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 ZAYNE&JULIET Entrainement rime avec terrain de jeu

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MessageSujet: ZAYNE&JULIET Entrainement rime avec terrain de jeu   Sam 26 Nov - 19:50


zayne & juliet
    il pourrait pas me foutre la paix ?

C’est avec soulagement que Juliet abaissa sa manche sur son bras droit. Enfin un moment agréable dans sa journée dictée depuis le matin, et qui n’avait été rythmée que pas les corvées en tout genre. Dès qu’elle eut retirée son bras du trou dans le mur qui imprimait son emploi du temps sur sa peau, elle attendait 15h avec impatience. « Enfin. » pensa-t-elle, alors qu’elle lâchait déjà les couverts à peine nettoyés pour se rendre dans un des nombreux couloirs qu’abritait le district Treize, et qu’elle connaissait à présent par cœur. Il y a longtemps qu’elle ne se perdait plus sous terre. Parfois elle se souvenait avec amusement de ses premières semaines quand elle avait dix ans. Si son frère ne l’avait pas aidé, elle aurait toujours un sens de l’orientation assez misérable. A peine savait-elle où elle résidait à l’époque. Maintenant c’était sans réfléchir qu’elle allait et venait à sa guise, dictée cependant par cet emploi du temps. Lorsque, bien sûr, elle ne le violait pas en faignant l’innocence. Du moins, elle ignorait tout ce qui ne l’intéressait pas. La cuisine, les corvées en tout genre, les cours quand elle était plus jeune. Une seule activité la tirait de sa rébellion et la rendait douce comme un agneau, c’était bien les heures d’entrainement. Bouger, se dépenser, courir. Dès le départ son entraineuse avait vu un potentiel en elle en la regardant tirer à l’arc, lancer un couteau, ou encore lorsqu’elle exécutait une figure souple pour arriver juste derrière son adversaire sans qu’il la voit. Et puis, depuis deux ans, c’était elle qui régnait sur l’entrainement. Elle initiait ses élèves au maniement de toutes sortes d’armes, à l’agilité et tout ce qui pourrait compter pour un combat contre le Capitole et son armée de Pacificateurs et de mutations génétiques. Juliet appréciait son poste. Ça lui permettait de se vider la tête, et d’arriver calme et posée à l’heure du repas du soir, aux côtés de son frère. Bizarrement, lorsque ce dernier partait en mission dans les districts voisins, les séances d’entrainements étaient beaucoup plus soutenues. Sans doute une stratégie des espions qui l’avaient en charge afin de contrôler l’angoisse de la jeune femme. Ce traitement de faveur, comme elle l’appelait elle-même, lui convenait parfaitement. Elle arrivait suffisamment à avoir peur lors de ces cauchemars à répétitions, quand son frère n’était pas là pour la calmer.

Quelques personnes la saluèrent quand elle traversa le couloir qui menait à la salle d’entrainement. Des connaissances plus ou moins proches. Des amis ? Elle n’en savait trop rien. Admettre que ces gens étaient ses amis serait une faille dans la carapace qu’elle s’était forgée depuis ses dix ans. Le Capitole serait capable de torturer Juliet en cas de capture en les tuant devant ses yeux. Alors, cacher dès maintenant qu’elle aimait leur présence leur donnait à tous une parfaite protection. Même si elle ne doutait aucunement qu’en cas de mort certaine, ils mordraient tous dans leur pilule empoisonnée qu’ils avaient au niveau de l’épaule. Mieux vaut mourir avec dignité et par nous-mêmes plutôt que d’être torturé par le Capitole, disaient-ils. Et Juliet partageait leur point de vue. Le Capitole avait déjà eu son père pour un crime qu’il n’avait pas commis pour les protéger. Jamais il n’aura le reste de la famille encore en vie.

Juliet entendit les brides de conversation de l’autre côté d’une porte où elle se tenait. Un fin sourire étira ses lèvres. Ils étaient tous de bonne humeur manifestement. Parfois, la plupart des personnes qui assistaient à l’entrainement de la brunette témoignaient d’un certain agacement, sachant pertinemment que leur entraineuse était plus jeune qu’eux. Mais dès le départ, elle s’en fichait. Elle faisait son boulot juste pour se dégourdir les jambes, point barre. Elle ouvrit la porte, et vit deux groupes en pleine discussion. Oui, ils avaient le sourire aux lèves, chose aussi rare que le rire ici-bas. Et rien ne vint perturber leur bonne humeur, même la présence de cette gamine qui jouait les chefs. Peut-être prendrait-elle enfin du plaisir à leur enseigner quelque chose. Elle s’en tint néanmoins à un visage fermé. La camaraderie ne lui apporterait que des perturbations dans cette salle. Et en tant que plus jeune que la plupart des gens présents, elle devait faire tenir le maigre respect qu’ils avaient encore pour elle. La carapace refaisait surface. Elle contourna les groupes, et se mit à un bout de la salle. Elle observa les uniformes gris bouger pour se tenir en rang devant elle. Elle joignit les mains dans le dos, posa un regard sur chaque visage présent, en prenant bien soin de ne pas trop s’attarder sur les cernes ou le teint pâle de certain. Les nouveaux qui n’arrivaient pas encore à s’adapter au rythme constant de la vie dans le Treize. Et puis, elle arriva sur le visage de Zayne. Elle poussa un juron à l’intérieur de sa tête, et passa directement à son voisin. Il avait déjà le sourire aux lèvres, sans doute impatient de lui faire vivre encore une fois de plus un enfer pendant les deux heures qui allaient suivre. Elle qui espérait secrètement qu’il ne pourrait pas venir, cloué au lit par la fatigue ou à cause d’une intoxication, c’était loupé. Elle chassa néanmoins cet agacement d’un revers de la main. Il serait trop content de la voir s’énerver dès le premier quart d’heure.
    juliet – Bonjour à tous. Aujourd'hui, on m'a demandé de vous apprendre à monter et démonter un fusil. Je vous entends d'ici « Je n'ai pas besoin d'un fusil, je sais utiliser telle ou telle arme ! ». Partez maintenant si vous voulez, vous serez les premiers à être tuer.

Ça méritait d'être clair. Et de toute manière, Juliet ne prenait pas les choses à la légère. Il suffisait qu'un idiot quitte la salle maintenant, et lors d'un combat, il serait le premier cadavre par terre parce qu'il se retrouverait avec un fusil démonté dans les mains pour la première fois. Voyant qu'aucun d'eux ne bougeait vers la sortie, elle afficha une mine ravie.
    juliet – Bien. Allez tous chercher un fusil.

Elle-même se dirigea vers la rangée d'armes confectionnées par son propre frère, parfaitement alignés contre le mur.
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MessageSujet: Re: ZAYNE&JULIET Entrainement rime avec terrain de jeu   Lun 28 Nov - 9:39


zayne & juliet
    comment peut-elle être aussi sexy & vache à la fois?

Je dois dire avec grand plaisir que mon intégration au sein du groupe de survivants du district treize se faisait aisément. C'était un peu comme si j'avais passé toute ma vie ici, dans ses vastes tunnels souterrains, c'était comme si je les avais toujours connu. Oh bien sûr, il y avait de tous les types d'individus, pour tous les goûts, de tous les âges possible, de bambins à personnes âgées, il y a une brochette d'âmes rebelles pour renverser le pouvoir du Capitole. Normalement, je dis bien normalement, j'aurais dû me plaire ici.. N'était-ce pas pour la rebellion que j'errais en ces murs abandonnés? N'étais -ce pas pour Nathan que je voulais combattre, changer les choses, changer Panem et ses règles stupides aux marionnettistes écervelés? Oui bien évidemment, mais ma patrie me manquait, mes racines tout autant. J'aurais tant voulu faire mes adieux correctement, surtout à mon père qui, certainement, doit mourir d'inquiétude en ce moment même. J'étais grand maintenant, je pouvais voler de mes propres ailes mais je savais qu'il avait deviné le lieu où me guiderait mes pas. Mon père devinait tout, je tenais ça de lui.Et ma pauvre mère, qui doit littéralement crouler sous les papiers mouchoirs tant son chagrin est immense. Mais je me promis intérieurement de leur épargner la souffrance de ma mort, elle ne ne produirait pas. Je ferai tout en oeuvre pour me battre, et jamais ô grand jamais je ne mourrai sous l'emprise du Capitole et de ses serviteurs, jamais! Qu'il en soit ainsi. Cela demandait cependant un certain entrainement et à ce sujet, je n'avais pas la meilleure tutrice qui soit. Juliet Costigan, ou la fille qui doit faire deux têtes de moins que moi au caractère de chien et à la parole glaciale. Ouais, cette fille-là croit être capable de me montrer comment combattre. Je ne suis pas machiste ou quoique ce soit, mais je dois avouer qu'il m'est difficile de croire qu'une femme aussi menue peut être cruelle au combat. Bon c'est vrai, il ne faut jamais vraiment se fier aux apparences, surtout quand on me regarde.. avec mon un mètre quatre-vingt cinq, et ma façon de tenir une arme, tout est possible. Il y avait un entrainement aujourd'hui d'ailleurs. Et curieusement, je trépidais à l'idée d'y aller, j'étais même impatient. J'essayais, en vain , de me mentir à moi-même en tentant de me convaincre que j'étais ravi d'apprendre à me servir de mes mains, d'être utiles, mais c'était faux. Je n'avais qu'une seule envie: la voir, lui en faire voir de toutes les couleurs, et me faire valoir. Mais je savais pertinemment que mon attitude, celui du gars loufoque qui se contrefiche de tout et de rien, lui donnait une envie soudaine de gerber et ça, mes amis, ça...et bien ça m'allumait! Oui... cette fille-là ravivait chaque petites parcelles de mon corps depuis que je l'avais rencontré, quelques semaines auparavant...et depuis, j'assiste religieusement à toutes ces " séances ". Stupide? Peut-être que je le suis, mais au moins, je sais ce que je veux... et ce n'est pas le cas de tous ici.

Je glissai doucement mes doigts dans ma crinière cuivrée et prit une profonde inspiration. Un sourire se dessina dès lors sur mes lèvres, il était temps d'aller faire suer la petite, encore une fois. C'était devenu en quelque sorte un rituel chez moi. Plus elle rageait, plus j'en ajoutais une couche et plus je prenais mon pied. Avant de la connaitre, je ne savais pas que j'étais un sadique, mais maintenant je découvre ce sublime art avec émerveillement et je savais que je serais bien ici, si Juliet serait toujours là pour me gueuler dessus car c'était ce qui me donnait le goût de vivre, après toutes mes galères. Curieux non? Enfin bref, il était l'heure. Et je fus bien plus que ponctuel en arrivant dix minutes à l'avance. Puis je les vis tous débarquer les uns après les autres. Je les vis s'enthousiasmer pour des riens, et ça me faisait chaud au coeur de les voir ainsi. J'étais peut-être le seul parmi eux à rire encore...et ce, à tous les jours. Tout le monde avait une tête d'enterrement. Oh je sais, c'est normal. C'était ce qui nous unissait, on avait tous perdu quelqu'un à cause du Capitole et de son emprise démoniaque, mais il n'était pas obligatoire de se morfondre, non? Enfin c'était ma vision de l'affaire. Quand Juliet débarqua, j'essayai de me concentrer au maximum... et puis je vis sa réaction lorsqu'elle s'aperçut qu'une fois de plus, j'assistais à l'entrainement. Un grand sourire sur les lèvres, je me retins vivement de pouffer de rire. Elle tenta de chasser son agacement en chassant l’invisible du revers de la main. Le jeu commençait...« Bonjour à tous. Aujourd'hui, on m'a demandé de vous apprendre à monter et démonter un fusil. Je vous entends d'ici " Je n'ai pas besoin d'un fusil, je sais utiliser telle ou telle arme!" . Partez maintenant si vous voulez, vous serez les premiers à être tuer.» Si je n'aurais pas eu peur de me faire tirer une balle dans le dos, j'aurais été le premier à faire semblant de partir, juste pour avoir la satisfaction de l'avoir fait suer.Mais j'étais intelligent, je n'osai pas. Je restai donc sagement là à l'écouter débiter ses instructions à la lettre, avec un sourire éternellement arrogant sur les lèvres. Elle s'assura que personne ne bougea puis poursuivit d'un ton solennel « Bien. Allez tous chercher un fusil. » Je suivis le groupe et attrapa un fusil de couleur noir. Plutôt classique, je n'aimais pas le tape-à-l'oeil et je n'avais jamais aimé, de toute façon. La simplicité était mon idéologie. Et ça se voyait rien qu'à la façon de me vêtir : un vieux jeans troués, des snickers, et une veste en coton. J'étais pas du genre à frimer, ah ça non.

Je profitai du temps qu'il me restait avant que tout le groupe soit prêt pour bavarder avec la brunette ténébreuse. Cette dernière tenta de m'ignorer mais je fus plutôt du genre insistant. « Tu souhaitais vraiment que je sois absent, hum? » ricanais-je tout sourire en levant les bras, m'étirant en même temps. Je n'étais pas frêle comme elle, mais n'avait pas vraiment de puissance musculaire, il valait donc mieux s'étirer adéquatement pour éviter toutes courbatures possibles. « Crois-moi, Juliet... Je suis pas venu ici pour m'asseoir sur mes lauriers. Je ne raterai donc aucun de tes entraînements à la noix, même si cela t'agaçe! » je lui adressai un bref clin d'oeil avant de rejoindre les rangs, fusil en main.Ce que je venais de dire était la stricte vérité. Certes, j'adorais l'irriter au plus haut point mais c'était surtout pour devenir meilleur que j'assistais à ses dites séances. Mon seul et unique but désormais était d'amorcer le déclin du Capitole. Pour cela, je devais exceller dans tous les domaines. Si Juliet pouvait m'apporter une quelconque aide dans ce perfectionnement, alors pourquoi pas? Et puis, tôt ou tard, elle finirait pas accepter ma présence, et c'était vraiment ce que je souhaitais intimement. Sans parler du fait que j'étais un excellent atout. Je savais me faire discret, et espionner ces vicieux ne me dérangeraient absolument pas. Je n'étais peut-être pas excellent en offensive, mais en défensive il en était tout autrement. Il fallait juste qu'elle me laisse du temps, pour me faire valoir, prouver que je ne suis pas qu'un égoïste qui ne pense qu'à soi, que je ne suis pas qu'un petit fils de con de pêcheur né uniquement pour faire de sa vie un enfer...Encore fallait-il que je me comporte correctement, mais j'en étais tout bonnement incapable, c'était trop délicieux... trop vivifiant pour que je ne m'arrête définitivement. Il fallait faire avec, j'imagine!
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MessageSujet: Re: ZAYNE&JULIET Entrainement rime avec terrain de jeu   Ven 2 Déc - 23:50


zayne & juliet
    il pourrait pas me foutre la paix ?

Juliet n’avait jamais aimé ces uniformes que Coin les obligeait à porter. D’un gris terne, monotone. Pas vraiment du meilleur effet lorsqu’on voyait l’humeur générale du district 13. Ces hommes et ces femmes qu’elle avait devant elle n’étaient pas venus ici par hasard, poussés par la force du vent. Le Capitole leur avait arraché quelqu’un. Une sœur. Un frère. Un ami. Lancé dans une arène, filmé sous n’importe quel angle, sentant derrière lui sa famille retenir son souffle dès le moindre danger. Dans le Trois, la perte d’un tribut était toujours difficile. Juliet revoyait parfaitement le visage de compassion de son père envers telle ou telle personne parce que, lui expliquait-il, le Capitole l’avait fait souffrir. Chaque année, elle voyait les poings de son paternel se former alors qu’un gamin entre douze et dix-huit ans, qui n’avait rien demandé à personne, surtout pas ça, s’avancer vers l’estrade où la représentante du district l’attendait en souriant. Une belle brochette de tribut, devait-elle penser le jour de la Moisson. Et le soir venu, son père l’envoyait dans sa chambre avec son grand frère, refusant catégoriquement que sa fille regarde un spectacle de massacre où elle allait peut-être se diriger dans quelques années. Imaginer l’un de ses enfants dans ces jeux lui était insupportable. La décision de les envoyer au district Treize avait été prise il y a bien longtemps.

De ses yeux verdoyant, elle suivit ses élèves du regard, avant de s’avancer elle-même vers le mur où étaient alignés des fusils de très bonne qualité, non chargé, mais semblable à ceux que les habitants du Treize allaient devoir manier à la perfection le jour du combat. Cela ne valait aucunement son agilité avec un couteau ou avec un arc et des flèches, mais elle aussi devait s’entrainer avec les armes à feu. Et puisque Donovan travaillait dans la réalisation d’arme, c’était d’autant plus simple pour elle d’apprendre et de pouvoir enseigner par la suite. C’est donc en reconnaissant la fabrication de son frère qu’elle attrapa l’un des derniers fusils disponibles. La rumeur des conversations s’élevait doucement derrière elle, ce qui lui laissait penser que tout le monde était retourné à sa place, dans les rangs. Du moins, ce fût ce qu’elle pensa pendant une fraction de secondes.
    zayne – Tu souhaitais vraiment que je sois absent, hum ?

Un ricanement suivit cette question, dont il connaissait d’avance la réponse, alors que Juliet réprima une grimace. Des frissons semblèrent lui déchirer l’échine, de haut en bas. Comme si son dos était recouvert d’une fourrure et qu’elle faisait le gros dos, comme les chats lorsqu’on les agresse. Elle entendait des voix s’apaiser un peu plus loin dans la salle, sans doute curieux de savoir comment allait se terminer cette séance d’entrainement. La réputation de Zayne et Juliet s’était forgé dès l’arrivée du jeune homme. Elle ne savait pas pourquoi il s’amusait tellement à s’acharner sur elle. N’y avait-il pas des filles bien plus appétissantes et consentantes dans les nombreuses galeries qui formaient le district ? Bien qu’elle tentait de l’ignorer, le jeune homme faisait en sorte de se retrouver dans son champ de vision. Elle fut donc bien obligée de relever le regard, afin de lui lancer plus facilement des éclairs à travers ses prunelles.
    zayne – Crois-moi, Juliet... Je suis pas venu ici pour m'asseoir sur mes lauriers. Je ne raterai donc aucun de tes entraînements à la noix, même si cela t'agace!

Le clin d’œil qu’il lui envoya alors ne fit que l’énerver encore plus. Elle qui était si heureuse de pouvoir diriger des séances d’entrainements, voilà que Zayne avait décidé de semer la zizanie. C’était bien un type du district Quatre tiens, pensa-t-elle alors qu’il se détournait pour rejoindre ses camarades. Arrogant. Prétentieux. Persuadé que son charme allait opérer quoi qu’il advenait et sur n’importe qui. Elle leva les yeux au ciel, inspira un grand coup pour calmer son cœur qui s’était mis, sans aucune raison apparente, à battre furieusement dans sa poitrine – elle mit cela sur le dos de l’adrénaline coulant sans doute dans ses veines en s’imaginant mettre une baffe à Hurtlake – puis s’avança jusqu’à sa place. Elle évita soigneusement de croiser les yeux de Zayne pour le moment. Peut importait ce que Moïra pouvait bien lui dire sur son compte. Juliet ne se voyait pas apprécier le jeune pêcheur. Cependant, il avait mit la jeune fille dans sa poche, depuis qu’il lui avait volé son casque alors qu’elle discutait sérieusement avec la brunette. Et seulement par le fait qu’il l’ait fait rire, elle se forçait depuis un moment à « lui faire ouvrir les yeux sur son compte. » Un comportement qui l’agaçait d’autant plus qu’elle s’attachait à la jeune Whitaker. Un sentiment dangereux, certes, mais la jeune femme ne pouvait s’en empêcher. Elle ferma quelques secondes les yeux, se forçant à faire le tri dans son esprit, et lorsqu’il fût réalisé elle finit par redresser les épaules, et embrassa d’un simple regard les personnes lui faisant face.
    juliet – Bon. A présent, nous allons démonter les fusils. Soldate Fitzgerald, pas ainsi.

Ajouta-t-elle brusquement lorsqu'elle aperçut, vers le fond, la jeune adolescente qui assistait également à ses entrainements, en train d'essayer de dévisser le canon de l'arme. Elle en a eut de la chance de se retrouver là, se dit Juliet avant de reporter son attention sur le groupe entier, tandis que l'adolescente laissa sa main retomber sur sa hanche.
    juliet – Près de la détente, vous trouverez un bouton qui permet de démonter l'arme automatiquement. Ce qui sera beaucoup plus intéressant pour notre entrainement d'aujourd'hui.

Tout au long de ses explications, elle effleurait elle-même du bout des doigts le bouton en question. Son frère faisait preuve d’ingéniosité quand il le voulait. Et quand elle eut terminé, elle appuya sur le bouton et l’arme se désarticula dans ses mains, avant de tomber, en pièce, à ses pieds, dans un tintement de ferraille retentissant dans toute la salle. Elle avait un léger sourire aux lèvres, alors qu’elle se rappelait de la première fois que Donovan lui avait mit une arme telle que celle-ci dans les mains. Il avait tellement rit en voyant son visage effaré. Visage qu’elle retrouvait à présent sur quelques unes des têtes présentent dans la salle, surtout sur celui de l’adolescente. Elle haussa les sourcils, en leur indiquant leur fusil d’un mouvement de tête.
    juliet – Il est bien évident que sur une vraie arme, vous n'aurez pas ce bouton. Ce ne sont que des fusils d'entrainement. Appuyez dessus à présent, pour qu'on puisse commencer.
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MessageSujet: Re: ZAYNE&JULIET Entrainement rime avec terrain de jeu   Sam 3 Déc - 3:34


zayne & juliet
    comment peut-elle être aussi sexy & vache à la fois?

Vous savez ce qui était beau et touchant à la fois de se retrouver ici, dans le district treize alors que Panem s'écroule tout doucement autour de nous? C'est que nous avions tous perdu quelqu'un à cause du Capitole. Nous avions tous un objectif commun, celui de l'anéantir à tout jamais, de faire chuter cet empire de malheur afin que nos coeurs s'en ressortent soulagés. Être obligés de voir ces jeunes s'entretuer sans scrupules, ça dépassait toutes les morales possibles. C'était bien pour cette raison que j'étais venue ici, pour que plus jamais il n'y aie de morts inutiles, pour combattre le mal par le mal. Et s'il fallait endurer une petite peste prétentieuse pour améliorer mes techniques de combat, pour apprendre à me défendre, à obtenir une meilleur offensive, et bien je le ferai, sans vraiment réfléchir. Je foncerai dans le tas, comme tous, pour me sacrifier comme Nathan l'a fait jadis. Mais c'était difficile, d'essuyer à chaque séances des refus de la part de la belle jeune femme. Pourtant, ça ne m'empêchait pas de me pointer le bout du nez, de la faire tourner en bourrique, et même d'en prendre plein mon pied. Je la sentais à deux doigts de craquer définitivement, et j'en rougis de plaisir. Ce jeu ranimait mon existence autrefois si terne, si fade, si morne. N'en avait-elle pas conscience? Ne comprenait-elle pas qu'une chimie tangible nous liait elle et moi? Encore fallait-il que j'ouvre les yeux... encore fallait-il que je me rende compte qu'à force de me jouer d'elle, j'étais en train de m'enticher de son regard divin. Lorsque je l'avais intercepté, j'ai su que j'avais touché dans le mile, que j'avais heurté ses cordes sensibles : elle était agacée, furieuse même mais arrivait aisément à le camoufler, de son masque de fer. « Bon. A présent, nous allons démonter les fusils. Soldate Fitzgerald, pas ainsi. » Elle adorait m'ignorer, il s'agissait de son loisir préféré et de loin. Mais cela ne me touchait guère, car je la fixai avec insistance, jusqu'à ce que finalement ses délicieuses prunelles s'encrent dans les miennes. « Génial, tu m'ignores encore... » murmurais-je alors qu'elle me fuyait du regard. Mes paroles, aussi légères que possible, se rendirent malheureusement à ses oreilles, elle s'était retournée à nouveau, le visage quelque peu hautain et me lança un regard fulminant. Je pouffai de rire. Puis, je m'intéressai d'un peu plus près à l'entrainement, regardant Juliet sermonner une jeune adolescente. Je l'écoutai, buvai littéralement ses paroles même, et m’enfouis dans un silence des plus solennels. Je devais être attentif à ses directives si je voulais laisser retomber les poussières de nos jadis affrontements.« Près de la détente, vous trouverez un bouton qui permet de démonter l'arme automatiquement. Ce qui sera beaucoup plus intéressant pour notre entrainement d'aujourd'hui. » Intéressant. J'adorais la façon qu'elle avait de nous montrer ô combien misérables nous étions. Elle se croyait si supérieur alors qu'au fond, je savais qu'elle était noble. Ne me demandez pas pourquoi, ces choses-là se ressentent. J'ai toujours parvenu à flairer la vérité du mensonge, et je savais que sous cette apparence de rustre se cachait une jeune femme bien plus que féminine, douce et aimante. Combien de semaines, de mois, d'années même devrais-je creuser pour trouver cette femme?

Elle s'avança vers l'adolescente et pesa sur le dit bouton d'un air qui se faisait plein d'assurance. Un sourire sur les lèvres, je la surpris même à s'amuser de la réaction de la jeune fille, qui visiblement, était apeurée par le bruit que le cliquetis du métal avait fait en tombant sur le sol tout en lourdeur. Puis Juliet avait parlé d'un ton convainquant « Il est bien évident que sur une vraie arme, vous n'aurez pas ce bouton. Ce ne sont que des fusils d'entrainement. Appuyez dessus à présent, pour qu'on puisse commencer. » . Je haussai les sourcils et me décalai de quelques pas, en changeant de place pour lui faire face. Je révélai mes dents d'un blanc étincelant en lui posant la question suivante « Et pourquoi n'utilise-t-on pas de vraies armes, ma jolie... N'est-ce pas là le meilleur moyen de faire apprendre la rigueur de ces entrainement? » roucoulais-je, à l'affût de sa réaction.Je n'étais pas seulement ici pour contempler la vue, mais aussi pour approfondir mes connaissances en combat. Je savais que d'ici peu de temps, nous, survivants du treize, comme les gens du Capitole se plaisaient tant à nous appeler, nous serions dans l'obligation de nous rebeller, de faire changer les choses, et ce pour le bien de tous. Et pour cela, il nous fallait de véritables armes, quelque chose de tangible, afin que l'on apprenne dans les meilleures conditions possibles. User de gadgets inutiles ne m'enchantaient guère, mais sous le regard insistant de la dame, je fus dans l'obligation d'appuyer doucement sur le bouton en question. Un bruit de métal se fit entendre et bien vite, mon arme fut désarmée. Cela m'impressionna, et je ne le cachai pas pour le moins du monde. Je n'étais pas de ceux-là qui répandaient le mensonge comme on répandait les semences. J'étais différent. Et à l'instar de cette tête de mule de Juliet, la petite et adorable Moïra elle, l'avait su dès l'instant où j'avais volé le casque d'écoute à cette dernière. Depuis, semble-t-il qu'elle milite pour lui faire entendre raison. Mais à cette tension palpable qui s'écoule de chaque pores de sa peau, je sus que cela n'avait pas été très fructueux. Qu'importe... Un bon jour, je l'aurai. « Quoi? C'est le mot " jolie " qui t'énerves, ou bien c'est plutôt le fait que j'ai raison? » Des gens avaient ricané à ces mots, et un sourire éternellement arrogant et prétentieux put se lire derechef sur mon doux visage. Je tâchai de l'effacer tout aussitôt lorsque je vis les éclairs qui tourbillonnaient dans ses yeux noisettes, ses yeux ensorcelants, intenses, qui représentaient toute la force de cette femme aux multiples facettes.
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MessageSujet: Re: ZAYNE&JULIET Entrainement rime avec terrain de jeu   Sam 10 Déc - 22:24


zayne & juliet
    il pourrait pas me foutre la paix ?

Elle s’était efforcée pendant douze longues années à détruire cette petite fille fragile qu’elle avait été dans le trois. Fragile, mais protégée par son père et son frère, l’empêchant d’en savoir trop sur la dure réalité de cette vie dans laquelle elle était née. Les Hunger Games, la famine, les Pacificateurs maléfique et près à tout pour salir leurs proies. Ils avaient toujours réussi à la garder loin de cette vision du monde qui dépassait ses pires cauchemars. En une seule nuit pourtant, tout avait refait surface. Cette fameuse nuit où son père n’avait pas osé lui dire adieu. Celle où son frère et elle faisaient tout pour retourner dans leur maison. Ne pas voir la seule figure parentale qu’ils avaient connue s’enfuir dans l’obscurité qui hantait encore les songes de Juliet. Elle entendait encore ses cris déchirer la nuit, sa gorge brûlait encore de ce souvenir douloureux. Les larmes lui venaient facilement lorsque ses barrières étaient baissées, en pleine nuit, alors qu’elle se débattait encore dans les bras de l’homme qui avait précipité cette séparation, l’ami de leur père. Donovan ne la lâchait pas, jouant le grand frère protecteur mais il était lui aussi secoué par l’évènement de cette nuit-là. Elle le savait. Les premiers mois au district Treize furent sans doute les pires de son existence, manquant de l’affection de son père, séparée parfois de son frère lorsque leur emploi du temps le stipulait. Elle était terrifiée. Brisée. Sans doute la carapace a commencé à se former à son onzième anniversaire. Elle ne devait plus se montrer faible, sinon elle n’allait jamais survivre. Cacher tout au fond d’elle-même, c’était ce qui lui semblait être la meilleure solution qui s’offrait à elle. Elle continuerait à être ce qu’elle était, mais plus aucune larme ne sera coulée dans ces longs couloirs dévêtus de toute trace d’humanité pure. Toutes les âmes qui traversaient ces murs étaient déchirées par le deuil. Les sourires, les rires, tout ça étaient du superflu. Juste un moyen de rendre ce quotidien moins pénible à supporter. Mais même les uniformes des habitants ne laissaient aucune place au bonheur. Seule la joie d’imaginer Snow torturé, massacré, tué les obligeait à garder la tête haute et à s’accrocher. Juliet faisait partie de ces âmes tourmentées, depuis douze ans, bien qu’elle affichait parfois une mine plus humaine que les autres personnes ici. Mais jamais elle ne montrerait son vrai visage, celui de la petite Juliet sans défense et effrayé par tout ce qu’elle voyait. Surtout de perdre une seconde fois des êtres chers. Elle avait fini par accepter cette contrainte, de tout dissimuler sous un masque d’une fermeté à toute épreuve, après des longues années à luter contre la petite Juliet. Et puis un beau jour, il avait débarqué. Cet égocentrique du district Quatre, qui s’amusait à la rendre folle de rage à chacune des séances qu’elle dirigeait, et une voix lui murmurait à l’intérieur de sa tête que ce désir de se rapprocher d’elle pourrait faire ressortir la petite Juliet. Et elle ne supportait pas l’idée qu’un abruti puisse ruiner les efforts qu’elle avait fournis pour être plus forte. Pour survivre dans ce monde écœurant qui n’hésitait pas à sacrifier des enfants pour que le gouvernement tienne encore et toujours Panem son sous contrôle. Si elle le laissait approcher, elle s’en rendait compte, il serait sa plus grande faiblesse, au même titre que son frère. Et elle sera également la plus grande faiblesse de Zayne.

Il lui avait encore lancé une nouvelle pique. Après le court monologue qu’il lui avait adressé quelques instants plus tôt, ça ne l’étonnait guère. Dès la première rencontre, Juliet avait devinée qu’il n’aimait pas qu’on l’ignore. Et dès le départ, c’était ce qu’elle avait fait. Si elle avait à présent la possibilité de retourner en arrière, elle lui aurait sans doute mis les points sur les « i » directement, afin de le stopper net dans le commencement de son jeu stupide dans lequel il était le seul joueur. Du moins, c’était ce qu’elle ne cessait de se répéter pour faire taire cette voix qui était du côté de Zayne. Si elle ne répondait pas à ses relances incessantes, il finirait bien par arrêter un jour, n’est-ce pas ? Il finirait par la laisser tranquille, et arrêter de vouloir briser la glace de cette manière insolente et prétentieuse. Elle n’a jamais eu l’occasion de se faire draguer par le passé, mais elle devinait facilement que la manière dont Zayne s’y prenait était la manière la plus pathétique à cause de son côté « rentre dedans dès que je te vois au bout du couloir ». Elle espérait franchement qu’il n’avait pas utilisé cette technique avec toutes les filles de son district, pour peu qu’elles avaient le même caractère que Juliet, il a dut se prendre des râteaux à répétition. Cette pensée la faisait souvent sourire, mais là elle n’y pensait absolument pas. Elle se contenta de lui lancer son éternel regard glacial au visage, avant de se tourner vers l’adolescente qui voulait démonter son arme à la main. Elle trouvait cela inintéressant de faire ceci, puisque les recrus allaient se souvenir de l’emplacement de chaque élément qui constituait l’arme, et allaient simplement les remettre à leur place initial sans se poser de questions. C’était l’un des gardes qui avait proposé l’idée d’une arme qui se démonte automatiquement pour faire travailler les neurones et le sens logique des nouveaux venus. Cette idée avait été immédiatement approuvée par les Costigan, et Donovan lui avait fait la démonstration de ce type de fusil quelques semaines plus tard. Ce souvenir refit surface instantanément quand elle observa le visage surpris de la soldate Fitzgerald. Mais bien sûr, comme tous les autres souvenirs heureux que les habitants du Treize pouvaient avoir pendant leur occupation, celui-ci éclata comme une bulle de savon lorsque Zayne se plaça exprès devant elle, un fin sourire animant déjà ses lèvres. Le visage de la brunette se referma aussitôt, s’attendant à recevoir la énième lance du jeune homme.
    zayne – Et pourquoi n'utilise-t-on pas de vraies armes, ma jolie... N'est-ce pas là le meilleur moyen de faire apprendre la rigueur de ces entrainement ?

A croire qu’il ne prenait pas ces entrainements au sérieux. Il passait son temps à défier son autorité, à chercher à la déstabiliser pour qu’elle se retrouve comme une idiote devant ce groupe de nouveaux combattants. Elle savait parfaitement pourquoi ils n’avaient droit qu’à des faux fusils pour le moment. La raison pour laquelle elle-même n’avait eu la possibilité de toucher de vraies armes qu’à l’âge de quinze ans. Non qu’ils aient voulu d’abord développer leur capacité physique, mais tout simplement parce que la confiance n’était pas de mise pour les gens comme Coin. Croyaient-ils vraiment qu’au bout de quelques semaines, ils pourraient utiliser des armes à feux aussi librement que dans leur district d’origine – en émettant bien sûr l’hypothèse qu’ils aient eu la possibilité de toucher une arme chez eux – ? C’était prendre ses rêves pour la réalité. Et le rêve ne peut pas facilement vivre dans ce district, ils allaient rapidement s’en rendre compte. Elle ne cilla pas au bruit de ferraille tapant le sol lorsque Zayne pressa sur le bouton. Elle plongea ses yeux dans les siens, tout en essayant de lui passer un message. Allons Zayne, se disait-elle, tu n’es tout de même pas assez stupide pour croire que le gouvernement du Treize a déjà suffisamment confiance pour te glisser un fusil dans les mains ? Après les semaines que tu viens de passer, tu es toujours aussi naïf ?
    zayne – Quoi ? C'est le mot " jolie " qui t'énerves, ou bien c'est plutôt le fait que j'ai raison ?

Elle aurait pu en ricaner. S’il ne s’était pas prit un malin plaisir à afficher ce stupide sourire prétentieux sur les lèvres, et si les autres n’avaient pas gloussés tout autour d’eux. Ils étaient sans doute perçus comme le clou du spectacle. Ils ne venaient pas ici pour récolter un enseignement, juste pour voir une nouvelle scène digne des plus beaux couples entre Zayne et Juliet. Cette pensée, lui glaça le sang, et lui donna soudainement envie de hurler et de partir en leur disant de se débrouiller tout seul. De baisser les bras. Ce qu’aurait sans doute fait la petite Juliet depuis un moment déjà, mais pas celle qu’elle s’était forcé à forger. La colère la mangeait de l’intérieur, alors qu’elle se concentra sur les prunelles du jeune homme. Ce point fixe lui permit, comme un miracle, de garder le contrôle sur ses faits et gestes. Sans doute, pensa-t-elle, que le fait de regarder la source de son énervement l’aidait à se calmer. Une voix dans sa tête lui murmura une toute autre réponse, qui déplut beaucoup à la jeune femme et qui décida de la chasser vigoureusement de son esprit. Elle s’avança de quelque pas jusqu’à Zayne, en se retrouvant qu’à une cinquantaine de centimètres de lui. Elle ne savait comment expliquer l’accélération fulgurante des battements de son cœur, et ne voulait d’ailleurs pas y penser, de peur de trop bien interpréter ce phénomène. Juliet savait que tout le monde les regardait avec insistance, essayant d’anticiper le moment où la jeune femme se jetterait furieusement à la gorge du jeune homme. Mais elle se contenta de parler. Sèchement et froidement, certes, mais elle ne pouvait pas faire mieux compte tenu des circonstances. Ça leur aurait fait trop plaisir si elle l’avait giflé, d’où sa décision de laisser échapper l’occasion, une fois encore.
    juliet – Pour votre information, soldat Hurtlake, je n'ai pas le pouvoir de décider quels genres d'armes je vais devoir vous apprendre à utiliser. Cette décision appartient à Coin. Si vous n'êtes pas content de votre sort, vous pouvez parfaitement aller vous plaindre auprès d'elle, mais je ne pense pas qu'elle apprécierait le fait qu'une nouvelle recrue écervelée vienne discuter de ses ordres. De plus elle n'a confiance en personne, que ce soit en moi ou dans son lèche botte de bras droit. Alors pensez-vous réellement qu'elle puisse confier de véritables armes à des gens qui viennent de débarquer ? Absolument pas. Alors soit vous n'êtes toujours pas content et vous boycottez les séances d'entrainements pour montrer votre désaccord aux ordres, soit vous acceptez votre sort et vous pourrez espérer avoir un véritable fusil dans les mains, est-ce que c'est clair ?

Elle le dévisagea durant quelques secondes, avant de se détourner et de récupérer les pièces de son fusil à terre. Puis, dans un silence de mort de la part des autres personnes présentent dans la salle, elle retourna à sa place initial, et son regard englobant la pièce fit comprendre à ceux qui ne l'avaient pas encore fait, d'appuyer sur le bouton pour mettre l'arme en morceau. Bientôt le bruit de fer roulant sur le sol étouffa le souvenir de ses dernières phrases bien qu'elles étaient, espérait-elle, gravées dans leur esprit. Un seul individu de la quitter pas du regard, et elle se permit de regarder Zayne dans les yeux, la colère débordant de son regard, en attendant qu'ils soient tous près à travailler, enfin.
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ZAYNE&JULIET Entrainement rime avec terrain de jeu

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