petites annonces à ne pas rater
✤ TOURNEE DU VAINQUEUR les jeux sont désormais terminés, place à la tournée du vainqueur qui met à l'honneur andro graham ! plus d'informations ici.
✤ INTRIGUES panem ne cesse de changer avec de nombreux événements inouïs. découvrez le volume 6.
✤ MISES À JOUR une nouvelle règle a été instaurée. merci de prendre connaissance de celle-ci ainsi que les autres nouveautés !
✤ MISSIONS ET QUÊTES toutes les missions ont été lancées ! rendez-vous dans ce sujet pour toutes les découvrir.
✤ SCENARIOS voici quelques scénarios qui n'attendent que vous:
rebelles. liam hemsworth
pacificateurs. boyd holbrook
district 13. cobie smulders & chris hemsworth
vainqueurs. gemma arterton & elle fanning
d'autres scénarios gagnants de la loterie à venir !

 

fermeture du forum
le forum ferme ses portes après six ans d'existence.
merci pour tout, on vous aime.

Partagez | 
 

 Quant la vie ne tient qu'à un fil ... (J7)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité



MessageSujet: Quant la vie ne tient qu'à un fil ... (J7)   Sam 26 Nov - 18:53


Le froid engourdissait peu à peu ma peau. Tout se mélangeait dans ma tête et aucune pensée distincte ne venait me faire revenir à la raison. Déjà une semaine s’était écoulée depuis le début des Jeux et j’étais toujours en vie. Je devais m’en réjouir mais le cœur n’y était pas. Depuis la veille où je m’étais enfuie du festin, j’étais roulée en boule sous un sequoia. Mes larmes séchées avaient laissé un sillon sur ma peau sale. Mes yeux devenus rouges par mes pleurs me piquaient et mon nez coulait sans discontinuer. J’étais devenue un déchet humain, un macchabé n’étant rien d’autre qu’une enfant de 17 ans. Mes bras entouraient mes jambes depuis déjà quelques heures et mon corps était devenu engourdi. Pourquoi la fin était-elle si longue à arriver ? Je n’avais plus la force de me battre. Ni pour Hayden, ni pour ma mère, pour personne d’autre. Comment pourrais-je vivre en ayant un poids en moins dans mon cœur. J’avais déjà perdu ma sœur de sang dans des Hunger Games précédents et voici que celle de cœur s’était aussi évaporée vers un autre monde. La rage grondait dans mes veines mais la faim qui me tiraillait le ventre m’empêchait d’avancer comme je le souhaitais. Comme dit plus haut, j’étais devenue une morte vivante qui ne tenait que par la seule force de son mental. Chaque pas devenait un supplice. Mes muscles me ciraient de leur envoyer de l’oxygène mais rien n’y fit. Ils étaient devenus trop faibles pour me porter. C’est ainsi que je m’étais écroulée et que je n’avais plus bougée depuis la veille. J’étais parcourue de frissons incessants, imaginant tel ou tel scénario pour la mort de Kathleen. Ma Kathleen … Que me dirait-elle si elle était auprès de moi ? Comment réagirait-elle dans des conditions pareilles ? Elle se battrait. Bec et ongles pour honorer notre mémoire et pour vaincre le Capitole. Elle ne resterait pas là à s’apitoyer sur son sort. Non, ce n’était pas dans son caractère !
C’est ainsi que j’ai déployé mes jambes. Mes genoux ont craqué d’être si longtemps immobilisés. Une douleur lancinante s’est propagée dans mon être mais je n’en ai pas tenu compte. Il fallait à tout prix que je gagne. Pour elle, pour ma famille et pour tous ceux qui me soutiennent. Hésitante, je me suis mise à genoux attendant que ma tête cesse de tourner et que ma nausée passe. Une nuit blanche n’arrange pas les êtres, c’est moi qui vous le dis !
Quelques minutes plus tard, j’ai enfin réussi à me mettre debout, me retenant doucement à l’arbre qui se trouvait à mes côtés. Il était temps d’agir et de partir à la rencontre d’autres tributs. J’ai pris mon arc ainsi que mon carquois et me suis mise difficilement en route. Il fallait que je gagne, je ne pouvais pas me laisser faire. Que je montre que les habitants de District comme le 10 peuvent être aussi fort que des carrières. Le regard décidé, le menton levé, je suis partie à l’aventure comme on dit. Jamais je n’avais été aussi sûre de moi. Une main posée sur mes couteaux, j’étais prête à me battre pour ma survie. Tout sentiment s’était évaporé. Tout sauf la haine, la vengeance et la rage de vivre. En somme, des sentiments d’animaux. Il fallait que je venge Skyler, Kathleen, et toutes ces personnes mortes au combat pour des choses qui ne les regardent pas. Tous ces enfants morts pour le simple plaisir des yeux.

Je vous vengerai, tous !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
DISTRICT 11
△ correspondances : 11154
△ points : 74
△ multicomptes : hunter, pepper-swann (leevy, ivory)
△ à Panem depuis le : 08/05/2011
△ humeur : indifférente
△ âge du personnage : vingt-deux ans
△ occupation : mentor


can you save me?
statut: célibataire, coeur occupé par un revenant
relationships:


MessageSujet: Re: Quant la vie ne tient qu'à un fil ... (J7)   Dim 27 Nov - 15:17



Le sixième jour des Jeux avaient été particulièrement riche en émotions. J'avais réussi à obtenir quelques médicaments au festin, je m'étais retrouvée nez-à-nez avec la stupide tribut du six, j'avais tué son compagnon en l'égorgeant et j'avais également tabassé Zoé en l'a prenant pour Skyler, ce foutu tribut mort. Autant dire que je n'avais clairement pas eu le temps de m'assoupir, ne serait-ce que pour quelques minutes. J'avais mis six longs jours avant d'avoir mes premières hallucinations, ce qui m'empêchait désormais de fermer l'oeil, par peur de découvrir les deux jeunes tributs que j'avais tués. Ils ne m'étaient pas encore apparus, mais cette idée me faisait froid dans le dos. J'étais perplexe. Je ne savais pas quoi penser. Pourquoi avais-je vu Skyler et Kathleen, alors que je n'étais aucunement responsable de ces deux morts ? Et pourquoi étais-je donc incapable d'apercevoir les tributs que j'avais tués ? Je jetai un bref coup d'oeil à mes mains, encore vêtues du sang séché du tribut du trois, Finley, que j'avais tué la vieille. Heureusement, j'étais partie avant que sa petite femme le découvre et qu'elle se jette sur moi. J'essuyai ces dernières sur mon pantalon, avant de reprendre mon couteau en main, prête à la moindre attaque. Je marchai depuis trois bonnes heures, peut-être plus, sans avoir de but précis, si ce n'est m'éloigner le plus possible de la corne d'abondance. Je commençai à me demander où j'avais bien pu arriver quand mon regard se posa sur une jeune demoiselle blonde d'à peine douze ans.

Je me stoppai net, restant immobile durant de longues minutes, bouche-bée. La petite tribut du douze, Kirsen, se tenait face à moi. Merde ! Encore ces foutus hallucinations. Je faisais une proie bien facile, à ce moment-là. Je fermai les yeux, espérant qu'elle disparaitrait aussi rapidement qu'elle était apparue. Malheureusement, quand je rouvris mes paupières, elle se tenait toujours face à moi. Les quatre plaies que je lui avais infligées saignaient abondamment. Je ne pouvais détacher mon regard de son petit corps meurtri par les quatre coups de couteaux que je lui avais donné. Je n'avais désormais plus aucun doute sur la zone dans laquelle je me situais. J'étais dans la zone deux, celle des amazones. Celle où j'avais ôté la vie à cette pauvre petite gamine de douze ans, celle où son co-tribut Skyler m'avait rué de coups, me déformant le visage. Cette foutue zone me rappelait bien trop de mauvais souvenir, et il fallait que je fasse demi-tour, et vite, avant que le fantôme de Skyler apparaisse une nouvelle fois devant moi. Malgré tout, je ne pouvais me résoudre à bouger. Fixant Kirsen dans les yeux, je laissai mon esprit partir et mon corps vulnérable à la moindre attaque. « Je vous vengerai, tous ! » J'eus un sursaut à l'entente de ces paroles. Quel tribut pouvait bien être suicidaire au point d'émettre le moindre son à voix haute ? Il fallait vraiment être stupide. À l'heure actuelle, où nous ne sommes plus que quatre, le moindre bruit était synonyme de mort. Je m'approchai discrètement du point d'origine de cette mystérieuse voix, ne faisant pas le moindre bruit grâce à ma discrétion qui m'avait sauvé la vie à de multiples reprises. De plus, dans cette zone où les amazones avaient élues domiciles, je n'avais pas intérêt à me faire remarquer et poursuivre comme la dernière fois. Je me cachai derrière un arbre, attendant patiemment que la personne que j'avais entendue entre dans mon champ de vision. Quand ce fut enfin le cas, je restai silencieuse un instant. Ce visage m'était particulièrement familier, mais j'étais absolument incapable d'en savoir la raison. « On ne peut pas dire que la discrétion soit ton fort. » déclarai-je finalement, tout en restant cachée derrière mon arbre. Il était inutile de passer ma route. Chaque jour qui passait était une chance de plus de rentrer dans mon district. Je n'allais pas fuir, j'allais affronter cette fille. Quitte à y laisser la vie, il fallait que je me batte.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mockingjay-rpg.net/t6442-get-along-with-the-voices-inside-of-my-head-alexiane http://www.mockingjay-rpg.net/t152-11-this-is-survival-of-the-fittest-this-is-do-or-die-alexiane
avatar
MAITRE DU JEU
△ correspondances : 2122
△ points : 472
△ à Panem depuis le : 20/04/2011
△ humeur : joueuse
△ âge du personnage : cinquante-quatre ans
△ occupation : interviewer et personnalité préférée des capitoliens



MessageSujet: Re: Quant la vie ne tient qu'à un fil ... (J7)   Dim 27 Nov - 15:17

Le membre 'Alexiane R. Hawthorne' a effectué l'action suivante : ~ lancer de dés

'75th HG, ultime' : 6
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://mockingjay.forumgratuit.fr
Invité



MessageSujet: Re: Quant la vie ne tient qu'à un fil ... (J7)   Dim 27 Nov - 17:42


Je continuais à rager, le sang bouillonnait dans mes veines et les battements de mon cœur se répercutaient dans mes oreilles. Plus rien n’avait de sens aujourd’hui et je commençais sérieusement à devenir folle. Ma main était crispée sur mon couteau et je m’apprêtais à le lancer sur la première chose qui se présenterait devant moi. Alliée, animal ou mutation. Qu’importe, j’étais prête à tout pour ma survie. C’est ainsi que j’avançais, le regard déterminé, la démarche boitillante mais encore fière de ce long chemin que j’avais du faire pour arriver jusqu’ici. Arriver jusqu’au septième jour des Hunger Games. Un vent glacial s’insinua sous mes habits et me frigorifia chaque parcelle de peau mais je n’en avais cure. Je voyais le visage de ma mère qui hurlait de douleur en entendant mon nom qui avait été tiré au sort. La douleur sur le visage d’Hayden et ses yeux qui ne m’ont pas quitté. Jusqu’à ce que je parte de la grande place. Puis le visage de ma génitrice s’évapora pour laisser la place à celui de Lizzie, tuée lors de ses Jeux. Qu’avais-je donc fait au ciel pour me retrouver ici, à mon tour ? N’avais-je pas connu assez de souffrance dans ma vie ? La mort de mon père, de ma sœur, n’est-ce pas déjà suffisant pour détruire une famille ? Non, il fallait donc que j’y sois aussi. Je ne devais pas mourir. Pour ma mère, pour Hayden …
Voilà pourquoi j’avais dit cette phrase. Qu’importe que l’on m’entende ou pas. J’en avais marre d’être enfermée dans cette arène. Si ma vie devait s’arrêter là, autant qu’elle se termine vite et, si possible, sans trop de douleur. Bien que j’en doutais. Mais je voulais y croire. La peur est notre pire ennemi et l’espoir, notre meilleur ami. Mes cheveux blonds ternes et sales reflétaient bien mon état d’esprit, mon moral qui descendait bien plus bas que zéro. Les cernes sous mes yeux devenaient des sillons, mes os se distinguaient nettement sous ma peau. Non, je ne suis pas anorexique juste affamée. Et pourtant, malgré tout ceci, j’étais encore debout. Jusqu’au moment où quelqu’un arriva face à moi. Immédiatement, j’ai brandit mon arc, prête à en découvre. Mais je connaissais ce visage, je l’avais déjà croisé lors du festin organisé par le Capitole. A croire qu’ils avaient déjà prévu de nous tirer au sort.

Alexiane …

J’ai chuchoté son prénom comme si elle allait m’apporter ce qu’il me manquait bien que ce ne soit pas le cas. Aujourd’hui, il fallait s’entre-tuer, qu’importent les anciennes relations. Nous n’étions plus que quatre pour une seule place de gagnant. Il fallait se démarquer des autres, coûte que coûte.

On ne peut pas dire que la discrétion soit ton fort.

Je l’ai jaugé, un sourire sarcastique sur le visage. D’où venait-elle me faire part de ses impressions. Je n’en ai rien à faire d’être discrète ou pas. Je veux juste en finir, rapidement … Voilà mon but ultime dans cette guerre sans merci. Je suis restée là, l’arc tendu. S’il fallait tirer, je le ferais.

Je ne cherche pas à être discrète. C’est soit mourir, soit vivre. Autant provoquer le destin pour que je sache qu’elle voie je vais suivre.

J’ai plissé les yeux, voyant quelque chose au loin derrière elle. Ce n’était pas un humain, non c’était une mutation. Sans vraiment comprendre ce que je faisais, je me suis ruée sur Alexiane pour la pousser du chemin de cette femme sur son cheval avant de lui tirer dessus. Ma flèche n’a fait que lui égratigner le bras.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
DISTRICT 11
△ correspondances : 11154
△ points : 74
△ multicomptes : hunter, pepper-swann (leevy, ivory)
△ à Panem depuis le : 08/05/2011
△ humeur : indifférente
△ âge du personnage : vingt-deux ans
△ occupation : mentor


can you save me?
statut: célibataire, coeur occupé par un revenant
relationships:


MessageSujet: Re: Quant la vie ne tient qu'à un fil ... (J7)   Dim 27 Nov - 20:49


Kirsen avait disparu dès que des bruits s'étaient fait entendre. Je restai sur mes gardes, prête à attaquer la moindre personne qui apparaissait dans mon champ de vision. En l'occurrence, c'était une jeune femme blonde et en sale état qui se trouvait face à moi. Son visage me disait quelque chose, mais j'avais beau réfléchir, je ne savais pas où j'avais bien pu la rencontrer. Tant pis, cela viendrait tôt ou tard. Pour l'instant, je me focalisai sur mon premier objectif, à savoir : éliminer toutes les personnes que se trouvaient sur mon chemin. À ce stade du jeu, j'étais prête à me battre jusqu'à la mort. Qui ne tente rien à rien. J'allais peut-être y laisser la vie dans d'atroces souffrances, c'était même très probable vu l'état dans lequel elle était - soit en bien meilleure forme que moi - mais j'aurais au moins la satisfaction d'avoir essayé. De m'être battue pour rentrer. Pour retrouver Avery, Ezea et mon meilleur ami. « Alexiane ... » Entendis-je dans un chuchotement. Je toisai la jeune femme de longues minutes, perplexe. Comment connaissait-elle mon prénom ? Où l'avait-elle entendu ? Son visage me paraissait étrangement familier, nous nous étions donc forcément rencontrées auparavant. C'était probablement grâce à cela qu'elle connaissait mon prénom. Je regardai la demoiselle, puis j'eux une légère grimace. Je balançai légèrement mon bras, passant en revue la jeune femme. « Hum... toi. » dis-je en guise de réponse, ce qui perdait tout son effet. J'éclatai ensuite de rire, la nervosité y étant pour beaucoup. Je ne pus m'empêcher d'avoir une légère remarque à son encontre. Je n'avais pas ma langue dans ma poche depuis le début des Jeux. À quoi bon se comporter comme une gentille fifille ? La petite Alexiane du district onze était quelqu'un de très positive, souriante et jamais méchante. C'était avant. Désormais, je n'allais pas me priver de partager mes pensées, quitte à provoquer mes concurrents. Je remarquai bien que mes paroles ne lui avaient pas plu, ce qui ne manquait pas de me faire sourire. « Je ne cherche pas à être discrète. C'est soit mourir, soit vivre. Autant provoquer le destin pour que je sache qu'elle voie je vais suivre. » La jeune femme n'était pas lâche. Elle avait du courage. Elle n'allait pas fuir comme une lâche, mais affronter la mort. Finalement, nous n'étions pas très différente l'une de l'autre. Nous voulions simplement survivre. Rentrer à la maison. Sans que je comprenne pourquoi, la demoiselle se mit à foncer en ma direction, me poussant sur le côté en arrivant à mon nouveau. « BORDEL ! C'était quoi ça ?! » dis-je en me relevant le plus rapidement possible, essuyant mes mains à mon pantalon. Je me retournai ensuite en direction de la jeune femme, resserrant la prise de mon couteau. Je compris ensuite pourquoi la demoiselle avait fait cela. J'eus des frissons en découvrant l'amazone qui se trouvait face à nous. La dernière fois qu'une de ces créatures m'avait couru après, j'avais bien failli y rester. Je restai muette durant quelques instants, et je repris le contrôle de mes pensées quand la mutation génétique fonça sur la demoiselle. Je courus en direction de cette chose, couteau en main, avant de lui sauter sur le dos. Je ne faisais pas cela pour protéger l'inconnue qui se trouvait face à moi, la mutation n'avait qu'à la tuer après tout, je faisais cela pour me protéger moi. L'amazone fonçait sur ma concurrente, et une fois que cela serait fait, vers qui la créature se tournerait ? Vers moi, bien-sûr. Mon geste n'était en aucun cas un geste de protection. C'était simplement un réflexe de survie. Je n'en avais strictement rien à faire de la vie de ma concurrente. Perchée sur le dos de l'amazone, mon couteau arrivait au niveau de sa gorge. Cependant, celle-ci se débattu d'un mouvement sec, à tel point qu'elle me balança littéralement contre un arbre. Je retombai lourdement contre le sol, à tel point que tout l'air de mes poumons se coupèrent net. Je restai affalée sur le sol durant de longs instants, attendant de regagner assez d'air pour me relever et combattre.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mockingjay-rpg.net/t6442-get-along-with-the-voices-inside-of-my-head-alexiane http://www.mockingjay-rpg.net/t152-11-this-is-survival-of-the-fittest-this-is-do-or-die-alexiane
Invité



MessageSujet: Re: Quant la vie ne tient qu'à un fil ... (J7)   Lun 28 Nov - 17:06


Je m’étais à peine jetée sur Alexiane que la créature revenait à la charge. Je n’avais pas envie de voir ma mort arriver ni celle de cette fille qui détestait autant que moi le Capitole. Certes, quelques minutes plus tôt, j’étais prête à tout pour survivre mais je ne pensais pas me retrouver face à elle de sitôt. Voilà pourquoi je lui avais sauvé la vie alors que rien ne m’indiquait qu’elle ferait la même chose pour moi. Mais qu’importe, cette chose était là et il fallait la combattre. J’étais déjà debout prête à en découdre alors que l’Amazone me fonçait dessus à une vitesse hallucinante. J’ai bandé mes muscles jusqu’à ce qu’ils me fassent mal. Si je devais mourir, autant le faire avec honneur.
D’un seul coup, mon regard fut déporté sur la droite là où une chevelure châtain surgit du bord du chemin. C’était ma concurrente qui venait de se jeter sur le dos du cheval mais, malencontreusement, elle fut rejetée quelques mètre plus loin le long d’un arbre. A présent, c’était à mon tour de survivre ou de périr face à cette créature. Un râle inhumain et sorti de ma bouche, signe évident de ma rage. J’avais déjà brandi mon arc et décoché deux flèches qui ne firent que l’effleurer alors que j’étais l’une des meilleures dans mon District. J’ai tâtonné dans mon carquois mais aucune flèche n’est venue heurter ma main. D’un geste rapide, j’ai donc décidé de casser mon arc pour en faire une sorte de lance. Je l’ai à nouveau lancé sur la mutation qui la balaya d’un revers de main. Rien à faire, elle était vraiment très forte. Alors, mon seul réflexe a été de courir et de laisser l’autre tribut là. Cependant, je ne fus pas assez rapide et le cheval me rattrapa bien vite. Puis mes pieds décollèrent du sol. En levant légèrement la tête, j’ai pu voir le visage de cette femme inventée de toutes pièces me sourire froidement. Sa force surhumaine aurait sûrement raison de moi. Quelques secondes plus tard, j’atterris lourdement sur le sol, me cassant au passage le poignet droit. Ce poignet qui m’était tant vital pour me battre … Du sang coulait de ma lèvre égratigné et à moitié assommée, je vis le cheval revenir dans ma direction. Pas de doute, j’allais être sauvagement piétinée et ma vie se terminerait ici, devant les yeux de tous ceux qui m’ont soutenue jusque-là. Était-ce cela, mon destin ?
J’ai jeté un regard à Alexiane qui se relevait péniblement de sa chute. Rien à faire, j’étais perdue. Alors, n’écoutant que mon courage, je me suis à mon tour mise debout. J’ai serré les poings comme j’ai pu avant de regarder froidement la créature qui revenait à la charge, prête à me détruire.

Tues-moi si tu le souhaite. Mais jamais je ne me laisserais mourir. J’ai un honneur à sauver, celui de ma famille que le Capitole a délibérément saccagé. Je m’appelle Ever January Collins. Mon père est mort car il a aussi dire ce qu’il pense, ma sœur est morte à ces foutus Jeux et là, ça va être mon tour. Le Capitole est et restera un Gouvernement hypocrite qui se croit puissant alors qu’il n’est rien. Aujourd’hui, j’en appelle à ceux qui croient encore à la libération de Panem. L’espoir est maître de notre courage et c’est ce qui guidera nos pas. L’avenir est devant vous, ne baissez pas les bras !

La flèche de l’Amazone n’était plus qu’à quelques centimètre de mon visage. Il était déjà bien égratigné de par ma chute et par mes anciennes bagarres mais cette flèche ci me défigurera à jamais. Les sanglots ont envahi ma gorge, les larmes ont piqué mes yeux et tout est devenu flou autour de moi. Alors, pour une dernière fois, j’ai avalé une grande goulée d’air avant de crier, levant le visage au ciel.

A bas le Capitole !

La flèche s’est alors plantée dans mon cou et le goût du sang s’est répandu dans ma gorge. Déjà, je commençai à m’étouffer, manquant d’air. Mais ma souffrance ne s’est pas arrêtée là. La femme s’était ruée sur moi alors que je tombais à genoux sur le sol. Ses coups de poings, sa lame de couteau continuait de me défigurer. Cependant, je ne criais pas, ne bronchais pas car toute force m’avait abandonné. A présent, seule la douleur me parvenait encore et puis je n’allais pas donner cette joie au Capitole de me voir hurler. Tout restait à l’intérieur. Je voulais que ma bravoure reste gravée dans les mémoires.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
DISTRICT 11
△ correspondances : 11154
△ points : 74
△ multicomptes : hunter, pepper-swann (leevy, ivory)
△ à Panem depuis le : 08/05/2011
△ humeur : indifférente
△ âge du personnage : vingt-deux ans
△ occupation : mentor


can you save me?
statut: célibataire, coeur occupé par un revenant
relationships:


MessageSujet: Re: Quant la vie ne tient qu'à un fil ... (J7)   Mar 29 Nov - 14:30


Insupportable. La douleur était insupportable. Ma chute sur le dos semblait avoir expulsé tout l'air de mes poumons. Je forçai ces derniers à se regonfler au maximum, mais rien n'y faisait. Allongée par terre, j'imaginai déjà crever ici, piétinée par l'amazone ou simplement par manque d'air. Une mort complètement stupide étant donné le parcours que j'avais effectué dans l'arène. Je me surpris même à fermer les yeux afin que ce douloureux moment se termine au plus vite. Je tentai de souffler une dernière fois, et j'y parvenais. J'Y PARVENAIS ! Le choc de la chute s'était enfin évaporé et j'attendis quelques secondes avant de me relever, remplissant ainsi mes poumons. Une fois assise, j'aperçus le spectacle horrible qui s'offrait à moi. Ma concurrente se retrouvait aux mains, ou plutôt aux sabots, de cette créature. Cependant, je n'avais pas l'intention de l'aider. La jeune femme était déjà bien égratignée, et même toute ma bonne volonté n'arriverait pas à sauver la demoiselle qui se faisait massacrer. De plus, elle m'avait probablement sauvé la vie quelques minutes auparavant, mais je ne voyais en aucun cas pourquoi je lui en serais redevable. Je pensais comme une égoïste, j'en étais consciente. Cela était obligatoire, à ce stade du jeu. Je ne pouvais pas penser comme l'Alexiane du district onze, mais comme une potentielle gagnante de la soixante-quinzième édition des jeux. Durant quelques instants, je regardai la jeune femme se faire massacrer, sans bouger, sans réagir. Ma concurrente parvint à se relever, en y mettant un sacré effort, et, une nouvelle fois, je ne bougeai pas. Qu'est-ce qu'elle fichait ? Elle semblait si mal en point quelques secondes auparavant, et voilà qu'elle se relevait, serrant les poings. Son discours me fit enfin réagir. J'avais envie de me lever et d'aller moi-même lui tordre le coup. Qu'est-ce qu'elle avait en tête pour oser hurler ainsi, défiant le Capitole au passage ?! Elle se mettait en danger, m'emportant avec elle dans sa stupidité. Ses paroles étaient néanmoins courageuses, et je saluai son courage. J'étais totalement d'accord avec ces propos sur nos dirigeants, mais ne pouvait-elle pas les tenir à un autre moment ? Disons... que j'aurai pris mes jambes à mon cou pour fuir ? Je regardai le ciel, attendant que le Capitole lâche une bombe sur nous, afin de faire payer ses paroles à mes concurrentes. Je me relevai finalement, prête à fuir. Malheureusement, les paroles de la jeune femme avaient attirés un adversaire, puisque je me retrouvai face à lui. Il était en bien mauvais état, d'ailleurs. Son oeil droit saignait abondamment, il était probablement crevé. Il y avait même quelques petits insectes. Il devait se traîner cette blessure depuis de nombreux jours. Prenant sa tête entre mes mains, je la baissai afin de lui donner un coup de genoux dans son oeil crevé, là où j'étais sûre que la douleur lui arracherait des cris. Je passai ensuite rapidement derrière lui, lui tenant la gorge à l'aide de mon bras gauche. À l'aide de deux doigts de ma main gauche, je sifflai bruyamment pour attirer l'attention de l'amazone. La créature se retourna, et je poussai le jeune homme en avant, tel un sacrifié.

Je devais agir, et vite. J'avais agi de cette façon pour plusieurs raisons. Tout d'abord, pour sauver ma peau. En sacrifiant ainsi un autre tribut, je pouvais ainsi espérer prendre un peu d'avance sur l'amazone et fuir loin, et vite. Deuxièmement, je voulais détourner l'attention de la créature sur Ever - je connaissais enfin son prénom - qui était déjà bien assez massacrée ainsi. Je ne pouvais plus la sauver de toute manière, même si cela n'était pas mon attention, mais je pouvais au moins essayer d'atténuer ses souffrances en déviant la colère de l'amazone sur une autre personne. Je grimpai ensuite rapidement à l'arbre sur lequel j'avais trébuché quelques minutes plus tôt, peut-être à sept ou huit mètres. Suffisamment haut pour que la créature s'attaque au jeune tribut que je lui avais offert, et qu'elle ne me remarque pas. Une fois que l'amazone eut pris le jeune homme en chasse, je retombai lourdement contre le sol. Je courus à travers les arbres, ramassant les flèches et l'arc transformé en lance d'Ever, avant de me diriger d'un pas assuré, mais silencieux, en sa direction. J'eus un haut le coeur en apercevant l'état dans lequel elle se trouvait. Cependant, elle semblait presque apaisée, calme. Je pris sa main dans la mienne. « Au revoir. » dis-je simplement, avant de reposer sa main contre le sol. Ses armes étaient désormais les miennes - elles n'allaient plus servir avec Ever, autant qu'elle me serve à moi - je repris ma course en courant, en prenant soin d'aller dans le sens contraire du chemin pris par l'amazone quelques instants auparavant.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mockingjay-rpg.net/t6442-get-along-with-the-voices-inside-of-my-head-alexiane http://www.mockingjay-rpg.net/t152-11-this-is-survival-of-the-fittest-this-is-do-or-die-alexiane
Invité



MessageSujet: Re: Quant la vie ne tient qu'à un fil ... (J7)   Mar 29 Nov - 21:32


La douleur. Brûlante, fiévreuse, annonciatrice de ta fin. Je la sentais, elle avait le goût du Diable, de cette chose qui ne te laisse pas mourir en paix. Cette flèche enfoncée dans mon cou me faisait souffrir plus que je n’avais jamais souffert. Il fallait que j’hurle, que je libère ma douleur bien que je m’étais promis de ne pas le faire. Péniblement, j’ai levé la main jusqu’à mon visage. Elle n’a senti que le sang, de l’os et de la chair en lambeau. Alors j’allais finir comme ça, défigurée, allongée sur le sol. Du coin de l’œil, je vis Alexiane jeter un tribut sur le passage de l’Amazone qui m’avait meurtri. Peut-être faisait-elle ça pour moi. Du moins je l’espérais mais j’aurais préféré que cette créature m’achève car l’agonie était horrible. Mon corps se cambrait sous la douleur, mes ongles rougis s’enfonçaient dans la terre meuble du chemin et une flaque de sang se répandait autour de mon être. J’étais seule, abandonnée de tous.
Emeryc, mon Emeryc. Je n’avais pas eu le temps de lui dire qu’il m’attirait malgré son arrogance. Qu’il me plaisait et que, dorénavant, je ne le verrais plus. Chercher des informations sur moi, me dire qu’il a changé. Et ma mère, que deviendra-t-elle sans moi ? Me rejoindra-t-elle là-haut ou vaincra-t-elle sa dépression ? Des larmes ont enfin coulé sur mon visage. Des larmes de désespoir, de honte pour ne pas avoir survécu.
Il fallait absolument que je me calme. Que je reprenne le dessus sur mes émotions. J’ai voulu avaler mais le sang a remplacer la salive. Mon corps tremblait. Était-ce ça les spasmes ? Tout ce que je sais c’est que, d’une certaine manière, ils m’apaisaient car cela voulait dire que mon supplice était proche. J’étais dans un état second lorsque la voix d’Alexiane m’est parvenue à travers le brouillard. Ce simple au revoir m’arracha un sourire. Au moins, on ne se quittait pas en de mauvais termes …
Puis elle s’éloigna, trop loin pour que je puisse la voir. Ma vision se brouillait et se cerclait de noir. Je ne sentais plus la douleur, j’allais enfin mourir. Certes, ce n’est pas la mort que j’avais espérée mais mon supplice s’arrêtait là. Jusqu’au moment où l’Amazone en eut marre de faire joujou avec le tribut qu’elle venait de tuer. M’entendant gémir, elle est revenu à la charge, m’arrachant les ongles un par un. Je croyais en avoir fini avec la douleur mais je m’étais trompée. J’ai serré les dents pour ne pas hurles alors que l’odeur du sang me parvenait aux narines. Pourquoi ces mutations étaient si cruelles. Quel était l’intérêt ? Puis elle a retiré sa flèche et l’a enfoncé dans divers endroits de mon corps. Je commençais à perdre pieds et à me laisser entraîner doucement vers la mort. Pourquoi s’acharnait-elle ? A cause de ce que j’avais dit sur le Capitole ? Qu’importe, mes pensées ne suivaient plus leur fil. La fin approchait et il fallait que j’en sorte grandie sans broncher mais le sort en a décidé autrement. En effet, la femme mutation s’est jetée sur moi de tout son poids. Certains de mes os ont craqué puis, comble de l’horreur elle a enfoncé ses doigts dans ma blessure béante. Un hurlement a vous glacer le sang est sorti je ne sais comment de ma bouche. Puis ce fut la fin …
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Quant la vie ne tient qu'à un fil ... (J7)   

Revenir en haut Aller en bas
 

Quant la vie ne tient qu'à un fil ... (J7)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MOCKINGAY - rpg inspiré de Hunger Games ::  :: Archives :: Volume 1 :: rps avant et pendant les jeux-
© MOCKINGJAY-RPG.NET (2011-2017)
L'INTÉGRALITÉ DU FORUM APPARTIENT À SON ÉQUIPE ADMINISTRATIVE.
TOUTE REPRODUCTION PARTIELLE OU TOTALE DE SON CONTENU EST INTERDITE.