupé et je ne me rends plus compte de ce qui se passe autour de moi. Tout ce que je sais, c'est que j'ai sauvé Freya, et que c'est ce qui compte, que si je viens à mourir, elle pourra se débrouiller. Et si je venais de me prendre une balle empoisonnée, un peu comme Dean, avec la fléchette ? Mon coeur bat encore plus vite.

Je sens que l'on me traîne sur une bonne dizaine de mètres et je résiste à la tentation de fermer les yeux et de me laisser partir. J'essaie de respirer par intervalles réguliers, mais j'ai trop mal pour me concentrer sur ma respiration. Je renifle et tente de lever un bras pour effacer mes larmes, sans succès. Je me sens comme un petit vieux qui ne peut plus rien faire, alors que je suis encore si jeune... La balle me fait terriblement mal. Encore plus mal que ce que je n'aurais pu le croire. J'ai la tête qui tourne, et je veux juste que Freya reste près de moi. « J'ai mal... » je me plains en gémissant. Mon attitude est bien différente que celle qu'il y a quelques minutes, mais je n'y peux pas grand chose, et je n'arrive pas à me retenir. Je me roule sur le côté difficilement, grimaçant et pleurant toujours. « Freya, est-ce que ça a l'air grave? » je demande en chuchotant. Je sais que je dois avoir perdu toute crédibilité, et toute virilité, mais je ne m'en soucie pas vraiment.

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MessageSujet: Re: FREYA&GRAHAM → blood on her hands   Dim 4 Déc - 14:18

Je n'arrive même pas à penser à la personne que je viens de tuer. Tout ce qui compte en cet instant, c'est Graham, et je veux tout faire pour qu'il ne me quitte pas à présent. Je ne pense pas avoir le courage d'arriver jusqu'au treize sans lui, et je me sentirais trop coupable. Car c'est à cause de moi s'il est ici. Stupide ! Il a été stupide de se mettre devant moi pour prendre cette balle ! Je l'aurais mieux supporté que lui. Je vois qu'il a du mal à respirer, et même si je ne me suis jamais faite tirer dessus, j'imagine la douleur que cela peut être. J'essaie de réfléchir rapidement, ne sachant pas quoi faire. Graham ouvre la bouche, ce qui est plutôt idiot parce qu'il doit garder toutes ses forces, mais je n'ose pas lui dire de se taire. S'il venait à mourir, je m'en voudrais trop. Il a l'air mal en point .. Vraiment mal en point. Rien à voir avec l'homme que je connais, c'est vrai que la douleur nous change complètement. Il me pose une question et je n'ose lui répondre. A vrai dire, je n'ai même pas regardé sa blessure. J'ai du mal à supporter de voir le jeune homme comme ça .. Et je hais mes sentiments de remonter de cette façon. J'ai envie de pleurer, j'ai envie de le serrer dans mes bras .. Pire, j'aurais envie de l'embrasser et lui dire que tout ira bien. Le problème, c'est que tout ça n'est pas utile. Je dois essayer de le sauver, point. Il ne doit pas voir que je suis bouleversée, cela ne ferait qu'aggraver la situation.

Je décide d'enlever le t-shirt de Graham pour voir à peu près à quoi j'ai à faire. J'y vais lentement, ne me préoccupant même pas de l'aspect de la situation qui aurait été différente à un autre moment. Pas le temps d'admirer son torse ou sa musculature, j'essaie de nettoyer la blessure. Le sang coule à flot et j'espère qu'il n'en a pas perdu tant que ça. Le trou est tellement minuscule, pourtant ! « Graham .. Essaie de ne pas crier s'il te plait, il va falloir que j'enlève la balle .. avec mes doigts. » Je prends une grande inspiration. Il ne peut pas alerter les autres pacificateurs qui ne doivent pas être loin ! Je pose une main sur sa bouche, le regarde quelques secondes avant de rentrer deux doigts dans sa blessure. La balle est profonde, et je dois rester à l'intérieur un long moment avant de l'attraper. Afin de ne pas le faire souffrir plus longtemps, je tire d'un coup sec et retire la minuscule balle qui a causé tant de dégats. Je l'observe quelques instants avant de la fourrer dans ma poche. Je récupère les plantes que nous avons ramassé tout au long de mon chemin et prend celles qui, selon Graham, sont bonnes pour soigner et désinfecter les blessures. Je me doute que cela ne doit pas être agréable, alors ma main presse de plus en plus sur la bouche du jeune homme.

Je ne sais pas quoi faire, à présent. La cage thoracique de Graham monte et redescend de plus en plus rapidement, et j'espère que cela ne veut pas dire que son cœur va s'arrêter. J'essaie de presser des plantes douces sur le trou pour que le sang arrête de couler. Avec mon autre main, j'essaie de fouiller le corps du pacificateur qui est juste à côté et trouve plusieurs armes, dont l'arme à feu avec laquelle il a tiré sur Graham. J'entends alors des pas se rapprocher et attend qu'ils soient à porter pour me lever et leur tirer dessus. Dans la tête. Tous les trois d'affilée. Je n'ai même pas le temps de me féliciter de mes prouesses que je repars vers Graham et pose l'arme à terre. « Ne t'inquiète pas, ils sont .. tous partis » Et c'est à ce moment que le ciel a décidé de nous tremper. La pluie tombe tellement fort qu'on y voit plus grand chose. Je me serre contre Graham pour qu'il ne meure pas de froid, à moitié nu.
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MessageSujet: Re: FREYA&GRAHAM → blood on her hands   Dim 4 Déc - 15:00

J'ai l'impression que mon coeur va me lâcher. Pourtant, je pense que la balle a évité mes organes vitaux de justesse... J'ai le front en sueur, le souffle court et je ne comprends qu'à moitié ce que Freya me dit qu'elle va me faire. J'essaie de me calmer en respirant profondément, mais cela ne marche pas, et je ferme les yeux lorsque je sens qu'elle tâte ma blessure. Je pleure de plus belle, et trempe sa main de mes larmes. Elle retire la balle, et alors qu'elle s'affaire, je contiens un long gémissement de douleur. Rien n'est aussi douloureux que ça. Cette balle, cette toute petite balle, me transforme en un enfant dont j'ai honte d'être. Je veux ma mère. Je veux mon père. Je veux retourner à la maison, aux champs, au district. Je veux que tout ça ne soit pas réel, mais la douleur me rappelle que ça l'est. Freya utilise les plantes désinfectantes que nous avons récupéré en chemin pour nettoyer ma plaie mais j'ai l'impression que ça empire. Et si je m'étais trompé en les cueillant? J'ouvre les yeux, et j'entends trois coups de feu. J'ai peur que Freya ne soit touchée, mais elle se reposte près de moi et m'enlace, et je comprends que c'est elle qui a tiré sur quelqu'un. Est-ce qu'ils sont vraiment morts ? Je n'ai pas le temps de me creuser plus la tête. Une pluie drue nous tombe dessus. Au moins, les gouttes sont bien froides et apaisent mon dos bouillant...

Mais je me rends compte que Freya m'a ôté mon tee-shirt et que je vais attraper une pneumonie. « Freya... » J'ai du mal à aligner les mots. J'avale ma salive et sourit - même si mes lèvres doivent plutôt s'étirer dans une grimace affreuse. « Est-ce qu'ils sont vraiment partis... » Je me fais pitié, et honte, dans cet état. La pluie me tombe dans les yeux et je ne vois plus rien. Je veux qu'elle me serre plus fort et qu'elle me réconforte. J'ai l'impression que je vais mourir. Je ferme les yeux et calme mon coeur, reprenant une respiration quasi normale. Je crois que la douleur m'a anesthésié. Je ne sens plus grand chose, à part la chaleur de Freya contre ma peau nue. « Tu resteras avec moi, hein..? » je chuchote, doutant qu'elle me m'entende, la pluie faisant un boucan d'enfer. Par facilité, j'ai envie de laisser tomber. De mourir. Je ne serais plus traqué, je n'aurais plus à me soucier de la faim, ni du Capitole, ni du treize. Mais malgré toute mon envie que ça s'arrête, je n'arrive pas à partir. Peut-être que c'est parce que je ne suis pas assez blessé - même si je crois avoir perdu beaucoup de sang - ou parce que je n'ai pas le courage de laisser Freya, ma pauvre Freya, seule dans cette forêt. Je ne sais pas pendant combien de temps on reste comme ça.

Mais quand je rouvre les yeux, la pluie s'est arrêtée et même si j'ai retrouvé l'affreuse douleur de ma plaie, je suis heureux d'être en vie. Freya est au dessus de moi et je trouve la force de tendre la main et de lui caresser la joue. Ce n'est pas aujourd'hui qu'elle va réussir à se débarrasser de moi... Je lui souris faiblement. Elle peut bien repousser ma main, se plaindre de mon geste, je m'en fiche. J'ai fait tout ce chemin avec elle, je ne vais pas l'abandonner maintenant. Je replaque ma main le long de mon corps et inspire profondément. Je tourne ma tête lentement pour observer les alentours, et remarque une arme à feu à côté de Freya. Comment est-ce qu'elle a pu se le procurer? Je sens mes yeux s'écarquiller et tout mon corps se crisper. Les trois coups de feu que j'ai entendu, c'est elle qui les a tiré. Mon regarde dévie un peu plus loin et entre deux brins d'herbe je remarque quatre silhouettes. Elle les a abattu ! Elle les a tué ! Je panique brusquement : après vol et délit de fuite, si l'on nous attrape ils pourront nous coller sur le dos le meurtre de quatre Pacificateurs... Pourtant, j'essaie de reprendre un air égal et mes yeux reviennent vers Freya. Tant que je ne lui ai pas demandé, je n'aurais pas la certitude de ce qu'elle a fait et de ce qu'elle n'a pas fait. « Qu'est-ce que tu as fait... Est-ce que... Est-ce que les a tué ? » je demande en murmurant, désignant du menton les quatre corps inertes sur le sol.
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MessageSujet: Re: FREYA&GRAHAM → blood on her hands   Dim 4 Déc - 19:11

Je ne sais pas combien de temps je reste collée à lui. On ne peut pas dire que cela me soulage même un petit peu, je ne suis toujours pas sure qu'il s'en sorte et je ne fais qu'espérer. La pluie tombe, tombe, inlassablement. Dans un sens, je n'ai pas envie qu'elle s'arrête. Parce que quand tout ce sera calmé, nous pourrons réfléchir, analyser. Et je ne suis pas sure que Graham soit totalement OK avec tout ce que j'ai fait pour le garder en vie. Il me parle, me pose une question, mais à quoi bon lui répondre ? Il sait ce qu'il en est. Je resterai toujours avec lui, à présent, je ne crois pas être capable de l'abandonner en arrière. Je ne sais pas s'il s'endort ou quoi, mais il ne parle plus pendant un long moment. Et j'attends. J'essaie d'apprécier la proximité qui m'est donnée à sa juste valeur, et me sens de mieux en mieux en sentant sa respiration contre moi. Il est en vie ! Il est en vie .. C'est tout ce qui compte. Après un bon moment, la pluie s'arrête et je relève le buste, restant toujours au dessus de lui. Je n'ose pas le quitter des yeux même un petit moment, car j'ai trop peur qu'il abandonne et qu'il se laisse partir. Je le regarde ouvrir les yeux et ose un sourire, alors qu'il me caresse la joue. Au moins, je retrouve le Graham de toujours, il n'est pas parti ! Ce petit geste me donne chaud au cœur.

Il commence à prendre conscience de l'état où il est, de l'endroit où il se trouve, et je le vois se crisper petit à petit. Il observe les alentours .. Surement les corps des quatre pacificateurs que j'ai abattu. Je me dis que je n'ai pas fouillé les trois autres puisque je suis restée avec Graham. C'est tout ce que je me dis. Je n'ai pas une once de culpabilité à ce moment présent, après tout, ils ont essayé de nous tuer en premier. Il me regarde et me pose la question tout en les pointant du doigt. « Ils nous auraient tué, j'étais obligée. » dis-je d'un ton calme. Je passe une main dans les cheveux de Graham et me lève pour me rapprocher du corps des trois hommes que j'ai abattu de sang froid. Ils ont quelques armes sur eux et je les récupère. Au moins, cela nous servira. Je trouve même un sachet de fruits séchés dans la poche d'un d'eux et le rapporte vers Graham avec un air victorieux. Je n'ai plus peur à présent. Je m'assois à côté du jeune homme, ouvre le paquet blanc et en verse dans ma main avant de lui tendre. Je ne vois pas s'il en prend ou pas, et avale la reste de la poignée. Dieu, que c'est bon ! Après mangé du poisson, du poisson et encore du poisson, c'est une bonne surprise. Je regarde Graham en souriant mais lui n'a pas l'air particulièrement heureux. Surement encore à cause de la douleur.

Je me sens tellement bien que je m'oublie un peu. Finalement, je déshabille un pacificateur et apporte les habits au jeune homme, cela évitera qu'il meure de froid. J'ajoute à mes propres habits une veste des peacekeepers qui me tiendra chaud et me rassois à côté de Graham. « Je suis tellement heureuse que nous soyons encore tous les deux en vie .. En plus avec les armes que nous avons maintenant, cela va être plus facile. »Je le regarde avec un grand sourire. Il est toujours couché à terre, et je me demande combien de jours nous devrons rester sur place à cause de sa blessure. Finalement, je me penche au dessus de lui et l'embrasse doucement en caressant sa joue. Je m'en fiche bien de passer pour une romantique désespérée, je suis trop heureuse que cette balle ne l'ait touché qu'à l'épaule et que sa blessure ait enfin arrêté de saigner. Qu'il soit assez bien en point pour parler et analyser la situation. « Tu veux quelque chose ? Demande moi n'importe quoi ! »
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MessageSujet: Re: FREYA&GRAHAM → blood on her hands   Dim 4 Déc - 20:51

Freya les a tué. Les quatre. Je tente de me persuader qu'elle a fait ça pour notre survie mais c'est assez déroutant. Je n'aurais jamais cru qu'elle puisse faire du mal à qui que ce soit... Mais cet état de choc se dissipe rapidement lorsqu'elle revient avec un petit sachet de fruits séchés. Elle m'en donne quelques uns que je m'empresse d'avaler sans même les mâcher. C'est sucré, certes, mais c'est terriblement bon... J'esquisse un mouvement pour me redresser un peu mais la douleur se fait plus forte et je reste donc dans la même position, inutile. Freya se lève et revient avec des vêtements propres et chauds. Sans même poser la question, je les enfile, difficilement, et me sent bien mieux. Maintenant, on sera au chaud quoi qu'il arrive, voilà un problème en moins. Je regarde également les armes que Freya a pu récupérer : un arc professionnel, pas un simple bout de bois avec une corde, trois fusils et quelques couteaux avec des lames bien plus longues et bien plus acérées que ma pauvre petite arme. Encore un autre problème résolu. On pourra enfin envisager de chasser, dès que je serais remis sur pied. Toutes ces bonnes nouvelles me rendent extatiques. J'ai l'impression que nos chances de survie viennent d'augmenter d'un seul coup. Freya se penche vers moi et m'embrasse tendrement. Je ne sais pas si ça m'est déjà arrivé auparavant, mais dans ma tête, je comprends que c'est elle.

C'est elle que j'aime et que j'aimerais toujours, c'est avec elle que je veux vieillir, c'est avec elle que je veux passer le restant de mes jours et c'est avec elle que je veux mourir. Elle représente littéralement tout pour moi, et pas uniquement parce que nous n'avons plus rien. Freya se détache de moi et même si elle est toute proche de moi, elle me manque. Je mets ma tête de côté pour pouvoir mieux l'observer. J'ai envie de lui répondre que je veux qu'elle soit mienne à jamais, mais la phrase fait terriblement cliché et je me retiens donc. Je réfléchis pendant un long instant, tentant d'ignorer la vague de réponses kitchs qui me vient à l'esprit, sans succès. « Je veux que tu me promettes qu'au district treize tu resteras avec moi. » Je prends sa main et l'embrasse. « Je ne veux plus être séparé de toi... » je chuchote. «... Mais dans l'immédiat, j'aimerais bien que tu restes près de moi... » Je m'appuie difficilement sur mes coudes et pose mes lèvre sur les siennes. Je l'embrasse aussi fougueusement que mon état ne me le permet, et nous roulons sur le côté sans que je ne m'en rende réellement compte. Tout ce qui m'importe en ce moment, c'est le goût de ses lèvres et son corps contre le mien. Nous restons enlacés par terre pendant un moment jusqu'à ce que je fasse lentement un mouvement de recul et que je pose un baiser sur ce front. « Est-ce que tu sais à quel point je t'aime...? » je chuchote en ramenant ses cheveux derrière son oreille gauche. Je sais que nous sommes encore jeunes, même pas encore majeurs, certes, et que la vie nous jouera peut-être des tours, mais je crois réellement que c'est Freya, l'amour de ma vie.

Je n'aurais jamais cru que je tomberais à ce point amoureux de quelqu'un, et pourtant... Je lui souris. J'en ai presque oublié la forêt et ma blessure. Il n'y a plus qu'elle et sa beauté qui m'irradie. Je baisse les yeux. J'ai envie qu'on reste comme ça pour toujours. Mais pourtant, je sais que nous devons partir. Je porte à nouveau sa main au niveau de mon visage et la pose sur ma joue, fermant les yeux, juste appréciant sa chaleur. « Merci de m'avoir sauvé, Freya. » je dis simplement dans un souffle. Elle nous a sauvé du premier Pacificateur, puis des trois autres, et elle m'a donné de nouveaux vêtements afin de survivre au froid. Je lui serais à jamais redevable, et même si d'habitude je déteste cela, dans ce cas de figure là, ça me rend heureux. J'ôte sa main de mon visage et la pose sur mon torse, à l'emplacement de mon coeur. Ce dernier bat plus vite que je ne l'aurais pensé. « C'est moi qui devrait te demander si tu veux quoi que ce soit. Je ferais tout pour te remercier de m'avoir appris à ... vivre. »
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MessageSujet: Re: FREYA&GRAHAM → blood on her hands   Dim 4 Déc - 21:31

Il me fait rire. Il me fait rire avec ses phrases qui à présent ne me gênent plus tellement, mais qui restent incroyablement tout droit sorties des pires romans à l'eau de rose. Mais à ce moment là, je n'ai pas envie de vomir ou de me cacher pour ne plus entendre ce qu'il me dit, je bois ses paroles. Plus pour le fait qu'il soit capable de parler qu'autre chose. J'acquiesce à chacune de ses phrases. Bien sûr que je ne le quitterai pas .. De toute façon, je n'ai plus que lui. Je ne me sens plus capable de rester toute seule, à présent que je connais ce que cela fait, d'être avec quelqu'un qui compte à mes yeux. Je ne sais pas comment j'ai pu passer deux ans sans avoir une personne comme ça à mes côtés, et me rend compte à quel point j'étais devenue un zombie, un robot. Il m'embrasse à nouveau et nous roulons sur le côté. Je ne me contiens pas, trop heureuse qu'il soit en mesure de faire ce genre de choses. Et puis, je veux le remercier, d'être là pour moi, toujours. Et bien que mon corps et mon cerveau me supplient de rester dans cette position, enlacés par terre, jusqu'à la fin de ma vie, Graham prend son courage à deux mains pour s'éloigner un peu. Il me demande si je sais à quel point il m'aime et je souris sans dire un mot. Cela me rend triste, d'une certaine manière. Oui, je sais combien il m'aime, mais pourtant, non, je ne lui donne pas tout ce qu'il mérite. Et je ne crois pas que j'en serai jamais capable. Graham est .. Graham. Il voudra sans doute se marier, avoir des enfants, tout le reste. Rien de ce qui est dans mon plan. Tout ce que je veux, c'est me battre aux côtés des rebelles, et je doute fortement mourir de quelque chose de naturel. Je mourrai au combat.

Il parle, mais je n'écoute qu'à moitié. La joie qui m'habitait est retombée, rapidement supplantée par la sensation de culpabilité par rapport à tout ce que je ne lui dis pas. Il me demande de rester avec lui au district 13, mais est-ce même possible ? Peut-être que nous n'aurons même pas le temps de nous voir. Je compte aller rapidement sur le terrain, pour des missions durant plusieurs jours, surement. Je n'aurai pas le temps de le fréquenter, rien que pour lui parler. Le problème c'est que si je lui dis tout ça, tout ce qui est une vérité, il ne voudra plus me parler. Il sera en colère contre moi, même s'il a toujours su que l'amour, toute sorte d'amour, ne passait pas en premier. Je reviens dans la réalité, ma main posée sur sa poitrine. Même à travers le tissu, je sens son cœur battre, plus rapidement que la normale. Je retire ma main et baisse la tête, ne sachant que dire. Me mettant en tailleur, j'essaie de trouver quoi lui annoncer, lui mentir, le rassurer … « Techniquement, c'est toi qui m'a sauvé, je te rappelle. » Je ne sais pas si j'aurais eu l'idée de me jeter devant lui, comme il l'a fait, si un pacificateur l'avait visé. Je soupire. « Je suis désolée, Graham, mais je ne peux rien de promettre .. Cet événement n'a fait que prouver à quel point nos vies peuvent être arrachées rapidement ! Je pense qu'il ne faut pas trop se projeter. » Je fais des petits dessins sur le sol avec mon doigt, comme quand je ne sais pas quoi dire, quoi faire. C'est vrai, il ne faut pas attendre un certain moment pour se décider à faire quelque chose. Pour ce qu'on sait, on ne pourrait plus avoir de lendemain.

Sur ces pensées, je m'approche à nouveau de Graham pour l'embrasser. Je passe mes mains derrière son cou pour le pousser vers moi, faisant de mon mieux pour ne pas même frôler son épaule douloureuse. Rien d'innocent et chaste dans ce baiser, au contraire. Ce n'est pas du tout mon intention .. Finalement après quelques minutes à l'embrasser, je descends mes mains dans son dos et passe en dessous de son haut. Sa peau est chaude, et je me demande s'il n'a pas de la fièvre. Cela ne me fait pas m'arrêter, au contraire. Je quitte sa bouche et fais mon chemin vers son cou tout en caressant son dos. Je prends finalement ses mains pour les poser sur mon ventre, en dessous de mon t-shirt. Histoire de le mettre sur la voie. Je lui chuchote alors à l'oreille : « S'il te plait Graham ... »
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MessageSujet: Re: FREYA&GRAHAM → blood on her hands   Dim 4 Déc - 22:16

Je sens mon visage se crisper alors que je me remets sur le dos et que je l'entends parler. J'ai l'impression d'avoir lancé un froid. Je savais très bien que Freya allait réagir ainsi, et pourtant je n'ai pas pu m'en empêcher. Je laisse mon regard divaguer entre deux nuages et de vieilles peurs me reviennent à la mémoire : et si là encore elle se fichait de moi ? Je me doute bien que ce n'est probablement pas le cas, mais j'ai encore peur qu'elle ne soit que simplement en train de remettre son plan en place. Et cette fois, ça me tuerait pour de bon. Je ferme les yeux et inspire l'air frais post-pluvial. Les vêtements que je porte me semblent brutalement inconfortables, et j'essaie d'oublier qu'ils appartiennent à un mort... Elle me dit qu'il ne faut pas se projeter, mais si l'on ne le fait pas, qu'est qu'il nous restera ? J'ai besoin d'avoir un but à long terme, et arriver au district treize sains et saufs n'est pas suffisant. Je ne lui demande pas d'avoir une grande famille et de se marier avec moi, loin de là. Juste qu'elle reste près de moi et qu'elle me montre un peu d'affection. Je me mords la lèvre, plein de regrets. Je n'aurais jamais dû dire quelque chose d'aussi stupide. Je n'aurais jamais dû lui avouer mes sentiments avant d'être arrivés à destination. Je ne me sens vraiment pas bien. Non seulement j'ai trop chaud mais j'ai des petits vertiges qui me font mal au coeur. Sans parler des fruits séchés qui n'ont fait que m'ouvrir l'appétit. A force de manger du poisson presque à volonté, ma capacité gastrique a dû augmenter.

J'ai envie de me rouler en boule mais avec mon épaule, je n'y parviens pas et reste étalé au sol. Malgré tout ce qu'elle vient de me dire, je la sens se coller tout contre moi et m'embrasser furieusement. Je n'en ai pas - plus ? - envie. D'abord, elle me repousse gentiment et après elle revient comme une fleur ? Je n'ai cependant pas le courage de la repousser, et je dois avouer que ses baisers sont particulièrement plaisants. Alors que je m'attends à ce qu'elle se recule, elle commence à caresser mon dos en dessous du t-shirt et sans que je puisse me contrôler, je sens l'excitation monter. Mais qu'est-ce qu'il m'arrive ? Elle me prend les mains pour les poser sur son ventre, là encore en dessous du t-shirt, et c'est quand elle me chuchote d'y aller que je comprends tout. Je me sens mal à l'aise et excité à la fois. Mal à l'aise à cause de son changement d'attitude, et excité parce qu'elle vient de me faire des avances assez... Impressionnantes, je dirais. Et puis, je ne sais pas si j'en ai envie... Après tout, j'avais imaginé ma première fois dans un endroit un peu plus normal, peut-être un peu plus romantique, aussi. Et puis surtout, pas après que mon partenaire m'ait dit qu'il ne souhaite pas se projeter dans l'avenir avec moi. Je continue malgré tout de l'embrasser et de caresser son ventre, puis son dos, laissant mes mains aller et venir sur sa peau, mes sens se mettant soudainement en éveil, espérant que cette mauvaise impression va bientôt s'effacer... Mais sans succès.

Je fronce les sourcils, crispé, et me défais brutalement de son étreinte. Je me sens désolé, réellement désolé. Mais elle a changé si brusquement d'avis que je me demande si elle comprend vraiment ce que tout ça sous-entend. J'ai toujours imaginé - aussi bizarre et cliché que cela puisse paraître - que ma première fois serait avec quelqu'un qui m'aime pour de vrai, et en l'occurrence, je ne crois pas qu'elle m'aime... autant que moi je ne l'aime. Je sais que Freya n'est pas du genre à crier sur tous les toits ses sentiments, mais quand même... Je me roule sur le côté, dos à elle, et tente de me recroqueviller sur moi-même. Qu'est ce que je dois lui faire pitié... Et elle doit terriblement m'en vouloir. Je fais toujours tout capoter. « Je ne me sens pas prêt. » je lance simplement, répétant une phrase que ma mère a toujours enseigné à mes soeurs afin qu'elle ne se fasse pas mettre enceinte avant le mariage, ce qui me rappelle que même si je voulais faire cela avec Freya, le risque qu'elle ne porte un enfant - mon enfant - serait trop élevé et je ne veux pas ça. Pas maintenant, du moins.
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MessageSujet: Re: FREYA&GRAHAM → blood on her hands   Dim 4 Déc - 22:55

Je sens qu'il ne répond pas à mes avances immédiatement, mais que petit à petit, il essaie de me contenter. Il me caresse le ventre et le dos et je ne peux m'empêcher de sentir mon ventre en feu, l'embrassant plus passionnément dans le cou. Je pourrais m'y habituer. Mais alors que je me prépare à passer à la vitesse supérieure, Graham me repousse brutalement et je le regarde un peu déconcertée. Il fallait que je m'en doute .. A ce que je connais du garçon, il souhaite surement avoir sa première fois lors de sa nuit de noces. Dans une chambre avec des pétales de rose. Quelque chose comme ça. Je croise les bras et regarde par terre d'un air vexé, alors qu'il me tourne le dos. Il m'a dit que je devrais lui demander quelque chose, et je l'ai fait. Maintenant, il n'accepte pas ? Ne m'aime-t-il pas assez ? J'ai envie de me relever et de partir en emportant toutes les armes avec moi. Il me dit qu'il n'est pas prêt, et je soupire bruyamment. Je ne pensais pas qu'un garçon pouvait dire une chose pareille. Peut-être que je ne l'attire pas, et que ce n'est qu'une excuse. Peut-être que lui, se joue de moi. Tout se mélange dans ma tête et j'essaie de rester le plus calme possible. Les larmes montent à mes yeux, je me sens tellement humiliée ! Je récupère l'arc et une flèche avant de viser un arbre au loin. A ma plus grande surprise, j'arrive à viser exactement l'endroit où je voulais que la flèche se plante, et pars rapidement pour aller la chercher. Quand je reviens, je trouve le jeune homme dans la même position et me rassois à côté de lui. Finalement, je le contourne et vient m'allonger sur le côté, en face de lui. Il ne me regarde pas et je ne dis rien pour un long moment.

« Que tu sois prêt ou non, cela n'a pas d'importance, au final. » Je fronce les sourcils. « Tu m'aimes, non ? Tu me l'as dit ! Tu ne me trouves pas jolie, pas attirante ? Dis le tout de suite. On ne sait pas quand on va mourir et je me suis dit que ce serait bien que l'on fasse ça ensemble, avant que l'un de nous deux meure. Ou les deux. » Je me tourne pour me mettre sur le dos et observe le ciel. Blanc, partout, une couleur à faire mal aux yeux. Les feuilles des plus hauts arbres gâchent un peu la vue. Soyons honnêtes, au final. Il ne m'aime que parce que je suis la seule personne avec qui il peut être, à présent. Au district treize, il pourra avoir beaucoup d'autres rebelles au fort caractère, inutile de se coltiner la petite Freya. Je ne doute pas qu'il couche avec beaucoup de filles quand il arrivera là bas. Cette pensée me rend furieuse et je lui tourne le dos à mon tour. Lui aussi est hypocrite, au final. Il n'arrive même pas à être honnête avec moi ! Finalement, je me remet face à lui et l'observe dans les yeux. « Si ça se fait, nous ne n'en aurons plus jamais l'occasion. Tu ne penses pas à ça ? Peut-être que nous ne pourrons même plus nous revoir, au district treize. Si nous y arrivons un jour. »

Je pose ma main sur sa joue et m'approche de lui pour l'embrasser à nouveau. S'il y a quelque chose que je suis, c'est bien têtue. J'aime avoir ce que je veux avoir, et en général, je fais tout pour que cela arrive. Je me retire pour lui dire : « Tu m'as dit que je devais te demander quelque chose, moi .. C'est tout ce que je te demande. Ce n'est rien ! Juste une manière de me montrer que tu m'aimes .. » J'enlève rapidement mon t-shirt sans lui laisser le temps de m'arrêter, et seulement vêtue de ma brassière noire en haut, je me colle contre lui pour l'embrasser dans le cou. Finalement, je le pousse légèrement pour qu'il se remette sur le dos et me met à califourchon sur lui. Je passe mes mains sur son torse pour lui enlever son haut. « Ne me repousse pas ... »
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MessageSujet: Re: FREYA&GRAHAM → blood on her hands   Lun 5 Déc - 18:26

Freya part, puis revient se mettre en face de moi. Je crois que je l'ai mise en colère, ou quelque chose, mais je lui ai dit la vérité. Je ne me sens pas prêt. Mais pourtant, elle croit qu'elle n'est simplement pas assez attirante pour moi... J'ai envie de l'interrompre, de lui dire qu'elle est la plus belle fille que je n'ai jamais jamais eu l'honneur de connaître et qu'elle me plaît plus que n'importe quelle personne sur Terre, mais elle se retourne et aucun son ne franchit mes lèvres. J'hésite à l'enlacer par derrière mais me retiens. Elle semble particulièrement bouleversée, et je songe un instant que j'aurais dû simplement accepter plutôt que de refuser, parce qu'elle ne va sûrement pas revenir à la charge. Je m'étonne même qu'elle ne me laisse pas en plan dans la forêt et qu'elle ne parte pas seule avec tout ce qu'elle a pu récupéré des Pacificateurs. Je soupire et attends, ne bougeant pas, ne parlant pas. Je lutte contre l'envie de m'excuser, mais de toute façon, elle se retourne vers moi, l'air un peu plus doux. Elle m'embrasse, et alors que je m'attends à ce qu'elle ne fasse rien d'autre, elle ôte rapidement son haut et se place au dessus de moi, tentant d'enlever mon t-shirt. La repousser ? Comment pourrais-je la repousser ? Je reste interloqué un instant. Elle a raison. Cela veut dire quelque chose. Ce n'est pas futile. Elle ne prend pas ça elle non plus comme un coup "pour tester".

Alors je souris, et je réponds à ses avances. D'abord avec un peu de mal, parce que je ne suis pas tellement à l'aise avec tout ça, puis avec de plus en plus de confiance. Je l'aime, elle m'aime, cela ne peut que fonctionner... Je caresse son dos, passant mes mains sur chaque centimètre carré de peau visible. Je l'embrasse avec fougue, n'arrivant pas à me lasser du goût de ses baisers. A mon tour, j'ôte mon haut. Mes sens sont en éveil et chaque contact m'électrise. Je peux sentir chaque battement de son coeur à travers sa peau, ce qui me rend dingue. Je ne me suis jamais senti aussi serein, aussi en confiance qu'à cet instant. Je ne pense plus à rien, plus à ma famille, plus aux districts, plus à la révolte, juste à elle et à son corps sous mes doigts. Et on fait l'amour. Je ne sais pas si j'ai été bon, et je ne m'attends pas à l'avoir été, bien que j'ai tenté de ne pas être égoïste et de partager ce moment avec Freya. Hors d'haleine et extatique, je me cale bien contre elle, l'entourant de mes bras. Je me sens tellement bien que mon épaule ne me fait plus tellement mal. Je n'ai jamais été aussi vivant, et je n'ai jamais trouvé Freya aussi belle. Mes peurs se sont toute envolées, remplacées par un amour inconditionnel envers elle. Je pose mes lèvres contre son front. « T'es incroyable... » je lui chuchote avec un sourire mutin.

Je me sens prêt à repartir du bon pied, et en même temps, j'ai envie de partager encore et encore un tel moment avec elle. Ayant grandi entouré de filles et ayant supporté leurs angoisses par rapport à la perte de leurs.. virginités, je me doute bien que ça n'a pas dû être totalement une partie de plaisir pour elle. Alors, je la serre un peu plus dans mes bras, n'arrivant pas à me décider à me rhabiller et rompre cet instant hors du commun. Je ne sais pas comment tourner ma phrase pour ne paraître trop intrusif, et me contente d'un simple : « Tu... Enfin, ça... Ca allait? » Je rougis brusquement de ma propre phrase, et j'espère qu'elle ne s'en rend pas compte. Je me sens un peu stupide, et je crois bien que j'ai un sourire niais sur les lèvres. Je respire à fond, et me jette à l'eau. « Je suis désolé si je t'ai fait de la peine en refusant... Je ne veux surtout pas que tu penses que tu ne me plais pas. Au contraire. Il n'y a que toi et tu es la plus belle, la plus étonnante et la plus attirante femme que je connaisse. » je murmure en passant une main sur sa joue. « La plus jolie, la plus intelligente... Et la plus incroyable au monde. » je conclue, me répétant stupidement. Je ris doucement, plongeant mes yeux dans les siens, brillants. Je l'aime, et c'est tout ce qui compte.
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MessageSujet: Re: FREYA&GRAHAM → blood on her hands   Lun 5 Déc - 19:36

Je ne m'attends pas à ce qu'il me laisse continuer de la sorte, et il me surprend. Encore une fois. Il réponds à mes baisers et je sens son sourire contre le mien. Mon corps est en feu, et des vagues de chatouillements m'habitent, de plus en plus fortes. Je n'ai jamais ressenti autant de choses à la fois, et je me dis que si ça pouvait continuer pour toujours, cela ne me dérangerait point. Je le caresse, il me caresse, et contrairement à ce que j'aurais pu penser, cela ne me gêne pas. J'ai l'impression, pour une des première fois dans ma vie, de faire quelque chose de totalement naturel, normal. Rien de forcé. Je découvre des sentiments et des sensations que je n'ai jamais éprouvé auparavant. Cela dépasse l'amour fraternel que j'ai connu auparavant, puisque cela va plus loin, dans l'ordre de l'attraction et de la pulsion. Je me laisse totalement aller, n'essayant pas de retenir mon visage, mon corps, rien. Je suis simplement moi, Freya, et gosh, ce que c'est plaisant ! Les caresses et baisers deviennent moins chastes et innocents -s'ils l'étaient même un tant soit peu- et nous finissons par passer à l'acte. Je m'étais attendue à bien pire, et franchement, cela n'aurait pas pu mieux se passer. Il n'y avait pas de gêne, de retenue, et de moments cocasses. Nos corps semblaient en parfaite synchronisation et connaissance de l'autre, comme si ce n'était pas la première fois, comme si nous nous étions déjà rencontrés dans une autre vie. Tant de choses que je ne crois pas, bien évidemment. Finalement, je repose dans ses bras, tentant de reprendre mon souffle, mon esprit, de reprendre une attitude définitivement neutre. J'en suis incapable. Un sourire doux habite mon visage alors que ma main caresse lentement le torse de Graham. Il me complimente et je soupire calmement. Graham. Ne changera-t-il donc jamais ? Je ne le souhaite pas.

Je ne sais pas quoi dire. Il me parle, mais je n'écoute pas vraiment, encore dans la magie du moment. Je n'ai pas souffert, non, n'étant pas plus douillette que ça, mais j'ai senti tellement d'autres choses plus fortes encore que la douleur. J'ai l'impression que nous ne sommes plus dans la forêt, au milieu de nulle part. Entre quatre pacificateurs en train de pourrir. J'ai l'impression que nous sommes dans notre monde, à nous, dans notre bulle, et je n'ai pas envie de partir. Je reste un long moment silencieuse, me concentrant sur les mouvements de la respiration de Graham et des battements de son cœur, avant de relever la tête et de l'embrasser doucement. « Merci. » Je l'entoure de mes bras pendant une minute, serrant du plus fort que je peux. Comment exprimer toute la gratitude que je ressens à son égard ? Tout l'amour qui déborde tellement, mais que je ne sais pas du tout comment montrer ? Je l'embrasse une dernière fois sur la joue et commence à ramasser mes habits à côté. Je les enfile rapidement, me rendant compte de l'air froid qui nous entoure, et me sens bien mieux sous ces couches qui réchauffent. Graham fait de même et je crois un regard vide de l'un des pacificateurs que j'ai froidement achevé. La réalité de la situation me frappe de plein fouet.

Je ne suis pas une bonne personne .. Pas comme lui. Il n'aurait jamais tué des personnes comme ça, sans même se sentir coupable après. Je ne me sens même pas coupable, maintenant. C'est seulement la perspective de ce que peut penser Graham de moi, après ce que j'ai fait, qui me fait peur. Je m'approche des cadavres et leur ferme les paupières pour ne plus avoir la malchance de croiser leur regard. « Nous devrions retourner vers la rivière, pour boire, pêcher, nous laver .. Voilà. Tu peux marcher, avec ton épaule ? » Je le regarde comme si rien ne s'était passé, et que nous étions absolument au même point qu'il y a plusieurs heures. J'ai été stupide d'engager un tel acte alors que nous n'étions pas arrivés au district 13. Le problème, c'est que dès que nous sommes trop proches, je n'arrive pas à être comme d'habitude. Cela me tue !
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MessageSujet: Re: FREYA&GRAHAM → blood on her hands   Lun 5 Déc - 21:14

Je suis dans un état second. Tout me semble parfait, en ordre, normal. Je me mets à regretter les bras de Freya lorsque celle-ci se lève et se rhabille, mais je me sens plus serein, maintenant que j'ai une petite idée de ses véritables sentiments. Je remets mes habits, me réchauffant rapidement. Enlacé avec elle, je ne me rendais pas compte de la froideur de l'air, mais maintenant que je me retrouve seul, je suis bien content de pouvoir profiter de vêtements aussi isolants. Enfilant ma veste et la remontant jusqu'au cou, je me retourne vers Freya, qui ferme tour à tour les yeux des Pacificateurs. Je me sens triste brusquement. Ils avaient peut-être une famille, et puis ils n'étaient probablement que très jeunes pour être envoyés sur le terrain... Je récite une prière pour chacun d'entre eux, même si j'avoue ne pas être du genre croyant. Je hoche (NDA: Josh.. huhu) la tête lorsqu'elle me demande si je peux marcher avec mon épaule, et nous reprenons notre avancée après avoir repris les armes et une gourde. J'aurais cru que quelque chose changerait, innocemment, mais elle se conduit de la même façon, et j'essaie de me convaincre que c'est normal, qu'elle doit être un peu chamboulée... Ou même que je n'ai pas réussi à la rendre heureuse, malgré tout ce qu'elle a eu l'air de ressentir. Cette idée - celle de ne pas avoir été à la hauteur - m'obsède et je ne dis plus rien, ruminant tout ce que j'ai fait de travers. Peut-être que je n'ai pas été assez doux ? Ou au contraire, j'ai été trop violent ? Je me sens me crisper. Même quand j'essaie de faire les choses biens, tout foire... Alors nous marchons en silence, et je n'entends plus que le bruit des feuilles qui craquent sous mes pieds. On atteint rapidement la rivière et je me lave au bord de l'eau, soudainement pudique.

Et si elle était comme ça uniquement parce qu'elle m'avait imaginé plus... attrayant ? Non, je ne pense pas qu'elle soit comme ça, mais ça ne change rien au fait que toute cette situation est bizarre. J'ai tellement d'hypothèses dans ma tête que je ne parviens plus à discerner la réalité de mes idées. Je soupire lourdement et je me penche pour boire de grosses gorgées d'eau. Je remplis la gourde que nous avons récupérée et l'accroche à un passant de mon pantalon. Je n'ai même pas le courage de me déshabiller pour aller chercher du poisson, et puis, remettre de l'eau impure sur ma plaie, ça n'est pas une idée, sans parler de la possibilité de tomber malade ou de faire un malaise dans une eau aussi glaciale. J'attends que Freya ait terminé de se nettoyer et de boire et nous nous remettons en marche, parcourant des mètres et des mètres inlassablement, n'échangeant pas une seule parole. Je me mets à fredonner pour ne pas penser à mes performances sans doute décevantes, malgré tous mes bons sentiments, mais je ne suis pas réellement bon à ça et je laisse tomber cette idée. Quitte à rester dans le silence, autant ne pas essayer de le combler inutilement... J'ai l'impression que nous sommes retournés tout au début de notre relation et cela me rend infiniment triste. Je tente plusieurs fois de prendre la parole, sans succès, les mots restant coincés dans ma gorge.

J'essaie également de lui prendre la main, mais c'est stupide et sans aucun doute inutile, alors je garde mes mains le long de mon corps. Il y a un problème quelque part, un gros, mais je n'arrive pas à mettre le doigt dessus... Je me surprends à soupirer de nombreuses fois, ce qui ajoute à ma baisse de moral. Dire qu'il y a même pas une heure, nous étions enlacés et tout nous semblait parfait... Ou du moins pour moi. Je trouve un intérêt soudain au sol, que je fixe pendant une bonne cinquantaine de mètres avant de relever la tête. Est-ce qu'on va sortir de cette forêt un jour ? C'est comme si plus on avançait, plus on reculait. Je me calme en me disant que c'est parce qu'il s'agit une frontière naturelle, et que c'est bien normal qu'elle soit aussi épaisse, mais sans succès. Je finis par me concentrer sur Freya, et ose enfin prendre la parole plutôt que d'éviter le conflit et tourner autour du pot. « Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal, Freya ? » je dis plus tristement que voulu. « Je veux dire, est-ce que tu ne voulais pas... Enfin, est-ce que tu ne voulais pas vraiment faire ce que l'on a fait? »
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MessageSujet: Re: FREYA&GRAHAM → blood on her hands   Lun 5 Déc - 22:00

Je sens que cela dérange Graham, mon attitude. Mais que puis-je y faire ? Je suis Freya, il devrait s'y être habitué jusqu'à présent. Nous marchons silencieusement jusqu'à la rivière et je me rafraichis en me déshabillant et me frottant pour enlever la crasse. Surtout après avoir fait l'amour dans la boue .. Pas très sexy dit comme ça ! Je prends des grandes gorgées d'eau sans regarder Graham du coin de l'oeil. Il doit faire de même de son côté. Je me rends compte après plusieurs minutes que je suis allée dans l'eau alors qu'il y a quelques jours de cela, j'étais traumatisée de même en approcher. Je suis vraiment insensible. Cette pensée me rend triste mais je ne laisse rien apparaître. Dire que le corps de Dean se trouve quelque part dans cette rivière, s'il n'a pas été dévoré par les poissons .. J'essaie de respirer et de penser au jeune homme qui se trouve à quelques mètres de moi, et bizarrement, cela m'apaise. Au bout d'un moment, je ressors et remet mes habits avant de reprendre la route avec Graham. Il n'a pas pêché, mais je n'ai pas spécialement faim de toute façon. L'image des pacificateurs morts me revient en tête et je tourne la tête pour regarder le visage du jeune homme. J'observe ses traits et trouve quelque chose d'autre auquel penser. Comment un garçon aussi .. beau, attirant physiquement, et aussi bon, fondamentalement bon, a pu s'enticher d'une idiote comme moi ? Et il semble vraiment penser que j'ai de la valeur en tant que personne. Cela me tue. Je me sens coupable de lui mener la vie dure de cette manière, mais je n'ai pas envie de l'abandonner pour qu'il trouve mieux ailleurs. Je suis égoïste, oui, mais à présent, il est à moi et je ne veux pas le laisser partir. Et je suis à lui aussi, dans un sens. Ou en tout cas, c'est comme ça que je le ressens. Alors que je suis à l'ouest, il ouvre la bouche et obtiens mon attention. Et voilà. Je le savais, mon attitude ne pourrait que le rendre dans cet état là .. A se poser des questions. Graham pense toujours que c'est lui le fautif.

S'il y a une chose que je sais, c'est que je ne regrette absolument pas ce que nous avons fait. Après tout, cela n'aurait pas pu être plus parfait. Ce n'est pas l'acte en lui même qui me fait agir ainsi, mais tout ce que ça implique, et toutes les conditions extérieures. La situation dans laquelle nous sommes. Je ne suis sure de rien, et cela me tue. « Non. Non … Sérieusement, Graham ! Je suis honnête, si je pensais ça je te l'aurais dit. » Oui, bon, honnête quand ça m'arrange. On se souvient tous les deux de mon petit plan pour qu'il parte avec moi dans le district treize, mais je ne me rectifie pas. D'habitude, je dis les choses comme je les pense. Graham est un petit cas à part. Il a raison de s'inquiéter, dans un sens, car si j'avais vraiment détesté ce que nous avions fait, je ne lui aurais surement pas dit. J'aurais menti. Car il est la seule personne dont je me soucie et que je n'ai pas envie de blesser intentionnellement. « Si je dois être totalement honnête, Graham, je n'aurais pas pu imaginer plus parfait moment. Pourquoi cela ne l'aurait pas été ? Nous nous aimons, non ? C'est ce que tu ne cesses de me dire. Je savais que nous nous complèterions parfaitement, et ce fut le cas. » Je joue un peu avec l'arc que j'ai décidé de garder à la main. J'ai plus d'affinité avec cette arme qu'avec les fusils, étrangement. Et puis, je me suis rendue compte que j'étais plutôt forte pour viser, autant en profiter … Je dois paraître un peu insensible, dans la manière dont je parle. Il n'y a pas vraiment de fluctuation dans le ton de ma voix, je reste calme. Je pense pourtant tout ce que je pense, réellement. Je suis prise d'une affection pour Graham que je n'aurais jamais cru possible, alors à ce point, peut-être qu'un jour, je me surprendrai à être plus .. romantique, affectueuse. Peut-être que je glousserai ou des choses du genre.

Cela me blesse un peu, qu'il puisse penser que je lui en veuille pour quoi que ce soit. J'ai initié l'acte, après tout, s'il y a une personne qui devrait se questionner ce devrait être moi. Et je me rends compte que je ne l'ai absolument pas fait. Après tout, il semblait tellement heureux. Mais s'il mentait, lui ? Je ne le pense pas capable d'une telle chose, alors je me tais. A la place, je prends sa main, car c'est un peu notre truc, à tous les deux. Je sais que je peux dire bien plus de choses en entrelaçant mes doigts aux siens qu'en lui faisant un beau petit discours. « Je te le promets. » Peut-être un peu tard .. Il faudrait que je lui rafraichisse la mémoire. « Je te promets que je ne te quitterai pas. Jamais. Et je ne romps jamais une promesse ! »
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MessageSujet: Re: FREYA&GRAHAM → blood on her hands   Mar 6 Déc - 19:01

Je me sens un peu bête de lui demander si j'ai fait quelque chose de mal. Je me pose toujours trop de questions, et finalement, je manque peut-être un peu de spontanéité... Sans parler du fait que je me sens toujours le fautif, même quand ce n'est pas réellement le cas. J'ai ce besoin maladif de trouver un responsable à tout ce qui nous arrive, et n'arrivant pas à rejeter la faute sur Freya, je me blâme moi même. Je ne pense même pas à la possibilité qu'il n'y a aucun réel problème. C'est à croire que je n'arrive pas à simplement apprécier les choses sans me poser de questions. Je m'attends à ce que Freya soupire et continue de marcher, lassée par mon manque de fougue et mon côté trop prise de tête, mais elle me répond tranquillement, comme si elle s'attendait à ma réaction. Je sens un poids s'enlever de mes épaules lorsqu'elle me dit que... c'était assez bien. Je soupire de soulagement. Au moins, je ne m'étais pas trompé lorsque j'ai cru que ce moment était particulier pour chacun d'entre nous. Mes lèvres s'étirent dans un sourire en coin lorsqu'elle me dit que nous nous sommes effectivement bien complétés. Cette conversation m'apporte un peu de légèreté et me permet de décompresser un temps, ce que je mérite après m'être autant fait peur stupidement. Elle me prend la main et je retrouve la chaleur familière de ses doigts entrelacés aux miens. Je crois bien que personne d'autre qu'elle ne pourra jamais me toucher de cette manière. C'est un geste rien qu'entre nous et personne ne peut s'immiscer. Je rougis lorsqu'elle me promet qu'elle ne me quittera jamais. Enfin elle me dit directement qu'elle m'aime, ou du moins qu'elle tient à moi. Il n'y a que moi qui puisse l'avoir, et il n'y a qu'elle qui puisse m'avoir. Cette idée me rend infiniment heureux et je presse sa main doucement.

Elle est tellement belle. Tellement intelligente, tellement.. tellement tout. Je baisse le regard. « Merci. » je dis simplement. J'avais besoin qu'elle me dise que nous deux, c'est réel. Comme pour avoir une preuve que ce n'est pas un rêve. J'ôte lentement ma main de la sienne, serein et apaisé. Je me sens prêt à reprendre la route et arriver à destination plus rapidement que je ne l'aurais pu auparavant. J'ai le coeur léger et un sourire que je n'arrive pas à gommer aux lèvres. Comme quoi, peu importe la chose, aussi futile soit-elle, j'arrive m'en réjouir... Et donc, nous marchons d'un pas énergique et le silence - cette fois doux et relaxant - n'est comblé que par le chant des oiseaux au dessus de nos têtes, comme dans un roman. Tout me semble parfait. Jusqu'à ce que mon pied droit ne me réponde plus. Puis mon gauche. Je m'agrippe à l'écorce d'un arbre, pensant que cela va passer, mais non. Je n'ai bientôt plus que le contrôle de mes bras, mais au bout d'un demi-douzaine de secondes, mon corps tout entier ne m'obéit plus. Je n'ai plus que ma tête. Mes pieds avancent sans que je ne le veuille et je me retrouve à prendre violemment la main de Freya. Mais qu'est-ce qui m'arrive ? Je tente de me calmer mais je n'y arrive pas et je suis totalement paniqué ! Le corps - ce n'est plus le mien, après tout.. - plaque la pauvre Freya au sol alors que je prie le ciel de m'arrêter. Il pèse sur elle de tout son poids et j'ai peur que son souffle ne soit coupé. Mais qu'on me rende mon corps, que j'arrête d'agir comme ça ! Seul mon visage reste le mien et je sens les larmes couler sur mes joues. J'essaye d'hurler quelque chose mais rien ne sort de ma bouche alors que mes ongles lui griffent les bras comme Dean lui avait fait au visage...

Dean. Dean ! Est-ce que.. Est-ce que tout ça c'est à cause de la balle que j'ai reçu, comme Dean avec cette fichue fléchette empoisonnée ? Mes larmes redoublent. Ce n'est pas moi. Ce n'est pas moi ! Il faut qu'elle le sache mais je n'arrive pas à communiquer. Mes ongles se plantent dans sa peau avec plus d'ardeur et je me sens blêmir. J'ai blessé Freya. Je ne sais pas comment, mais elle arrive à me repousser malgré tout mon poids qui pèse sur sa poitrine et je me retrouve à terre. Je me mords la langue en heurtant le sol et un goût de sang se répand dans ma bouche. Mais ce n'est pas pour autant que je reprends le contrôle de mon corps, bien au contraire. Mes bras, mes jambes, mon être tout entier se met à se convulser sans que je n'arrive à me contenir. Ca me fait peur, ça me fait mal, et je me sens terriblement mauvais. Même si je n'ai rien fait. Pendant un temps qui me semble infini, mon corps s'agite dans des soubresauts maladroits et je veux juste que ça s'arrête. Et finalement, je reprends progressivement mon corps. Ma blessure à l'épaule me fait plus mal que jamais, j'ai les membres engourdis et j'ai honte de moi. Je reste sur le dos, les yeux fermés, pendant encore un long instant. Les larmes affluent encore sous mes paupières. Une toute petite balle. J'ouvre les yeux lentement et me laisse encore une ou deux minutes pour me remettre de mes émotions. J'ai la bouche sèche et pâteuse, mais j'arrive tout de même à articuler quelques mots. « Freya... » Je ne reconnais même plus ma voix, qui me revient avec un écho insupportable. « Je suis déso.. » Je n'arrive même pas à terminer ma phrase. Elle doit me détester. Ses bras doivent être à vif, puisque je sens des morceaux de sa peau arraché sous mes ongles. J'ai été abominable. Je suis abominable.
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MessageSujet: Re: FREYA&GRAHAM → blood on her hands   Mar 6 Déc - 19:53

J'ai le sentiment d'avoir bien fait, d'avoir bien dit lorsque je sens la pression de la main de Graham sur la mienne, et son mot de remerciement. Je m'autorise un léger sourire tout en le regardant. Et si il n'y avait plus de problème, à présent ? Plus rien pour nous gâcher le voyage. Peut-être la vie toute entière. Tout ce que j'espère, c'est ne pas me lasser de Graham. Ce serait dur de trouver quelqu'un pour le remplacer. Nous marchons plus énergiquement, comme si ces mots nous avaient redonnés de la motivation, et j'apprécie le calme autour de nous. Ce n'est plus froid, comme auparavant. Au contraire ! Les oiseaux chantent, un rayon de soleil arrive jusqu'à nous et semble nous suivre. Comme si le temps et la forêt reflétaient toujours les fluctuations de nos sentiments. Il me lâche la main et cela ne me dérange pas. Il ne me quittera pas, il est à côté de moi. Je n'ai plus besoin du contact réel, physique et concret, quand il y a cette connexion invisible qui se crée. Et à un moment, Graham sort de mon champ de vision. Je m'arrête et me retourne, pour le voir accroché à un arbre, comme s'il y avait un problème. J'ouvre la bouche pour lui demander ce qu'il se passe, mais je le vois rapidement se remettre à marcher vers moi. Je souris, jusqu'à ce qu'il m'attrape la main assez violemment et me plaque au sol. Pour quelques instants, je me dis qu'il va m'embrasser de façon un peu plus sauvage que d'habitude, mais je comprends ensuite qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Son poids pèse sur ma poitrine et j'ai du mal à respirer. Ne pouvant compter sur ma force pour me sortir de cette situation, j'essaie de contracter mes muscles et de me glisser hors de son étreinte. Alors que je ne le regarde pas, concentrée sur ma tâche de me sortir d'ici, une violente douleur aux bras me fait pousser un cri. Je ne suis pourtant pas une chochotte, mais .. Il m'a griffé. Et fort. Ses ongles sont toujours plantés et continuent à remuer au plus profond de la plaie. Je me mords la langue pour m'empêcher de crier et essaie de m'échapper de là. Finalement, j'arrive à trouver une sortie et pars sur quelques mètres à quatre pattes avant de me relever. Je me retourne vers Graham avec un air apeuré, et le vois convulser étrangement. Que faire ? Je sais qu'il est inutile de le plaquer au sol ou quoi que ce soit. Je n'ai pas de piqure pour le calmer, alors j'attends. Je hais me sentir si impuissante !

J'essaie de réfléchir à ce qui peut bien provoquer une telle réaction chez lui. La balle qu'il a reçu ? Peut-être qu'elle était spéciale. C'était vrai qu'elle n'avait pas la tête d'une simple balle. Mais peut-être que c'est les plantes que j'ai utilisé pour sa plaie qui provoquent cette réaction .. Non. Ce ne peut pas être de ma faute. Finalement, son corps arrête de bouger et je me rapproche de lui, sans toutefois être à une distance qui puisse lui donner l'occasion de m'attaquer. Il ne parle pas, quelques minutes et s'excuse. A moitié. Je reste à distance raisonnable et n'ose regarder mes bras, qui me font affreusement mal. « Ce n'est pas grave, Graham ... » Je serre les dents. Courage ! Je tends les bras devant moi et observe ces deux gros boudins tous rouges. Le sang coule à flot, et les plaies ont l'air profondes. Il faut absolument que je nettoie ça, que je fasse quelque chose .. Seulement, j'ai utilisé toutes les plantes pour Graham et je ne me sens pas de les retrouver seule. Comment trouver quelque chose pour compresser autant de saignements ? Je n'arrive plus à réfléchir. Et finalement, je tombe dans les pommes. Le sang que j'ai perdu, l'énergie que j'ai épuisé, mon estomac creux .. Tout semble s'être accumulé. Je reste dans le noir un temps indéfini. Je ne rêve pas. C'est tout noir, seulement noir. Quand je me réveille, la nuit est tombée et mes bras me semblent lourds. Terriblement lourds. A vrai dire, je n'arrive même pas à les bouger. Je suis couchée au sol, sur le dos, et cherche rapidement Graham du regard. Je ne vois absolument rien, mes yeux ne s'étant pas encore habitués au noir. Je me surprends à crier comme une petite fille apeurée « Graham ?! » Il ne vient pas. Peut-être que je suis en train de rêver, après tout.

Je ferme les yeux. Je n'ai pas mal, comme si on m'avait littéralement coupé les bras. Mais je sais que c'est faux, car je vérifie juste après. Apparemment, on m'a nettoyé et mes plaies sont bien apparentes. Je suis littéralement tigrée. Je soupire et ferme les yeux. Est-ce que je vais mourir, maintenant ? Est-ce que c'est mon heure ? Graham est surement celui qui m'a soignée, alors pourquoi m'aurait-il laissée seule ? Il est surement allé chercher à manger, boire, ou quelque chose. Ou il s'est fait retrouver par des Pacificateurs. Ne pas penser au pire, ne pas penser au pire … Les bruits des animaux aux alentours viennent m'apeurer. Un loup ou quelque chose pourrait très bien venir me dévorer, je ne pourrais me défendre. « Graham ? » j'essaie encore une fois.
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